Abydos
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Voici une chaîne humaine éblayant l’Osiréion d’Abydos.
Profondeur : 41 pieds.
Source : Methods and Aims in Archaeology, Petrie.
Photographs of Egyptian work teams on site at Egypt.
Exploration Fund excavations at Abydos,
1911–12.
Courtesy of the Egypt Exploration Society.
Ce monument devrait tenir son temps.
© Cristian Ionut Ceausu ...
Sic : "Ça ne le fait pas !
À Abydos, l'une des plus anciennes villes sacrées d'Égypte, l'Osirion se distingue de l'élégant temple de Seti I construit au 13e siècle B.C.E.
Alors que le temple de Seti suit la tradition du New Kingdom, l'Osirion rejette entièrement l'ornement.
La structure est composée d'énormes blocs de granit rouge, carrières à environ 200 miles ou 321 kilomètres de là.
Les pierres forment un espace symétrique enfoncé aligné avec l'eau, lié au culte d'Osiris et de la renaissance.
Un détail est impossible à ignorer. Le sol de l'Osirion se trouve sous le niveau du sol environnant, suggérant qu'il est antérieur à la construction ultérieure plutôt que de l'accompagner.
Des sources anciennes comme Diodore de Sicile décrivent une Afrique du Nord beaucoup plus humide, avant la fin des Younger Dryas, quand les mers intérieures ont disparu et les paysages se sont transformés.
La forme d'Osirion semble faire écho à cet environnement lointain.
Les Égyptologues débattent de sa date et de son but.
Ce qui reste non résolu, c'est pourquoi un monument si austère, si mégalithique, a été préservé au cœur d'un site continuellement reconstruit pendant des milliers d'années. (?) "

Abydos est l’un des plus anciens centres religieux d’Égypte.
Dès l’époque thinite ...
Il fut associé aux sépultures des premiers rois, avant de devenir, à partir de l’Ancien Empire, le lieu mythique de l’ensevelissement d’Osiris, dieu de la mort, de la résurrection et de la justice cosmique (Maât).
Cette identification transforma Abydos en un haut lieu de pèlerinage, comparable à une "Jérusalem osirienne", où l’espace géographique se confondait avec la géographie mythologique de l’au‑delà.
Le sens du pèlerinage fut probablement de mourir avec Osiris pour renaître avec lui !
Le pèlerinage à Abydos n’était pas un simple acte de dévotion, mais une démarche eschatologique.
En se rendant symboliquement sur la tombe d’Osiris, le pèlerin espérait participer au destin posthume du dieu, être assimilé à Osiris après sa mort, garantir sa renaissance dans l’au‑delà.
Cette croyance est résumée par une formule implicite omniprésente dans les textes funéraires :
"Tout défunt juste
devient un Osiris".
Les pratiques pèlerines, issues de toutes les couches sociales, déposaient à Abydos des stèles votives portant leur nom et des prières, des figurines, amulettes et modèles miniatures, des objets symboliques liés à leur métier ou à leur identité sociale.
Les modèles d’outils en bronze offerts par le pèlerin Hekareshou s’inscrivent dans cette logique, ils représentent à la fois une offrande matérielle, un substitut rituel, et une projection de l’activité terrestre dans l’au‑delà !
Le pèlerinage culminait lors des Mystères d’Osiris, célébrés annuellement, probablement au mois de Khoiak. Ces rituels mettaient en scène, la mort d’Osiris, la quête d’Isis, la reconstitution du corps divin, et la renaissance triomphante de la divinité.
Les pèlerins assistaient ou participaient à ces processions, renforçant leur identification personnelle au cycle mort‑renaissance !
Pour les artisans de Deir el‑Médina, souvent titulaires du titre "Serviteur de la Place de la Vérité" (sḏm‑ꜥš m st mꜣꜥt), Abydos représentait un prolongement sacré de leur mission terrestre : servir Maât ici‑bas pour être justifié dans l’au‑delà.
Les iconographies funéraires, comme celles du cercueil de Khonsou, associent ainsi Osiris, Mehet‑Weret, Routy et Rê‑Horakhty dans une vision cosmique de la justice et du temps. Les fouilles de Flinders Petrie (1900–1903), financées par le Penn Museum, ont révélé plus de 2 000 objets votifs, témoignant de la dimension populaire, durable et profondément personnelle du pèlerinage osirien.
Ces objets constituent aujourd’hui l’un des ensembles les plus éloquents sur la religion vécue en Égypte ancienne selon moi !
Le pèlerinage à Abydos était une expérience totale, religieuse, sociale, cosmique et intime.
En offrant un objet à Osiris, le pèlerin n’honorait pas seulement une divinité, il préparait sa propre éternité !!!

Sic " À droite se trouvent les tombes à double chambre relativement petites des rois de la Dynastie 0 et les aménagements de la tombe du roi Aha, avec trois grandes chambres et une rangée de tombes secondaires.
Vers la partie supérieure gauche est implanté le groupe des tombes des rois de la Iʳᵉ Dynastie, chacune étant entourée d’une galerie de tombes secondaires.
À l’extrême gauche se trouve la tombe de Khasekhemwy, le dernier des rois de la IIᵉ Dynastie."
© Amadeu Costa.
Carte d'Abydos,
avec le cimetière du Milieu
affiché juste en dessous du centre et légèrement à droite.
Gracieuseté de Matthew Adams.
Méconnus des touristes ...
Mais elle est essentiel pour bien comprendre la civilisation égyptienne !
Abydos, au nord de Louxor ...
Ce fut tout à la fois la Jérusalem de la religion égyptienne !
La première nécropole pharaonique, ...
Le site des premières écritures ...
Et des grandes annales royales ramessides, ...
Crânes d’animaux momifiés,
retrouvés dans le temple de Ramsès II sur le site d’Abydos en haute Égypte.
Ces crânes d'animaux ont probablement été déposés en hommage à une divinité ...
Leur localisation aux abords du temple de Ramsès II
indique sa notoriété durable puisque cela fut fait plus de 1 000 ans après sa disparition !
Nous sommes en 2023.
© Dr. Sameh Iskander.
Situé en Haute-Égypte ...
A environ six miles soit 10 km du Nil ...
Le site d'Abydos a joué un rôle central dans la vie des anciens religieux égyptien.
Les premiers souverains de Kemet y compris ceux de la première dynastie semblent avoir été enterrés à Abydos.
L'importance du site est liée au rôle que fut amené à y jouer Osiris lui-même.

Source
Une sainte cité située dans la Moyenne Égypte ...
A environ 170 km au nord de Louxor.
Aujourd'hui sur le territoire de cette antique Abydos s'élève l'actuelle ville de Madfounek ou Araba el-Madfounah.
Elle fut sans conteste ...
L'un des plus importants centre religieux de Kemet l'ancienne.
Ainsi de nombreux temples furent construits par des souverains soucieux du rôle éminent de la religion dans la vie quotidienne.
Le plus important d'entre eux...
Le seul qui subsiste encore aujourd'hui, fut un imposant complexe dédié à Osiris !
Il fut bâti au début de la 19e dynastie par Séti I puis ensuite, par son légendaire fils, Ramsès II.
- Au début, du 3e millénaire B.C.E, Abydos fut le fief des souverains des deux premières dynasties.
- Plus tard, alors que la capitale fut transférée à Memphis, elle fut baptisée "Abdjou", que les Grecs transcrivirent finalement en Abydos…
Il demeure, non illustré dans cet article, quelques associations phonétiques liant :
- Un éléphant : "ab" ...
- Et une montagne : "jou" ... Cela donnerait finalement : "abjou" / Abydos ...
Elle avait aussi un rôle également politique ...
Au point de supplanter ...
Dans les troubles ...
L'importance des capitales administratives.
Le nome comme la cité se développèrent donc.
Une zone bien stratégique ...
Egalement ...
Elle se situait au départ des pistes qui conduisaient aux oasis comme :
- Kharga,
- Dakhla.

La nécropole royale d'Abydos
avec cet hypogée de Den,
certainement la plus sophistiquée de la première dynastie.
Des marches menaient à des caveaux où se trouvaient probablement des statues royales.
© Bernadette Arnaud.
En Egyptien ancien "Abidjou" ...
- En Grec Abydos ...
- En Copte Abot ...
- ȝbḏw ...

Nous voici maintenant en Avril 2020 avec cette découverte autour du temple de Ramsès II :
Temple de Ramsès II à Abydos.
Dépots de fondations du monument.
Ils contenaient les plaques au nom du roi et de nombreuses miniatures.

Liste des pharaons à Abydos ...
Sur un mur de couloir dans son temple ...
A Abydos ...
Pharaon Seti I a inscrit une liste de (la plupart) ses prédécesseurs !
Il y a deux rangées de 38 cartouches.
Les noms de certains rois ont été omis :
- Comme le pharaon Hatshepsout,
- Et les pharaons de l'époque Amarna comme Akhenaten voire même, Toutankhamon !
Nous voyons ici un détail de la liste qui montre quatre pharaons formant la troisième dynastie et un de la quatrième dynastie :
- Djeser-za (Djoser),
- Teti (Sekhemkhet),
- Sedjes (Khaba),
- Neferkare (Huni),
- Et Sneferu.
La liste se trouve sur le mur ouest d'un couloir qui se branche du côté sud de la deuxième salle hypostyle : le temple Seti à Abydos a été commencé par Seti I et achevé par son fils Ramsès II au 13e siècle B.C.E

Le Mont Sacré "Ab-Jo" dans la capitale religieuse Abydos ...

Les anciens Égyptiens croyaient que ce mont abritait en son sein la tête du dieu Osiris.
Les deux versants du mont apparaissent aussi clairs que le soleil de part et d’autre de l’image.
Ce qui manque ici, c’est le sanctuaire : la tête dorée fixée sur un socle, qui se dressait au centre de ce mont.
Elle était faite d’or pur, ce qui explique pourquoi elle n’a jamais été retrouvée.
C’est pour cette raison que les anciens Égyptiens faisaient pèlerinage vers ce lieu sacré, capitale du huitième nome de Haute-Égypte, appelé 𓋅 "Ta-Our", c’est-à-dire "la Terre sacrée", dans l’espoir d’obtenir l’intercession d’Osiris, Seigneur de l’Au-delà et Président de la salle du Jugement.
La stèle de la reine Merneith ...
Depuis sa tombe à Abydos ...
Photographiée par Flinders Petrie devant sa maison d'excavation à Abydos ...
Photo avec l'aimable autorisation de la Société d'exploration égyptienne.
Photos prises au temple de Ramsès II à Abydos.
© Bryan Lester ...
Ça montre Anubis avec une tête humaine et non avec la tête de chien habituelle


Pour moi, ce que vous avez photographié n’est pas une curiosité : c’est une clé théologique !
Oui et ce que montrent vos photos sont tout à fait réel, exceptionnel, et parfaitement documenté, même si cela reste extrêmement rare.
Anubis à tête humaine à Abydos : un cas unique !
Dans le temple funéraire de Ramsès II à Abydos, on trouve effectivement une représentation d’Anubis avec une tête humaine, ce qui rompt avec son iconographie canonique à tête de canidé. Ce n’est ni une erreur, ni une restauration fantaisiste, ni une confusion avec une autre divinité !
- Contexte osirien très fort !
Abydos est le cœur du culte d’Osiris.
Dans ce cadre, ...
Anubis n’est pas seulement le dieu-chien des nécropoles, mais l’officiant du mystère osirien, celui qui agit comme un prêtre, humanisation fonctionnelle, la tête humaine peut signaler, une fonction rituelle active (Anubis agissant, parlant, officiant), une proximité accrue avec le roi défunt, ou une assimilation partielle au clergé humain, sans perdre son identité divine.
- Logique ramesside, Ramsès II multiplie les variantes iconographiques contrôlées, surtout dans les sanctuaires à forte charge théologique. Ce n’est pas une fantaisie, mais une théologie visuelle expérimentale, parfaitement cohérente avec son programme idéologique.
- Et cela rejoint ton travail sur Anubis, ce détail iconographique confirme puissamment ce que tu défends depuis longtemps, Anubis n’est pas un simple animal naturaliste, c’est un archétype canin, modulable, capable d’être animal, composite, ou humanisé selon la fonction rituelle !
Ici, l’image ne nie pas le canidé : elle le dépasse !!
- Pourquoi Abydos seulement ?
Parce que Abydos est un espace de théologie profonde, pas de dévotion populaire, certaines images y sont réservées à l’initié, au roi, au rituel, et ce type de représentation n’aurait pas été compris ailleurs.
Statuette en calcaire représentant Weni ...
© Ivo Prezioso ·
Sources :
- Université Harvard, Biographies of Person and Place: The Tomb Complex of Weni the Elder at Abydos https://whitelevy.fas. harvard.edu/biographies-person-and-place-tomb-complex-weni-elder-abydos-vols-i-and-ii?fbclid=IwAR2Ix52--7d9XG7A1PvlOaImTIezpSZEGQTda-tVNGYJyjevo02XhL8CUis
- The The Kelsey Museum of Archaeology: Kelsey Museum News Letter published by the associate of Museum, spring 2000 https://lsa.umich.edu/kelsey/publications/newsletters/spring-2000/weni-the-elder-and-his-mortuary-neighborhood-at-abydos--egypt.html.
Découverte par l'équipe du Michigan en 1999.
Musée de Sohag, Haute-Égypte !
© Ph. "Abydos Middle Cemetery Project".

Reconstitution de la chapelle de Weni :
Avec des pièces du Musée égyptien replacées à leur emplacement d'origine (illustration de Geoff Compton © Kelsey Museum News Letter publiée au printemps 2000 par les associés du Musée).

Weni l'ancien dans une posture d'adoration, tourné vers l'ouest en direction de la tombe d'Osiris :
Les images sont gravées sur un pilier en calcaire extrait de la niche située dans le coin sud-ouest de sa mastaba, en 2013.
© Ph. K.D.
Turner pour le "Abydos Middle Cemetry Project".

Image d'une statue en granit représentant Weni l'Ancien, photographiée sous trois angles différents :
- Elle a probablement été endommagée lors d'actes de profanation au cours de la Première Période Intermédiaire.
- Elle a été mise au jour par A. Mariette en 1860.
- N° d'inventaire 175 du Musée égyptien du Caire.
© Ph. A. Damarany pour le "Abydos Middle Cemetry Project".


https://www.facebook.com/reel/911745961177990
Petrie at abydos.
sic : "Les fouilles de longue durée du Penn Museum sur le site d'Abydos continuent de révéler de nouvelles pistes. L'enquête en cours sur la mystérieuse nécropole royale de la montagne Anubis, emplacement de plus d'une douzaine de tombes royales couvrant 1850-1650 B.C.E;
Ainsi que sur une série de structures urbaines, industrielles, religieuses et funéraires, continue d'apporter de nouveaux éclaircissements et de susciter de nouvelles questions sur le passé de l'Égypte.
Le Dr Josef Wegner, conservateur de la section égyptienne, passe en revue les résultats de plus de vingt ans de travail et partage des découvertes récentes, des questions en cours d'étude et des initiatives patrimoniales en cours, présentant une vision nuancée de la façon dont le passé ancien de l'Égypte se connecte au présent.
Rejoignez-nous en ligne pour notre série de conférences virtuelles phares mettant en vedette les principaux chercheurs et experts du Penn Museum. Vous entendrez des témoignages directs de la pointe de l'exploration archéologique à travers le monde."
Voir la file ici : https://www.penn.museum/events/archae...
ânkh, un symbole ancré dans l'Histoire de Kemet.
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Nos anciens concevaient la vie, "ânkh", comme un chemin sur lequel il devait avancer, "donner du chemin au pied" ...
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Nous sommes bien en juillet 2014 ...
Voici la zone de cette nouvelle découverte.
Sohag …
Commençons par nous situer dans le temps.
Nous sommes bien en ce jour du 23 Avril 2014 au sein d’une fouille archéologique complètement illicite.
Géographiquement, le site est localisé près d’Abydos, abidjou… Et plus précisément au sein d’un terrain extérieur à une maison.
Et ceci dans une région dénommée Kom El-Sultan particulièrement proche d'Abydos, au nord en fait.
Ainsi…
Une grande partie de la ville d'Abydos, Kôm el-Sultan, demeure selon moi sans avoir été réellement investiguée. Seulement, reconnaissons aussi, qu’une proportion encore plus importante restera définitivement disparue, spolié,…
Néanmoins...
C'est une découverte très importante. Elle devrait révéler des informations quant à cette histoire du pharaon Montouhotep II II d'autant plus que les monuments appartenant à ce souverain sont bien rares à Abydos.
Et cela paradoxalement au fait que Montouhotep II II avait construit plusieurs édifices religieux au sein de ce site et afin bien probablement de renforcer son pouvoir dans cette cité antique par le biais du netjer Khenti-Amenty.
Plan de l'article ...
→ Nous sommes au Moyen empire au sein de la 11e dynastie ...
→ Et géographiquement près d’Abydos, dans le gouvernorat de Sohag.
→ De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos …
→ Ainsi aujourd’hui même …
→ À la base, il s'agissait bien de fouilles véritablement illicites ...
→ En fait il y eu une sorte d’affaissement du sol.
→ Des hauts-reliefs y auraient également été observés.
→ Souvenez-vous du netjer Khenti-Amentiu ...
→ Voici la représentation du cartouche de Montouhotep II dans cette chapelle ...

Voici le fameux temple de Montouhotep II ...
Nous sommes au Moyen Empire au sein de la 11e dynastie ...
Elle se déroule juste après la fin de la Première Période Intermédiaire, au Moyen Empire.
La 11e dynastie, rappelez-vous, fut Thébaine.
Ainsi nous vîmes au Moyen Empire :
- La prise de Memphis par les faux amis que furent les Hyksôs.
- …
- Mais aussi avec le début de la 15e dynastie.
- ...
Les souverains Thébains vont alors bien s'efforcer de renforcer la centralisation du pouvoir.
Liste d'Abydos ...
Numéros 57 à 61 pour les 11 et 12 dynasties ...
Mentouhotep I (2119 - ?),
Antef I ? (- 2103),
Antef II (2103 - 2054),
Antef III (2054 - 2046),
57 - Neb-hepet-ra / Mentouhotep II (2046 - 1995),
58 - Sanj-ka-ra / Mentouhotep III (1995 - 1983),
Mentouhotep IV (1983 - 1976).

Statue en grès du pharaon Montouhotep II (environ 2055-2004 B.C.E),
provenant de Deir el-Bahari,
situé sur la rive gauche du Nil face à Louxor.
Elle est exposée au Musée national égyptien au Caire.
(AFP - Luisa Ricciarini/Leemage)
Et géographiquement près d’Abydos, dans le gouvernorat de Sohag.
Abydos …
A 70 km au Nord-ouest de Thèbes …
Et 170 km de Louxor …
Son chef-lieu de district est Sohag. De nos jours, sur le territoire de l'ancienne Abydos se trouve la ville de Madfounek / el-Madfounah / l’enterrée - لعربة المدفونة .
Sohag …
Localisée au sud d'Assiout …
Sur la rive gauche du Nil …
Dans le sud de la Moyen Empire nous pouvons découvrir deux cités jumelles :
- Sohag,
- Et la fameuse Akhmim. Elles sont en fait séparées par l'Itéru et cela à environ 500 kilomètres au sud du Caire.
De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos.
Nous sommes dans une région qui finalement est peu touristique paradoxalement à la présence de deux grands monastères coptes, Saint Shenouté et Saint Pshoi.
Une mission américaine dirigée par le professeur David O'Connor à cependant permis de réaliser quelques notables découvertes.
Ainsi …
La cité semble bien avoir été consacrée à ce netjer dénommé Khentyimentyou. Particulièrement ancienne cette déité fut comme vous le savez assimilée, et cela bien plus tard, à Osiris. D’ailleurs on peut remonter ainsi en ce lieu historiquement bien riche, jusqu’à la période prédynastique.
A l'Ouest …
Au sud également …
Par rapport au temple, il devait visiblement y avoir des maisons groupées du reste en fonction du statut et de leur propriétaire. Maisons de 7 à 10 pièces érigées en briques crues munies de cours.
Cependant vous vous en douté, il n’y avait pas que des habitations. Demeuraient bien certainement aussi des ateliers car, entre autre chose, la plupart des céramiques furent fabriquées localement. Néanmoins, on y aurait retrouvé des importations de Memphis.
Ainsi, si nous pouvions remonter dans ce lointain passé, il est fort probable que nous verrions au sein de ces zones d’habitations et d’artisanats, une ruelle bien étroite et centrée en quelque sorte, …
Des habitations certainement bien alignées …
Avec des habitants qui faisaient leur pain, leur cuisine, …, chez eux...
Ainsi Abydos …
300 m environ du nord au sud …
À la lisière du désert …
Une citée avec au moins 1000 entités, à certaine époque en tout cas, qui tournait en quelque sorte autour du fameux temple funéraire du pharaon Sésostris III, nous remontons ainsi à cette ère de la 7e dynastie.
De fait :
- Les prêtres …
- Les ouvriers,
- … Tous devaient être liés au culte royal, vivant probablement au sein de leur propre famille.
Ce site évolua bien évidemment, car pour moi, la seule chose pérenne en ce monde c’est bien cela, le changement.
À l’endroit même ou nos anciens s’épanouissaient, de nouvelles maisons, modernes celle-ci, les recouvrent.
"Vivre"…
"La vie"… https://www.aime-jeanclaude-free.com/
Nous sommes le 3 Avril 2014 ...
Lorsque nous puisons dans notre passé, nous découvrons ce qu'il y a de plus intime en nous.
De plus touchant probablement aussi ...
Le passé ...
C'est comme une assise ...
Il est parfaitement possible d'y construire de nouvelles choses, comme le présent.
Le passé ...
Ce n'est pourtant pas une merveille figée devant laquelle il faut béer d'admiration ! Nous devrions plutôt y glaner des informations.
Il renferme tellement d'expériences issues d'Hommes pourvus de raison, de volonté, d'inventivité, d'ingéniosité, d'imagination, ...
Notre futur sera bien érigé sur cette assise.
Egypt at night
from the International Space Station in 2010.
"J'ai appris
que ce qu'on croit avoir acquis
n'est qu'une partie infime
de ce qui reste à découvrir."
Georges Moustaki était d'origine grecque,
né à Alexandrie,
et aimait particulièrement la France ...
Voici donc, selon M. Vernus, ce que l'on pourrait appeler le "fantasme d'Ali-Baba". Vous savez lorsque Carter glissa sa lampe dans l'hypogée de Toutânkhamon ... Alors, comment ne pas être séduit à la fois par le mystère, les découvertes qui profileraient à l'horizon, ... ?
Mais voilà, il n'y a pas que cela.
Car cette antique civilisation a bien cette particularité de pouvoir nous toucher intimement voir même titiller les points profonds et essentiels qui font que nous sommes nous-mêmes.
Un vrai salmigondis de :
- Monuments,
- Littératures,
- ... Tous cela dans l'objectif de faire non seulement revivre le défunt mais surtout afin de lui assurer une vie meilleure que celle qu'il avait connu sur la terre ferme.
Mais peut-être devons-nous aussi admettre que sans cette conception culturelle, nous n'aurions aujourd'hui que très peu de chose à écrire.
Alors qu’en est-il de cette nouvelle découverte ?
Plan de l'article ...
→ Le site d’Abydos …
→ Une découverte datée de 3300 ans ...
→ Ainsi au niveau de l’entrée …
→ Une chambre funéraire voutée …
→ Comme moi, vous avez fait les comptes.
→ Le fameux livre de la vie.
→ Une amulette de cœur ...
→ Découverte d'une autre chambre funéraire ...
Nous sommes à Abydos …
Voici le site d'Abydos ...
© Rikko / Shutterstock
Une sainte cité située dans la Moyenne Égypte, à environ 170 km au nord de Louxor. Aujourd'hui sur le territoire de cette antique Abydos s'élève l'actuelle ville de Madfounek ou Araba el-Madfounah.
Elle fut sans conteste, l'un des plus importants centre religieux de Kemet l'ancienne.
Ainsi de nombreux temples furent construits par des souverains soucieux du rôle éminent de la religion dans la vie quotidienne.
Le plus important d'entre eux ...
Le seul qui subsiste encore aujourd'hui, fut un imposant complexe dédié à Osiris ! Il fut bâti au début de la 19e dynastie par Séti I puis ensuite, par son légendaire fils, Ramsès II.
- Au début, du 3e millénaire B.C.E, Abydos fut le fief des souverains des deux premières dynasties.
- Plus tard, alors que la capitale fut transférée à Memphis, elle fut baptisée "Abdjou", que les Grecs transcrivirent finalement en Abydos …
Il demeure, non illustré dans cet article, quelques associations phonétiques liant :
- Un éléphant : "ab" ...
- Et une montagne : "jou" ... Cela donnerait finalement : "abjou" / Abydos ...
Elle avait aussi un rôle également politique, au point de supplanter, dans les troubles, l'importance des capitales administratives. Le nome comme la cité se développèrent donc.
Une zone bien stratégique également, elle se situait au départ des pistes qui conduisaient aux oasis comme :
- Kharga,
- Dakhla.
Un plan général d'Abydos ...
http://www.ddchampo.com
Une découverte datée de 3300 ans ...
Nous sommes au sein de la dernière demeure d’un certain Horemheb.
Cependant, elle semblerait avoir été visitée à deux reprises, dans l’antiquité, selon les chercheurs.
Malgré les pillages, quelques artefacts auraient été trouvés.
Un personnage qui semble avoir été un scribe.
De plus M. Cahail supputerait même que la famille de Horemheb aurait des liens avec les domaines militaires, justifiant en quelque sorte l'opportunité d'avoir pu ainsi, à cette époque en tout cas, y ériger un tel hypogée.
Ainsi, au niveau de l’entrée …
Une pyramide ...
© Photo courtesy Kevin Cahail.
De 23 pieds, ou si vous préférez 7 m.
Ainsi :
"À l'origine,
tout ce que vous auriez probablement vu
aurait été la pyramide
et
peut-être un petit mur autour de la structure
juste pour l'entourer"
Kevin Cahail...
Un étudiant au doctorat à l'Université de Pennsylvanie, qui a dirigé les fouilles...
Quant à la pyramide elle-même :
"... elle aurait probablement eu une petite chapelle mortuaire avec une statue
ou
une stèle indiquant les noms
et
titres des personnes défuntes ..."
Kevin Cahail ...
Seulement ...
Tout ce qui reste de cette pyramide sont des murs épais relatifs à la porte d'entrée de l'hypogée, probablement la base de la pyramide.
Pour le reste ...
Soit les éléments ont disparu avec le temps ?
Ou alors, ils n'auraient pas été encore mis à jour ?
Il ne fut pas rare ...
En cette ère ...
Que les hypogées de dignitaires à hauts rangs puissent se faire construire ainsi une petite pyramide.
© Photo courtesy Kevin Cahail
Une chambre funéraire voutée …
Cette dernière, vous l'aurez bien compris, fut certainement à son origine, sous la surface.
Seule devait demeurer visible, la pyramide.
Dans cette chambre, la mission aurait alors découverte un sarcophage en grès.
Peint en rouge …
© Photo courtesy Kevin Cahail
→ Plusieurs netjerou y seraient représentés comme vous pouvez le constater ...
© Photo courtesy Kevin Cahail.

On peut y voir le netjer à tête de chacal à savoir Anubis ...
Douamoutef, un fils du netjer Horus ...
→ On peut également y lire quelques inscriptions hiéroglyphiques …
Une colonne de hiéroglyphes contient le nom d'Horemheb ainsi que son titre c'est à dire scribe.
Et tout particulièrement au sujet du "Livre pour Sortir au Jour". Ces dernières écritures avaient, comme vous le savez, la vocation d’aider le défunt dans le monde d’Osiris.
© Photo courtesy Kevin Cahail.
→ Cependant, pas de momie.
Et malgré la mise à sac du lieu, il y aurait des restes de squelettes désarticulés.
En fait, dans cette chambre funéraire, les archéologues suspecteraient visiblement la présence de bien nombreuses entités :
- 3 à 4 hommes,
- Probablement 10 à 12 femmes,
- Et 2 enfants.
Comme moi, vous avez fait les comptes.
Beaucoup plus de femmes que d'hommes ?
Horemheb ...
Ramesu (Voir en fin d'article, quant à ce dernier).
Auraient-ils eu plusieurs femmes ? La polygamie, fut certes une pratique bien courante, mais pour pharaon.
L'hypogée aurait-il été usité par :
- Plusieurs générations de la même famille ?
- Ou alors, "squatté" à une date ultérieure ?
L'avenir pourra probablement tenter de démêler ceci par l'analyse au radiocarbone des os (?)
Le fameux livre de la vie.
Voici une dénomination que nous rencontrons bien souvent, celui de "Livre des morts". Elle semble bien erronée finalement.
Certainement plus proche d’une certaine réalité, le "livre pour sortir au jour" correspondrait bien à la totalité des textes que l'on rencontre près des défunts; Officiellement, ils auraient été attribués à l'accompagnement du défunt dans son voyage dans l’au-delà.
Ne pourrait-on pas y voir une toute autre explication ?
Celle de la magie funéraire par exemple ...
Nos antiques ancêtres …
Les habitants de Kemet, dénommaient ce manuscrit probablement "Sortie à la lumière du jour". Ainsi, ne pouvons-nous pas y voir quelques allusions au fait que cela puisse s’adresser à des vivants ?
Restituons donc tous leurs sens :
- Allégorique,
- Ésotérique ... Une lecture qui devient dès lors bien fascinante ! Nonobstant, elle pourrait vous paraître alors parfaitement désordonnée et de fait avoir pour effet de vous désorienter, peut être même de vous décourager, ...
Ceci étant précisé, il ne faut néanmoins pas s'en étonner tant que :
- Nous ne possédons pas véritablement la clef de cette lecture,
- Et que nous ignorons certainement encore la démarche qui devrait y être appropriée.
"Sortir au Jour"
ou
"Sortir pendant les heures de la lumière solaire représente
le désir suprême du défunt
de s'unir au nombre des bienheureux qui entourent le soleil"
Ne nous méprenons pas …
Nos anciens ne furent pas (Probablement !) "obsédés" par la mort, bien au contraire selon moi.
Ils devaient tellement adorer la vie qu'ils en imaginèrent une autre, éternelle celle-ci.
Ses expressions furent simplement et véritablement un symbole de la vie.
Une amulette de cœur ...
Le plus bel objet trouvé à ce jour.
En jaspe rouge et vert ...
Elle fut découverte du reste brisée en trois éléments ...
"... peut-être l'un des exemples les mieux sculptés,
une amulette très rare"
Cahail.
Le chercheur suppute du reste qu'elle devait se trouver sur la poitrine de l'une des personnes ...
Amulette qui serait d'ailleurs en parfaite relation quant au fameux "Livre pour sortir au jour".
Le coeur du défunt ne pouvait pas mentir, souvenez-vous à cet effet de la pshychostasie, cette cérémonie quant à la balance avec une plume représentant la Maât.
Un concept :
- Vérité,
- Justice,
- Éthique,
- Rectitude,
- Équilibre,
- Solidarité,
- Échange,
Perfection …
La masse du coeur égale ou plus légère que la plume de la Maât, et alors, s'ouvrait pour le défunt, les portes de cette vie éternelle tant désirée de son vivant, sur terre ...
Découverte d'une autre chambre funéraire ...
Mais celle-ci ne possédait pas de sarcophage.
Nonobstant des figurines ouchebti y auraient été trouvées ...
Des figurines, qui comme vous le savez, devaient pouvoir aider le défunt dans les travaux au sein de l'au-delà.



















