Il ne fut pas véritablement intégré dans les cycles mythologiques de l’Égypte ancienne ! Reshpou fut-il bel et bien cette déité calamiteuse ?

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Il ne fut pas véritablement intégré dans les cycles mythologiques de l’Égypte ancienne ! Reshpou fut-il bel et bien cette déité calamiteuse ?

 Reshef 

 

Hiero r8

 

"Le grand dieu" // nṯr ʿ3...

"Le grand dieu, maître du ciel" // nṯr ʿ3 nb pt...

Il est particulièrement difficile de trouver des représentations de Resheph, cependant il fut toujours figuré en attitude guerrière, conformément à sa principale nature !

Rašap est probablement l’un des meilleurs exemples qui soit d'une déité sémitique dont la longévité fut véritablement considérable puisque elle s’étire sur près de trois millénaires ! 

Aussi...

Dans son Histoire de la civilisation, Will Durant, historien et écrivain du 20e siècle, parle de "l’emprunt à la Sumérie et à la Babylonie de certains éléments de la civilisation égyptienne". Ainsi, la religion babylonienne a profondément marqué Kemet où la théologie est devenue un facteur dominant. 

 

Et n'oublions pas la cité de Byblos, nous aurions pu y rencontrer :

  • Rechef,
  • Et une autre entité comme Ba'alat-Gebal qui se confondit d'ailleurs avec Astarté. Celle-là même, comme vous savez, qui détourna le peuple d'Israël de ses devoirs envers Yahvé. Les rapports commerciaux furent alors intenses entre Byblos et Kemet, nos anciens avaient une demande très grande en bois d'œuvres, de bateaux,... Alors avant 2000 B.C.E vinrent les envahisseurs amorrhéens. Le commerce reprit à Byblos, et les pharaons s'en inquiétèrent du fait de cette puissance montante.

 

Aussi :

  • A Ba'alat-Gebal, on offrit des bijoux magnifiques.
  • Et, à Rechef, netjer de la guerre, des poignards de bronze, des longues têtes de lance,...

 

Tout cela lui valut alors d'être vénéré à Babylone, mais aussi à :

  • Lagash,
  • Larsa,
  • Et Ur, de bien grandes cités mésopotamiennes, passées un temps sous le contrôle amorite.

 

De là, tant à la faveur des guerres que d'un commerce intense, le culte de Rechef n'aura de cesse de se répandre à l'est de la Méditerranée :

  • La Phénicie,
  • L'Égypte,
  • Chypre. Et, plus à l'Ouest, la prestigieuse cité phénicienne de Carthage accueillera en ses murs cette déité amorite.

 

Rechef.

Il représentait en quelque sorte les forces terribles de la nature !

Reshep 1


 

Attesté en Syrie dès le 3e millénaire à Ébla…

Ensuite à Mari sous la forme de dRa-sa-pá-an, Terqa dans le royaume de Ḫana sur l’Euphrate au début 2e millénaire…

Ugarit au 12e siècle…

A Palmyre...

En Phénicie, dans le monde punique…

En Anatolie…

Et en Égypte bien évidemment sinon il ne serait pas abordé ici.

 

Aussi Réchef fut un bien netjer importé du Proche-Orient, syncrétisé en quelque sorte au sein du grand panthéon. Nonobstant il n'a pas été véritablement intégré aux grands cycles mythologiques.

Resheph en hébreux,

Reshaf aussi, il devait défendre pharaon au moyen de ses armes ! 

"Maître de la force"...

Réchef fut donc ce netjer guerrier membre d'une célèbre triade que l'on vénérera à Coptos et composée de Kadesh et de Min. Guerrier intermittent, il connut une certaine popularité lorsqu'il fut associé à Seth au cours du Moyen Empire et ce à tel point que nos anciens lui adressaient des offrandes avant la bataille !

Réshef,

Rechef,

Réchef,

Réchep,

Min-Rechep, introduit vers 1500, il a été associé à Astarté, Anat et Qadesh, honoré dans la région de Memphis, dans le Delta oriental et à Deir el-Medineh fut assimilé ultérieurement à Min.

Rešep,

Reshep,

Reshef-Mikal, divinité syncrétique connue par des inscriptions phéniciennes de Chypre, "seigneur de l'orage", "maître de la pluie".

Réshep,

Reshef-Melqart, appellation syncrétique attestée à Ibiza.

Reshpu,

Rešep-Šulman, appellation de Reshef attestée sur une stèle égyptienne.

Reshpou...

  • Rasap,
  • Amurru. Déité syro-palestinienne de la foudre, de la guerre et de la peste fut connue dès les 3e et 2e millénaires (Rasap à Ebla, Rsp à Ugarit). Il a été introduit en Égypte au Nouvel Empire (v. Reshef), ainsi qu'en Anatolie (inscriptions de Karatépé) et à Chypre (avec identification à Apollon comme divinité de la peste).
 

Vous le verrez aussi orné d'une tête de gazelle comme vous pouvez le constater avec le schéma représenté ci-dessous ! C'est bien un véritable signe proche-oriental que cet art de la coiffure qui est d'ailleurs, si vous l'observez bien, était maintenue au moyen d’un ruban.

Egyptian gods reshef

Carter

Le gazella dorcas.

Un album des aquarelles de Howard Carter d'oiseaux et d'animaux...

Carter SMS. VII.1

Source  / Lien

 

Il était toujours représenté comme :

  • Un homme,
  • Avec une barbe bien stylée, celle du Proche-Orient ! D'ailleurs, à la différence des nétèrou(t) d'origine purement égyptienne, il ne portait pas la barbe postiche / Khebesout, mais bien une vraie barbe ! Comme pouvait porter les peuples Syriens...
  • Vêtu d'un pagne court que devait d'ailleurs maintenir deux bretelles croisées sur son torse et dénotait bien ainsi son origine étrangère !
  • Surmontée d’une tête de gazelle signe également du Proche-Orient, maintenue par un ruban... Ou alors du fameux uraeus.
  • Et avec la couronne blanche de la Haute-Egypte. Bien souvent nous le vîmes vénérés au sein de groupes d'immigrants. Cependant si sa couronne ressemble à celle de la Haute-Égypte / hedjet, elle venait également du Levant : reconnaissable à la fameuse gazelle qui en ornait le devant et, aux longs rubans qui devaient décorer l'arrière. Le dieu Syrien Baal portait la même, elle diffère par le décor.
     

Bien plus rarement cette fois-ci, il lui arrivait de tenir :

  • Une croix ankh,
  • Ainsi qu'un sceptre ouas à l'instar des autres netjerou(t), adaptation probable obligeant !

 

Reshef

 

Rechef n'est pas apparu à ses débuts aux bords de l'Itérou !

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Ni d'ailleurs au sein du superbe delta,

Ni dans la région des cataractes,

Encore moins au sein du légendaire pays de Pount,

Pas plus du reste dans sa patrie sœur à savoir "Le pays de l'arc", Ta-Seti,

 

Origine d'un peuple véritablement nomade, les Amorites, syro-palestiniens, Rechef finit par faire partie du panthéon mésopotamien prenant alors pied :

  • Sur les côtes levantines,
  • Puis à Chypre,
  •  ...
  • Et à Carthage. Ainsi, la Kemet du Nouvel Empire en étendit la notoriété et ce du delta vers l'intérieur du paysDevons-nous alors aux "faux amis" que furent les Hyksôs d'avoir introduit entre 1 700 et 1 600 BCE cette déité au sein de la Kemet ancienne ?

 

Nergal, peut-être à l'origine de Rechepou...

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A l'origine...

Nos anciens Égyptiens l'appelaient Reshpou ! Quant aux auteur(e)s modernes ils le dénomment bien souvent Rechef, Rechep,... 

 

Voici donc ses terres d'origines sises entre :

  • La Syrie actuelle,
  • Et la Palestine.

Resheph fut surtout connu comme ayant été une divinité au nom de Nergal d'origine Suméro-akkadienne, relatif à la destruction comme aux "enfers" : ce dernier est également décrit en sumérien comme "Le maître de la Grande Ville", finissant du reste par désigner le monde souterrain ! Notons quand même que Nergal était bien une des figures divines les plus importantes du panthéon babylonien ! Peut-être est-ce que cela pourrait expliquer le fait que Reshpou se trouva assimilé à cette déité, à la faveur des guerres et autres invasions qui secouèrent la région et ce au 3e millénaire ?

 

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Nergal divinité principale du temple de Gudua / Tell Ibrahim en Irak.

A 40 km au nord-est de Babylone !

 

Souvenez-vous, Nergal fut adulé à :

  • Lagash,
  • Larsa,
  • Et bien sûr à Ur... Ce furent de grandes cités sumériennes de la Mésopotamie que les Amorites, fondateurs de la première dynastie babylonienne avaient couvert de leur influence.

 

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Nergal fut une des figures divines les plus importantes du panthéon Babylonien.

Il aurait signifié, en sumérien, "le maître de la Grande Ville", c'est-à-dire des Enfers.

  Porte dédiée à la déité Nergal, celle des "enfers" !

© Source

 

Peu à peu, il devint la divinité :

  • De la guerre, des chevaux, des chars.
  • De la peste,
  • Des orages,
  • Des tempêtes,
  • Des épidémies,
  • ...
  • Il devint la divinité de toutes les calamités susceptibles de s'abattre sur les Hommes ! C'est d'ailleurs à ce titre que ce netjer est mentionné dans l'ancien testament ! 

Les représentations que nous possédons sont parfaitement explicites, Nergal se matérialisait sous la forme d'une épée ou d'un spectre à tête de lion. Celle-ci présentait la particularité de dévorer des hommes. Pas étonnant alors que la planète rouge, à savoir Mars bien sûr, lui ai été attribuée.

 

Nergal-Reschep prendra alors une place prépondérante en Assyrie en tant que divinité de la guerre, activité qui constituait un des "passe-temps" favoris de ce grand peuple de :

  • Commerçants,
  • Bâtisseurs,
  • Et comme vous savez de conquérants.

 

Aussi, arrivé en Egypte, Rechef conservera ses prérogatives, ses qualités de netjer violent, calamiteux,..., et son aspect à vrai dire, les confortait en ce sens :

  • Bouclier,
  • Hache, fenestrée comme il devait s'en fabriquer dans la région de Byblos. Principale caractéristique de Reshef ! La portant toujours en signe offensif, elle fut faite d'or et eut surtout un caractère votif !
  • Lance,
  • D'un arc,
  • Des flèches bien évidemment !
  • Et même une massue,
  • ... Cela constituait en effet son armement et des plus impressionnants. Nul ne s'étonnera alors de voir les textes mentionner Rechef comme "le maître de la force". Cependant, de toutes les nuisances qu'il engendra, nos anciens Egyptiens auraient surtout retenu les tendances guerrières !

 

1 31

© Jimmy Daccache.

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Sceaux-cylindres.

Rašap portant un arc et des flèches.

© Jimmy Daccache.

 

"Je suis celui qui vainc

 

les ennemis"

C'est du moins ce que nos anciens Egyptiens ont fait dire à Rechef.  

 

Statuette du dieu guerrier reshep tenant arc fleches et bouclier

  Statuette de la divinité guerrière Reshep avec arc, flèches et bouclier.

Basse Epoque (664 - 332 B.C.E).

Paris, musée du Louvre, E10486, AF587.
© RMN / © Hervé Lewandowski
 

Soulignons que la première version des textes qui mettait en scène Nergal et Ereshkigal aux enfers fut bien ce poème. "Ereshkigal", épouse de Nergal, qui proviendrait non pas de la Mésopotamie, mais bien d'Égypte ? Et plus précisément d'Akhetaton, cette cité antique dénommée aujourd'hui Tell el-Armana.

 

Cette ode est écrite en langue babylonienne :

  • Trois manuscrits,
  • Deux versions : la première, la plus ancienne, provient du pharaon Aménophis IV.
  • Des lettres,
  • Des rapports,
  • Des poèmes comme celui-ci qui devaient servir comme modèle d'orthographe pour l'éducation des scribes. Et, grâce à ce poème, ils devaient se former au babylonien, langue diplomatique de l'époque.

 

Ainsi, les souverains de la 18e dynastie vouaient à Rechef bien des égards !

 

Il fut intégré officiellement dans le panthéon égyptien à la cour d’Amenḥotep II...

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Cela fut visiblement à Seth que les Égyptiens attribuèrent la paternité des invasions Hyksôs, celles qui précisément introduisirent le culte de Rechef dans le delta du Nil.

Au commencement de cette "nouvelle" adulation il y eut donc probablement les Hyksôs qui mirent fin au Moyen-Empire en bousculant d'ailleurs au passage amplement le Proche-Orient. D'aucuns subodorent que les fameux envahisseurs du delta furent de véritable Apopis Humains ! De Palestine, où s'ils s'étaient implantés, ils importèrent la figure de Rechef en Basse-Égypte, c'est du moins une des théories prévalant quant à l'implantation de notre netjer dans le delta du Nil

 

Nous étions alors vers :

  • 1 730 B.C.E, datation la plus haute.
  • Et 1 640, datation la plus basse. Dès lors, le culte de Rechef fut attesté en Basse-Égypte, la seule contrée du reste que tinrent les Hyksôs !

 

Ahmosis I...

1 550 - 1 525 B.C.E...

Pharaon de la 18e dynastie, il représente en fait la fin d'une "lignée" de princes combattants Thébains qui mettra fin à cette domination inaugurant par la même le Nouvel Empire ainsi qu'une nouvelle ère de réunification de Kemet. Et, progressivement, Rechef étendra son influence plus en amont sur le Nil.   

Rašap fut alors une sorte de protecteur militaire, lié à Montu, un netjer Thébain guerrier.

 

Cela semble bien manifeste au sein de certains textes :

Le jeune souverain n'était alors visiblement étranger à aucun des travaux de Montu, de Rašap et d'Astarté.

  • Un autre texte observable celui-ci sur un des édifices d'Amenḥotep II à Karnak.

On peut alors y voir mentionner mnṭw-ršp / "Montu-Rašap".

  • Deux autres textes demeurent, nonobstant il faut rester prudent quant à l'interprétation, la fin des deux lignes en question est fortement "mutilée" !

Le premier se trouve sur la stèle de Mit Rahineh à Memphis...

Le deuxième est situé sur une autre et ce à Karnak, dédiée à Amenḥotep II... Une concordance existe entre les deux textes : le premier mentionne Rašap et quant au second, Montou : seulement la fin diffère !

 

Amenḥotep II une coïncidence ? A l'issue de la campagne de Megiddo, le ramena-t-il en Égypte ?

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Rechepou semble bien apparaître en Égypte sous Aménophis II et se propagea même jusqu'en Nubie !

 

Peut-être est-ce en coïncidence avec l’issue de la campagne de Megiddo ou il ramena d'ailleurs en Égypte : 

 

"89 600 personnes,

avec leurs biens innombrables,

tout le bétail leur appartenant,

et

des troupeaux sans fin"

 C. Lalouette en page 391

 

En tout cas...

L'Égypte du Nouvel Empire en étendit la notoriété du delta vers l'intérieur du pays. A la manière du netjer Anat du reste et les Hyksos permirent certainement aussi son extension...

Il fut adulé, entre autres à Memphis comme à Deir el-Médineh.

 

Même s’il ne rentrait pas vraiment dans les cycles de la mythologie Égyptienne, il ne manqua pas pour autant de relations avec les déités du panthéon qui lui ressemblaient en partie comme :  

Pendant le Moyen-Empire, "Maître d'armes du roi".

  • Monthou, le netjer Thébain de la guerre,
  • Min,
  • ...

 

N'oublions pas que Reshep fut adulé par la classe populaire et ce sous les Ramessides : bien nombreuses sont les stèles et les écrits qui attestent de cette dévotion.

 

Ainsi devint-il une des divinités les plus connues en cette antiquité.

 

Vénéré dans le delta...

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C'est tout d'abord dans les cités du delta, au sein de la Basse-Égypte, que sembla s'imposer Rechef :

  • A Athribis...
  • A Quantir...

Mais l'état de ruine de ces deux cités ne permet plus aujourd'hui de préciser la nature exacte de cette adulation !

  • Même cas de figure à Memphis...

Bien qu'ayant été une cité de tout premier ordre, rien n'a percé de ses ruines qui puisse nous révéler la nature exacte du culte rendu à notre netjer.

 

Cela étant dit...

Et bien en dépit d'un manque cruel d'information...

Nous pouvons subodorer que Rechef fut toujours un netjer résident : un de ceux accueilli dans le sanctuaire d'une autre divinité, et qu'en aucun cas celui-ci ne bénéficia d'un temple qui lui fût proprement dévolu.

 

Trop récemment implanté...

Rechef ne pouvait décemment jouir du prestige accordée. Hormis, peut-être, dans le temple de Seth, netjer qui on le sait bien, fut particulièrement vénéré dans cette région du delta !

 

Alors Reshpou, bien en Haute-Égypte !

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Les étrangers furent fort nombreux à s'être installés en Égypte :

  • Commerçants,
  • Paysans qui venaient paitre leurs animaux au sein des riches terres limoneuses du Nil : se souvenir de certaines approches scientifiques qui supputent quant à l'envahissement du delta par les faux amis que furent les Hyksôs, le syncrétisme, en catimini, de cette population...
  • Mercenaires,
  • ... A la faveur de leur implantation sur le territoire égyptien, le culte des netjeou(t) sémitiques et de Reshpou notamment, ne tarda pas à se diffuser de la Basse vers la Haute-Égypte. Ce fut particulièrement vrai dans le 20e nome de Haute-Égypte dont la capitale était Nen-nesout grécisé en Hérakléopolis !

La cité d'Héraclès... 

Il est d'ailleurs intéressant de signaler que les Grecs n'avaient pas manqué de voir en Rechef une manifestation d'Héraclès, l'homme dieu de tous les exploits. Son culte dans la cité pourrait bien avoir précipité l'appellation donnée par les Grecs à la cité à savoir Hiérakléopolis.

 

Fut-il un netjer malfaisant ?

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Du chaos ?

Du désordre ?

Surtout d'ailleurs si nous nous référons aux textes ougaritiques et même, avouons-le, au sein de quelques versets bibliques !

Ainsi il aurait dispensé cette maladie contagieuse de mauvais caractère, la peste !

 

"Rašap dévorera la postérité". (Traduction optée par G. Del Olmo Lete, La religión cananea según la litúrgia de Ugarit : estudio textual, Barcelona, AUSA [Aula orientalis-supplementa 3], 1992 en page 239.).

La cause de la mort fut bien certainement cette maudite maladie ! D'aucuns suggèrent même que Reshpou la propageait via ses propres flèches et que Baal les utilisait pour anéantir ses adversaires.

 

"Rašap le maître de la flèche"...

"Rašap l’archer" // ršp ḥṣ // Epithète gravé sur un autel à Larnaca, maintenant au Louvre.

 

Si nous nous référons à Caquot...

Cela devait être Baal qui ramassait les flèches de Reshpou et tirait sur l’ennemi : interprétation plus probante visiblement. Moult témoignages nous font en fait suggérer que ces armes étaient attribuées autant à Baal qu’à Rašap !

 

Musee calvet68

 Musée Calvet à Avignon. 

Reshpou assis tenait un bouclier et brandissait une massue !

La coiffure ornée d'une tête de gazelle, signe de son origine, le Proche-Orient, fut maintenue par un ruban.

 

Musee calvet69

Il nous fait découvrir le défunt devant le netjer de la foudre : Rechep.
De nombreux artisans de Deir el-Médineh avaient une origine étrangère.
Il tient un bouclier et brandit une massue !
Sa coiffure est ornée d'une tête de gazelle (Signe proche-oriental) maintenue par un ruban.

 

Musee calvet70

Des offrandes sont apportées au netjer de la foudre.

 

Ob 7e8f3e ob 16217c ob 535271 ob 751bf1 ob 920c6

 

A fin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter : 

 

      • Sources...

 

Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini "nétèr - Dieux d'Égypte".

 

Michel Mathieu-Colas. "Dictionnaire des noms de divinités" 2014.

 

"The God Resheph in the Ancient Near East" Maciej M. Münnich.

 

Giovanni Pettinato, "Nergal ed Ereškigal : il poema assiro-babilonese degli inferi", Accademia nazionale dei Lincei, Rome, 2000 en page 154.

 

    • Sitographie...

 

http://ancienegypte.fr/

 

Stele of qadesh upper frame

Stèle avec les netjerou égyptiens et étrangers :

Qetesh (Syrie),

Min (Egypte),

Resheph (Egypte) 
Le Louvre

Rechef
Le Louvre, salle Sully 28, 1er étage.

Nouvel Empire.
 © Rama / licence CeCILL

 

Canaanite god resheph

"Reshef".

Stèle exposée au Musée d'art asiatique de San Francisco.

  © Camocon

 

Reshef

  Statuette de calcaire de la divinité syrienne.
Reshep avec l'iconographie Egyptienne.

 Metropolitan Museum of Art. New York.

 

Phoenician statuette probably depicting reshef

Statuette phénicienne représentant probablement Reshef.

La divinité phénicienne des tempêtes et des guerres.

 Musée de Palerme, Inv. No. 3676.

Exposée en Janvier 2016 dans le musée Allard Pierson, Amsterdam.

 

An00135928 001 l

Reshef.

Vêtue forme égyptienne à Chypre (650 - 550 B.C.E).

© British Museum

 

Apophtegme...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées.

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire...   

 

Les maximes de la parole accomplie de Ptahhotep sont philosophiquement représentatives des besoins, désirs et espoirs de la classe-Etat dominante et des plaintes de l’oasien, de ceux de la classe-peuple exploitée. 

 

Des devoirs

 

et

du destin du fils spirituel !

 

"Un fils qui entend

est un suivant d’horus

et

c’est bon pour lui après ce qu’il a entendu.

 

Lorsqu’il est âgé il atteint l’état de bienheureux.

 

Qu’il transmette le même message

à ses enfants en renouvelant l’enseignement de son père.

 

Tout homme

reçoit l’enseignement conforme à son action ;

puisse-t-il effectuer un acte de transmission envers ses enfants,

de sorte qu’ils puissent parler à leurs enfants.

 

Façonne le caractère,

ne donne pas libre cours à la destruction,

consolide la rectitude

et

ta descendance vivra.

 

Quant au premier qui viendrait porteur de désordre,

puissent les hommes dirent ce qu’ils verront :

"voilà ce qui est conforme à ce misérable !".

 

Qu’il soit dit à ceux qui écouteront :

"voilà qui est bien conforme à ce misérable !"

Que tout le monde les voie

et

la multitude sera apaisée.

Sans eux,

la richesse ne sera pas accomplie."

 

Vie prosperite sante

 

Ob 4edf73 fils de ra seigneur des deux terres 1

Egypte aimejc Egypte ancienne netjerou Rechef Culture Kemet Antiquité Société

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