Paradigme...

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La métaphysique et l'Homme, l’oiseau-Bâ et la seconde vie en Égypte ancienne.

Par Le 12/02/2017

Sokoljan ramses ii among the gods detail hand louvre    © Sokoljan, Ramses II. among the gods, detail hand (Louvre).

ânkh, un autre symbole lui aussi bien ancré dans l'Histoire de Kemet.

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Plan de cette thématique ...    

 

L'échange d'énergie ... Demeurées présentes sur terre, les divinités habitaient les temples.  Et en leurs statues d'or dressées dans le légendaire naos, leur esprit était alors dès plus actifs.

  • Le Bâ, ce que J. Vandier appella "les principes spirituels" ...
  • Le Ka cette "énergie vitale" de la déité fonctionnait comme une centrale d'énergie. Le / la netjerou(t) était vivant(e) en sa statue à la seule condition que les prêtres puisse prendre parfaitement soin d'elle : à travers de constants cultes rythmés par des rituels très exigeants autant que précis, en le nourrissant, en l'entretenant, en le distrayant, en le protégeant, en ...

 

Dans la théologie égyptienne, il n'y avait pas :

  • D'émotion ,
  • Ni de dogme d'ailleurs,
  • Aucun salut non plus du reste.

 

Il y avait tout juste un échange.

Que les divinités ne fussent plus servit, honorés, comme dans les temps troubles des Périodes Intermédiaires et l'énergie divine disparaissait, jetant Kemet toute entière dans le désespoir, le chaos. Les netjerou(t) permettaient à pharaon de régner, de "dispenser son bon gouvernement", ..., et ce que si l'enrichissement du pays leur profitait. Les déités attendaient ainsi une contrepartie vis-à-vis des bonnes récoltes ainsi que des victoires militaires.

De nouveaux temples,

De nouvelles statues,

Des prêtres plus nombreux ...

L'espoir ...

Le corps n'était pas le paradis de "l'âme".

 

Ce que nous allons chercher à comprendre c'est comment nos anciens égyptiens pouvaient percevoir véritablement la rupture, notre inéluctable mort ? Aussi, voici un des éléments qui devrait nous permettre de commencer à "appréhender" ce vaste concept et ce à travers la représentation de l' "âme" du défunt. Elle a bien cette particularité, celle de ne pas nous laisser indifférente tant par sa probable "traduction", que par sa compréhension, ...

 

Alors , serait-ce une analogie avec :

  • L'âme des chrétiens ?
  • Le "génius" des Romains ?
  • ... ?

 

Le Bâ était intimement lié à l'être humain, qu'il fut :

  • Le pharaon lui-même,
  • Le commun des mortels,
  • Même la plus insignifiante des déités y fut également concernée. Les netjerou(t) avaient d'ailleurs de nombreux baou (Pluriel de Bâ), ce qui leurs permettaient de se manifester sous différentes formes.

Le taureau Apis était le Bâ de la divinité Ptah,

Bénou quant à lui celui de Râ,

Notons au passage les Baou de Pê et de Nekken,

Le Bâ de mandoulis,

...

Hypogee ramses vi

Hypogée de Ramsès VI.

Nebmaâtrê-Méryamon Ramsès-Amenherkhépeschef-Netjerhéqaïounou.

Source / Lien

Alors, quel paradoxe avons-nous là ? 

  • Comment naître ?
  • Quand l'être s'éteint ? Et ce quand il "atteignait son Ka", "rejoignait son Ka", "passait à son ka", mourait en somme.

Cette "non concordance", véritablement insoutenable, poussa certainement l'Homme à affronter cette adversité :

  • Avec toutes les ressources de son intelligence,
  • ...,
  • Avec espérance bien évidemment, et ce nous le voyons bien, à travers les quatre millénaires d'évolutions, celle d'une certaine prise de conscience !

 

Alors, en fin de compte ...

Nous sommes bien au début d'une certaine émanation quant à l'Homme Égyptien devant le monde, et son long effort afin de faire de celui-ci le sien et bien sûr de s'y situer aussi.

Tous les êtres vivants se trouvent en interaction avec le monde.

Cependant chez l'homme …

Ce rapport se retrouve profondément altéré si nous considérons qu'il est "le seul à être conscient" qu'il va mourir, du moins, c’est ce que nous aimons subodorer. Car en vérité les animaux ressentent bien leur mort prochaine. De cela j'en suis intimement convaincu et ce à travers de nombreux témoignages de personnes ayant travaillé dans des abattoirs modernes ceux-ci

L'Homme vit meurtri par cette rupture inexorable, autant d'ailleurs qu'à travers ses difficultés existentielles et quotidiennes, ..., le poussant alors à la réflexion. La raison "semble" être propre à l'Homme et fait de lui cet "animal bien métaphysique". Porté par la mort et la douleur, il s'étonne de son existence et en recherche une explication au sein du monde dans lequel il vit.

  "Les Égyptiens sont les premiers

à avoir exposé la doctrine de l’immortalité de l’âme

et

le fait qu’au moment de la mort du corps matériel,

l’âme s’incarne dans un nouveau corps qui est prêt à naître ;

ils affirment que lorsque l’âme a terminé tout le cycle des incarnations des animaux

de la mer,

de la terre

et de l’air,

elle parvient finalement à entrer dans un corps humain, né ou préparé pour la recevoir... "

Selon Hérodote 484 à 420 B.C.E.

Héléna Petrovna Blavatsky, Doctrine secrète, vol. II, page 123.

Alors cet obstacle, nos anciens vont tantôt :

  • Le nier,
  • Le contourner,
  • Le surmonter,
  • ... C'est ainsi que Bâ devint lié à la vie.

Seulement, à l'exitence post mortem, sublimée après la rupture.

Est-ce que le corps terrestre pouvait être perçu à la manière d'un tombeau ? En tout état de cause cela représente autant d'éléments que nous pouvons découvrir mutatis mutandis, dans les sagesses égyptiennes.

 

Netjer aker avec un baton courbe a son ba

Livre de la Terre.

 Partie C, scène 4.

Le corps du netjer Aker, un homme avec un bâton, courbé, avec son Bâ,

Ils sont flanqués de deux netjerout et du disque de Râ émergeant.

 

Plan de l'article ...

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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !

→ Aristote et la métaphysique ...

Les éléments constitutifs d'un Homme.

 Un double de l'être.

→ Grâce au Bâ ...

Souvenons-nous du papyrus de Neferrenpet ...

Le Bâ divin et cosmique ...

 Le Bâ ne fut pas autonome pour autant.

→ Malgré cela Bâ était un concept bien dynamique.

→ Voyons le fameux "Dialogue du Désespéré, avec son Bâ" ...

→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

  Irinoufer 15

  Le Bâ.

Oiseau (Ibis ou faucon) à tête humaine.

Cette représentation à tête humaine est apparue au Nouvel Empire.
Tombe d'Irinefer (N° 29).

Source

Aristote et la métaphysique ...

Plan de cette thématique ...

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"Science des premiers principes

et

des premières causes"

Le savoir :

  • Celui à partir de quoi tout s'explique ...
  • Celui qui ne dérive d'aucun principe antérieur de justification : la métaphysique, elle serait alors la science de l'absoluSi elle existe, s'est bien à travers l'Homme. Hors selon Schopenhauer, la métaphysique pourrait-être considérée comme le croisement entre le passage de l'animal à l'Homme.

 

Les éléments constitutifs, ceux de l'Homme.

Plan de cette thématique ...

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Divisés en deux parties :

  • Un corps physique,
  • Une "âme".    

  • Le corps physique, le djet,
  • Une ombre, shut,
  • Un cœur, ab,
  • Un nom, ren.

  • Une "âme", Bâ,
  • Un double, Ka,
  • Un esprit, akh,
  • Un caractère, sahu ou corps spiritu. 

Bâ passait donc d'un plan du réel à un autre, il demeurait ainsi différents niveaux d'existences :

  • Le monde des vivants,
  • Le monde des Maâkherou / des défunts / "Justifié de voix",
  • Le monde des divinités,
  • ...


Un double de l'être.

La mort "totale" était impensable pour nos anciens Égyptiens ... Le Bâ était un principe spirituel, lié et à la fois indépendant de son support physique, agissant pour son propre compte.

Bâ était :

  • La somme des forces immortelles inhérentes aux êtres humains, composant sa personnalité.
  • Mais c'était aussi "un être sexuel corporel", il avait besoin de nourriture, de boisson, ... 
  • ...

"L’âme n’a pas vécu ces vicissitudes uniquement après la vie humaine.

Avant de naître en ce monde,

elle est née

et

morte dans de nombreux autres mondes.

La vie terrestre n’est autre qu’un devenir,

Kheper,

dans l’ensemble des devenirs, Kheper, qui ont précédé et qui suivront.

Elle [l’âme] a eu une durée infinie avant sa naissance [sur la Terre]

et

une durée infinie après sa mort.

Si je devais résumer sa condition d’être en un seul mot,

je ne dirais pas qu’elle est immortelle,

mais plutôt qu’elle est éternelle."

Selon  Gaston Maspero (1 846 - 1 916) 

Gaston Maspero, Études égyptiennes, page 23, Éditions Imprimerie Nationale, 1879.

La rupture ...

Bâ n'apparaissait ainsi qu'après celle-ci. A la manière d'une partie volatile de nous-même, il s'envolait alors avec ce pouvoir, celui de voyager en liberté. Manière de double éthéré du défunt, affranchi maintenant du corps, il reprenait en quelque sorte sa liberté, survolant les endroits aimés dans le passé de l'entité considérée, retournant se poser sur la momie, ... Du "ciel à la terre", afin d'errer auprès de son corps et ce jusqu’à ce que la purification du Ka-djet permette à nouveau leur réunion.

En fait ...

Il ne s'éloignait pas.

Il "Sortait au Jour". Alors, chaque soir, il retournait vers son corps. Se réunissant ainsi avec lui, assurant l'existence continue, celle du corps dans l'au-delà

"Lève-toi vers la vie,

car vois-tu,

tu n'es pas mort !"


"Je recommence à vivre après que je fûts mort ;

je ressuscite après la mort."


"Je vis.

Pour moi, plus de souffrance !

A moi la joie !"

Textes des sarcophages I 44, V 438 et V 467.

Bâ circulait ainsi entre :

  • Les immortels,
  • Et même les mortels.


Demeurait cependant deux éléments bien indissociables :

  • Le corps intègre : le djed, sah la momie ...

L'enveloppe charnelle  ...

Intègre et ce sous peine de devenir Khat, cette dépouille déliquescente. 

Intègre car nécessaire à la préexistence du Bâ, de son identité, à la manière d'un intermédiaire, d'une porte entre les immortels et les vivants.

  • Et le Bâ.

Hiero g29 G23     Hiero g53 G53

Principe divin ...

Improprement traduit par "âme", "pshychê", ... Hypostase de l "âme" en tant que séparée du corps.


"Tu montes,

tu descends

[...]

tu glisses,

comme ton cœur le désire,

tu sors de ton tombeau chaque matin,

tu y rentres chaque soir"

"Livre pour Sortir à la Lumière", LXXXII -XCI, trad. P. Barguet.

 

Aussi grâce au Bâ ...

Plan de cette thématique ...

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Les Hommes ...

Comme les déités, tous pouvaient quitter leur sphère normalement "attribuée" et ainsi se transformer.

  • Prendre une autre forme en quelque sorte.
  • Est-ce d'ailleurs comme cela que les divinités apparaissaient dans le monde des vivants ?
  • Les déités usaient-ils d'éléments naturels ? Souvenons-nous du Bâ du netjer Shou séparant le ciel de la terre, le souffle d'air.
  •  

Shu fils de ra source de chaleur et de lumiere

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La société égyptienne dans l'antiquité !

Par Le 04/08/2014

ankh hiero  

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"Si vous voulez mesurer la valeur d’une

 

Civilisation,

 

regardez d’abord comment elle a traité

 

les femmes,

 

les pauvres

 

et

 

les faibles"

Un sage... (?)

 

 Egyptian kitchen berlin 1

Modèle en bois d'une cuisine.

12e dynastie.

 Ägyptisches Museum de Berlin.

 

Pyramidale...

Hiérarchisée...

Disciplinée...

 

Respectueuse des rites...

Révérencieuse des traditions...

Déférente des coutumes...

 

La vraie misère existait-elle en Égypte antique ? Je subodore qu'évidemment elle devait bien végéter, à la manière du chaos tant redouté.

 

En tout état de cause, il demeurait bien une immense différence entre :

  • La condition des plus humbles,
  • Et la qualité de vie de la classe dirigeante,
  • ...  

Cle de vie

 

Plan de l'article...

 

→ Tawy...

Kemet unifiée...

→ Une société pérenne... 

Nonobstant, il faut réfuter tout angélisme...

→ Il n'y avait pas...

Des traditions familiales fortement ancrées...

→ Ainsi, en marge de cette caste dirigeante...

Les citadins favorisés...

→ Chaque grand secteur d'activité se subdivisait en corporations !

→ Les plus humbles...

Il n'existait "pratiquement" aucune chance de s'élever dans la hiérarchie sociale...

→ Le sens du devoir...

Une société des coups de bâtons... !

→ La douceur...


Tawy...

 

Bien vaste, comme vous l'imaginez...

Plus de 1 000 km tout au long de cet Itérou-aâ.

 

Entre approximativement :

  • Assouan au sud...

Shemaou (^mAw) / la Haute-Égypte.

  • Et la côte méditerranéenne au nord...

Mehou (MHw) / la Basse-Égypte.

 

Nonobstant...

En fonction des ères, son influence dépassa les frontières naturelles... !

 

Kemet unifiée...

 

Se Râ / Fils du Soleil...

La grande maison / Per-aâ → pharaon

 

De fait...

Pharaon portait quand même les titres relatifs aux deux royaumes.

 

  • Souten khab : roi de la Haute et de la Basse-Égypte...
  • Nesout-bit : celui qui appartient au roseau et à l'abeille, symbole en quelque sorte de l'unicité de Kemet !

Le roseau symbolisait bien le Sud.

L'abeille le Nord !

  • Nebti : celui qui appartient au deux netjerout, avec les mêmes valeurs !


Une société pérenne... 

 

  • Serait-ce fonction de son organisation efficace ?

 

  • Serait-ce en raison de ce type de gouvernance, à savoir une monarchie absolue de droit divin ?

Un seul homme détenant absolument tous les pouvoirs, qui lui même les avait d' "it netjerou" : le "Père des netjerou".

 

Ainsi...

Référons-nous à Max Weber ! Au lieu de parler de théocratie, il employait ce nouveau terme de "hiérocratie" : un gouvernement des religieux.

 

Une confusion qui devait bien demeurer en ces temps reculés entre :

  • Monarchie,
  • Religion. 

Serait-ce fonction de ce ciment sociétal que fut effectivement la Maât, l'ordre psychologique absolue ?

 

Nonobstant, il faut réfuter tout angélisme...

 

Mais, si cette société fut bien pérenne, ce que nous ne pouvons pas nier, il ne faut toutefois pas croire que cela fut seulement le fait de pharaon !  Ce furent bien évidement, tous les Égyptiens, indépendamment de leur caste, qui aurait ainsi contribué à faire de la Kemet antique la première des grandes civilisations...
Cela devait bien être le fruit d'un collectif... 

 

D'un collectif parfaitement hiérarchisé du reste :

  • Tout à chacun devait obéissance à son supérieur immédiat.
  • Pharaon "semblait" du reste ne pas déroger à cette règle vis à vis de la Maât.

Du "Père des netjerou"...

"It netjerou"...

...

 

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Temple solaire de Niuserre !

Abu Gurab...

Neues Museum de Berlin... / © kairoinfo4u

 

Il n'y avait pas...

 

Contrairement à nos pays contemporains...

La classe moyenne n'existait pas en Égypte ancienne.

 

Succinctement, cette société fut compartimentée en deux castes séparées par un abîme :

  • Les privilégiés,
  • Et les démunis qui devaient représentés pas moins de 90% de la population.

 

Et la minorité des nanties, 10 % :

 

Nonobstant...

L'appartenance à ces groupes sociaux pouvait ne pas revêtir un caractère héréditaire absolu.

 

Ainsi...

Il n'y avait pas entre eux de cloisonnement ! 

  •  Un jeune homme pouvait très bien exercer le métier de fonctionnaire et son père être à la fois prêtre et général.
  •  De la même façon un officier de l'armée ou de la marine pouvait parfaitement superviser l'exécution des travaux publics.

Sa fille aurait pu fort bien épouser un prêtre, lequel serait lui-même fils de juge ou de gardien d'animaux sacrés.

 

 Fishermen in mereruka s tomb kairoinfo4u

Scène de pêche.

Hypogée de Mérérouka à Saqqarah.

© kairoinfo4u

 

 "Ce sont des petites gens qui travaillent par équipées

et

 reçoivent en salaire une ration du produit de leur pêche.

 Rien ne distingue le pêcheur.

 Comme le bouvier, il va nu, portant son pagne enroulé autour de son épaule"

Images de la vie quotidienne !

 Égypte au temps des Pharaons, G. Andreu, 1992, p172

 

Des traditions familiales fortement ancrées...

 

Dans la pratique...

Nombreux furent pourtant les fils qui suivirent la carrière de leur père.

  • Et cela pour des raisons d'éducation essentiellement...
  • Pour des argumentations de traditions familiales...
  • En raison des relations...
  • Pour des causes de recommandations...
  • Mais également des appuis qui jouaient un rôle très important dans la classe dirigeante.

 

De ce fait...

Les postes à hautes responsabilités restaient quand même entre les mains d'un nombre bien restreint de familles.

 

Quant aux femmes...

Fort peu apprenaient vraiment à lire et à écrire ! Elles furent bien bannies des postes administratifs d'importances malgré le fait que nous sommes bien au sein d'une société plus ou mois "égalitaire" si nous comparons Kemet avec les pays limitrophes, à la même période,...

La tendance fut bien vers une certaine équité, et cela entre les deux sexes ! Du moins, dans quelques domaines comme les lois, la famille,...

 

Ainsi, en marge de cette caste dirigeante...

 

Il existait bien une aristocratie terrienne.

N'oublions pas...

Kemet ne fut pas une contrée vraiment guerrière, si nous excluons notamment Touthmôsis III ! Mais plutôt un pays de paysans, de greniers... A tel point qu'au sein de l'ère romaine, ces derniers considéraient Kemet comme le grenier à grains de l'empire...

De fait, le caractère héréditaire fut ici nettement plus marqué.

 

Toutefois...

La mort frappant le chef de famille...

Ce fut le souverain lui-même qui devait autoriser la transmission du patrimoine aux héritiers, et cela bien sûr à une certaine période...

 

Les citadins favorisés...

 

Quant à la masse du peuple...

Souvenez-vous des 90%...

Elle devait se répartir entre trois catégories, dont les plus favorisée.

 

Les commerçants...

Les notaires...

Les scribes...

Les artisans...

Les peseurs publics...

... 

 

Chaque grand secteur d'activité se subdivisait en corporations !

 

Elles-mêmes comprenaient différents degrés selon :

  • L'emploi,
  • La nature du travail,
  • Et la compétence exigée,
  • ...

 

→ Ainsi, parce qu'ils travaillaient un matériau noble, cher et délicat, les fabricants de papyrus constituaient une sorte d'aristocratie de l'artisanat.

 

→ De la même manière, mais bien jugés de condition inférieure, les briquetiers bénéficiaient cependant d'une certaine considération.

Car ils fabriquaient les matériaux de construction le plus répandu, la brique creuse...

 

Moule a brique et sa brique et sa brique xxviii dynastie

  Moule à brique

et

sa brique...

28e dynastie.


La catégorie agricole comprenait :

- Les fermiers,

- Les éleveurs,

- Les jardiniers,

- Les chasseurs,

- Les marins,

- ...  Là également des différences demeuraient en la matière ! Ainsi, un  chasseur pouvait être au service d'un seigneur dont il entretenait la meute de lévrier et pour lequel il rabattait le gibier !

 

 Epoque tardif bois de sycomore londres british museum        

Époque tardif.

Bois de sycomore.

British Museum

 

Il pouvait aussi travailler pour son propre compte.

Traquer les animaux nuisibles...

Chasser l'autruche dont les plumes se "vendaient" à prix d'or.

...

 

→ ...

 

Les plus humbles...

 

Les bergers...

Les ouvriers agricoles...

Les pêcheurs...

Les porchers...

Les domestiques...

Et, bien entendu les "esclaves"...

...

 Mastaba de ty gavages des oies

 Mastaba de TY...

Gavages des oies.

2 815 - 2 400 B.C.E.

 

Ceux-là constituaient la catégorie la plus humble de la société dont la seule ligne de conduite possible fut l'obéissance et la soumission.

 

Il n'existait "pratiquement" aucune chance de s'élever dans la hiérarchie sociale...

 

A moins d'avoir été distingué par un dignitaire ! Ce qui ne fut possible qu'aux soldats et aux fonctionnaires de rang subalterne...

 

Pour tous les autres...

Il devait bien être très difficile de changer de métier.

Aussi chacun mettait un point d'honneur à perfectionner son savoir.

Afin de paraître comme le meilleur dans sa spécialité...

Se forger en quelque sorte une réputation qui devait pouvoir un jour ou l'autre attirer la clientèle nantie ainsi que la considération...

 

 Gavage de hyenes kagemni

 Gavage d'hyènes.

Hypogée de Kagemni.

 6e dynastie
 

Le sens du devoir...

 

Dans son ensemble...

Du haut vers le bas de l'échelle sociale...

 

L'Égyptien avait le sens :

  • Du devoir,
  • De la coutume,
  • Et de la tradition,
  • ...

 

Ce fut en quelque sorte un "citoyen" discipliné. Même si l'ordre public s'imposait bien souvent par quelques coups de bâtons généreusement distribués !  Chacun restait, "me semble-t-il", au sein de son rang et devait plus ou moins accepter la place à laquelle les netjerou l'avait positionné par sa naissance finalement et cela sans empiété sur les affaires du voisin.

 

De plus rappelons-nous...

Les céréales et les plantes comestibles abondaient et pouvaient permettre à tous de subvenir à leurs besoins alimentaires.

Du moins, lorsque Hâpy faisait bénéficier Kemet de ses bienfaits et de fait, prospérait, ainsi que pharaon par la même occasion.

 

Une société des coups de bâtons... !

La societe du baton

 

La beauté de l'art pharaonique...

Ce fut bien une certaine réalité ! Sûrement quant à une classe bien privilégiée de "Ta Mery" / " TA mry" / "La terre bien aimée"...

 

Nonobstant...

Que se cachait-il derrière cette belle façade ? Voici, ce que l'on ne mentionne que très peu, à mon avis.

Pourtant ce fut là également une réalité.

Celle probablement de ces pour 90 % de la population Égyptienne.

Des travaux harassants...

Des sévisses...

Des punitions...

Des brimades...

...

 

Et cela sous la forme de bastonnades :

  • La femme que vous voyez représentée sur cette figuration à 20 ans, cepandant, je vous le concède volontiers, elle en paraît 70 ans ! Soixante dix ans de nos jours...
  • Lui...

Nu,

Attaché,

Est battu à coups de bâton !

  •  Un compteur...

Il devait bien certainement compter le nombre de coups qu'il lui restait à subir !  On ressent bien la pauvreté... "De cette classe inférieure"...

 

La douceur...

 

Ce fut bien celle du climat, bien sûr.  Si les conditions de travail furent quelque peu supportables.

 

Il demeurait néanmoins une différence considérable entre :

  • Le mode de vie des classes dirigeantes,
  • Et, celui des plus modestes,
  • ...

 

Ob 7e8f3e ob 16217c ob 535271 ob 751bf1 ob 920c6

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

     

     • Sources...

 

Desroches - Noblecourt Christiane : Lorsque la nature parlait aux Egyptiens - Ed. Philippe Rey -sept. 2003  

 

 Cle de vie

 

  Je vous ai intéressé ?


Alors @ bientôt

 

Aphorismes...   

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention...

Ne prétend pas tout dire... 

 

"L'essence même du leadership

est

d'être conscient de sa peur

 

(Et de la déceler chez ceux qu'on veut mener)

 

 Ob 4edf73 fils de ra seigneur des deux terres 1

  

L'esprit contrôle le corps ! 
La naissance de l’Homme en quelque sorte !  

Il était une fois, un temps ou l'Homme s'éveilla... Alors, on se devait de ne plus se comporter comme un animal !  

Dans la culture égyptienne antique, les humains n'avaient pas ce degré de supériorité sur le règne animal, comme cela est dans notre culture occidentale actuelle ! (Velde 1980, p. 77).

Les humains et les animaux étaient égaux, aux yeux de l'Égyptien !  
 

Clip image002

"Ce que nous faisons dans la vie,

résonne dans l'Éternité"

Premiers temps dhorus zep tepi egypte ancienn l 3bnfcx

Les premiers temps de la création, la genèse de notre monde en Égypte ancienne !

Par Le 22/03/2014

ankh hiero    "Vivre"… "La vie"…

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Voici une thématique bien originale s'il en est une.

Du moins, dans son interprétation ...

 

Fut-il Un ?

 

Puis devint-il Trois ? 

...

 

ani_pl23_detail--Ani-adorant-Atoum--Chou-et-Tefnout.-Papyru.jpg

  Ani planche 23. 

Admirez alors Ani adorant Atoum, Chou et Tefnout.

Papyrus d’Ani conservé au British Museum.

(BM 10470).

 19e dynastie.

 

Cela pourrait être la base même d'une des nombreuses cosmogonies, un paradigme.

  • Atoum, le soleil couchant, à Héliopolis,
  • Ptah à Memphis,
  • Khnoum à Éléphantine,
  • ... Tous furent finalement un réel point de départ d'une création (Comme par exemple la triade, l'ogdoade, l'ennéade, ...).

Le "T zéro" d'une lignée en quelque sorte.

Et le point de départ à bien d'autres apparitions.

 

Mais que fut donc ce premier stade de la création ?

Celui d'avant les netjerou,

Bien antérieurement à nous, les Hommes,

Précédant même les choses,

Avant la division asexuée et sexuelle.

 

Sommes-nous bien au sein de ce Noum ?

Voici donc un des nombreux paradigmes,

Un monde imaginé par nos anciens Égyptiens.


"zp TPIs"

 

"Premier Temps"


Dans cette pensée, celle de nos anciens ...

La création devait bien commencer "avant la création", c'est à dire à cet âge d'or d'Atoum.

Ce temps ...

Bien mythique que celui du zep tepi.

Ayant lieu finalement à chaque instant du cycle même de la création.

 

Un temps qui en vérité, devait se renouveler chaque matin.

Chaque lever de Râ y contribuait finalement.

Un commencement éternel,

Continue,

Cependant et paradoxalement peut être, toujours dans le présent.

 

Ce fut bien :

  • Le début,
  • Le premier temps,
  • Donc le passé,
  • Mais aussi ce moment présent ...

"Zep tepi"

Mais comment apparurent-elles donc, toutes les choses que composent notre environnemment ?

Et cela en partant de rien ? 

Etait-ce ainsi que nos anciens inventèrent le démiurge ?

 

 Représentation du monde imaginée par les Egyptiens de l'A

Voici une gravure issue de l'ouvrage "Histoire de l'Égypte".

"Essai de reconstitution de l'Univers égyptien".

Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique. Les origines. Egypte & Chaldée, Paris, 1895.

Gaston Maspero, France, 19e siècle.

Zep Tepi, une sorte d' "âge d'or".

 

Les netjerou auraient à ce moment là régné sur le monde.

 

→ Alors que l’espèce humaine venait à peine d'acquérir les éléments initiaux de la civilisation.

 

→ ...

 

Plan de l'article ...

 

→ Souvenons-nous d'un certain Solon ...

 

→ Mais la "lignée" ne devait pas s'arrêter là ...

 

→ Ainsi pharaons et leurs prêtres ...


Edfou aurait été une référence au "Premier Temps" …

 

→ Qu'en fut-il de Dendérah ?

 

→ Souvenez-vous, ils existait diverses cosmogonies … 

 

→ Imaginons alors une sorte de schéma général …

 

→ Le Noun ... 

 

→ Quand Noum devint ce destructeur de l'humanit.

 

Atoum occupa bien la place du créateur.

 

→ Débuta alors la création …

 

Il y avait donc en quelque sorte deux pôles.

 

→ "Atoum se satisfaisait" de lui même ... 

 

→ Voyez humeurs des netjerou ...

 

Souvenons-nous d'un certain Solon ...

640 à 558 avant notre ère ... 

 

Il fut un grec d'origine, et d'Athènes plus précisément.
Un haut personnage … Il siégeait parmi les Sept Sages de la Grèce antique et devait être l’ancêtre de Platon. On se rappellera ainsi de Critias et Timée.

 

Voyez de plus Platon lorsqu'il mentionnait les Égyptiens anciens :
 

"Comparés à ce peuple aux traditions dix fois plus antiques,

nous, les Grecs,

sommes en réalité des enfants ..."

 

On subodore même que les informations dont disposait Platon provendraient de Solon lui même.

 

Mais la "lignée" ne devait pas s'arrêter là ...

 

Car certains historiens supputent de fait que Solon avait lui-même comme source, un prêtre Égyptien.

Il aurait été localisé dans la cité de Saïs.

 

Ainsi pharaon et leurs prêtres ...

 

Ils furent visiblement considérés comme les gardiens d'archives d’un passé très ancien celui du :

 

  "Premier Temps d'Horus"

 

ou

 

"Zep Tepi".

 

Aussi, toujours selon Platon :

 

  "… L'Égypte a consigné

 et

conservé à jamais la sagesse des temps anciens.

Les murs de ses temples sont couverts d'inscriptions (1),

 et

 les prêtres ont toujours cet héritage divin sous les yeux...

Sans les modifier,

les générations continuent de transmettre aux générations suivantes ces choses sacrées...


Tout ce qui provient de temps immémoriaux,

de l'époque où les dieux régnaient sur terre,

de l'aube de la civilisation."

(1) Des "textes de fondation" qui devraient demeurer à :

- Dendérah,

- Edfou,

- A Abydos.

 

Edfou aurait été une référence de ce "Premier Temps" …

 

Consacrée à :

  • L' "Histoire mythique" complète de Kemet,  
  • Ainsi les "Suivants d'Horus" y seraient décrits comme des conservateurs et des dispensateurs du savoir à travers les âges.

 

Cependant, qu'en fut-il de Dendérah ?

 

Ainsi les "textes de fondation" ...

Ce fameux "grand plan" suivi par les architectes daterait finalement des "Suivants d'Horus".
 

Solon ...

Pythagore ...

Hérodote, tous auraient pu avoir non seulement vu mais également étudié ces archives. Elles auraient existé dans la ville sainte d'Héliopolis. A une quinzaine de kilomètres au Nord Est des pyramides du plateau de Guizeh.

 

Souvenez-vous, il existait diverses cosmogonies …

 

  • Héliopolitainne,
  • Hermopolitaine,
  • Memphite,
  • Thébaine.

 

Alors ...

Peut-on considérer le "Zep Tepi" comme une autre cosmogonie ?

Celui du premier Temps ? 

Une sorte de "T" zéro finalement ?

 

Imaginons alors cette sorte de schéma général …

 

La création ...

 

 schéma général 

Au commencement ...

Y avait-il une entité originelle ?

Incréé ?

Atemporelle ?

Sans limite ?

Ce fut visiblement une nomade indifférenciée !

Une "ternaire" …

Ce "qui ne peut pas être connu" en fait.

Pas d'Ordre,

Pas de lumière,

Pas de vie,

 

Vint ensuite la première unité.

Duelle ...

Une nonade, neutre en quelque sorte. Elle devait probablement correspondre à une pré-création, au Noun-Atoum, vraiment comparable à Shou-Tefnout.

 

Aussi apparu :

  • L’ordre,
  • La lumière,
  • La vie. L'univers ordonné fut alors bien issu du Noun, cet océan chaotique des origines.

 

Nonobstant, Atoum sembla inactif dans ce Noum. Par la suite, il y eu une sorte de singularisation.

 

Nous sommes de fait au premier instant.

Quant Atoum devint Atoum-Kheper.

 

Ce que l'on peut affirmer vis-à-vis de cet état : 

  • C'est qu'il n'y avait rien d'antérieur à cette nonade.
  • Elle ne fut pas non plus issue d'une quelconque transformation puisqu'il n'y avait vraiment rien auparavant.

 

Elle se créa finalement "ex nihilo" …

Il fut un véritable autocréateur. Ce fut la représentation de cette émergence de l'individu-créateur, une nonade devenue consciente d'elle-même !

 

Voici donc le Noun ...  

Ce fut la personnification des eaux primordiales.

Essentiel même car les égyptiens voyaient dans le Nil une subsistance de cet océan primordial.

 

Nouou ...

Nwn ...
Tout commença à partir de lui ...

Il fut en quelque sorte "Le Père des netjerou".

 

Plus qu'un concept de "La divinité", il fut cet océan donnant la vie comme la mort du reste.

 

Sans créateur …

Il devait, de plus s’étendre tout autour du monde.
 

Noun -livredesportes -

Noum ...

Le Tableau final du Livre des Portes. ..

Cosmologique égyptienne bien sûr ...

L'univers ordonné est issu du Noun, l'océan chaotique des origines.

D'après le sarcophage du roi Séthi I.

Conservé au Sir John Soane's Museum de Londres.

Source / Lien

 

Voyez, Noun soutenait visiblement la fameuse barque de Râ.

Elle fut en quelque sorte représentée comme un scarabée, entouré d'Isis et Nephtys  (Hornung, 2007).

 

Quand Noum devint ce destructeur de l'humanité.

 

Ainsi vint ce temps ou ...

Les Hommes ne respectèrent plus le netjer Râ.

De fait, ce dernier rassembla l'ensemble des netjerou(t).

 

C'est à ce moment là que Noun proposa à Râ de jeter son œil afin de détruire l'humanité.

De la sorte, le vénérable organe se présenta.

Mais il prit la forme de la netjeret Sekhmet. Aussi, traversa-t-elle tout le territoire égyptien, tout en y détruisant toutes les formes de vie humaine.
 

Vint ensuite le temps de l'émergence de la fameuse butte primordiale :

 

→ Naquit alors Kemet.

 

Sortie des eaux primordiales, c'est-à-dire du "Noun",  Atoum...

Notons au passage que le Noum ne se trouvait en aucun cas modifié par la présence d’Atoum-Kheper. Vint par la suite le fameux et légendaire panthéon que nous connaissons aujourd'hui.

 

Atoum occupa bien la place du créateur.

Toum ... 

 

Nous le savons donc maintenant ...

Il naquit de Noun, cette personnification de l'océan primordial.

 

atoum-copie-2

 

"C’est moi (qui suis sorti) Noun,

l’unique,

sans égal.

Si (Atoum) m’a transformé,

c’est que, (pour lui) la grande occasion de flotter (en) moi s’est produite !

Je suis celui qui a volé vers le haut,

qui est la forme

et

ce qui encercle la forme qui est en son oeuf.

Je suis celui qui a commencé dans le Noun.

(…)  

Je suis celui qui s’est fait

et

je me suis formé à ma volonté selon mon désir."

  Textes funéraire. Exp 714, lignes 343-344

 

Débuta alors la véritable création …

 

Une singularisation ...

Une différentiation, en quelque sorte s'opéra.

 

Tout parti de ce monde sans forme,

Sans espace,

Sans temps,

Les eaux,

L'abîme,

Le chaos

Noum ... Il fut de fait préexistant, hébergeant en son sein une engeance en phase de latence.

 

Vint alors cette graine

Ce fut la nonade primordiale dite active. Avec, vous l'aurez bien compris, Atoum-Kheper, représentant visiblement le potentiel génétique de la procréation.
 

Il y avait donc en quelque sorte deux pôles.

 

  • Le premier des deux pôles nous l'avons bien vu fut l'indéterminé.

L'existence de la "non existence".

Destructrice,

Diffuse,

Bien ténébreuse finallement cette soit disant existence.

 

  • La première singularité : Atoum-Kheper.

Constructif ...

Un contracté actif en somme ! En résumé, cela "pourrait" bien être l'existence en elle même.
 

Ainsi :

  • Souvenons-nous ...

Nos anciens nommaient ce démiurge qui apparaissait de nulle part, le "Bâ de Noum".

  • Et que dire de ce moment ou Atoum se trouvait avant cette dualité ?

 

Nos anciens semblaient bien le caractériser de cette façon :

 

"Flottant dans toute les parties de Noum"    

 

"Atoum se satisfaisait" de lui même...

 

Atoum fut en fait androgyne.

Mâle,

Femelle,

Autogène finalement... Alors, il n’avait aucun besoin de conjoint pour procréer. Il se satisfaisait de lui-même, et ce en se masturbant...

 

Ce fut bien lui la première fois.

Le premier temps ...

Le Zep tepi de nos anciens...


→ Cependant il lui arrivait à Toum, (i)tm(w), de cracher ! Cette expectoration fut même comparée à une éjaculation ! Naquit ainsi Shou, Sw.

Souvenez-vous ...

Le souffle essentiel de Shou fut bien le premier soupir de la création ! Il fut ce principe de lui-même et du seigneur des quatre vents,...

 

→ Quant à Tefnout, Tfn(w)t ?  

Elle fut issue visiblement de vomit.

 

Nous sommes en quelque sorte au sein du monde inférieur féminin, souvenez-vous de ses bras pour soutenir Geb, la terre.

Elle fut, de plus, bien associée à l’eau,

A la rosée du matin,

A l’humidité,

A l’ordre...

 

creation.gif

Source / Lien

 

Un exemple d'humeurs des netjerou ...

 

  Horus qui pleure

Voici donc les larmes d'Horus !

 Horus pleure ...

Et en tombant, elles se transformèrent en oliban.

 

Les larmes d'Horus ...

Antyou ...

Les larmes du Soudan ...

 

oliban - antyou - encens


Un jour Râ ...

Bien las ...

Cracha, puis vomis. Ce fut ainsi que naquit le bitume si précieux pour l'embaumement.

 

Alors, je ne vous vouhaite que du plaisir, dans cette création.

Khepri ...

Atoum ... 

Hieroglyphe du groupe y symbolisant le scribe

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

  • Sources ...

 

Leonard, R. Cedric Mythes et traditions des terres antiques.

 

Histoire de l'Egypte, par Gaston MASPERO, France, XIX° siècle.

 

Textes funéraire. Exp 714, lignes 343-344

 

Christiane Zivie-Coche "Religion de l'Égypte ancienne - Les cosmogonies : le Noun

 

« Ce que nous faisons dans la vie, résonne dans l'Eternité »

 

"Ce que nous faisons dans la vie,

résonne dans l'Eternité" 

Vie, Santé, Force !

 

  Ob 4edf73 fils de ra seigneur des deux terres 1