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Scribes en Égypte ancienne ...
"Vivre" …
"Savoir lire, c'est allumer une lampe dans l'esprit, relâcher l'âme de sa prison, ouvrir une porte sur l'univers."
(Pearl Buck)
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
"Il y a les mots ... Ceux que l'on a trop attendus ... Ceux qui ne sont jamais venus ... Ceux qui nous ont souvent déçus ...
Il y a les mots ... Ceux que l'on n'ose pas se dire ... Ceux qui nous font parfois souffrir ... Ceux que l'on cherche avant d'écrire ...
Il y a les mots ... Ceux que l'on glisse à son oreille ... Ceux qui promettent un doux réveil ... Ceux qui font briller le soleil ...
Il y a les mots ...Ceux que l'on entend certains soirs ... Ceux qui nous soufflent un brin d'espoir .. Ceux qui colorent un jour trop noir ...
Oui il y a ces mots qui sont des vers et des chansons ... Qui sont teintés de doux frissons ... Qui sont nos cœurs à l'unisson ..."
Victor Hugo.
Correspondance de Champollion
à l'occasion du 190e anniversaire de son déchiffrement.
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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
⇒ Appelées medou netcher, c’est-à-dire "paroles divines" !
⇒ Sir Alfred Wallis Budge, 1888.
⇒ Souvenez-vous d'un certain Peiresc, nous sommes alors en 1610 !
⇒ Le verbe Sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer".
⇒ Les hiéroglyphes, une source infinie de fascination.
⇒ La preuve de la façon dont les anciens Égyptiens ont inventé leur système d'écriture unique ...
⇒ La "Maison de Vie" ou "Per-Ânkh" ...
⇒ Nonobstant, différente était la "maison de l'enseignement".
⇒ L’école devait se dérouler dans une cour en plein air.
⇒ Le scribe était un être privilégié dans la société Égyptienne ancienne.
⇒ Sesh fut présent dans tous les secteurs d'activité.
⇒ Le scribe était un être privilégié dans la société Égyptienne ancienne.
⇒ "Artefact created 2300 years ago contains text from the Book of the Dead"
⇒ Quand les jeunes Égyptiens apprenaient à lire et à écrire, par Jean Capart …
⇒ La dernière inscription hiéroglyphe connue ...
⇒ Et afin d'en savoir bien davantage encore :
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Un jeune érudit a présenté un article de huit pages et un peu modestement intitulé "Lettre à M. Dacier", mais qui allait modifier complètement la compréhension mondiale de l’histoire ancienne.
Le savant était Jean-François Champollion ...
Son journal a été la première percée vraiment significative dans le déchiffrement des hiéroglyphes.
En craquant un code qui avait vaincu les érudits pendant des centaines d'années, il a révélé la clé des secrets de l'Égypte antique, ouvrant plus de trois mille ans d'histoire et l'une des plus anciennes civilisations du monde.
Après près de deux millénaires de dépendance à l'égard des historiens grecs et romains de l'ancienne compréhension de l'histoire beaucoup plus ancienne de l'Égypte et de la mauvaise interprétation persistante de l'écriture égyptienne comme purement symbolique, avec la percée de Champollion, les anciens Égyptiens ont finalement pu parler d'eux-mêmes.
Les réalisations de Champollion étaient certainement le travail d'un génie, mais il travaillait aussi incroyablement dur, ce qui a probablement contribué à sa mort subite à l'âge de 42 ans (!) (?), et son grand grammaire et son dictionnaire ont dû être publiés à titre posthume par son frère.
Appelées medou netcher, c’est-à-dire "paroles divines" !
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L’écriture égyptienne fut nommée hiéroglyphes par les Grecs, qui occupèrent l’Égypte après la mort d’Alexandre le Grand en 323 B.C.E, du grec
hieros, "sacré" et gluphein , "graver" ...
L’écriture hiéroglyphique a été employée pendant plus de 3000 ans avant de disparaître progressivement sous la domination romaine ; et la dernière inscription en hiéroglyphes connue de l’Antiquité date de 394 et a été retrouvée à Philae, en Haute-Égypte.
- Seuls les rares prêtres exerçant encore le culte de l’ancienne religion étaient en mesure de comprendre les hiéroglyphes.
- L’Empire byzantin ayant interdit l’usage des cultes païens, les hiéroglyphes tombèrent dans l’oubli !
- Le christianisme entraîna l’introduction de l’alphabet grec dans l’écriture égyptienne, auquel furent ajoutés quelques signes spécifiquement égyptiens, donnant naissance à l’écriture copte encore utilisée aujourd’hui dansla liturgie de l’Église égyptienne.
Les égyptologues distinguent trois phases essentielles dans l’évolution de l’écriture hiéroglyphique :
- l’égyptien ancien,
Il remonte à 3180-2240 B.C.E et concerne surtout des textes officiels, religieux et biographiques.
- le Moyen Égyptien,
Il est situé entre 2 240 et 1 990 B.C.E, et est largement employé dans les textes littéraires du Moyen Empire et même jusqu’à la fin de la 18e dynastie (1 292 B.C.E) peut nommer l’égyptien classique.
- Le néo-égyptien,
Le néo-égyptien (1 573 - 715 B.C.E) est employé dans les documents officiels et lettres ainsi que dans les inscriptions monumentales;
Sir Alfred Wallis Budge, 1888.
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"Peu après mon retour à Louxor, un soir, je me rendis avec quelques habitants dans un endroit sur la rive occidentale où l’on avait trouvé des papyrus, écrit Budge dans son livre de souvenirs. Là j’ai découvert en abondance de belles et rares choses, et parmi elles — le plus grand rouleau de papyrus que j’aie vu. Le rouleau était lié d’une épaisse corde de papyrus et se trouvait dans un état de conservation excellent ; le sceau d’argile qui retenait les extrémités de la corde était intact. Le rouleau reposait dans une niche rectangulaire de la paroi nord de la chambre funéraire, avec plusieurs amulettes en pierre. Briser le sceau et dénouer la corde semblait alors un sacrilège, mais après avoir recopié le nom sur l’empreinte du sceau, je le fis, sinon il eût été impossible de comprendre le contenu du papyrus. Nous déroulâmes quelques pieds de papyrus, très peu, car il était extrêmement fragile, et j’étais frappé par la beauté et la fraîcheur des couleurs sur les figures d’hommes et d’animaux qui, à la lueur faible des bougies et dans l’air chauffé de la tombe, semblaient prendre vie. L’éclat de la scène du jugement des morts montra que le rouleau était un grand et complet codex du Per‑em‑heru, ou « Livre des Morts », et de nombreuses colonnes de signes répétaient le nom de la personne pour laquelle ce magnifique rouleau avait été créé et peint le scribe royal Ani… "
Sir Alfred Wallis Budge, 1888.
(photo © fragment du papyrus d’Ani, 8e siècle B .C.E, Londres, British Museum)
Souvenez-vous d'un certain Peiresc, nous sommes alors en 1610 !
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Il fut probablement l'un des premiers "curieux" du 17e siècle à s'intéresser à l’Égypte ancienne.
Aussi, grâce à ses recherches, il pressentit que la lecture des hiéroglyphes passerait par la connaissance du copte. Et, en effet, si Champollion put comprendre les hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette, c'est "certainement" aussi parce que tout au long des 17 et 18e siècles les efforts de plusieurs linguistes portèrent sur le copte.
"L'art de voir la nature
est,
aussi bien que l'art de déchiffrer les hiéroglyphes,
une chose qui doit s'apprendre !
Il y a des beautés qui sautent aux yeux
et
d'autres qui sont écrites en hiéroglyphes :
on met du temps à déchiffrer leur splendeur mais,
quand elle est apparue,
elle est plus belle que la beauté !"
(A. Nothomb - J. Constable)
Le verbe Sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer".
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La forme nominale Sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes".
Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme.
Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe : est un mot qui vient du latin scriba et du verbe scribere, (écrire) entré dans notre langue occidentale, le scribe désigne celui qui écrit.
Le véritable nom en ancien égyptien est le Sesh, qui est le disciple de la nTrt Seshat, déité de l’écriture et parèdre de Djehouty, appelé Thot par les Grecs.
Les hiéroglyphes, une source infinie de fascination.
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La "Maison de Vie" est véritablement apparue très tôt dans la lexicographie. Probablement d’ailleurs dès l’Ancien Empire ! Voici un endroit qui, bien probablement, "préparait" les futurs scribes à leur métier.
- Compétence,
- Vocation,
- Comme leur orientation vers des disciplines intellectuelles, manuelles, ...
L’enseignement religieux devait certainement y avoir une place essentielle ! Cependant, maints témoignages démontrent que bien d’autres thématiques y furent développées :
- Les mathématiques,
- L’astronomie,
- La médecine,
- La diplomatie,
- La géographie,
- Les arts de l’architecture,
- La sculpture,
- Les dessins,
- …
Ainsi, sous l’ère Ramesside, la "Maison de Vie" de Bubastis fut visiblement réputée quant à son apprentissage de la médecine, comme les études vétérinaires d’ailleurs ! Toujours au Nouvel Empire, elle semble même avoir influencée les édifications comme les décorations des monuments. La "Maison de Vie" aurait-elle d’ailleurs et ce à Héliopolis, jouée un rôle prépondérant dans la formation des architectes et des décorateurs ? Souvenez-vous de Ramsèsnakht qui fut "conducteur de travaux" sous Ramsès II, il semblait occuper la fonction de "scribe des écrits divins qui sont dans la Maison de Vie". Cela ne pouvait-il pas alors signifier qu’il devait avoir accès aux archives des temples où étaient conservés les recueils et préceptes de l’art de bâtir ?
Alors, quel fut son véritable fonctionnement ? :
- Nous imaginons que les jeunes enfants apprenaient d’abord les rudiments de l’écriture et de la lecture et ce avant d’entrer en apprentissage.
- Notons quand même que le taux d’alphabétisation de la population semblait avoir été très faible et ce paradoxalement au fait, qu’afin de pouvoir occuper une quelconque fonction administrative, il devait être impératif de savoir lire, écrire, …
- ...
Afin de mieux cerner cette institution, rappelons :
- Qu’à Deir el-Medineh d’aucuns suggèrent que seulement 5 à 7% des membres pouvaient espérer devenir scribes (?)
- ...
Des exemples les plus anciens d'écriture alphabétique phonétique ...
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Inscriptions de Wadi el-Hôl, considérées comme des exemples les plus anciens d'écriture alphabétique phonétique,
datant d'environ 1900 av. en Égypte.
Trouvée à Wadi el-Hôl, dans le désert occidental d'Égypte, près de Luxor.
- Ce type de proto-Sinaiac ou écriture semitique ancienne s'adapte aux symboles des hiéroglyphes égyptiens pour représenter des sons consécutifs individuels.
- Il est censé avoir été réalisé par des travailleurs ou des commerçants de la langue semitique qui opéraient dans la région, marquant un étape clé dans l'évolution vers les alfabetes modernes.

Les inscriptions de Wadi el-Hol comptent parmi les premiers exemples connus d'écriture alphabétique, datant d'environ 1900–1800 B.C.E.
Elles constituent un lien crucial entre les hiéroglyphes égyptiens et les systèmes alphabétiques ultérieurs.
Découvertes en 1999 par les archéologues John Darnell et Deborah Darnell dans une vallée désertique appelée Wadi el-Hol en Égypte, située le long d'une ancienne route militaire et commerciale entre Thèbes et Abydos.
Ces inscriptions sont écrites en écriture proto-alphabétique
Ils représentent une étape de transition entre : les hiéroglyphes égyptiens et les systèmes alphabétiques ultérieurs comme l'alphabet phénicien.
Au lieu de centaines de symboles (comme des hiéroglyphes), ce système utilisait un petit ensemble de signes pour représenter les sons, une innovation majeure dans la communication humaine.
Probablement créés par des ouvriers ou soldats sémitiques vivant en Égypte qui ont adapté les symboles égyptiens pour écrire leur propre langue plus simplement.
Cependant …
Les interprétations restent débattues en raison de leur nature fragmentaire.
Elles témoignent d'échanges interculturels entre Égyptiens et peuples sémitiques.
La preuve de la façon dont les anciens Égyptiens ont inventé leur système d'écriture unique ...
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Les archéologues de Yale découvrent les premiers hiéroglyphes égyptiens monumentaux !
Une expédition conjointe des musées d'art et d'histoire de Yale et royaux (Brussels) pour explorer l'ancienne ville égyptienne de Elkab a découvert quelques inscriptions rupestres jusqu'alors inconnues, parmi lesquelles les premiers hiéroglyphes monumentaux datant d'environ 5 200 ans.
Ces nouvelles inscriptions n'ont été enregistrées auparavant par aucune expédition et revêtent une grande importance dans l'histoire des systèmes d'écriture égyptiens anciens, selon l'égyptologue John Coleman Darnell, professeur au département des langues et civilisations du Proche-Orient de Yale, qui codirige le Elkab Projet d'enquête sur le désert.
"Ce site d'art rupestre nouvellement découvert de El-Khawy
préserve certains des premiers signes
— et —
les plus grands des étapes de formation de l'écriture hiéroglyphique
et
fournit la preuve de la façon dont les anciens Égyptiens ont inventé leur système d'écriture unique,
dit Darnell.
Les chercheurs ont également découvert de l’art rupestre
représentant un troupeau d’éléphants sculpté entre 4 000 et 3 500 avant notre ère.
L'un des éléphants a un petit éléphant à l'intérieur, ce qui, selon Darnell,
“ est une manière incroyablement rare de représenter une femelle enceinte."
Les archéologues ont également identifié un panneau de quatre panneaux, créés vers 3 250 B.C.E.
Et écrit de droite à gauche ...
La direction d'écriture dominante dans les textes égyptiens ultérieurs, représentant des images animales d'une tête de taureau sur un poteau court suivies de deux cigognes de selle dos à dos avec un oiseau ibis chauve au-dessus et entre eux.
La disposition des symboles est courante dans les représentations égyptiennes ultérieures du cycle solaire et avec le concept de luminosité.
"Ces images peuvent exprimer le concept d'autorité royale sur le cosmos ordonné" dit Darnell.
Darnell dit que l'équipe était “absolument sidérée” par la découverte en raison de la taille immense non seulement des tableaux individuels, mais également des éléments individuels.
"Cette découverte n'est pas nouvelle dans le sens où c'est la première fois que quelqu'un voit ces hiéroglyphes ; c'est la première fois que quelqu'un les voit à une échelle aussi massive.
Ces hiéroglyphes individuels mesurent chacun un peu plus d'un demi-mètre de hauteur et le tableau entier mesure environ 70 centimètres (27,5 pouces) de hauteur.
Les signes précédemment trouvés ne mesuraient qu'un ou deux centimètres"
dit Darnell.
Il poursuit :
"Dans le monde moderne,
cela s'apparenterait à voir du texte plus petit sur l'écran de votre ordinateur,
puis à voir soudainement
de très grands textes créés de la même manière uniquement sur un panneau d'affichage."
La zone où les chercheurs ont localisé les inscriptions se trouve dans l’arrière-pays désertique nord d’Elkab.
Cette zone, ainsi que Hiérakonpolis, située de l'autre côté du fleuve et connue comme sa ville jumelle, étaient des centres très importants dans l'Égypte ancienne, explique Darnell, et démontrer que le système communicatif dans ces domaines ne se limite pas aux petits jetons ou étiquettes les plus courants.
Darnell explique que ces découvertes révèlent qu'il n'y a pas eu de développement lent de l'écriture principalement pour un usage bureaucratique comme on le croyait auparavant, mais cette écriture hiéroglyphique était plus répandue géographiquement et plus diversifiée sur le plan thématique au moment ou peu de temps après son développement.
Cela suggère également qu'il existe une utilisation beaucoup plus étendue du système d'écriture ancienne que ne l'indiquent d'autres documents archéologiques survivants, explique Darnell.
L'équipe d'archéologues a localisé ces inscriptions rupestres en traçant des itinéraires basés sur les réseaux routiers égyptiens.
La plupart des inscriptions rupestres en Égypte que Darnell a vues, dit-il, ne sont pas placées au hasard : la plupart des inscriptions sont situées le long des routes principales, soit des routes parallèles au Nil, soit des routes menant au désert.
Ils se trouvent généralement à un moment ou à un carrefour.
Tout endroit où quelqu'un pourrait faire une pause dans son voyage, dit Darnell.
Utilisant une nouvelle technique d'enregistrement lancée à Yale, Darnell et Alberto Urcia, archéologue numérique et chercheur scientifique associé au Département des langues et civilisations du Proche-Orient, création d'une série d'images 3 D des inscriptions à partir de photographies prises sur le terrain.
"Cette nouvelle technologie permet d'enregistrer des sites avec un niveau de précision et de détails absolument impossible auparavant, explique Darnell, ajoutant, “Cela signifie également que nous pouvons enregistrer le site comme un lieu, ou un lieu, et pas seulement comme une série d'inscriptions."
"Ce n'était pas ce que je m'attendais à trouver lorsque je me suis lancé dans cette période de travail sur l'expédition, dit Darnell. “C'était complètement choquant pour moi."
Les membres de l'équipe cette saison comprennent également Colleen Darnell, égyptologue et filiale de conservation, Yale Peabody Museum ; Massimilliano Montanari, spécialiste de l'archéologie numérique et de la modélisation 3 D; et Elizabeth Hines ’17 et Reed Morgan ’17.L'expédition, dirigée par Darnell et Dirk Huyge, a été entreprise en coopération avec le ministère des Antiquités et les inspections d'Assouan et d'Edfou.
La "Maison de Vie" ou "Per-Ânkh" ...
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"Per Ânkh "
"La Maison de Vie"
"House of Life"
Elle était notamment installée dans un temple.
Véritable centre de formation pour les scribes, les prêtres, médecins, ...
Elle disposait d'une bibliothèque où étaient conservés les précieux papyri.
On pourrait pratiquement l'assimiler à un scriptorium.
Nonobstant, différente était la "maison de l'enseignement".
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Elle était probablement un lieu que l’on peut assimiler à l’école, certains jeunes enfants apprenaient les rudiments de plusieurs disciplines : lecture, écriture, calcul, ...
La Mission Archéologique Française de Thèbes Ouest (MAFTO), dirigée par l’égyptologue Christian Leblanc, lors de l'exploration d'un autre secteur du Ramesseum aurait visiblement permis de retrouver l'école du temple, une institution encore controversée, à laquelle seules des sources épigraphiques faisaient, jusque-là, mention.
Christian LEBLANC nous dit d'ailleurs :
"La découverte de l'école du Ramesseum nous conduit toutefois à nous interroger
sur une éventuelle association de ces deux institutions d’enseignement.
L'esplanade,
où nous avons retrouvé de nombreux ostraca d'écriture malhabile,
aurait pu correspondre à une "maison d'enseignement" "
L’école devait se dérouler dans une cour en plein air.
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En revanche, n'a t'on pas découvert 17 unités ou cellules de moyennes dimensions, séparées par des cloisons en briques crues estampillées, pour nombre d’entre elles, au nom du :
"Château de millions d’années de Ramsès I"
n’étaient visiblement pas réservées aux élèves,
mais plutôt aux professeurs et à quelques apprentis,
à qui l’on confiait des exercices de sculpture
et
auraient eu vocation de "maison de vie",
laquelle se situant dans une partie fermée du temple".
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L'école du Ramesseum, d'après une restitution de A-B. Pimpaud.
Elle préparait au métier de scribe aux multiples spécialisations !
- La ât-sebayt (école) …
Elle était surtout réservée à un éducation de base où l'on apprenait à écrire, à compter, à dessiner, voire à sculpter.
- Le per-ankh (maison de vie) constituaient deux institutions d'enseignement dans l'ancienne Égypte !
Elle était plutôt destinée à une formation spécialisée et qui s'adressait à des étudiants déjà très avancés.
La découverte effectuée au Ramesseum livre, pour la première fois dans le contexte d'un temple, non seulement l'architecture d'une telle structure éducative mais aussi un abondant matériel archéologique qui lui était associé et qui fut retrouvé in situ.
Cf. Chr. Barbotin et Chr. Leblanc, Le Ramesseum. Secteur Sud-Est (STO). L'école du temple. Description archéologique. Catalogue des ostraca inscrits et figurés.
Cahier supplémentaire des Memnonia, III, Le Caire, 2023.

Quelques documents retrouvés dans le contexte de l'école du Ramesseum.
Exercices d'écriture, de dessin et de sculpture.
Clichés Christian Leblanc.
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Cette planche en bois a été écrite par un apprenti scribe, Iny-su, qui a copié un texte en guise d'exercice.
Les corrections de votre maître apparaissent en rouge.
C'est un petit échantillon de la façon dont l'enseignement se déroulait en Égypte ancienne.
- Royaume du Moyen
- ca. 1981-1802 B.C.E.

Source :
https://www.metmuseum.org/art/collection/search/544319
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"Définitive" ...
Une rupture en quelque sorte ...
Adonc ...
Elle était impensable pour les Égyptiens anciens : ils nous transmettent ainsi un vrai symbole de vie.
Notamment la "Maison de Vie" …

Seated Scribe (2 620 – 2 500 B.C.E) Old Kingdom,
Painted limestone sculpture originally from Saqqara.
Louvre Museum.
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Nous sommes bien au musée du Louvre à Paris. E 3023, Sully 1er salle 22 vitrine 10.
Il fut découvert le 19 novembre 1850 par l’égyptologue Auguste Mariette, dans un hypogée le long de l'allée des sphinx du Serapeum. Le Louvre en fit l'acquisition dès 1854.
Nous serions au sein de la nécropole de Saqqarah, située sur la rive occidentale du Nil, en face de l'ancienne ville de Memphis, qui a été la capitale de l'Ancien Empire. Une statue probablement de la 4e ou de la 5e dynastie i.e. autour de 2600 à 2350 avant notre ère ...
"[...]
Deux des tombes qui bordent l’allée ont surtout fixé mon attention.
La première est située au nord et appartient à l’Ancien Empire.
[...]
Deux niches, cachées dans une muraille qui n’a pas été complètement abattue, sont ouvertes.
Nous y trouvons, posées à leur place antique, deux admirables statues.
Elles sont en calcaire.
Le nu est peint en rouge, les cheveux en noir, le caleçon court (schenti) en blanc.
Les yeux sont enchâssés dans une enveloppe de bronze qui tient lieu de paupières.
Au milieu des yeux, formés d’un morceau de quartz blanc opaque, est fixé un petit disque de cristal de roche, qui donne à la prunelle ainsi figurée une extraordinaire puissance de vie."
Un véritable chef-d'œuvre de l' "art" de l'Ancien Empire. Une statue frappant immédiatement par son expressivité.
- Le buste dressé d'un homme qui semble bien mature, voyez quelques détails précis quant à son âge comme un certain relâchement des muscles dorsaux !
- Le visage tendu,
- Un regard d’une extraordinaire vivacité,
- Une physionomie osseuse quant au visage,
- Et que dire de cette obésité du corps,
Les chercheurs estiment qu'il représente un haut fonctionnaire de l'administration. Placée dans la chapelle de culte d'un hypogée, la statue devait certainement participer à des cérémonies et recevait les offrandes pour le défunt. Son rôle avait donc un caractère funéraire.
L'artisan l'a représenté pendant qu'il écrivait en position assise.
- Les jambes croisées,
- Au-dessus d'elles, repose un parchemin déployé,
- Il semble bien réaliser son travail de scribe ! "Voyez" son calame dans sa main (perdu), son shenti, son papyrus.
- En calcaire,
- De la magnésite,
- Du cuivre,
- De l'arsenic,
- Du bois.
Fut-elle réalisée pour certains membres de la famille royale, fils ou petit-fils comme pouvaient l'être par exemple les fils de Didoufri (4e dynastie) ?
Le scribe accroupi exposé au musée du Louvre.
@ Archives Larbor.
Le scribe était un être privilégié dans la société Égyptienne ancienne.
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Respecté, dans la mesure où il était lettré : n'oublions pas qu'environ 1 à 4% seulement de la population pharaonique devait savoir véritablement lire.
Les scribes formaient de fait une caste de lettrés, représentant la bureaucratie :
- Armée,
- Administration des temples,
- Institution de l’État,
- Ils appartenaient à une classe parfaitement définie et quelque peu fermée.
Car savoir c'est encore de nos jours / ce fut aussi :
- Pouvoir,
- Comme prévoir,
- Et Anticiper dans la mesure des leçons acquises grâce à notre passé commun.
Selon l'égyptologue Jean VERCOUTTER :
"L'Égypte fut le premier pays d'Afrique à utiliser l'écriture.
Si l'on en juge
par l'emploi dans le système hiéroglyphique
de "pictogrammes"
représentant des objets
qui n'étaient plus utilisés depuis longtemps
au début de l'époque historique,
il est possible de fixer son invention à l'époque amratienne dite aussi du Nagada I,
c'est-à-dire vers - 4 000,
si l'on suit les dates proposées par la méthode du carbone 14."
Cf. L'Histoire Générale de l'Afrique,
Paris, Jeune Afrique/Stock/UNESCO, 1978, page 27
(L'Amratien tire son nom de El-Amrah, dénomination d'un site se trouvant près d'Abydos en Haute Égypte, voir carte ci-dessus).
Sesh fut présent dans tous les secteurs d'activité.
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- Exploitations agricoles,
- Ateliers,
- "écrire",
- Et "dessiner",
- A savoir, le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
- ...
Le scribe était un être privilégié dans la société Égyptienne ancienne.
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Respecté, dans la mesure où il était lettré : n'oublions pas qu'environ 1 à 4% seulement de la population pharaonique devait savoir véritablement lire.
Les scribes formaient de fait une caste de lettrés, représentant la bureaucratie :
- Armée,
- Administration des temples,
- Institution de l’État,
- Ils appartenaient à une classe parfaitement définie et quelque peu fermée.
Le célèbre musée du Caire expose pour la première fois
à partir de jeudi 14/07/2016
le plus vieux texte écrit sur du papyrus (*) jamais retrouvé,
datant de l'ère du pharaon Khéops 4500 ans BCE.
Ce manuscrit, rare, a été découvert avec d'autres papyrus en 2013 par une équipe d'archéologues français et égyptiens dans la région de Wadi El-Jarf, au sud-est du Caire, sur les rives de la mer Rouge.
Un témoignage qui évoque évoque notamment la construction de la grande pyramide de Guizeh, à l'ouest du Caire : un témoignage particulièrement important vous le comprendrez bien évidemment.
(*) Nous avons conservé tel quel en français le mot latin "papyrus", venu du grec "papyros", qui s'était formé sur le mot originel égyptien "pa-p-ouros", de la même racine que "pharaon", c'est à dire "d'essence royale", car l'usage du papyrus dans l’Égypte Ptolémaïque était un monopole royal, et son usage extrêmement encadré.
C'est de là que vient le français "papier".
"Artefact created 2300 years ago contains text from the Book of the Dead" :
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Sic CANTERBURY :
"Ce fragment d'enveloppe de linceul ou de momie est fait de lin brun pâle finement tissé et date du début de la période ptolémaïque vers 300 av. Sur le linge sont représentées des scènes du Livre des Morts, montrant un cortège funèbre. Sous la scène funéraire se trouve un texte écrit en hiératique égyptien.
L'illustration, de gauche à droite, comprend : des bouchers découpant un bœuf en offrande ; des hommes transportant des meubles pour l'au-delà ; quatre porte-drapeaux avec des signes de nome (faucon, ibis et chacals) ; une barque funéraire avec les figures d'Isis et de Nepthys de chaque côté ; et un homme tirant un traîneau à l'effigie d'Anubis, protecteur des morts.
Une scène similaire se produit au début de la copie du Livre des Morts sur le Papyrus de Turin."

Capture d'écran
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Les scribes ...
Malgré leur situation privilégiée ...
Ils étaient interdits de boire de l'alcool !
Et ce en raison des effets néfastes que cela pourrait entraîner :
"Vous allez dans les rues,
avec l'odeur de l'alcool chaque fois que vous prenez votre retraite.
La bière fait cesser d'être un homme pour devenir un dépouillement d'âme"
(WILLIAMS, R. T. , Opus cit. , p. 218; extrait du Papyrus d'Anastasi, vol. IV, 11/8-12/1. )
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Les conditions arides du site de l’ouadi el-Jarf,
ont permis de préserver les papyrus antiques de Merer,
découverts là par une équipe d’archéologues conduite par un Français.
PHOTOGRAPHIE with thanks to Pierre Tallet, Archaeological Mission to Wadi al-Jarf

Des archéologues ont découvert des centaines de papyrus dans les grottes du ouadi el-Jarf. Rédigés à l’encre noire et rouge,
les textes mentionnent le pharaon Khéops.
Un certain nombre de ces fragments ont été assemblés pour former des documents ;
certains mesurent 60 centimètres de long !
Le fragment du journal de Merer montré ici est extrait du Papyrus B.
PHOTOGRAPHIE AVEC L’AIMABLE AUTORISATION DE PIERRE TALLET ,
MISSION ARCHÉOLOGIQUE AU OUADI EL-JARF.
Quand les jeunes Égyptiens apprenaient à lire et à écrire, par Jean Capart …
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(Extrait de Le message de la vieille Égypte, 1941, par Jean Capart)
"... je voudrais vous conduire au milieu de la première cour du temple de Ramsès III, à Médinet Habou. De part et d'autre, de grands portiques offrent, suivant les heures de la journée, un abri contre l’ardeur du soleil. Au sud, la colonnade forme en même temps la façade du palais ; en face, le portique est rehaussé d’une série de colosses du pharaon. Un jour, je me trouvais là, au cœur d'un édifice si bien conservé qu’on y découvre difficilement les millénaires écoulés depuis sa fondation ; je me pris à rêver sur l’aspect de ces lieux à l'époque où la vie les pénétrait. Je pouvais songer à des cortèges du triomphe royal après les campagnes victorieuses contre les Libyens et les Asiatiques ; je pouvais aussi bien me représenter la routine journalière : les prêtres de rang subalterne chargés de recueillir les offrandes faites aux mânes du roi et que les dévots se procuraient à de petites échoppes dressées dans la cour.
À ce moment précis, mon attention fut vivement détournée de ces rêveries archéologiques ; des moineaux, d’abord posés sur les corniches puis accrochés aux images de pierre du pharaon, se détachaient en tourbillon vers une proie qu'ils se disputaient, avec force cris et culbutes dans l'éclat du soleil. Pourquoi ai-je songé soudain à une autre bande tapageuse qui s’abattait autrefois à la même place ? Vous direz peut-être que j'ai été la victime d’un mirage ; c'est possible, mais je les ai vus, très clairement, ces gamins au visage brillant de malice, un petit pagne noué autour des reins, une calotte serrant étroitement le crâne rasé. Ils se précipitaient vers un jeune prêtre à la robe blanche plissée, qui descendait la rampe du deuxième pylône, venant de l'intérieur de l'édifice. "Hori, Hori, criaient-ils, viens voir, nous avons fini nos exercices." Les écoliers, car c'est bien d'eux qu'il s’agit, présentaient au maître qui une tablette de bois, couverte de stuc, qui un éclat de calcaire plus ou moins plat, qui enfin un morceau de pot, tous recouverts d'écriture. Tout à l'heure, au moment d'accomplir son service dans le temple, le maître a quitté ses élèves après leur avoir donné à chacun leur tâche. Ces enfants lui ont été confiés par leurs parents ; ils vivent chez lui, passant la majeure partie du temps à l'ombre du sanctuaire. Au milieu de la journée, les mamans, suivant l'usage, apporteront le pain et la bière de la maison. Quand Hori les aura suffisamment formés et qu'ils entreront en apprentissage auprès de l'un ou l’autre fonctionnaire, les jeunes gens conserveront le souvenir reconnaissant de cette initiation qui n’allait pas sans quelque rudesse. Plus tard, lorsqu'ils auront obtenu des situations élevées, il leur arrivera d'écrire à leur maître : "J'ai été avec toi dès mon enfance ; tu as frappé mon dos et ta doctrine est entrée dans mes oreilles !"
Hori entraîne sa troupe turbulente sous l'ombre du portique ; il s'installe sur le sol, jambes croisées sur une petite natte à laquelle il a droit par les fonctions qu’il occupe. Les enfants, devenus silencieux. Attendent le verdict du maître sur leur devoir. Hori commence par les débutants, ceux qui dessinent, en traits maladroits, les lignes des hiéroglyphes cursifs que les modernes appellent hiératiques et dont chacun peut exprimer des séries de mots se rattachant à une seule idée. L’enfant apprend à désigner chaque signe par une acception plus générale que spéciale. J'entends réciter les mots : "enfant, chef, aîné, prince, roi, vieillard, élever, tomber, parler, adorer, se retourner, bâtir." D’autres sont déjà plus avancés et le maître peut confier à leur mémoire des séries de mots qui s’écriront encore par des hiéroglyphes généraux, auxquels s’ajouteront cette fois des compléments phonétiques. Du coup l'élève écrit non plus des images mais les sons des divers mots de la langue. Ce jour-là, il fallait tracer de mémoire des mots relatifs aux phénomènes célestes et à l’élément aquatique. Écoutons ce qu’ils récitent d’après les tablettes écrites : "Ciel, disque solaire, lune, étoile, Orion, Cuisse (notre grande Ourse), singe géant, hippopotame, ouragan, tonnerre, aube, ténèbres, lumière, ombre, flamme, rayon de soleil, fleuve, ruisseau, source, torrent, etc., etc." D'autres enfants avaient abordé la leçon dans laquelle on apprend à connaître la hiérarchie des fonctions et des métiers : "Prophète, père du dieu, prêtre officiant, scribe du temple, scribe des livres du dieu..."; viennent ensuite "les cuiseurs de pelotes, les cuiseurs de gâteaux soufflés, les fabricants de biscuits, les cuiseurs de gâteaux d’autel, les boulangers, les fabricants de pastilles d’encens, les cuiseurs de galettes, les fabricants de conserves, les confiseurs de dattes, les fabricants, etc." tous employés aux besoins des offrandes divines.
Hori regarde l'un après l'autre les exercices, rectifiant les erreurs, dénonçant les orthographes phonétiques qui révèlent la méconnaissance du mot ; il loue les bons, exprime sa colère des mauvais, brise même, dans un geste brusque, le tesson de poterie qui fourmille d’inepties. Cette révision des primaires achevée, Hori va s'occuper des plus grands élèves, ceux qui ont franchi les premières étapes avec succès et auxquels on commence à distiller les classiques phrase par phrase."

L’équipement du dessinateur se compose d’une palette qui lui permet de ranger ses pinceaux (fines tiges de jonc à l’extrémité mâchonnée) et de déposer dans ses cupules des pains de couleurs.
Il réduit les pigments colorés en poudre grâce à des pilons et des mortiers.
Dans des pots ou sur des tessons de poterie incurvés, il mélange ces couleurs avec de l’eau conservée dans un godet.
On trouve des dessins sur les supports les plus variés.
Les artistes utilisaient quasiment tous les matériaux que les ressources de l’Egypte leur offraient. Les plus souples sont les papyrus, les tissus (lin) et la peau tannée. Les supports rigides sont, bois, la terre cuite, la "mouna" (pisé) étalée sur les murs des tombes et, bien sûr, la pierre, qu’elle soit monumentale ou réduite en éclats (ostraca).
Pour lisser les surfaces (papyrus ou parois) les artistes utilisent des polissoirs, en bois ou en pierre dure.
Sources :
Texte élaboré à partir des panneaux explicatifs de l’exposition "L’ART DU CONTOUR" organisée par les Musées royaux d’Art et d’Histoire et le Musée du Louvre.
La dernière inscription hiéroglyphe connue ...
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Elle fut sculptée sur le mur nord dans le couloir de la porte d'Hadrien au temple d'Isis sur l'île de Philae : "le 24 août en 394 B.C.E".

Et afin d'en savoir bien davantage encore :
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⇒ https://www.facebook.com/1203753733123840/videos/649658352983721
Vincent Rondot est directeur du département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre. Il raconte au micro d'Ali Baddou l'aventure de Champollion et l'importance du décryptage des hiéroglyphes, la découverte de "ce secret de famille de l'humanité" marque un avant et un après.



Le 4 mars 1832, à seulement 41 ans, Jean François Champollion meurt !
Le 04/03/2026
"Vivre" …
"La vie" …
Le cœur possède un rôle central dans la célèbre vignette de la pesée du cœur du Livre Pour Sortir au Jour qui a été très largement étudiée comme vous savez !
( Par exemple : J. Assmann, Death and Salvation in Ancient Egypt , trad. de l’allemand par D. Lorton, Londres, Cornell University Press, 2005, en page 490 ; ... et J. Yoyotte, "Le jugement des morts", Paris, Éditions du Seuil, 1961, page 264.)
"J'ai appris
que ce qu'on croit avoir acquis
n'est qu'une partie infime
de ce qui reste à découvrir."
Georges Moustaki était d'origine grecque,
né à Alexandrie,
et aimait particulièrement la France ...
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
Le 4 mars 1832 ...
A seulement 41 ans, ...
Jean François Champollion meurt !
Il fut enterré plus tard dans le cimetière monumental du Père-Lachaise, Paris, dans une tombe en forme d'obélisque.
C'est exact !
Jean-François Champollion, souvent surnommé "le père de l'égyptologie moderne", est décédé le 4 mars 1832 à Paris, à l'âge de 41 ans !
Il est surtout connu pour avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens grâce à la pierre de Rosette, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la compréhension de l'Égypte ancienne.
Une vie courte mais incroyablement marquante !


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⇒ C’était un 4 mars : mort de Champollion, le déchiffreur des hiéroglyphes ...
⇒ Un génie précoce au service des langues anciennes ...
⇒ Un destin brisé, un héritage éternel ...
⇒ Jean-François Champollion avait un contemporain anglais notable, Thomas Young.
⇒ Jean-François Champollion, souvent considéré comme le père de l'égyptologie ...







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