OSTRACA
ânkh, un symbole ancré dans l'Histoire.
"Vivre" …
"La vie éternelle" …
"Clé de vie" ...
Le "souffle de vie" ...
Nos anciens concevaient la vie, "ânkh", comme un chemin sur lequel il devait avancer, "donner du chemin au pied" ...
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
Je comprends les ostraca comme :
- Un moyen utilisé par les scribes novices,
- Les artisans pour pratiquer l'écriture,
- Ou le dessin,
- Peut-être aussi afin de présenter leurs dessins,
- De montrer leurs compétences,
- Être admis au travail dans les hypogées royaux,
- ...
- Un moyen de s'exercer à leur art,
- Un moyen mnémotechnique probablement (?),
- L'équivalent de nos post-it (?),
- ...
Medelhavsmuseet, Stockholm ...
Ostracon, de forme irrégulière ...
Croquis sur un côté en noir et rouge.

Sur un podium avec des marches qui mènent à lui, se dresse un chat, face à droite, couleur vert.
- Sur son dos se dresse un oiseau noir, la tête tournée vers l'envers.
- À droite du podium se dresse un homme, face à gauche.
Il est contourné en noir, certains détails sont aussi en noir, sinon le corps est de couleur rouge.
Il est nu avec la tête rasée, il reste quelques cheveux, attaché dans un noeud.
Il porte une amulette, probablement un cœur, autour du cou.
Il tient un fémur d'un animal dans sa main droite, contourné en noir et rouge.
Monté avec des broches métalliques sur tissu !
19ème-20ème dynastie, de Deir el-Médina
MM 14059
Musée méditerranéen, Stockholm.
This ostracon was found by archaeologist Flinders Petrie ...
"This ostracon was found by archaeologist Flinders Petrie in the late nineteenth century in an area identified as an artists’ school behind the Ramesseum, a large temple across the Nile from ancient Thebes. More than 3,000 years ago, a student painted this image of a girl, who is depicted in profile, the traditional way of representing a statue. Perhaps this was a practice sketch—although one executed with not inconsiderable skill. According to Egyptologist Stephen Quirke of University College London, by adding a depiction of a monkey, the student may have been attempting to create a caricature of the “Opening of the Mouth” ritual."
- c.f Dalou Boutari : "carricature"…
Sic ...
"Je doute
qu'un apprenti artisan
ose caricaturer un rituel religieux aussi sacré que l'ouverture de la bouche.
Ce geste me rappelle, "à l'envers",
celui sur l'ostracon du Louvre, E 25309,
où c'est un homme qui l'exécute sur un singe."
Raison de douter qu'un apprenti ose caricaturer un rituel aussi sacré, du moins dans un contexte officiel !
Mais en marge ...
Sur les ostraca, dans les ateliers, le geste pouvait être détourné, inversé, humanisé, voire animalisé.
Et c'est là que l'Égypte ancienne nous surprend : par cette capacité à jouer avec ses propres codes sans jamais les trahir.
Ce geste "inversé" ...
Auquel vous faites référence est donc très évocateur : il remet en question la frontière entre le sacré et le profane, entre rituel et jeu, entre hiérarchie et animalité.

Peut-être juste un personnage avec son singe de compagnie !
Source: https://archaeology.org/.../egypt-ostracon-ritual.../...
-
Le singe touche le nez !
Je pense toujours que c'est juste une chatouille !
Parfois ils titillent le menton, ou lui mettre même le doigt dans le nez, ...
- Peut-être pas une fille !
Le style de perruque était largement porté par les scribes masculins à l’époque ramesside !
Je ne crois pas que la plupart des hommes portaient le lys et le cône de cette façon.
Pour moi c'est une fille.
- Dans l’art de l’Égypte ancienne, les cônes parfumés ...
Aussi appelés cônes de tête !
Ils étaient portés aussi bien par des femmes que par des hommes !
Notamment dans les scènes de banquet, de culte, de funéraille, ...
- La plupart des hommes ne portaient le lys et le cône de cette façon ! ?
Il faut bien nuancer !
La manière dont le lys (lotus) et le cône parfumé sont portés dans l’iconographie égyptienne varie selon le genre, le contexte rituel, et la fonction sociale !
⇒ Le cône parfumé …
Hommes et femmes en portent dans les scènes de banquet, de culte, ou de funérailles.
Mais la manière de le porter diffère souvent :
- Les femmes sont fréquemment représentées avec le cône posé sur la perruque, accompagné d’un lotus tenu à la main ou placé derrière l’oreille.
- Les hommes le portent parfois avec un bandeau frontal, et le cône est plus discret, souvent sans fleur.
⇒ Le lotus (lys égyptien) …
Le lotus bleu est un symbole de renaissance, de pureté et de parfum divin.
- Les femmes le tiennent souvent dans la main, le respirent ou le présentent à autrui.
- Les hommes le portent parfois dans les scènes de banquet ou de culte, mais moins fréquemment en posture de présentation ou d’offrande intime.
La posture, le geste et l’association du cône et du lotus sont souvent féminins dans leur stylisation, surtout dans les scènes de toilette, d’amour ou de soins.
Mais cela ne signifie pas que les hommes n’en portaient jamais, simplement que leur représentation est plus sobre, plus codifiée, et souvent liée à des contextes officiels ou rituels.
ISAC, musée de l'UChicago :
Voici le célèbre ostracon enregistrant la première grève du travail connue, sous le règne de Ramsès III.


Bien sûr ...
Ce n'est pas vraiment une grève comme nous le pensons. Le retrait du travail pour non-payé n'est guère déraisonnable !
Je ne sais pas pourquoi le rapport a été répété sur un ostracon.
Avez-vous des infos sur la raison pour laquelle il y a des copies à la fois en papyrus et en poterie ?
Pour autant que je sache ...
Les événements décrits se sont produits au cours de l'année 29 du règne de Ramsès III.
Le papyrus était le rapport officiel des événements, tel qu'il est utilisé dans la Maison de la Vie, tandis que l'Ostraka les "informels" / "essais" / ...
Les textes semblent légèrement différents !
Ostracon funéraire de DEIR EL-MEDINEH ...
L’un des ensembles iconographiques les plus importants de l’Égypte ancienne provient du puits de Deir el-Medina, où furent découverts de nombreux ostraca illustrant des thèmes variés de la vie quotidienne des habitants du village.
Les ostraca (fragments de calcaire lissé servant de support pour écrire, peindre ou dessiner) étaient utilisés comme matériau de base par les scribes, artisans, …, car ils étaient beaucoup plus économiques que le papyrus !
Parmi les thèmes représentés sur ces pièces, on trouve des textes judiciaires, des poèmes, des scènes érotiques, des reçus, et bien d’autres encore.
Parmi l’ensemble des découvertes, certaines pièces présentent un intérêt particulier. L’une d’elles est l’ostracon Acc. 5886, exposé au Musée de Manchester.

- Cette pièce fut découverte par Sir Alan Gardiner et donnée au musée en 1913.
- Il s’agit de la seule représentation connue d’un funérailles sur ce type de support.
- Elle est exécutée à l’encre noire et montre différentes scènes disposées comme un plan d’une tombe à puits de Deir el-Medina.
Description des scènes :
- Partie supérieure :
Un groupe de cinq personnes : quatre femmes se tirant les cheveux en signe de deuil (probablement des pleureuses) et un homme jouant le rôle de prêtre.

- Partie centrale :
Une figure masculine descend dans le puits pour accéder aux chambres funéraires.

- Partie inférieure :
À droite, une pièce contenant plusieurs cercueils, ce qui pourrait indiquer qu’il s’agit d’une tombe familiale.

À gauche :
- Un personnage porte un masque de chacal, rappelant le dieu Anubis, maître de la momification, gardien des tombes, protecteur et guide des défunts, seigneur de la nécropole.

- Cette représentation, comme mentionné précédemment, est unique parmi les ostraca, et rien de comparable n’a été retrouvé à ce jour.
- L’importance de cette pièce réside dans le thème représenté et dans la présence du personnage portant le masque funéraire, symbole de renaissance et de régénération dans l’au-delà.
Sources et photographies :
- https://egyptmanchester.wordpress.com/.../ostracon-of-a.../ (Campbell Rodger Price)
- https://hairanddeathinancientegypt.com/tag/ostraca/
Au printemps 1888, Eugène Grébaut ...
By Bernard Bruyère ...
Il a ordonné de nettoyer et de conditionner les accès aux tombes de Ramsès VI (KV 9) et Ramsès IX (KV 6) afin qu'ils puissent être visités.
Daressy a découvert une énorme quantité d'huître, environ 100 sur la tombe de Ramsès IX et près de 200 sur celle de Ramsès VI.
- Qui les a faits ?
- Les bâtisseurs et artisans, les garçons de Deir el-Medina.
Ainsi ...
Grâce à ces travaux de nettoyage du 19e siècle, ils ont été sauvés de l'oubli parmi les décombres qui protégeaient les entrées des tombes royales.
Dans cet ostracon ...
Nous voyons Pharaon Ramsès IV conduire avec maîtrise son char de guerre !
Musée du Caire, CG 25124.
Mais regardez bien les protagonistes à quatre pattes, leurs chevaux !
- Les chevaux, représentés dans une superposition élégante, apparaissent ensorcelés par leurs brides, dont les lignes de tension se relient directement à la main du pharaon, transmettant une sensation de contrôle et de vitesse.
- C'est un dessin agile, un essai de ce que nous verrions ensuite gravé sur les murs des grands temples, mais avec la fraîcheur d'avoir été faite à main levée sur un morceau de pierre récupéré du sol.
C'est fascinant de penser qu'il y a plus de 3 000 ans ...
Un artiste s'est assis à l'extérieur de la tombe où il travaillait ...
- Et, en quelques traits, a immortalisé la gloire de son roi et l'élégance de ses chevaux préférés dans une scène de sa brève incursion militaire dans la seconde année de son règne ?
- A-t-il voulu lui donner la gloire avec quelques reliefs vus dans un temple ?
Ostraca en calcaire ...
© Marcos Andrade ...
Musée égyptien, février 2020 ...
C’est‑à‑dire des dessins ou des inscriptions réalisés sur pierre, constituent une catégorie d’objets dont le musée possède une très vaste collection, provenant pour la plupart des tombes royales de Thèbes.
Pendant le creusement des tombes des rois, qui pénètrent parfois la roche sur plus de 100 mètres, les ouvriers s’amusaient, durant leurs pauses, à ramasser des fragments de calcaire à l’entrée des chambres souterraines. Sur ces éclats, ils dessinaient selon leur fantaisie ou inscrivaient des poèmes de leur propre composition.
Les lieux où le calcaire était débité, que ce soit pour la construction ou pour la destruction de bâtiments, fournissaient un abondant matériau d’écriture. De petits fragments, lissés sur une face, offraient une surface idéale pour écrire et étaient faciles à transporter pour des exercices d’écriture ; lorsqu’il n’était pas nécessaire de les déplacer, des pièces de taille assez importante étaient souvent utilisées.
La grande majorité des ostraca en calcaire proviennent de Thèbes. Probablement le plus grand ostracon connu, d’environ un mètre de longueur, est inscrit en hiératique et porte le début du célèbre récit de Sinouhé, composé sous la 12e dynastie et que l’on peut à juste titre qualifier de classique de la littérature égyptienne.
Il provient de la tombe de Sundym (cf. n° A 2511).









1300 et 1070 B.C.E
La pièce représente trois chiens chassant des hyènes.
Cette pièce fait partie de collections archéologiques documentant la vie quotidienne et les animaux dans l'Égypte ancienne ...

Un ostracon en calcaire exposé au British Museum à Londre ...

Daté de l’époque du roi Ramsès II ...
Où on le voit représenté sur la face avant tenant dans sa main le signe «حب سد» qui renvoie à la fête trentenaire, tandis qu’au verso on observe une représentation féminine de la déesse "قدش" montrant l’ensemble de ses traits de face et non de profil comme c’est habituel.

Puissiez-vous avoir
la longue vie
du héron-bénou !
