Qu'appelle-t-on bleu Égyptien, la fritte de bleu égyptien ? Une phase vitreuse avec une cristallisation ? Un matériau céramique ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Pinceau en fibre de palme. 1 390 à 1 352 B.C.E, Thèbes. 18e dynastie, Amenhotep III.
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Je connais les secrets des hiéroglyphes ...
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Mitri a vécu pendant la cinquième dynastie et a servi son pharaon.
Peut-être Unas, vers 2400 B.C.E. Il a construit une grande tombe à l'angle sud-est de l'enceinte de la pyramide échelonnée, près de la chaussée du roi Unas.
Le sculpteur a entouré les yeux de cuivre et a utilisé de beaux cristaux de roche pour donner à Mitri un regard calme de gris profond. Les cristaux gris sont souvent bleus sur les photos. C'est un effet frappant §
Tableau d'écriture d'un apprenti scribe.
Première période intermédiaire Dynastie 11 ou avant, environ 2 030 B.C.E. Il ressort clairement des hiéroglyphes maladroitement formés et de leur espacement inégal que c'est l'œuvre d'un apprenti scribe qui pratiquait son écriture.
Le tableau d'écriture pourrait être utilisé encore et encore en grattant ou en essuyant l'encre et en ajoutant une nouvelle couche de blanc. Un autre tableau d'écriture de la collection montre les corrections faites à l'encre. Le Met New York.
Marie-Thé Perardelle.
Vallée des Nobles, TT69, tohypogée de Menna, "Scribe des champs du Seigneur du Double-Pays"
Les scribes contrôlent tout !
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
L’ensemble représente le hiéroglyphe du mot « scribe »
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant la palette du scribe (et par extension, celui-ci).
Montrer du respect ... t(w)r,
'tour',
"montrer du respect" ...
En Égypte ancienne, il était indispensable de montrer du respect envers le roi et les dieux d'abord, mais aussi envers ses supérieurs, ses parents ... Les Égyptiens adoraient hiérarchiser !
La première phrase entière découverte dans l’un des plus anciens alphabets connus parle de poux ! «Que cette défense éradique les poux des cheveux et de la barbe»: l’inscription en cananéen, qui figure sur un peigne découvert en Israël en 2016, remonte à plus de 3700 ans
⇒ Pour l'élite pharaonique, la couleur était la vie.
Ainsi, le sculpteur fut dénommé "séankh" / "celui qui donne la vie".
Nonobstant ...
Il ne devait pas donner la vie simplement en extrayant une figure d’un bloc de pierre ou d’un morceau de bois ! Il devait ajouter à la sculpture une dernière étape essentielle, les couleurs, donnant ainsi l’apparence de la vie et qui de fait l’animait : les "scribes du contour" avec l’aspect sacré de ce qu’ils devaient rendre magiquement vivant.
⇒ Pour l'admirateur moderne que nous sommes, la teinte est porteuse de vie aussi.
Même si d'aventure, nous sommes parfaitement conscients que ce paradigme fut bien encodé et ce jusque dans ses couleurs !
Le vert symbolisait la régénération,
Le noir la terre fertile, une "poudre pour rendre l’œil expressif",
Le bleu, le Nil, le ciel, où se trouve d’ailleurs un Nil céleste peuplé d’étoiles jaunes à cinq branches qui sont sans doute des étoiles de mer.
... Les "fresques" qu'ils nous ont laissés font rêver, paradoxalement au fait qu'ils possédaient un nombre limité de pigments autant du reste quant aux moyens utilisés.
Cependant longtemps ...
L’homme n’a pas su fabriquer cette couleur bleue, elle fut même absente des peintures rupestres.
Ce sont bien les Égyptiens anciens qui,
les premiers,
auraient réussi à la produire
et ce sous la forme
d’un pigment artificiel.
Voici donc le "bleu égyptien" ...
Il fut certainement "le premier pigment" créé par l’homme, il y a cinq millénaires en Égypte et en Mésopotamie. Il a longtemps fait l’objet d’un monopole ainsi que d’un commerce prospère et ce dans le bassin méditerranéen.
Depuis la préhistoire jusqu'au Moyen Age ...
Ainsi dans les peintures préhistoriques, le bleu manquait car il y avait fort peu de minéraux bleus et ceux qui le furent étaient chimiquement instables ou bien trop difficiles à utiliser.
Les premières preuves de l'utilisation du bleu égyptien se trouvent au sein de la quatrième dynastie (vers 2575-2467 B.C.E). Il apparaît alors sur des sculptures en calcaire, ainsi que sous la forme d'une variété de joints cylindriques et de perles.
Au Moyen-Empire (2050-1652 B.C.E), il a continué à être utilisé comme pigment dans la décoration des hypogées, des peintures murales, des meubles et des statues,
Quant au Nouvel Empire (1570-1070 B.C.E) il a commencé à être plus largement utilisé et ce dans la production de nombreux objets.
De plus se fut un produit qui connut une grande diffusion à l’époque romaine.
Et ce pour une simple explication visiblement, il n’existait que très peu de minéraux bleus !
De plus …
Réduits en poudre, rares furent ceux qui semblaient conserver un pouvoir colorant. De ce fait, il apparaît que les peintres devaient disposer d’une "pauvre palette" de nuances. Des pigments noirs, bruns, jaunes et rouges peuvent être trouvés, extraits des minerais ou des sols, de telle sorte que ces couleurs furent certainement considérées communes, et bien pauvre et ce pour représenter leurs divinités.
Le bleu fut rare, cher, précieux, divin ...
Nous examinerons donc ici comment l'Égyptien ancien a pu obtenir un pigment bleu qui ne s'est pas dégradé avec le temps, tant divin il fut !
Ainsi les artisans du bassin méditerranéen furent amenés à élaborer un pigment : le "bleu égyptien".
Nomenclature qui date visiblement de l'année 1830 par Jean-François Léonor Mériméeet ce au sein d'un traité quant à la peinture à l'huile.
Il fut comme vous savez le père de l’écrivain Prosper Mérimée ...
Ainsi :
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand ce premier pigment synthétique a-t-il commencé à être fabriqué ?
Comment ?
Où son emploi s’était-il diffusé ?
Pourquoi le bleu était-il considéré comme si important ?
D’où viennent leur bleu ?
Pourquoi une teinte aussi innovante a-t-elle disparu ?
...
N’oubliez jamais, l’archéologie n’est pas une science exacte :
Il répond parfaitement à la définition actuelle d'un matériau céramique : un matériau solide constitué de cristaux anhydres cristallisés, éventuellement associé à une phase vitreuse, formé par synthèse et consolidé à haute température.
irtyu
Silicate de cuivre calcique ; "khesbedjiryt" signifie "lapis-lazuli fabriqué", il formait alors un substitut du lapis, une pierre précieuse ...
"Fabriqué" ...
L’esthétique de la technè ...
Et que dire des progrès techniques qui l'ont fait advenir sous cette forme ?
Synthétisons un peu ce long cheminement historique :
Il est prouvé que notre pigment coloré fut usité par "nos" anciens Égyptiens dès 2600 B.C.E. et est devenu ce colorant bleu primaire utilisé dans la Kemet ancienne et ce jusqu'à travers les périodes romaines de l’Égypte (vers 30-395 EC).
En dehors de ce pays baigné des dieux, le bleu égyptien apparaît dans les incrustations mésopotamiennes du milieu du 3e millénaire B.C.E.
Par la suite il a continué à être produit dans tout l’ancien Proche-Orient et méditerranée à travers le 4ème siècle C.E et apparaît alors dans les peintures murales à Pompéi.
Au 9ème siècle CE, les instructions pour faire le bleu égyptien auraient visiblement été perdues ou oubliées.
Le pigment fut ensuite tombé hors d’usage et de production jusqu’aux années 1800, quand les scientifiques ont déterminé sa composition en étudiant des exemples connus.
flanked by two 'Uas’-scepters(symbol of Power and Dominion).
Glass inlay (1.7x1cm), 100 BCE–100 CE;
now in the Metropolitan Museum …
"On a évalué à quelque 1 400 kilos la quantité de pigment bleu nécessaire à la décoration d’un temple pharaonique.
Comment les Égyptiens parvinrent-ils à s’en procurer en si grandes quantités ?
En fabriquant le premier pigment synthétique de l’histoire humaine, dont la plus ancienne trace a été retrouvée à Nekhen (Haute-Égypte) et remonte à 3 250 ans B.C.E.
Depuis la plus haute Antiquité,
les habitants de la vallée du Nil furent de grands amateurs de pierres,
et plus spécialement de lapis-lazuli,
qui,
avec ses cristaux de pyrite, leur évoquait le ciel nocturne.
Mais celui-ci étant rare, car venant d’Afghanistan, ils cherchèrent dès le 4e millénaire à imiter ce bleu intense dans leurs peintures.
Les chimistes des temples réussirent à synthétiser un pigment de cette couleur à partir
de minerai de cuivre, de sable calcaire et de natron, un mélange naturel de sels.
Leurs techniques de fabrication ont été décrites par les auteurs latins Pline et Vitruve,
initiés à Alexandrie,
bien qu’elle fût gardée secrète par les Égyptiens."
D'ailleurs, ils l'employèrent partout ce fameux bleu :
Les stèles,
L'art glyptique,
Ornementation des vases,
Les papyrus,
Les sarcophages,
Les peinture muraleset ce visiblement à partir de la 4e dynastie et ce jusqu'au Moyen Age : elle est du reste l'unique pigment bleu !
Des objets divers :
Scarabées,
Sceaux,
Statuettes,
Vases, ..., ont été façonnés en bleu égyptien massif, à ne pas confondre d'ailleurs avec les vases glaçures dénommés "faïence" égyptienne.
Les décors des temples étaient tous parés du célèbre "bleu égyptien", dont le nom se traduisait à peu près ainsi : "Lapilazuli fabriqué".
...
La dernière attestation de son utilisation remonterait au 9e siècle de notre ère, au sein d'un église celle de San Clémente de Rome (Lazzarini 1982).
Il fut utilisé pendant toute l'antiquité ...
Les romains quant à eux l’ont surtout utilisé sous la nomenclature de caeruleum. C’est d’ailleurs grâce à Vitruve notamment que nous connaissons la recette de fabrication. Les chercheurs ont même retrouvé du bleu égyptien au fond d’un pot et ce sur le site de Pompéi.
Le consensus actuel est que nos anciens égyptiens auraient alors cherché à le substituer et ce pour la décoration pariétale, une teinte bleue égalant celle du Lapis-Lazulis, minerais dont sa rareté le réservait à la bijouterie.
C’est une pierre qui lorsqu’elle est pure peut s’utiliser simplement broyée très finement en adjoignant, en fin de broyage, un alcalin gras léger (lessive).
Elle est composée de différent minéraux : la lazurite (responsable de sa couleur), la calcite et la pyrite de fer.
A sample from the Sar-i Sang mine in Afghanistan,
where lapis lazulihas been mined since the 7th Millennium BC.
Les Égyptiens lui ont donc préféré en fait un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agit probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte à la 4e dynastie ...
La poudre de Lapis-Lazulis donne donc "un bleu".
En fait ...
Elle ne fournit qu’une poudre d'un bleu-gris pâle, inutilisable comme pigment perdant de sa beauté initiale.
Il existe bien une technique qui permet d’extraire le minéral bleu (la lazurite) de cette poudre afin d'obtenir un pigment utilisable, l’outremer. Nonobstant, il semble qu’elle n’ait été mise au point que vers le 2e siècle B.C.E et ce au Turkménistan. Elle semble alors n'atteindre l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle !
Le nom de bleu outremer vient de la provenance même du lapis-lazuli : outre la mer.
Il ne semble pas d'ailleurs que son usage fut très répandu dans le monde égyptien ou romain, la fritte d’Alexandrie(bleu égyptien) lui faisait grande concurrence d’autant qu’il était plus abondamment disponible et meilleur marché.
Théophraste et Pline le cite pourtant comme pigment, sous les noms, pour l’un de "kyanos" (*) et pour l’autre de "cæruleum scythicum".
(*) D’après la description qu’en fait Théophraste cela pourrait aussi correspondre au bleu égyptien. Il dit que ce pigment fut découvert par un souverain et mis au point à Alexandrie (Vitruve reprendra l’anecdote.).
Depuis plus de 6 000 ans ...
Les montagnes d'Afghanistan cachent l'un des trésors les plus prisés au monde : Lapis Lazuli ...
Des mines robustes Sar-e Sang au Badakhshan est apparue cette pierre bleue semi précieuse ...
La source du pigment ultramarin !
C'est plus qu'un simple bijou, c'est devenu un symbole de pouvoir, de spiritualité et de beauté.
Égypte ancienne ...
Mésopotamie ... et au-delà des lapis réservés à la royauté, aux prêtres et au divin.
Il ornait le masque funéraire de Toutankhamon, et des siècles plus tard, son pigment en poudre a créé le bleu ultramarin radieux des chefs-d'œuvre de la Renaissance.
Échangé sur de grands itinéraires ...
Le lapis est devenu connu sous le nom d'or bleu, un fil scintillant reliant empires, art, foi, ...
Avec cette possibilité d'en trouver dans le Sinaï, le désert oriental.
→ Et voici le légendairebleu égyptien, synthétique quant à lui !
La littérature classique et archéologique mentionne :
Kyanos,
Caeruleum,
Bleu vestorien,
Bleu de Pouzolle,
Bleu Pompéen,
Hsbt iryt / Lapis-Lazuli fabriqué,
PB31,
... Ces différentes appellations qualifient toutes une seule et même réalité, le bleu égyptien, pigment synthétique et donc, crée par l’Homme ancien !
Dans la langue égyptienne antique ...
Il était donc connu sous le nom de hsbd-iryt, ce qui signifie lapis-lazuli artificiel / fabriqué, révélateur de l'obsession des anciens pour cette pierre précieuse.
Ce pigment semble lié à l'industrie du verre et aux glaçures des céramiques et n’a jamais été obtenu indépendamment.
→ La turquoise ...
Pierre opaque, elle fait partie de la classe des minéraux bleu-vert composée de phosphates-cuivre-aluminium.
L’aspect semi-opaque et la couleur bleue de la pierre turquoise sont surtout dus à la quantité de cuivre qu’elle contient, cependant, la turquoise d'Égypte était plus verte, très nettement reconnaissable et provenait du Sinaï.
Le gisement de turquoise en Égypte a été exploité pour la réalisation des plus belles parures des pharaons et des reines depuis la troisième dynastie voire les incrustations de turquoises sur les masques funéraires et autres parures magnifiques de Ramsès, Toutankhamon, ... tout comme certains objets de culte dans la chambre funéraire de la pyramide du Roi Djoser.
Il offre donc en effet l'aspect de la fritte, mais sa composition en est bien différente.
Il s'agit en fait d'un composécristallin de synthèse obtenu par fusion de :
Cuivre, il est ce minéral qui semble dominer en cet âge du bronze.
Au 3 et 2e millénaire B.C.E ...
Il devait être "facile" de se le procurer sous forme par exemple de scories, ... Les chercheurs semblent déduire ce réemploi de la présence d'étain et de plomb, minerais qui entrent dans les alliances cuivreuses.
Sable siliceux,
Sodium ou potassium.
...
Sic : " Le premier pigment de synthèse, le fameux "bleu égyptien",
ici retrouvé tel quel dans son contenant à Pompéi.
Ce pigment était fabriqué en faisant fondre du sable siliceux,
associé à du minerai de cuivre et de la roche calcaire, constituant une pâte de verre bleue,
qui est ensuite réduite en poudre et dont la composition chimique résultante en est CuCaSi4O10."
Une fritte est un matériau céramique qui a été fondu pour former un verre, trempé et granulé. Les frittes sont importantes dans la fabrication des émaux et des émaux céramiques.
Quant à la faïence siliceuse ...
Les ingrédients ne furent ni rares ni même précieux.
C'est un "matériau à base de quartz en poudre recouvert d'un véritable revêtement vitreux, généralement dans un verre isotrope transparent bleu ou vert".
Tjehenet, il est bien distinct du pigment cristallin bleu égyptien .
Les matériaux manquent cependant de plasticité rendant certainement bien difficile sont élaboration au point que les chercheurs ont déjà observés des fissures, des craquelures, ...
Au cours du deuxième millénaire B.C.E, apparaissent des œuvres moulées !
Faïence égyptienne.
Middle Kingdom Dynasty: Dynasty 12 Reign: Senwosret I to Senwosret II
Nonobstant ...
Sa production nécessite une équipe très organisée ainsi que des artisans très spécialisés, héritant d'une dextérité d'antan.
En fait les pigments bleu et vert étaient synthétisés !
Cette révolution technologique manifeste parfaitement la maitrise que nos anciens avait :
Celle du maniement des matières premières,
Et que dire des connaissances "chimiques",
Ainsi que de leur dextérité dans la manipulation à hautes températures.
Aucune source directe d'époque pharaonique ne nous renseigne réellement sur :
Sur la naissance,
La technique,
Ou même sur la date.
Ce fut bien un pigment synthétique et de plus certainement le plus ancien qui soit ! Ce qui implique que cette couleur ne se trouve pas dans la nature à la manière du précieux lapis-lazuli.
De plus, cette teinte est devenue le colorant bleu primaire utilisé dans la Kemet ancienne à travers les périodes romaines de l’Égypte (vers 30-395 EC).
Aussi pourquoi une telle teinte, aussi innovante et unique, a-t-elle disparu ?
C’était certainement, en partie, à la suite de la chute de l’Empire romain ! (?). Les artisans égyptiens romanisés avaient tendance à utiliser plus de rouges, de jaunes et de blancs ...
et le processus de soufflage de verre est représenté, au cours de son règne, dans les peintures de Beni Hassan,
de la même manière qu’il le sera sur les monuments plus tard,
dans les différentes parties de l'Égypte, à l'époque de la conquête perse.
La forme de la bouteille et l'utilisation de la canne sont indiquées sans équivoque ;
et la teinte verte de la matière en fusion,
extraite du feu,
prouve suffisamment l'intention de l'artiste."
John Gardner Wilkinson
⇒ Une matrice vitreuse, au sein de laquelle est dispersé un élément cristallin ayant un indice de réfraction bien différent de cette phase de "moulage".
Matériaux résultant d'un frittage.
Voici donc "un frittage" en phase liquide.
Mélange des poudres / décomposition des carbonates.
Attaque du quartz par les alcalins et formation de la phase vitreuse.
Germination-croissance des cristaux de cuprorivaïte(en grisé) (CuCaSi4O10)au sein de la phase vitreuse,
et préférentiellement en surface des grains de silice (Q).
Puis vient un solide obtenu par "figeage" de ce liquide.
Ne cristallisant pas au cours d'un refroidissement suffisamment rapide.
En fait ...
C'est bien un matériau hors équilibre, présentant un contenu d'énergie interne supérieur à celui des produits cristallisés correspondants, mais dont le retour à une situation d'équilibre stable, c'est-à-dire la cristallisation, ne peut se faire même après des durées considérables !
Synthèse du bleu égyptien(BE).
Principe du frittage réactif en phases solides d'un mélange de poudre d'oxydes de cuivre (CuO), de chaux (CaO) et de quartz Q.
Notez les zones de contact par lesquelles se font les échanges diffusionnelles (b),qui se soudent par des collerettes.
Le matériau obtenu n'est homogène qu'au bout d'un temps infini.
Contrairement au cas précédent, il est faiblement consolidé.
Voici quatre "boulettes" de bleu égyptien d'époque romaine IIe-IIIe siècle.
Ce pigment était utilisé pour colorer de bleu les enduits muraux.
La Tête d’Or, Bassing (Moselle), 2008.
"C'est ainsi que les archéologues de l’Inrap ont retrouvé de petites boulettes de bleu égyptien dans le comblement d'un fossé d'enclos à Bassing, sur le site d'une villa gallo-romaine. Cette découverte suggère que la fastueuse demeure mosellane était ornée de peintures."
Ainsi,les composants de base furent finement broyés, ..., un fondant sodique, un minerai de cuivre, du sable siliceux, des roches calcaires :
Mélangés à de l'eau, des "boulettes" comme ci-dessus furent alors façonnées.
→ Les chercheurs supposent même que la ferraille de bronze était la principale source de cuivre, car de l'étain a été trouvé dans certains échantillons de bleu égyptien.
Mises à sécher.
Placées au sein du four(de potier ?)en atmosphère oxydante, entre 870° et 1100°C.
→ En fait c'est une cuisson en phase clos dont la température doit être maintenue à "1080°C" pendant 24H à 48H : nos anciens devaient visiblement maîtriser l’art du feu, à la base de cet art de la céramique.
→ Il y a alors synthèse à l'état solide du pigment bleu (cuprorivaïte), en une sorte de glaçure.
→ La silice fusionne alors afin d'élaborer une base de verre dans laquelle les sels de cuivre et de calcium sont en suspension, connue sous le nom de fritte de verre : chimiquement très stable en milieu acides et alcalines, ce qui le rend très résistant à la décoloration.
→ Au vue de sa composition, le bleu égyptien ne montre aucune réaction avec les autres pigments trouvés dans d'autres peintures et objets.
→ D'ailleurs une lumière intense n'influence pas non plus sa couleur, comme en témoigne le bleu égyptien qui a été exposé pendant des milliers d'années sous les rayons et la chaleur de Râ sur les monuments égyptiens.
Suivit par un refroidissement et ce très lentement, au sein même du four.
La glaçure résultante fut brisée et finement broyée en poudre.
→ Les cristaux ainsi obtenus sont d’une taille d’au plus 2 mm de long par 0,5 mm d’épaisseur, et possède cette particularité, celle d’être biréfringents.
→ Ainsi, les "boulettes" donneront une poudre dont la finesse conditionnait bien l'intensité du bleu.
Quant à l'élaboration de la peinture ...
→ Elle aurait été obtenue par mélange du pigment avec de la gomme arabique, de ..., dissoute dans de l'eau.
Les techniques de fabrication de ces pigments ont été "décrites" par certains auteurs latins comme Pline, Vitruve, ...
Aussi ...
Voici un traité, "De architectura" / "au sujet de l'architecture" : il fut écrit vers 15 B.C.E parVitruve, un architecte romain du Ier siècle B.C.E. et dédié à l’empereur Auguste.
Il livra partiellement une recette !
Nous serions donc en présence d'une sorte de pâte de verre, à laquelle aurait été incorporé un silicate double de calcium et de cuivre : la cuprorivaïte. Un mélange de sable siliceux, de calcium, de cuivre et de fondants comme des cendres végétales, était porté à haute température (autour de 900°C avec une plage de température de 100°C) en un labs de temps pouvant aller entre 24 et 48 heures.
Il y avait visiblement deux processus de formation quant à la cuprorivaite(cao, cuo, 4sio#2), essentiellement conditionnés par la teneur en fondant de départ : par diffusion des atomes à l’état solide ou par germination du cristal en milieu liquide.
Le produit final se présentait donc le plus souvent sous forme de petites boulettes de deux à trois centimètres de diamètre.
D'une couleur qui pouvait aller du claire à une couleur bleu foncé.
Elle dépendait des changements soigneux quant aux traitements pour le produire ainsi que des compositions légèrement différentes du pigment.
Une couleur plus claire a été obtenue en réduisant la taille des grains pendant le broyage.
Le bleu égyptien peut également être produit avec un ton violet, un procédé de fabrication connu des Assyriens qui préparaient une fritte violette pour un glaçage, cependant nous ne savons pas s'il a été utilisé comme pigment.
Après 2 500 B.C.E ...
Les anciens Égyptiens semblent s'être lancés dans la fabrication de masse quant à notre pigments bleus et auraient produit au moins trois teintes différentes de bleu.
L'un était fabriqué à partir du minéral lapis-lazuli, et était d'un bleu profond riche.
Un second était un composé complexe de silicate ou de verre qui pouvait être utilisé pour faire de la faïence bleue,
Et un troisième était un complexe de silicate bleu avec du natron contaminé par du cobalt.
Il s'agit d'un des pigments bleus :
Les plus stables et résistants aux conditions climatiques souterraines.
Offrant une grande variété de nuances selon le broyage plus ou moins fin de ses grains.
...
Il devait y avoir bien des surprises au moment de découvrir la tonalité en cette fin de cuisson et ce paradoxalement au fait que nos anciens maitrisaient le feu ! (?)
Ainsi, un riche éventail de nuances devait demeurer allant du bleu-vert au bleu-brun.
La composition chimique du bleu égyptien évoluait au cours du temps. On ne peut s’empêcher de penser à ces magnifiques objets antiques d’un bleu tirant sur le vert. On ne sait pas trop pourquoi l’utilisation de ce pigment et sa technique de fabrication disparaissent dans le souvenir du passé, au cours du Moyen Âge.
Près d'Assouan, dans le sud de l’Égypte,
un atelier de poterie
remontant à l'époque de l'Ancien empire et vieux de plus de 4 500 ans,
nous sommes au sein de la4e dynastie (entre 2 613 et 2 494 B.C.E),
La découverte a été effectuée lors de travaux autour du temple de Kom Ombo, sur les rives du Nil, à 40 km au nord d'Assouan, selon un communiqué du ministère.
Ainsi, la teinte pouvait varier selon :
Au fil du temps ...
Le bleu égyptien peut se décolorer en raison de la dégradation des composants ; dans ce cas, la couleur turquoise lumineuse se transforme en noir vert foncé et les particules s’effritent souvent.
La température de fonte.
La cuisson s’opère en atmosphère oxydanteentre 870° et 1100°C.
Une température intérieure du four élevée favorise le vert : plus y a d'oxygène dans l'air de cuisson, plus le vert sera intense !
Nonobstant ...
Au sein d'une atmosphère de cuisson complètement réductrice (Un incendie par exemple) l'oxyde de cuivre se transforme en cupride au teinte brun-rouge.
Ainsi ...
Au sein de la Basse-époque, le vert semble avoir été assuré par une plus grande quantité de fer associé à une cuisson oxydante.
La durée de cuisson en vase clos,
Pendant près de 24H - 48 H ...
Puis refroidissement lent dans le four.
Et bien davantage encore vis-à-vis des impuretés affectant les minéraux utilisés dans la préparation.
La teinte pouvait donc être bien variable mais, pas seulement elle, la composition également pouvait fluctuer.
Dans cette atmosphère oxydante, les sels d'oxydes de cuivre donnent à la glaçurecette couleuroscillant entre le bleu franc et le bleu-vert. Les impuretés contenus dans la pâte siliceuse, comme par exemple les oxydes de fer bien abondant au sein du désert, peuvent infléchir la couleur vers le brun et le vert.
L'obtention du bleu franc dépendait du rapport entre sodium et potassium ainsi que l'emploi du cuivre pur et non des résidus d'alliages cuivreux de métallurgie contenant d'autres métaux comme l'étain, le plomb, ...
Ce bleu fut en fait plus clair que :
Celui de l’époque et ce obtenu à partir du minerai d’azurite égyptien.
Et plus résistant à la lumière que le lapis-lazuli importé.
En conséquence notre bleu égyptien :
Est bien une matrice de verre colorée en bleu clair par du cuivre.
Quant à cette phase cristalline, elle est dispersée et est constituée par un silicate double de calcium et de cuivre (CaCuSi4O10), et est d’un beau bleu foncé.
Ce silicate est d'ailleurs identique à la cuprorivaïte, un minéral très rare en fait.
Et au vu de sa composition ...
Il n’est donc pas très étonnant que le bleu égyptien soit apparu en même temps que le verre, et ce vers 3 000 B.C.E.
Il y aurait eu d'ailleurs deux berceaux :
La Mésopotamie, où on l’appelait du reste uknû merku (lapis-lazuli moulé),
Et bien évidemment Kemet.
La texture du bleu Égyptien, à la différence de la fritte, est bien dense :
Son aspect est systématiquement mat,
Sa couleur homogène,
Et comme nous l'avons entrevu, appelé "bleu", les objets réalisés selon cette technique pouvaient en vérité bien varier et ce du brun au vert.
Différentes teintes de bleu :
Le Bleu(irtyu), il pouvait être obtenu à partir de silicate de cuivre calcique.
Utiliser comme symbole ...
Il pouvait alors représenter la sexualité entre les êtres humains.
Le Bleu clair.
Une métaphore quant à l’air, le ciel, ainsi qu'au netjer Amon cette déité de l’atmosphère, ainsi que Min-Amon d'ailleurs.
Le Bleu sombre (lapis-lazuli).
Attribution à cette belle voûte céleste la nuit, ainsi que celle des abysses.
Il existe bien des techniques d’imagerie scientifique très perfectionnées (Nous nous abstiendrons ici de rentrer dans les détails, même si au demeurant cette thématique est passionnante) rendant souvent possible l’étude rigoureuse des peintures des hypogées égyptiennes.
Ainsi ...
Les chercheurs peuvent être à même de mesurer et ce avec une très grande précision, comment la lumière est diffusée par la peinture.
Et notre bleu égyptien synthétique possède une particularité "lumineuse" qui lui est propre, et qui aide tout particulièrement à sa détection au sein de peintures même très complexes.
Une propriété en plus rarissime si nous considérons sa nature minérale. Elle se dénomme la luminescence.
Adonc, lorsque le bleu égyptien synthétique se trouve éclairé au moyen d'une lumière visible, cette couleur "répond" en émettant une lumière infrarouge :
Une réponse tellement intense que les scientifiques sont aptes à détecter des traces, même si la couleur bleue demeure invisible à l’œil nu !
Les peintures murales sont alors éclairées au moyen de lampes à diodes électroluminescentes (LED), elles ont de fait cette particularité de ne pas émettre d' I.R.
Un appareil photographique adapté pour les I.R détecte alors le pigment bleu égyptien par sa luminescence. Une image ressort donc, celle de la répartition du bleu égyptien synthétique sur la paroi.
C'est bien la cuprorivaïte (CaCuSi4O10) qui a cette particularité, celle de réémettre dans l’infrarouge (910 nm) lorsqu’elle est éclairée en rouge (610 nm).
Pour en savoir plus : "The spatially resolved characterization of Egyptian blue, Han blue and Han purple by photo-induced luminescence digital imaging."Analytical and bioanalytical chemistry 394, no. 4 (June 2009):1011-1021. doi: 10.1007/s00216-009-2693-0.
Voici un beau sujet dont la prise de vue fut réalisée de façon tout à fait standard :
"Nakhtamon victorieux de l’épreuve de la pesée du cœur :
le cœur était pour les anciens Égyptiens le siège des sentiments et des décisions.
Au moment de la mort, il devait être plus léger qu’une plume.
Nakhtamon, ayant passé cette épreuve avec succès, s’élève d’un battement d’ailes, justifié devant Osiris et transformé en un être semi-divin."
C'est bien un ambitieux programme d’études et ce quant aux peintures égyptiennes. Il a été mis en place dans le cadre de la Mission archéologique française de Thèbes Ouest (MAFTO).
Et voici la même scène dans l’infrarouge :
"La même scène dans l’infrarouge :
en blanc, le bleu égyptien qui est luminescent ;
en noir, le noir de carbone qui absorbe tous les infrarouges.
L’artiste a utilisé de touches nerveuses de bleu pour évoquer l’air remué par le mouvement des ailes de Nakhtamon."
Une réponse en infrarouge telle que les scientifiques actuels pensent utiliser au sein de peintures industrielles et ce à des fins de refroidissement quant à des toitures : si nous nous référons aux chercheurs du Département de l’énergie du Laboratoire national américain Lawrence Berkeley. Cela aurait de fait un autre avantage, celui de pouvoir diminuer la consommation d’énergie par les climatiseurs.
Outre son potentiel pour refroidir les bâtiments ...
Notre bleu égyptien pourrait servir à teinter nos fenêtres. Ainsi, le rayonnement infrarouge qu’elles émettraient pourrait en effet être capté par des cellules photovoltaïques posées sur les encadrements
Les analyses menées par Hariclia Brecoulaki, elles ont bien montré que le seul bleu usité pour les peintures murales dans les tombes macédoniennes datées entre le 4e et 2e siècle B.C.E est du bleu égyptien.
Certaines furent réalisées par exemple en utilisant deux méthodes d'analyses différentes et surtout complémentaires :
(Dans la revue d’Achéométrie, ArchéoSciences : année 1997, 21, en pages 121 à 130 de M. Blet / B. Guineau / B. Gratuze)
La spectrométrie d’absorption en réflexion diffuse,
Et l'activation de neutrons rapide de cyclotron.
Ils nous ont ainsi permis de comprendre bien davantage ce bleu égyptien ancien.
Ainsi ...
Si nous nous référons à l'analyse quantitative globale de pigments bruts et non ceux préparer dans les "peintures" : elle devait être obtenue par mélange du pigment avec de la gomme arabique (le suc de l’acacia nilotica) dissoute dans de l’eau, par ...
Nous pouvons alors constater que dans tous les échantillons demeuraient une "même" proportion quant à la chaux et le cuivre : ce dernier ayant visiblement différentes origines. Ceci suggère qu'il devait y avoir des "sortes de recettes précises".
Cependant, furent-elles écrites ?
Car, rappelons, peu de sources écrites furent retrouvées et ce avant l'époque romaine à part :
Dans son ouvrage "De Architectura", il explique comment il a été produit en broyant du sable, du cuivre et du natron et en chauffant le mélange, façonné en petites boules, dans un four.
En fait, l'écrivain Isidore Sevilla (vers 560-636 CE) a mentionné pour la dernière fois le bleu égyptien dans son "Etymologiae" publié après sa mort (636 CE).
Et voici quelques reconstitutions :
Reconstruction d'un atelier de poterie d'Ayn-Asil,
Nos anciens Égyptiens étaient véritablement des métallos hors pair ! Ils étaient parfaitement aptes à faire fondre du cuivre afin d'usiner leurs outils.
Sous les règnes à la fois de Montouhotep IV et de Sésostris I (de ± 1997 à ± 1928 B.C.E).
Adonc ...
Projetons-nous au sein de ce laboratoire du préhistosite de Ramioul ainsi qu’à l’archéosite d’Aubechies et ce en Wallonie ...
Une équipe multidisciplinaire belges, de chercheurs, EACOM, aurait tenté de répondre à cette ultime question à savoir comment nos anciens parvenaient-ils à cet exploit au vu des moyens techniques dont ils disposaient à l’époque ?
Il semble avoir étudié les procédés antiques de la métallurgie quant au cuivre en Égypte pharaonique.
"L’objectif de la démarche scientifique
est d’améliorer notre compréhension du fonctionnement des fours de réduction du cuivre,
de reproduire les gestes des artisans égyptiens
et
de corroborer les hypothèses soulevées par les fouilles archéologiques
grâce au nouvel outil archéologique qu’est la science expérimentale"
Nous sommes ainsi en pleine archéologie expérimentale !
A savoir recréer les outils d'une époque considérée et les essayer : ils ont visiblement bâti des fours de réductions antiques du cuivre.
Ils souhaitaient apparemment connaître quel aurait été le combustible employé ?
Du bois vert ?
Du crottin d'ânes?
... ?
"... on dispose d’indices archéologiques spécifiant qu’à côté des fours,
il y a systématiquement du crottin d’âne
et
du bois vert d’acacia devenu sec.
On en ignorait la raison.
Dans le four d’Aubechies,
on a démontré que du bois qui vient d’être coupé permet d’atteindre 1200°C.
Ensuite,
on a constaté que l’ajout de crottin permet de descendre à 900°C,
soit la température idéale pour réduire la malachite en cuivre."
Georges Verly, archéométallurgiste,
voilà six ans qu’il fouille un site métallurgique antique de Ayn Soukhna, non loin de la mer Rouge.
Souvenez-vous :
Des particularités du site d’Ayn Soukhna : la découverte de multiples ateliers de métallurgie du cuivre, datant du début du Moyen Empire (Abd el-Raziq et al. 2011).
Leur découverte fut une surprise car les fours de réduction avaient jusqu’alors été repérés près des mines, dans le sud du Sinaï. Pourquoi ce changement de schéma, pendant une courte période ?
La présence de bois et végétaux pouvant alimenter les fours dans la petite oasis qui entourait la source toute proche du site pourrait l’expliquer.
Abd el-Raziq M., Castel G., Tallet P., Fluzin Ph., Ayn Soukhna II, Les ateliers métallurgiques du Moyen Empire, FIFAO 66, Le Caire, 2011
Près de 4000 hommes auraient visiblement participé à la construction du port de Khéops, ainsi il y avait apparemment deux ateliers de métallurgies.
Accompagnés de 4000 ânes.
En archéologie, nous ne sommes jamais sûr de rien !
Création d'un fac-similé, celui d’un four égyptien vieux de plus de 4 000 ans. Une centaine de fours à réduction datant du Moyen-Empire y ont été découverts. La copie conforme de l’un d’entre eux a été construite avec du grès, du sable et des pierres ...
Il serait parvenu à réduire un minerai de cuivre comme on le faisait au temps des pharaons.
Nonobstant ...
Il semblerait, pour donner suite à plus de 49 expérimentations, que ce fameux crottin d'âneseut été un excellent accélérant pour la combustion !
"Nous avons effectué une étude systématique des pigments
utilisés dans le retable au cours des travaux de restauration de l’église,
et
nous avons pu montrer que la plupart d’entre eux étaient d’origine locale
et "pauvres"
- à base de terre,
de chaux blanche,
et de cendres –
nous n’étions pas préparés à trouver du bleu égyptien"
Mario Vendrell,
publiée dans le journal Archeometry.
Des pigments qui ne furent plus utilisé depuis près de 700 ans !
Alors ...
Comment a-t-il pu bien se retrouver dans une église catalane ?
En fait ...
Il apparaîtrait que ce monument, cette église, elle aurait été bâtie sur un ancien site romain, ou probablement une "boule" de bleu égyptien aurait été découverte.
Ils auraient donc employé cette belle couleur d'antan et ce afin de créer quelques ornementations :
→ De la rudération
→ De la préparation de la chaux pour faire le stuc
→ De la disposition des planchers en forme de voûte ; du stuc et du crépi
→ Des enduits qu'il faut faire dans les lieux humides
→ De la manière de peindre les murailles
→ De la manière de préparer le marbre pour de faire du stuc
→ Des couleurs naturelles
→ Du cinabre et du vif-argent
→ De la préparation du cinabre
→ Des couleurs artificielles
→ Du bleu d'azur et de l'ocre brûlée
→ De la céruse, du vert-de-gris et du minium
→ De la pourpre
→ Des couleurs qui imitent la pourpre.
ALDRED C., Le Trésor des Pharaons, La joaillerie égyptienne de la période dynastique Tallandier, Paris, 1979, en page 17.
Etude physique du bleu égyptien : caractérisation, mécanismes de formation, altération : Marie-Pierre Etcheverry; Max Schvoerer; Université Bordeaux Montaigne.
"Ayn Soukhna, port de la mer Rouge à l’époque pharaonique" par Claire Somaglino (Archeologia.be, 12 juin 2017).
NIGRO (L.), The copper route and the Egyptian connection in 3rd Millennium BC. Jordan seen from the caravan city of Khirbet al-Batrawy, dans Vicino Oriente, t. XVIII, 2014.
Frizot Michel, "Mortiers et enduits peints antiques" études techniques et archéologiques, Centre de recherches sur les techniques gréco-romaines, Faculté des sciences humaines, université de Dijon, 1975.
Cros Henry et Henry Charles, "L’encaustique et les autres procédés de peinture chez les anciens, Histoire et techniques", Erec, Puteaux 1988.
François Delamare, Bleus en poudres. de l’art à l’industrie : 5000 ans d’innovations, Presses des Mines, 2008, 422 p. (lire en ligne [archive]).
W. Noll, Mineralogy and technology of the painted ceramics of ancient Egypt. In: M.J. Huges (ed.) Scientific studies in ancient ceramics. Occasional paper 19. London : British Museum, 1981, (ISBN 0-86159-018-X).
Th. Rehren, E.B. Pusch, A. Herold, Glass coloring works within a copper-centered industrial complex in Late Bronze Age Egypt. In: McCray, P (ed), The prehistory and history of glassmaking technology. Ceramics and Civilization 8. Westerville, OH: American Ceramic Society, 1998, (ISBN 1-57498-041-6).
J. Riederer, Egyptian Blue. In: E.W. Fitzhugh, (ed.), Artists’ pigments 3: 23-45. Oxford university Press, 1997, (ISBN 0-89468-256-3).
"Respirer le souffle de la vie pour dégager la chaleur, de la beauté." (Yann FELIZ).
Texte et photo de Ph. Titiana Giuliani ...
Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de la famille ...
Alors j'ai pensé poster des photos d'une statue représentant un couple d'Égypte ancienne qui n'est pas bien connu, mais qui a beaucoup été photographiée ces derniers mois.
Ibes et sa femme Henutsen.
Vissero durante la V dinastia (2510-2460 a.C. ca.)
La statue calcaire peinte a été découverte dans la nécropole de Gizeh par l'Université du Caire en 1973.
Maintenant prêté par le musée égyptien au Caire pour l'exposition Trésors des Pharaons installée sur Scuderie del Quirinale
Je me suis simplement permis de "reformater" la présentation à ma convenance.
Nous célébrons les luttes syndicales du 19e siècle pour les droits des travailleurs qui ont conduit, entre autres, à l'objectif de 8 heures par jour.
Mais peu de gens savent que la première mention d'une grève dans l'histoire remonte à la civilisation égyptienne et, plus précisément, au règne de Ramsès III(1186-1153 B.C.E).
La source est le soi-disant "Papyrus de la Grève"(aujourd'hui conservé au Musée égyptien de Turin), un récit écrit par le scribe Amennakhet qui notait toutes les protestations qui ont entaché la 29e année du règne du pharaon.
Parce qu'il n'y a pas eu un seul épisode, mais les manifestations "syndicales" ont duré des mois.
Se trouvaient les ouvriers de Deir el-Medina, le Set-Maat(= "Lieu de Vérité"), un village de l'ouest de Thèbes où résidaient les artistes et artisans chargés de décorer les tombes des souverains.
Comme aujourd'hui …
Les organismes publics étaient alors très lents à payer, une situation aggravée par la crise qui touchait l'Égypte et qui mena ensuite à la Troisième Période Intermédiaire.
Les ouvriers, en effet, ont fait grève pendant quelques jours et ont marché vers les temples funéraires, véritables centres administratifs de la région.
En signe de protestation ...
Ils sont entrés dans l'enceinte des temples de Thoutmôsis III, Horemheb et Ramsès II et l'ont occupée en s'asseyant sur les murs (un peu comme le font aujourd'hui les manifestants qui bloquent la circulation des trains et des voitures) !
La raison est rapidement expliquée :
"Ça fait déjà 18 jours ce mois-ci et on a faim !"
et encore
"Nous sommes venus ici par faim et soif.
Il n'y a ni vêtements,
ni pommades,
ni poisson,
ni légumes.
Avertis le pharaon, notre Parfait Seigneur,
avertis le vizir,notre supérieur,
afin que nous puissions recevoir notre nourriture."
La lutte entre grévistes et officiels dura deux saisons, les premiers occupant régulièrement des lieux sacrés et les seconds tentant d'apaiser les eaux avec quelques sacs de grains en guise d' "acompte".
Le différend s'est déclenché surtout lors de la visite du maire de Thèbes, lorsque les ouvriers, s'éloignant à nouveau du chantier, ont envahi l'enceinte du temple de Merenptah pour lui parler qui, bon homme politique, les a apprivoisés avec 50 sacs de grain en attendant l'intervention du pharaon.
Ce qui est intéressant …
C’est que la cause de tout cela n'a peut-être pas été seulement le retard dans les paiements.
En fait, une équipe déclare :
"Nous n'avons pas franchi les murs par faim,
mais nous avons une accusation grave à porter :
une iniquité a été commise dans le siège du pharaon."
Le crime correspond à divers vols perpétrés dans les tombes de la Vallée des Rois, dont celui des Fils de Ramsès II (KV5).
Alors, non seulement défendre leurs droits, mais aussi l'engagement civique !
في عيد العمال، نُحيّي بكل فخر الأيادي التي صنعت التاريخ وأسهمت في كشف أسراره.
من بين أعمدة معابد الكرنك الشامخة، لم يكن العمل يومًا مجرد جهد، بل كان شغفًا وإخلاصًا امتد عبر الزمن.
هذه اللقطات تحكي قصة أجيال من العمال الذين شاركوا بصبرهم وقوتهم في الكشف عن الكنوز الأثرية المخفية، وفي الحفاظ على هذا الإرث الإنساني العظيم.
وراء كل حجر تم اكتشافه، وكل نقش عاد للحياة، هناك عامل مجهول الاسم… لكنه عظيم الأثر.
تحية لكل عامل ساهم في إحياء تاريخنا، وفي نقل حضارتنا للأجيال القادمة.
أنتم جزء لا يتجزأ من هذا المجد.
Et contribué aussi à en révéler les "secrets" !
Parmi les colonnes majestueuses des temples de Karnak, le travail n'a jamais été un simple effort ; il a été une passion et une fidélité qui se sont étendues à travers le temps.
Ces images racontent l'histoire de générations d'ouvriers qui, par leur patience et leur force, ont participé à la découverte des trésors archéologiques cachés et à la préservation de ce grand héritage humain.
Derrière chaque pierre découverte, chaque inscription retrouvée, il y a un travailleur au nom inconnu …
Mais d'une influence immense.
Hommage à chaque ouvrier qui a contribué à ranimer notre histoire et à transmettre notre civilisation aux générations futures.
Remarquons qu'il ne faut pas confondre Amonherkhépeshef avec un autre homonyme, Jmn ḥr ḫpš.f qui fut quant à lui comme vous savezle fils aîné du légendaire Ramsès II et de la belle Néfertari.
Aussi ...
Souvenez-vous ...
Amon-(Ḥer)-Khepchef fut bien le fils d'Isis-Ta-Hemdjeret / Iset Ta Habasillat / Ast tA hm Djrt / QV51, de 1849 à 1859, nous sommes bien dans la vallée des reines. Hypogée qui fut du reste découvert par Schiaparelli lui-même et ce, en 1904. Notons que QV55 est l'une des plus belles dernières demeures relatives aux princes de cette Vallée des Reines.
D'ailleurs ...
A l'origine ...
Il était destiné à un autre des fils de Ramsès III.
Vous aurez alors remarqué que la couleur turquoise fut beaucoup utilisée au sein de cette dernière demeure ! Aussi, si nous nous replaçons dans le contexte historique, les artisans auraient disposé d’une palette pauvre en nuances ! Comportant cependant presque toutes les couleurs comme le rouge, le jaune, le vert, le marron, le noir et le blanc. Seul manquait le bleu ! Car il n’existe que très peu de minéraux de cette couleur ! De plus, bien rarissimes, sont ceux qui une fois réduits en poudre conservaient un certain pouvoir colorant ! Le broyage du lapis-lazuli par exemple, une roche d’un beau bleu profond, ne fournissait malheureusement qu’une poudre bleu-gris pâle, pratiquement inutilisable comme pigment paradoxalement au fait qu'il fut possible quand même d'en extraire un minéral bleu, la lazurite. De cette poudre ils obtinrent visiblement un pigment utilisable. Néanmoins, elle ne fut mise au point que vers le 2e siècle avant notre ère, et ce au Turkménistan n'atteignant finalement l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle.
Les artisans du bassin méditerranéen ont pourtant utilisé un pigment bleu bien avant ces époques ! (?) En fait, Il s’agissait du fameux "bleu égyptien", nom donné en 1830 par Jean-François Léonor Mérimée, le père de l’écrivain Prosper Mérimée lui-même et ce au sein d'un traité sur la peinture à l’huile.
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand, comment et où ce premier pigment synthétique va-t-il commencé à être fabriqué ?
Où son emploi s’est-il diffusé ? Cela pourrait bien faire l'objet d'un véritable et passionnant article...
Aussi, il semble que demeurait trois teintes principales, trois symbolismes bien différents :
Le bleu clair ...
Il évoquait l'air, le ciel. Amon, netjer du vent à l'origine, était parfois coloré en bleu.
Le bleu sombre, provenant du lapis-lazuli / hsbd ...
Il rappelle la nuit, le monde d'en bas. La cavalerie divine est faite de cette pierre. Ce bleu symbolisait quant à lui la voûte céleste de la nuit mais également des abysses. La poudre de Lapis-lazuli donne un bleu profond, mais étant donné son prix de revient, souvenez-vous, il devait venir d'Afghanistan, on le réservait aux bijoux de luxe. Les Égyptiens lui ont donc certainement préféré un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agissait bien probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte au moins à la 4e dynastie...
Elle fut consacrée à l'univers aquatique, celui du Nil bien évidemment, une représentation suprême de la vie, de la maternité, ... D'ailleurs, rappelez-vous de la grande netjeret Hathor, la "Dame de la turquoise", ainsi à Sérabit el-Khadim, ne fut-elle pas cette protectrice des régions désertiques ?
Le cartouche "User‑Maât‑Rê Méry‑Amon" fonctionne comme une formule politique et religieuse, il affirme la légitimité solaire du souverain (fils de Râ), sa mission de restaurer Maât (justice/ordre) et sa protection par Amon, autant d’éléments destinés à rendre le pharaon "divin" et bien évidemment éternel, ici mis en scène sous l’image de l’enfant pour insister sur la renaissance du pouvoir !
Le cartouche n’est donc pas un simple label, c’est une formule théologique et politique qui transforme le pharaon en agent de l’ordre cosmique. Dans la figure de l’enfant, Ramsès III est présenté comme à la fois renouvelé et garanti par Râ et Amon, ce qui vise à rassurer sujets et les divinités sur la stabilité du trône !
→ Père de Ramsès III, Sethnakht ...
→ Cette SCÈNE DE CHASSE de taureau ...
→ Ramsès III ...
→ Visiblement son règne ne fut pas un long fleuve tranquille ...
→ Longtemps resté introuvable.
→ De plus, il y aurait eu de grandes Confusions ...
→ Et jusqu'à une certaine époque nous supputions ...
→ Peut être s'agit-il d'un crime vieux de 3 000 ans.
→ Pour la première fois.
→ De plus on aurait retrouvé un Œil d'Horus enfoncé dans la plaie ...
→ Fut-ce l’aboutissement de la "conspiration du harem pharaonique" ?
→ Tout "semble" être partie de cette volonté matriarcale.
→ Était-ce durant une nuit de plaisir … ?
→ Les dignitaires de l'intérieur ...
→ Des dignitaires spéciaux, les "hommes de cire inscrits"...
→ Il n'était pas bon de s'opposer au pharaon.
→ La vengeance qui venait de l'au-delà ...
→ Plusieurs procès concernant Ramsès III ...
→ Alors, attention tout de même aux conclusions trop hâtive.
→ Que pense Pascal Vernus de tout cela ?
→ Analysons cette fameuse momie "E " ...
→ Serait-ce Pentaour ?
→ Peut-être ...
→ Ramsès III aurait subi une mort violente, assassiné par plusieurs assaillants.
Hector Horeau, architecte et dessinateur français, voyage en Égypte entre 1837 et 1839. Il publie en 1841 sa suite Panorama d’Égypte et de Nubia, composée de lithographies représentant les sites majeurs de la Vallée des Rois. L’entrée de la tombe de Ramsès III figure parmi ces planches, exposées au Salon de 1841.
- Deux colonnes à chapiteaux hathoriques flanquent l’entrée, ornées de têtes de vache symbolisant la déesse Hathor.
- Au-dessus du linteau se détache le disque solaire, encadré par les ailes stylisées et les figures protectrices d’Isis et de Nephthys.
- Trois registres hiéroglyphiques reprennent la titulature royale de Ramsès III sur les montants de la porte.
- Le rendu met en valeur l’état de surface de la roche, les craquelures et les traces d’érosion, témoignant de la fidélité documentaire de Horeau.
- Cette lithographie est l’un des premiers enregistrements graphiques occidentaux de la tombe KV 11 avant l’avènement de la photographie.
- Les détails architecturaux et iconographiques conservés par Horeau informent sur les restaurations ultérieures et l’évolution de la conservation des tombeaux royaux.
- Elle illustre la fascination européenne du 19ᵉ siècle pour l’égyptomanie et sert de référence pour les historiens de l’orientalisme.
La gravure est conservée dans plusieurs collections muséales et bibliothèques, où elle constitue un témoignage précieux de l’état du site au milieu du 19ᵉ siècle. Les chercheurs s’appuient encore sur ce document pour reconstituer la polychromie perdue et confirmer l’authenticité des décorations subsistantes.
Ref :
1. Hector Horeau, Panorama d’Égypte et de Nubia, Paris, 1841 (d’après Wikipédia),
2. Notice éditoriale Getty Images pour “Ancient Thebes, Valley of the Kings: entrance to the tomb of Ramses III” par Hector Horeau.
Le lundi de Pâques orthodoxe sera cette année le 13 avril 2026.
Cette fête juive commémore la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte, et elle est marquée par des rituels comme le Séder, un repas symbolique où l'on consomme du pain azyme (Matsa) et des herbes amères.
C'est une période de réflexion, de partage et de renouveau, où les familles se réunissent pour raconter l'histoire de l'Exode et renouveler leur engagement envers la liberté.
Avez-vous déjà assisté à un Séder ?
Adonc, si vous pouvez le souhaiter à quelqu’un de la communauté juive pendant cette période, vous pourriez lui dire "Joyeux Pessah".
ânkh...
"Vivre"…
"La vie"…
Il est important de noter que la Pâques que nous mentionnons est généralement célébrée par les chrétiens !
Les Juifs ...
D’autre part ...
Observent Pessah !
Parfois appelé Pâques juive.
C’est une fête importante qui commémore l’exode des Israélites hors d’Égypte, comme décrit dans la Torah.
Dans les pas du Prophète Moïse premier combat contre "l'esclavage" et pour la Liberté de Conscience, reconnu par nos Frères Chrétiens et Musulmans.
Aujourd'hui, chrétiennes et chrétiens ne célèbrent pas tous Pâques le même jour, en raison, toujours, d'une histoire de calendrier !
Les orthodoxes se réfèrent au calendrier julien pour fixer la date de la fête.
Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026.
Sic : “Joyeux Sham Ennessim , Sham Ennessim est un festival national égyptien marquant le début du printemps. Elle est célébrée par presque tous les Égyptiens et est annoncée par l'État comme un jour férié. Sham Ennessim tombe toujours le lundi de Pâques, qui est le lendemain de Pâques, conformément à l'église copte orthodoxe."
En 2026 ...
Le lundi de Pâques orthodoxe sera célébré le 13 avril 2026 !
Cette date est déterminée en fonction du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien utilisé par les chrétiens catholiques et protestants.
Les orthodoxes se réfèrent donc au calendrier julien pour fixer la date de la fête.
Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique ... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026
La Pâques orthodoxe est marquée par des traditions riches et variées :
Telles que le jeûne du Carême,
La bénédiction des aliments,
La messe de minuit,
La tradition des œufs rouges,
Et le jeu de l’œuf. Durant la Pâques orthodoxe, une procession est organisée le samedi à minuit. Les fidèles reçoivent des cierges qu’ils sont allumés dans l’église plongée dans l’obscurité ! Le prêtre apparaît muni d’une bougie et annonce : "Venez prendre la lumière à la Lumière sans déclin et glorifiez le Christ ressuscité d’entre les morts."
Ensuite :
La bougie est passée de main en main pour allumer les cierges.
Une procession autour de l’église peut également être effectuée, avec les croyants munis de la croix et des icônes.
Une personne reste dans l’église durant la procession, ferme les portes d’entrée, allume tous les cierges et lampes restants, et fait brûler l’encens.
La procession arrive devant les portes closes, et le prêtre lit le récit de la résurrection, puis encense.
Les portes de l’église sont ensuite ouvertes, et la procession pénètre dans l’allée centrale illuminée.
Le prêtre interpelle les croyants en disant : "Le Christ est ressuscité", et ces derniers répondent : "En vérité, Il est ressuscité !"
l'événement le plus important de la Foi chrétienne orthodoxe.
"Sham el-Nasim " ...
Est un mot arabe qui voudrait dire"senteur de brise, ou parfum de brise".
Le dictionnaire traduit el-nasime (النسيم ) par BRISE et Sham (شم ) par renifler, odorat.
Et si nous considérons "شم النسيم" (Sham el-Nasim) cela donne Pâques !
Sham el Nessim
est un jour férié égyptien marquant le début du printemps !
Cela vient toujours le lendemain de la Pâques orthodoxe orientale, cette année 2026, le 12 avril, selon les calculs de l’Église copte,ce n’est pas vraiment une fête chrétienne en tant que telle !
Les orthodoxes se réfèrent au calendrier julien pour fixer la date de la fête. Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026
Et ce malgré que sa date soit bien liée au christianisme !
Sham el-Nessim
n’est pas considéré comme une fête religieuse
et
elle est célébrée par les Égyptiens de toutes les religions à travers le pays.
En raison du temps agréable à cette période de l’année ...
Les gens passent généralement la journée à l’extérieur, à piqueniquer, et à profiter de la brise printanière avec leur famille.
La nourriture traditionnelle consommée à l’occasion de Sham el-Nessim comprend le fesikh(un plat traditionnel à base de mulet gris fermenté, salé et séché), les oignons verts, la laitue et les haricots lupini (tirmis).
Fesikh,
un mulet gris fermenté,
salé et séché du genre Mugil, un plat traditionnel
et
ancestral égyptien de la cuisine pendant la célébration printanière du festival Sham El Nessim en Égypte.
Cette fête, bien pharaonique, est l'une des plus anciennes célébrations d'Égypte :
Sham el-Nasim,
Shemu "les basses eaux",
La "Fête de la création" !
Une belle fête ...
En cette terre divine d'Égypte.
Elle est véritablement en continuité avec celle de laPâques Copte: le dimanche 12 avril 2026.
C’est une fête très importante dans la tradition copte orthodoxe.
C’est pourquoi la Pâques Copte a souvent lieu plus tard que la Pâques qui tombe normalement autour de l’équinoxe de mars.
C'est bien l'un des jours coptes orthodoxes les plus sacrés qui soient quant aux Chrétiens d'Égypte. Il tombe généralement le dimanche qui suit la première pleine lune après l'équinoxe vernal, et qui marque la fin du 55ème jour du Grand Jeûne.
Les Coptes ont généralement un jeûne plus long vis-à-vis des autres traditions chrétiennes.
Elle tombe toujours le lundi suivant le dimanche, la Pâques Copte orthodoxe est célébrée telle que calculée par l'Église copte.
Je réitère ...
Ce n'est pas vraiment une fête chrétienne en tant que telle. Et il n'y a pas de date exacte quant à cette fête car elle est confirmée chaque année par l'observation du soleil avecla Grande Pyramide.
En fait ...
Il est probable que l'événement coïncidait avec l'équinoxede printemps, un événement qui était autrefois déterminé par la direction du soleil contre les pyramides de Gizeh.
Sham El-Nessim ...
Elle "pourrait" être datée de l'Égypte ancienne d'au moins 2 700 B.C.E (la troisième dynastie de l'Ancien Empire) et est un festival qui célèbrel'arrivée du printemps.
L'Égypte est devenue un pays principalement chrétienne sous le règne de l'Empire romain, aussi, plutôt que de remplacer les festivals existants, Shamo a simplement été intégré aux célébrations chrétiennes de Pâques.
Kemet est devenue un pays à prédominance arabe, cette fête a prise alors la nomenclature de "Sham El-Nessim" signifiant "sentir la brise".
Elle est restée à la date de Pâques car basée sur un cycle lunaire comme la plupart des festivals musulmans !
Sham el-Nasim, une fête nationale en Égypte ...
Elle est célébrée le même jour que le lundi de Pâques orthodoxe.
La plus grande dénomination chrétienne en Égypte est bien l'Église copte orthodoxe.
Sham el-Nasim ...
Elle est célébrée par les Égyptiens contemporains de toutes les religions, basée sur unefête du printemps antérieure au christianisme et évidemment à l'islam.
Adonc ...
Sham el-Nasim, ne proviendrait-elle pas de l'Égypte ancienne ?
2 700 B.C.E (Troisième dynastie), précise Mohammed Arafa, professeur d'Histoire à l'Université du Caire.
C'est un festival qui célèbre le changement de saison à savoir en l'occurrence l'arrivée du printemps : avec toutes les métamorphoses, toutes les vicissitudes relatives au Nil, ..., événementiels d'importances dans la vie de tous les Égyptiens.
Une grande célébration,
...
Sham el-Nasim :
"Sentir la brise'' ...
Renouvellement de la vie ...
Et voici un repas typique :
poisson cru Molokha ou Fesikh avec une sauce salée, on mange des oignons de printemps et du pain.
Nous sommes bien au sein d'un véritable jour rempli de festivités i.e. Shamm("Sentir / inhaler")el-Neseem ("La brise").
شَمّ ألنسيم ...
Ainsi :
Chrétiens,
...
Musulmans ...
Tous ...
Ils se réunissent dans la chaleurosité que j'aime tant ! Formidable moment puisqu'ils semblent alors tous liés, unis, ... et ce au sein de cette fabuleusefête. Une singularité, celle de rassembler autant d'individualités différentes. Voilà ... encore une fois ... une bonne leçon de savoir vivre!
Tous finalement fêtent ce jour.
Celle-ci fait suite à laPâques copteEn ce dimanche 12 avril 2026. Ainsi, les racines même de cette "bacchanale" remonteraient à l'Antiquité égyptienne, c'est-à-dire aux manifestations liées au printemps.
Le Christianisme emprunta donc cette célébration tout en la liant, par la même occasion, à la fertilité : nous sommes bien là au sein d'une sorte d'acculturation des temps anciens.
Ainsi, les Égyptiens :
"Hument la brise".
"Respirent la brise" cette inspiration du principe de vie, elle est retrouvée dans toutes les scènes et descriptions relatives à l'Égypte ancienne.
"On sent la brise de printemps".
...
"On respire l’odeur du Zéphyr".
C'est un vent bien doux.
Agréable ...
Les anciens en firent même un nTr.
En bref : nos ami(e)s Égyptien(e)s célèbrent le printemps lors de la fête antique appelée "Shémou" qu’on pourrait traduire par "Fête de la création".
Ainsi le zéphyr du matin, au cours du Cham el-Nessim, est toujours porteur :
De bonheur,
De renouvellement de la nature,
De l'avenir des hommes,
...
Si cela n'est point, alors, nous serions peut-être au sein d'un bien mauvais présage !
Ce jour férié
est tout simplement
la fête du printemps pharaonique.
Ce jour-là, dès l'apparition des premiers rayons de Râ, les habitants de Kemet se ruent dans :
Les jardins,
Les parcs,
... Et ils se promènent alors au bord du Nil : à pied, en bateau, ...
Des symboles certes, comme il y en avaient tant pour nos anciens et qui malgré les millénaires passés perdurent, et même demeurent très fortement encore au sein de cette belle Égypte actuelle :
L'unité du peuple égyptien.
La conservation des liens avec leur fort lointain passé.
...
Cette fabuleuse fête célèbre ainsi le retour du printemps au sein du pays.
A ce titre d'ailleurs, les acacias, sacrés en Égypte, fleurissent même pour cette fête du printemps : formidable non ?
Une fête traditionnelle égyptienne qui célèbre l’arrivée du printemps, tombe le lundi 12 avril 2026.
Cette fête est célébrée par les Égyptiens de toutes les religions car elle est basée sur un festival de printemps qui précède à la fois le christianisme et l’islam. Elle est célébrée le même jour que le lundi de Pâques orthodoxe copte
Cette réjouissance n'est ni d'origine :
Chrétienne,
Musulmane,
Copte,
... Cependant, elle est bien l'objet de toutes les attentions.
Elle se déroule en terre de Kemet et sans distinction de religion !
Rien que pour tout cela ...
Je me devais de vous rappeler aux bons souvenirs de cette festivité.
Ou chrétiens, ..., tous ensembles envahissent les espaces verts !
Ils nous donnent tous une sacré voie que nous devrions tous suivre.
Cham El-Nessim ...
Tout le monde a certes fait ses préparatifs.
En ce jour spécial ...
Les Égyptiens ont l'habitude de faire des provisions de poissons salés, de harengs, de "fessikhs" et même d'oignons et de pois chiches : un panier de provisions bien rempli et garni de toutes sortes de spécialités pour ce jour. Les familles "partent" pour un rapide congé au bord de la mer par exemple, ou se dirigent vers les parcs et les jardins publics et ce dans les quatre coins du pays afin de célébrer l'occasion.
Souvent, bien proche du Nil, salvateur en son temps, afin de célébrer le printemps et la douceur de cet atmosphère.
Des joutes sont même organisées sur le Nil !
Nonobstant, il n’y a plus rien de véritablement religieux au sein de cette pratique.
Selon Plutarque ...
Nos anciens Égyptiens faisaient des offrandes aux netjerou(t).
Aussi ...
Tous ce qui leur fut autrefois ainsi adressés, lors des cultes par exemple, est maintenant partagé lors d’un piquenique et ce dans les jardins notamment : rien ne disparaît véritablement, tout évolue !
Le fiseekh est bien ce poisson séché qui semble avoir fait son apparition au cours de la 5e dynastie. Les anciens Égyptiens les conservaient ainsi par séchage, Râ y pourvoyait tout naturellement. Un symbole du bien ...
Du mulet gris : mulet salé et séché que l'on a laissé fermenter.
Du maquereau,
Des sardines,
...
Feseekh est un poisson de hareng fumé servi avec de l'oignon et de l'huile d'olive.
Un véritable symbole, celui de la régénération, cela rappelle bien les origines de la vie. Ils furent une sorte d'allégorie chez nos anciens Égyptiens, celle de la création de la vie.
Ainsi, certains paradigmes mentionnent souvent :
Un œuf primordial ...
Il aurait été pondu par Amon sous la forme d'une oie.
Voici une boîte âgée de 3 500 ans avec lesrestes d'une oie sacrificielle.
Crédit : Professeur Andrzej Niwiński.
L'œuf de la théologie de Khemnou ...
Hermopolitaine si vous préférez ...
Il fut bien visiblement fécondé par Amon !
L'œuf devait donc être associé à la vie, au renouveau, au printemps, ...
→ De jeunes oignons ...
Afin d'éloigner le mal. Il semble avoir été lié au nTr Min, et ce dès la 6e dynastie.
Ils furent considérés comme la volonté de vaincre la mort ainsi que la maladie. Un papyrus relate d'ailleurs l’histoire d’un pharaon dont son unique enfant aurait été atteint d'une maladie mystérieuse.
Les médecins, comme les prêtres Memphite furent incapables de le guérir. Ils eurent alors recourt à la magie.
Un symbolisme là encore, relatif à la nature renaissante, la "Romaine" / Lactuca sativa longifolia, avec ses feuilles très allongées, elle est parfaitement représentée sur les "fresques".
Pourquoi une telle variabilité au sein des dattes ?
Pâques
est célébrée chaque année
le dimanche suivant la pleine lune de printemps.
L’équinoxe de printemps a lieu le 20-21 mars, ce qui implique que Pâques a lieu au plus tôt le 22 mars, au plus tard le 25 avril :
Avant Pâques s’écoulent quarante jours, le "Carême", du lendemain de mardi gras (le mercredi des cendres) au dimanche pascal.
Quarante jours correspondant aux quarante jours de Jésus dans le désert de Judée, traditionnellement consacrés au jeûne, à la prière ainsi qu'au partage.
La semaine avant le dimanche de Pâques est appelée la "semaine sainte" !
Débutant par le dimanche des Rameaux.
Le Jeudi Saintreprésente le dernier repas du Christ avec ses apôtres (la Cène).
Le Vendredi Saint est celui de la "Passion du Christ", sa "crucifixion".
Pâques correspond donc au "troisième jour",
Durant lequel le Christ est, pour les chrétiens, ressuscité.
"Nous avons tous des rêves,
mais pour les réaliser,
il faut beaucoup de détermination, de dévouement, de discipline
et
d’efforts"
Jesse Owens.
Rêvons, rêvonz alors ensemble :
Ensemble ...
Quant à ce renouveau ...
En cette ère bien printanière !
Et pourquoi pas, à la manière de Saint-Exupéry quand il énonçait ...
La fameuse et présente fête de Pâques se nomme aussi Easter en anglais, et ceci vous est bien connu.
Nonobstant ...
Et paradoxalement peut-être ...
Cette réjouissance ne semble véritablement pas représenter une nomenclature spécifiquement chrétienne comme d'aucuns pourraient parfaitement et bien logiquement du reste le subodorer.
Elle porte en vérité en elle une origine Chaldéenne faisant référence à la fameuse divinité, Astarté.
Qui est Astarté dans la Bible ?
Dans le monde syro-phénicien, Astarté était la divinité féminine la plus fameuse. Elle incarnait les instincts les plus profonds de la vie : l'amour, la reproduction, la fécondité. Elle était aussi la déesse des combats, la déesse guerrière, une déesse de mort.
Aussi, grâce à lui, vous aurez peut-être cette surprise, celle de découvrir l'origine "païenne" (Même si je n'apprécie guère cette nomenclature.) quant aux coutumes de la chrétienté, il en va aussi du culte :
Nous sommes alors au sein d'une continuité des traditions religieuses : rien ne se perd, tout évolue, tout se transforme, ...
La nature n'aime pas le vide !
Il en va de même quant aux religions, coutumes, croyances, usages, ...
Ainsi :
La nomenclature de Pâques avec ses origines babylonienne avait cette souvenance, celle de la reine des cieux :Ishtar, ...
Et que dire du sens caché du fameux œuf mystique d'Astarté, ..., de Baal en Bretagne ?
Alors ...
Il n'est pas difficile de subodorer que sa compagne Astarté, le fut tout autant et ce par les anciens Anglais. Cette déité, à Ninive même, s'appela Ishtar et prit ainsi en avril le nom d'Easter (Pâques).
Au 3e et au 4 A.D (Anno Domini Nostri Iesu Christi), cette fête devint Pascha, Pâqueset semblait même s’accorder avec la Pâque juive.
Alors ...
D'aucuns supputent que nous sommes là au sein même d’une version Christianisée de la Pâque juive.
Ainsi souvenez-vous, que cette festivité de Pâques est célébrée par :
Les Coptes,
Les Catholiques,
Les Orthodoxes …
Une fête qui normalement rassemble toute l’Égypte !
Dans son livre ''les us et coutumes des égyptiens modernes'' paru en 1848, le britannique Edward William Lane écrit :
"En Egypte, il y a une coutume appelée Cham El-Nessim qui est observée le premier jour du printemps.
Dans ce jour-là, tôt le matin, de nombreuses personnes, en particulier des femmes, brisent un oignon et le sentent, pour les éveiller et leur donner une certaine energie, et au cours de la matinée, un grand nombre de citoyens se promènent dans les villes, dans les compagnes ou partent en bateau pour prendre de l'air ou bien comme ils l'appellent, l'odeur de l'air ou bien respirer l'odeur du Zéphyr, qu, en ce jour, est réputé avoir un effet bénéfique. Ils choisissent de déjeuner à l'extérieur et surtout au bord du Nil"
Ainsi, selon le Concile de Nicée en 325 ...
La date de Pâques :
"Le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après".
Aussi, plus simplementpeut-être ...
Il s’agit en fait du premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps(fixé au 21 mars).
Acceptée par tous les chrétiens ...
Cette méthode de calcul a été établie avant le schisme que vous connaissez, daté de 1054.
Le décalage qui s’opère souvent entre Églises catholiques et orthodoxes est donc à chercher dans la réforme grégorienne. En effet, en 1582, le pape Grégoire 13 instaura un nouveau calendrier qui devait alors corriger les lacunes astronomiques du calendrier julien : à cause de son imprécision, celui-ci se décalait de 8 jours à chaque millénaire par rapport à l’année solaire véritable.
Ainsi ...
Au moment de la réforme grégorienne, le calendrier julien avait dix jours de retard.
En Égypte ancienne, le concept de cycles était profondément enraciné dans leur vision du monde.
Comme avec le Nil, par ses crues régulières, symbolisait ce renouveau constant : chaque inondation apportait fertilité et vie à la terre.
Cela influençait même leurs croyances spirituelles, avec des dieux comme Osiris, qui incarnaient la résurrection et la continuité.
Ces cycles étaient également représentés dans les tombes et les temples, où chaque élément était pensé pour refléter une harmonie entre vie, mort et renouveau.
Voici une belle essence de cette philosophie !
L'équinoxe de printemps ...
C'est le moment d'équilibre entre le jour et la nuit ...
Il a été source de fascination à travers l'histoire, y compris dans l'Égypte ancienne !
Ce passage symbolisait :
Le renouveau,
La fertilité,
Et l'harmonie, ... des thèmes centraux pour une civilisation qui vivait en symbiose avec les cycles naturels. Le Nil, comme nous l'avons vue, incarne parfaitement cette idée de renaissance perpétuelle !
Même aujourd'hui ...
L'équinoxe est un appel à la réflexion et au rééquilibrage, autant dans nos vies que dans la nature.
Avez-vous un rituel ou une manière particulière de marquer ce moment de transition ?
Équinoxe de printemps ...
En cevendredi 20 mars 2026 à 15 h 45 min : hémisphère nord, heure de l’Est nord-américain !
Quel est ce phénomène qui aura lieu ce vendredi ?
Comme depuis de nombreuses années, le printemps commence le 20 mars, et non le 21 mars comme dans l'imaginaire collectif.
Sans suprise, l'équinox de printemps 2026 aura donc lieu ce vendredi 20 mars !
Tout simplement parce que la date n'est pas fixe. Le printemps astronomique commence en réalité entre le 19 et le 21 mars car la durée des saisons diffère selon la révolution de la Terre.
Le printemps météorologique, quant à lui, a démarré le 1er mars !
"Au revoir"
hiver salvateur !
Quelle belle façon de saluer la fin d'une saison !
L'hiver ...
Souvent vu comme une période d'introspection et de repos, cède maintenant la place à la renaissance printanière !
Tout ce qui s'est germé dans l'ombre a maintenant l'opportunité d'éclore et de fleurir.
Vous sentez-vous inspiré par ce passage à une saison plus lumineuse ? Peut-être un projet ou une réflexion qui trouve un nouveau souffle ?
Bonjour le printemps et avec lui,ce retour tant attendu, celui de Râ avec son renouveau!
Saison du changement, comme pour toutes autres saisons du reste !
Nonobstant ...
Le ressentit le plus accentué à mon sens me semble bien ce changement de saison : plus de luminosité, plus de chaleur, plus de couleur naturelle.
L'équinoxe de mars est bien un jour très particulier puisqu'il célèbre le renouveau, qu'il soit religieux, culturel, naturel, nous sommes bien au printemps dans l'hémisphère nord, un jour heureux chassant encore un peu plus la frilosité de l'hiver, pour enfin accueillir les beaux jours.
Un temps de renaissance : la logique cyclique égyptienne !
En Égypte ancienne, le temps n’était ni linéaire ni irréversible.
Il était pensé comme un processus de régénération permanente, où la fin n’est jamais qu’un recommencement.
C'est une formulation qui correspond très précisément à ce que les Égyptiens appelaient : wḏꜣ.t / wḏꜣ / "être intact, renouvelé" ...
Un état de réintégration de l’ordre, après une phase de équilibre.
Le temps cosmique : Râ et la renaissance quotidienne
Chaque nuit, le soleil, meurt à l’horizon occidental, traversait le Duat, renaîssait à l’aube sous la forme de Kepri, le scarabée.
Le monde est recréé chaque matin.
Rien n’est jamais définitivement acquis.
Temps et ordre : Maât contre Isfet, ce renouveau n'était pas automatique :
Maât = ordre, équilibre, justesse,
Isfet = chaos, rupture, stérilité, les rites, les fêtes, les offrandes, les paroles justes servaient à réactiver le cycle, à empêcher le monde de s’éteindre.
En Égypte ancienne, le temps n’est jamais une fin : il est le lieu même du retour à la vie.
Lors de l'équinoxe de printemps, comme aujourd'hui, les rayons de Râ doivent former un angle droit avec l'axe terrestre et se diviser sur les deux hémisphèresde la planète.
Quant à l'hémisphère sud, il entre dans celle de l'automne.
Le dernier jour de l'hiver est le jeudi 19 mars 2026 et le premier jour du printemps est le jeudi 20 mars 2026. L'équinoxe de printemps, marquant le premier jour officiel du printemps, se produit lorsque les rayons du soleil tombent directement sur l'équateur
Enfin, le 20, pas pour tous ...
Puisque le "printemps météorologique" par exemple commence le 1er mars !
"Dans une tribune reprise en janvier dernier par The Egypt Independent, le Dr. Hawass explique même avoir passé plusieurs années à attirer l'attention des médias égyptiens et internationaux sur cette "scène fascinante".
"Malheureusement, ces célébrations n'ont pas continué même si elles pouvaient avoir un impact important sur le tourisme", déplore l'ancien ministre.
"Je pense que le moment est venu aujourd'hui pour le ministère du Tourisme [et des Antiquités] de bénéficier à nouveau de ce phénomène", poursuit-il dans sa tribune.
C'est probablement cet encouragement qui a poussé les autorités à remettre en avant le spectacle astronomique dans ses efforts visant à relancer le tourisme en Egypte."
Le cœur possède un rôle central dans la célèbre vignette de la pesée du cœur du Livre Pour Sortir au Jour qui a été très largement étudiée comme vous savez !
( Par exemple : J. Assmann, Death and Salvation in Ancient Egypt , trad. de l’allemand par D. Lorton, Londres, Cornell University Press, 2005, en page 490 ; ... et J. Yoyotte, "Le jugement des morts", Paris, Éditions du Seuil, 1961, page 264.)
En cette Journée Internationale des Droits des Femmes …
C’est l'occasion parfaite pour célébrer la force, la résilience et les incroyables contributions des femmes du monde entier selon moi !
Que cette journée soit emplie de reconnaissance et d'inspiration.
Bonne fête à toutes les Femmes !
La thématique en littérature francophone est bien nombreuse, feu Christiane DESROCHES NOBLECOURT, Roland TEFNIN, qui avait fait sa thèse sur la statuaire d’Hatchepsout, Florence QUENTIN que vous connaissez bien évidemment et qui est heureusement pour nous très active sur FB a aussi une recherche et lecture intéressante, …
Vous voulez peut-être écrire un message personnalisé pour une personne bien spéciale ?
Christiane Desroches NOBLECOURT disait des femmes de l'Egypte antique :
"... la mère que l'on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais dotée d'une grande liberté d'expression, sa capacité juridique entière, son étonnante indépendance financière, l'impact de sa personnalité dans la vie familiale et la gestion des biens communs et de ses biens propres."
N'oublions pas notre amie Amina Elgamal ...
Comme la première Egyptologue Egyptiènne qui a découverte un monument en haute Egypte, la statue de MeriteAmon, la belle fille de ramsès II pendand les années 80, quand cela était très difficile pour une femme de travailler en haute Egypte et dans le désert !
Pour les femmes à des postes clés on peut citer Neith Hotep, Meryt Neith, Nitocris (Controverse), Sobekneferouré, Hatchepsout, … … Cléopâtre VII.
L'Égypte ancienne aurait moins d'attraits s'il n'y avait les Égyptiennes, l'empire des femmes !
De nombreuses reines régnaient pendant que le pharaon était en guerre notamment Ahmes-Nefertari, Nebet pendant la 5e dynastie, …
Adonc, concernant la place des femmes du peuple on sait qu’elles travaillaient :
- Porteuses,
- Préparation de pains,
- Bière,
- Nourrices,
- Etc. …
La natalité était maîtrisée.
Emploi de spermicides et de préservatifs en peau.
Les séparations de couples étaient faciles.
A ma connaissance, il n’y a peu eu de scribe femme si cela est probablement certaines « pharaones », reines, …
En fait …
Certaines professions étaient réservées aux hommes et d’autres aux femmes ! Au sein de la famille régnante …
Certaines femmes ont occupé le poste clé telle qu’Hatshepsout …
Certains couples ont été égalitaires notamment lors de la 18e dynastie.
Avant et après la statuaire montre la prédominance hiérarchique bien marquée entre le pharaon, son épouse et ses enfants.
Les filles apparaissant au niveau de la statuaire au sein de l’image de la famille et les garçons lors des scènes de bataille …
La thématique de la femme
dans l’Égypte ancienne …
- Interprétation historique :
Les interprétations de l’histoire peuvent varier en fonction des sources, des perspectives et des biais.
Par exemple, certaines sources suggèrent que les femmes jouissaient d’un statut élevé et de droits égaux dans l’Égypte ancienne, tandis que d’autres peuvent avoir une vision différente.
- Comparaison avec le présent :
La comparaison du statut des femmes dans l’Égypte ancienne avec celui des femmes dans l’Égypte moderne peut être source de controverse ! Evitons cela s’il vous plaît, le passé doit nous induire à l’effort de compréhension, le présent peut quant à lui être jugé !
Par exemple, certaines sources suggèrent que les femmes de l’Égypte ancienne avaient plus de droits que de nombreuses femmes vivant de nos jours !
- Questions de genre :
Dans certains cas, il a été suggéré que certains pharaons pourraient en fait être des femmes.
- Contexte culturel et religieux :
Les différences culturelles et religieuses entre l’Égypte ancienne et l’Égypte moderne peuvent également rendre le sujet sensible : évitons cela pour les mêmes raisons que précédemment mentionnées.
Par exemple, le rôle des femmes dans la religion et la société a beaucoup changé au fil du temps.
J’aurais de fait tendance à penser, qu’il est important de noter que ces points de vue sont basés sur des interprétations historiques et peuvent varier en fonction des sources et des perspectives.
Il est toujours bénéfique d’approcher ces sujets avec une ouverture d’esprit et une volonté de comprendre les différentes perspectives.
Restez dans le respect des Femmes
en tout lieu,
à tout moment S.V.P …
Et voici un artefact conservé au Petrie Museum of Egyptian Archaeology, UCL, Londres, Royaume-Uni. Il y a des stèles, des dalles, des statues, des statuettes, des dalles d'essai, etc., de la période pré-dynastique, à l'ancien empire, au moyen empire, au nouvel empire, aux périodes intermédiaires, à la période tardive, à la période ptolémaïque, à la période romaine, ... etc ... Cette statuette de calcaire représente 3 femmes debout, se tenant la main et debout contre une dalle noire sur un socle. De l'Égypte, on ne sait pas quelle est la provenance précise des fouilles. Deuxième période intermédiaire, 1 650 – 1 550 B.C.E. Le musée Petrie d'archéologie égyptienne, Londres …
Cet intrigant récipient en argile date de la fin de la période Naqada l.
Les visages sans traits des femmes sont considérés comme "semblables à ceux d'un oiseau", mettant l'accent sur le nez et la force vitale de la respiration, un thème répandu répété plus tard avec l'ankh sous le nez des pharaons. À l'origine, les personnages portaient des perruques en bitume. Les femmes torses nu se font face dans le cercle et se tiennent la main ; Peut-être dansent-ils ! Le récipient peut symboliser la fertilité, la protection pendant l'accouchement, la célébration, la magie, la guérison ou être utilisé comme objet funéraire. En effet, il véhicule un éventail de merveilleuses possibilités à considérer. Découverte à Abydos.
En ce 8 mars nous voulons aussi nous souvenir d'une femme qui nous a tant donné à tous et qui apparaît sur cette photo !
Qui est-ce ?
Erminia Caudana "miraculeuse" restauratrice de papaye.
"... entre ses mains habiles,
les minuscules fragments de la feuille brisée
ont été formés pour construire un texte ;
le volume croquant et fragile à un toucher
s'étirait doucement comme un produit fabriqué en usine,
et la page obscurcie par l'humidité
et
le moisi est revenu clair et tranchant."
(Silvio Curto, directeur du musée égyptien de 1965 à 1984)
Grâce à son travail patient ...
Fonctionne comme le fameux code K ...
Qui contient une traduction des évangiles de Marc et Matthieu ...
Probablement écrit en Afrique au 4e-5e siècles !
L'Historiae Naturalis de Plinio, que la famille Gonzaga a commandé entre le 15e et le 16e siècles et voulait enrichir eux-mêmes avec des miniatures attribuées à l'école de Mantegna ; les Scriptores Historiae Augustae s'enrichissent aussi de précieuses miniatures.
Et puis encore des œuvres comme le Papyrus Regio, la plante de la tombe de Ramsès IV ...
Le Journal de la nécropole de Deir el-Médina ...
Le "livre Pour Sortir au Jour" de Kha ...
La carte des mines d'or, les archives démotiques de Deir El-Médina et bien plus encore, reviennent à être Documents lisibles disponibles au public Des savants du monde entier.
Le cœur possède un rôle central dans la célèbre vignette de la pesée du cœur du Livre Pour Sortir au Jour qui a été très largement étudiée comme vous savez !
( Par exemple : J. Assmann, Death and Salvation in Ancient Egypt , trad. de l’allemand par D. Lorton, Londres, Cornell University Press, 2005, en page 490 ; ... et J. Yoyotte, "Le jugement des morts", Paris, Éditions du Seuil, 1961, page 264.)
Il fut enterré plus tard dans le cimetière monumental du Père-Lachaise, Paris, dans une tombe en forme d'obélisque.
C'est exact !
Jean-François Champollion, souvent surnommé "le père de l'égyptologie moderne", est décédé le 4 mars 1832 à Paris, à l'âge de 41 ans !
Il est surtout connu pour avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens grâce à la pierre de Rosette, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la compréhension de l'Égypte ancienne.
Le phénomène du soleil au temple d'Abu Simbel se produit deux fois par an, l'un le 22 octobre et l'autre le 22 février de chaque année. Un déplacement de lumière calculé par les architectes des temples, afin que le nTr transmette au pharaon sa toute-puissance. Les rayons de soleil traversent alors la sombre chambre du Grand Temple de Ramsès II illuminant ainsi la statue du pharaon, chaque année comme vous avez l’habitude, les 22 février et 22 octobre.
Le ministère du Tourisme et des Monuments ...
Le ministère de la Culture, semblent vouloir organiser en cette année, bien particulière, un événement, afin de célébrer ce rendez-vous dès plus spécial !
22 . 02 . 2022 ...
Cet alignement solaire que vous connaissez au sein notamment du temple d'Abou Simbel.
Ramsès illuminé est symboliquement réinvesti de l’éclat divin.
Photo montrant la statue de Ramsès II illuminée par Râ, dans le temple d'Abou Simbel en Haute-Égypte.
Sont successivement illuminées : d’abord celle du nTr Amon, puis celle de Ramsès,au niveau du 22 octobre l'ordre est bien différent !
Deux fois par an, le 22 février et le 22 octobre, le soleil s'aligne avec l'entrée du temple égyptien d'Abou Simbel et vient caresser le visage de Ramsès II, tout au fond de l'édifice : quel bel exploit quant à nos anciens !
Voici une commémoration de l'accession de Ramsès II sur le trône d'Horus.
Ramsès II ne sombra jamais dans l’oubli !
Au Ier siècle B.C.E, Diodore de Sicile(Bibliothèque historique I, 47) le nomma Osymandias, déformation du nom de couronnement de Ramsès II : Ousermaâtrê. Tacite quant à lui évoqua le grand conquérant Rhamsès (Annales II, 60).
Au cours des quelques 20-25 minutes...
Les rayons de Râ auront pénétré une distance de 60m à l’intérieur du temple pour atteindre le sanctuaire ... Ceci marque le début du mois, celui surtout de la saison de la récolte pour nos anciens Égyptiens.
Ce phénomène fut redécouvert en 1873.
Près d'un siècle plus tard, en raison de la construction du barrage d'Assouan, le temple fut déplacé.
Se trouvant ainsi plus bas ...
L'évènement avait lieu alors les 21 février et 21 octobre.
Un décalage d'une journée seulement ... Le spectacle reste un rendez-vous exceptionnel auquel de nombreux touristes viennent normalement assister.
Ainsi :
Quand Ramsès II
ressort de l’obscurité !
Ainsi, la façade du site d'Abou Simbel vous accueille avec :
Quatre statues colossales, debout, nous sommes en présence, bien évidemment, de Ramsès II / Ramsès le Grand / Ozymandias / Manéthon l'appella Ramsès.
Avec visiblement 67 années de règne divin.
Ramsès II ne sombra bien dans l’oubli ...
Au Ier B.CE., Diodore de Sicile (Bibliothèque historique I, 47) le nomma Osymandias, déformation : Ousermaâtrê.
Tacite évoqua, quant à lui, le grand conquérant Rhamsès (Annales II, 60).
En 1817, Shelley chante Ozymadias, king of kings ...
En 1956, Yul Brynner incarne le pharaon immortel dans le péplum de Cecil B. DeMille : Les Dix Commandements.
Il est le héros de La Momie, roman d’horreur d’Anne Rice, publié en 1989.
Enfin, depuis 2017, le pharaon se trouve à l’affiche en France, avec la pièce de théâtre Ramsès II, de Sébastien Thiéry. Un thriller jouissif et fou qui n’est pas du tout une pièce historique sur l’Égypte ancienne !
Nonobstant, Ramsès est aujourd’hui une figure mondialement connue !
Son corps terrestre a traversé les millénaires, paradoxalement aux pillages.
Retrouvé en 1881, elle sera démailloté, déposé au musée du Caire, elle se détériora alors sous sa vitrine non étanche !
En 1976, avec Christiane Desroches Noblecourt, il sera accueilli au Bourget par la ministre des Universités et la Garde républicaine afin d'être traité.
Ainsi, la momie a révélé :
Un homme ayant décédé entre ses 85 et 92 ans, exceptionnel pour cette ère considérée.
Il souffrit de terribles problèmes dentaires et de spondylarthrite ankylosante ; ce qui l’empêcha de se tenir droit durant les dernières années de sa vie.
sic " : La disparition des paysages de la Nubie lors de la construction du grand barrage d'Assouan, entre 1960 et 1964 ...
Ce qui fut sans doute le plus douloureux pour ces populations nubiennes fut de voir disparaître les cimetières, lieux de mémoire familiaux, aujourd'hui sous les eux du Lac Nasser. "
Sic :"Triste de regarder ça mais il était nécessaire pour nous tous de vivre un avenir meilleur."
C.f Dominique Allayrangue : les Nubiens avaient peint des poissons sur les murs de leurs maisons, pour les accueillir. Toute une philosophie de la vie ...
Dominique ...
Merci pour votre présence ...
Peindre des poissons sur les murs, c’était inscrire la maison dans le rythme du Nil, affirmer une hospitalité ouverte à la vie elle‑même, et rappeler que l’existence humaine s’inscrit dans un équilibre fragile entre nature, communauté et spiritualité à mon avis !