Coulee de bitume au sein de la mer morte israel

Couleurs...

ânkh ...

"Vivre" …

"La vie" … http://www.aime-jeanclaude-free.com/

 

La symbolique des couleurs varie en fonction du lieu et de l'époque comme vous savez.

Dans l'ancienne Égypte, le noir était une couleur positive, puisqu'elle évoquait la terre riche et fertile.

De même, les netjerou(t) associé(e)s à la végétation ont généralement la peau verte, bleue ou noire).

Alors que le rouge rappelait la terre stérile du désert, domaine de Seth. Par extension, les cheveux ''rouges'' devaient donc porter malheur.

Ils ne faut cependant pas généraliser, Seth avait aussi des aspects positifs :

  • Il était le bras armé de Râ, celui qui le protégeait du serpent Apophis, incarnation du Chaos ; dans le mythe du dieu de la mer, c'est lui qui sauve l’Égypte lorsqu'un dieu étranger venu de la mer menace de la recouvrir sous les flots.
  • En outre, les hommes roux n'étaient pas forcément si mal vus.
  • Ramsès II, l'un des plus grands pharaons de toute l'histoire de l’Égypte, avait les cheveux roux, comme l'a confirmé l'examen de sa momie.
  • Par ailleurs, son père, Séthi I, tirait son nom du netjer Seth : alors, peut-être pas si mal vu.

En plus de cela :

Les Égyptiens n'étaient pas les seuls à ne pas aimer les roux : dans le monde judéo-chrétien, le rouge étant la couleur du diable, Judas était censé être roux. aussi, si cela peut consoler les roux, il y a des civilisations antiques dans lesquels ils n'étaient pas mal vus : dans la mythologie gréco-latine, Achille, le plus grand de tous les héros, et son fils Néoptolème étaient surnommés ''Pyrrhos'' (ou Pyrrhus en latin), qui renvoie au mot grec signifiant ''feu'', à cause de la couleur de cheveux du héros (roux ou blond vénitien).

 

 
Jean daniel hercey

Qu'appelle-t-on bleu Égyptien, cette fritte de bleu égyptien ? Une phase vitreuse avec une cristallisation ? Un matériau céramique ?

Par Le 23/11/2020

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"Vivre" …

 

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"Vivre, c'est naître lentement."

Une citation d'Antoine de Saint-Exupéry.

 

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⇒ Pour l'élite pharaonique, la couleur était la vie.

Ainsi, le sculpteur fut dénommé "séankh" / "celui qui donne la vie".

Nonobstant ...

Il ne devait pas donner la vie simplement en extrayant une figure d’un bloc de pierre ou d’un morceau de bois ! Il devait ajouter à la sculpture une dernière étape essentielle, les couleurs, donnant ainsi l’apparence de la vie et qui de fait l’animait : les "scribes du contour" avec l’aspect sacré de ce qu’ils devaient rendre magiquement vivant.

 

⇒ Pour l'admirateur moderne que nous sommes, la teinte est porteuse de vie aussi.

Même si d'aventure, nous sommes parfaitement conscients que ce paradigme fut bien encodé et ce jusque dans ses couleurs !

  • Le vert symbolisait la régénération,
  • Le noir la terre fertile, une "poudre pour rendre l’œil expressif",
  • Le bleu, le Nil, le ciel, où se trouve d’ailleurs un Nil céleste peuplé d’étoiles jaunes à cinq branches qui sont sans doute des étoiles de mer.
  • ... Les "fresques" qu'ils nous ont laissés font rêver, paradoxalement au fait qu'ils possédaient un nombre limité de pigments autant du reste quant aux moyens utilisés.

 

Cependant longtemps ...

L’homme n’a pas su fabriquer cette couleur bleue, elle fut même absente des peintures rupestres.

 

Ce sont bien les Égyptiens anciens qui,

les premiers,

auraient réussi à la produire

et ce sous la forme

d’un pigment artificiel.

 

Voici donc le "bleu égyptien" ...

Il fut certainement "le premier pigment" créé par l’homme, il y a cinq millénaires en Égypte et en Mésopotamie. Il a longtemps fait l’objet d’un monopole ainsi que d’un commerce prospère et ce dans le bassin méditerranéen.

Depuis la préhistoire jusqu'au Moyen Age ...

  • Ainsi dans les peintures préhistoriques, le bleu manquait car il y avait fort peu de minéraux bleus et ceux qui le furent étaient chimiquement instables ou bien trop difficiles à utiliser.
  • Les premières preuves de l'utilisation du bleu égyptien se trouvent au sein de la quatrième dynastie (vers 2575-2467 B.C.E). Il apparaît alors sur des sculptures en calcaire, ainsi que sous la forme d'une variété de joints cylindriques et de perles.
  • Au Moyen-Empire (2050-1652 B.C.E), il a continué à être utilisé comme pigment dans la décoration des hypogées, des peintures murales, des meubles et des statues,
  • Quant au Nouvel Empire (1570-1070 B.C.E) il a commencé à être plus largement utilisé et ce dans la production de nombreux objets.
  • De plus se fut un produit qui connut une grande diffusion à l’époque romaine.

 

Rouge,

Jaune,

Vert,

Marron,

Noir,

Et blanc.

Seul manquait le bleu !

Et ce pour une simple explication visiblement, il n’existait que très peu de minéraux bleus !

De plus …

Réduits en poudre, rares furent ceux qui semblaient conserver un pouvoir colorant. De ce fait, il apparaît que les peintres devaient disposer d’une "pauvre palette" de nuances. Des pigments noirs, bruns, jaunes et rouges peuvent être trouvés, extraits des minerais ou des sols, de telle sorte que ces couleurs furent certainement considérées communes, et bien pauvre et ce pour représenter leurs divinités.

Le bleu fut rare, cher, précieux, divin ...

Nous examinerons donc ici comment l'Égyptien ancien a pu obtenir un pigment bleu qui ne s'est pas dégradé avec le temps, tant divin il fut !

 

Ainsi les artisans du bassin méditerranéen furent amenés à élaborer un pigment : le "bleu égyptien".

Nomenclature qui date visiblement de l'année 1830 par Jean-François Léonor Mérimée et ce au sein d'un traité quant à la peinture à l'huile.

Il fut comme vous savez le père de l’écrivain Prosper Mérimée ...

 

Ainsi :

  • En quoi consiste le bleu égyptien ?
  • Quand ce premier pigment synthétique a-t-il commencé à être fabriqué ?
  • Comment ?
  • Où son emploi s’était-il diffusé ?
  • Pourquoi le bleu était-il considéré comme si important ?
  • D’où viennent leur bleu ?
  • Pourquoi une teinte aussi innovante a-t-elle disparu ?
  • ...

N’oubliez jamais, l’archéologie n’est pas une science exacte :

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 Photos de différents échantillons de bleu égyptien provenant de Pompéi (L. C.).

 

Le bleu égyptien selon Lécrivain en 1987 :

Il répond parfaitement à la définition actuelle d'un matériau céramique : un matériau solide constitué de cristaux anhydres cristallisés, éventuellement associé à une phase vitreuse, formé par synthèse et consolidé à haute température.

irtyu

Silicate de cuivre calcique ; "khesbedjiryt" signifie "lapis-lazuli fabriqué", il formait alors un substitut du lapis, une pierre précieuse ... 

"Fabriqué" ...

L’esthétique de la technè ...

Et que dire des progrès techniques qui l'ont fait advenir sous cette forme ?

 

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Synthétisons un peu ce long cheminement historique :

  • Il est prouvé que notre pigment coloré fut usité par "nos" anciens Égyptiens dès 2600 B.C.E. et est devenu ce colorant bleu primaire utilisé dans la Kemet ancienne et ce jusqu'à travers les périodes romaines de l’Égypte (vers 30-395 EC)
  • En dehors de ce pays baigné des dieux, le bleu égyptien apparaît dans les incrustations mésopotamiennes du milieu du 3e millénaire B.C.E. 
  • Par la suite il a continué à être produit dans tout l’ancien Proche-Orient et méditerranée à travers le 4ème siècle C.E et apparaît alors dans les peintures murales à Pompéi. 
  • Au 9ème siècle CE, les instructions pour faire le bleu égyptien auraient visiblement été perdues ou oubliées. 
  • Le pigment fut ensuite tombé hors d’usage et de production jusqu’aux années 1800, quand les scientifiques ont déterminé sa composition en étudiant des exemples connus.

 

→  Les Égyptien ont modelé et moulé de petits objets en "bleu Egyptien" et pas que ...

 

→  Du bleu, du bleu, ... et encore du bleu !

 

→  Le "bleu Égyptien" ...

 

La fritte émaillée et la faïence égyptienne ...

 

Le bleu égyptien, fut une matière parfaitement artificielle.

 

Quant à sa teinte ...

 

L’invisible qui devient visible ...

 

Le crottin d'âne fut peut-être un excellent accélérant pour la combustion !

 

Etudes scientifiques ...

 

 

Partons maintenant vers le règne d'Aménophis III ...

 

→  Une anecdote peut-être et ce dans une église de Barcelone ?

 

  Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

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The ‘Ankh’ (Life) on the 'neb’-basket,

flanked by two 'Uas’-scepters (symbol of Power and Dominion).
Glass inlay
(1.7x1cm), 100 BCE–100 CE;

now in the Metropolitan Museum …

Restauration cercueil egyptien mbalyon 13

Un élément de cette “forêt de symboles”, la sémiologie de la couleur, le noir en Égypte ancienne.

Par Le 28/12/2016

 

Ankh hiero 1

ânkh, un symbole bien ancré dans l'Histoire de Kemet.

https://www.aime-jeanclaude-free.com/

Logopdf

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Parfois …

Un symbole peut tout changer.

Et que dire de cette symbolique des couleurs ?

 

Elle variait en fonction du lieu géographique, de l'ère considérée, ...

Aussi ...

Au sein de l'ancienne Kemet, le noir, sujet de notre thématique, fut une couleur dés plus positive.

Évoquant cette terre riche et fertile avec les netjerou(t) associés à la végétation. Généralement ils avaient la peau verte, bleue voir même noire.
 

La couleur noire …

Elle ne signifiait ni la mort, ni le deuil en Égypte ancienne.

Elle symbolisait la fertilité.

 

Et si nous concevions le noir de la nuit comme pouvant permettre à la déité Nout d’avoir pu  régénérer le soleil et ce bien avant de donner naissance à l'aurore.

De la même façon, imaginons cette belle terre noire …

Gorgée des alluvions du Nil, du limon et qui était parée à recevoir dans ses entrailles les semailles. A permettre en fin de compte l’apparition de cette extraordinaire germination et ce afin d’engendrer une nouvelle moisson.

 

Hb 26 7 1294

Voici une palette sculptée en un seul morceau, en ivoire.

Elle fut teintée comme vous pouvez le constater de rouge, noire, ...

Bien visible, un cartouche ovale, celui d'Amenhotep III, Nebmaatre, avec l'épithète "Bien-aimé de Râ."

Probably from Upper Egypt, Thebes.

Edward S. Harkness Gift, 1926.

 

Nous pouvons remarquer six puits ovales contenant encore des pigments :

  • Bleu,
  • Vert,
  • Brun (?),
  • Jaune,
  • Rouge
  • Et bien sûr le noir d'aujourd'hui.

 

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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 26

Une étude concernant les pigments anciens.

Craie blanche, rouge et jaune ocre.

 Libyan Desert Glass area.

© Wadi Abou el Melik / Lien

 

Des couleurs bien symboliques ...

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"L'Harmonie du monde, anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l'Egypte ancienne" édition Menaibuc, 2000.

 

Une peinture qui était éminemment symbolique, avec cette polychromie dans "l'art égyptien", très codifiée :

  • Le rouge,
  • Le noir,
  • Le vert,

 

L' "art pour l'art" au sein de cette Égypte ancienne n'existait pas véritablement, du moins comme nous l'entendons aujourd'hui ! L’ensemble des œuvres créées le fut dans un objectif d’une praticité certaine comme :

  • Maintenir la grandeur et la félicité de Kemet,
  • La stabilité et la pérennité de cette civilisation pharaonique,
  • ... Alors le beau avait-il véritablement une valeur en lui-même, autre évidemment que celui de plaire aux netjerou(t) ? N’oublions pas la magie, elle devait avoir une place essentielle à ce moment-là, se trouvant ancrée dans bien des symboles ! Toutes ses couleurs devaient avoir des significations bien particulières ! Aussi, pouvons-nous connaître davantage le paradigme des déités si nous nous investissons de cette symbolique, c'est-à-dire de celle qui se réfère aux choix de leurs propres teintes de prédilection.

 

Significations bien précises et parfaitement indépendantes vis-à-vis de leur valeur esthétique.

Aussi devaient-elles forcément jouer un rôle essentiel sur le psychisme du peuple. Pour cela, souvenez-vous de la cosmétologie égyptienne antique. Elle n'était pas simplement considérée à la manière d'une "simple parure". Les couleurs des fards par exemple possédaient des valeurs évidemment esthétiques, mais sans aucun doute également thérapeutiques, symboliques, rituels, sacrées, ...

Cela nous révèle finalement des liens entre la technique et la symbolique.

Nous pénétrons ainsi au sein de la sensibilité sociale de nos anciens. Aussi, je vous invite à contempler les belles couleurs qui nous viennent du tréfonds de notre propre passé.

 

"Parmi tous les systèmes d'écriture au monde,

l'écriture hiéroglyphique est unique

 grâce à la possibilité supplémentaire qu'elle offre de différencier les signes par les couleurs.

Ainsi,

l'homme est de couleur rouge,

 la femme de couleur jaune,

une convention que l'on retrouve également dans le domaine des arts plastiques de l'Egypte ancienne.

L'écriture égyptienne met ainsi en évidence sa filiation avec l'art.

 En principe,

à chaque signe correspond aussi, à côté de la forme fixée, une couleur déterminée"

Erik Hornung.

 "L'esprit du temps des Pharaons".

 

Nous pouvons même pousser notre questionnement jusqu'à nous demander si nos anciens avaient cette habitude, celle de peindre rituellement leur corps ? 

Non pas dans un quelconque rituel de dévotion Séthien, ou autre d'ailleurs, mais davantage au sein d'un rite pastoral.

 

Kushites bringing gold to egypt tomb of viceroy huy thebes

Le noir, fut-elle cette couleur invisible tant elle était présente le limon, ... ?

Kushites bringing gold to Kemet.

Hypogée of Viceroy Huy.

Thebes.

Source

 

Serge Sauneron fut-il abscons lorsqu'il s'interrogea ainsi ?

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"La lumière,

pour les Égyptiens,

est une pluie de petites particules lumineuses (photons),
comparable à la fine poussière qui sort d'un tamis
(nkr)"

 

Les Kmtyw pouvaient-ils véritablement concevoir la lumière et ce à la manière d'un faisceau d'ondes ?

Les vibrations se propageant dans l'espace ... ?

Permettez-moi d'en douter quelque peu.

 

Pouvaient-ils véritablement concevoir quelques corrélations entre :

  • La lumière,
  • Et la couleur ? Cette dernière fut en tout cas considérée primordiale dans cette antiquité. Pouvait-elle alors être intégrée au vivant puisque en relation avec la nature ?

 

"Youn" ne signifiait-il pas en même temps :

  • Couleur ?
  • Et "Caractère d'un être humain" ? N'était-elle pas, elle aussi, empreinte de puissance ?

 

Quelques graphies concernant les couleurs ...

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Et comme vous savez ...

Un même mot pouvait avoir au sein de cette écriture hiéroglyphique maintes graphies.

 

Ainsi :

  • iwn ...

Cela représentait bien l'essentiel de la graphie.

Pouvant être interprété comme étant la "Couleur" comme d'ailleurs la "Nature", ...

 

Iwn

 

Aussi vous voyez :

→ Du "roseau",

→ Du "cheveu",

→ Une ondulation rapide,

→ Un pinceau.

 

  • irtyw ...

Cela peut-être transcrit comme "couleur", en nom ...

Et "bleu", en adjectif ...

 

Irtyw          ou        Irtyw2

 

Au sein de la 4e dynastie ...

2 613 à 2 494 B.C.E ...

Les chercheurs auraient découverts des traces de pigment bleu, le fameux "bleu égyptien" : certainement la première couleur synthétique ! Ceci pourrait fort bien expliquer cette double signification quant à la graphie irtyw.

 
  •  drwy ...

"Couleur",

"Peinture",

"Mur". Cette troisième graphie est cependant bien plus incertaine.

 

Drwy

 

  • ...

 

Les pigments dans l'Égypte antique ...

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Nos A.E usaient donc de minéraux disponibles au sein même de leur territoire. Seulement leur technique se trouve aujourd'hui quelque peu perdu. Certaines recherches sur des pains de pigments ont permis aux chercheurs de redécouvrir une "certaine méthodologie".

 

Comme la cuisson :

  • D’un mélange de silicium,
  • De calcium,
  • Et de cuivre avec ce fondant sodique bien connu des prêtres réalisant les momifications et ce afin d'en obtenir du vert comme du bleu.

 

Aussi au sein de la 5e dynastie, les artisans de Kemet utilisaient pas moins de sept couleurs :

  • Le jaune,
  • Le rouge,
  • Le bleu,
  • Le marron,
  • Le noir,
  • Le vert,
  • Le blanc.

 

Aussi, au sein de la 18e dynastie apparurent :

  • Trois jaunes,
  • Trois couleurs brunes,
  • Deux bleus,
  • Et deux verts... Ils obtinrent ainsi environ dix-sept teintes différentes.

 

La composition des couleurs principales était :

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  • Le blanc, le sulfate de calcium,
  • L'ocre jaune, le sulfate d'arsenic.
  • Le rouge foncé, l'oxyde de fer avec une petite quantité de sable.
  • Le rouge, l'ocre, le cinabre : selon Pline l'Ancien, le minerai de cinabre coûtait aussi cher que le bleu d’Alexandrie : 50 sesterces la livre i.e. 15 fois le prix de l’ocre rouge d’Afrique.
  • Le bleu, le lapis-lazuli pulvérisé, ou une classe plus chère obtenue à base de verre coloré avec du silicate de cuivre, puis dans la poussière.
  • Le rose, le sulfate de calcium coloré par une substance organique.
  • ...


Les pigments se mélangeaient :

  • Selon la nécessité du moment,
  • Avec de l'eau bien sûr,
  • De la gomme également : comme celle provenant de l'acacia par exemple. Cet ingrédient, avec le recul d'aujourd'hui semble avoir été très judicieux.
  • ...
  • Ils érigeaient donc des pigments naturels tout en ayant probablement su inventer le premier synthétique. Des extraits de terres de teintes différentes, une pâte de couleur, qu'ils mélangeaient avec du blanc d'œuf et les dissolvaient avec de l'eau pour pouvoir l'appliquer sur les murs, recouverts d'une couche de plâtre sec. Les travaux des artisans ont passé ainsi les millénaires. Gardant leur éclat et, en partie parfois, leur couleur originale ce qui nous laisse subodorer que les mélanges opérés devaient être élaborés, en tout cas travaillés, ...

 

Le vernis quant à lui, ne serait apparu que vers la 19e dynastie (?).

 

http://www.gzhphb.com/gpPic/600/0/mmbiz.qpic.cn/mmbiz/YXmibEdnBiaTGx1bcrPhFIgUb0D7TTku6JrG9m4UxjyLx7HVlvlHX7DLG6AzYn8sG7ibyfRj433esRf54AhhM6oHw/0?wx_fmt=png

Le bleu égyptien.
Le premier pigment synthétique, du silicate de cuivre et de calcium.

Il représente une étape importante dans le développement de la civilisation humaine

et

même de la chimie en quelque sorte. 

Source