Qu'appelle-t-on bleu Égyptien, la fritte de bleu égyptien ? Une phase vitreuse avec une cristallisation ? Un matériau céramique ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Pinceau en fibre de palme. 1 390 à 1 352 B.C.E, Thèbes. 18e dynastie, Amenhotep III.
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Je connais les secrets des hiéroglyphes ...
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Mitri a vécu pendant la cinquième dynastie et a servi son pharaon.
Peut-être Unas, vers 2400 B.C.E. Il a construit une grande tombe à l'angle sud-est de l'enceinte de la pyramide échelonnée, près de la chaussée du roi Unas.
Le sculpteur a entouré les yeux de cuivre et a utilisé de beaux cristaux de roche pour donner à Mitri un regard calme de gris profond. Les cristaux gris sont souvent bleus sur les photos. C'est un effet frappant §
Tableau d'écriture d'un apprenti scribe.
Première période intermédiaire Dynastie 11 ou avant, environ 2 030 B.C.E. Il ressort clairement des hiéroglyphes maladroitement formés et de leur espacement inégal que c'est l'œuvre d'un apprenti scribe qui pratiquait son écriture.
Le tableau d'écriture pourrait être utilisé encore et encore en grattant ou en essuyant l'encre et en ajoutant une nouvelle couche de blanc. Un autre tableau d'écriture de la collection montre les corrections faites à l'encre. Le Met New York.
Marie-Thé Perardelle.
Vallée des Nobles, TT69, tohypogée de Menna, "Scribe des champs du Seigneur du Double-Pays"
Les scribes contrôlent tout !
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
L’ensemble représente le hiéroglyphe du mot « scribe »
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant la palette du scribe (et par extension, celui-ci).
Montrer du respect ... t(w)r,
'tour',
"montrer du respect" ...
En Égypte ancienne, il était indispensable de montrer du respect envers le roi et les dieux d'abord, mais aussi envers ses supérieurs, ses parents ... Les Égyptiens adoraient hiérarchiser !
La première phrase entière découverte dans l’un des plus anciens alphabets connus parle de poux ! «Que cette défense éradique les poux des cheveux et de la barbe»: l’inscription en cananéen, qui figure sur un peigne découvert en Israël en 2016, remonte à plus de 3700 ans
⇒ Pour l'élite pharaonique, la couleur était la vie.
Ainsi, le sculpteur fut dénommé "séankh" / "celui qui donne la vie".
Nonobstant ...
Il ne devait pas donner la vie simplement en extrayant une figure d’un bloc de pierre ou d’un morceau de bois ! Il devait ajouter à la sculpture une dernière étape essentielle, les couleurs, donnant ainsi l’apparence de la vie et qui de fait l’animait : les "scribes du contour" avec l’aspect sacré de ce qu’ils devaient rendre magiquement vivant.
⇒ Pour l'admirateur moderne que nous sommes, la teinte est porteuse de vie aussi.
Même si d'aventure, nous sommes parfaitement conscients que ce paradigme fut bien encodé et ce jusque dans ses couleurs !
Le vert symbolisait la régénération,
Le noir la terre fertile, une "poudre pour rendre l’œil expressif",
Le bleu, le Nil, le ciel, où se trouve d’ailleurs un Nil céleste peuplé d’étoiles jaunes à cinq branches qui sont sans doute des étoiles de mer.
... Les "fresques" qu'ils nous ont laissés font rêver, paradoxalement au fait qu'ils possédaient un nombre limité de pigments autant du reste quant aux moyens utilisés.
Cependant longtemps ...
L’homme n’a pas su fabriquer cette couleur bleue, elle fut même absente des peintures rupestres.
Ce sont bien les Égyptiens anciens qui,
les premiers,
auraient réussi à la produire
et ce sous la forme
d’un pigment artificiel.
Voici donc le "bleu égyptien" ...
Il fut certainement "le premier pigment" créé par l’homme, il y a cinq millénaires en Égypte et en Mésopotamie. Il a longtemps fait l’objet d’un monopole ainsi que d’un commerce prospère et ce dans le bassin méditerranéen.
Depuis la préhistoire jusqu'au Moyen Age ...
Ainsi dans les peintures préhistoriques, le bleu manquait car il y avait fort peu de minéraux bleus et ceux qui le furent étaient chimiquement instables ou bien trop difficiles à utiliser.
Les premières preuves de l'utilisation du bleu égyptien se trouvent au sein de la quatrième dynastie (vers 2575-2467 B.C.E). Il apparaît alors sur des sculptures en calcaire, ainsi que sous la forme d'une variété de joints cylindriques et de perles.
Au Moyen-Empire (2050-1652 B.C.E), il a continué à être utilisé comme pigment dans la décoration des hypogées, des peintures murales, des meubles et des statues,
Quant au Nouvel Empire (1570-1070 B.C.E) il a commencé à être plus largement utilisé et ce dans la production de nombreux objets.
De plus se fut un produit qui connut une grande diffusion à l’époque romaine.
Et ce pour une simple explication visiblement, il n’existait que très peu de minéraux bleus !
De plus …
Réduits en poudre, rares furent ceux qui semblaient conserver un pouvoir colorant. De ce fait, il apparaît que les peintres devaient disposer d’une "pauvre palette" de nuances. Des pigments noirs, bruns, jaunes et rouges peuvent être trouvés, extraits des minerais ou des sols, de telle sorte que ces couleurs furent certainement considérées communes, et bien pauvre et ce pour représenter leurs divinités.
Le bleu fut rare, cher, précieux, divin ...
Nous examinerons donc ici comment l'Égyptien ancien a pu obtenir un pigment bleu qui ne s'est pas dégradé avec le temps, tant divin il fut !
Ainsi les artisans du bassin méditerranéen furent amenés à élaborer un pigment : le "bleu égyptien".
Nomenclature qui date visiblement de l'année 1830 par Jean-François Léonor Mériméeet ce au sein d'un traité quant à la peinture à l'huile.
Il fut comme vous savez le père de l’écrivain Prosper Mérimée ...
Ainsi :
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand ce premier pigment synthétique a-t-il commencé à être fabriqué ?
Comment ?
Où son emploi s’était-il diffusé ?
Pourquoi le bleu était-il considéré comme si important ?
D’où viennent leur bleu ?
Pourquoi une teinte aussi innovante a-t-elle disparu ?
...
N’oubliez jamais, l’archéologie n’est pas une science exacte :
Il répond parfaitement à la définition actuelle d'un matériau céramique : un matériau solide constitué de cristaux anhydres cristallisés, éventuellement associé à une phase vitreuse, formé par synthèse et consolidé à haute température.
irtyu
Silicate de cuivre calcique ; "khesbedjiryt" signifie "lapis-lazuli fabriqué", il formait alors un substitut du lapis, une pierre précieuse ...
"Fabriqué" ...
L’esthétique de la technè ...
Et que dire des progrès techniques qui l'ont fait advenir sous cette forme ?
Synthétisons un peu ce long cheminement historique :
Il est prouvé que notre pigment coloré fut usité par "nos" anciens Égyptiens dès 2600 B.C.E. et est devenu ce colorant bleu primaire utilisé dans la Kemet ancienne et ce jusqu'à travers les périodes romaines de l’Égypte (vers 30-395 EC).
En dehors de ce pays baigné des dieux, le bleu égyptien apparaît dans les incrustations mésopotamiennes du milieu du 3e millénaire B.C.E.
Par la suite il a continué à être produit dans tout l’ancien Proche-Orient et méditerranée à travers le 4ème siècle C.E et apparaît alors dans les peintures murales à Pompéi.
Au 9ème siècle CE, les instructions pour faire le bleu égyptien auraient visiblement été perdues ou oubliées.
Le pigment fut ensuite tombé hors d’usage et de production jusqu’aux années 1800, quand les scientifiques ont déterminé sa composition en étudiant des exemples connus.
flanked by two 'Uas’-scepters(symbol of Power and Dominion).
Glass inlay (1.7x1cm), 100 BCE–100 CE;
now in the Metropolitan Museum …
"On a évalué à quelque 1 400 kilos la quantité de pigment bleu nécessaire à la décoration d’un temple pharaonique.
Comment les Égyptiens parvinrent-ils à s’en procurer en si grandes quantités ?
En fabriquant le premier pigment synthétique de l’histoire humaine, dont la plus ancienne trace a été retrouvée à Nekhen (Haute-Égypte) et remonte à 3 250 ans B.C.E.
Depuis la plus haute Antiquité,
les habitants de la vallée du Nil furent de grands amateurs de pierres,
et plus spécialement de lapis-lazuli,
qui,
avec ses cristaux de pyrite, leur évoquait le ciel nocturne.
Mais celui-ci étant rare, car venant d’Afghanistan, ils cherchèrent dès le 4e millénaire à imiter ce bleu intense dans leurs peintures.
Les chimistes des temples réussirent à synthétiser un pigment de cette couleur à partir
de minerai de cuivre, de sable calcaire et de natron, un mélange naturel de sels.
Leurs techniques de fabrication ont été décrites par les auteurs latins Pline et Vitruve,
initiés à Alexandrie,
bien qu’elle fût gardée secrète par les Égyptiens."
D'ailleurs, ils l'employèrent partout ce fameux bleu :
Les stèles,
L'art glyptique,
Ornementation des vases,
Les papyrus,
Les sarcophages,
Les peinture muraleset ce visiblement à partir de la 4e dynastie et ce jusqu'au Moyen Age : elle est du reste l'unique pigment bleu !
Des objets divers :
Scarabées,
Sceaux,
Statuettes,
Vases, ..., ont été façonnés en bleu égyptien massif, à ne pas confondre d'ailleurs avec les vases glaçures dénommés "faïence" égyptienne.
Les décors des temples étaient tous parés du célèbre "bleu égyptien", dont le nom se traduisait à peu près ainsi : "Lapilazuli fabriqué".
...
La dernière attestation de son utilisation remonterait au 9e siècle de notre ère, au sein d'un église celle de San Clémente de Rome (Lazzarini 1982).
Il fut utilisé pendant toute l'antiquité ...
Les romains quant à eux l’ont surtout utilisé sous la nomenclature de caeruleum. C’est d’ailleurs grâce à Vitruve notamment que nous connaissons la recette de fabrication. Les chercheurs ont même retrouvé du bleu égyptien au fond d’un pot et ce sur le site de Pompéi.
Le consensus actuel est que nos anciens égyptiens auraient alors cherché à le substituer et ce pour la décoration pariétale, une teinte bleue égalant celle du Lapis-Lazulis, minerais dont sa rareté le réservait à la bijouterie.
C’est une pierre qui lorsqu’elle est pure peut s’utiliser simplement broyée très finement en adjoignant, en fin de broyage, un alcalin gras léger (lessive).
Elle est composée de différent minéraux : la lazurite (responsable de sa couleur), la calcite et la pyrite de fer.
A sample from the Sar-i Sang mine in Afghanistan,
where lapis lazulihas been mined since the 7th Millennium BC.
Les Égyptiens lui ont donc préféré en fait un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agit probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte à la 4e dynastie ...
La poudre de Lapis-Lazulis donne donc "un bleu".
En fait ...
Elle ne fournit qu’une poudre d'un bleu-gris pâle, inutilisable comme pigment perdant de sa beauté initiale.
Il existe bien une technique qui permet d’extraire le minéral bleu (la lazurite) de cette poudre afin d'obtenir un pigment utilisable, l’outremer. Nonobstant, il semble qu’elle n’ait été mise au point que vers le 2e siècle B.C.E et ce au Turkménistan. Elle semble alors n'atteindre l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle !
Le nom de bleu outremer vient de la provenance même du lapis-lazuli : outre la mer.
Il ne semble pas d'ailleurs que son usage fut très répandu dans le monde égyptien ou romain, la fritte d’Alexandrie(bleu égyptien) lui faisait grande concurrence d’autant qu’il était plus abondamment disponible et meilleur marché.
Théophraste et Pline le cite pourtant comme pigment, sous les noms, pour l’un de "kyanos" (*) et pour l’autre de "cæruleum scythicum".
(*) D’après la description qu’en fait Théophraste cela pourrait aussi correspondre au bleu égyptien. Il dit que ce pigment fut découvert par un souverain et mis au point à Alexandrie (Vitruve reprendra l’anecdote.).
Depuis plus de 6 000 ans ...
Les montagnes d'Afghanistan cachent l'un des trésors les plus prisés au monde : Lapis Lazuli ...
Des mines robustes Sar-e Sang au Badakhshan est apparue cette pierre bleue semi précieuse ...
La source du pigment ultramarin !
C'est plus qu'un simple bijou, c'est devenu un symbole de pouvoir, de spiritualité et de beauté.
Égypte ancienne ...
Mésopotamie ... et au-delà des lapis réservés à la royauté, aux prêtres et au divin.
Il ornait le masque funéraire de Toutankhamon, et des siècles plus tard, son pigment en poudre a créé le bleu ultramarin radieux des chefs-d'œuvre de la Renaissance.
Échangé sur de grands itinéraires ...
Le lapis est devenu connu sous le nom d'or bleu, un fil scintillant reliant empires, art, foi, ...
Avec cette possibilité d'en trouver dans le Sinaï, le désert oriental.
→ Et voici le légendairebleu égyptien, synthétique quant à lui !
La littérature classique et archéologique mentionne :
Kyanos,
Caeruleum,
Bleu vestorien,
Bleu de Pouzolle,
Bleu Pompéen,
Hsbt iryt / Lapis-Lazuli fabriqué,
PB31,
... Ces différentes appellations qualifient toutes une seule et même réalité, le bleu égyptien, pigment synthétique et donc, crée par l’Homme ancien !
Dans la langue égyptienne antique ...
Il était donc connu sous le nom de hsbd-iryt, ce qui signifie lapis-lazuli artificiel / fabriqué, révélateur de l'obsession des anciens pour cette pierre précieuse.
Ce pigment semble lié à l'industrie du verre et aux glaçures des céramiques et n’a jamais été obtenu indépendamment.
→ La turquoise ...
Pierre opaque, elle fait partie de la classe des minéraux bleu-vert composée de phosphates-cuivre-aluminium.
L’aspect semi-opaque et la couleur bleue de la pierre turquoise sont surtout dus à la quantité de cuivre qu’elle contient, cependant, la turquoise d'Égypte était plus verte, très nettement reconnaissable et provenait du Sinaï.
Le gisement de turquoise en Égypte a été exploité pour la réalisation des plus belles parures des pharaons et des reines depuis la troisième dynastie voire les incrustations de turquoises sur les masques funéraires et autres parures magnifiques de Ramsès, Toutankhamon, ... tout comme certains objets de culte dans la chambre funéraire de la pyramide du Roi Djoser.
Il offre donc en effet l'aspect de la fritte, mais sa composition en est bien différente.
Il s'agit en fait d'un composécristallin de synthèse obtenu par fusion de :
Cuivre, il est ce minéral qui semble dominer en cet âge du bronze.
Au 3 et 2e millénaire B.C.E ...
Il devait être "facile" de se le procurer sous forme par exemple de scories, ... Les chercheurs semblent déduire ce réemploi de la présence d'étain et de plomb, minerais qui entrent dans les alliances cuivreuses.
Sable siliceux,
Sodium ou potassium.
...
Sic : " Le premier pigment de synthèse, le fameux "bleu égyptien",
ici retrouvé tel quel dans son contenant à Pompéi.
Ce pigment était fabriqué en faisant fondre du sable siliceux,
associé à du minerai de cuivre et de la roche calcaire, constituant une pâte de verre bleue,
qui est ensuite réduite en poudre et dont la composition chimique résultante en est CuCaSi4O10."
Une fritte est un matériau céramique qui a été fondu pour former un verre, trempé et granulé. Les frittes sont importantes dans la fabrication des émaux et des émaux céramiques.
Quant à la faïence siliceuse ...
Les ingrédients ne furent ni rares ni même précieux.
C'est un "matériau à base de quartz en poudre recouvert d'un véritable revêtement vitreux, généralement dans un verre isotrope transparent bleu ou vert".
Tjehenet, il est bien distinct du pigment cristallin bleu égyptien .
Les matériaux manquent cependant de plasticité rendant certainement bien difficile sont élaboration au point que les chercheurs ont déjà observés des fissures, des craquelures, ...
Au cours du deuxième millénaire B.C.E, apparaissent des œuvres moulées !
Faïence égyptienne.
Middle Kingdom Dynasty: Dynasty 12 Reign: Senwosret I to Senwosret II
Nonobstant ...
Sa production nécessite une équipe très organisée ainsi que des artisans très spécialisés, héritant d'une dextérité d'antan.
En fait les pigments bleu et vert étaient synthétisés !
Cette révolution technologique manifeste parfaitement la maitrise que nos anciens avait :
Celle du maniement des matières premières,
Et que dire des connaissances "chimiques",
Ainsi que de leur dextérité dans la manipulation à hautes températures.
Aucune source directe d'époque pharaonique ne nous renseigne réellement sur :
Sur la naissance,
La technique,
Ou même sur la date.
Ce fut bien un pigment synthétique et de plus certainement le plus ancien qui soit ! Ce qui implique que cette couleur ne se trouve pas dans la nature à la manière du précieux lapis-lazuli.
De plus, cette teinte est devenue le colorant bleu primaire utilisé dans la Kemet ancienne à travers les périodes romaines de l’Égypte (vers 30-395 EC).
Aussi pourquoi une telle teinte, aussi innovante et unique, a-t-elle disparu ?
C’était certainement, en partie, à la suite de la chute de l’Empire romain ! (?). Les artisans égyptiens romanisés avaient tendance à utiliser plus de rouges, de jaunes et de blancs ...
et le processus de soufflage de verre est représenté, au cours de son règne, dans les peintures de Beni Hassan,
de la même manière qu’il le sera sur les monuments plus tard,
dans les différentes parties de l'Égypte, à l'époque de la conquête perse.
La forme de la bouteille et l'utilisation de la canne sont indiquées sans équivoque ;
et la teinte verte de la matière en fusion,
extraite du feu,
prouve suffisamment l'intention de l'artiste."
John Gardner Wilkinson
⇒ Une matrice vitreuse, au sein de laquelle est dispersé un élément cristallin ayant un indice de réfraction bien différent de cette phase de "moulage".
Matériaux résultant d'un frittage.
Voici donc "un frittage" en phase liquide.
Mélange des poudres / décomposition des carbonates.
Attaque du quartz par les alcalins et formation de la phase vitreuse.
Germination-croissance des cristaux de cuprorivaïte(en grisé) (CuCaSi4O10)au sein de la phase vitreuse,
et préférentiellement en surface des grains de silice (Q).
Puis vient un solide obtenu par "figeage" de ce liquide.
Ne cristallisant pas au cours d'un refroidissement suffisamment rapide.
En fait ...
C'est bien un matériau hors équilibre, présentant un contenu d'énergie interne supérieur à celui des produits cristallisés correspondants, mais dont le retour à une situation d'équilibre stable, c'est-à-dire la cristallisation, ne peut se faire même après des durées considérables !
Synthèse du bleu égyptien(BE).
Principe du frittage réactif en phases solides d'un mélange de poudre d'oxydes de cuivre (CuO), de chaux (CaO) et de quartz Q.
Notez les zones de contact par lesquelles se font les échanges diffusionnelles (b),qui se soudent par des collerettes.
Le matériau obtenu n'est homogène qu'au bout d'un temps infini.
Contrairement au cas précédent, il est faiblement consolidé.
Voici quatre "boulettes" de bleu égyptien d'époque romaine IIe-IIIe siècle.
Ce pigment était utilisé pour colorer de bleu les enduits muraux.
La Tête d’Or, Bassing (Moselle), 2008.
"C'est ainsi que les archéologues de l’Inrap ont retrouvé de petites boulettes de bleu égyptien dans le comblement d'un fossé d'enclos à Bassing, sur le site d'une villa gallo-romaine. Cette découverte suggère que la fastueuse demeure mosellane était ornée de peintures."
Ainsi,les composants de base furent finement broyés, ..., un fondant sodique, un minerai de cuivre, du sable siliceux, des roches calcaires :
Mélangés à de l'eau, des "boulettes" comme ci-dessus furent alors façonnées.
→ Les chercheurs supposent même que la ferraille de bronze était la principale source de cuivre, car de l'étain a été trouvé dans certains échantillons de bleu égyptien.
Mises à sécher.
Placées au sein du four(de potier ?)en atmosphère oxydante, entre 870° et 1100°C.
→ En fait c'est une cuisson en phase clos dont la température doit être maintenue à "1080°C" pendant 24H à 48H : nos anciens devaient visiblement maîtriser l’art du feu, à la base de cet art de la céramique.
→ Il y a alors synthèse à l'état solide du pigment bleu (cuprorivaïte), en une sorte de glaçure.
→ La silice fusionne alors afin d'élaborer une base de verre dans laquelle les sels de cuivre et de calcium sont en suspension, connue sous le nom de fritte de verre : chimiquement très stable en milieu acides et alcalines, ce qui le rend très résistant à la décoloration.
→ Au vue de sa composition, le bleu égyptien ne montre aucune réaction avec les autres pigments trouvés dans d'autres peintures et objets.
→ D'ailleurs une lumière intense n'influence pas non plus sa couleur, comme en témoigne le bleu égyptien qui a été exposé pendant des milliers d'années sous les rayons et la chaleur de Râ sur les monuments égyptiens.
Suivit par un refroidissement et ce très lentement, au sein même du four.
La glaçure résultante fut brisée et finement broyée en poudre.
→ Les cristaux ainsi obtenus sont d’une taille d’au plus 2 mm de long par 0,5 mm d’épaisseur, et possède cette particularité, celle d’être biréfringents.
→ Ainsi, les "boulettes" donneront une poudre dont la finesse conditionnait bien l'intensité du bleu.
Quant à l'élaboration de la peinture ...
→ Elle aurait été obtenue par mélange du pigment avec de la gomme arabique, de ..., dissoute dans de l'eau.
Les techniques de fabrication de ces pigments ont été "décrites" par certains auteurs latins comme Pline, Vitruve, ...
Aussi ...
Voici un traité, "De architectura" / "au sujet de l'architecture" : il fut écrit vers 15 B.C.E parVitruve, un architecte romain du Ier siècle B.C.E. et dédié à l’empereur Auguste.
Il livra partiellement une recette !
Nous serions donc en présence d'une sorte de pâte de verre, à laquelle aurait été incorporé un silicate double de calcium et de cuivre : la cuprorivaïte. Un mélange de sable siliceux, de calcium, de cuivre et de fondants comme des cendres végétales, était porté à haute température (autour de 900°C avec une plage de température de 100°C) en un labs de temps pouvant aller entre 24 et 48 heures.
Il y avait visiblement deux processus de formation quant à la cuprorivaite(cao, cuo, 4sio#2), essentiellement conditionnés par la teneur en fondant de départ : par diffusion des atomes à l’état solide ou par germination du cristal en milieu liquide.
Le produit final se présentait donc le plus souvent sous forme de petites boulettes de deux à trois centimètres de diamètre.
D'une couleur qui pouvait aller du claire à une couleur bleu foncé.
Elle dépendait des changements soigneux quant aux traitements pour le produire ainsi que des compositions légèrement différentes du pigment.
Une couleur plus claire a été obtenue en réduisant la taille des grains pendant le broyage.
Le bleu égyptien peut également être produit avec un ton violet, un procédé de fabrication connu des Assyriens qui préparaient une fritte violette pour un glaçage, cependant nous ne savons pas s'il a été utilisé comme pigment.
Après 2 500 B.C.E ...
Les anciens Égyptiens semblent s'être lancés dans la fabrication de masse quant à notre pigments bleus et auraient produit au moins trois teintes différentes de bleu.
L'un était fabriqué à partir du minéral lapis-lazuli, et était d'un bleu profond riche.
Un second était un composé complexe de silicate ou de verre qui pouvait être utilisé pour faire de la faïence bleue,
Et un troisième était un complexe de silicate bleu avec du natron contaminé par du cobalt.
Il s'agit d'un des pigments bleus :
Les plus stables et résistants aux conditions climatiques souterraines.
Offrant une grande variété de nuances selon le broyage plus ou moins fin de ses grains.
...
Il devait y avoir bien des surprises au moment de découvrir la tonalité en cette fin de cuisson et ce paradoxalement au fait que nos anciens maitrisaient le feu ! (?)
Ainsi, un riche éventail de nuances devait demeurer allant du bleu-vert au bleu-brun.
La composition chimique du bleu égyptien évoluait au cours du temps. On ne peut s’empêcher de penser à ces magnifiques objets antiques d’un bleu tirant sur le vert. On ne sait pas trop pourquoi l’utilisation de ce pigment et sa technique de fabrication disparaissent dans le souvenir du passé, au cours du Moyen Âge.
Près d'Assouan, dans le sud de l’Égypte,
un atelier de poterie
remontant à l'époque de l'Ancien empire et vieux de plus de 4 500 ans,
nous sommes au sein de la4e dynastie (entre 2 613 et 2 494 B.C.E),
La découverte a été effectuée lors de travaux autour du temple de Kom Ombo, sur les rives du Nil, à 40 km au nord d'Assouan, selon un communiqué du ministère.
Ainsi, la teinte pouvait varier selon :
Au fil du temps ...
Le bleu égyptien peut se décolorer en raison de la dégradation des composants ; dans ce cas, la couleur turquoise lumineuse se transforme en noir vert foncé et les particules s’effritent souvent.
La température de fonte.
La cuisson s’opère en atmosphère oxydanteentre 870° et 1100°C.
Une température intérieure du four élevée favorise le vert : plus y a d'oxygène dans l'air de cuisson, plus le vert sera intense !
Nonobstant ...
Au sein d'une atmosphère de cuisson complètement réductrice (Un incendie par exemple) l'oxyde de cuivre se transforme en cupride au teinte brun-rouge.
Ainsi ...
Au sein de la Basse-époque, le vert semble avoir été assuré par une plus grande quantité de fer associé à une cuisson oxydante.
La durée de cuisson en vase clos,
Pendant près de 24H - 48 H ...
Puis refroidissement lent dans le four.
Et bien davantage encore vis-à-vis des impuretés affectant les minéraux utilisés dans la préparation.
La teinte pouvait donc être bien variable mais, pas seulement elle, la composition également pouvait fluctuer.
Dans cette atmosphère oxydante, les sels d'oxydes de cuivre donnent à la glaçurecette couleuroscillant entre le bleu franc et le bleu-vert. Les impuretés contenus dans la pâte siliceuse, comme par exemple les oxydes de fer bien abondant au sein du désert, peuvent infléchir la couleur vers le brun et le vert.
L'obtention du bleu franc dépendait du rapport entre sodium et potassium ainsi que l'emploi du cuivre pur et non des résidus d'alliages cuivreux de métallurgie contenant d'autres métaux comme l'étain, le plomb, ...
Ce bleu fut en fait plus clair que :
Celui de l’époque et ce obtenu à partir du minerai d’azurite égyptien.
Et plus résistant à la lumière que le lapis-lazuli importé.
En conséquence notre bleu égyptien :
Est bien une matrice de verre colorée en bleu clair par du cuivre.
Quant à cette phase cristalline, elle est dispersée et est constituée par un silicate double de calcium et de cuivre (CaCuSi4O10), et est d’un beau bleu foncé.
Ce silicate est d'ailleurs identique à la cuprorivaïte, un minéral très rare en fait.
Et au vu de sa composition ...
Il n’est donc pas très étonnant que le bleu égyptien soit apparu en même temps que le verre, et ce vers 3 000 B.C.E.
Il y aurait eu d'ailleurs deux berceaux :
La Mésopotamie, où on l’appelait du reste uknû merku (lapis-lazuli moulé),
Et bien évidemment Kemet.
La texture du bleu Égyptien, à la différence de la fritte, est bien dense :
Son aspect est systématiquement mat,
Sa couleur homogène,
Et comme nous l'avons entrevu, appelé "bleu", les objets réalisés selon cette technique pouvaient en vérité bien varier et ce du brun au vert.
Différentes teintes de bleu :
Le Bleu(irtyu), il pouvait être obtenu à partir de silicate de cuivre calcique.
Utiliser comme symbole ...
Il pouvait alors représenter la sexualité entre les êtres humains.
Le Bleu clair.
Une métaphore quant à l’air, le ciel, ainsi qu'au netjer Amon cette déité de l’atmosphère, ainsi que Min-Amon d'ailleurs.
Le Bleu sombre (lapis-lazuli).
Attribution à cette belle voûte céleste la nuit, ainsi que celle des abysses.
Il existe bien des techniques d’imagerie scientifique très perfectionnées (Nous nous abstiendrons ici de rentrer dans les détails, même si au demeurant cette thématique est passionnante) rendant souvent possible l’étude rigoureuse des peintures des hypogées égyptiennes.
Ainsi ...
Les chercheurs peuvent être à même de mesurer et ce avec une très grande précision, comment la lumière est diffusée par la peinture.
Et notre bleu égyptien synthétique possède une particularité "lumineuse" qui lui est propre, et qui aide tout particulièrement à sa détection au sein de peintures même très complexes.
Une propriété en plus rarissime si nous considérons sa nature minérale. Elle se dénomme la luminescence.
Adonc, lorsque le bleu égyptien synthétique se trouve éclairé au moyen d'une lumière visible, cette couleur "répond" en émettant une lumière infrarouge :
Une réponse tellement intense que les scientifiques sont aptes à détecter des traces, même si la couleur bleue demeure invisible à l’œil nu !
Les peintures murales sont alors éclairées au moyen de lampes à diodes électroluminescentes (LED), elles ont de fait cette particularité de ne pas émettre d' I.R.
Un appareil photographique adapté pour les I.R détecte alors le pigment bleu égyptien par sa luminescence. Une image ressort donc, celle de la répartition du bleu égyptien synthétique sur la paroi.
C'est bien la cuprorivaïte (CaCuSi4O10) qui a cette particularité, celle de réémettre dans l’infrarouge (910 nm) lorsqu’elle est éclairée en rouge (610 nm).
Pour en savoir plus : "The spatially resolved characterization of Egyptian blue, Han blue and Han purple by photo-induced luminescence digital imaging."Analytical and bioanalytical chemistry 394, no. 4 (June 2009):1011-1021. doi: 10.1007/s00216-009-2693-0.
Voici un beau sujet dont la prise de vue fut réalisée de façon tout à fait standard :
"Nakhtamon victorieux de l’épreuve de la pesée du cœur :
le cœur était pour les anciens Égyptiens le siège des sentiments et des décisions.
Au moment de la mort, il devait être plus léger qu’une plume.
Nakhtamon, ayant passé cette épreuve avec succès, s’élève d’un battement d’ailes, justifié devant Osiris et transformé en un être semi-divin."
C'est bien un ambitieux programme d’études et ce quant aux peintures égyptiennes. Il a été mis en place dans le cadre de la Mission archéologique française de Thèbes Ouest (MAFTO).
Et voici la même scène dans l’infrarouge :
"La même scène dans l’infrarouge :
en blanc, le bleu égyptien qui est luminescent ;
en noir, le noir de carbone qui absorbe tous les infrarouges.
L’artiste a utilisé de touches nerveuses de bleu pour évoquer l’air remué par le mouvement des ailes de Nakhtamon."
Une réponse en infrarouge telle que les scientifiques actuels pensent utiliser au sein de peintures industrielles et ce à des fins de refroidissement quant à des toitures : si nous nous référons aux chercheurs du Département de l’énergie du Laboratoire national américain Lawrence Berkeley. Cela aurait de fait un autre avantage, celui de pouvoir diminuer la consommation d’énergie par les climatiseurs.
Outre son potentiel pour refroidir les bâtiments ...
Notre bleu égyptien pourrait servir à teinter nos fenêtres. Ainsi, le rayonnement infrarouge qu’elles émettraient pourrait en effet être capté par des cellules photovoltaïques posées sur les encadrements
Les analyses menées par Hariclia Brecoulaki, elles ont bien montré que le seul bleu usité pour les peintures murales dans les tombes macédoniennes datées entre le 4e et 2e siècle B.C.E est du bleu égyptien.
Certaines furent réalisées par exemple en utilisant deux méthodes d'analyses différentes et surtout complémentaires :
(Dans la revue d’Achéométrie, ArchéoSciences : année 1997, 21, en pages 121 à 130 de M. Blet / B. Guineau / B. Gratuze)
La spectrométrie d’absorption en réflexion diffuse,
Et l'activation de neutrons rapide de cyclotron.
Ils nous ont ainsi permis de comprendre bien davantage ce bleu égyptien ancien.
Ainsi ...
Si nous nous référons à l'analyse quantitative globale de pigments bruts et non ceux préparer dans les "peintures" : elle devait être obtenue par mélange du pigment avec de la gomme arabique (le suc de l’acacia nilotica) dissoute dans de l’eau, par ...
Nous pouvons alors constater que dans tous les échantillons demeuraient une "même" proportion quant à la chaux et le cuivre : ce dernier ayant visiblement différentes origines. Ceci suggère qu'il devait y avoir des "sortes de recettes précises".
Cependant, furent-elles écrites ?
Car, rappelons, peu de sources écrites furent retrouvées et ce avant l'époque romaine à part :
Dans son ouvrage "De Architectura", il explique comment il a été produit en broyant du sable, du cuivre et du natron et en chauffant le mélange, façonné en petites boules, dans un four.
En fait, l'écrivain Isidore Sevilla (vers 560-636 CE) a mentionné pour la dernière fois le bleu égyptien dans son "Etymologiae" publié après sa mort (636 CE).
Et voici quelques reconstitutions :
Reconstruction d'un atelier de poterie d'Ayn-Asil,
Nos anciens Égyptiens étaient véritablement des métallos hors pair ! Ils étaient parfaitement aptes à faire fondre du cuivre afin d'usiner leurs outils.
Sous les règnes à la fois de Montouhotep IV et de Sésostris I (de ± 1997 à ± 1928 B.C.E).
Adonc ...
Projetons-nous au sein de ce laboratoire du préhistosite de Ramioul ainsi qu’à l’archéosite d’Aubechies et ce en Wallonie ...
Une équipe multidisciplinaire belges, de chercheurs, EACOM, aurait tenté de répondre à cette ultime question à savoir comment nos anciens parvenaient-ils à cet exploit au vu des moyens techniques dont ils disposaient à l’époque ?
Il semble avoir étudié les procédés antiques de la métallurgie quant au cuivre en Égypte pharaonique.
"L’objectif de la démarche scientifique
est d’améliorer notre compréhension du fonctionnement des fours de réduction du cuivre,
de reproduire les gestes des artisans égyptiens
et
de corroborer les hypothèses soulevées par les fouilles archéologiques
grâce au nouvel outil archéologique qu’est la science expérimentale"
Nous sommes ainsi en pleine archéologie expérimentale !
A savoir recréer les outils d'une époque considérée et les essayer : ils ont visiblement bâti des fours de réductions antiques du cuivre.
Ils souhaitaient apparemment connaître quel aurait été le combustible employé ?
Du bois vert ?
Du crottin d'ânes?
... ?
"... on dispose d’indices archéologiques spécifiant qu’à côté des fours,
il y a systématiquement du crottin d’âne
et
du bois vert d’acacia devenu sec.
On en ignorait la raison.
Dans le four d’Aubechies,
on a démontré que du bois qui vient d’être coupé permet d’atteindre 1200°C.
Ensuite,
on a constaté que l’ajout de crottin permet de descendre à 900°C,
soit la température idéale pour réduire la malachite en cuivre."
Georges Verly, archéométallurgiste,
voilà six ans qu’il fouille un site métallurgique antique de Ayn Soukhna, non loin de la mer Rouge.
Souvenez-vous :
Des particularités du site d’Ayn Soukhna : la découverte de multiples ateliers de métallurgie du cuivre, datant du début du Moyen Empire (Abd el-Raziq et al. 2011).
Leur découverte fut une surprise car les fours de réduction avaient jusqu’alors été repérés près des mines, dans le sud du Sinaï. Pourquoi ce changement de schéma, pendant une courte période ?
La présence de bois et végétaux pouvant alimenter les fours dans la petite oasis qui entourait la source toute proche du site pourrait l’expliquer.
Abd el-Raziq M., Castel G., Tallet P., Fluzin Ph., Ayn Soukhna II, Les ateliers métallurgiques du Moyen Empire, FIFAO 66, Le Caire, 2011
Près de 4000 hommes auraient visiblement participé à la construction du port de Khéops, ainsi il y avait apparemment deux ateliers de métallurgies.
Accompagnés de 4000 ânes.
En archéologie, nous ne sommes jamais sûr de rien !
Création d'un fac-similé, celui d’un four égyptien vieux de plus de 4 000 ans. Une centaine de fours à réduction datant du Moyen-Empire y ont été découverts. La copie conforme de l’un d’entre eux a été construite avec du grès, du sable et des pierres ...
Il serait parvenu à réduire un minerai de cuivre comme on le faisait au temps des pharaons.
Nonobstant ...
Il semblerait, pour donner suite à plus de 49 expérimentations, que ce fameux crottin d'âneseut été un excellent accélérant pour la combustion !
"Nous avons effectué une étude systématique des pigments
utilisés dans le retable au cours des travaux de restauration de l’église,
et
nous avons pu montrer que la plupart d’entre eux étaient d’origine locale
et "pauvres"
- à base de terre,
de chaux blanche,
et de cendres –
nous n’étions pas préparés à trouver du bleu égyptien"
Mario Vendrell,
publiée dans le journal Archeometry.
Des pigments qui ne furent plus utilisé depuis près de 700 ans !
Alors ...
Comment a-t-il pu bien se retrouver dans une église catalane ?
En fait ...
Il apparaîtrait que ce monument, cette église, elle aurait été bâtie sur un ancien site romain, ou probablement une "boule" de bleu égyptien aurait été découverte.
Ils auraient donc employé cette belle couleur d'antan et ce afin de créer quelques ornementations :
→ De la rudération
→ De la préparation de la chaux pour faire le stuc
→ De la disposition des planchers en forme de voûte ; du stuc et du crépi
→ Des enduits qu'il faut faire dans les lieux humides
→ De la manière de peindre les murailles
→ De la manière de préparer le marbre pour de faire du stuc
→ Des couleurs naturelles
→ Du cinabre et du vif-argent
→ De la préparation du cinabre
→ Des couleurs artificielles
→ Du bleu d'azur et de l'ocre brûlée
→ De la céruse, du vert-de-gris et du minium
→ De la pourpre
→ Des couleurs qui imitent la pourpre.
ALDRED C., Le Trésor des Pharaons, La joaillerie égyptienne de la période dynastique Tallandier, Paris, 1979, en page 17.
Etude physique du bleu égyptien : caractérisation, mécanismes de formation, altération : Marie-Pierre Etcheverry; Max Schvoerer; Université Bordeaux Montaigne.
"Ayn Soukhna, port de la mer Rouge à l’époque pharaonique" par Claire Somaglino (Archeologia.be, 12 juin 2017).
NIGRO (L.), The copper route and the Egyptian connection in 3rd Millennium BC. Jordan seen from the caravan city of Khirbet al-Batrawy, dans Vicino Oriente, t. XVIII, 2014.
Frizot Michel, "Mortiers et enduits peints antiques" études techniques et archéologiques, Centre de recherches sur les techniques gréco-romaines, Faculté des sciences humaines, université de Dijon, 1975.
Cros Henry et Henry Charles, "L’encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens, Histoire et techniques", Erec, Puteaux 1988.
François Delamare, Bleus en poudres. de l’art à l’industrie : 5000 ans d’innovations, Presses des Mines, 2008, 422 p. (lire en ligne [archive]).
W. Noll, Mineralogy and technology of the painted ceramics of ancient Egypt. In: M.J. Huges (ed.) Scientific studies in ancient ceramics. Occasional paper 19. London : British Museum, 1981, (ISBN 0-86159-018-X).
Th. Rehren, E.B. Pusch, A. Herold, Glass coloring works within a copper-centered industrial complex in Late Bronze Age Egypt. In: McCray, P (ed), The prehistory and history of glassmaking technology. Ceramics and Civilization 8. Westerville, OH: American Ceramic Society, 1998, (ISBN 1-57498-041-6).
J. Riederer, Egyptian Blue. In: E.W. Fitzhugh, (ed.), Artists’ pigments 3: 23-45. Oxford university Press, 1997, (ISBN 0-89468-256-3).
Pour asseoir sa domination sur la vallée du Nil, l'Égypte des pharaons a dû soumettre l'autre pays parcouru par ce fleuve mythique : le royaume de Kerma (ou de Koush), en Nubie, dans l'actuel Soudan.
Une civilisation brillante, que les archéologues sortent de l'oubli depuis quelques décennies.
Alors que l'Égypte pharaonique est bien connue des historiens et du grand public, on oublie souvent que, plus au sud, des sociétés ont cohabité avec le célèbre voisin égyptien.
Loin de la vision réductrice d'une Nubie marginale ou périphérique, les données archéologiques et textuelles révèlent que ces populations ont communiqué et commercé mais qu'elles se sont également affrontées.
Parmi les peuples de pasteurs et d'agriculteurs qui occupaient alors l'actuel Soudan, le royaume de Kerma a marqué tout aussi profondément l'histoire de cette région que son homologue pharaonique.
Aujourd'hui, grâce à l'essor de la soudanologie, cette part de l'histoire de la vallée du Nil se dévoile peu à peu.
Chacune d'entre elle alterna avec une période particulièrement sombre où se développèrent l'anarchie, la misère et le fameux chaos tant redouté.
Ce furent les trois Périodes Intermédiaires comme vous le savez.
"Tout bonheur a disparu,
le pays ploie sous la misère"
Dixit un poème datant de la Première Période Intermédiaire.
Les fastes de L'ancien Empire ne sont plus que des souvenirs bien lointains, qui devaient certainement s'estomper du reste dans la mémoire de nos anciens !
La pauvreté ...
La violence ...
Tout cela semblaient alors s'abattre sur Kemet et par là même menaçaient l'une des plus brillantes civilisations du monde antique.
Comment, après avoir connu un tel degré de raffinement, en sont-ils arrivé là ?
Taharqa fut bien son nom de naissance, ou Taherouk.
Muni d'une calotte propre aux souverains koushites, sur laquelle se dressait normalement les deux uraeus correspondant à leur double royauté, c'est à dire celle :
De la Nubie,
Et de Kemet !
Le souverain de Napata ...
Son nom de roi, Nefertemkhourê, Nefertoum protège Râ.
Il fut le pharaon de 690 à 664 avant notre ère : son nom d'Horus fut Oaikhaou !
Elle représentait alors une sorte de frontière bien physique ! D'autant plus que Kerma devenait au même moment des plus puissantes ... ! Ce qui peut aussi expliquer l'érection de plusieurs grandioses forteresses !
Kerma, dans l'esprit de nos anciens, fut certainement et véritablement un réel et potentiel danger ...
Un atavisme ...
Et plus exactement ...
Une peur !
Celle qui finalement sembla s'être concrétisée aux environ de 747 avant notre ère !
Ainsi, au sein d'une terre, qui comme vous le savez, ne possédait plus vraiment ce pouvoir central particulièrement fort d'antan...
Ce qui devait advenir, advint donc.
Cette terre tomba sous le contrôle des souverains nubiens.
Comme nous le verrons au cours des articles qui suivront dans cette belle thématique, cela sera une période d'une nouvelle prospérité.
Et de plus ...
D'un réel renouveau artistique ...
Les Pharaons Noirs ...
Les "visages brûlés" ...
Ainsi, un siècle durant ...
Probablement un peu moins d'ailleurs ...
Cinq souverains vont arriver à unifier en quelque sorte Kemet et la Nubie.
Tanoutamon ...
Tête de Tounoutamon ...
Vous aurez bien remarqué la présence des deux uraeus !
Il fut bien couronné dans le temple d'Amon au Gebel Barkal ! Nonobstant, ce fut le dernier pharaon de cette 25e dynastie.
Cette fameuse dynastie Nubienne ...
Les évènements firent qu'il finit par se réfugier à Thèbes.
Cité qui sera malheureusement par la suite complètement détruite, une bataille particulièrement dévastatrice aura donc lieu ! A ce moment là, un souverain venant du delta, Psammétique I s'intronisa pharaon, souverain du Nord comme du Sud d'ailleurs ...
S'en suivi une élimination systématique des traces de ces fameux Pharaons Noirs.
Cette civilisation fut-elle calquée sur le modèle égyptien ?
Vers 730 B.C.E ...
Le désordre fut bien à son comble, une fois de plus pourrions-nous dire.
Nous sommes au coeur de l'une de ces phases, la "Troisième" en l'occurrence, que les historiens ont appelés "Périodes Intermédiaires".
L'esprit de féodalité avait bien fini par triompher de l'autorité centrale et royale.
Kemet était alors comme vous le savez déchirée par les multitudes rivalités qui devaient opposées entre eux les différents potentats locaux.
Ainsi ...
A cette époque ...
Le royaume de Kouch représentait la civilisation la plus avancée existante au sud de l'empire de pharaon.
Une civilisation qui pourrait ressembler à un calque du modèle égyptien !
Ou cela fut-il plutôt l'inverse ?
Leurs deux histoires ...
Bien distingues du reste, ne furent-ils pas si imbriquées que finalement l'une et l'autre s'inspirait-elle mutuellement ?
Une thématique que nous aborderons au cours des pharaons noirs si vous le désirez.
Ainsi, minée par les discordes internes ...
Affaiblie par l'anarchie ...
Kemet finalement fut vraiment prête à tomber, comme un fruit mûr, dans les mains de celui qui en décidera la conquête.
Ce conquérant s'appela alors Piye ...
Piânkhi ...
Piankhy ...
Fils du souverain nubien Katcha ... Il fut apparemment originaire de Dongala, non loin de cette antique cité de Kerma !
En fait ...
Piânkhy entreprit sa conquête alors que Kemet était déjà pratiquement tombée sous la coupe assyrienne qui, eux aussi, entendait bien mettre à profit le désordre qui régnait dans le pays des netjerou.
Mais en vérité ...
Les fameux assyriens ne furent pas véritablement passés à l'action, pas directement en tout cas.
Ils devaient cependant disposés d'au moins un allié ! Et ceci parmi les princes égyptiens du delta... Très haut dignitaire qui se trouvait prêt à se soumettre à une domination étrangère, rien que cela.
Cet homme lige s'appelait visiblement Tefnakht I !
Ce dernier avait fixé sa capitale à Saïs, dans le Nord de Kemet comme vous le savez ! Il avait vraiment réuni autour de lui les principaux chefs militaires ainsi que les dignitaires de sa région qui, eux également, ne voyaient pas forcément d'un mauvais oeil l'éventualité d'une domination Perse.
Fut-ce en raison :
Du déséquilibre ?
De la faiblesse de l'état central ?
De "la non harmonie" de Kemet ?
D'une vengeance personnelle quelconque toujours possible ?
... ?
Toujours est-il que cefut bien à Tefnakht I ...
Le Saïte ...
Que le Kouch Pyie va alors devoir s'affronter.
Piye dirigea lui même visiblement l'attaque !
Il y fit du reste enregistrer sa victoire au sein d'une bien longue stèle !
La "Stèle de la victoire" ... Elle fut découverte en 1862 au Djebel Barkal, et est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire.
Piye fit revivre une des plus grandes caractéristiques de l'Ancien et du Moyen-Empire, la construction de la pyramide.
Il fut ce d'ailleurs un constructeur bien énergique :
Souvenez-vous du site funéraire royal d'El Kuru ...
Il fit aussi agrandir le temple d'Amon à Jebel Barkal !
Nonobstant ...
Reconnaissons que Manéthon ne mentionna pas le premier souverain Piye ! Les historiens cependant considèrent, dans leur ensemble, qu'il fut le premier de la 25e dynastie !
Tantamani, assyrie ...
Tanoutamon, égyptien ...
Tementhes, grec ... Ainsi même ce dernier pharaon Koushiste ne fut pas mentionné par Manéthon.
Ne serait-ce point parce que notre cerveau établit alors une sorte de passerelle entre les sons ainsi que nos émotions ?
Toutes les différentes de cultures humaines que nous connaissons semblent écouter de la musique. Cependant, est-ce suffisant pour pratiquement affirmer qu’elle pourrait-être universelle ?
Cela ne nous laisserait il point suggérer que nous avons tous finalement au moins un point commun ?
Ce simple dénominateur, ne serait-ce point finalement l'émotion ! Ressentons-nous vraiment tous la même et ce face à une mélodie identique, … ?
Référons-nous alors au domaine de l'ethnomusicologie :
Ne nous révèle-t-il pas qu’au sein d’une même culture, les émotions sont semblables face à la musique ?
Ne nous fait-il pas comprendre aussi que nous nous trouvons devant une grande difficulté quant à définir une notion universelle, du moins de façon acceptable, de la musique ?
Emission sonore de type musicale …
Il me semble même qu’il n’existe aucun mot, dans notre société, dans celle de l’Égypte antique,…, et ce relatif à ce «point qui nous serait commun», à cet espace cérébral associé à la musique, à …
Vous vous êtes certainement aperçu, qu’au sein de certains dialectes du continent africain, vous aviez bien du mal à trouver des mots afin de désigner :
Le chant,
Leurs catégories,
Et même la musique.
La mélodie,
Le rythme …
Il me semble que même les équivalences sont difficilement décelables et ce avant le 20e siècle, quand on pense en arabe yéménite, en arabe classique, …
Nous sommes bien au temple d’Abou Simbel.
Nous pouvons ainsi y admirer Nefartari, l'épouse de Ramsès.
La netjeret "Harthor Nefartari" avec le fameux sistre.
→ Nous voici donc au sein d' éléments tout à fait historiques …
→ Cela fut-il véritablement une certaine réalité ... ?
→ Ainsi, souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
→ Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
→ Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
→ Voici le fragment en question ...
→ Voici donc une fantastique prouesse ...
→ Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
→ Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Nebtawy ...
Epouse de Roy. Elle détient visiblement un sistre dans une main, dans l'autre une fleur de lotus et on peut également admirer un collier menat ...
Nous sommes bien au sein de la 18e dynastie avec le règne d'Horemheb ...
Nous voici donc au sein d’éléments tout à fait historiques …
Même si nous abordons une thématique relative à la musique.
Avons-nous alors ressenti ce besoin de préciser cette ancienneté à la fois quant à la considération, mais également au sérieux, ..., qui devaient probablement l'entourer ?
Bien certainement ...
La musique ...
Chez les grecs bien sûr, mais également tout autant chez nos anciens égyptiens. Si de nos jours, elle semble bien partie intégrante du divertissement, fut-elle toujours considérée de cette manière ?
Souvenons-nous d'un certain Bob Marley, il entra dans la légende et ce grâce justement à la musique.
Ne s'exprima-t-il point de cette manière …
"Music
is more than music"
Cela fut-il véritablement une certaine réalité... ?
"Le travail des champs était monotone et les Égyptiens,
pour donner du courage aux hommes
et
les inciter à fournir un meilleur rendement,
avaient recours à des intermèdes musicaux :
un chanteur accompagné
ou
non d’un flûtiste,
chantait en soliste,
les couplets d’une chanson connue dont le refrain devait être repris, en chœur, par les paysans.
Le procédé existe encore aujourd’hui
(mais sans flûtiste)
sur les chantiers de fouilles,
et nous pouvons témoigner qu’il donne les meilleurs résultats"
Jacques Vandier...
"Manuel d’archéologie égyptienne.
Bas-reliefs et peintures.
Scènes de la vie agricole à l’Ancien et au Moyen Empire"
Éditions A. et J. Picard, 1978, Vol. VI page 106.
Ainsi souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
Et bien sûr de Sésostris I …
D’aucuns subodorent aujourd’hui qu’en ce qui concernait nos anciens, mourir à l’étranger devait certainement être considéré à la manière d’une véritable abomination.
Il semblerait visiblement que pharaon aurait alors émis une sorte de message destiné à Sinouhé :
"On fera pour toi une marche du départ
(Un cortège funèbre)
le jour de l’union avec la terre
(Le jour de l’enterrement) ...
On te mettra dans un catafalque mobile,
des bœufs te tireront
et
des musiciens seront devant toi.
On fera la danse des morts jusqu’à l’entrée de ta tombe.
On fera pour toi une offrande funéraire.
On fera un sacrifice à la porte de ton autel funéraire, tes piliers étant construits avec du calcaire au milieu de ceux des enfants royaux.
Ta mort ne surviendra pas en pays étranger.
Les Asiatiques ne t’enterreront pas.
On ne te mettra pas dans une peau de mouton.
On te fera un mastaba.
Cela a assez duré de battre le sol
(D’errer, de vagabonder).
Pense au retour de ton cadavre ..."
Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
Voici une tête, celle de l' "Alexandre Rondanini".
Une copie antique ...
Représentant Alexandre le Grand bien sûr, une copie romaine possible …
L'original appartenait à un groupe statutaire sculpté par Euphranor : le roi Philippe de Macédoine était représenté sur un char tiré par quatre chevaux ; son fils Alexandre, en train de monter dans le char, tenait les rênes des deux mains.
(En aparté, l'armure et le vêtement furent des ajouts du copiste).
Création du groupe après la bataille de Chéronée, 338 B.C.E.
Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
Je vous emmène au Louvre ...
Sans aucune ironie ...
Nous sommes au sein même d'une boite à biscuits. A l'intérieur de laquelle, on y aurait ainsi découvert un artefact, dans un état de parfaite conservation.
Serions-nous alors en présence de quelques véritables notes de musique ?
"Au cours d'un inventaire en 2002,
je l'avais trouvée roulée en boule
dans une boîte à biscuits en ferraille
avec un morceau de cigare
et
des journaux.
Elle végétait dans les tréfonds du Louvre
depuis plus de cent ans.
Mais j'ai vite compris que c'était une merveille oubliée."
M. Laurent Capron...
Papyrologue de la Sorbonne.
Voici le fragment en question ...
Serait-ce véritablement une sorte de "partition musicale" ?
Nous remontons ainsi le temps afin d’atteindre le 4e siècle avant l’ère du Christianisme.
Ainsi …
Les spécialistes seraient alors parvenus non seulement à décrypter, mais également à fabriquer un instrument de musique que d’aucuns subodorent être bien proche de ceux que nos anciens utilisaient.
Faisons encore un bon dans un autre passé …
Et souvenez-vous de la devise de Goethe qui stipulait "Il ne savait pas que s’était impossible, alors ils l’ont fait !".
Une question logique pourrait alors se poser. Les chercheurs y auraient-ils aussi découverts une sorte de partition musicale ? A contrario de cet adage, il semblerait bien que cela ne fut pas véritablement le cas (?)
Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
En vérité …
Je suppute que nous en avons quand même une bien vague idée.
Souvenez-vous d’Euriphide.
Nous sommes bien au 5e siècle avant notre ère …
On aurait alors découvert l'équivalent de 35 notes musicales.
Faisons alors une petite comparaison.
Cela pourrait être pratiquement équivalent à connaître "uniquement" une minute de toute l’œuvre de Mozart.
Si peu …
Mais paradoxalement peut-être, cela représente tant. Une véritable tranche de vie en quelque sorte, cela n’a pas de prix.
Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Vint alors l'intervention de Madame Annie Bélis.
Elle est véritablement une des rares spécialistes de la musique antique ...
Une archéologue du patrimoine sonore ...
Elle serait membre du CNRS, ENS ...
Elle fit alors visiblement appel à un professionnel bien particulier, un luthier. Elle avait à l'esprit de réaliser une véritable cithare de type romaine.
Ils créèrent en quelque sorte une synthèse basée sur de nombreuses sources d'informations visuelles.
Un véritable trésor ...
Mentionnons en particulier comme source le fameux traité d’Alypius.
Un texte particulièrement difficile à interpréter ...
Il aurait comparativement comme équivalence la fameuse pierre de Rosette puisque qu'apparemment nous sommes en présence d'au moins 1680 signes musicaux.
Ce texte antique aurait donc permit une sorte de décryptage aboutissant finalement à une aria.
A cet effet ...
J'ai eu une chance envoutante, celle de participer à un concert en décembre 2011 relatif à la "musique qu'aimait Alexandre le Grand".
Et en parallèle :
J'ai pu aussi participer à une exposition "Au royaume d'Alexandre Le Grand".
Ainsi qu'une exposition : "Les historiens d’Alexandre, la fabrique du mythe" par Janick Auberger de l'université du Québec, Montréal.
Un jour probablement …
Aurais-je le plaisir de vous réaliser une thématique quant à ce légendaire Alexandre Le Grand, particulièrement sur cette belle exposition et conférence…
Parlerons-nous également de cette eurythmie …
De cet autre idéal symbolisé à travers la danse mais aussi tout à la fois dans cette perpétuelle recherche finalement i.e. l’harmonie tant recherchée par nos anciens.
Plus concrètement aborderons-nous cet équilibre des émotions à travers le rythme du corps et de cette musique …
Votre réaction au cours de cette thématique m’insufflera-t-elle ce désir d’aborder cela et bien d’autres thèmes qui éventuellement toucherait votre sensibilité … ?
...
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Sources ...
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
Le chant d’Antef qui est manuscrit sur ce fameux papyrus Harris 500...
Pascal Vernus, Dictionnaireamoureux de l’Egypte pharaonique, 2009, version de Paitenemheb, p. 214-229...
Pierre Gilbert, Chronique d'Egypte, Volume 15, Number 29 / Janvier 1940,
Emeri Sibylle (1970), Les musiciens de l'Egypte ancienne, leurs titres et leur métier, des origines à la fin du Nouvel Empire (Thèse, dir. Jean-Claude Goyon). Université Lumière, Lyon 2005
Smeesters Corinne, La musique à l'époque pharaonique. Dans "Papyrus Express" (1,6) 26 Février 2001.
Lise Manniche, "Musique et Musiciens dans l'Egypte ancienne", Londres 1991.
Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l'unité Inserm U1077 à l'Université de Caen.
Ne serait-ce point parce que notre cerveau établit alors une sorte de passerelle entre les sons ainsi que nos émotions ?
Toutes les différentes de cultures humaines que nous connaissons semblent écouter de la musique. Cependant, est-ce suffisant pour pratiquement affirmer qu’elle pourrait-être universelle ?
Cela ne nous laisserait il point suggérer que nous avons tous finalement au moins un point commun ?
Ce simple dénominateur, ne serait-ce point finalement l'émotion ! Ressentons-nous vraiment tous la même et ce face à une mélodie identique, … ?
Référons-nous alors au domaine de l'ethnomusicologie :
Ne nous révèle-t-il pas qu’au sein d’une même culture, les émotions sont semblables face à la musique ?
Ne nous fait-il pas comprendre aussi que nous nous trouvons devant une grande difficulté quant à définir une notion universelle, du moins de façon acceptable, de la musique ?
Emission sonore de type musicale …
Il me semble même qu’il n’existe aucun mot, dans notre société, dans celle de l’Égypte antique,…, et ce relatif à ce «point qui nous serait commun», à cet espace cérébral associé à la musique, à …
Vous vous êtes certainement aperçu, qu’au sein de certains dialectes du continent africain, vous aviez bien du mal à trouver des mots afin de désigner :
Le chant,
Leurs catégories,
Et même la musique.
La mélodie,
Le rythme …
Il me semble que même les équivalences sont difficilement décelables et ce avant le 20e siècle, quand on pense en arabe yéménite, en arabe classique, …
Nous sommes bien au temple d’Abou Simbel.
Nous pouvons ainsi y admirer Nefartari, l'épouse de Ramsès.
La netjeret "Harthor Nefartari" avec le fameux sistre.
→ Nous voici donc au sein d' éléments tout à fait historiques …
→ Cela fut-il véritablement une certaine réalité ... ?
→ Ainsi, souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
→ Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
→ Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
→ Voici le fragment en question ...
→ Voici donc une fantastique prouesse ...
→ Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
→ Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Nebtawy ...
Epouse de Roy. Elle détient visiblement un sistre dans une main, dans l'autre une fleur de lotus et on peut également admirer un collier menat ...
Nous sommes bien au sein de la 18e dynastie avec le règne d'Horemheb ...
Nous voici donc au sein d’éléments tout à fait historiques …
Même si nous abordons une thématique relative à la musique.
Avons-nous alors ressenti ce besoin de préciser cette ancienneté à la fois quant à la considération, mais également au sérieux, ..., qui devaient probablement l'entourer ?
Bien certainement ...
La musique ...
Chez les grecs bien sûr, mais également tout autant chez nos anciens égyptiens. Si de nos jours, elle semble bien partie intégrante du divertissement, fut-elle toujours considérée de cette manière ?
Souvenons-nous d'un certain Bob Marley, il entra dans la légende et ce grâce justement à la musique.
Ne s'exprima-t-il point de cette manière …
"Music
is more than music"
Cela fut-il véritablement une certaine réalité... ?
"Le travail des champs était monotone et les Égyptiens,
pour donner du courage aux hommes
et
les inciter à fournir un meilleur rendement,
avaient recours à des intermèdes musicaux :
un chanteur accompagné
ou
non d’un flûtiste,
chantait en soliste,
les couplets d’une chanson connue dont le refrain devait être repris, en chœur, par les paysans.
Le procédé existe encore aujourd’hui
(mais sans flûtiste)
sur les chantiers de fouilles,
et nous pouvons témoigner qu’il donne les meilleurs résultats"
Jacques Vandier...
"Manuel d’archéologie égyptienne.
Bas-reliefs et peintures.
Scènes de la vie agricole à l’Ancien et au Moyen Empire"
Éditions A. et J. Picard, 1978, Vol. VI page 106.
Ainsi souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
Et bien sûr de Sésostris I …
D’aucuns subodorent aujourd’hui qu’en ce qui concernait nos anciens, mourir à l’étranger devait certainement être considéré à la manière d’une véritable abomination.
Il semblerait visiblement que pharaon aurait alors émis une sorte de message destiné à Sinouhé :
"On fera pour toi une marche du départ
(Un cortège funèbre)
le jour de l’union avec la terre
(Le jour de l’enterrement) ...
On te mettra dans un catafalque mobile,
des bœufs te tireront
et
des musiciens seront devant toi.
On fera la danse des morts jusqu’à l’entrée de ta tombe.
On fera pour toi une offrande funéraire.
On fera un sacrifice à la porte de ton autel funéraire, tes piliers étant construits avec du calcaire au milieu de ceux des enfants royaux.
Ta mort ne surviendra pas en pays étranger.
Les Asiatiques ne t’enterreront pas.
On ne te mettra pas dans une peau de mouton.
On te fera un mastaba.
Cela a assez duré de battre le sol
(D’errer, de vagabonder).
Pense au retour de ton cadavre ..."
Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
Voici une tête, celle de l' "Alexandre Rondanini".
Une copie antique ...
Représentant Alexandre le Grand bien sûr, une copie romaine possible …
L'original appartenait à un groupe statutaire sculpté par Euphranor : le roi Philippe de Macédoine était représenté sur un char tiré par quatre chevaux ; son fils Alexandre, en train de monter dans le char, tenait les rênes des deux mains.
(En aparté, l'armure et le vêtement furent des ajouts du copiste).
Création du groupe après la bataille de Chéronée, 338 B.C.E.
Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
Je vous emmène au Louvre ...
Sans aucune ironie ...
Nous sommes au sein même d'une boite à biscuits. A l'intérieur de laquelle, on y aurait ainsi découvert un artefact, dans un état de parfaite conservation.
Serions-nous alors en présence de quelques véritables notes de musique ?
"Au cours d'un inventaire en 2002,
je l'avais trouvée roulée en boule
dans une boîte à biscuits en ferraille
avec un morceau de cigare
et
des journaux.
Elle végétait dans les tréfonds du Louvre
depuis plus de cent ans.
Mais j'ai vite compris que c'était une merveille oubliée."
M. Laurent Capron...
Papyrologue de la Sorbonne.
Voici le fragment en question ...
Serait-ce véritablement une sorte de "partition musicale" ?
Nous remontons ainsi le temps afin d’atteindre le 4e siècle avant l’ère du Christianisme.
Ainsi …
Les spécialistes seraient alors parvenus non seulement à décrypter, mais également à fabriquer un instrument de musique que d’aucuns subodorent être bien proche de ceux que nos anciens utilisaient.
Faisons encore un bon dans un autre passé …
Et souvenez-vous de la devise de Goethe qui stipulait "Il ne savait pas que s’était impossible, alors ils l’ont fait !".
Une question logique pourrait alors se poser. Les chercheurs y auraient-ils aussi découverts une sorte de partition musicale ? A contrario de cet adage, il semblerait bien que cela ne fut pas véritablement le cas (?)
Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
En vérité …
Je suppute que nous en avons quand même une bien vague idée.
Souvenez-vous d’Euriphide.
Nous sommes bien au 5e siècle avant notre ère …
On aurait alors découvert l'équivalent de 35 notes musicales.
Faisons alors une petite comparaison.
Cela pourrait être pratiquement équivalent à connaître "uniquement" une minute de toute l’œuvre de Mozart.
Si peu …
Mais paradoxalement peut-être, cela représente tant. Une véritable tranche de vie en quelque sorte, cela n’a pas de prix.
Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Vint alors l'intervention de Madame Annie Bélis.
Elle est véritablement une des rares spécialistes de la musique antique ...
Une archéologue du patrimoine sonore ...
Elle serait membre du CNRS, ENS ...
Elle fit alors visiblement appel à un professionnel bien particulier, un luthier. Elle avait à l'esprit de réaliser une véritable cithare de type romaine.
Ils créèrent en quelque sorte une synthèse basée sur de nombreuses sources d'informations visuelles.
Un véritable trésor ...
Mentionnons en particulier comme source le fameux traité d’Alypius.
Un texte particulièrement difficile à interpréter ...
Il aurait comparativement comme équivalence la fameuse pierre de Rosette puisque qu'apparemment nous sommes en présence d'au moins 1680 signes musicaux.
Ce texte antique aurait donc permit une sorte de décryptage aboutissant finalement à une aria.
A cet effet ...
J'ai eu une chance envoutante, celle de participer à un concert en décembre 2011 relatif à la "musique qu'aimait Alexandre le Grand".
Et en parallèle :
J'ai pu aussi participer à une exposition "Au royaume d'Alexandre Le Grand".
Ainsi qu'une exposition : "Les historiens d’Alexandre, la fabrique du mythe" par Janick Auberger de l'université du Québec, Montréal.
Un jour probablement …
Aurais-je le plaisir de vous réaliser une thématique quant à ce légendaire Alexandre Le Grand, particulièrement sur cette belle exposition et conférence…
Parlerons-nous également de cette eurythmie …
De cet autre idéal symbolisé à travers la danse mais aussi tout à la fois dans cette perpétuelle recherche finalement i.e. l’harmonie tant recherchée par nos anciens.
Plus concrètement aborderons-nous cet équilibre des émotions à travers le rythme du corps et de cette musique …
Votre réaction au cours de cette thématique m’insufflera-t-elle ce désir d’aborder cela et bien d’autres thèmes qui éventuellement toucherait votre sensibilité … ?
...
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Sources ...
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
Le chant d’Antef qui est manuscrit sur ce fameux papyrus Harris 500...
Pascal Vernus, Dictionnaireamoureux de l’Egypte pharaonique, 2009, version de Paitenemheb, p. 214-229...
Pierre Gilbert, Chronique d'Egypte, Volume 15, Number 29 / Janvier 1940,
Emeri Sibylle (1970), Les musiciens de l'Egypte ancienne, leurs titres et leur métier, des origines à la fin du Nouvel Empire (Thèse, dir. Jean-Claude Goyon). Université Lumière, Lyon 2005
Smeesters Corinne, La musique à l'époque pharaonique. Dans "Papyrus Express" (1,6) 26 Février 2001.
Lise Manniche, "Musique et Musiciens dans l'Egypte ancienne", Londres 1991.
Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l'unité Inserm U1077 à l'Université de Caen.
"Respirer le souffle de la vie pour dégager la chaleur, de la beauté." (Yann FELIZ).
Texte et photo de Ph. Titiana Giuliani ...
Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de la famille ...
Alors j'ai pensé poster des photos d'une statue représentant un couple d'Égypte ancienne qui n'est pas bien connu, mais qui a beaucoup été photographiée ces derniers mois.
Ibes et sa femme Henutsen.
Vissero durante la V dinastia (2510-2460 a.C. ca.)
La statue calcaire peinte a été découverte dans la nécropole de Gizeh par l'Université du Caire en 1973.
Maintenant prêté par le musée égyptien au Caire pour l'exposition Trésors des Pharaons installée sur Scuderie del Quirinale
Une famille pour l'éternité …
Cette belle statue de l'Ancien Empire représente Kaemheset accompagné de sa femme et de son fils !
Une scène qui reflète l'énorme importance qu'avait la famille dans la société égyptienne.
L'œuvre, datée de la 5 ou 6e dynastie.
Il montre le couple assis côte à côte sur le même siège, tandis que la figure de leur fils se tient debout entre eux, symbolisant la continuité du lignage familial.
Dans l'art égyptien …
Les sculptures familiales n'étaient pas de simples portraits.
Leur fonction était d'assurer que les défunts continuent d'exister dans l'Au‑delà et puissent recevoir les offrandes nécessaires à leur subsistance éternelle. La présence des enfants aux côtés de leurs parents garantissait en outre la perpétuation du culte funéraire et le souvenir de la famille à travers les générations.
La sérénité des visages …
la posture formelle des figures …
Et la soigneuse symétrie de la composition …
Reflètent les idéaux artistiques de l'Ancien Empire !
Plus de quatre mille ans plus tard ...
Cette sculpture continue de transmettre un message profondément humain : le désir de rester auprès des êtres chers au‑delà de la mort et de conserver pour toujours les liens familiaux.
Je me suis simplement permis de "reformater" la présentation à ma convenance.
Nous célébrons les luttes syndicales du 19e siècle pour les droits des travailleurs qui ont conduit, entre autres, à l'objectif de 8 heures par jour.
Mais peu de gens savent que la première mention d'une grève dans l'histoire remonte à la civilisation égyptienne et, plus précisément, au règne de Ramsès III(1186-1153 B.C.E).
La source est le soi-disant "Papyrus de la Grève"(aujourd'hui conservé au Musée égyptien de Turin), un récit écrit par le scribe Amennakhet qui notait toutes les protestations qui ont entaché la 29e année du règne du pharaon.
Parce qu'il n'y a pas eu un seul épisode, mais les manifestations "syndicales" ont duré des mois.
Se trouvaient les ouvriers de Deir el-Medina, le Set-Maat(= "Lieu de Vérité"), un village de l'ouest de Thèbes où résidaient les artistes et artisans chargés de décorer les tombes des souverains.
Comme aujourd'hui …
Les organismes publics étaient alors très lents à payer, une situation aggravée par la crise qui touchait l'Égypte et qui mena ensuite à la Troisième Période Intermédiaire.
Les ouvriers, en effet, ont fait grève pendant quelques jours et ont marché vers les temples funéraires, véritables centres administratifs de la région.
En signe de protestation ...
Ils sont entrés dans l'enceinte des temples de Thoutmôsis III, Horemheb et Ramsès II et l'ont occupée en s'asseyant sur les murs (un peu comme le font aujourd'hui les manifestants qui bloquent la circulation des trains et des voitures) !
La raison est rapidement expliquée :
"Ça fait déjà 18 jours ce mois-ci et on a faim !"
et encore
"Nous sommes venus ici par faim et soif.
Il n'y a ni vêtements,
ni pommades,
ni poisson,
ni légumes.
Avertis le pharaon, notre Parfait Seigneur,
avertis le vizir,notre supérieur,
afin que nous puissions recevoir notre nourriture."
La lutte entre grévistes et officiels dura deux saisons, les premiers occupant régulièrement des lieux sacrés et les seconds tentant d'apaiser les eaux avec quelques sacs de grains en guise d' "acompte".
Le différend s'est déclenché surtout lors de la visite du maire de Thèbes, lorsque les ouvriers, s'éloignant à nouveau du chantier, ont envahi l'enceinte du temple de Merenptah pour lui parler qui, bon homme politique, les a apprivoisés avec 50 sacs de grain en attendant l'intervention du pharaon.
Ce qui est intéressant …
C’est que la cause de tout cela n'a peut-être pas été seulement le retard dans les paiements.
En fait, une équipe déclare :
"Nous n'avons pas franchi les murs par faim,
mais nous avons une accusation grave à porter :
une iniquité a été commise dans le siège du pharaon."
Le crime correspond à divers vols perpétrés dans les tombes de la Vallée des Rois, dont celui des Fils de Ramsès II (KV5).
Alors, non seulement défendre leurs droits, mais aussi l'engagement civique !
في عيد العمال، نُحيّي بكل فخر الأيادي التي صنعت التاريخ وأسهمت في كشف أسراره.
من بين أعمدة معابد الكرنك الشامخة، لم يكن العمل يومًا مجرد جهد، بل كان شغفًا وإخلاصًا امتد عبر الزمن.
هذه اللقطات تحكي قصة أجيال من العمال الذين شاركوا بصبرهم وقوتهم في الكشف عن الكنوز الأثرية المخفية، وفي الحفاظ على هذا الإرث الإنساني العظيم.
وراء كل حجر تم اكتشافه، وكل نقش عاد للحياة، هناك عامل مجهول الاسم… لكنه عظيم الأثر.
تحية لكل عامل ساهم في إحياء تاريخنا، وفي نقل حضارتنا للأجيال القادمة.
أنتم جزء لا يتجزأ من هذا المجد.
Et contribué aussi à en révéler les "secrets" !
Parmi les colonnes majestueuses des temples de Karnak, le travail n'a jamais été un simple effort ; il a été une passion et une fidélité qui se sont étendues à travers le temps.
Ces images racontent l'histoire de générations d'ouvriers qui, par leur patience et leur force, ont participé à la découverte des trésors archéologiques cachés et à la préservation de ce grand héritage humain.
Derrière chaque pierre découverte, chaque inscription retrouvée, il y a un travailleur au nom inconnu …
Mais d'une influence immense.
Hommage à chaque ouvrier qui a contribué à ranimer notre histoire et à transmettre notre civilisation aux générations futures.
Le lundi de Pâques orthodoxe sera cette année le 13 avril 2026.
Cette fête juive commémore la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte, et elle est marquée par des rituels comme le Séder, un repas symbolique où l'on consomme du pain azyme (Matsa) et des herbes amères.
C'est une période de réflexion, de partage et de renouveau, où les familles se réunissent pour raconter l'histoire de l'Exode et renouveler leur engagement envers la liberté.
Avez-vous déjà assisté à un Séder ?
Adonc, si vous pouvez le souhaiter à quelqu’un de la communauté juive pendant cette période, vous pourriez lui dire "Joyeux Pessah".
ânkh...
"Vivre"…
"La vie"…
Il est important de noter que la Pâques que nous mentionnons est généralement célébrée par les chrétiens !
Les Juifs ...
D’autre part ...
Observent Pessah !
Parfois appelé Pâques juive.
C’est une fête importante qui commémore l’exode des Israélites hors d’Égypte, comme décrit dans la Torah.
Dans les pas du Prophète Moïse premier combat contre "l'esclavage" et pour la Liberté de Conscience, reconnu par nos Frères Chrétiens et Musulmans.
Aujourd'hui, chrétiennes et chrétiens ne célèbrent pas tous Pâques le même jour, en raison, toujours, d'une histoire de calendrier !
Les orthodoxes se réfèrent au calendrier julien pour fixer la date de la fête.
Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026.
Sic : “Joyeux Sham Ennessim , Sham Ennessim est un festival national égyptien marquant le début du printemps. Elle est célébrée par presque tous les Égyptiens et est annoncée par l'État comme un jour férié. Sham Ennessim tombe toujours le lundi de Pâques, qui est le lendemain de Pâques, conformément à l'église copte orthodoxe."
En 2026 ...
Le lundi de Pâques orthodoxe sera célébré le 13 avril 2026 !
Cette date est déterminée en fonction du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien utilisé par les chrétiens catholiques et protestants.
Les orthodoxes se réfèrent donc au calendrier julien pour fixer la date de la fête.
Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique ... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026
La Pâques orthodoxe est marquée par des traditions riches et variées :
Telles que le jeûne du Carême,
La bénédiction des aliments,
La messe de minuit,
La tradition des œufs rouges,
Et le jeu de l’œuf. Durant la Pâques orthodoxe, une procession est organisée le samedi à minuit. Les fidèles reçoivent des cierges qu’ils sont allumés dans l’église plongée dans l’obscurité ! Le prêtre apparaît muni d’une bougie et annonce : "Venez prendre la lumière à la Lumière sans déclin et glorifiez le Christ ressuscité d’entre les morts."
Ensuite :
La bougie est passée de main en main pour allumer les cierges.
Une procession autour de l’église peut également être effectuée, avec les croyants munis de la croix et des icônes.
Une personne reste dans l’église durant la procession, ferme les portes d’entrée, allume tous les cierges et lampes restants, et fait brûler l’encens.
La procession arrive devant les portes closes, et le prêtre lit le récit de la résurrection, puis encense.
Les portes de l’église sont ensuite ouvertes, et la procession pénètre dans l’allée centrale illuminée.
Le prêtre interpelle les croyants en disant : "Le Christ est ressuscité", et ces derniers répondent : "En vérité, Il est ressuscité !"
l'événement le plus important de la Foi chrétienne orthodoxe.
"Sham el-Nasim " ...
Est un mot arabe qui voudrait dire"senteur de brise, ou parfum de brise".
Le dictionnaire traduit el-nasime (النسيم ) par BRISE et Sham (شم ) par renifler, odorat.
Et si nous considérons "شم النسيم" (Sham el-Nasim) cela donne Pâques !
Sham el Nessim
est un jour férié égyptien marquant le début du printemps !
Cela vient toujours le lendemain de la Pâques orthodoxe orientale, cette année 2026, le 12 avril, selon les calculs de l’Église copte,ce n’est pas vraiment une fête chrétienne en tant que telle !
Les orthodoxes se réfèrent au calendrier julien pour fixer la date de la fête. Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026
Et ce malgré que sa date soit bien liée au christianisme !
Sham el-Nessim
n’est pas considéré comme une fête religieuse
et
elle est célébrée par les Égyptiens de toutes les religions à travers le pays.
En raison du temps agréable à cette période de l’année ...
Les gens passent généralement la journée à l’extérieur, à piqueniquer, et à profiter de la brise printanière avec leur famille.
La nourriture traditionnelle consommée à l’occasion de Sham el-Nessim comprend le fesikh(un plat traditionnel à base de mulet gris fermenté, salé et séché), les oignons verts, la laitue et les haricots lupini (tirmis).
Fesikh,
un mulet gris fermenté,
salé et séché du genre Mugil, un plat traditionnel
et
ancestral égyptien de la cuisine pendant la célébration printanière du festival Sham El Nessim en Égypte.
Cette fête, bien pharaonique, est l'une des plus anciennes célébrations d'Égypte :
Sham el-Nasim,
Shemu "les basses eaux",
La "Fête de la création" !
Une belle fête ...
En cette terre divine d'Égypte.
Elle est véritablement en continuité avec celle de laPâques Copte: le dimanche 12 avril 2026.
C’est une fête très importante dans la tradition copte orthodoxe.
C’est pourquoi la Pâques Copte a souvent lieu plus tard que la Pâques qui tombe normalement autour de l’équinoxe de mars.
C'est bien l'un des jours coptes orthodoxes les plus sacrés qui soient quant aux Chrétiens d'Égypte. Il tombe généralement le dimanche qui suit la première pleine lune après l'équinoxe vernal, et qui marque la fin du 55ème jour du Grand Jeûne.
Les Coptes ont généralement un jeûne plus long vis-à-vis des autres traditions chrétiennes.
Elle tombe toujours le lundi suivant le dimanche, la Pâques Copte orthodoxe est célébrée telle que calculée par l'Église copte.
Je réitère ...
Ce n'est pas vraiment une fête chrétienne en tant que telle. Et il n'y a pas de date exacte quant à cette fête car elle est confirmée chaque année par l'observation du soleil avecla Grande Pyramide.
En fait ...
Il est probable que l'événement coïncidait avec l'équinoxede printemps, un événement qui était autrefois déterminé par la direction du soleil contre les pyramides de Gizeh.
Sham El-Nessim ...
Elle "pourrait" être datée de l'Égypte ancienne d'au moins 2 700 B.C.E (la troisième dynastie de l'Ancien Empire) et est un festival qui célèbrel'arrivée du printemps.
L'Égypte est devenue un pays principalement chrétienne sous le règne de l'Empire romain, aussi, plutôt que de remplacer les festivals existants, Shamo a simplement été intégré aux célébrations chrétiennes de Pâques.
Kemet est devenue un pays à prédominance arabe, cette fête a prise alors la nomenclature de "Sham El-Nessim" signifiant "sentir la brise".
Elle est restée à la date de Pâques car basée sur un cycle lunaire comme la plupart des festivals musulmans !
Sham el-Nasim, une fête nationale en Égypte ...
Elle est célébrée le même jour que le lundi de Pâques orthodoxe.
La plus grande dénomination chrétienne en Égypte est bien l'Église copte orthodoxe.
Sham el-Nasim ...
Elle est célébrée par les Égyptiens contemporains de toutes les religions, basée sur unefête du printemps antérieure au christianisme et évidemment à l'islam.
Adonc ...
Sham el-Nasim, ne proviendrait-elle pas de l'Égypte ancienne ?
2 700 B.C.E (Troisième dynastie), précise Mohammed Arafa, professeur d'Histoire à l'Université du Caire.
C'est un festival qui célèbre le changement de saison à savoir en l'occurrence l'arrivée du printemps : avec toutes les métamorphoses, toutes les vicissitudes relatives au Nil, ..., événementiels d'importances dans la vie de tous les Égyptiens.
Une grande célébration,
...
Sham el-Nasim :
"Sentir la brise'' ...
Renouvellement de la vie ...
Et voici un repas typique :
poisson cru Molokha ou Fesikh avec une sauce salée, on mange des oignons de printemps et du pain.
Nous sommes bien au sein d'un véritable jour rempli de festivités i.e. Shamm("Sentir / inhaler")el-Neseem ("La brise").
شَمّ ألنسيم ...
Ainsi :
Chrétiens,
...
Musulmans ...
Tous ...
Ils se réunissent dans la chaleurosité que j'aime tant ! Formidable moment puisqu'ils semblent alors tous liés, unis, ... et ce au sein de cette fabuleusefête. Une singularité, celle de rassembler autant d'individualités différentes. Voilà ... encore une fois ... une bonne leçon de savoir vivre!
Tous finalement fêtent ce jour.
Celle-ci fait suite à laPâques copteEn ce dimanche 12 avril 2026. Ainsi, les racines même de cette "bacchanale" remonteraient à l'Antiquité égyptienne, c'est-à-dire aux manifestations liées au printemps.
Le Christianisme emprunta donc cette célébration tout en la liant, par la même occasion, à la fertilité : nous sommes bien là au sein d'une sorte d'acculturation des temps anciens.
Ainsi, les Égyptiens :
"Hument la brise".
"Respirent la brise" cette inspiration du principe de vie, elle est retrouvée dans toutes les scènes et descriptions relatives à l'Égypte ancienne.
"On sent la brise de printemps".
...
"On respire l’odeur du Zéphyr".
C'est un vent bien doux.
Agréable ...
Les anciens en firent même un nTr.
En bref : nos ami(e)s Égyptien(e)s célèbrent le printemps lors de la fête antique appelée "Shémou" qu’on pourrait traduire par "Fête de la création".
Ainsi le zéphyr du matin, au cours du Cham el-Nessim, est toujours porteur :
De bonheur,
De renouvellement de la nature,
De l'avenir des hommes,
...
Si cela n'est point, alors, nous serions peut-être au sein d'un bien mauvais présage !
Ce jour férié
est tout simplement
la fête du printemps pharaonique.
Ce jour-là, dès l'apparition des premiers rayons de Râ, les habitants de Kemet se ruent dans :
Les jardins,
Les parcs,
... Et ils se promènent alors au bord du Nil : à pied, en bateau, ...
Des symboles certes, comme il y en avaient tant pour nos anciens et qui malgré les millénaires passés perdurent, et même demeurent très fortement encore au sein de cette belle Égypte actuelle :
L'unité du peuple égyptien.
La conservation des liens avec leur fort lointain passé.
...
Cette fabuleuse fête célèbre ainsi le retour du printemps au sein du pays.
A ce titre d'ailleurs, les acacias, sacrés en Égypte, fleurissent même pour cette fête du printemps : formidable non ?
Une fête traditionnelle égyptienne qui célèbre l’arrivée du printemps, tombe le lundi 12 avril 2026.
Cette fête est célébrée par les Égyptiens de toutes les religions car elle est basée sur un festival de printemps qui précède à la fois le christianisme et l’islam. Elle est célébrée le même jour que le lundi de Pâques orthodoxe copte
Cette réjouissance n'est ni d'origine :
Chrétienne,
Musulmane,
Copte,
... Cependant, elle est bien l'objet de toutes les attentions.
Elle se déroule en terre de Kemet et sans distinction de religion !
Rien que pour tout cela ...
Je me devais de vous rappeler aux bons souvenirs de cette festivité.
Ou chrétiens, ..., tous ensembles envahissent les espaces verts !
Ils nous donnent tous une sacré voie que nous devrions tous suivre.
Cham El-Nessim ...
Tout le monde a certes fait ses préparatifs.
En ce jour spécial ...
Les Égyptiens ont l'habitude de faire des provisions de poissons salés, de harengs, de "fessikhs" et même d'oignons et de pois chiches : un panier de provisions bien rempli et garni de toutes sortes de spécialités pour ce jour. Les familles "partent" pour un rapide congé au bord de la mer par exemple, ou se dirigent vers les parcs et les jardins publics et ce dans les quatre coins du pays afin de célébrer l'occasion.
Souvent, bien proche du Nil, salvateur en son temps, afin de célébrer le printemps et la douceur de cet atmosphère.
Des joutes sont même organisées sur le Nil !
Nonobstant, il n’y a plus rien de véritablement religieux au sein de cette pratique.
Selon Plutarque ...
Nos anciens Égyptiens faisaient des offrandes aux netjerou(t).
Aussi ...
Tous ce qui leur fut autrefois ainsi adressés, lors des cultes par exemple, est maintenant partagé lors d’un piquenique et ce dans les jardins notamment : rien ne disparaît véritablement, tout évolue !
Le fiseekh est bien ce poisson séché qui semble avoir fait son apparition au cours de la 5e dynastie. Les anciens Égyptiens les conservaient ainsi par séchage, Râ y pourvoyait tout naturellement. Un symbole du bien ...
Du mulet gris : mulet salé et séché que l'on a laissé fermenter.
Du maquereau,
Des sardines,
...
Feseekh est un poisson de hareng fumé servi avec de l'oignon et de l'huile d'olive.
Un véritable symbole, celui de la régénération, cela rappelle bien les origines de la vie. Ils furent une sorte d'allégorie chez nos anciens Égyptiens, celle de la création de la vie.
Ainsi, certains paradigmes mentionnent souvent :
Un œuf primordial ...
Il aurait été pondu par Amon sous la forme d'une oie.
Voici une boîte âgée de 3 500 ans avec lesrestes d'une oie sacrificielle.
Crédit : Professeur Andrzej Niwiński.
L'œuf de la théologie de Khemnou ...
Hermopolitaine si vous préférez ...
Il fut bien visiblement fécondé par Amon !
L'œuf devait donc être associé à la vie, au renouveau, au printemps, ...
→ De jeunes oignons ...
Afin d'éloigner le mal. Il semble avoir été lié au nTr Min, et ce dès la 6e dynastie.
Ils furent considérés comme la volonté de vaincre la mort ainsi que la maladie. Un papyrus relate d'ailleurs l’histoire d’un pharaon dont son unique enfant aurait été atteint d'une maladie mystérieuse.
Les médecins, comme les prêtres Memphite furent incapables de le guérir. Ils eurent alors recourt à la magie.
Un symbolisme là encore, relatif à la nature renaissante, la "Romaine" / Lactuca sativa longifolia, avec ses feuilles très allongées, elle est parfaitement représentée sur les "fresques".
Pourquoi une telle variabilité au sein des dattes ?
Pâques
est célébrée chaque année
le dimanche suivant la pleine lune de printemps.
L’équinoxe de printemps a lieu le 20-21 mars, ce qui implique que Pâques a lieu au plus tôt le 22 mars, au plus tard le 25 avril :
Avant Pâques s’écoulent quarante jours, le "Carême", du lendemain de mardi gras (le mercredi des cendres) au dimanche pascal.
Quarante jours correspondant aux quarante jours de Jésus dans le désert de Judée, traditionnellement consacrés au jeûne, à la prière ainsi qu'au partage.
La semaine avant le dimanche de Pâques est appelée la "semaine sainte" !
Débutant par le dimanche des Rameaux.
Le Jeudi Saintreprésente le dernier repas du Christ avec ses apôtres (la Cène).
Le Vendredi Saint est celui de la "Passion du Christ", sa "crucifixion".
Pâques correspond donc au "troisième jour",
Durant lequel le Christ est, pour les chrétiens, ressuscité.
"Nous avons tous des rêves,
mais pour les réaliser,
il faut beaucoup de détermination, de dévouement, de discipline
et
d’efforts"
Jesse Owens.
Rêvons, rêvonz alors ensemble :
Ensemble ...
Quant à ce renouveau ...
En cette ère bien printanière !
Et pourquoi pas, à la manière de Saint-Exupéry quand il énonçait ...
La fameuse et présente fête de Pâques se nomme aussi Easter en anglais, et ceci vous est bien connu.
Nonobstant ...
Et paradoxalement peut-être ...
Cette réjouissance ne semble véritablement pas représenter une nomenclature spécifiquement chrétienne comme d'aucuns pourraient parfaitement et bien logiquement du reste le subodorer.
Elle porte en vérité en elle une origine Chaldéenne faisant référence à la fameuse divinité, Astarté.
Qui est Astarté dans la Bible ?
Dans le monde syro-phénicien, Astarté était la divinité féminine la plus fameuse. Elle incarnait les instincts les plus profonds de la vie : l'amour, la reproduction, la fécondité. Elle était aussi la déesse des combats, la déesse guerrière, une déesse de mort.
Aussi, grâce à lui, vous aurez peut-être cette surprise, celle de découvrir l'origine "païenne" (Même si je n'apprécie guère cette nomenclature.) quant aux coutumes de la chrétienté, il en va aussi du culte :
Nous sommes alors au sein d'une continuité des traditions religieuses : rien ne se perd, tout évolue, tout se transforme, ...
La nature n'aime pas le vide !
Il en va de même quant aux religions, coutumes, croyances, usages, ...
Ainsi :
La nomenclature de Pâques avec ses origines babylonienne avait cette souvenance, celle de la reine des cieux :Ishtar, ...
Et que dire du sens caché du fameux œuf mystique d'Astarté, ..., de Baal en Bretagne ?
Alors ...
Il n'est pas difficile de subodorer que sa compagne Astarté, le fut tout autant et ce par les anciens Anglais. Cette déité, à Ninive même, s'appela Ishtar et prit ainsi en avril le nom d'Easter (Pâques).
Au 3e et au 4 A.D (Anno Domini Nostri Iesu Christi), cette fête devint Pascha, Pâqueset semblait même s’accorder avec la Pâque juive.
Alors ...
D'aucuns supputent que nous sommes là au sein même d’une version Christianisée de la Pâque juive.
Ainsi souvenez-vous, que cette festivité de Pâques est célébrée par :
Les Coptes,
Les Catholiques,
Les Orthodoxes …
Une fête qui normalement rassemble toute l’Égypte !
Dans son livre ''les us et coutumes des égyptiens modernes'' paru en 1848, le britannique Edward William Lane écrit :
"En Egypte, il y a une coutume appelée Cham El-Nessim qui est observée le premier jour du printemps.
Dans ce jour-là, tôt le matin, de nombreuses personnes, en particulier des femmes, brisent un oignon et le sentent, pour les éveiller et leur donner une certaine energie, et au cours de la matinée, un grand nombre de citoyens se promènent dans les villes, dans les compagnes ou partent en bateau pour prendre de l'air ou bien comme ils l'appellent, l'odeur de l'air ou bien respirer l'odeur du Zéphyr, qu, en ce jour, est réputé avoir un effet bénéfique. Ils choisissent de déjeuner à l'extérieur et surtout au bord du Nil"
Ainsi, selon le Concile de Nicée en 325 ...
La date de Pâques :
"Le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après".
Aussi, plus simplementpeut-être ...
Il s’agit en fait du premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps(fixé au 21 mars).
Acceptée par tous les chrétiens ...
Cette méthode de calcul a été établie avant le schisme que vous connaissez, daté de 1054.
Le décalage qui s’opère souvent entre Églises catholiques et orthodoxes est donc à chercher dans la réforme grégorienne. En effet, en 1582, le pape Grégoire 13 instaura un nouveau calendrier qui devait alors corriger les lacunes astronomiques du calendrier julien : à cause de son imprécision, celui-ci se décalait de 8 jours à chaque millénaire par rapport à l’année solaire véritable.
Ainsi ...
Au moment de la réforme grégorienne, le calendrier julien avait dix jours de retard.
En Égypte ancienne, le concept de cycles était profondément enraciné dans leur vision du monde.
Comme avec le Nil, par ses crues régulières, symbolisait ce renouveau constant : chaque inondation apportait fertilité et vie à la terre.
Cela influençait même leurs croyances spirituelles, avec des dieux comme Osiris, qui incarnaient la résurrection et la continuité.
Ces cycles étaient également représentés dans les tombes et les temples, où chaque élément était pensé pour refléter une harmonie entre vie, mort et renouveau.
Voici une belle essence de cette philosophie !
L'équinoxe de printemps ...
C'est le moment d'équilibre entre le jour et la nuit ...
Il a été source de fascination à travers l'histoire, y compris dans l'Égypte ancienne !
Ce passage symbolisait :
Le renouveau,
La fertilité,
Et l'harmonie, ... des thèmes centraux pour une civilisation qui vivait en symbiose avec les cycles naturels. Le Nil, comme nous l'avons vue, incarne parfaitement cette idée de renaissance perpétuelle !
Même aujourd'hui ...
L'équinoxe est un appel à la réflexion et au rééquilibrage, autant dans nos vies que dans la nature.
Avez-vous un rituel ou une manière particulière de marquer ce moment de transition ?
Équinoxe de printemps ...
En cevendredi 20 mars 2026 à 15 h 45 min : hémisphère nord, heure de l’Est nord-américain !
Quel est ce phénomène qui aura lieu ce vendredi ?
Comme depuis de nombreuses années, le printemps commence le 20 mars, et non le 21 mars comme dans l'imaginaire collectif.
Sans suprise, l'équinox de printemps 2026 aura donc lieu ce vendredi 20 mars !
Tout simplement parce que la date n'est pas fixe. Le printemps astronomique commence en réalité entre le 19 et le 21 mars car la durée des saisons diffère selon la révolution de la Terre.
Le printemps météorologique, quant à lui, a démarré le 1er mars !
"Au revoir"
hiver salvateur !
Quelle belle façon de saluer la fin d'une saison !
L'hiver ...
Souvent vu comme une période d'introspection et de repos, cède maintenant la place à la renaissance printanière !
Tout ce qui s'est germé dans l'ombre a maintenant l'opportunité d'éclore et de fleurir.
Vous sentez-vous inspiré par ce passage à une saison plus lumineuse ? Peut-être un projet ou une réflexion qui trouve un nouveau souffle ?
Bonjour le printemps et avec lui,ce retour tant attendu, celui de Râ avec son renouveau!
Saison du changement, comme pour toutes autres saisons du reste !
Nonobstant ...
Le ressentit le plus accentué à mon sens me semble bien ce changement de saison : plus de luminosité, plus de chaleur, plus de couleur naturelle.
L'équinoxe de mars est bien un jour très particulier puisqu'il célèbre le renouveau, qu'il soit religieux, culturel, naturel, nous sommes bien au printemps dans l'hémisphère nord, un jour heureux chassant encore un peu plus la frilosité de l'hiver, pour enfin accueillir les beaux jours.
Un temps de renaissance : la logique cyclique égyptienne !
En Égypte ancienne, le temps n’était ni linéaire ni irréversible.
Il était pensé comme un processus de régénération permanente, où la fin n’est jamais qu’un recommencement.
C'est une formulation qui correspond très précisément à ce que les Égyptiens appelaient : wḏꜣ.t / wḏꜣ / "être intact, renouvelé" ...
Un état de réintégration de l’ordre, après une phase de équilibre.
Le temps cosmique : Râ et la renaissance quotidienne
Chaque nuit, le soleil, meurt à l’horizon occidental, traversait le Duat, renaîssait à l’aube sous la forme de Kepri, le scarabée.
Le monde est recréé chaque matin.
Rien n’est jamais définitivement acquis.
Temps et ordre : Maât contre Isfet, ce renouveau n'était pas automatique :
Maât = ordre, équilibre, justesse,
Isfet = chaos, rupture, stérilité, les rites, les fêtes, les offrandes, les paroles justes servaient à réactiver le cycle, à empêcher le monde de s’éteindre.
En Égypte ancienne, le temps n’est jamais une fin : il est le lieu même du retour à la vie.
Lors de l'équinoxe de printemps, comme aujourd'hui, les rayons de Râ doivent former un angle droit avec l'axe terrestre et se diviser sur les deux hémisphèresde la planète.
Quant à l'hémisphère sud, il entre dans celle de l'automne.
Le dernier jour de l'hiver est le jeudi 19 mars 2026 et le premier jour du printemps est le jeudi 20 mars 2026. L'équinoxe de printemps, marquant le premier jour officiel du printemps, se produit lorsque les rayons du soleil tombent directement sur l'équateur
Enfin, le 20, pas pour tous ...
Puisque le "printemps météorologique" par exemple commence le 1er mars !
"Dans une tribune reprise en janvier dernier par The Egypt Independent, le Dr. Hawass explique même avoir passé plusieurs années à attirer l'attention des médias égyptiens et internationaux sur cette "scène fascinante".
"Malheureusement, ces célébrations n'ont pas continué même si elles pouvaient avoir un impact important sur le tourisme", déplore l'ancien ministre.
"Je pense que le moment est venu aujourd'hui pour le ministère du Tourisme [et des Antiquités] de bénéficier à nouveau de ce phénomène", poursuit-il dans sa tribune.
C'est probablement cet encouragement qui a poussé les autorités à remettre en avant le spectacle astronomique dans ses efforts visant à relancer le tourisme en Egypte."
Le cœur possède un rôle central dans la célèbre vignette de la pesée du cœur du Livre Pour Sortir au Jour qui a été très largement étudiée comme vous savez !
( Par exemple : J. Assmann, Death and Salvation in Ancient Egypt , trad. de l’allemand par D. Lorton, Londres, Cornell University Press, 2005, en page 490 ; ... et J. Yoyotte, "Le jugement des morts", Paris, Éditions du Seuil, 1961, page 264.)
En cette Journée Internationale des Droits des Femmes …
C’est l'occasion parfaite pour célébrer la force, la résilience et les incroyables contributions des femmes du monde entier selon moi !
Que cette journée soit emplie de reconnaissance et d'inspiration.
Bonne fête à toutes les Femmes !
La thématique en littérature francophone est bien nombreuse, feu Christiane DESROCHES NOBLECOURT, Roland TEFNIN, qui avait fait sa thèse sur la statuaire d’Hatchepsout, Florence QUENTIN que vous connaissez bien évidemment et qui est heureusement pour nous très active sur FB a aussi une recherche et lecture intéressante, …
Vous voulez peut-être écrire un message personnalisé pour une personne bien spéciale ?
Christiane Desroches NOBLECOURT disait des femmes de l'Egypte antique :
"... la mère que l'on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais dotée d'une grande liberté d'expression, sa capacité juridique entière, son étonnante indépendance financière, l'impact de sa personnalité dans la vie familiale et la gestion des biens communs et de ses biens propres."
N'oublions pas notre amie Amina Elgamal ...
Comme la première Egyptologue Egyptiènne qui a découverte un monument en haute Egypte, la statue de MeriteAmon, la belle fille de ramsès II pendand les années 80, quand cela était très difficile pour une femme de travailler en haute Egypte et dans le désert !
Pour les femmes à des postes clés on peut citer Neith Hotep, Meryt Neith, Nitocris (Controverse), Sobekneferouré, Hatchepsout, … … Cléopâtre VII.
L'Égypte ancienne aurait moins d'attraits s'il n'y avait les Égyptiennes, l'empire des femmes !
De nombreuses reines régnaient pendant que le pharaon était en guerre notamment Ahmes-Nefertari, Nebet pendant la 5e dynastie, …
Adonc, concernant la place des femmes du peuple on sait qu’elles travaillaient :
- Porteuses,
- Préparation de pains,
- Bière,
- Nourrices,
- Etc. …
La natalité était maîtrisée.
Emploi de spermicides et de préservatifs en peau.
Les séparations de couples étaient faciles.
A ma connaissance, il n’y a peu eu de scribe femme si cela est probablement certaines « pharaones », reines, …
En fait …
Certaines professions étaient réservées aux hommes et d’autres aux femmes ! Au sein de la famille régnante …
Certaines femmes ont occupé le poste clé telle qu’Hatshepsout …
Certains couples ont été égalitaires notamment lors de la 18e dynastie.
Avant et après la statuaire montre la prédominance hiérarchique bien marquée entre le pharaon, son épouse et ses enfants.
Les filles apparaissant au niveau de la statuaire au sein de l’image de la famille et les garçons lors des scènes de bataille …
La thématique de la femme
dans l’Égypte ancienne …
- Interprétation historique :
Les interprétations de l’histoire peuvent varier en fonction des sources, des perspectives et des biais.
Par exemple, certaines sources suggèrent que les femmes jouissaient d’un statut élevé et de droits égaux dans l’Égypte ancienne, tandis que d’autres peuvent avoir une vision différente.
- Comparaison avec le présent :
La comparaison du statut des femmes dans l’Égypte ancienne avec celui des femmes dans l’Égypte moderne peut être source de controverse ! Evitons cela s’il vous plaît, le passé doit nous induire à l’effort de compréhension, le présent peut quant à lui être jugé !
Par exemple, certaines sources suggèrent que les femmes de l’Égypte ancienne avaient plus de droits que de nombreuses femmes vivant de nos jours !
- Questions de genre :
Dans certains cas, il a été suggéré que certains pharaons pourraient en fait être des femmes.
- Contexte culturel et religieux :
Les différences culturelles et religieuses entre l’Égypte ancienne et l’Égypte moderne peuvent également rendre le sujet sensible : évitons cela pour les mêmes raisons que précédemment mentionnées.
Par exemple, le rôle des femmes dans la religion et la société a beaucoup changé au fil du temps.
J’aurais de fait tendance à penser, qu’il est important de noter que ces points de vue sont basés sur des interprétations historiques et peuvent varier en fonction des sources et des perspectives.
Il est toujours bénéfique d’approcher ces sujets avec une ouverture d’esprit et une volonté de comprendre les différentes perspectives.
Restez dans le respect des Femmes
en tout lieu,
à tout moment S.V.P …
Et voici un artefact conservé au Petrie Museum of Egyptian Archaeology, UCL, Londres, Royaume-Uni. Il y a des stèles, des dalles, des statues, des statuettes, des dalles d'essai, etc., de la période pré-dynastique, à l'ancien empire, au moyen empire, au nouvel empire, aux périodes intermédiaires, à la période tardive, à la période ptolémaïque, à la période romaine, ... etc ... Cette statuette de calcaire représente 3 femmes debout, se tenant la main et debout contre une dalle noire sur un socle. De l'Égypte, on ne sait pas quelle est la provenance précise des fouilles. Deuxième période intermédiaire, 1 650 – 1 550 B.C.E. Le musée Petrie d'archéologie égyptienne, Londres …
Cet intrigant récipient en argile date de la fin de la période Naqada l.
Les visages sans traits des femmes sont considérés comme "semblables à ceux d'un oiseau", mettant l'accent sur le nez et la force vitale de la respiration, un thème répandu répété plus tard avec l'ankh sous le nez des pharaons. À l'origine, les personnages portaient des perruques en bitume. Les femmes torses nu se font face dans le cercle et se tiennent la main ; Peut-être dansent-ils ! Le récipient peut symboliser la fertilité, la protection pendant l'accouchement, la célébration, la magie, la guérison ou être utilisé comme objet funéraire. En effet, il véhicule un éventail de merveilleuses possibilités à considérer. Découverte à Abydos.
En ce 8 mars nous voulons aussi nous souvenir d'une femme qui nous a tant donné à tous et qui apparaît sur cette photo !
Qui est-ce ?
Erminia Caudana "miraculeuse" restauratrice de papaye.
"... entre ses mains habiles,
les minuscules fragments de la feuille brisée
ont été formés pour construire un texte ;
le volume croquant et fragile à un toucher
s'étirait doucement comme un produit fabriqué en usine,
et la page obscurcie par l'humidité
et
le moisi est revenu clair et tranchant."
(Silvio Curto, directeur du musée égyptien de 1965 à 1984)
Grâce à son travail patient ...
Fonctionne comme le fameux code K ...
Qui contient une traduction des évangiles de Marc et Matthieu ...
Probablement écrit en Afrique au 4e-5e siècles !
L'Historiae Naturalis de Plinio, que la famille Gonzaga a commandé entre le 15e et le 16e siècles et voulait enrichir eux-mêmes avec des miniatures attribuées à l'école de Mantegna ; les Scriptores Historiae Augustae s'enrichissent aussi de précieuses miniatures.
Et puis encore des œuvres comme le Papyrus Regio, la plante de la tombe de Ramsès IV ...
Le Journal de la nécropole de Deir el-Médina ...
Le "livre Pour Sortir au Jour" de Kha ...
La carte des mines d'or, les archives démotiques de Deir El-Médina et bien plus encore, reviennent à être Documents lisibles disponibles au public Des savants du monde entier.