Le chaos originel, le désordre, le mal, le dévoiement, l’injustice, le chaos, jzf.t, P.P.I en Égypte ancienne.
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Pinceau en fibre de palme. 1 390 à 1 352 B.C.E, Thèbes. 18e dynastie, Amenhotep III.
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Je connais les secrets des hiéroglyphes ...
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Mitri a vécu pendant la cinquième dynastie et a servi son pharaon.
Peut-être Unas, vers 2400 B.C.E. Il a construit une grande tombe à l'angle sud-est de l'enceinte de la pyramide échelonnée, près de la chaussée du roi Unas.
Le sculpteur a entouré les yeux de cuivre et a utilisé de beaux cristaux de roche pour donner à Mitri un regard calme de gris profond. Les cristaux gris sont souvent bleus sur les photos. C'est un effet frappant §
Tableau d'écriture d'un apprenti scribe.
Première période intermédiaire Dynastie 11 ou avant, environ 2 030 B.C.E. Il ressort clairement des hiéroglyphes maladroitement formés et de leur espacement inégal que c'est l'œuvre d'un apprenti scribe qui pratiquait son écriture.
Le tableau d'écriture pourrait être utilisé encore et encore en grattant ou en essuyant l'encre et en ajoutant une nouvelle couche de blanc. Un autre tableau d'écriture de la collection montre les corrections faites à l'encre. Le Met New York.
Marie-Thé Perardelle.
Vallée des Nobles, TT69, tohypogée de Menna, "Scribe des champs du Seigneur du Double-Pays"
Les scribes contrôlent tout !
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
L’ensemble représente le hiéroglyphe du mot « scribe »
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant la palette du scribe (et par extension, celui-ci).
Montrer du respect ... t(w)r,
'tour',
"montrer du respect" ...
En Égypte ancienne, il était indispensable de montrer du respect envers le roi et les dieux d'abord, mais aussi envers ses supérieurs, ses parents ... Les Égyptiens adoraient hiérarchiser !
La première phrase entière découverte dans l’un des plus anciens alphabets connus parle de poux ! «Que cette défense éradique les poux des cheveux et de la barbe»: l’inscription en cananéen, qui figure sur un peigne découvert en Israël en 2016, remonte à plus de 3700 ans
La personnification du chaos, du mal, de l'obscurité, de l’anéantissement quant aux créations divines, …
Les forces "mauvaises" et les cosmogonies …
Ses grandes époques mythologiques …
Elles exaltaient l’ordre des choses, celles qui furent constamment menacées parle chaos. Et dans ce cadre général, "la religion"(*) exprimait bien une conception caractérisée par une très grande propension à associer entre elles les divinités et leur culte.
Les forces "mauvaises", les cosmogonies, et la pensée de cette société ...
Elle est dite de tradition chtonienne, et elle a su présenter cette maturation nécessaire à l’émergence d’un pouvoir étatique fort et ordonné. L’État pharaonique reposait de fait sur le concept de Maât, qui est la clef de voûte d’une idéologie et d’un tissu de "croyances" propres aux sociétés chtoniennes : selon notamment Edward GOLDSMITH(**), les peuples chtoniens ont développé une mémoire collective qui fut à l’origine de la première forme de tradition juridique.
(*) "Le début d'une religions peut-être" ; ce fut en tout état de cause l'une des plus longues expériences religieuses de l'humanité, pendant laquelle des hommes ont adoré les "mêmes" divinités, adhéré aux mêmes croyances funéraires, accompli les mêmes rites.
(**)Edward Goldsmith, The Way : An Ecological WorldView, éd. rev., Athens, University of Georgia Press, 1998, il désigne également ces sociétés comme "Gaïennes", ou encore "vernaculaires".
"Avant la création du monde
régnait un chaos absolu.
Rien ne gardait sa forme.
Tout se mélangeait en une mixture confuse et indescriptible.
Cet état ne ressemblait à rien mais Ovide parvient tout de même à le décrire.
Il l’oppose à l’ordre cosmique et énumère ce qu’il n’est pas.
Le chaos est d’abord défini comme un antécédent à la division tripartite du monde.
Cette dernière donnera naissance aux régions fondamentales : la mer, la terre et le ciel."
Ordre ou chaos ?
La Cosmogonie et le Discours de Pythagore dans les Métamorphoses d’Ovide.
Le mot même de chaos semble prendre son origine pour la première fois dans la Théogonie d'Hésiode.
Aussi ...
Souvenez-vous du tourbillon de Bénard : il montrait comment, dans une masse liquide portée à ébullition, les particules s'entrechoquaient d'abord en undésordre indescriptible puis finissaient par prendre miraculeusement des formes inattendues, des configurations aux courbes harmonieuses.
De ce fait ...
Un système chaotique et instable, pourrait montrer à l'évidence qu'elle serait la source la plus précieuse quant à l'innovation ! Le mouvement chaotique de milliards de particules garantit que la vie va continuer à se développer et à nous surprendre par l'irruption de formes nouvelles.
Adonc ...
La structure pyramidale pharaonique tout entière, est dédiée à transmettre et faire exécuter les instructions venues d'en haut, elle serait un parfait contre-modèle vis-à-vis du CHAOS.
Une dualité comme il en demeurait tant :
"Alors que nous pensions,
depuis le siècle dit “des Lumières”,
aller vers plus de clarté,
plus de maîtrise sur le monde
et
sur nous-mêmes,
nous voyons que la croyance a marché près de nous
au même pas que la connaissance,
et
que l'obscurité nous accompagne toujours,
avec son cortège de rage
et
de sang."
Jean-Claude Carrière.
Un conteur à la curiosité inlassable et que d'aucun classerait à l’érudition d’un autre temps !
Nous Hommes modernes, souvenons-nous également du chaos et de l'effet papillon.
...
Même dans le chaos, le hasard n'existe pas, rien n'est véritablement imprédictible, souvenez-vous du déterministe !
Une lumière qui provient du chaos lui-même !
Et finalement conduisant à une sorte d'éloge du chaos.
Elle se dirigeait jusqu'à l’harmonie universelle (Se souvenir de POINCARÉ !) tant convoitée pas nos anciens : expliquant, peut-être, qu'à une période faste, harmonieuse, riche s'ensuivait une ère dite Intermédiaire, une période de déclin.
Rappelons-nous que pour nos anciens, le temps ne semblait pas avoir été considéré uniquement à la manière d'un flux continu vers un certain avenir. Ne devait-il pas être finalement une liaison quant à deux axes complémentaires ?
Aussi, souvenez-vous du :
Djet.
Cette durée éternelle, cet aspect perfectif du temps, cette indéfectible durée du "parfait".
Neheh.
Cet aspect imperfectif du temps, ce mouvement cyclique jamais terminé à savoir les jours, les mois, les années et ainsi qu'au décalage entre le calendrier égyptien et le calendrier solaire, s'annulant comme vous savez et ce tous les 1 460 ans (Période de Sothis).
Ainsi ...
Héraclite n'écrivit-il pas "à ceux qui descendent dans les mêmes fleuves surviennent toujours d'autres et d'autres eaux" ?
Peut-être était-ce une métaphore ?
Que pouvait-elle donc signifier ?
Que demain ...
Comme aujourd'hui du reste ... Tout cela serait déjà du passé !
Adonc, tout serait de l'ordre du passager, que rien n'est véritablement pérennedans l'existence si cela est peut-être, le changement lui-même !
Voulait-il aussi nous expliquer qu'un élément passé est toujours une racine événementielle ?
Et puis, impossible de se "souvenir du futur". Tandis que pour le passé, même si cela est bien parcellaire et mal interprété, nous en sommes bien aptes. Nous sommes là au sein d'une triade indo-européenne composée du passé, du présent et de l'avenir.
Quant à cette culture de Kemet l'ancienne, elle semble avoir eue une autre notion de l'écoulement du temps en introduisant la notion de passager et de durable.
Réitérons cette anaphore ...
Il est bien normal d'interroger le passé, selonMarcus Garvey"Un peuple ignorant de son histoire, c'est comme un arbre sans racines" !
L'Ancien Empirefut bien une des périodes les plus fastes.
A tel point qu'il sembla "marquer" les esprits des plus grands souverains et ce au moins jusqu'au Nouvel Empire puisqu'ils prirent cette période comme une sorte de référence ; cela devait certainement représenter une harmonie d'antan à atteindre à nouveau.
Une ère qui aurait vu apparaître les premiers grands monuments de pierre, et notamment, les pyramides. Il est bien normal d'interroger le passé ; construites en pierre, elle fut pour durer, semblant immuables ...Comme vous savez, elles étaient érigées grâce à un pouvoir central particulièrement puissant, ce fut probablement ce type d'administration que les souverains tendront désespérément à réitérer.
Aussi ...
Afin de se représenter ce que furent à la fois la puissance et le rayonnement de Kemet au temps de l'Ancien Empire, il nous suffit de contempler les trois imposantes pyramides qui dominent encore de nos jours le fameux plateau de Guizèh et qui sont, avec le temps, devenues le symbole même de cette civilisation.
Des mastodontes de pierres ...
D'ailleurs, l'histoire s'est écrit dans la pierre. De véritables "monts" artificiels de granit. Ils furent rappelons-le, érigés avec des moyens bien rudimentaires. Cela peut surprendre qu'une civilisation capable d'ériger de semblables merveilles puisse avoir connue et ce moins de trois siècles plus tard, une crise d'une telle ampleur,au point qu'elle la plongea dans un véritable chaos !
Au risque même de disparaître comme d'ailleurs tant d'autres le firent plus-tard par la suite.
Da: Mark Lehner,
The Heit el-Ghurab site reveals a new face: The lost port city of the pyramids,
AERAGRAM Newsletter, 2013, 14 (1), 2-7.
Source
"L’administration égyptienne est indissociable d’un État égyptien,
né avec elle.
Elle en est l’âme.
Elle a été mise à mal lorsque celui-là était menacé.
Elle a été reconstituée en même temps que le pouvoir pharaonique.
Elle représente donc un facteur de stabilité
et
l’assurance d’une continuité des institutions."
Égyptologue Dominique Valbelle.
Dans l’ouvrage collectif "L'Égypte ancienne, les secrets du Haut-Nil".
Ce fabuleux royaume fini donc par amorcer son déclin, et cela coïncida avec l'apparition :
Cette métamorphose aurait eu lieu 4 500 à 4000 BCE*, touchant progressivement la vallée du Nil, provoquant la migration des populations de l'ouest (Actuellement d'ailleurs, nous vivons aussi une sorte de migration, phénomène naturel si nous nous référons à l'Histoire encore une fois). Les pyramides étaient alors en environnement de savane et ce en 2500 BCE*, aboutissant au désert à partir de 2000 BCE*.
...
(*) BCE afin de placer les discussions scientifiques hors de l'aspect religieux qu'évoquent les termes "ère chrétienne".
Elle est née le long de ce bassin du Nil, en fait, le plus grand fleuve africain jettant dans la mer Méditerranée.
L'Ancien Empire :
3e - 4e dynasties,
De 2 650 à 2 150 B.C.E environ.
...
L'ancien empireest considéré (Même de nos jours) comme l'âge d'or de l'Égypte ancienne.
L'art et l'architecture se développèrent ...
Le scribe accroupi est bien daté de cette ère, comme du reste les légendaires pyramides de Gizeh. Nonobstant, à cette période brillante succéda la Première Période Intermédiaire (P.P.I) (7e à la 10e dynastie) jusqu'à environ 2050 B.C.E, le "bonheur" des uns engendrant le "malheur" des autres, le pouvoir royal s'affaiblira alors et ce au bénéfice des seigneurs féodaux.
P.P.I …
Durant cette période, bien mal connue, Kemet fut en quelque sorte morcelée et ce en principautés rivales.Il semblerait même que la 7e dynastie aurait compté 70 pharaons en 70 jours si nous nous référons à Manéthon. Suivent alors des souverains d’Hérakléopolis, nous sommes ainsi en Haute-Égypte : ils affrontèrent alors une dynastie parallèle, celle des princes de Thèbes.
Il fut rédigé à l'époque de Meremptah au sein de la 19e dynastie.
Adonc, nous pouvons y voir mentionner qu'il demeura 94 ans sur le trône d'Horus. Et en plus, me direz-vous, pharaon ne devait pas savoir qu'il allait réaliser le règne le plus long de cette très longue Histoire ancienne.
Néanmoins :
Moult erreurs furent remarquées quant à ce papyrus,
Rien de surprenant d'ailleurs puisque qu'il fut écrit, souvenons-nous, des siècles après les évènements mentionnés. Ainsi les 94 ans sont bien remis en cause aujourd'hui.
Nonobstant :
Il semblerait qu'en fonction des données des recensements mentionnés à Saqqara, ce pharaon aurait régné "seulement" 64 / 65 ans. Proche d'un siècle quand même, six décennies, ..., la présence de Pépi II sur le trône avait de toute façon marqué la transition entre deux époques contrastées.
Ainsi, dès qu'il fut en âge de régner, seul, Pépi II se montra un souverain :
Coruscant,
Et particulièrement avisé : il œuvra ainsi dans la tradition de ses ancêtres, et ce entrecette ère de grande prospérité et celle qui préfigurait déjà au chaos de la Première Période Intermédiaire (P.P.I).
Grand bâtisseur tout en étant soucieux de maintenir la prospérité de son royaume et ainsi d'en garantir les frontières.
Aussi :
Comment situer le point culminant, cet apogée, celui de l'Ancien Empire ?
A quel moment se produisit l'invisible déclic ?
Celui qui fit ... que les choses ne progressaient plus.
Puis ... la régression ?
Je subodore même qu'il nous est bien impossible de l'écrire et ce avec certitude, à l'heure actuelle.
Avec une certaine "déchéance" : toute relative cependant puisqu'elle peut-être aussi issue d'évolution artistique,
Empruntant du reste le plus souvent des voies "souterraines", invisibles, ...
Ainsi ...
Lorsqu'il s'assied sur le trône, notre jeune Pépi II fut un pharaon vénéré, à la manière d'un nTr dont l'autorité incontestée devait rayonner sur tout le royaume : en apparence tout du moins !
Voici un fait qu'on peut, à première vue, attribuer au bon sens du pharaon. Nonobstant, cela allait, à la longue, avec du recul finalement participer à un processus de déclin du royaume.
Ce fut en effet à cette époque que les nomes, les provinces, ... commencèrent à bénéficier d'une plus large autonomie et ce sur le plan administratif "grâce" au fameux et légendaire Pépi I.
Ainsi, tout semble être parti du comportement des nomarques !
Souvenez-vous ...
Ils furent de Hauts Fonctionnaires ...
Leurs rôles étaient comparables aux gouverneurs de provinces de l'ancien régime, à nos préfets modernes si vous préférez, ... nommés à la tête d'un des quarante-deux nomes, les fameuses provinces qui érigèrent l'Égypte ancienne.
Ils y représentaient l'autorité centrale de l'État, à savoir pharaon, et furent donc chargés d'administrer les nomes. Et afin d'y arriver, ils devaient disposer de scribes, ..., d'une milice locale chargée de la police, du maintien de l'ordre, ...
En fait l'armée de l'Ancien Empire n'avait pas encore ce caractère permanent que nous avons l'habitude d'imaginer. Seule la garde du pharaon formait un corps d'élite composé de quelques centaines d'hommes, soigneusement choisis : officiers, soldats de métier, ...
Paradoxalement ...
D'un point de vue pragmatique, et à court terme, la décision fut bien bénéfique.
Il est également aisé de concevoir que les distances furent bien longues pour les ères considérées, entre notamment Memphis :
Et les régions les plus éloignées de l'Égypte ancienne.
L'oasis (wahat pour nos anciens / "chaudron") de Siwa,
Et que dire de cette "île des Bienheureux" et ce selon Hérodote et ses compatriotes grecs ; ils désignaient ainsi l'oasis de Kharga.
Elle devait du reste servir de relais sur une route des caravanes en direction de l'Afrique noire, le Darb-el-Arbaïn / la piste des Quarante Jours. Se souvenir de cette inscription funéraire de Horkhouf, un haut fonctionnaire des souverains Mérenre et même Pépi II, dans son hypogée d'Assouan.
L'oasis d'Al-Farafra,
...
Et voici donc une problématique ...
Pragmatique s'il en est une ...
Une de celle que nos anciens ont certainement été confrontées.
Adonc, comment faire parvenir et ce dans un délai convenable, raisonnable même, les décisions du pouvoir central, jusqu'au niveau :
Des oasis perdues dans au fin fond du désert ?
D'Abou Simbel dès le règne de Ramsès II ?
De Qadesh sous Thoutmosis III par exemple ?
Et pourquoi pas, en son temps, Napata ?
... ?
Ainsi cette lenteur présumée,
Comme l'éloignement du reste,
... Tout cela devait quelque peu entraver la bonne gouvernance du pays.
Aussi :
N'aurait-il pas été, par exemple, plus "judicieux" de déléguer aux monarques une marge limitée quant aux décisions, le juste nécessaires à un meilleur fonctionnement de l'administration ?
Nonobstant ...
Ce fut bien la véritable décision d'un demi-dieu.
Celle de la totale gouvernance attribuée aux monarques, une décentralisationfinalement, que nos anciens devaient à Pépi I! Cela paraît, à première vue en tout cas, le décret le plus conforme à celui des intérêts du royaume et à ses habitants à ce moment-là.
Tout cela sous-entendait, bien évidemment, un fonctionnement rigoureux des institutions et, en tout premier lieu, une loyauté totale et complète des nomarques vis-à-vis de pharaon!
Voici de fait un point faible, me semble-t'il, quant à cette décision de gérance.
Cette "honnêteté" fut bien effective durant le restant du règne de Pépi I et même vis-à-vis deMérenrê.
D'ailleurs, les nomarques avaient en permanence auprès d'eux des scribes envoyés par le pouvoir central, chargés de contrôler leurs actes.
Soliloque...
Effectivement, Pépi I, en déléguant ainsi son autorité, fut probablement le déclencheur du chaos qui engendra ce que les égyptologues appelèrent la Première Période Intermédiaire : ère qui dura environ 150 ans, entre la fin de l'Ancien Empire égyptien et le début du Moyen Empire.
Ne pourrions-nous pas y voir là une certaine analogie quant à notre période contemporaine ?
Pas une néophobie alimentaire, nous sommes au sein d'une appréhension bien ancrée dans les esprits, une sorte d'atavisme quant à :
La famine !
Le chaos alimentaire,
Le manque de nourriture,
La peur de manquer même,
... Elle était liée notamment, et principalement àla crue du Nil, mais pas seulement si les analyses ici sont correctes ...
"L’œuvre,
encore qu’elle soit d’un réalisme brutal,
presque pénible,
n’en est pas moins intéressante,
non seulement qu’elle appartient à une des plus belles époques
du bas-relief en Égypte,
mais aussi parce qu’elle traite,
d’une manière originale,
un thème tout à fait exceptionnel dans le répertoire égyptien."
Vandier (J.)
"La famine dans l'Égypte ancienne"
Kemet fut de fait fondamentalement dominée par "deux" principes :
La concentration de la richesse au sein de l'État, en la personne du Pharaon.
Puis cette redistribution et ce la forme que vous connaissez maintenant à savoir un salaire en nature, dotations, offrandes, ...
Ce fut véritablement une sorte de mécanisme très complexe d'interdépendance.
Les masses laborieuses entretenaient :
Pharaon,
La famille royale,
Et les innombrables fonctionnaires de l’État.
...
Alors que Pharaon :
Intervenait en cas de famine notamment.
Soutenant son peuple assurant une sorte de "sécurité sociale" compensant en partie l'injustice du système (Je donne, je reçois).
Nonobstant, il pouvait advenir qu'en cas de faiblesse de la monarchie, et ce fut généralement à ces moments-là que se produisaient les crises économiques les plus graves. Pharaon ne jouait plus alors son rôle, un potentat local ou un nomarque se substitue à l'administration centrale.
→ Et si nous nous transposions maintenant au Louvre avec leslégendaires"affamés d'Ounas":
Descendre dans une pyramide, c'est comme entrer dans un lieu à part, en rupture avec l'extérieur, ainsi quant à la pyramide d'OUNAS(Ounis), dernier souverain de la 5e dynastie :
Ses faces sont lisses,
Sises à Saqqarah.
Nous sommes alors proche du Caire d'aujourd'hui.
Elle représente la première pyramide dont la chambre funéraire est décorée des textes des pyramides.
Sa nomenclarure antique fut "La pyramide qui est la beauté des lieux".
...
Nous voici donc à Saqqarah.
La matière est du calcaire et autrefois il devait être polychrome bien certainement !
Sis au premier étage, au sein de la vitrine 19 de la salle 22,
et dont le cartel précise qu'il s'agit en fait de Bédouins mourant de faim dans le désert,
et ce aux confins du pays,
sous le règne du pharaon OUNAS(Ounis, 5e dynastie - 24e siècle B.C.E).
Cependant, personne ne semble s’arrêter devant cette stèle. Et si par bonheur d'aucuns le font, ils n'y restent que bien trop peu de temps !Sa représentation, la signification quant à sa création, ... cela a l'air de déranger les esprits contemporains.
Comme si cette image allait à l'encontre de ce que nous imaginons quant à cette ère : ayons à l'esprit, que tout ne fut pas or, beauté, douceur, ..., "l'herbe fut bien moins verte" en ses temps anciens vis-à-vis à aujourd'hui.
Malgré ce ressenti probable, cette stèle pourrait quand même fasciner, juste par le fait même de son existence.
Serait-ce vis-à-vis de ce traitement bien particulier, à savoir "naturaliste" en quelque sorte, contrastant avec les règles habituelles des représentations au sein de cette Égypte ancienne et que nous connaissons bien ?
Les visiteurs n'aimeraient-ils pas cette réalité ?
... ?
Pourraient-ils du reste continuer à rêver en incluant cette misère derrière ses décors féeriques ?
... ?
Le reflet caché de cette société antique avecses symptômes, réels, de personnes qui souffraient de carences alimentaires.
Voyez au niveau du ventre des personnages, ils sont très minces voir même déformés.
Ainsi :
Les traits, ils sont tirés,
Leurs clavicules et leurs côtes, elles sont saillantes.
Même leur gestuelle diffère à travers cette femme qui semble se nourrir de ce qu’elle trouve dans ses propres cheveux !
...
C’est bien une représentation choquante ?
Aussi ...
Si quelques règles du canon égyptien perdurent (Tête de profil, œil de face …), leur représentation laisse cependant penser que ces affamés ne sont pas des Égyptiens, d’autant plus que sur le relief de Saqqarah, les hommes les plus âgés portent une barbe d’une manière qui ne se retrouve pas dans les représentations du peuple égyptien.
Ils regroupent la nomenclature des populations nomades du désert, attribué par Christiane ZIEGLER. Ce seraient donc bien des étrangers qui se retrouvaient visiblement dans la chaussée processionnelle du complexe funéraire de pharaon.
Voyez sur le morceau, à gauche, provenant de Saqqarah.
16 affamés sont représentés ici !
D'aucuns subodorent :
Et ils semblent à mon avis bien majoritaires.
Que tous cela se rapporte en vérité à une véritable famine : ce qui du reste irait dans le sens de cette peur ancrée dans les esprits de nos anciens Égyptiens !
Ceci pouvant en partie expliquer leur formidable énergie, leur ingéniosité même et ce à contrecarrer les effets de la nature à travers les canaux, les silos, la répartissions des richesses, la compréhension des flots et des sources du Nil, et beaucoup plus-tard l'invention des nilomètres ...
La famine ...
Elle aurait, dans ce contexte, bien pu avoir été subie sous le règne d'OUNAS(wnjs). Appuyé en cela par ce fait bien établi maintenant, cette période correspondait en vérité à une sorte de déclin économique qui provoqua comme vous savez, deux cent ans plus-tard, la fin de l'Ancien Empire.
Ce qui cependant reste bien surprenant selon mon avis :
C’est que toutes ses scènes aient pu être représentées au sein d’un complexe funéraires.
Aussi, d’autres spécialistes supputent que cela soit des tranches de vie qui se déroulaient en dehors de Kemet.
Voilà peut-être l’ouverture d’un beau et véritable débat !
"Chaussée montante de Ounas.
Étonnants reliefs montrant des hommes et des femmes bedouins affammés et squelettiques. Musée Imhotep de Saqqara"
Sic : "Stephan Thiéblemont C'est effectivement la première explication et sans doute la bonne qui vient à l'esprit. Des envoyés du rois auraient trouvé dans le désert un groupe de bédouins affamés. Cette scène semble avoir été reconstituée sur les murs de la chaussée montante de Ounas pour asseoir le pouvoir et la protection du pharaon: sous son règne jamais les Égyptiens, contrairement aux Bédouins ne connaitraient la famine! Ces gravures montrent aussi la générosité des hommes du roi venus secourir ces Bédouins."
→ Allons maintenant versla chaussée de Sahourê:
Voici donc un autre relief ...
Il est également relatif à la famine de Bédouins du désert, la première occurrence conservée du reste aujourd’hui est un morceau de la chaussée de Sahourê. Second pharaon de la 5e dynastie ...
Le canon ...
Il semble répondre à des traits spécifiques déjà bien maitrisés.
Il est donc envisageable de subodorer que :
La première apparition de Bédouins du désert soit plus ancienne que la 5e dynastie,
Que leur représentation sur la chaussée des complexes funéraires royaux jouait un rôle de mise en valeur royale dans la procession, ... justifiant leur présence.
...
→ A présent admirez ce détail quant à la paroi dextre de la chapelle de Ky et de son épouse Zatchedabed :
Nous sommes toujours à Saqqarah.
Souvenez-vous, les fausses portes à gorge se perpétuèrent au-delà de l'Ancien Empire. Aussi, des solutions nouvelles apparaissent à la Première Période Intermédiaire : des chapelles miniatures encastrées et ce notamment dans le mas[1]taba comme celui de Ky, ou alors le stèle-maison d'Héba, ...
La stèle-maison d'Hébai évoque bien une mode éphémère tandis que la chapelle de Ky préfigure déjà un type de monument qui deviendra courant au Moyen Empire.
La diversité des origines ...
Et ceux des styles ...
Comme la perfection technique ...
Et que dire de cette médiocrité, celle de la qualité ...
Tous cela reflète parfaitement cette société d'alors, propagandiste : ses transformations, la mobilité au cours des siècles de certaines couches sociales, l'évolution des provinces, enfin l'éclatement du pays lors de la P.P.I.
Une capture d'écrain ainsi qu'une photo (C) musée du Louvre,
La stèle chapelle de Ky et de Zatchedabed illustrait bien cette survivance, celle des modèles de l'Ancien Empire dans la région Memphite. Les scènes de culte et de boucherie, le défilé des animaux, la présentation des offrandes sont directement empruntés au décor des mastabas.
La composition, le dessin, les proportions demeurent identiques.
Mais les défunts, réduits à des silhouettes convenues, ont perdu leur présence, le modelé est inexistant, les détails réduits au minimum.
Le relief est même exsangue. Et quel contraste avec la stèle d'Iri approximativement contemporaine et qui provient de la Haute Égypte !
→ Et voici une résurgence quant au motif de "l’étranger affamé" :
C'est une "image" bien postérieure ...
Elle fut assimilée à un berger.
A la manière des hypogées de Meir, aussi souvenez-vous, elles sont visibles près d’Assiout en Haute-Egypte et notamment je pense à Ukhotep, fils de Senbi !
Ce changement iconographique reste un mystère, car pour l’instant, personne ne s’est réellement penché sur la question.
Ces affamés ...
Ils dénotent quand même une marque d'un choc certain, voire même très profond, très ancrés au sein des esprits de nos anciens ... !
Et même un certain ressenti à l'expression d’empathie, perdurant avec les siècles : cela reste même "choquant" de nos jours quand nous avons cette chance, celle d'aller visiter le Louvre.
→ Peut-être les avez-vous déjà vu ? ... Peut-être même, en avez-vous entendu "parler" ?
Voici une sculpture très mystérieuse ...
Aussi ...
D'autres "Affamés de Saqqarah" ... Ce lieu, comme vous savez, est une vaste nécropole sise à Memphis, une ancienne capitale de l'Égypte.
Je dois cependant vous admettre.
J'ai hésité !
J'hésite toujours du reste ...
Et ce à vous mentionner cette représentation,elle me semble tellement et étrangement énigmatique !
Voici probablement une "fausse antiquité" même si cette université, celle deConcordia l'a acquise en 1999.
Les chercheurs de cette université étudièrent cette sculpture, mais, ils n'ont pas pu / su l'interpréter : le mystère reste donc entier.
La sculpture est en calcaire.
Elle fait 67 cm de haut pour environ 80 kg.
Source Photo : Université Concordia.
Les deux sujets semblent nus, et accroupis.
L'un masculin
et
l'autre probablement une femme tenant un enfant.
Ils sont représentés en position assise, avec de grosses têtes et des membres allongés.
Leurs crânes semblent même surdimensionnés !
L'insondable statue.
De plus ...
Ce qui rajoute aux "mystères" est le fait que les scientifiques ont pu constater la présence d'inscriptions, nonobstant elles sont dans une langue inconnue à ce jour ! La généalogie de cette sculpture reste donc en quelque sorte bien muette.
De grands spécialistes ont même été consultés et en dépit de cela, aucun n'a aboutit à quoique ce soit :
Université de Cambridge,
Le British Museum,
Du musée de Brooklyn,
Le musée d'Israël,
Le musée des beaux-arts de l'Ontario.
... Vous comprendrez alors : elle me semble tellement et étrangement énigmatique !
Adonc ...
Découverte rare ou faux récent ?
Grotesque ou sublime ?
Inestimable ou sans valeur ?
... ?
Voyez quelques éléments de discordance quant aux experts et spécialistes :
"Un spécialiste a fait observer
que si on pouvait prouver qu'elle remonte à l'Exode,
période de la fuite des juifs hors d'Égypte,
l'œuvre serait d'une extrême rareté.
Un autre archéologue consulté est formel :
soit
elle a été enfouie dans un tombeau datant d'avant les dynasties pharaoniques,
soit
elle est purement et simplement fausse."
Clarence Epstein.
Directeur des Affaires culturelles et des projets spéciaux à Concordia,
Dixit Monsieur Jean-Jacques Fiechter, Historien d'art suisse, la sculpture est authentique :
"Un marchand expérimenté
et
grand connaisseur de l'art égyptien
comme Diniacopoulos
n'aurait pas acheté ce groupe s'il ne l'avait pas considéré comme authentique,
ni pris la peine de l'expédier à grands frais au Canada".
Quant au couple Vincent et Olga Diniacopoulos, la première famille d'antiquités de Montréal : ils se sont mariés au Caire au milieu de la fin des années 1920 et ont déménagé à Paris, où ils possédaient une galerie vendant des antiquités. En 1951, ils immigrèrent à Montréal et ouvrèrent la galerie Ars Classica.
Leur collection fut dispersée dans le monde entier.
Adonc, je vais vous présenter un texte qui illustre bien :
Le désarroi,
L’émoi,
Et même le trouble quant à cette société qui devait être habituée à la stabilité du pouvoir comme et surtout du reste, à celle des institutions.
L’unité du pays, ne fut plus !
Des étrangers semblent ainsi avoir "utilisé cette opportunité" afin de pénétrer cette terre sacrée.
Pays d’immigration depuis la préhistoire ...
Cela avait fait de ce pays une contrée riche (Analogie à la France !).
Ainsi ...
Kemet a accueilli de nombreux groupes ethniques venus des contrées voisines comme les Nubiens, les Libyens, ... : ce furent des ressortissants d’une vaste aire proche-orientale qui ont largement contribué à augmenter la population de l’Égypte à l’intérieur de ses frontières.
Les documents archéologiques que nous a légué le 4e millénaire prédynastique attestent de l’intensité des échanges commerciaux qui se multipliaient à cette époque entre l’Égypte, la Nubie, le couloir syro-palestinien mais également et certainement du reste avec la Libye, la péninsule arabique, la corne de l’Afrique, ...
Cela fut certainement le fait des fameux Âamoudont nous savons qu’ils ont occupé le Delta pendant quelques temps.
Des Asiatiques qui furent visiblement désignés tantôt comme :
âamou,
âamout.
...
Occasionnellement hémou,
Hémou nésou au Moyen Empire,
Hémout.
Précisons et ce si vous me le permettez :
Du Moyen Empire à la Basse Époque en passant par le Nouvel Empire nous trouvons des exemples de "âamou / âamout" portant des nomenclatures égyptiennes. Alors que des "hémou / hémout" portaient des noms asiatiques.
Cette différence me semble être beaucoup plus structurelle que statutaire d'ailleurs.
Et ainsi à l'époque du Moyen Empire, il semble que les "âamou et âamout" servaient plutôt dans la sphère privée et gardaient en partie leur identité d’origine.
Alors que les "hémou nésou et hémout" étaient plus soigneusement intégrés afin d'être employés dans le secteur public et notamment sur les terres agricoles relevant de l’État et des temples.
Le papyrus du Brooklyn museum n° 35.1446
et
l’immigration syro-palestinienne sous le Moyen Empire.
Visiblement "asiatiques" et ce selon les Égyptiens de l'antiquité.
Des nomades :
Du nord,
Sinaï,
De Canaan,
Du Néguev,
... Certains pharaons égyptiens ont eu même maille à partir avec ces fameux Âamou, comme au sein de cette campagne de l'Ancien Empire avec Pépi I.
Adonc, je vous présente, enfin, ce beau texte, celui quant auxlamentations d’Ipou-Our !
Intendant du Trésor de son état ...
Un écrit qui appartient en fait à un papyrus, celui dit "de Leiden", répertorié sous le n° 344 au Musée de Leyde (Pays Bas).
Le chaos "supposé" de la Première Période Intermédiaire (P.P.I.) ...
Ipou-our évoqua ainsi une véritable décomposition de sa société, peut-être même l'expression de son cœur :
Femmes stériles,
Famines,
Les hommes meurent tout comme les bêtes,
Nous pouvons même imaginer à travers ses écrits qu’une minorité de dignitaires locaux auraient usurpé le pouvoir,
… Une ère pleine de désarroi, d’émoi, de trouble paradoxalement à ce que fut les périodes habituées à la stabilité du pouvoir et des institutions : une situation bien complexe, ...
L’essence même de cette civilisation ne fut plus !
Qu'était devenu cette unité du pays ?
Ipou-Our ...
Un scribe qui met en garde contre toute l'organisation sociale détournée de Maât.
Une longue déploration des malheurs du temps présent.
Un homme perturbé, découlant certainement de cette privation, celles des repères sociaux et religieux qui devaient tant le rassurer auparavant.
Perturbé par l'angoisse ...
Habité par le doute quant aux bouleversements à la fois climatiques et forcémenthumains, pratiquement contemporains les uns des autres. Aussi, Kemet quant à elle, était en proie à des désordres intérieurs, à une importante récession économique ..., découlant certainement de cette privation, celles des repères sociaux et religieux qui devaient tant le rassurer auparavant, et peut-être alimentaire aussi.
Crise politique,
Crise économique,
Crise morale,
L'homme était isolé, angoissé, privé soudainement de cette sécurité quant aux habitudes sociales traditionnelles :
"Voyez donc,
le visage est blême et l’archer est en armes, car le crime est partout ;
l’homme d’hier n’existe plus.
(…) Voyez donc,
le Nil frappe ses rives,
et pourtant on ne laboure plus ;
chacun dit : “nous ne savons pas ce qui est arrivé à travers le pays”.
Voyez donc,
les femmes sont stériles,
car on ne conçoit plus ;
et Khnoum ne crée plus à cause de l’état du pays.
(…) Voyez donc,
les riches se lamentent,
les miséreux sont dans la joie,
et chaque ville dit : “Laissez-nous chasser les puissants de chez nous…”
Voyez donc,
le pays tourne comme le tour du potier ; l
e voleur possède des richesses.
(…) Voyez donc,
les hommes sont moins nombreux ;
et celui qui met en terre son frère, on le rencontre en tout lieu.
(…)
Voyez donc,
le désert se répand dans le pays,
les nomes sont saccagés
et
des Asiatiques sont venus en Égypte
(…) Voyez donc,
on court
et
on se bat pour s’approvisionner.
(…)
Voyez donc,
le cœur des animaux pleure aussi,
et les troupeaux sont plongés dans les lamentations à cause de l’état du pays.
(…) Voyez, en vérité,
celui qui avait été enterré en Faucon divin est maintenant sur une civière,
et la pyramide est désormais vide.
Voyez, en vérité,
on est tombé assez bas pour que le pays ait été dépouillé de la royauté
par un petit nombre de gens sans raison. Voyez, en vérité,
on est tombé assez bas pour se rebeller contre l’uræus
qui avait pacifié les Deux Terres.
(…)"
Cité dans Cl. Lalouette, opere citato en page 156 à 157.
Elle est très émouvante, évoquant le souvenir d’un temps "bien plus heureux" :
"Comme c’est heureux,
pourtant, lorsque les bateaux remontent le fleuve
…
et qu’il n’existe aucun voleur ; Comme c’est heureux,
pourtant,
quand les tombes sont entretenues,
quand les momies y reposent,
quand les chemins sont libres pour la promenade ; Comme c’est heureux,
pourtant,
quand les mains des hommes construisent des pyramides,
quand des bassins sont creusés,
quand des plantations de sycomores sont faites par pour les dieux ; Comme c’est heureux,
pourtant,
lorsque les bouches expriment la joie,
lorsque les chefs des provinces contemplent les réjouissances depuis leurs demeures,
vêtus, de lin fin,
le front pur,
solidement établis dans leur for intérieur ; Comme c’est heureux,
pourtant,
lorsque les lits sont apprêtés,
lorsque les chevets des grands sont protégés
et
en bon état,
lorsqu’une (simple) natte (disposée) à l’ombre
comble les besoins de chacun."
Cité dans Ch. Jacq, Les Grands sages de l’Égypte ancienne, Perrin tempus, 2004, en page 67 à 68.
Souvenir d’un temps bien plus heureux ...
Pas facile visiblement d'arrêter de se comparer.
De s'assimiler aux autres notamment ...
De mettre en parallèle les périodes entre elles, surtout au sein de cette société obsédée par l'apparence (Davantage aujourd'hui peut-être !), par la perfection, ...
Parfois ces deux éléments ne sont absolument pas en accord.
Ainsi s'exprimait Lao She, au sein d' "Un fils tombé du ciel", sic :"Dans la vie, bien souvent, les responsabilités nous échappent, comme l'eau qu'on puise avec un panier percé."
Voici un fait ...
L’ "univers" vous a mis de l’or entre les mains.
Nonobstant ...
Si vous regardez cet or avec un regard pessimiste, votre regard habituel peut-être, votre "vieux" regard, ..., l’or se transforme alors en métal banal et vous n’y prêtez même plus attention.
A tel point ...
Que ce temps ...
Celui ou vous commencerez à envier ce qui se trouve derrière cette "barrière" ...
Ce temps arrivera inévitablement !
Ainsi, tout semble bien une question :
D'état d’esprit,
De regard,
Et de motivation. L’herbe devient "plus" verte là où vous souhaitez qu’elle le devienne !
Cette tranche de vie est bien courte finalement au sein de cette échelle historique.
D'autant plus ...
Si nous considérons que cela représente seulement un dixième des trois millénaires durant lesquels l'Égypte brilla dans le monde ancien.
Comparaison n'est pas raison, certes, seulement cela peux, peut-être, apportée une meilleure compréhension :
Trois siècles représentent le temps qui nous sépare des dernières années du règne de Louis XIV : pas mal de jours quand même !
Alors que trois millénaires nous emmèneraient à l'an mille BCE : soit approximativement au règne de Ramsès XI, à la fin du Nouvel Empire en Égypte bien évidemment.
Je pense que nous pouvons comprendre qu'en dépit d'une "apparente brièveté" sur l'échelle du temps, en trois siècles, il peut se passer énormément de choses :
Événementielles,
Circonstancielles : cela suffisait afin qu'une civilisation puisse passer de sa splendeur, de son apogée, ..., à son déclin !
...
Ce ne sera d'ailleurs pas le seul exemple au sein de l'histoire de Kemet l'ancienne car elle fut, comme vous savez, marquée par ce mouvement pendulaire et ce à trois reprises, alternant les périodes fastes à celle dites de supposée "chaos" :
L'Ancien,
Le Moyen,
Et le Nouvel Empire : trois ères qui seront "équilibrées" par des ères de "dépressions économiques" et de "chaos", ... à savoir les Trois Périodes Intermédiaires !
L'apogée se situait bien au sein des 4 et 5e dynasties, lesquelles furent marquées comme vous savez par les règnes des pharaons bâtisseurs, tels que furent Djoser, Snefrou, Khéops, Kephren et Mykérinos. Des souverains qui se vouèrent à une tâche essentielle pour eux, du domaine du sacrée probablement :bâtir! Marquant à leur manière l'apogée de cette culture.
Et cela afin d'honorer les netjerou(t) par une incroyable floraison de temples, de sanctuaires, ..., et ce toujours plus beaux, plus riches, plus grands, plus extraordinaires encore les uns vis-à-vis des autres.
Et il y avait une excellente raison à cela.
Les Égyptiens de l'Ancien Empire, avec les netjerou(t) qu'ils honoraient, ne furent pas des êtres "désincarnés" / immatériel. Ils avaient besoin de demeures pour les offrandes, les cultes, ... Cette société de paysans bâtisseurs jouissait d'une grande prospérité et certainement aussi d'un prestige aux yeux des pays limitrophes et ce conféré par leurs prouesses architecturales.
Khéops, Khéphren et Mykérinos ont fait élever sur la plaine de Guizèh les monuments les plus formidables qui soient !
Cette ère correspond en fait aux dynasties allant de la 7e à la 10e, à savoir autour de 2 180 à 1 987 BCE c'est-à-dire la Première Période Intermédiaire.
Ainsi :
L’État "unitaire" entra en crise.
Son effondrement déboucha sur l'apparition de maints "principats" indépendants de ce même pouvoir central.
Une crise économique sans précédente marqua cette période.
Une sorte de décentralisation du pouvoir de pharaon quant au contrôle des crues du Nilpar exemple, mais pas seulement !
De fait pouvons-nous véritablement subodorer que les récoltes furent moindres ?
Engendrant par la même une certaine instabilité à travers des famineset des conflits sociaux ?
Cela coïncida aussi étrangement avec une sorte de "popularisation" du concept de l’au-delà.
Alors, dès ce moment-là, pharaon ne fut plus le maître suprême, absolu, vis-à-vis du "chemin" vers la seconde vie. Les plus nanties eurent accès à ce jugement, celui du tribunal d'Osiris.
Ka-Aper ...
Prêtre de la quatrième dynastie.
Nous sommes vers 2400 BCE.
Nous sommes au musée Égyptien du Caire.
Detail of a model boat from Beni Hassan,
First Intermediate Period.
Momie sous la protection de deux jeunes pleureuses. Maquette d'une barque funéraire.
Ashmolean Museum.
Public domain.
Selon Hartwig Altenmüller ...
Les nomenclatures d'Isis et de Nephtys / Asetet Nebet-Hout en égyptien ...
Elles devaient, au sein des débuts pharaoniques(Certainement à l'origine du cérémoniel funéraire des premiers souverains égyptiens), n'être quede simples épithètes, identification servant à dénommer les deux principales pleureuses protégeant le défunt.
Ainsi :
"Aset" désignant la pleureuse assignée à la tête du défunt, devant le corps pendant la momification.
Ensuite devant et ce lors du transport vers sa dernière demeure.
"Aset" pourrait signifier "Celle de l'appui-tête", pouvant être une déformation du mot ouresit "appui-tête / repose-tête / chevet".
Nebet-Hout fut assignée aux pieds du défunt.
"Dame de la maison" ...
Lieu de la momification et non pas le palais royal !
Ces deux pleureuses devaient certainement intervenir dans un drame sacré joué lors du rituel :
"Isis" liée à Hathor ?
"Nephtys" assimilée à Neith ? Déités ayant eu des caractères funéraires et ce attestés dès la première dynastie.
Chaque pleureuse devait être une prêtresse recrutée auprès du corps sacerdotal des deux divinités.
Ainsi probablement ...
Après sa diffusion auprès des notables ...
Les épithètes Aset et Nebet-Hout se seraient donc autonomisées durant la 5e dynastie et, avec l'apparition du nTr Osiris, auraient été anthropomorphisées et érigées en déesses à part entière.
Aussi, voici une belle formule d'eulogie :
Ankh, Oudja, Sénèb !
ˁnḫ (=w), wḏȝ (=w), snb (=w)
"Le peu que savaient les Egyptiens,
il y a peut-être quelque mérite
à l'avoir trouvé
près de trente siècles avant notre ère".
Ce que nous avons appris depuis l'époque ou Maspero formulait ce jugement (1876, après la publication du Papyrus Ebers) n'a fait qu'accroître notre estime pour les médecins, les chirurgiens, ... et ce quant à cette ancienne égypte (En particulier très habiles dans la chirurgie osseuse).
Catalogue des stèles, peintures et reliefs égyptiens de l'Ancien Empire et de la Première Période Intermédiaire vers 2686-2040 B.C.E. par Christiane Ziegler agrégée de l'Université Conservateur au département des antiquités égyptiennes.
Roch Hachana et Ras el’saana sont étrangement proches en prononciation. Les deux fêtes se fêtent elles aux mêmes dates ?
En effet juste le nom est proche.
Mais les deux calendriers différent car l'un regarde l'apparition de l'étoile Sirius pour les Égyptiens et le calendrier Hébreu lui est lunaire et donc il recule tous les ans.
Cette année ils se rencontrent comme tous les 24 ans ( recule de 15 jours par an ) les hébreux et les musulmans ont un calendrier Lunaire de 28 jours par mois.
Jusqu’à la 18e dynastie le cheval fut peu connu sur cette terre noire antique.
Fut-il d’origine Syrienne ?
?
Beaucoup d’auteurs supputent que le char quant à lui fut introduit lors de cette fameuse invasion, celle desHyksôs/(En démotique heka khasout).
En tout état de cause, il devint et ce bien rapidement, un véhicule servant :
A la chasse,
Aux processions,
Et bien sûr, à la guerre. Il semble s'être rapidement intégré dans l’armée pharaonique. À tel point que la charrerie obtint un statut bien spécial, une caste privilégiée et dont le responsable fut toujours un proche et même un fidèle de pharaon, créant même des troupes d'élite.
" Rouge, 2000 B.C.E : zone des plus anciens chars à roues à rayons connus (culture Sintashta-Petrovka) ...
Orange, 1900 B.C.E : étendue de la culture Andronovo, s'étendant de sa phase Sintashta-Petrovka précoce ; la diffusion de la technologie dans ce domaine aurait été sans entrave et pratiquement instantanée ...
Jaune, 1800 B.C.E : étendue des grandes steppes et semi-déserts d'Asie centrale, étendue approximative de la diaspora indo-iranienne primitive de l'époque. Notez que les premiers exemples de chars apparaissent en Anatolie dès cette époque.
Vert clair, 1700 B.C.E : période inconnue et précoce de propagation au-delà des steppes ...
Vert / cyan, 1600-1200 B.C.E : la période Kassite en Mésopotamie, montée à la notabilité du char dans l'Ancien Proche-Orient, introduction à la Chine, peut-être aussi au Pendjab et à la plaine gangéenne (Rigveda) et E et N Europe (Trundholm Sun Chariot), ont supposé la propagation du char dans le cadre de la technologie de la fin de l'âge du bronze;
Bleu, 1000-500 B.C.E : propagation de l'âge de fer du char à l'Europe du Sud par les migrations celtiques "
Un terme qui viendrait probablement du démotique :
Heqa khâsout ...
"Princes des déserts" ...
Nomenclature que l’on donnait dixit l’historien Manéthon au peuple qui domina Kemet de 1670 à 1560 ainsi qu'à ses souverains des 15 et 16e dynasties pharaoniques, les Hyksôs.
Heqa khâseouet …
Utilisée par nos anciens Égyptiens.
Alors, souvenez-vous du fameux papyrus de Turin. Ce dernier semble faire mention de quelques dirigeants relatifs aux pays limitrophes de Kemet.
Heqa au singulier …
Khâsout au pluriel …
Certains auteurs y voient donc le "Chef des pays étrangers" et je ne pense pas que cela puisse avoir été "Le Chef étranger" comme certains le subodorent.
De toute façon ...
Moult historiens mentionnent bien souvent les Hyksôs comme ayant été les vecteurs qui apportèrent cette nouvelle arme.
Une technologie innovante ...
Le char de guerre ...
Ce dernier "aurait" été un des éléments essentiels qui permirent d'écraser littéralement les forces égyptiennes.
Ainsi, leur spécialisation ...
Et ce dans les activités guerrières notamment ...
Cela pourrait en partie expliquer la facilité de leur conquête en cette terre de Kemet. Nonobstant, n'oublions pas leur qualité de pasteur, de pâtre si vous préférez. Ils furent "en quelque sorte" des tribus nomades, une situation qui les aida probablement à s'intégrer progressivement à la population locale et ce en toute discrétion finalement.
De fait, et à mon sens seulement ...
Cela serait prendre un sérieux raccourci que de conclure qu’ils aient pu triompher uniquement grâce au char de guerre attelé, même si au demeurant nos anciens pouvaient se trouver fort impressionnés par cette arme nouvelle. Ces derniers (chars) semblent devenir courants en Asie comme en Afrique au 16e siècle.
Les Hyksôs avec leur immigration progressive vinrent certainement en apportant leur culture, leurs croyances, leur mode de vie, ..., et ils évoluèrent au point logiquement d'atteindre la domination !
Soliloque : et si nous nous amusions à comparer cette phase historique, même lointaine, à notre époque contemporaine et européenne surtout. Alors nous pourrions éventuellement mentionner les dires d'un certain personnage, le " "théologien" " Youssef al-Qaradâwî, référence des Frères musulmans : "Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques, nous vous dominerons"..
Je vous laisse de fait avec votre libre arbitre !
Nonobstant, souvenez-vous que l'Histoire ne peut être changée mais seulement "interprétée", afin d'améliorer notre présent et préparer un avenir meilleur. La grande Histoire de l'Humanité suit son chemin et me semble être engagée dans de nouveaux tourments ...
Et le char ne fut certainement pas le seul élément concret qu'ils apportèrent.
Apparurent alors également :
Les arcs composites,
Les armes de bronze,
Le cheval,
De nouvelles flèches,
De nouveaux boucliers,
Des sabres,
Des dagues,
Des casques,
Des cottes de mailles,
Certaines déités comme furent Astarté, Reshepou, ... Ellesenrichirent le grand panthéon de nos anciens.
Est une déesse à tête de lionne étroitement associée à Thinis et Abydos !
Souvent considérée comme l’épouse d’Anhur (Onouris).
Son iconographie peut ressembler à celle de Sekhmet, mais il existe des distinctions subtiles :
Le disque solaire,
L'uraeus au‑dessus de sa tête la rattachent à la sphère solaire !
Cependant son culte met l’accent sur l’ordre cosmique et la protection plutôt que sur le feu destructeur de Sekhmet.
Le rôle de Méhyt est souvent pacifique et protecteur ...
Lié au retour de l’œil divin et à la restauration de l’harmonie après le chaos.
Dans certaines représentations tardives ..
Elle apparaît dans des contextes funéraires, guidant ou purifiant les défunts, comme cela semble être le cas ici.
Les deux femmes devant elle jouent probablement le rôle d’adorantes ou de prêtresses, accomplissant des gestes de louange et d’invocation.
La composition de la stèle ...
Méhyt tendant un ankh et un sceptre was, exprime magnifiquement la transmission de la vie et du pouvoir de la déesse à ses fidèles.
Le texte hiéroglyphique au‑dessus enregistre probablement une dédicace ou une formule d’invocation, peut‑être nommant le défunt et invoquant la protection de Méhyt dans l’au‑delà.
Nous sommes bien en ce jour du 23 Avril 2014 au sein d’une fouille archéologique complètement illicite.
Géographiquement, le site est localisé près d’Abydos, abidjou… Et plus précisément au sein d’un terrain extérieur à une maison.
Et ceci dans une région dénommée Kom El-Sultan particulièrement proche d'Abydos, au nord en fait.
Ainsi…
Une grande partie de la ville d'Abydos, Kôm el-Sultan, demeure selon moi sans avoir été réellement investiguée. Seulement, reconnaissons aussi, qu’une proportion encore plus importante restera définitivement disparue, spolié,…
Néanmoins...
C'est une découverte très importante. Elle devrait révéler des informations quant à cette histoire du pharaon Montouhotep II II d'autant plus que les monuments appartenant à ce souverain sont bien rares à Abydos.
Et cela paradoxalement au fait que Montouhotep II II avait construit plusieurs édifices religieux au sein de ce site et afin bien probablement de renforcer son pouvoir dans cette cité antique par le biais du netjer Khenti-Amenty.
Plan de l'article ...
→ Nous sommes au Moyen empire au sein de la 11e dynastie ...
→ Et géographiquement près d’Abydos, dans le gouvernorat de Sohag.
→ De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos …
→ Ainsi aujourd’hui même …
→ À la base, il s'agissait bien de fouilles véritablement illicites ...
→ En fait il y eu une sorte d’affaissement du sol.
→ Des hauts-reliefs y auraient également été observés.
→ Souvenez-vous du netjer Khenti-Amentiu ...
→ Voici la représentation du cartouche de Montouhotep II dans cette chapelle ...
Son chef-lieu de district est Sohag. De nos jours, sur le territoire de l'ancienne Abydos se trouve la ville de Madfounek / el-Madfounah / l’enterrée - لعربة المدفونة .
Sohag …
Localisée au sud d'Assiout …
Sur la rive gauche du Nil …
Dans le sud de laMoyen Empire nous pouvons découvrir deux cités jumelles :
Sohag,
Et la fameuse Akhmim. Elles sont en fait séparées par l'Itéru et cela à environ 500 kilomètres au sud du Caire.
De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos.
Nous sommes dans une région qui finalement est peu touristique paradoxalement à la présence de deux grands monastères coptes, Saint Shenouté et Saint Pshoi.
Une mission américaine dirigée par le professeur David O'Connor à cependant permis de réaliser quelques notables découvertes.
Ainsi …
La cité semble bien avoir été consacrée à ce netjer dénommé Khentyimentyou. Particulièrement ancienne cette déité fut comme vous le savez assimilée, et cela bien plus tard, à Osiris. D’ailleurs on peut remonter ainsi en ce lieu historiquement bien riche, jusqu’à la période prédynastique.
A l'Ouest …
Au sud également …
Par rapport au temple, il devait visiblement y avoir des maisons groupées du reste en fonction du statut et de leur propriétaire. Maisons de 7 à 10 pièces érigées en briques crues munies de cours.
Cependant vous vous en douté, il n’y avait pas que des habitations. Demeuraient bien certainement aussi des ateliers car, entre autre chose, la plupart des céramiques furent fabriquées localement. Néanmoins, on y aurait retrouvé des importations de Memphis.
Ainsi, si nous pouvions remonter dans ce lointain passé, il est fort probable que nous verrions au sein de ces zones d’habitations et d’artisanats, une ruelle bien étroite et centrée en quelque sorte, …
Des habitations certainement bien alignées …
Avec des habitants qui faisaient leur pain, leur cuisine, …, chez eux...
Une citée avec au moins 1000 entités, à certaine époque en tout cas, qui tournait en quelque sorte autour du fameux temple funéraire du pharaon Sésostris III, nous remontons ainsi à cette ère de la 7e dynastie.
Remarquons qu'il ne faut pas confondre Amonherkhépeshef avec un autre homonyme, Jmn ḥr ḫpš.f qui fut quant à lui comme vous savezle fils aîné du légendaire Ramsès II et de la belle Néfertari.
Aussi ...
Souvenez-vous ...
Amon-(Ḥer)-Khepchef fut bien le fils d'Isis-Ta-Hemdjeret / Iset Ta Habasillat / Ast tA hm Djrt / QV51, de 1849 à 1859, nous sommes bien dans la vallée des reines. Hypogée qui fut du reste découvert par Schiaparelli lui-même et ce, en 1904. Notons que QV55 est l'une des plus belles dernières demeures relatives aux princes de cette Vallée des Reines.
D'ailleurs ...
A l'origine ...
Il était destiné à un autre des fils de Ramsès III.
Vous aurez alors remarqué que la couleur turquoise fut beaucoup utilisée au sein de cette dernière demeure ! Aussi, si nous nous replaçons dans le contexte historique, les artisans auraient disposé d’une palette pauvre en nuances ! Comportant cependant presque toutes les couleurs comme le rouge, le jaune, le vert, le marron, le noir et le blanc. Seul manquait le bleu ! Car il n’existe que très peu de minéraux de cette couleur ! De plus, bien rarissimes, sont ceux qui une fois réduits en poudre conservaient un certain pouvoir colorant ! Le broyage du lapis-lazuli par exemple, une roche d’un beau bleu profond, ne fournissait malheureusement qu’une poudre bleu-gris pâle, pratiquement inutilisable comme pigment paradoxalement au fait qu'il fut possible quand même d'en extraire un minéral bleu, la lazurite. De cette poudre ils obtinrent visiblement un pigment utilisable. Néanmoins, elle ne fut mise au point que vers le 2e siècle avant notre ère, et ce au Turkménistan n'atteignant finalement l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle.
Les artisans du bassin méditerranéen ont pourtant utilisé un pigment bleu bien avant ces époques ! (?) En fait, Il s’agissait du fameux "bleu égyptien", nom donné en 1830 par Jean-François Léonor Mérimée, le père de l’écrivain Prosper Mérimée lui-même et ce au sein d'un traité sur la peinture à l’huile.
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand, comment et où ce premier pigment synthétique va-t-il commencé à être fabriqué ?
Où son emploi s’est-il diffusé ? Cela pourrait bien faire l'objet d'un véritable et passionnant article...
Aussi, il semble que demeurait trois teintes principales, trois symbolismes bien différents :
Le bleu clair ...
Il évoquait l'air, le ciel. Amon, netjer du vent à l'origine, était parfois coloré en bleu.
Le bleu sombre, provenant du lapis-lazuli / hsbd ...
Il rappelle la nuit, le monde d'en bas. La cavalerie divine est faite de cette pierre. Ce bleu symbolisait quant à lui la voûte céleste de la nuit mais également des abysses. La poudre de Lapis-lazuli donne un bleu profond, mais étant donné son prix de revient, souvenez-vous, il devait venir d'Afghanistan, on le réservait aux bijoux de luxe. Les Égyptiens lui ont donc certainement préféré un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agissait bien probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte au moins à la 4e dynastie...
Elle fut consacrée à l'univers aquatique, celui du Nil bien évidemment, une représentation suprême de la vie, de la maternité, ... D'ailleurs, rappelez-vous de la grande netjeret Hathor, la "Dame de la turquoise", ainsi à Sérabit el-Khadim, ne fut-elle pas cette protectrice des régions désertiques ?
Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
Le cartouche "User‑Maât‑Rê Méry‑Amon" fonctionne comme une formule politique et religieuse, il affirme la légitimité solaire du souverain (fils de Râ), sa mission de restaurer Maât (justice/ordre) et sa protection par Amon, autant d’éléments destinés à rendre le pharaon "divin" et bien évidemment éternel, ici mis en scène sous l’image de l’enfant pour insister sur la renaissance du pouvoir !
Le cartouche n’est donc pas un simple label, c’est une formule théologique et politique qui transforme le pharaon en agent de l’ordre cosmique. Dans la figure de l’enfant, Ramsès III est présenté comme à la fois renouvelé et garanti par Râ et Amon, ce qui vise à rassurer sujets et les divinités sur la stabilité du trône !
Hector Horeau, architecte et dessinateur français, voyage en Égypte entre 1837 et 1839. Il publie en 1841 sa suite Panorama d’Égypte et de Nubia, composée de lithographies représentant les sites majeurs de la Vallée des Rois.
L’entrée de la tombe de Ramsès III figure parmi ces planches, exposées au Salon de 1841.
Deux colonnes à chapiteaux hathoriques flanquent l’entrée, ornées de têtes de vache symbolisant la déesse Hathor.
Au-dessus du linteau se détache le disque solaire, encadré par les ailes stylisées et les figures protectrices d’Isis et de Nephthys.
Trois registres hiéroglyphiques reprennent la titulature royale de Ramsès III sur les montants de la porte.
Le rendu met en valeur l’état de surface de la roche, les craquelures et les traces d’érosion, témoignant de la fidélité documentaire de Horeau.
Cette lithographie est l’un des premiers enregistrements graphiques occidentaux de la tombe KV 11 avant l’avènement de la photographie.
Les détails architecturaux et iconographiques conservés par Horeau informent sur les restaurations ultérieures et l’évolution de la conservation des tombeaux royaux.
Elle illustre la fascination européenne du 19ᵉ siècle pour l’égyptomanie et sert de référence pour les historiens de l’orientalisme.
La gravure est conservée dans plusieurs collections muséales et bibliothèques, où elle constitue un témoignage précieux de l’état du site au milieu du 19ᵉ siècle. Les chercheurs s’appuient encore sur ce document pour reconstituer la polychromie perdue et confirmer l’authenticité des décorations subsistantes.
Ref :
1. Hector Horeau, Panorama d’Égypte et de Nubia, Paris, 1841 (d’après Wikipédia),
2. Notice éditoriale Getty Images pour “Ancient Thebes, Valley of the Kings: entrance to the tomb of Ramses III” par Hector Horeau.
Pour asseoir sa domination sur la vallée du Nil, l'Égypte des pharaons a dû soumettre l'autre pays parcouru par ce fleuve mythique : le royaume de Kerma (ou de Koush), en Nubie, dans l'actuel Soudan.
Une civilisation brillante, que les archéologues sortent de l'oubli depuis quelques décennies.
Alors que l'Égypte pharaonique est bien connue des historiens et du grand public, on oublie souvent que, plus au sud, des sociétés ont cohabité avec le célèbre voisin égyptien.
Loin de la vision réductrice d'une Nubie marginale ou périphérique, les données archéologiques et textuelles révèlent que ces populations ont communiqué et commercé mais qu'elles se sont également affrontées.
Parmi les peuples de pasteurs et d'agriculteurs qui occupaient alors l'actuel Soudan, le royaume de Kerma a marqué tout aussi profondément l'histoire de cette région que son homologue pharaonique.
Aujourd'hui, grâce à l'essor de la soudanologie, cette part de l'histoire de la vallée du Nil se dévoile peu à peu.
Chacune d'entre elle alterna avec une période particulièrement sombre où se développèrent l'anarchie, la misère et le fameux chaos tant redouté.
Ce furent les trois Périodes Intermédiaires comme vous le savez.
"Tout bonheur a disparu,
le pays ploie sous la misère"
Dixit un poème datant de la Première Période Intermédiaire.
Les fastes de L'ancien Empire ne sont plus que des souvenirs bien lointains, qui devaient certainement s'estomper du reste dans la mémoire de nos anciens !
La pauvreté ...
La violence ...
Tout cela semblaient alors s'abattre sur Kemet et par là même menaçaient l'une des plus brillantes civilisations du monde antique.
Comment, après avoir connu un tel degré de raffinement, en sont-ils arrivé là ?
Taharqa fut bien son nom de naissance, ou Taherouk.
Muni d'une calotte propre aux souverains koushites, sur laquelle se dressait normalement les deux uraeus correspondant à leur double royauté, c'est à dire celle :
De la Nubie,
Et de Kemet !
Le souverain de Napata ...
Son nom de roi, Nefertemkhourê, Nefertoum protège Râ.
Il fut le pharaon de 690 à 664 avant notre ère : son nom d'Horus fut Oaikhaou !
Elle représentait alors une sorte de frontière bien physique ! D'autant plus que Kerma devenait au même moment des plus puissantes ... ! Ce qui peut aussi expliquer l'érection de plusieurs grandioses forteresses !
Kerma, dans l'esprit de nos anciens, fut certainement et véritablement un réel et potentiel danger ...
Un atavisme ...
Et plus exactement ...
Une peur !
Celle qui finalement sembla s'être concrétisée aux environ de 747 avant notre ère !
Ainsi, au sein d'une terre, qui comme vous le savez, ne possédait plus vraiment ce pouvoir central particulièrement fort d'antan...
Ce qui devait advenir, advint donc.
Cette terre tomba sous le contrôle des souverains nubiens.
Comme nous le verrons au cours des articles qui suivront dans cette belle thématique, cela sera une période d'une nouvelle prospérité.
Et de plus ...
D'un réel renouveau artistique ...
Les Pharaons Noirs ...
Les "visages brûlés" ...
Ainsi, un siècle durant ...
Probablement un peu moins d'ailleurs ...
Cinq souverains vont arriver à unifier en quelque sorte Kemet et la Nubie.
Tanoutamon ...
Tête de Tounoutamon ...
Vous aurez bien remarqué la présence des deux uraeus !
Il fut bien couronné dans le temple d'Amon au Gebel Barkal ! Nonobstant, ce fut le dernier pharaon de cette 25e dynastie.
Cette fameuse dynastie Nubienne ...
Les évènements firent qu'il finit par se réfugier à Thèbes.
Cité qui sera malheureusement par la suite complètement détruite, une bataille particulièrement dévastatrice aura donc lieu ! A ce moment là, un souverain venant du delta, Psammétique I s'intronisa pharaon, souverain du Nord comme du Sud d'ailleurs ...
S'en suivi une élimination systématique des traces de ces fameux Pharaons Noirs.
Cette civilisation fut-elle calquée sur le modèle égyptien ?
Vers 730 B.C.E ...
Le désordre fut bien à son comble, une fois de plus pourrions-nous dire.
Nous sommes au coeur de l'une de ces phases, la "Troisième" en l'occurrence, que les historiens ont appelés "Périodes Intermédiaires".
L'esprit de féodalité avait bien fini par triompher de l'autorité centrale et royale.
Kemet était alors comme vous le savez déchirée par les multitudes rivalités qui devaient opposées entre eux les différents potentats locaux.
Ainsi ...
A cette époque ...
Le royaume de Kouch représentait la civilisation la plus avancée existante au sud de l'empire de pharaon.
Une civilisation qui pourrait ressembler à un calque du modèle égyptien !
Ou cela fut-il plutôt l'inverse ?
Leurs deux histoires ...
Bien distingues du reste, ne furent-ils pas si imbriquées que finalement l'une et l'autre s'inspirait-elle mutuellement ?
Une thématique que nous aborderons au cours des pharaons noirs si vous le désirez.
Ainsi, minée par les discordes internes ...
Affaiblie par l'anarchie ...
Kemet finalement fut vraiment prête à tomber, comme un fruit mûr, dans les mains de celui qui en décidera la conquête.
Ce conquérant s'appela alors Piye ...
Piânkhi ...
Piankhy ...
Fils du souverain nubien Katcha ... Il fut apparemment originaire de Dongala, non loin de cette antique cité de Kerma !
En fait ...
Piânkhy entreprit sa conquête alors que Kemet était déjà pratiquement tombée sous la coupe assyrienne qui, eux aussi, entendait bien mettre à profit le désordre qui régnait dans le pays des netjerou.
Mais en vérité ...
Les fameux assyriens ne furent pas véritablement passés à l'action, pas directement en tout cas.
Ils devaient cependant disposés d'au moins un allié ! Et ceci parmi les princes égyptiens du delta... Très haut dignitaire qui se trouvait prêt à se soumettre à une domination étrangère, rien que cela.
Cet homme lige s'appelait visiblement Tefnakht I !
Ce dernier avait fixé sa capitale à Saïs, dans le Nord de Kemet comme vous le savez ! Il avait vraiment réuni autour de lui les principaux chefs militaires ainsi que les dignitaires de sa région qui, eux également, ne voyaient pas forcément d'un mauvais oeil l'éventualité d'une domination Perse.
Fut-ce en raison :
Du déséquilibre ?
De la faiblesse de l'état central ?
De "la non harmonie" de Kemet ?
D'une vengeance personnelle quelconque toujours possible ?
... ?
Toujours est-il que cefut bien à Tefnakht I ...
Le Saïte ...
Que le Kouch Pyie va alors devoir s'affronter.
Piye dirigea lui même visiblement l'attaque !
Il y fit du reste enregistrer sa victoire au sein d'une bien longue stèle !
La "Stèle de la victoire" ... Elle fut découverte en 1862 au Djebel Barkal, et est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire.
Piye fit revivre une des plus grandes caractéristiques de l'Ancien et du Moyen-Empire, la construction de la pyramide.
Il fut ce d'ailleurs un constructeur bien énergique :
Souvenez-vous du site funéraire royal d'El Kuru ...
Il fit aussi agrandir le temple d'Amon à Jebel Barkal !
Nonobstant ...
Reconnaissons que Manéthon ne mentionna pas le premier souverain Piye ! Les historiens cependant considèrent, dans leur ensemble, qu'il fut le premier de la 25e dynastie !
Tantamani, assyrie ...
Tanoutamon, égyptien ...
Tementhes, grec ... Ainsi même ce dernier pharaon Koushiste ne fut pas mentionné par Manéthon.
Ne serait-ce point parce que notre cerveau établit alors une sorte de passerelle entre les sons ainsi que nos émotions ?
Toutes les différentes de cultures humaines que nous connaissons semblent écouter de la musique. Cependant, est-ce suffisant pour pratiquement affirmer qu’elle pourrait-être universelle ?
Cela ne nous laisserait il point suggérer que nous avons tous finalement au moins un point commun ?
Ce simple dénominateur, ne serait-ce point finalement l'émotion ! Ressentons-nous vraiment tous la même et ce face à une mélodie identique, … ?
Référons-nous alors au domaine de l'ethnomusicologie :
Ne nous révèle-t-il pas qu’au sein d’une même culture, les émotions sont semblables face à la musique ?
Ne nous fait-il pas comprendre aussi que nous nous trouvons devant une grande difficulté quant à définir une notion universelle, du moins de façon acceptable, de la musique ?
Emission sonore de type musicale …
Il me semble même qu’il n’existe aucun mot, dans notre société, dans celle de l’Égypte antique,…, et ce relatif à ce «point qui nous serait commun», à cet espace cérébral associé à la musique, à …
Vous vous êtes certainement aperçu, qu’au sein de certains dialectes du continent africain, vous aviez bien du mal à trouver des mots afin de désigner :
Le chant,
Leurs catégories,
Et même la musique.
La mélodie,
Le rythme …
Il me semble que même les équivalences sont difficilement décelables et ce avant le 20e siècle, quand on pense en arabe yéménite, en arabe classique, …
Nous sommes bien au temple d’Abou Simbel.
Nous pouvons ainsi y admirer Nefartari, l'épouse de Ramsès.
La netjeret "Harthor Nefartari" avec le fameux sistre.
→ Nous voici donc au sein d' éléments tout à fait historiques …
→ Cela fut-il véritablement une certaine réalité ... ?
→ Ainsi, souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
→ Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
→ Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
→ Voici le fragment en question ...
→ Voici donc une fantastique prouesse ...
→ Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
→ Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Nebtawy ...
Epouse de Roy. Elle détient visiblement un sistre dans une main, dans l'autre une fleur de lotus et on peut également admirer un collier menat ...
Nous sommes bien au sein de la 18e dynastie avec le règne d'Horemheb ...
Nous voici donc au sein d’éléments tout à fait historiques …
Même si nous abordons une thématique relative à la musique.
Avons-nous alors ressenti ce besoin de préciser cette ancienneté à la fois quant à la considération, mais également au sérieux, ..., qui devaient probablement l'entourer ?
Bien certainement ...
La musique ...
Chez les grecs bien sûr, mais également tout autant chez nos anciens égyptiens. Si de nos jours, elle semble bien partie intégrante du divertissement, fut-elle toujours considérée de cette manière ?
Souvenons-nous d'un certain Bob Marley, il entra dans la légende et ce grâce justement à la musique.
Ne s'exprima-t-il point de cette manière …
"Music
is more than music"
Cela fut-il véritablement une certaine réalité... ?
"Le travail des champs était monotone et les Égyptiens,
pour donner du courage aux hommes
et
les inciter à fournir un meilleur rendement,
avaient recours à des intermèdes musicaux :
un chanteur accompagné
ou
non d’un flûtiste,
chantait en soliste,
les couplets d’une chanson connue dont le refrain devait être repris, en chœur, par les paysans.
Le procédé existe encore aujourd’hui
(mais sans flûtiste)
sur les chantiers de fouilles,
et nous pouvons témoigner qu’il donne les meilleurs résultats"
Jacques Vandier...
"Manuel d’archéologie égyptienne.
Bas-reliefs et peintures.
Scènes de la vie agricole à l’Ancien et au Moyen Empire"
Éditions A. et J. Picard, 1978, Vol. VI page 106.
Ainsi souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
Et bien sûr de Sésostris I …
D’aucuns subodorent aujourd’hui qu’en ce qui concernait nos anciens, mourir à l’étranger devait certainement être considéré à la manière d’une véritable abomination.
Il semblerait visiblement que pharaon aurait alors émis une sorte de message destiné à Sinouhé :
"On fera pour toi une marche du départ
(Un cortège funèbre)
le jour de l’union avec la terre
(Le jour de l’enterrement) ...
On te mettra dans un catafalque mobile,
des bœufs te tireront
et
des musiciens seront devant toi.
On fera la danse des morts jusqu’à l’entrée de ta tombe.
On fera pour toi une offrande funéraire.
On fera un sacrifice à la porte de ton autel funéraire, tes piliers étant construits avec du calcaire au milieu de ceux des enfants royaux.
Ta mort ne surviendra pas en pays étranger.
Les Asiatiques ne t’enterreront pas.
On ne te mettra pas dans une peau de mouton.
On te fera un mastaba.
Cela a assez duré de battre le sol
(D’errer, de vagabonder).
Pense au retour de ton cadavre ..."
Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
Voici une tête, celle de l' "Alexandre Rondanini".
Une copie antique ...
Représentant Alexandre le Grand bien sûr, une copie romaine possible …
L'original appartenait à un groupe statutaire sculpté par Euphranor : le roi Philippe de Macédoine était représenté sur un char tiré par quatre chevaux ; son fils Alexandre, en train de monter dans le char, tenait les rênes des deux mains.
(En aparté, l'armure et le vêtement furent des ajouts du copiste).
Création du groupe après la bataille de Chéronée, 338 B.C.E.
Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
Je vous emmène au Louvre ...
Sans aucune ironie ...
Nous sommes au sein même d'une boite à biscuits. A l'intérieur de laquelle, on y aurait ainsi découvert un artefact, dans un état de parfaite conservation.
Serions-nous alors en présence de quelques véritables notes de musique ?
"Au cours d'un inventaire en 2002,
je l'avais trouvée roulée en boule
dans une boîte à biscuits en ferraille
avec un morceau de cigare
et
des journaux.
Elle végétait dans les tréfonds du Louvre
depuis plus de cent ans.
Mais j'ai vite compris que c'était une merveille oubliée."
M. Laurent Capron...
Papyrologue de la Sorbonne.
Voici le fragment en question ...
Serait-ce véritablement une sorte de "partition musicale" ?
Nous remontons ainsi le temps afin d’atteindre le 4e siècle avant l’ère du Christianisme.
Ainsi …
Les spécialistes seraient alors parvenus non seulement à décrypter, mais également à fabriquer un instrument de musique que d’aucuns subodorent être bien proche de ceux que nos anciens utilisaient.
Faisons encore un bon dans un autre passé …
Et souvenez-vous de la devise de Goethe qui stipulait "Il ne savait pas que s’était impossible, alors ils l’ont fait !".
Une question logique pourrait alors se poser. Les chercheurs y auraient-ils aussi découverts une sorte de partition musicale ? A contrario de cet adage, il semblerait bien que cela ne fut pas véritablement le cas (?)
Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
En vérité …
Je suppute que nous en avons quand même une bien vague idée.
Souvenez-vous d’Euriphide.
Nous sommes bien au 5e siècle avant notre ère …
On aurait alors découvert l'équivalent de 35 notes musicales.
Faisons alors une petite comparaison.
Cela pourrait être pratiquement équivalent à connaître "uniquement" une minute de toute l’œuvre de Mozart.
Si peu …
Mais paradoxalement peut-être, cela représente tant. Une véritable tranche de vie en quelque sorte, cela n’a pas de prix.
Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Vint alors l'intervention de Madame Annie Bélis.
Elle est véritablement une des rares spécialistes de la musique antique ...
Une archéologue du patrimoine sonore ...
Elle serait membre du CNRS, ENS ...
Elle fit alors visiblement appel à un professionnel bien particulier, un luthier. Elle avait à l'esprit de réaliser une véritable cithare de type romaine.
Ils créèrent en quelque sorte une synthèse basée sur de nombreuses sources d'informations visuelles.
Un véritable trésor ...
Mentionnons en particulier comme source le fameux traité d’Alypius.
Un texte particulièrement difficile à interpréter ...
Il aurait comparativement comme équivalence la fameuse pierre de Rosette puisque qu'apparemment nous sommes en présence d'au moins 1680 signes musicaux.
Ce texte antique aurait donc permit une sorte de décryptage aboutissant finalement à une aria.
A cet effet ...
J'ai eu une chance envoutante, celle de participer à un concert en décembre 2011 relatif à la "musique qu'aimait Alexandre le Grand".
Et en parallèle :
J'ai pu aussi participer à une exposition "Au royaume d'Alexandre Le Grand".
Ainsi qu'une exposition : "Les historiens d’Alexandre, la fabrique du mythe" par Janick Auberger de l'université du Québec, Montréal.
Un jour probablement …
Aurais-je le plaisir de vous réaliser une thématique quant à ce légendaire Alexandre Le Grand, particulièrement sur cette belle exposition et conférence…
Parlerons-nous également de cette eurythmie …
De cet autre idéal symbolisé à travers la danse mais aussi tout à la fois dans cette perpétuelle recherche finalement i.e. l’harmonie tant recherchée par nos anciens.
Plus concrètement aborderons-nous cet équilibre des émotions à travers le rythme du corps et de cette musique …
Votre réaction au cours de cette thématique m’insufflera-t-elle ce désir d’aborder cela et bien d’autres thèmes qui éventuellement toucherait votre sensibilité … ?
...
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Sources ...
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
Le chant d’Antef qui est manuscrit sur ce fameux papyrus Harris 500...
Pascal Vernus, Dictionnaireamoureux de l’Egypte pharaonique, 2009, version de Paitenemheb, p. 214-229...
Pierre Gilbert, Chronique d'Egypte, Volume 15, Number 29 / Janvier 1940,
Emeri Sibylle (1970), Les musiciens de l'Egypte ancienne, leurs titres et leur métier, des origines à la fin du Nouvel Empire (Thèse, dir. Jean-Claude Goyon). Université Lumière, Lyon 2005
Smeesters Corinne, La musique à l'époque pharaonique. Dans "Papyrus Express" (1,6) 26 Février 2001.
Lise Manniche, "Musique et Musiciens dans l'Egypte ancienne", Londres 1991.
Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l'unité Inserm U1077 à l'Université de Caen.
"Respirer le souffle de la vie pour dégager la chaleur, de la beauté." (Yann FELIZ).
Texte et photo de Ph. Titiana Giuliani ...
Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de la famille ...
Alors j'ai pensé poster des photos d'une statue représentant un couple d'Égypte ancienne qui n'est pas bien connu, mais qui a beaucoup été photographiée ces derniers mois.
Ibes et sa femme Henutsen.
Vissero durante la V dinastia (2510-2460 a.C. ca.)
La statue calcaire peinte a été découverte dans la nécropole de Gizeh par l'Université du Caire en 1973.
Maintenant prêté par le musée égyptien au Caire pour l'exposition Trésors des Pharaons installée sur Scuderie del Quirinale
Une famille pour l'éternité …
Cette belle statue de l'Ancien Empire représente Kaemheset accompagné de sa femme et de son fils !
Une scène qui reflète l'énorme importance qu'avait la famille dans la société égyptienne.
L'œuvre, datée de la 5 ou 6e dynastie.
Il montre le couple assis côte à côte sur le même siège, tandis que la figure de leur fils se tient debout entre eux, symbolisant la continuité du lignage familial.
Dans l'art égyptien …
Les sculptures familiales n'étaient pas de simples portraits.
Leur fonction était d'assurer que les défunts continuent d'exister dans l'Au‑delà et puissent recevoir les offrandes nécessaires à leur subsistance éternelle. La présence des enfants aux côtés de leurs parents garantissait en outre la perpétuation du culte funéraire et le souvenir de la famille à travers les générations.
La sérénité des visages …
la posture formelle des figures …
Et la soigneuse symétrie de la composition …
Reflètent les idéaux artistiques de l'Ancien Empire !
Plus de quatre mille ans plus tard ...
Cette sculpture continue de transmettre un message profondément humain : le désir de rester auprès des êtres chers au‑delà de la mort et de conserver pour toujours les liens familiaux.
Je me suis simplement permis de "reformater" la présentation à ma convenance.
Nous célébrons les luttes syndicales du 19e siècle pour les droits des travailleurs qui ont conduit, entre autres, à l'objectif de 8 heures par jour.
Mais peu de gens savent que la première mention d'une grève dans l'histoire remonte à la civilisation égyptienne et, plus précisément, au règne de Ramsès III(1186-1153 B.C.E).
La source est le soi-disant "Papyrus de la Grève"(aujourd'hui conservé au Musée égyptien de Turin), un récit écrit par le scribe Amennakhet qui notait toutes les protestations qui ont entaché la 29e année du règne du pharaon.
Parce qu'il n'y a pas eu un seul épisode, mais les manifestations "syndicales" ont duré des mois.
Se trouvaient les ouvriers de Deir el-Medina, le Set-Maat(= "Lieu de Vérité"), un village de l'ouest de Thèbes où résidaient les artistes et artisans chargés de décorer les tombes des souverains.
Comme aujourd'hui …
Les organismes publics étaient alors très lents à payer, une situation aggravée par la crise qui touchait l'Égypte et qui mena ensuite à la Troisième Période Intermédiaire.
Les ouvriers, en effet, ont fait grève pendant quelques jours et ont marché vers les temples funéraires, véritables centres administratifs de la région.
En signe de protestation ...
Ils sont entrés dans l'enceinte des temples de Thoutmôsis III, Horemheb et Ramsès II et l'ont occupée en s'asseyant sur les murs (un peu comme le font aujourd'hui les manifestants qui bloquent la circulation des trains et des voitures) !
La raison est rapidement expliquée :
"Ça fait déjà 18 jours ce mois-ci et on a faim !"
et encore
"Nous sommes venus ici par faim et soif.
Il n'y a ni vêtements,
ni pommades,
ni poisson,
ni légumes.
Avertis le pharaon, notre Parfait Seigneur,
avertis le vizir,notre supérieur,
afin que nous puissions recevoir notre nourriture."
La lutte entre grévistes et officiels dura deux saisons, les premiers occupant régulièrement des lieux sacrés et les seconds tentant d'apaiser les eaux avec quelques sacs de grains en guise d' "acompte".
Le différend s'est déclenché surtout lors de la visite du maire de Thèbes, lorsque les ouvriers, s'éloignant à nouveau du chantier, ont envahi l'enceinte du temple de Merenptah pour lui parler qui, bon homme politique, les a apprivoisés avec 50 sacs de grain en attendant l'intervention du pharaon.
Ce qui est intéressant …
C’est que la cause de tout cela n'a peut-être pas été seulement le retard dans les paiements.
En fait, une équipe déclare :
"Nous n'avons pas franchi les murs par faim,
mais nous avons une accusation grave à porter :
une iniquité a été commise dans le siège du pharaon."
Le crime correspond à divers vols perpétrés dans les tombes de la Vallée des Rois, dont celui des Fils de Ramsès II (KV5).
Alors, non seulement défendre leurs droits, mais aussi l'engagement civique !
في عيد العمال، نُحيّي بكل فخر الأيادي التي صنعت التاريخ وأسهمت في كشف أسراره.
من بين أعمدة معابد الكرنك الشامخة، لم يكن العمل يومًا مجرد جهد، بل كان شغفًا وإخلاصًا امتد عبر الزمن.
هذه اللقطات تحكي قصة أجيال من العمال الذين شاركوا بصبرهم وقوتهم في الكشف عن الكنوز الأثرية المخفية، وفي الحفاظ على هذا الإرث الإنساني العظيم.
وراء كل حجر تم اكتشافه، وكل نقش عاد للحياة، هناك عامل مجهول الاسم… لكنه عظيم الأثر.
تحية لكل عامل ساهم في إحياء تاريخنا، وفي نقل حضارتنا للأجيال القادمة.
أنتم جزء لا يتجزأ من هذا المجد.
Et contribué aussi à en révéler les "secrets" !
Parmi les colonnes majestueuses des temples de Karnak, le travail n'a jamais été un simple effort ; il a été une passion et une fidélité qui se sont étendues à travers le temps.
Ces images racontent l'histoire de générations d'ouvriers qui, par leur patience et leur force, ont participé à la découverte des trésors archéologiques cachés et à la préservation de ce grand héritage humain.
Derrière chaque pierre découverte, chaque inscription retrouvée, il y a un travailleur au nom inconnu …
Mais d'une influence immense.
Hommage à chaque ouvrier qui a contribué à ranimer notre histoire et à transmettre notre civilisation aux générations futures.