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nTr

Le "netjer" est donc Le "dieu" ...

Sans majuscule, puisqu'il "ne semble pas" y avoir de dieu unique en égypte ancienne. 

 

Le nTr devait symboliser l'énergie : 

  • "L'énergie créatrice",
  • Le "souffle de vie",
  • ...
  • La puissance créatrice,
  • L'énergie divine ... Celle-là même qui était intrinsèque à tous les êtres ... ! Ceci nous démontre que pour nos anciens égyptiens tous les constituants de notre monde auraient eut un lien avec une déité. Des énergies diffuses qui sont dénommées alors nTr ! Diffuses à la manière du courant électrique avec des intensités variées.

 

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Source

En premier ...

Ils furent bien des Idoles, aux formes humaines comme la divinité-mère, les hommes barbus, ..., aussi souvenez-vous des colosses de Min de Coptos.

 

Predynastic statue of min ashmolean museum oxford 1

 

Vint ensuite "les dieux" !

Ce nTr fut représenté comme un faucon posé sur un pavois, et le celui-ci est seul ... Cependant, il n’est pas impossible qu’il le fut également au moyen d'un mat et de son drapeau en son sommet !

Nonobstant, l’origine du mot netjer est bien incertaine. Il fait du reste toujours débat au sein des spécialistes ! Nous pouvons le rencontrer dès la dynastie 0 i.e. autour de 3 150 B.C.E ! Sa lecture phonétique ne fait, en tout état de cause, aucun doute et ce au sein de l’Ancien Empire.

 

Aussi le caractère "polythéiste" de nos anciens égyptiens n’avait comme vous savez jamais ignoré :

  • La féminité.
  • Comme la maternité aussi.

Et cette représentation semble bien visible dès la 5e dynastie !

Souvenez-vous aussi de ce cercle, presque parfait d'ailleurs, ayant en son centre un point. Cela ne devait-il pas désigner le terme de "soleil centré" ? Hors, si nous nous réfèrons en particulier au pharaon Sahouré, il nous montra un galbe bien visible, ainsi qu'un point central et ce bien en saillie.

Un sein vu de face, peut-être ?

  • De la sexualité dans le divin !
  • Certains auteur(e)s parlent de polythéisme égyptien, d’autres d’hénothéisme, et même concernant une certaine période, bien courte du reste, de "monothéisme".

L’hénothéisme semblerait toutefois se rapprocher davantage d’une réalité probable.

 

Notons ce que suggérait au passage cette "pharaone" des temps moderne, cette Grande Dame que fut Desroches-Noblecourt et ce en 2003 :

 

"La religion égyptienne antique

est une religion solaire,

le soleil est source de vie,

mais il y a aussi une source de vie aquatique.

L’inondation est l’une des trois périodes du calendrier égyptien :

l’inondation désigne à la fois les crues du Nil apportant les alluvions fertiles

et

l’eau,

source de vie elle aussi"

 

Les divinités ne semblaient absolument pas faire abstraction ni du mariage, ni même de la sexualité. Alors que nous pourrions pratiquement énoncer le fait que certaines cultures dites monothéistes, celles avec leur notion d’un Dieu tout puissant, ont quant à elles cette figure pratiquement paternelle : elles excluent même pratiquement les représentations du maternel, du féminin, de la sexualité, ...

 

Ainsi, dans leur ensemble, les religions "considèrent" le divin à travers différentes puissances :

  • Apportant la vie,
  • ... 
  • Comme la protection d’ailleurs. Cependant elles peuvent aussi avoir cette dimension dite collective. Cela devait alors élaborer une véritable union voir même une certaine communion et ce au sein d’un culte commun.

En finalité peut-être …

Cela aboutira à des monarques, des dirigeants, des souverains, à pharaon dans notre cas précis, muni d’une authentique puissance divine et en fin de compte, d'une autorité pratiquement indiscutée !

Divinités cosmogoniques,

Divinités provinciales,

Divinités locales,

Divinités funéraires,

...

 

Qu’elles fussent :

  • Cette personnification de phénomènes naturels,
  • Ou alors de certains concepts parfaitement abstraits,
  • Voir même d’ancêtres déifiés,
  • De déités étrangères importées au panthéon de nos anciens,
  • ... Les divinités furent bien souvent représentées à partir du Nouvel Empire, et plus particulièrement accentuées au sein de cette Basse Epoque en une "triade" : la Famille !

Des trios qui furent bien la base de cette société, il suffit pour cela de se souvenir du légendaire village des artisans de pharaons afin d'en être pratiquement convaincu. Aussi, chaque cité devait avoir sa triade propre. Nos anciens l'adulait certainement au sein des temples. Notons cependant que demeurait aussi des familles bien plus imposantes que cela, des "Familles divines" comme furent l’Ogdoade d’Hermopolis ("La cité des Huit" en grec ), l’Ennéade d’Héliopolis,…

 

Les Triades furent en fait constituées :

  • D'un netjer,
  • D’une netjeret,
  • D’un netjer fils ou fille. 

 

Voici de fait quelques "Triades divines" :

  • Triade de Memphis = Ptah / Sekhmet / Néfertoum.
  • Triade de Thèbes = Amon / Mout / Khonsou.
  • Triade d'Eléphantine = Khnoum / Satis / Anoukis.
  • Triade d'Edfou = Horus / Hathor / Harsomtous.
  • Triade d'Abydos = Osiris / Isis / Horus.
  • Triade de Mendès = Banebdjedet / Hatméhyt / Harpocrate.
  • Eléphantine = Khnoum / Anoukis / Satet.
  • Kom Ombo = Haroëris / Tasenetnofret / Panebtaoui.
  •                     = Sobek / Hathor / Khonsou.

 

Egyptian pectoral with solar boat walters 42378 back

Netjer, différents hiéroglyphes sur un pectoral !

Hiero a40

 

Hiero r8

"Bâton enveloppé d'un tissu"

R8

Hiero g7

 

La Kemet avec, peut-être, le premier épisode du monothéisme, bien rigoriste : Akhenaton, ...

Plus anciennement encore, 

Avec cet éternel monothéisme ouvert et parfaitement pluraliste d'ailleurs ! Le netjer fut en fait trois et il n’avait pas de second !

  • Il fut Amon, l’invisible
  • Son visage, , le disque solaire.
  • Et son gosier, Thot, la parole.
  •  

"Le concept de religion 

est

une construction 

Chrétienne récente"

Jean-Loïc Le QUELLEC

 

The petrie museum of egyptian archaeology

Je suis le maître de l'eau, des poissons, ..., souvenez-vous de moi, j'étais bien riche en couleur ! En Égypte ancienne.

Hapy hatshepsout    L'origine de Kemet : le Nil !

 

L'origine du Nil : Hâpy ? 

Cependant, n'oublions pas l'essentiel, celle de la place du travail des hommes dans cette réussite agricole, elle fut bien loin d'être négligeable !

ânkh ...

Hâpy !

Ḥˁpj 

"Le père des netjerou(t)".

"La nourriture de L'Égypte".

"Celui dont la venue met les humains en joie".

 

"Je suis le maître de l'eau".

 

Pour nos anciens Égyptiens ...

Pour nous contemporains ...

Cette eau était, et est toujours d'ailleurs, parfaitement indispensable à la vie ! Une richesse pour Kemet et ce dans n'importe quelle ère considérée. La relation entretenue par le peuple vis-à-vis de Hâpy fut en effet très particulière, la prospérité de l'Égypte dépendait bien de ce fleuve ainsi que de sa crue. 

Nombreuses furent les incantations adressées à Hâpy ! A commencer par celle formulée au Jour de l'An ; une journée que marquait la première montée des eaux, elle inaugurait ainsi, comme vous savez, la fameuse saison d'Akhet i.e. l'inondation.

 

Vénéré dès les premières dynasties, Hapy devait habiter au sein de lieux cachés comme par exemple :

  • "Les cavernes de Hâpy" ...

Nous sommes alors en Basse-Égypte, à Khérara (Memphis). Hâpy y fournissait le delta et devait même être la personnification de sa réminiscence : là où le Nil surgissait, notre netjer résidait !

 

Vivaient là également bien d'autres grandes divinités :

→ A commencer par Khnoum par exemple, un netjer créateur,

→ Tout comme Satet,

→ Et que penser d'Anouket ?

→ ... Ce sont bien elles, qui une fois l'an, libéraient d'énormes quantités d'eau et de limon afin de fertiliser le sol d'un pays souvent assoiffé par des mois de sécheresse et ce de façon parfois bien ininterrompue. Alors à Hâpy revenait le rôle de reconstituer ces énormes réserves d'eau tirées du Noum : d'ailleurs la crue annuelle ne s'appelait-elle pas "la venue de Hâpy" ?

Du reste, parrmi les netjerou(t), il fut notre Nekhbet, reconnue comme l'épouse du netjer de la thématique d'aujourd'hui !

 

  • Aussi, non loin d'Élephantine, alors que nos anciens pouvaient probablement l'entendre gronder, nous voici proche de la première cataracte, à Assouan. Elle était censée être au demeurant la source même de la crue ! Dans l'Égypte ancienne, son île était une véritable cité, capitale du premier nome de Haute-Égypte, celui "du Pays de l'arc" ou "du Pays de Nubie" (tA-sty).

De là, il versait le contenu de deux jarres pour faire monter les eaux de Haute-Égypte ! L'adulation vouée à Hâpy s'était probablement affermit à partir de Biggeh, cette île sur le Nil, réputée en outre pour avoir abritée une des "dernières demeures" d'Osiris. Ainsi le culte voué à notre netjer s'était expanser tout au long du Nil, passant alors de la Haute vers la Basse-Égypte. L'étendue croissante de cette vénération dans l'ensemble des temples riverains de l'Iteru engendra au passage un lien entre les deux Pays ! 

 

Dieu nil caverne small

Voici donc les fameuses sources du Nil !

Nous sommes bien au temple d'Isis et ce à Philae.

Ainsi, l'Itéru jaillissait des vases !

Notre netjer se trouvait dans une grotte entourée, comme vous voyez, du serpent se mordant la queue, évocation du cycle de l'eau.

Le signe zodiacal du verseau l' "aurait" comme origine.

 

Ḥˁpj  fut lié notamment à :

  • La fécondité,
  • ...
  • L'abondance ... Promesse probable d'une fertilité miraculeuse, ce fleuve, à savoir l'Iteru, était considéré par nos anciens Égyptiens comme une résurgence de l'Océan Primordial.

 

Hapy du moyen empire 1, voici donc une représentation datée du Moyen Empire.

 

Hâpy symbolisait l'eau de Noun (Nwn) :

  • La fertilité de la terre,

Cette eau était bien loin d'être damnable, l'eau du Noum, l'eau l'océan primitif, ... ! Une eau lointaine dont le retour donna naissance à l'un des plus importants mythes de l'Égypte antique, celui de la "lointaine": il mettait ainsi en scène, comme vous savez, les netjerout Hathor, Sekhmet, ... Ainsi, cette bienfaitrice, cette eau se répandait bien généreusement sur les rives craquelées après des mois de sécheresse, et ce fut bien là un évènement festif.

  • ... 
  • Hâpy fut garant de toute vie !

 

Aussi, étudier Kemet,

sans se référer au Nil,

serait omettre le cœur même de cette civilisation !

 

 Hapy du nouvel empire 3, voici maintenant une représentation du Nouvel Empire : Happy et la nouvelle année : une époque où le pays connaissait à la fois sa grande vague de chaleur, la canicule en fait et paradoxalement la fameuse inondation ! Et cela sans omettre bien sûr, l'apparition de Sothis dans le ciel ...

 

Dieu nil small

Voici donc le "Livre pour Sortir au Jour" d'Ani.

Nous sommes bien au British Museum.

Voyez, le netjer de notre thématique tient une feuille de palmier, 

cela devait signifier "année" mais également "inondation".

© lien

 

Ainsi Hâpy fut fréquemment invoqué :

 

"Salut à toi,

ô Nil, issu de la terre, venu pour faire vivre le pays,

toi qui inondes les champs que a créé

pour faire vivre tous les animaux,

toi qui produis l'orge

et

fais pousser le blé

afin que les temples soient en fête.

Si le Nil est paresseux,

les nez s'asphyxient,

tout le monde s'appauvrit.

S'il se soulève,

le pays est dans l'exultation

et

chacun est en joie". 

 

Le nil en ouganda 1

  Le Nil en Ouganda

Hâpy y régnait bien en maître !

 

"Maître des poissons,

créateur du blé,

producteur de l’orge, ...

lorsqu’il coule, la terre se réjouit, les ventres jubilent.

C’est lui,

Hâpy qui fait pousser les herbages pour les troupeaux.

Personne ne peut vivre sans lui,

les gens sont habillés avec le lin qui pousse dans les champs grâce à lui.

Il se saisit des deux contrées,

et les greniers se remplissent,

les entrepôts regorgent,

les biens des pauvres se multiplient."

Extrait du Grand Hymne au Nil, aux alentours de 2 200 B.C.E.

 

Plan de cette thématique ...

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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !

 

Hâpy et ses nombreux attributs.

"Je suis celui qui répand l'eau pure et vivifiante sur le Double pays".

→ Quelles furent les véritables raisons de la fameuse crue du Nil ?

→ Une véritable déclinaison de couleurs quant à l’Iteru …

→  Tout au long du mois de juillet …

Les crues du fleuve finirent par être véritablement maîtrisées !

Sans temple, sans prêtre …

→ Des périodes chaotiques suite à cette "colère" :

→ L'Itéru, essentiel à leur vie matérielle, mais pas seulement !

→ Quand deux Hâpy liaient le Sema-Taouy !

Le rôle d'un bon souverain, prévoir le débit de l'inondation, faire des réserves de grains ...

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

→ Apophtegme ...

 

"La crue du Nil est un phénomène qui frappe

d'étonnement ceux qui y assistent ;

et

qui paraît tout à fait incroyable à ceux qui en entendent parler.

En effet,

tandis que les autres fleuves diminuent vers le solstice d'été,

et se dissipent de plus en plus à partir de cette époque,

le Nil,

seul,

commence à croître,

et

ses eaux grandissent de jour en jour

jusqu'à inonder enfin presque toute l'Égypte."

Diodore de Sicile.

 

Hâpy et ses nombreux attributs.

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Plan de cette thématique ...

 

Comme : 

  • Des tiges de papyrus sur la tête, symbolisant la Haute-Égypte, 
  • Et même les fameuses fleurs de lotus, représentant la Basse-Égypte. Tous ceci formant ce très beau panache de plantes, celle évidemment du Nil
  • La poitrine visiblement féminine,
  • Le ventre proéminent,
  • Seul son sexe était dissimulé et ce par un tissu !
  • ...
  • Le vase d'où coule le Nil,
  • Les croix de vie,
  • La nourriture qu'il procure !
  • La couleur de sa peau : verte symbole de la fertilité et le bleu évoquant probablement l’eau du Nil. 

 

Hapi 1

Egyptian Mythology and Egyptian Christianity, by Samuel Sharpe (1863).

 

Hapi vase small

Lien

 

Androgyne avec ce  : 

  • Corps bien masculin.
  • Et deux seins parfaitement féminins quant à eux, participant à lui attribuer une figure de prospérité. Une certaine allégorie en fait quant à la mère donnant la vie et, à l'instar du Nil, rendant bien plus fort ses fils et filles à travers son rôle nourricier. Il alliait donc des attributs masculins et cette opulente poitrine de femme : un véritable symbole que celui de la fécondité ! Du reste sa virilité ne semblait absolument pas mise en doute puisque nos anciens jetaient dans le Nil jusqu'à des "images" féminines et ce, certainement afin d'attiser son ardeur ! Et pour la même raison, il est fort possible que nos anciens y lançaient aussi de la viande, des gâteaux, ... 
  • Et que dire de son ventre alors ?

Voyez comme il est bien gras et tout autant proéminent du reste ! Notre netjer avait donc un ventre "développé", parfaitement replet même, symbolisant  certainement une saine abondance !

 

"Je suis celui qui répand l'eau pure et vivifiante sur le Double pays".

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