Aux origines de la création, il perfectionnait d'apparents paradoxes ... en Égypte ancienne.

 

 


 

Christis

Aux origines de la création, il perfectionnait d'apparents paradoxes ... en Égypte ancienne.

 Monet nympheas a giverny

De Claude MONET, le bassin aux nymphéas à Giverny.

 

"Vivre" …

"La vie" …

Logopdf 1

"Soyez au service de la vie" au moins avec http://www.aime-jeanclaude-free.com/

 

Ne se confondait-il pas :

  • Avec Atoum Atem, Tem, Temu, Tumou, Tema, ..., dont il était d'ailleurs une forme bien particulière ? Une divinité primitive d'Iounou, anthropomorphe, ...

Râ nocturne ...

Tem, le finisseur du monde, étonnante parenté d'ailleurs car Néfertoum, au premier abord, ne semble pas être lié aux divinités de Onou.

  • Avec les netjerou enfants comme par exemple Horpachered ?
  • Avec les divinités représentées par des félidés, à savoir Mahès ?
  • Avec ... ?

 

H 3000 plee description de legypte botanique nymphaea lotus nymphaea caerulea h n 1809 edition originale 5 26435

Nymphaea lotus, Nymphaea caerulea.

(Histoire Naturelle, planche 60).

Gravure originale à l'eau-forte in plano, non rognée,

extraite de l'édition dite "Impériale" de la Description de l'Égypte

ou

Recueil des observations et recherches faites en Égypte pendant l'expédition française,

publié par les ordres de Sa Majesté l'Empereur Napoléon le Grand.

Réalisée entre février 1802 et 1829 sur ordre de Napoléon Bonaparte et publiée à partir de 1809 [en réalité 1810], elle fut tirée à 1 000 exemplaires sur Vergé filigrané "Égypte ancienne et moderne" et offerte aux institutions.
Planche appartenant à la section Botanique, dont l'étude fut réalisée par Alire Raffeneau-Delile (1778 - 1850), botaniste français qui participa à la campagne d'Égypte, et qui en rapporta notamment le lotus et le papyrus.

Source

 

Voici donc :

"Le grand lotus émergeant du Noum".

 

Nous sommes bien en présence d'une déité ...

Elle ne fut pas considérée à la manière d'un véritable démiurge, mais plutôt un netjer primordial tel une "composante nécessaire" pour que Râ puisse mettre en œuvre la création du monde.

Cela nous transporte alors bien logiquement dans cette cité du soleil, non pas la légendaire et unique Akhet-Aton mais bien à Héliopolis des grecs (hélios = soleil) : nous sommes alors à l'extrémité sud du delta du Nil. D'ailleurs Hérodote l'avait en très grande considération, et même Platon comme Eudoxe semblaient même y avoir séjourné.

Elle fut considérée comme ayant été la cité des obélisques.

Nomenclature donnée à une cité dont son clergé fut particulièrement puissant, attaché au netjer solaire Râ. Les contrées primitives et petites principautés se sont certainement regroupées après le néolithique selon deux foyers de civilisation : celui du Nord et celui du Sud. Ainsi, autour de 3 300 B.C.E, une première tentative d'unification aura eu lieu par un souverain du Nord. Ce "premier royaume unifié" sera bien éphémère, sa capitale en aura été Héliopolis. Nonobstant, les origines exactes d'Héliopolis sont malheureusement, et à ce jour du moins, perdues. Le fait qu'il soit inclus dans le mythe de la création lui confère cependant une importance évidente, remontant à l'époque prédynastique.

 

Ainsi nous voici avec le commencement du monde selon un paradigme Héliopolitain.

Un lotus en bouton, avec tous les pétales repliés, et qui semblait flotter au premier jour du monde à la surface de l'océan primordial Le Noum. Et voilà qu'un faisceau lumineux vint à animer le lotus, de fait il s'ouvrit et libéra Râ sous l'aspect d'un jeune enfant.

 

La course inexorable du soleil dans le ciel ...

Aussi le soir ...

Après avoir achevé sa course ...

Le soleil s'en retourna dans son lotus.

 

Capture 28

Tuile frise avec lotus et raisins.

Source

 

Plan de cette thématique ...

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 → Donc Râ le respirait ...

 

 → Et Nefertoum était considéré comme un symbole de la création.

 

 → C'est une évocation de la régénération permanente du souverain.

 

Et il faisait renaître ...

 

Le défunt se transformait vraiment en un lotus ...

 

Il fut bien ce redoutable gardien des frontières orientales de Kemet.

 

Et que dire de cette fameuse triade de Memphis ?

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Apophtegme ...

 

Voici donc

Néfer-Temou

Atoum est parfait.

 

Il était le soleil levant, Atoum jeune en somme, avec cet aspect :

  • De la naissance,
  • De la renaissance même,
  • De la création,
  • ...

 

De plus, Néfertoum fut bien lié au royaume de Râ, cette caractéristique est fortement ancienne puisque le Spell 266 des Textes des Pyramides mentionne parfaitement qu'il aurait été  le :

 

"Lotus à la narine de Rê"

Khattab 2002 : 64

Symbole du souffle vital qui jaillit de la corolle pour animer toute existence.

 

Voilà de fait l'épithète de notre divinité :

"Le lotus que respire Râ"

 

Lotus flowers from the edfu temple

Ci des fleurs de lotus au temple d'Edfou.

Donc Râ le respirait ...

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Plan de cette thématique ...

 

Particulièrement au Nouvel Empire ...

D'aucun dépeignaient alors le défunt assis devant sa table d’offrande et humant alors une fleur de lotus qu’il tenait d'ailleurs dans la main.

De plus humer le lotus, et ce pour notre défunt, équivalait en effet à l’opportunité d’une renaissance.

Ainsi ...

La veuve, n’offrait-elle pas cette jolie fleur, et ceci à leur époux disparu afin qu'il puisse respirer cette odeur suave, ce parfum de vie ? Nous mentionnons de fait le fameux lotus.

 

Stele xiie dynastieStèle funéraire de Nit-Ptah, découverte en 1915 par la mission du Metropolitan Museum à la nécropole d’Assassif, sur la rive ouest de Louxor.

Stèle de la 12e dynastie.

La stèle remonte au Moyen Empire et représente quatre membres d'une famille composée de deux femmes aux côtés d'hommes. Ils ont été peints en ocre et les femmes en bleu clair.

Les inscriptions sur les personnages sont décorées en noir et représentent le nTr Ptah-Sokaris afin d'offrir des offrandes au ka de chaque membre de la famille.

Source

 

Il inhalait ...

De l’Antiquité jusqu’à l’orée du 19e siècle, le parfum reste profondément marqué par ses relations étroites avec la chair. 

"De tous les pays, écrit Pline l’Ancien, l’Égypte est le plus apte à produire des parfums" (Pline 1956 : livre XIII, 26).

Le grand naturaliste romain exprime ainsi une opinion bien établie dans le monde méditerranéen antique où les Égyptiens passaient pour les maîtres incontestés de cet "art", et ce malgré sa pauvreté en matières odorantes autochtones. Ne serait-ce point dû aux théologies et à ses pratiques rituelles ?

 

Solliloque :

De nos jours et ce malheureusement, les parfums, c'est bien l'arnaque absolue, entretenue probablement du reste "par le manque de nez des touristes eux-mêmes". L’Égypte ne produit aucune espèce d'essence, les plus gros producteurs étant l'Inde, l'Indonésie et la France. Les essences proposées sont presque toutes synthétiques ou de très mauvaise qualité.

Néanmoins, cela peut faire l'objet d'un souvenir ou d'un cadeau.

 

Et selon certains mythes ...

Néfertoum aurait émergé des eaux primordiales sous cette forme, celle d'une fleur de lotus dont le cœur devait être le démiurge Râ. Ainsi, cette plante était bien vénérée ; elle est du reste devenue la fleur nationale de Kemet, c'est mêmement un élément du drapeau copte.

Voici donc notre légendaire lotus (Šmˁ), une véritable plante héraldique de Haute-Égypte, sa nomenclature proviendrait d'ailleurs du grec, "lotos". La Basse-Égypte était quant à elle associée au papyrus. Bien souvent, vous aurez l'occasion de voir les deux plantes héraldiques de Kemet ensemble, à savoir le lotus et le papyrus, elles représentent alors l'union des deux terres.

 

"Le seigneur des parfums".

Son odeur était considérée comme réparatrice et protectrice,

donnant ainsi à Néfertoum la qualité de

nTr-lotus de la guérison, avec le titre de

"Protecteur des Deux Terres".

 

©2004 Edition Atlas photos : AKG/E. Lessing, RMN-Chuzville, RMN/F Raux

Cette chaleurosité, celle de notre nTr ne devait pas être étranger à son lien avec le lotus parfumé et de fait avec son rôle de déité des parfums.

Stèle funéraire de Senousert et sa fille Sahathor,

Musée du Louvre

© 2004 Edition Atlas photos : AKG/E. Lessing, RMN-Chuzville, RMN/F Raux

 

Et Nefertoum était considéré comme un symbole de la création.

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Plan de cette thématique ...

 

Ramesseum hieroglyphs nefertemRamesseum _ hieroglyphs _ Nefertem.

Source

 

Néfertoum nom masculin,

Nefertoum : Nefer Nfr signifie "beauté"/"accomplissement parfait", et Toum (ou Atoum) le principe créateur.

Nefertum,

Nefertem,

Nofretoum,

Nofrétoum,

Nofirtoumou,

Nefer-Toum,

Néfer-Temou, "Atoum est parfait" Nfr-Tmw.

Nefer Temu,

Les Grecs transcrivirent son nom par Iphtimis qu'ils identifièrent alors à Prométhée.

Renvoi : Nephtemis. Voici de fait une incarnation du soleil enfant, apparaissant au cœur du lotus divin ; au cours du Nouvel Empire il devint le fils de Ptah et de Sekhmet et ce à Memphis, représenté comme un homme coiffé d'un lotus. Forme grecque Nephtemis ...

 

La création ...

Le principe créateur trouve son accomplissement en Néfertoum.

 

Néfertoum, est bien intimement lié au lotus.

 

Lotus 1

 

 

représentait un véritable et important symbole :

 

Trois lotus semblent être présent en cette mythique terre noire :

→ Le légendaire lotus bleu,

→ Le lotus blanc,

→ Le lotus rose des indes. Les trois espèces étaient bien décrites dans l' "art égyptien", le lotus rose étant le plus en vue dans l'œuvre de la période gréco-romaine sous le règne des Ptolémées.

 

Aussi intéressons-nous à :

 

 

Le lotus bleu sacré était la fleur la plus utilisée dans l’antiquité et celle décrite dans le mot hiéroglyphe pour lotus (Seshen).

Certainement le plus caractéristique de nos trois lotus pré-cités.

Je subodore même que le lotus, d'une façon générale, fut bien cultivée et peut-être même dans des étangs artificiels car c'est une très belle fleur, avec un parfum enivrant et cela "probablement" à plus d'un titre d'ailleurs.

Dès qu'il y a la présence d'eau douce nous pouvons voir la famille des Nymphaeaceae ; elle est considérée bien proche des Ceratophyllaceae / Cerathophyllum. L'ordre des nymphaeales est intéressante, bien que ses familles soient primitives et plus ou moins rattachées aux Renonculacées. Se sont des plantes qui présentent du reste de nombreux caractères typiques des monocotylédones. 

Nymphaea caerulea Sav. ...

Son nom vernaculaire est bien le Lotus bleu d’Égypte (Botaniquement, nous ne sommes pas en présence du vrai genre Lotus.).

 

VraieCi selon cette grande Égyptologue, un des vrais lotus.

© Salima Ikram-Egyptologist.

 

Voici donc le légendaire "Lotus Bleu du Nil".

Souvenez-vous de cette célèbre bande dessinée, Tintin !

 

FauxLe lys bleu / lotus d’Égypte / Lily.

 "Le lotus bleu / lily est un symbole de renaissance, de résurrection, du soleil parce qu'il se lève hors de l'eau et s'ouvre comme le soleil se lève et devient fort, puis se ferme et s'enfonce dans l'eau comme le soleil se couche. Son centre jaune avec un surround bleu évoque également le soleil dans le ciel."

© Salima Ikram-Egyptologist.

 

Seulement voilà :

→ Ce lotus était dénommé "la belle nennufer", de là cette nomenclature française bien connue, celle de nénuphar.

→ Aussi, malgré sa dénomination de "lotus bleu du Nil", nous serions bien ici en présence d'une espèce de nénuphar exotique et non de lotus qui pousse à l’état sauvage en Égypte et qui était considérée comme sacrée dans la mythologie.

Aussi ...

Souvenez-vous de cet égyptologue Gaston Maspéro, en 1882, alors directeur du service des Antiquités d’Égypte, il entreprit avec un certain botaniste allemand Georg Schweinfurth d'étudier les guirlandes de fleurs déposées sur la momie royale de Ramsès II.

  • Ainsi, en 1883, Schweinfurth réhydrata les parties florales ou foliaires,
  • Les étala,
  • Les fit sécher à nouveau,
  • Et confectionna des herbiers,
  • ...

 

De fait, nous voici avec un des nombreux symboles de la Kemet ancienne, souvent d'ailleurs employé comme parures funéraires :

 

Fleurs de Nymphaea caerulea Sav. trouvées sur la momie de Ramsès IIVoilà de très belles fleurs de Nymphaea caerulea Sav.

Nous sommes en présence d'une partie des guirlandes provenant du cercueil de Ramsès II.

Une autre espèce a été utilisée pour les parures funéraires, il s’agirait de Nymphaea lotus L. à fleur blanche existant également dans les zones inondées de la Basse-Égypte.

 © MNHN – Françoise Bouazzat.

 

Aussi, pour nous scientifiques, aucune confusion n'est véritablement possible quant aux deux lotus les plus renommés :

  • Plante aquatique fixée dans la vase au sein des eaux douces peu profondes du Nil, le lotus bleu, vivace, à une flagrance douce et suave avec une fleur solitaire brillamment colorée et particulièrement amie des coléoptères, munie d'une tige charnue et rigide.

 

Celui-ci semble même avoir été le plus apprécié des lotus :

→ Il possède des pétales bleu-violacées contrastant parfaitement avec les étamines jaunes, au port étalé, allongées, pointues et effilées.

→ Il a de plus cette propriété d'avoir une face hydrophile et l'autre hydrofuge.

→ Il épanouit ses feuilles au lever du soleil (Le nénuphar bleu s’ouvre donc le matin) et les ferme au coucher, ses feuilles flottent sur l’eau alors que ses fleurs s’élèvent au-dessus.

→ Cette fleur à cette caractéristique, celle de se refermer et de s'enfoncer sous l'eau au crépuscule.

→ Il réapparaît donc alors à l'aube, à la surface, se tournant comme vous savez à l'est : ses pétales s'ouvrent alors aux rayons de Râ, la renaissance de l'astre. Néfertoum renaissait ainsi bien chaque matin sur cette fameuse fleur de lotus.

 

D'ailleurs ...

Aurait-il pu être employé par nos anciens comme hallucinogène ?

Car aujourd’hui nous savons que notre lotus contient de l'apomorphine, des alcaloïdes hallucinogènes, ...

D'ailleurs ...

Avaient-ils véritablement une connaissance profonde quant aux effets éventuels et mentaux du lotus bleu ? Et cela si nous considérons les iconographies rituelles et sacrées au sein des stèles, des rouleaux magiques de papyrus, ...

D'ailleurs ...

Aurait-il pu être considéré par nos anciens comme une sorte de viagra ?

Aucune trace de narcotique semble cependant avoir été trouvée.

Il semblerait même que nos anciens consommaient au moins la partie inférieure de la tige ainsi probablement qu'une "décoction" de la fleur. Vous connaissez le Ginkgo Biloba : ainsi aujourd'hui nous savons que notre lotus en possède quelques propriétés et ce de par sa composition en flavonoïdes notamment. Cela a été "observé" par les scientifiques, que cela soit en tant que lotus poussant aux U.S.A, ceux se développant actuellement en Égypte, ou bien ce morceau découvert au sein de l'hypogée Ramsès II, ...

 

Copyright olette freriksSic : "... a lotus bed with the name of Amenhotep III, Pushkin Museum".

Copyright Olette Freriks.

 

 

Le lotus blanc fleurit la nuit, ce qui lui confère de fortes associations lunaires.

Il possède des pétales arrondis et son odeur "semble" moins prononcé que le bleu. Une plante également vivace pouvant atteindre les 45 cm de hauteur, sa fleur est blanche et parfois teintée de rose.

Lui aussi, il fait partie de la famille des Nymphaeaceae.

Le lotus blanc s’ouvre quant à lui au crépuscule.

Nymphaea lotus L.

Le lotus égyptien blanc,

Le lotus tigre,

Le lotus blanc ou le lis blanc égyptien.

 

Tumblr ndwy37wyh81ryfivao1 500Goblet Inscribed with the Names of King Akhenaten and Queen Nefertiti.

18th Dynasty, New Kingdom

c.1353-1336 BC.

This graceful, translucent drinking cup in the form of a white lotus blossom is treasured both for its beauty and its historical interest. The nomen (personal name) and prenomen (throne name) of Amenhotep IV are inscribed in the small panel on the side, between two cartouches surrounding the early titulary of the Aten (left) and a cartouche naming the principal queen, Nefertiti (right). Thus, the vessel must have been made before Year 5 of the king’s reign, when he changed his name to Akhenaten.

The Met Museum)

 

 

Il fut visiblement introduit par les Perses aux alentours des années 500 B.C.E.

Nelumbo nucifera,

Lotus indien,

Lotus sacré,

Haricot de l'Inde,

Le haricot égyptien,

Ou simplement lotus ... 

On l'appelle souvent familièrement un nénuphar.

Un collier aurait été d'ailleurs découvert au sein même du deuxième cercueil de Toutankhamon avec des feuilles de lotus rose.

 

Lotus indien afp roberto schmidt

Lotus indien.

© Roberto Schmidt.

 

C'est une évocation de la régénération permanente du souverain.

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Plan de cette thématique ...

 

Chapiteau a colonne de lotus 1

La fleur du lotus.

Le premier est formé par huit fleurs de lotus liées ensemble sur deux rangées.

Le second montre seize fleurs de la même plante liées ensemble sur trois rangées.

© Menart

 

Souvenez-vous de cette architecture qui date aux moins de la 6e dynastie, celle des chapiteaux lotiformes pour colonnes :

  • Le bourgeon est parfaitement en mode fermé.

Il se retrouve toujours au sein des cours extérieures et ce bien loin de cet axe dit central du temple.

  • Quant à la fleur, elle est complètement ouverte.

Ainsi le chapiteau est bien large, en forme de cloche, il représente l'ombelle ouverte de la plante, situé toujours dans les zones centrales du temple.

Et cette même fleur symbolise le renouveau de la vie, la régénération, ..., ce fut la cas de notre nTr Néfertoum en cette renaissance chaque matin du lotus et ce si nous nous référons aux textes anciens ...

 

La régénération ...

Celle du défunt ...

 

Nous pouvons d'ailleurs lire au sein des écrits communément nommés Textes des Pyramides qui remontent à 4 400 ans, la phrase suivante s'adressant à pharaon :

 

"Ounas se lève

comme Néfertoum du lotus

et

il monte à l'horizon chaque jour"

 

Les formes de plantes symbolisent la vie et la régénération, et les chapiteaux florissant de la plante / colonne symbolise ce renouveau / cette création perpétuelle.

Néfertoum, émergea du lotus bleu.

Aussi, voyez cette petite représentation du jeune souverain : elle ne fait en vérité que 30 cm de hauteur et avait certainement cette objectivité, celle de lui assurer une renaissance perpétuelle.

 

Tete lotusUn petit garçon qui devait avoir autour de 10 ans !

© Jon Bodsworth.

 

Ce buste en bois stuqué a été trouvé initialement dans les "décombres" du corridor de l'entrée même de l'hypogée de Toutankhamon. Il fut probablement abandonné là, par les pilleurs, et ce lors d'une fuite que je suspecte bien précipitée.

Aussi, voici une petite anecdote quant à cet artefact.

Revenons donc à Carter, il vécut un différend vis-à-vis du gouvernement égyptien et parti aux U.S.A, ... On retrouva alors cette splendide statue, non encore répertoriée, enveloppée et déposée dans une caisse au sein de l'hypogée de Ramsès XI, et ce certainement afin de pouvoir quitter le territoire.

Ce buste en bois stuqué représentait bien Râ émergeant d'un lotus bleu, entrouvert, et ce au sein de l'océan primordial, et bien au moment de sa naissance. Râ était donc caché par les pétales enveloppants du lotus ; quand ceux-ci s'ouvraient, le soleil se levait et s'envola sous la forme d'un enfant et avec même parfois un disque solaire sur la tête.

 

Img 14Musée du Caire, JE 60723 (D’après Yoyotte 1992 en page 2).

Voici un très beau visage, bien juvénile, celui de Toutankhamon.

Assimilation à Néfertoum, émergeant du lotus bleu.

 

→ Ainsi son crâne semble bien exagérément allongé, pouvant pour certains évoquer celui des princesses d'Amarna. En vérité, notre pharaon avait bien cette forme, mais fortement différente.

  • Une dépression frontale (bregma) plus marquée,
  • Et un occiput moins proéminent,
  • ...

 

Seulement voilà ...

Comment expliquer que la momie de Toutankhamon n’ait pas de crâne allongé, alors que la statue le lui prête visiblement ?

 

De nombreux individus, de tout âge, ont été découverts avec un tel crâne i.e artificiellement déformé.   

Ainsi, si nous prenons en exemple Hérodote ainsi que Strabon, ils mentionnaient bien l’existence des "têtes allongées" et ce dans la région du Caucase et du Danube. Cette pratique est largement attestée du reste par les découvertes archéologiques, et ce dans le Caucase justement, où elle était présente au moins à partir du 2e millénaire (Delisle 1902 : 26-35).

Ainsi, selon Özbek (1974a, b), à Chypre, hommes et femmes avaient le crâne déformé.

Artificiellement déformé ...

Pour cela il était nécessaire de réaliser un bandage pour un long terme, allant de la toute petite enfance pour s’arrêter juste avant l’adolescence (Özbek 1974b). Et toujours selon lui, les différents degrés d’intensité de cette déformation devaient dépendre de la durée d’application des bandes. A cela il mentionne également la réaction du tissu osseux et ce vis-à-vis de la pression, car elle ne devait pas nécessairement être la même chez tous les individus. Le résultat, plus ou moins spectaculaire, quant à cette pratique dépendait également du volume individuel du crâne tel qu’il était défini par son type constitutionnel.

De plus ...

Il semble bien que le profil des têtes sculptées des princesses ne furent jamais exactement les mêmes : si cette déformation se limitait seulement au côté "artistique", cela n'aurait pas pu être le cas. Les différences que nous pouvons bien constater, d’une tête à l’autre, peuvent avoir leur origine dans le modèle vivant lui-même, d’autant plus que les variations de volume que décrivent les sculptures trouvent des parallèles parmi les exemples de crânes déformés que nous avons pu découvrir au sein d’autres civilisations.

 

→ Aussi, au début de sa vie, notre jeune et futur pharaon devait "certainement" posséder un bandage autour du crâne, pour finalement l’abandonner en devenant souverain après le décès de Smenkhkarê (Vernus, Yoyotte 1996 : 175 - 176).

Seulement, s'il avait persisté à le porter en grandissant ... ?

Le crâne de Toutankhamon aurait certainement repris son aspect naturel, mais serait éventuellement resté plus plat que les crânes brachycéphales ordinaires, d’où les innombrables confusions typologiques qui s’en suivront.

 

→ Et afin de "clôturer" ce point, du moins au sein de cet article, voici donc quelques anti-thèses ...

  • Pour Gerhardt (1967), il n’y aurait ni maladie, ni pratique de déformation des crânes, ces statues décriraient un type naturel, les têtes sculptées des princesses représentaient un "type familial naturel" (Gerhardt 1967 : 50 - 62). Plus récemment encore, un ethnologue avait repris les mêmes hypothèses que Gerhardt, tombant dans les mêmes erreurs ; cependant, son article avait ce mérite, celui de se concentrer sur les théories diffusionnistes et les raisons de l’existence de la pratique de déformation crânienne (Seitz 1974).
  • Pour Damiano (2001 : 213), l’allongement des crânes est comme le résultat de conventions purement artistiques.
  • ...

 

Et il faisait renaître ...

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Plan de cette thématique ...

 

De par son lien :

  • Avec le monde solaire,
  • Ainsi que celui du milieu aquatique, alors le lotus était devenu le garant de la renaissance et de la vitalité.

 

La renaissance ...

Il éveille les sens du défunt grâce à son parfum de lotus odorant.

 

Nous voici de toute évidence avec une déité funéraire, celui qui devait faire renaître :

  • Il éveillait ainsi les sens du défunt au moyen de son parfum de lotus bien odorant. 
  • Il veillait également à la conservation des corps des défunts et ce avec ses onguents. 
  • De plus, il semblait guider les défunts sur le chemin de la renaissance.
  • Cependant, il pouvait tout aussi bien se retourner contre les défunts qui étaient jugés mauvais en prenant cet aspect, celui de ce lion redoutable, à savoir Mahès.

 

Néfertoum ...

Il guidait les défunts vers le chemin de la renaissance.

 

Et que dire de ce texte d'Edfou, il raconte cette naissance :

 

"Au sein de l'océan primordial apparut la terre émergée.

Sur celle-ci, les Huit vinrent à l'existence.

Ils firent apparaître un lotus d'où sortit Râ, assimilé à Shou.

Puis il vint un bouton de lotus d'où émergea une naine,

auxiliaire féminine nécessaire,

que Râ vit et désira.

De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe."

 

Nous trouvons aussi la création originelle expliquée par le mythe de l’œuf, cette croyance universelle.

 

Le défunt se transformait vraiment en un lotus ...

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Ani 028Papyrus d'Ani, au sein de la planche 28 et au chapitre 81A.

"Transformation en lotus"

puis en
"nTr qui éclaire les ténèbres", au chapitre 80.

Source

Capture

Capture de l'image précédente.

 

Les textes des transformations reposent sur une longue tradition :

  • Les Textes des Pyramides décrivent les formes que le roi adoptait quand il montait vers le ciel.
  • Ces textes furent ensuite repris dans les Textes des Sarcophages avant d’être utilisés dans le "Livre pour Sortir au Jour" et ce dans douze chapitres. 
  • Ces chapitres décrivent toutes les formes que le défunt pouvait adopter. Chaque heure du voyage diurne de celui-ci correspond à une forme du netjer solaire. Ainsi, une fois encore, le défunt s'identifiait à la déité solaire, l'ultime garantie pour s'assurer une vie après la mort. 


Image de gauche : le phénix, l'oiseau solaire

Image du milieu : le lotus et la fleur primordiale qui, en s'ouvrant, donne naissance au premier soleil. 

Image de droite : le défunt pouvait prendre l'aspect de n'importe quelle divinité. Ici il prit l’aspect du nTr solaire.

 

Le Papyrus d'Ani décrivit que le défunt se transformait vraiment en un lotus et ce afin d'être comme Râ et Horus. Voici les principaux titres d'Ani qui du reste est probablement un diminutif : scribe royal, comptable des offrandes divines de tous les netjerou(t), comptable des offrandes divines des seigneurs de Thèbes, chef des greniers des seigneurs d'Abydos, ...

Avec un corps renouvelé ...

Afin d'entrer dans le "ciel" jour après jour.

Il y avait bien des jardins spéciaux de lotus où les prêtres auraient rejoué le premier lever de Râ de la création tous les jours.

Les défunts dans l’Égypte ancienne recevaient donc des fleurs fraîches de lotus dans leurs dernières demeures.

 

La transformation ...

Le lotus joue un rôle dans la transformation.

 

Il existe aussi une formule au sein de certains (*) "Livre pour Sortir au Jour" (**) / R(ȝ) n(y) pr.t m hrw ...

Formule 81A et B : en lotus.

Illustrée par un lotus émergeant d'un bassin, de la fleur apparaît une tête humaine. Cette formule devait donc normalement permettre au défunt de se transformer en fleur de lotus : cela lui aurait visiblement permit d'obtenir des qualités de régénérations.

 

"Je suis un lotus pur,

sortant d’entre les lumineux.

Je garde la narine de Râ qui garde la narine d’Hathor.

Je fais les messages que poursuit Horus.

Je suis un lotus pur issu du Champ du Soleil"

"Livre pour Sortir au Jour", Chapitre LXXXI, selon le Papyrus de Turin.

 

(*) Formules funéraires, placés à proximité de la momie, contre celle-ci, dans les bandelettes, ... Ces différents exemplaires du "Livre pour Sortir au Jour" ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire choisit les formules qui lui conviennent, probablement en fonction de ce qu'il peut s'offrir car ces manuscrits représentaient un investissement non négligeable. Certains peuvent donc être courts, alors que d'autres reproduisent l'ensemble, ou presque, du corpus.

 

(**) "Livre pour Sortir au Jour" :

  • Transformation du défunt en lotus : CHAPITRE LXXXI.
  • Le "jour" en question était celui des vivants : mais aussi de tout principe lumineux s'opposant aux ténèbres, à l'oubli, à l'anéantissement, à la rupture, à la mort, ... Dans cette perspective, le défunt cherchait de fait à voyager au sein de la barque du nTr Râ et ce afin de traverser le royaume d'Osiris (Version nocturne du Soleil diurne en cours de régénération) ...

 

Il fut bien ce redoutable gardien des frontières orientales de Kemet.

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Un gardien ...

Le terrible gardien de la frontière orientale de l’Égypte ancienne.

 

Aussi voici une des représentations de notre nTr :

 

CaptFigurine d'un lion en marche.

http://www.louvre.fr

Le netjer Mahès.

© Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Christian Decamps.

 

Et nous voici maintenant en présence de notre Néfertoum léontocéphale (cf L.-V Zabkar, LÄ IV, col. 163-166) ... Sa fonction protectrice prit parfois une forme bien redoutable ! Celle de Mahès, un netjer lion guerrier, ... D'aucuns suggèrent même que ce netjer pouvait être le demi-frère de notre Néfertoum.

Myisis,

Miôs,

"Mahès, fils de Basted, la maîtresse du carnage" (cf P. Bremner-Rhind 30, 24),

"Le lion terrifiant".

 

Mahes, le fils également de la léonine Sekhmet représentant la force et la violence.

Il était donc aussi très proche de Bastet, associée à la tendresse, la douceur et à la maternité comme une nouvelle dualité en somme avec des forces opposées mais bien complémentaires. Parfois même, Bastet était représentée sous la forme d'une femme à tête de lionne, ce qui expliquerait alors que les chercheurs puissent avoir découverts la présence de momie de lions et ce parmi les chats !

 

Identifié alors à pharaon, Néfertoum pouvait :

  • Combattre les forces du mal,
  • ...
  • Atteindre les ennemis d'Osiris et ce en tant que divinités des heures à Dendara (ibid. en page 233).
  • ...
  • Lutter contre les influences néfastes et ce à travers cette purification apportée par les onguent.
  • ...
  • Se retourner même contre les défunts jugés mauvais, les fautifs en quelque sorte ("Livre pour Sortir au Jour", formule 17.).
  • ...
  • Représenté sous forme de gargouille, il canalisait les eaux de pluie tout en éliminant les influences séthiennes (ibid. en p 84 sq.).
  • ...
  • Même faire partie des assesseurs du tribunal qui jugeaient le défunt. ("Livre pour Sortir au Jour", formule 125.). Un aspect de Néfertoum qui fut étudié par J.F Borghouts.

 

Il se manifestait donc parfois sous cet aspect, celui d'un lion, ce redoutable gardien des frontières orientales de Kemet.

 

Lion albatre2Voici un très beau vase en albâtre.

Albâtre oriental venant probablement des carrières d'Hatnoub.

 

Néfertoum sous la forme de Mahes.

Le cartouche sur la poitrine indique les noms de Toutankhamon ainsi que celui de sa reine.

H = 60 cm

      l = 19.8 cm

Profondeur = 0.17 cm

Admirez ce génie Néfertoum, protecteur, sous la forme d'un lion.

Impressionnant ses 8 crocs en ivoire blanc.

Et que dire de cette langue qu'il projette ?

Voyez cette coiffure bien spécifique : elle représente en vérité un contenant des onguents.

Source

 

Notre netjer devait être un fin botaniste puisqu'il :

  • Élaborait des médicaments pour soigner.
  • Fabriquait aussi des onguents afin d'entretenir le corps, comme ici avec Toutankhamon.
  • Subvenait ainsi aux besoins des embaumeurs. Il veillait donc à la conservation des corps des défunts au moyen de ses onguents.
  • Éveillait les sens du défunt et ce grâce à son parfum de lotus très odorant.
  • ...

 

Et voici Néfertoum dans une chapelle à Abydos.

Nous voyons ici Néfertoum avec une tête de lion, surmontée par un faucon, il tient du reste un "Ouadjet".

Il fait partie d'une scène qui montre Séthi I offrant de l'encens à plusieurs divinités sur le mur nord de cette belle chapelle que vous pouvez admirer dans ce temple à Abydos. Néfertoum, à Memphis, était considéré comme le fils de la lionne-netjerout Sekhmet et par conséquent, il était parfois décrit comme la tête lion.

Le Temple de Sethôs à Abydos a été commencé par Séthi I et achevé par son fils Ramsès II dans le 13e siècle B.C.E.

© Paul Smit.

 

Et toujours au sein d'Abydos ...

Nous sommes maintenant à nouveau au sein du cycle solaire et même lunaire et ce dans cette superbe chapelle, celle de notre Néfertoum de Séthi I.

 

Voici en vérité la cinquième scène du registre supérieure nord :

 

Abydos

 

Séthi I fit des offrandes aux divinités et ce figurées au sein d'un naos :

  • Sokar,
  • Néfertoum,
  • Thot "qui est au-dessous de son moringa",
  • ...

 

Et que dire de cette fameuse triade de Memphis ?

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Plan de cette thématique ...

 

La triade de Memphis ...

Nous sommes bien au sud du Caire.

Au sein de cette capitale du premier nome, celui de la Muraille blanche, parmi la Basse-Égypte.

 

Au sein du Nouvel Empire, nos anciens y vénéraient ainsi  :

 

  • Le fils même de cette triade à savoir Néfertoum : la renaissance ...

 

  • Ptah : le père, la vie.

"Celui qui crée" démiurge de Memphis ...

 

  • La léonine Sekhmet : épouse, la mort.

Quant à l’apaisement de cette divinité fort dangereuse et les multiples moyens rituels mis en œuvre pour y parvenir comme par exemple l’icherou constituent bien une autre thématique. En témoignent le rituel du temple d’Edfou, ainsi que les innombrables statues léonines de la déesse, se prémunir des "calamités" (j“d.t) répandues par ses démons est une préoccupation permanente tout au long de l’année. Toutefois, la menace atteignit bien son paroxysme pendant la période cruciale marquant le passage d’une année à l’autre.

 

Christiane duquesne 1

© Christiane Duquesne

 

Parfois même ...

Néfertoum fut aussi considéré comme ayant été le fils de Basted. Les deux divinités tendaient à se confondre d'ailleurs ou alors à se montrer comme étant deux aspects bien complémentaires. Basted aurait été alors dans ce cas de figure la forme apaisée de la léonine Sekhmet. Placé ainsi sous le patronage de Basted Néfertoum aurait été bien plus apte que tout autre du reste à pouvoir contrer le mal répandu par Sekhmet.

Aussi ...

Les différentes personnes divines prenant un aspect tantôt apaisant, tantôt redoutable, sont caractérisées par les épithètes de fils de Sekhmet ou de Basted. Cela n'implique pas forcément une directe filiation mais davantage le fait que la divinité puisse assumer certains aspects.

 

Par dessus le marché voici en quelque sorte une belle dualité, Basted fut magnanime et Sekhmet répressive :

  • Sous la forme de Basted, la divinité apaisait, combattant les influences dangereuses. Coexistence oblige, sa gentillesse éventuelle n'annule pas pour autant son pouvoir sakhmien.
  • Sous la forme de Sekhmet, la déité combattait alors le mal par le mal.
  • ...
  • Ce fut ainsi qu'au sein de certains écrits nous pouvions distinguer Horus sous l'aspect tantôt de Sekhmet, tantôt de Basted : se référer P. Edwin Smith.

 

Et si nous nous référons maintenant à "l'enseignement loyaliste" de G. Posener, Genève, 1976 et ce en page 26 :

 

"C'est Basted protectrice des Deux pays ;

celui qui l'adore sera abrité par son bras.

C'est Sekhmet contre le violateur de son ordre ;

celui qu'il disgracie sera réduit à la mendicité"

 

La tradition la plus forte donne donc à Nefertoum, Ptah comme père et Sekhmet comme mère.

Il ne naquit pas de Râ.

De fait il fut l'un des nTr ayant participé à la création du monde.

Alors que le Noun dominait l'univers, au centre des Eaux primordiales flottait un lotus dont le bouton était fermé. Un éclair vint alors le frapper et en s'ouvrant il libéra Râ.

En vérité ...

Ce lotus n'était personne d'autre que Néfertoum, auquel on donna bientôt la titulature des parfums dans le panthéon.

Dualité oblige, aussi, paradoxalement à cette chaleurosité présumée, il fut aussi ce bourreau privant les hommes mauvais de la vie éternelle : sous les traits d'un homme jeune, portant sur la tête un lotus stylisé.

Adonc, ce fut plutôt à la triade qu'il formait avec Ptah et Sekhmet, ses parents, qu'un culte aurait a été voué. Nous les découvrons du reste dans le temple secondaire à la forme très particulière d'Abydos.

 

Et que dire de Bubastis ?

Néfertoum y fut alors considéré comme le fils de Basted.

Ne fut-il pas d'ailleurs une des sept flèches de Basted ?

 

Et que dire de Bouto ?

Néfertoum était bien ici l'enfant de la déesse Ouadjet.

 

Et que dire ...

Aussi, si par aventure, ...

Je vous ai intéressé ?


Alors @ bientôt.

 

Ob 7e8f3e ob 16217c ob 535271 ob 751bf1 ob 920c6

 

Aussi voici un proverbe bien moderne ...

"Ketyr el Bachnyn, Ketyr el Nil" : plus il y a de lotus, plus le Nil s'élève !

 

Lotus 1

 

Grâce à ses qualités, la fleur de l’Égypte ancienne est devenue un véritable symbole pour le soleil, pour l'éternité, pour la résurrection, pour ... :

 

71703276 2429029030675646 7520330535197999104 nL'Égypte vue de l'espace.

© Jessi Monti, sic : "vu ainsi on voit bien la forme du lotus du pays."

Égypte, voyagez dans le temps.

 

04 05 04 924x616 01 © MNHN – Françoise Bouazzat.

 

Nefertoum e3502 mp3h8834Néfertoum.

Statuette en faïence bleue et jaune de la Basse-Époque.

Le Louvre, Sully, Rez-de-chaussée, "Les dieux et la magie" et ce en Salle 18.
© Rama

 

Scarabee orne sur le plat d une fleur de lotus probablement xviiie dynastie steatite beige intact longueur 1 5 cm largeur 1 1 cmScarabée orné sur le plat d'une fleur de lotus.

Probablement de la 18e dynastie, stéatite beige.

Intact.

Longueur = 1,5 cm, Largeur = 1,1 cm.

Source

 

medinet_copte--125-.JPG

La barque Henou de Sokaris ...

Elle est posée sur une sorte de traineau.

Voyez en son centre une butte ...

Elle se situe au temple d'Hathor à Deir el-Medineh ...

Anty ne devait pas être bien loin même si finalement la fête de Sokar fut un symbole relatif à Néfertoum.

Source / Lien

 

Statuette du dieu nefertoum en argent basse epoque leyd

Statuette du netjer Nefertoum en argent.

Basse-Époque.

Leyde / Rijksmuseum van Oudheden. 

 

Pectoral de toutankhamon representant une barque en or et un disque lunaire en argent avec contrepoids et chaine

Voyez :

  • En haut de l'image, vous admirez des boutons de lotus.
  • Et, juste en dessous, la fleur de lotus.

Pectoral de Toutankhamon représentant une barque en or et un disque lunaire en argent avec contrepoids et chaîne.

Source

 

Tell el amarna egypt akhetaten

Sur le site d'Amarna. 

Pétrie fut le premier archéologue à creuser sur ce site en 1891 - 1927, assisté du jeune Howard Carter.

© www.ucl.ac.uk

 

Lotus bouquet and a purification vessel detail of a wall carving from the mastaba of ptahhotep and akhethotep old kingdom 5th dynasty ca 2494 2345 bce

Sic : "An offering bearer holding papyrus reeds, lotus bouquet and a purification vessel, detail of a wall carving from the Mastaba of Ptahhotep and Akhethotep. Old Kingdom, 5th Dynasty, ca. 2494-2345 BC
Note the two inverted hands, a sign that the scene takes place in the other world, the world of the dead."

© Marisa Ornella Ghillani

 

La stèle de Nehemes-Basted.

Voici le lotus au sein d'un très belle stèle, celle de Nehemes-Basted KV64.

Une chanteuse du nTr Amon-Râ ...

Nous sommes bien dans la Vallée des Rois

KV63 et KV64 sont les deux dernières demeures découvertes ici et ce après celle de Toutankhamon.

Et ce au sein d'un hypogée non royal, non décoré, ré-utilisé : daté initialement 400 ans plus tôt. Cette dernière demeure montre bien que la Vallée des Rois était également utilisée pour l'inhumation d'individus ordinaires, de prêtres de la 22e dynastie, ...

Des archéologues de l'Université de Bâle auraient donc retrouvé sa momie intacte : et selon Mohammed Ibrahim, son père serait probablement un grand prêtre de la même divinité. Son sarcophage en bois était peint en noir et décoré de textes hiéroglyphiques.

Nehemes Bastet joua sous la 22e dynastie, environ 945 à 712 B.C.E ...

© Professeure Susanne Bickel.

 

Perfume vase of king tutankhamun

Le vase à parfum du roi Toutankhamon avec le signe Sematawy.

Source

 

Les récipients de parfum étaient parfois sculptés en forme de félin, de véritables flacons de parfum contenant des lions. 

Des pommades contenant du lotus, de la myrrhe, du cumin et du genévrier à l’huile de moringa ont été utilisées pour maintenir les cheveux et le cuir chevelu en bon état. 

L’huile de lis était considérée par beaucoup comme le parfum égyptien. 

"On" disait que l'huile de lotus restaurait la bonne humeur lorsque son parfum était inhalé. Cléopâtre VII l'utilisa pour parfumer les voiles et les rideaux de sa barque royale. Elle était également connue pour ses bains quotidiens dans un bain de lotus.

 

5 nefertoum egypte basse epoque

nTr Néfertoum.

Basse-Époque.

LES COLLECTIONS   (© : Copyright Musée de Montgeron).

Source

 

78841815 2419706708152760 2651749573470453760 o

This is a pectoral with heart amulet,

an ornament or decoration worn on the chest.

Apart from the heart amulet in the middle two arms (ka-sign) are shown and lotus flowers.

It is made of polychrome faience.

The symbolic meaning is related to the regeneration, rebirth.

Date: New Kingdom, Dynasty 18-19, 1352–1186 B.C.
Source: MFA Boston

 

Lotus leaf capital of the hypostyle hall in the temple of khnum at esna egypt museum

Lotus-leaf capital of the hypostyle hall in the Temple of Khnum at Esna.
© Egypt Museum

 

Nous voyons ici notre déité un peu plus "complexe" que nous l'avions jusqu'ici supposé, voici en quelque sorte le domaine du syncrétisme :

 

Capture 30

Statuette en bronze de Néfertoum-Montou de la Basse-Époque.

Voici donc une statuette avec cette dualité celle de deux déités à savoir Néfertoum et de Montou,

seulement la tunique ne semble pas correspondre véritablement à Néfertoum.

Exposition Gerone.

 

Nous pouvons donc y observer :

  • Deux hautes plumes,
  • Un disque solaire,
  • Deux uræus.
  • Deux cavités, au front comme au menton. Uræus ? barbe ?
  • La main droite portant probablement ...
  • La main gauche au poing serré contre sa poitrine.
  • Le pied gauche est dans le sens de la marche.
  • ...

 

Ashraf labib zahran

Petit calice lotiforme de Bubastis ("Tell-Basta"), hauteur de 9,4 cm.

Nouvel Empire, 19e Dynastie.

La base de la coupe est décorée de motifs géométriques avec le cartouche de l'épouse de Seti II.

Maintenant, au Musée égyptien.

 

Horemheb sb 22

Néfertoum coiffé du nénuphar-lotus, hypogée de Horemheb,

18e dynastie, Nouvel Empire, Thèbes, Égypte Ancienne.

© Osirisnet - © Thierry Benderitter

 

Im14

Comme tous les nejerou-enfants, Harsomtous est un nTr solaire.

Si l'on en croit la doctrine d'Hermopolis, le soleil a surgi du lotus primordial sous la forme d'un enfant. 

"C'est sous cette apparence, mais avec une tête de faucon,

qu'Harsomtous représente le soleil pendant les premières heures de sa course autour de la terre."

Célébré lors des rites agraires et des fêtes lunaires. Il protège également des animaux dangereux.

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

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Plan de cette thématique ...

 

  • Sources ...

 

Jean-Louis Podvin, L'Égypte ancienne, Paris, Ellipses, 2009.  

 

L’architecture métaphysique des anciens Égyptiens de Moustafa Gadalla.

 

Les Dieux de l'Égypte - l'un et le multiple - Erik Hornung - Champs-Flammarion.


L. Kákosy (1980), "A Memphite Triad", JEA 66, en pages 48 à 53.

 

The Inclusion of the Lotus, the Papyrus of Ani, Egyptian Book of the Dead.

 

Khattab H., 2002. "Le lotus bleu", in Wozny D. & I. Simones (dir.), Parfums et cosmétiques dans l’Égypte ancienne, catalogue de l’exposition itinérante entre le Caire, Paris et Marseille, esig.

 

Pline l’Ancien, 1956. Histoire naturelle, traduit par Ernout A., Paris, Les Belles Lettres, coll. "Collection des universités de France", livres XII et XIII.

 

"On respire l’odeur du Zéphyr"

 

Herbiers ...

 

L'Herbier du Muséum, l’Aventure d’une collection, Coédition Artlys/Muséum national d’Histoire naturelle :

Herbier museum

 

Apophtegme ...

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Plan de cette thématique ...

Ceci juste pour autoriser et provoquer d'autres pensées.

Aucune prétention ...

Ne prétend pas tout dire ...   

 

"LA GENTILLESSE DANS LES MOTS

SUSCITE LA CONFIANCE,

LA GENTILLESSE DANS LA PENSÉE

CRÉÉ LA PROFONDEUR,

LA GENTILLESSE DANS LES ACTES

ENGENDRE L'AMOUR."

Lao-Tseu

Aussi :

Il est bien temps maintenant de prendre soin de vous !

 

Puissiez-vous avoir

la longue vie

du héron-bénou.

 

Lotus cieling inside Marta palace, Thanjavur, India.

Lotus cieling inside Marta palace, Thanjavur, India.

© Abdelhamed Ali.

 

Clé de VIE
 

 

Fils de Râ, seigneur des Deux Terres, Aimé, doué de vie, comme Râ, à jamais.

 

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