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"Vivre" …

"La vie" …

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nTr

 

Nous voici en ce premier octobre 2019, dans un secteur jouxtant la pyramide à degrés de Djéser, considérée comme la plus vieille pyramide d’Égypte :

 

"Des archéologues polonais ont mis au jour une douzaine de momies vieilles de 2 000 ans

en menant des fouilles sur le site de Saqqarah en Égypte.

La plupart d'entre elles étaient enterrées directement dans le sable et l'une d'elles a montré des décorations intrigantes."

 

"Magnifiquement maladroits" :

 

Netjer anubis j d browski polish centre of mediterranean archaeology

L'un des sarcophages montre des représentations inhabituelles du netjer Anubis.

 J. Dąbrowski/Polish Centre of Mediterranean Archaeology.

 

"Les dessins ont été réalisés entièrement en bleu.

Une couleur très inhabituelle alors qu'Anubis est généralement peint en noir.

L'origine de cette particularité reste floue, l'artiste n'était peut-être pas familier avec les conventions traditionnelles."


Le "netjer" est donc Le "dieu" ...

Sans majuscule, puisqu'il "ne semble pas" (Cependant cela n'est pas aussi simple ...)  y avoir de "dieu" unique en Égypte ancienne. 

 

Le nTr devait symboliser l'énergie : 

  • "L'énergie créatrice",
  • Le "souffle de vie",
  • ...
  • La puissance créatrice,
  • L'énergie divine ... Celle-là même qui était intrinsèque à tous les êtres ... Ceci nous démontre que pour nos anciens égyptiens tous les constituants de notre monde auraient eut un lien avec une déité. Des énergies diffuses qui sont dénommées alors nTr. Diffuses à la manière du courant électrique avec des intensités variées.

 

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Source

 

Toutes les divinités de l’Égypte ancienne n’avaient pas de grands temples dédiés, un culte dirigé par l’État, des récits sur la façon dont ils avaient créé l’univers, etc. Certains étaient beaucoup plus domestiques, comme Bes et Taweret, par exemple, qui ont été invoqués chez des citoyens ordinaires pour se protéger. Et certains sont tombés entre ces pôles - la déesse Meretseger en fait partie. Adoré par les gens ordinaires, mais ne faisant pas vraiment partie de la sphère domestique.

 

En premier ...

Ils furent bien des Idoles, aux formes humaines comme la divinité-mère, les hommes barbus, ..., aussi souvenez-vous des colosses de Min de Coptos.

 

Predynastic statue of min ashmolean museum oxford 1

 

Vint ensuite "les dieux".

Ce nTr fut représenté comme un faucon posé sur un pavois, et le celui-ci est seul ... Cependant, il n’est pas impossible qu’il le fut également au moyen d'un mat et de son drapeau en son sommet.

Nonobstant, l’origine du mot netjer est bien incertaine. Il fait du reste toujours débat au sein des spécialistes. Nous pouvons le rencontrer dès la dynastie 0 i.e. autour de 3 150 B.C.E. Sa lecture phonétique ne fait, en tout état de cause, aucun doute et ce au sein de l’Ancien Empire.

 

Aussi le caractère "polythéiste" de nos anciens égyptiens n’avait comme vous savez jamais ignoré :

  • La féminité.
  • Comme la maternité aussi.

Et cette représentation semble bien visible dès la 5e dynastie.

Souvenez-vous aussi de ce cercle, presque parfait d'ailleurs, ayant en son centre un point. Cela ne devait-il pas désigner le terme de "soleil centré" ? Hors, si nous nous referons en particulier au pharaon Sahouré, il nous montra un galbe bien visible, ainsi qu'un point central et ce bien en saillie.

Un sein vu de face, peut-être ?

  • De la sexualité dans le divin.
  • Certains auteur(e)s parlent de polythéisme égyptien, d’autres d’hénothéisme, et même concernant une certaine période, bien courte du reste, de "monothéisme".

L’hénothéisme semblerait toutefois se rapprocher davantage d’une réalité probable.

 

Notons ce que suggérait au passage cette "pharaonne" des temps moderne, cette Grande Dame que fut Desroches-Noblecourt et ce en 2003 :

 

"La religion égyptienne antique

est une religion solaire,

le soleil est source de vie,

mais il y a aussi une source de vie aquatique.

L’inondation est l’une des trois périodes du calendrier égyptien :

l’inondation désigne à la fois les crues du Nil apportant les alluvions fertiles

et

l’eau,

source de vie elle aussi"

 

Les divinités ne semblaient absolument pas faire abstraction ni du mariage, ni même de la sexualité. Alors que nous pourrions pratiquement énoncer le fait que certaines cultures dites monothéistes, celles avec leur notion d’un Dieu tout puissant, ont quant à elles cette figure pratiquement paternelle : elles excluent même pratiquement les représentations du maternel, du féminin, de la sexualité, ...

 

Ainsi, dans leur ensemble, les religions "considèrent" le divin à travers différentes puissances :

  • Apportant la vie,
  • ... 
  • Comme la protection d’ailleurs. Cependant elles peuvent aussi avoir cette dimension dite collective. Cela devait alors élaborer une véritable union voir même une certaine communion et ce au sein d’un culte commun.

En finalité peut-être …

Cela aboutira à des monarques, des dirigeants, des souverains, à pharaon dans notre cas précis, muni d’une authentique puissance divine et en fin de compte, d'une autorité pratiquement indiscutée.

Divinités cosmogoniques,

Divinités provinciales,

Divinités locales,

Divinités funéraires,

...

 

Qu’elles fussent :

  • Cette personnification de phénomènes naturels,
  • Ou alors de certains concepts parfaitement abstraits,
  • Voir même d’ancêtres déifiés,
  • De déités étrangères importées au panthéon de nos anciens,
  • ... Les divinités furent bien souvent représentées à partir du Nouvel Empire, et plus particulièrement accentuées au sein de cette Basse Époque en une "triade" : la Famille.

Des trios qui furent bien la base de cette société, il suffit pour cela de se souvenir du légendaire village des artisans de pharaons afin d'en être pratiquement convaincu. Aussi, chaque cité devait avoir sa triade propre. Nos anciens l'adulait certainement au sein des temples. Notons cependant que demeurait aussi des familles bien plus imposantes que cela, des "Familles divines" comme furent l’Ogdoade d’Hermopolis ("La cité des Huit" en grec ), l’Ennéade d’Héliopolis, …

 

Les Triades furent en fait constituées :

  • D'un netjer,
  • D’une netjeret,
  • D’un netjer fils ou fille. 

 

Voici de fait quelques "Triades divines" :

  • Triade de Memphis = Ptah / Sekhmet / Néfertoum.
  • Triade de Thèbes = Amon / Mout / Khonsou.
  • Triade d'Eléphantine = Khnoum / Satis / Anoukis.
  • Triade d'Edfou = Horus / Hathor / Harsomtous.
  • Triade d'Abydos = Osiris / Isis / Horus.
  • Triade de Mendès = Banebdjedet / Hatméhyt / Harpocrate.
  • Eléphantine = Khnoum / Anoukis / Satet.
  • Kom Ombo = Haroëris / Tasenetnofret / Panebtaoui.
  •                     = Sobek / Hathor / Khonsou.

 

Egyptian pectoral with solar boat walters 42378 back

Netjer, différents hiéroglyphes sur un pectoral.

 

Hiero a40

 

Hiero r8

"Bâton enveloppé d'un tissu"

R8

Hiero g7

 

La Kemet avec, peut-être, le premier épisode du monothéisme, bien rigoriste : Akhenaton, ...

Plus anciennement encore, 

Avec cet éternel monothéisme ouvert et parfaitement pluraliste d'ailleurs. Le netjer fut en fait trois et il n’avait pas de second.

  • Il fut Amon, l’invisible
  • Son visage, , le disque solaire.
  • Et son gosier, Thot, la parole.
  •  

"Le concept de religion 

est

une construction 

Chrétienne récente"

Jean-Loïc Le QUELLEC

 

Christis

Aux origines de la création, il perfectionnait d'apparents paradoxes ... en Égypte ancienne.

 Monet nympheas a giverny

De Claude MONET, le bassin aux nymphéas à Giverny.

 

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"La vie" …

Logopdf 1

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Ne se confondait-il pas :

  • Avec Atoum Atem, Tem, Temu, Tumou, Tema, ..., dont il était d'ailleurs une forme bien particulière ? Une divinité primitive d'Iounou, anthropomorphe, ...

Râ nocturne ...

Tem, le finisseur du monde, étonnante parenté d'ailleurs car Néfertoum, au premier abord, ne semble pas être lié aux divinités de Onou.

  • Avec les netjerou enfants comme par exemple Horpachered ?
  • Avec les divinités représentées par des félidés, à savoir Mahès ?
  • Avec ... ?

 

H 3000 plee description de legypte botanique nymphaea lotus nymphaea caerulea h n 1809 edition originale 5 26435

Nymphaea lotus, Nymphaea caerulea.

(Histoire Naturelle, planche 60).

Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée,

extraite de l'édition dite "Impériale" de la Description de l'Égypte

ou

Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française,

publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand.

Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1 000 exemplaires sur Vergé filigrané "Égypte ancienne et moderne" et offerte aux institutions.
Planche appartenant à la section Botanique, dont l'étude fut réalisée par Alire Raffeneau-Delile (1778 - 1850), botaniste français qui participa à la campagne d'Égypte, et qui en rapporta notamment le lotus et le papyrus.

Source

 

Voici donc :

"Le grand lotus émergeant du Noum".

 

Nous sommes bien en présence d'une déité ...

Elle ne fut pas considérée à la manière d'un véritable démiurge, mais plutôt un netjer primordial tel une "composante nécessaire" pour que Râ puisse mettre en œuvre la création du monde.

Cela nous transporte alors bien logiquement dans cette cité du soleil, non pas la légendaire et unique Akhet-Aton mais bien à Héliopolis des grecs (hélios = soleil) : nous sommes alors à l'extrémité sud du delta du Nil. D'ailleurs Hérodote l'avait en très grande considération, et même Platon comme Eudoxe semblaient même y avoir séjourné.

Elle fut considérée comme ayant été la cité des obélisques.

Nomenclature donnée à une cité dont son clergé fut particulièrement puissant, attaché au netjer solaire Râ. Les contrées primitives et petites principautés se sont certainement regroupées après le néolithique selon deux foyers de civilisation : celui du Nord et celui du Sud. Ainsi, autour de 3 300 B.C.E, une première tentative d'unification aura eu lieu par un souverain du Nord. Ce "premier royaume unifié" sera bien éphémère, sa capitale en aura été Héliopolis. Nonobstant, les origines exactes d'Héliopolis sont malheureusement, et à ce jour du moins, perdues. Le fait qu'il soit inclus dans le mythe de la création lui confère cependant une importance évidente, remontant à l'époque prédynastique.

 

Ainsi nous voici avec le commencement du monde selon un paradigme Héliopolitain.

Un lotus en bouton, avec tous les pétales repliés, et qui semblait flotter au premier jour du monde à la surface de l'océan primordial Le Noum. Et voilà qu'un faisceau lumineux vint à animer le lotus, de fait il s'ouvrit et libéra Râ sous l'aspect d'un jeune enfant.

 

La course inexorable du soleil dans le ciel ...

Aussi le soir ...

Après avoir achevé sa course ...

Le soleil s'en retourna dans son lotus.

 

Capture 28

Tuile frise avec lotus et raisins.

Source

 

Plan de cette thématique ...

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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !

 

 → Donc Râ le respirait ...

 

 → Et Nefertoum était considéré comme un symbole de la création.

 

 → C'est une évocation de la régénération permanente du souverain.

 

Et il faisait renaître ...

 

Le défunt se transformait vraiment en un lotus ...

 

Il fut bien ce redoutable gardien des frontières orientales de Kemet.

 

Et que dire de cette fameuse triade de Memphis ?

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Apophtegme ...

 

Voici donc

Néfer-Temou

Atoum est parfait.

 

Il était le soleil levant, Atoum jeune en somme, avec cet aspect :

  • De la naissance,
  • De la renaissance même,
  • De la création,
  • ...

 

De plus, Néfertoum fut bien lié au royaume de Râ, cette caractéristique est fortement ancienne puisque le Spell 266 des Textes des Pyramides mentionne parfaitement qu'il aurait été  le :

 

"Lotus à la narine de Rê"

Khattab 2002 : 64

Symbole du souffle vital qui jaillit de la corolle pour animer toute existence.

 

Voilà de fait l'épithète de notre divinité :

"Le lotus que respire Râ"

 

Lotus flowers from the edfu temple

Ci des fleurs de lotus au temple d'Edfou.

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