Ramsès III fut le dernier grand souverain du Nouvel Empire. Mais comment finit-il sa vie ? En Égypte ancienne.
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Pinceau en fibre de palme. 1 390 à 1 352 B.C.E, Thèbes. 18e dynastie, Amenhotep III.
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Je connais les secrets des hiéroglyphes ...
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Mitri a vécu pendant la cinquième dynastie et a servi son pharaon.
Peut-être Unas, vers 2400 B.C.E. Il a construit une grande tombe à l'angle sud-est de l'enceinte de la pyramide échelonnée, près de la chaussée du roi Unas.
Le sculpteur a entouré les yeux de cuivre et a utilisé de beaux cristaux de roche pour donner à Mitri un regard calme de gris profond. Les cristaux gris sont souvent bleus sur les photos. C'est un effet frappant §
Tableau d'écriture d'un apprenti scribe.
Première période intermédiaire Dynastie 11 ou avant, environ 2 030 B.C.E. Il ressort clairement des hiéroglyphes maladroitement formés et de leur espacement inégal que c'est l'œuvre d'un apprenti scribe qui pratiquait son écriture.
Le tableau d'écriture pourrait être utilisé encore et encore en grattant ou en essuyant l'encre et en ajoutant une nouvelle couche de blanc. Un autre tableau d'écriture de la collection montre les corrections faites à l'encre. Le Met New York.
Marie-Thé Perardelle.
Vallée des Nobles, TT69, tohypogée de Menna, "Scribe des champs du Seigneur du Double-Pays"
Les scribes contrôlent tout !
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
L’ensemble représente le hiéroglyphe du mot « scribe »
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant la palette du scribe (et par extension, celui-ci).
Montrer du respect ... t(w)r,
'tour',
"montrer du respect" ...
En Égypte ancienne, il était indispensable de montrer du respect envers le roi et les dieux d'abord, mais aussi envers ses supérieurs, ses parents ... Les Égyptiens adoraient hiérarchiser !
La première phrase entière découverte dans l’un des plus anciens alphabets connus parle de poux ! «Que cette défense éradique les poux des cheveux et de la barbe»: l’inscription en cananéen, qui figure sur un peigne découvert en Israël en 2016, remonte à plus de 3700 ans
Remarquons qu'il ne faut pas confondre Amonherkhépeshef avec un autre homonyme, Jmn ḥr ḫpš.f qui fut quant à lui comme vous savezle fils aîné du légendaire Ramsès II et de la belle Néfertari.
Aussi ...
Souvenez-vous ...
Amon-(Ḥer)-Khepchef fut bien le fils d'Isis-Ta-Hemdjeret / Iset Ta Habasillat / Ast tA hm Djrt / QV51, de 1849 à 1859, nous sommes bien dans la vallée des reines. Hypogée qui fut du reste découvert par Schiaparelli lui-même et ce, en 1904. Notons que QV55 est l'une des plus belles dernières demeures relatives aux princes de cette Vallée des Reines.
D'ailleurs ...
A l'origine ...
Il était destiné à un autre des fils de Ramsès III.
Vous aurez alors remarqué que la couleur turquoise fut beaucoup utilisée au sein de cette dernière demeure ! Aussi, si nous nous replaçons dans le contexte historique, les artisans auraient disposé d’une palette pauvre en nuances ! Comportant cependant presque toutes les couleurs comme le rouge, le jaune, le vert, le marron, le noir et le blanc. Seul manquait le bleu ! Car il n’existe que très peu de minéraux de cette couleur ! De plus, bien rarissimes, sont ceux qui une fois réduits en poudre conservaient un certain pouvoir colorant ! Le broyage du lapis-lazuli par exemple, une roche d’un beau bleu profond, ne fournissait malheureusement qu’une poudre bleu-gris pâle, pratiquement inutilisable comme pigment paradoxalement au fait qu'il fut possible quand même d'en extraire un minéral bleu, la lazurite. De cette poudre ils obtinrent visiblement un pigment utilisable. Néanmoins, elle ne fut mise au point que vers le 2e siècle avant notre ère, et ce au Turkménistan n'atteignant finalement l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle.
Les artisans du bassin méditerranéen ont pourtant utilisé un pigment bleu bien avant ces époques ! (?) En fait, Il s’agissait du fameux "bleu égyptien", nom donné en 1830 par Jean-François Léonor Mérimée, le père de l’écrivain Prosper Mérimée lui-même et ce au sein d'un traité sur la peinture à l’huile.
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand, comment et où ce premier pigment synthétique va-t-il commencé à être fabriqué ?
Où son emploi s’est-il diffusé ? Cela pourrait bien faire l'objet d'un véritable et passionnant article...
Aussi, il semble que demeurait trois teintes principales, trois symbolismes bien différents :
Le bleu clair ...
Il évoquait l'air, le ciel. Amon, netjer du vent à l'origine, était parfois coloré en bleu.
Le bleu sombre, provenant du lapis-lazuli / hsbd ...
Il rappelle la nuit, le monde d'en bas. La cavalerie divine est faite de cette pierre. Ce bleu symbolisait quant à lui la voûte céleste de la nuit mais également des abysses. La poudre de Lapis-lazuli donne un bleu profond, mais étant donné son prix de revient, souvenez-vous, il devait venir d'Afghanistan, on le réservait aux bijoux de luxe. Les Égyptiens lui ont donc certainement préféré un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agissait bien probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte au moins à la 4e dynastie...
Elle fut consacrée à l'univers aquatique, celui du Nil bien évidemment, une représentation suprême de la vie, de la maternité, ... D'ailleurs, rappelez-vous de la grande netjeret Hathor, la "Dame de la turquoise", ainsi à Sérabit el-Khadim, ne fut-elle pas cette protectrice des régions désertiques ?
Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
Le cartouche "User‑Maât‑Rê Méry‑Amon" fonctionne comme une formule politique et religieuse, il affirme la légitimité solaire du souverain (fils de Râ), sa mission de restaurer Maât (justice/ordre) et sa protection par Amon, autant d’éléments destinés à rendre le pharaon "divin" et bien évidemment éternel, ici mis en scène sous l’image de l’enfant pour insister sur la renaissance du pouvoir !
Le cartouche n’est donc pas un simple label, c’est une formule théologique et politique qui transforme le pharaon en agent de l’ordre cosmique. Dans la figure de l’enfant, Ramsès III est présenté comme à la fois renouvelé et garanti par Râ et Amon, ce qui vise à rassurer sujets et les divinités sur la stabilité du trône !
Hector Horeau, architecte et dessinateur français, voyage en Égypte entre 1837 et 1839. Il publie en 1841 sa suite Panorama d’Égypte et de Nubia, composée de lithographies représentant les sites majeurs de la Vallée des Rois.
L’entrée de la tombe de Ramsès III figure parmi ces planches, exposées au Salon de 1841.
Deux colonnes à chapiteaux hathoriques flanquent l’entrée, ornées de têtes de vache symbolisant la déesse Hathor.
Au-dessus du linteau se détache le disque solaire, encadré par les ailes stylisées et les figures protectrices d’Isis et de Nephthys.
Trois registres hiéroglyphiques reprennent la titulature royale de Ramsès III sur les montants de la porte.
Le rendu met en valeur l’état de surface de la roche, les craquelures et les traces d’érosion, témoignant de la fidélité documentaire de Horeau.
Cette lithographie est l’un des premiers enregistrements graphiques occidentaux de la tombe KV 11 avant l’avènement de la photographie.
Les détails architecturaux et iconographiques conservés par Horeau informent sur les restaurations ultérieures et l’évolution de la conservation des tombeaux royaux.
Elle illustre la fascination européenne du 19ᵉ siècle pour l’égyptomanie et sert de référence pour les historiens de l’orientalisme.
La gravure est conservée dans plusieurs collections muséales et bibliothèques, où elle constitue un témoignage précieux de l’état du site au milieu du 19ᵉ siècle. Les chercheurs s’appuient encore sur ce document pour reconstituer la polychromie perdue et confirmer l’authenticité des décorations subsistantes.
Ref :
1. Hector Horeau, Panorama d’Égypte et de Nubia, Paris, 1841 (d’après Wikipédia),
2. Notice éditoriale Getty Images pour “Ancient Thebes, Valley of the Kings: entrance to the tomb of Ramses III” par Hector Horeau.
L’égyptologue français Jean-François Champollion arrive à Turin, le samedi 5 juin 1824.
Cela fait deux ans qu’il est parvenu à résoudre le mystère des hiéroglyphes. Une nouvelle énigme l’attend dans la capitale Sarde.
Cet homme d’une trentaine d’années, de taille modeste, avec ses favoris et son nez aquilin, est invité à Turin pour déchiffrer les nombreux documents qui se trouvent dans les collections d’égyptologie de Turin.
Avec cette découverte, c’est tout un pan de l’histoire de l’humanité qui est en train de s’éclaircir.
Quelques jours après son arrivée en Italie, Champollion écrit à son frère :
"Mes premiers pas dans Turin sont d’un très bon augure.
En sortant de mon hôtel,
j’entrai dans une belle cour ornée de colonnes et de portiques
sous lesquels je trouvai une foule de monuments antiques romains
et
au milieu d’eux,
une magnifique statue de granit rose.
8 pieds de haut représentant,
d’après l’inscription gravée sur son tablier, le roi Ramsès le Grand".
Champollion découvre un papyrus de 6 mètres de long …
A Turin sont rassemblées les collections de l’ancien consul de France en Egypte : pendant des décennies, il avait regroupé toutes sortes de documents, qui constituent une véritable mine d’or pour celui qui fait figure de premier égyptologue !
Parmi les nombreux papyrus …
Il y en a un qui se distingue par sa taille : 6 mètres de long !
Cela passionne immédiatement Champollion qui tente de déchiffrer tous les hiéroglyphes inscrits sur le papier.
Il semblerait que le message soit aussi inhabituel que l’est la dimension du support.
En réalité …
Le papyrus est le compte-rendu d’un procès qui a eu lieu plus de 11 siècles B.C.E.
La justice égyptienne se penchait alors sur le cas d’une vingtaine d’individus qui avaient tenté d’assassiner un homme, et pas n’importe lequel : il s’agissait du pharaon Ramsès III.
On peut l’imaginer …
Les peines du jugement sont sévères et comportent plusieurs condamnations à mort.
Mais il y a un problème !
Le papyrus n’évoque pas le sort qu’a connu Ramsès III.
On ignore en vérité si la tentative d’assassinat a été ou non un succès. Voilà une énigme vieille de 30 siècles …
Séthi II (1199 - 1194 / 93),
Siptah et Taousert (1194/93 - 1186/85),
Kemet au temps des Ramessides, 20e dynastie !
Sethnakht (1 186- 1 183 / 82),
Ramsès III (1 183/82 - 1 152 / 51),
Ramsès IV (1 152 / 51 - 1 145 / 44),
Ramsès V (1 145 / 44 - 1 142 / 40),
Ramsès VI (1 142 / 40 - 1 134),
Ramsès VII (1 134 - 1 126 ),
Ramsès VIII (1 126 - 1 125),
Ramsès IX (1 125 - 1 107),
Ramsès X (1 107 - 1103),
Ramsès XI (1 103 - 1070 / 69).
Ramsès III vit ainsi le jour sous le grand monarque Ramsès II et eu 2 à 3 ans lorsque ce dernier décéda ! Il semble avoir été issu d'une famille de militaires très "haut placée".
CQuant au père de Ramsès III lui-même, nous ne savons pratiquement rien. Probablement venait-il d'une branche collatérale de la famille même de Ramsès II (?)
Sethnakht prit donc le pouvoir après le règne de la reine-pharaon Taousert, suite probablement à une période importante de troubles.Il fonda ainsi une nouvelle dynastie, la 20e comme vous savez.
Aussi ...
Sethnakht mourut au bout d’environ 3 années de règne et fut inhumé dans l'hypogée KV14 : c'est en fait un hypogée commun, utilisé à l'origine comme sépulture pour Taousert puis réutilisé et agrandi pour Sethnakht lui-même.
Dont la Grande ÉpouseRoyale semble avoir été Tiy-Merenesse.
Nom de couronnement : Ousertmaâtrê-Meryamon ("Puissantes sont la Vérité et la Justice de Râ. L'aimé d'Amon")
Nom de naissance : Ramses-Héqaiounou ("Ramsès, le Prince de Iounou (Heliopolis)")
Entouré des deux cobras couronnés des deux couronnes de la Haute et Basse-Égypte dont la queue traverse le signe chen de la vie.
Voici bien un autre symbole, celui indiquait l’union des deux terres par Ramsès.
Ramsès III a déjà une trentaine d’année lorsqu'il monta sur le trône et déjà l’époux de celle qui deviendra sa Première Grande Épouse royale Iset-ta-Hemdjéret.
Ta-Habassèlèt ...
Ta-Habadjilat fut bien un patronyme d’origine syrienne. Et il avait également plusieurs enfants, dont le futur Ramsès IV.
Nonobstant ...
Voici un élément qui pourrait fort bien être d'importance pour notre thématique, en tout cas concernant sa compréhension, celui des évènements qui vont suivre ! Ainsi, son fils cadet, le futur Ramsès IV, n'avait jamais porté le titre de "Fils ainé du roi"signifiant "Successeur potentiel". Hors, il fut quand même choisi du vivant de son père et ce comme héritier du trône d'Horus.
Ses frères ...
Issus d’autres épouses ...
Ils furent cependant porteurs du titre mais paradoxalement seront quant à eux écartés ! Ramsès IIIfut donc le deuxième pharaon de la 20e dynastie et il serait rester sur le trône pendant environ 30 années.
Selon le papyrus Harris, il aurait été sur le trône 31 ans et 41 jours.
A noter, le règne de Ramsès III coïncida avec de grands "remous" au sein du monde méditerranéen comme :
La guerre de Troie ...
La chute Mycènes ...
...
Il fut donc confronté à beaucoup de difficultés comme :
La corruption,
Le conflit avec "les peuples de la mer". Son temple de Médinet Habou relate d'ailleurs parfaitement cela. Les Pelests (Philistins), les Tjeker (Sans doute les Teucri de la Troade), les Shekelesh (Sans doute les sikélès de sicile), les Wesheh (Origine inconnue), les Denyen ou Dardani (Sans doute les danaoi de l'illiade), les Libyens : les Libous et les Mechouech,
…
Sans omettre, les grèves de l'an 29 de son règne : la première du reste de l’Histoire. Ceux des fameux artisans de Deir el-Médineh et ce à la fin de son règne, dénotant un royaume à l’"agonie.
Une remarque de détail m’a frappé concernant la bataille du roi Ramsès III contre les Peuples de mer.
La bataille est représentée sur le mur nord extérieur du temple.
Dans la scène finale, après la victoire, on voit les soldats du roi et ses fils compter les butins de guerre et recenser les prisonniers à travers les mains coupées.
Mais un élément mérite une attention particulière : sur le côté gauche, une rangée de scribes tient des rouleaux de papyrus pour enregistrer les nombres, sans qu’il soit fait mention de mains tranchées.
Ce qui se passe ici, c’est l’application de peinture sur les épaules des prisonniers des Peuples de la mer, qu’ils soient Peleset ou d’une autre tribu. Il s’agit peut‑être d’un marquage ou d’une numérotation afin de pouvoir les recenser avec précision, ou bien d’un ordre du roi d’accorder le pardon à ce groupe pour ensuite les intégrer comme avant‑garde dans les rangs de l’armée égyptienne lors de ses futures campagnes. Une scène tout à fait remarquable.
Cependant, et en parallèle, il ne dérogea pas à la règle des pharaons constructeurs.
Son temple funéraire de Médinet Habou ...
Son temple des millions d'années toujours en ce lieu qui ne fut d’ailleurs terminé qu’après la fin de son règne. Selon une certaine légende ce serait le lieu d’inhumation des membres de la cosmogonie Hermopolitaine,
Le corps de Ramsès III fut bien longtemps non identifié. Il fut découvert en cette fin de 19e siècle, dans une cachette. La momie du pharaon a été trouvée dans la Vallée des Rois en 1737 par Richard Pococke.
Nonobstant ...
Les premières fouilles seront faites par Giovanni Battista Belzoni en 1816 et 1819.
La momie portait un détail notable :
Une sorte d’écharpe,
Un bandage autour du cou : ce qui du reste empêcha son examen complet.
Il semble y avoir eu de bien fortes tribulations quant à une certaine ré-inhumation de JE.61.083, la momie de Ramsès III.
Ainsi ...
Elle fut replacée dans un nouveau cercueil dénommé JE.61.021.
Celui-ci fut en cartonnage.
Sans aucune inscription ...
De plus, il ne fut pas réalisé pour lui à l'origine finalement. Ce cercueil fut en vérité retrouvé dans un autre gigantesque sarcophage avec son propriétaire d'origine, celui-ci.
Celui de la momie d'une reine, Ahmès-Néfertari ou JE.61.003.
"Il provient de la cachette de Deir el-Bahari.
Il ne peut entrer dans la cuve (JE.61.040-41) au nom de Ramsès III
qui a été retrouvée dans la tombe d’Amenhotep II
et
qui était occupée par la momie d’Amenhotep III,
alors que sur le couvercle sont inscrits les cartouches de Séthi II"
Publication du lundi 17 décembre 2012 par le British Medical Journal.
Voici donc une blessure nouvellement découverte et démontrant que Ramsès III aurait eu la gorge tranchée.
Il en serait évidemment mort.
Et grâce aux évolutions technologiques aux moins deux momies furent étudiées ainsi :
Ramsès III et ce par Monsieur Albert Zink, paléopathologue et anthropologue : ce fut d'ailleurs le même scientifique qui étudia Ötzi vous savez, "l'homme des glaces" découvert en 1991 dans les Alpes à la frontière italo-autrichienne.
Une momie inconnue dénommée "E".
Un candidat potentiel cependant, selon l'analyse ADN, cette momie serait celle d'un fils de Ramsès III,Pentawere (?). Une momie retrouvée dans la même cachette que celle de Ramsès III. Il semble que ce fut celle d'un homme de 18 à 20 ans. Ce qui présentement nous interpelle c’est qu’elle fut enveloppée non pas dans des bandelettes mais au moyen de peaux de chèvre. Une matière "rituellement impure" …
Une punition bien certainement … ( ?)
Un fils rebelle …
Contraint au suicide ? Lui interdisant de fait une vie après la mort, la suprême humiliation ...
Ce scientifique utilisa donc à cet effet une technique d'imagerie médicale en 3D, très poussée, c'est-à-dire la tomographie assistée par ordinateur : un tomodensimètre / TDM / un scanner, labase étant bien les rayons X. Un fort rayonnement aurait même été nécessaire et ce si nous comparons l'intensité employée à celui d'un corps humain et ce bien vivant celui-ci.
C'est bien afin que vous puissiez vous rendre compte :
Juste en-dessous du larynx …
Tous les tissus de la face antérieure du cou …
La trachée …
L’œsophage …
A cela rajoutons certainement tous les gros vaisseaux sanguins ceux passant dans la région. Tout cela fut probablement causé par une lame tranchante ?Et si cela s'avérait exacte, la mort aurait été immédiate. Les chercheurs auraient de fait bien rapidement exclus le fait des embaumeurs, car ils ne semblaient pas inciser dans cette région.
Alors ...
Il y a de fortes probabilités que cela ne soit pas une blessure post-mortem.
"… à l'aide d'un couteau tranchant
ou
d'une lame similaire…"
"L'étendue et la profondeur de la plaie
indiquent qu'elle a provoqué
la mort immédiate de Ramsès III"
Selon l'étude, publiée mardi 18/12/2012 par le British Medical Journal.
Une amulette magique de 15 mm de diamètre dans la lésion, probablement introduite par les embaumeurs, fut en pierre : "l'Œil d'Horus" …
"La gorge tranchée
et
l'amulette prouvent clairement que le pharaon a bien été assassiné"
Albert Zink
Amulette magique :
Une métaphore du pouvoir royal ...
La protection ...
La bonne santé ...
... En tout état de cause, nos anciens prêtaient à cet objet des pouvoirs de guérisons. Expliquant bien certainement sa présence à cet endroit. Cela dénote seulement une volonté de "soigner" la blessure pour la seconde vie du pharaon. Nonobstant, ce qui me surprend, c'est qu'en 1960, lors de la première analyse, aucune mention ne semble y avoir été mentionnée. Pourquoi cela ?
"L'amulette a été placé dans la plaie après sa mort,
pour lui permettre de récupérer totalement dans l'au-delà."
Albert Zink
Le cou était couvert par un collier épais de lin, afin probablement de "cacher" la blessure fatale. Tout du moins, voulurent-ils rendre la momie la plus naturelle possible.
"La gorge tranchée
et
l'amulette prouvent clairement que le pharaon a bien été assassiné"
La "conspiration du harem" cependant de quoi parlons-nous exactement ? Des complots proches de pharaon ... ?
Conspiration qui avait probablement comme objectif de tuer :
Ramsès III ?
Le prince héritier et futur Ramsès IV ?
Les deux ?
...
Attestée par divers documents comme :
Le "Papyrus judiciaire" de Turin ..., certainement le plus connu !
Lee,
Rollin,
Varzy,
Et les "textes Rifaud",
... Ainsi en l’an 30, il y eu effectivement des célébrations quant au jubilé royal et ce, à Thèbes. Un complot semble y avoir été mené contre le pharaon Ramsès III lui-même : cela est connu de nos jours sous le nom de "conspiration du harem" ...
"Ce complot
d’après les papyrus avait pour instigatrice une Grande Épouse Royale
et
non une concubine comme certains l’ont dit.
Son nom est Tiyi, et son fils, Pentaouret,
semblait avoir été lésé dans la succession royale.
La reine Tiyi, son fils et plusieurs personnalités du royaume seraient associés à ce complot.
Pourtant,
d’après les textes,
Ramsès III n’aurait pas succombé suite à cet attentat,
ce que semble réfuter aujourd’hui l’analyse de sa momie"
Le professeur Christian Leblanc...
Aussi, en ce qui concerne M. Leblanc ...
Ce complot aurait eu lieu deux années avant la mort même de Ramsès III, et ce bien au cours de la célébration du jubilé.
Selon lui ...
Le complot en l'année 32 au lieu de l'année 30 est peu probable.
"Nous avons la date de sa mort :
l’an 32,
le jour 14 du 3e mois de shemou(été),
et
nous savons que celle-ci fut annoncée aux artisans de Deir el-Medineh,
en même temps que l’avènement de son successeur Ramsès IV.
Il faudrait donc envisager que le complot se soit déroulé un peu plus tard que l’an 30,
à savoir en l’an 32"
?
Selon le papyrus de Turin, il y eu pas moins de quatre tentatives de coup d'état.
Il relaterait donc une tentative de coup d’état orchestrée par la reine et Épouse RoyaleTiyi, sa troisième femme.
Nous pouvons donc subodorer que cette reine désirait que son propre fils dénommé Pentaour (le 2e sur ses 5 enfants !) puisse un jour monter sur le trône de Kemet.
Mais voilà ...
Ce fils prodigue, s'il le fut véritablement ainsi, n'était pas l'héritier légitime ! Le successeur désigné fut aussi nommé Ramsès comme vous savez du reste ! Et, il était bien l'un des fils que Ramsès III avait eu cependant avec la Grande Épouse Royale, Iset Ta Habasillat.
Membre du harem royal ...
Tiyi devait probablement avoir une liberté de mouvements quelque peu limitée (?) Nonobstant, elle serait visiblement parvenue à créer des liens avec l’entourage du harem.
… Alors afin d’arriver à ses fins, il semblerait donc qu'elle souhaita intenter à la vie même de pharaon : turbulence qui était somme toute relativement courantes à la cour de pharaon.
"... le plan était aussi simple que diabolique :
les criminels avaient décidé d'agir lors de la célébration de la Fête de la Vallée à Medinet Habou en utilisant, entre autres procédés, l'envoûtement à l'aide de figurines magiques.
Ils échouèrent
et
se retrouvèrent devant un tribunal composé de douze hauts fonctionnaires civils et militaires.
La majeure partie des conspirateurs (dix-sept)fut exécutée.
Sept furent autorisés à se suicider. Parmi eux, Pentaouret."
Nicolas Grimal dans son Histoire de l’Égypte ancienne (Fayard).
Certains documents nous mentionnent que cette tentative avait été déjouée et ceci en 1 156 B.C.E.
Ainsi ...
Les textes du "papyrus judiciaire" énoncent le fait que le tribunal avait reçu des instructions directes de pharaon lui-même. Ceci impliquant bien évidemment le fait que le complot fut déjoué, que le souverain avait bien survécu à l'attaque initiale ... De fait, sa blessure fatale à la gorge ne pouvait pas provenir pas de cet acte-là.
Une trentaine de coupables en auraient subi les conséquences ...
Les preuves que nous possédons nous démontrent bien :
→ Qu’il y eu une tentative de complot envers Ramsès III,
→ Qu’il y eu des représailles envers 30 dignitaires sur les ordres même de Ramsès III.
17 personnes condamnées à mort.
7 autres très proches du pouvoir furent autorisées à se suicider.
...
→ Qu’il aurait été finalement assassiné.
Les incertitudes que nous avons à ce jour :
Avait-il réellement 65 ans lors de la tentative du harem ?
Le sort de Ramsès III à l’issu de ce coup d’état quelque peu manqué ? Avait-t-il été finalement tué par les "sbires"de Tiyi, de Pentaour, d'un des frères de ce dernier, ... ?
Donc assassiné par qui ? Et comment (Même si nous en devinons la finalité ° ? Et surtout, quand précisément ?
Les administrateurs du harem semblent y tenir une bonne place, comme Panik (?), le directeur de la chambre du roi du harem d’accompagnement, son subordonné Pendouaou. Eh bien d’autres personnes liées à celles qui avaient complotées. Six "femmes des hommes de la porte du harem" i.e. les épouses des gardes.
Nonobstant, ne vous éprenez pas, ce fut bien au niveau du harem que cette conspiration débuta ! Même, si elle sembla bien dépasser cette simple intrigue de palais.
Les chercheurs auraient ainsi découverts des textes relatifs à Ramsès III. Ils devaient inhiber les éventuels dispositifs de protections dont pouvait et devait d'ailleurs bien bénéficier pharaon.
Les chefs étrangers furent bien souvent mis à mort ! Rappelez-vous d'Amenhotep II. Il créa même un nouveau hiéroglyphe. Et ceci afin de décrire ce que fut le"supplice du pal".
Et pour les soldats ! Des petites pyramides, sanglantes, avec leurs phallus ainsi que leurs mains coupées : comptabilisées ...
Les bastonnades...
La relégation au fin fond d'une oasis lointaine ...
Les galeries étouffantes des mines d'or de Nubie ...
L'ablation du nez ...
L'ablation des oreilles ...
On crevait aussi les yeux ...
Brûlés vifs ...
...
Le suicide pour les coupables de très haut rang. Car on supputait qu'une victime d'un meurtre était susceptible de se venger depuis l'au-delà... Cette contrainte, celle du suicide, se devait probablement d'écarter cette menace.
Comme d'aucuns l'expriment si parfaitement, réfutons tout angélisme, restons prudent quant à d'éventuelles certitudes.
Nous ne pouvons pas écarter véritablement l'éventualité que cette "entaille" puisse provenir des embaumeurs eux-mêmes. Tout simplement, parce qu'à aucun moment me semble-t-il, il n'est précisé si cette "blessure fatale" fut ante ou post mortem ! Et cela, c'est quand même intrigant selon moi ! D'autant, qu'il est plus "aisé" maintenant d'étudier le domaine cellulaire, de déterminer ...
Du sang fut-il visible ?
Des traces d'outils (A travers la présence de certains minéraux, métaux,..., et ce au sein de la plaie.) sont-ils détectables ?
Il serait aussi utile de savoir si d'autres momies auraient pu être découvertes, pouvant avoir subies une telle "maladresse potentielle". Cela serait tout de même surprenant qu'ils aient été aussi maladroit, surtout quand on pense au degré de qualité de cette momification obtenue et ce, dès la 18e dynastie, l'apogée en quelque sorte de la momification.
Paradoxalement ...
Il faut se souvenir de cette amulette, destinée à la guérison. Sa seule présence tendrait tout de même vers un assassinat.
...
Il nous faudra donc suivre cela de plus près encore avant de pouvoir, éventuellement, conclure avec une certitude probante.
Fils de Ramsès III, avec son père et Anubis au sein de son hypogée.
La "langue de bois", embuée par un brouillard du "politiquement correct " et ce quant aux documents visibles à ce jour de la conspiration du Harem :
Le "Papyrus judiciaire" de Turin..., certainement le plus connu.
Lee,
Rollin,
Varzy,
Et les "textes Rifaud",
...
Certains comploteurs avaient leurs noms déformés, car desfaits précis ont été décrits et ce avec des expressions bien trop vagues.
De "grandes abominations" ...
"Des exactions qu'il avait faites" ... Et ce, sans plus de précisions quant à la nature et les personnages considérés.
Aussi, il nous faut avoir à l'esprit que ce qui de nos jours peut paraître important, pouvait être en ses temps lointains, comme trop odieux pour être écrit et ce dans le cadre de l'éternité.
Ce qui pourrait probablement expliquer l'obscurité des textes qui ne furent visiblement pas de véritable procès-verbaux, mais plutôt de courtes notations. Tout cela probablement afin d'éviter un "déballage" bien trop embarrassant à cette époque.
"On le fit comparaitre devant les magistrats de la place d’interrogatoire.
Elle fut retrouvée dans la même cachette que Ramsès III. Les scientifiques ont d'ailleurs en même temps étudié cette bien étrange momie. Ce fils rebelle qui se vit interdire la vie dans l’au-delà, tout en étant condamné à rester auprès de son père pour les millénaires à venir. Ramsès III et Pentaour, le père et le fils rebelle dans la même dernière demeure !
Quant à ce prince, de bien nombreuses spéculations (Ce qui pourrait expliquer du reste sa dénomination de momie "E" ) demeurent quant à sa mort :
Du poison,
L'enterrement vivant,
...
Quant au nom même de Pentaouret, bien souvent mentionné :
"... dans un sens infamant au moment du procès.
On se demande si sous ce nom ne cache pas celui de Sethherkhepshef,
fils aîné du roi,
dont la tombe se trouve également dans la Vallée des Reines ?"
Voilà ce que se demanda à une certaine époque le professeur Leblanc.
D'ailleurs :
L'hypogée de Sethherkhepshef n'a jamais été terminé et sa momie n'y était pas.
Sethherkhepshef, fils de Tiyi ?
Amonherkhépeshef ?
Premier fils d'Iset, la Première Épouse Royale et de fait, il aurait dû régner à la place de Ramsès IV (Montée sur le trône du futur Ramsès IV, alors âgé de 45 ans) qui ne fut, comme vous savez, que le deuxième fils. Cela laisse bien des doutes.
Et, les analyses ADN pratiquées sur le chromosome Y (Et donc celui transmis par le père.), démontreraient que cette momie "E" fut bien celle d’un des fils de Ramsès III.
Le thorax semblait gonflé par la présence de gaz et il semblait de plus comprimé.
Il y avait aussi des sortes de plis cutanés autour du cou. (?)
...
Une momification qui fut bien peu habituelle car le cerveau, comme les autres organes d'ailleurs, sont toujours en place et ce d’après les scans. Et, aucune trace d’embaumement visiblement. La momie fut de plus recouverte par un "élément rituellement impur" à savoir une peau de chèvre. Il n'était donc pas enveloppé dans des bandelettes à la manière d'une momie traditionnelle. Signe évident qu'il subit une sorte de sanction, et ce sous la forme d'une procédure de sépulture non-royale.
"Ce qui a attiré notre attention
est le fait que le corps ait été plutôt gonflé.
En outre, il y avait un pli de peau étrange sur son cou.
Cela pourrait être le résultat d’un suicide par pendaison"
Albert Zink.
→ Zone d’écrasement.
On subodore dès lors une mort particulièrement violente.
Ce fils rebelle qui aurait probablement été contraint au suicide (?)
Pharaon lui aurait de plus interdit une vie après la mort.
La punition suprême !
Nonobstant ...
Pour être bien certain que cette momie puisse être celle de ce jeune homme rebelle vis-à-vis de son père, il aurait fallu pouvoir comparer également son ADN avec celui de sa mère, la reine Tiyi.
Mais voilà ...
Le problème majeur rencontré ici, est que nous n’avons jamais trouvé sa momie. De plus, il faut bien admettre que nous ne connaissons aucun texte relatant cela, à ma connaissance. Alors, gardons-nous de toute certitude, cela doit demeurer pour le moment dans le domaine non pas théorique mais bien hypothétique.
Le prince Pentaour n'a pas été identifié de manière définitive. Même si l'on a de grandes certitudes quant au père à savoir Ramsès III, ce dernier eu, me semble-t-il en tout cas, pas moins de 10 enfants, avec trois reines : alors moult possibilités ... Dans le British Medical Journal, nous pouvions lire, que le cadavre du fils de Ramsès III avait subi un tel traitement qu'il devait bien prouver qu’il avait pris une part importante à la conspiration du Harem peut-être en assassinant son père et qu’il avait été contraint au suicide afin d’éviter de pires châtiments.
Peut-être que le débat sur la question n'est pas encore véritablement achevé ? Cette étude tend quand même à confirmer l’assassinat du pharaon Ramsès III.
Mais cela ne permit pas visiblement à Pentaour pour monter sur le trône d'Horus.
Alors qui assassina véritablement pharaon ?
Nous connaissons au moins quatre tribunaux relatifs à une / des tentative(s) d'assassinat envers pharaon. Visiblement, il fut l'objet de plusieurs éclats de ce genre.
Combien en vérité ?
Ce dont il paraît presque certain, c'est que le dernier lui fut fatal.
L'entrée du temple mortuaire, funéraire de Ramsès III, à Medinet Abou.
The World factbook.
Le sarcophage de Ramsès III.
Conservé au musée du Louvre à Paris.
Il a été extrait du tombeau KV11 de la Vallée des Rois.
Suite à une nouvelle étude ...
Radiologique ... Pharaon aurait été assailli par de bien nombreux assaillants.
Fut-ce une attaque simultanée ? Nous pouvons que le supposer au moment de l'écriture de cet article.
Avec différentes armes ...
Une hache visiblement venant devant lui ...
Ou peut-être une épée, qui sait véritablement ?
Cela lui aurait en tout cas sectionné un orteil. Aussi, une sorte de cosmétique post-mortel lui fut appliquée à travers une sorte de prothèse en lieu et place de cet orteil : intégrité du corps oblige.
Un couteau, une dague par derrière lui infligeant la fatale blessure.
Les embaumeurs ont là également joué d'inventivité au moyen de bandelettes de lin, de résines ...
Stéphanie Shesmetet : sic "Une conspiration au sein du harem de Ramsès III est révélée, de nombreux membres de son entourage dont des hauts dignitaires et membres de la cour y sont mêlés. Des condamnations à mort et des peines d'exil sont prononcées. Le mystère plane sur la mort de Ramsès III dont la disparition semble en effet se situer précisément au moment de ce procès."
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.
Science & Avenir Hors Série n°157, Janvier / Février 2009, en page 46.
Affaires et scandales sous les Ramsès, Pascal Vernus, Editions Pygmalion, 2009.
Bernadette Arnaud.
Ramses III : histoire d'un règne de Pierre Grandet aux Editions Pygamalion / Gerard Watelet. Paru en 1993 . ISBN 2.85704.408.9
Barre, J.Y., Un complot contre Ramsès III, d'après le papyrus n°1875 de Turin, les papyrus Lee I et II, et le papyrus Rollin, Centre culturel de l'Ordre de la Rose-Croix, AMORC, Paris, 1989.
"L’égyptologue français Jean-François Champollion arrive à Turin, le samedi 5 juin 1824. Cela fait deux ans qu’il est parvenu à résoudre le mystère des hiéroglyphes. Une nouvelle énigme l’attend dans la capitale Sarde."
Mud brick enclosure walls from the outside (north wall) of Habu.
Il était bien le deuxième roi de la 20e dynastie !
Il est considéré comme le dernier grand monarque du Nouveau Royaume à exercer une autorité substantielle sur l'Égypte.
Il a défendu son pays contre l'invasion étrangère dans trois grandes guerres, assurant ainsi la tranquillité pendant une grande partie de son règne. Toutefois, dans ses dernières années, il a été confronté à des troubles internes et il a finalement été tué dans une tentative de coup d'État.
Roch Hachana et Ras el’saana sont étrangement proches en prononciation. Les deux fêtes se fêtent elles aux mêmes dates ?
En effet juste le nom est proche.
Mais les deux calendriers différent car l'un regarde l'apparition de l'étoile Sirius pour les Égyptiens et le calendrier Hébreu lui est lunaire et donc il recule tous les ans.
Cette année ils se rencontrent comme tous les 24 ans ( recule de 15 jours par an ) les hébreux et les musulmans ont un calendrier Lunaire de 28 jours par mois.
Jusqu’à la 18e dynastie le cheval fut peu connu sur cette terre noire antique.
Fut-il d’origine Syrienne ?
?
Beaucoup d’auteurs supputent que le char quant à lui fut introduit lors de cette fameuse invasion, celle desHyksôs/(En démotique heka khasout).
En tout état de cause, il devint et ce bien rapidement, un véhicule servant :
A la chasse,
Aux processions,
Et bien sûr, à la guerre. Il semble s'être rapidement intégré dans l’armée pharaonique. À tel point que la charrerie obtint un statut bien spécial, une caste privilégiée et dont le responsable fut toujours un proche et même un fidèle de pharaon, créant même des troupes d'élite.
" Rouge, 2000 B.C.E : zone des plus anciens chars à roues à rayons connus (culture Sintashta-Petrovka) ...
Orange, 1900 B.C.E : étendue de la culture Andronovo, s'étendant de sa phase Sintashta-Petrovka précoce ; la diffusion de la technologie dans ce domaine aurait été sans entrave et pratiquement instantanée ...
Jaune, 1800 B.C.E : étendue des grandes steppes et semi-déserts d'Asie centrale, étendue approximative de la diaspora indo-iranienne primitive de l'époque. Notez que les premiers exemples de chars apparaissent en Anatolie dès cette époque.
Vert clair, 1700 B.C.E : période inconnue et précoce de propagation au-delà des steppes ...
Vert / cyan, 1600-1200 B.C.E : la période Kassite en Mésopotamie, montée à la notabilité du char dans l'Ancien Proche-Orient, introduction à la Chine, peut-être aussi au Pendjab et à la plaine gangéenne (Rigveda) et E et N Europe (Trundholm Sun Chariot), ont supposé la propagation du char dans le cadre de la technologie de la fin de l'âge du bronze;
Bleu, 1000-500 B.C.E : propagation de l'âge de fer du char à l'Europe du Sud par les migrations celtiques "
Un terme qui viendrait probablement du démotique :
Heqa khâsout ...
"Princes des déserts" ...
Nomenclature que l’on donnait dixit l’historien Manéthon au peuple qui domina Kemet de 1670 à 1560 ainsi qu'à ses souverains des 15 et 16e dynasties pharaoniques, les Hyksôs.
Heqa khâseouet …
Utilisée par nos anciens Égyptiens.
Alors, souvenez-vous du fameux papyrus de Turin. Ce dernier semble faire mention de quelques dirigeants relatifs aux pays limitrophes de Kemet.
Heqa au singulier …
Khâsout au pluriel …
Certains auteurs y voient donc le "Chef des pays étrangers" et je ne pense pas que cela puisse avoir été "Le Chef étranger" comme certains le subodorent.
De toute façon ...
Moult historiens mentionnent bien souvent les Hyksôs comme ayant été les vecteurs qui apportèrent cette nouvelle arme.
Une technologie innovante ...
Le char de guerre ...
Ce dernier "aurait" été un des éléments essentiels qui permirent d'écraser littéralement les forces égyptiennes.
Ainsi, leur spécialisation ...
Et ce dans les activités guerrières notamment ...
Cela pourrait en partie expliquer la facilité de leur conquête en cette terre de Kemet. Nonobstant, n'oublions pas leur qualité de pasteur, de pâtre si vous préférez. Ils furent "en quelque sorte" des tribus nomades, une situation qui les aida probablement à s'intégrer progressivement à la population locale et ce en toute discrétion finalement.
De fait, et à mon sens seulement ...
Cela serait prendre un sérieux raccourci que de conclure qu’ils aient pu triompher uniquement grâce au char de guerre attelé, même si au demeurant nos anciens pouvaient se trouver fort impressionnés par cette arme nouvelle. Ces derniers (chars) semblent devenir courants en Asie comme en Afrique au 16e siècle.
Les Hyksôs avec leur immigration progressive vinrent certainement en apportant leur culture, leurs croyances, leur mode de vie, ..., et ils évoluèrent au point logiquement d'atteindre la domination !
Soliloque : et si nous nous amusions à comparer cette phase historique, même lointaine, à notre époque contemporaine et européenne surtout. Alors nous pourrions éventuellement mentionner les dires d'un certain personnage, le " "théologien" " Youssef al-Qaradâwî, référence des Frères musulmans : "Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques, nous vous dominerons"..
Je vous laisse de fait avec votre libre arbitre !
Nonobstant, souvenez-vous que l'Histoire ne peut être changée mais seulement "interprétée", afin d'améliorer notre présent et préparer un avenir meilleur. La grande Histoire de l'Humanité suit son chemin et me semble être engagée dans de nouveaux tourments ...
Et le char ne fut certainement pas le seul élément concret qu'ils apportèrent.
Apparurent alors également :
Les arcs composites,
Les armes de bronze,
Le cheval,
De nouvelles flèches,
De nouveaux boucliers,
Des sabres,
Des dagues,
Des casques,
Des cottes de mailles,
Certaines déités comme furent Astarté, Reshepou, ... Ellesenrichirent le grand panthéon de nos anciens.
Est une déesse à tête de lionne étroitement associée à Thinis et Abydos !
Souvent considérée comme l’épouse d’Anhur (Onouris).
Son iconographie peut ressembler à celle de Sekhmet, mais il existe des distinctions subtiles :
Le disque solaire,
L'uraeus au‑dessus de sa tête la rattachent à la sphère solaire !
Cependant son culte met l’accent sur l’ordre cosmique et la protection plutôt que sur le feu destructeur de Sekhmet.
Le rôle de Méhyt est souvent pacifique et protecteur ...
Lié au retour de l’œil divin et à la restauration de l’harmonie après le chaos.
Dans certaines représentations tardives ..
Elle apparaît dans des contextes funéraires, guidant ou purifiant les défunts, comme cela semble être le cas ici.
Les deux femmes devant elle jouent probablement le rôle d’adorantes ou de prêtresses, accomplissant des gestes de louange et d’invocation.
La composition de la stèle ...
Méhyt tendant un ankh et un sceptre was, exprime magnifiquement la transmission de la vie et du pouvoir de la déesse à ses fidèles.
Le texte hiéroglyphique au‑dessus enregistre probablement une dédicace ou une formule d’invocation, peut‑être nommant le défunt et invoquant la protection de Méhyt dans l’au‑delà.
Nous sommes bien en ce jour du 23 Avril 2014 au sein d’une fouille archéologique complètement illicite.
Géographiquement, le site est localisé près d’Abydos, abidjou… Et plus précisément au sein d’un terrain extérieur à une maison.
Et ceci dans une région dénommée Kom El-Sultan particulièrement proche d'Abydos, au nord en fait.
Ainsi…
Une grande partie de la ville d'Abydos, Kôm el-Sultan, demeure selon moi sans avoir été réellement investiguée. Seulement, reconnaissons aussi, qu’une proportion encore plus importante restera définitivement disparue, spolié,…
Néanmoins...
C'est une découverte très importante. Elle devrait révéler des informations quant à cette histoire du pharaon Montouhotep II II d'autant plus que les monuments appartenant à ce souverain sont bien rares à Abydos.
Et cela paradoxalement au fait que Montouhotep II II avait construit plusieurs édifices religieux au sein de ce site et afin bien probablement de renforcer son pouvoir dans cette cité antique par le biais du netjer Khenti-Amenty.
Plan de l'article ...
→ Nous sommes au Moyen empire au sein de la 11e dynastie ...
→ Et géographiquement près d’Abydos, dans le gouvernorat de Sohag.
→ De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos …
→ Ainsi aujourd’hui même …
→ À la base, il s'agissait bien de fouilles véritablement illicites ...
→ En fait il y eu une sorte d’affaissement du sol.
→ Des hauts-reliefs y auraient également été observés.
→ Souvenez-vous du netjer Khenti-Amentiu ...
→ Voici la représentation du cartouche de Montouhotep II dans cette chapelle ...
Son chef-lieu de district est Sohag. De nos jours, sur le territoire de l'ancienne Abydos se trouve la ville de Madfounek / el-Madfounah / l’enterrée - لعربة المدفونة .
Sohag …
Localisée au sud d'Assiout …
Sur la rive gauche du Nil …
Dans le sud de laMoyen Empire nous pouvons découvrir deux cités jumelles :
Sohag,
Et la fameuse Akhmim. Elles sont en fait séparées par l'Itéru et cela à environ 500 kilomètres au sud du Caire.
De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos.
Nous sommes dans une région qui finalement est peu touristique paradoxalement à la présence de deux grands monastères coptes, Saint Shenouté et Saint Pshoi.
Une mission américaine dirigée par le professeur David O'Connor à cependant permis de réaliser quelques notables découvertes.
Ainsi …
La cité semble bien avoir été consacrée à ce netjer dénommé Khentyimentyou. Particulièrement ancienne cette déité fut comme vous le savez assimilée, et cela bien plus tard, à Osiris. D’ailleurs on peut remonter ainsi en ce lieu historiquement bien riche, jusqu’à la période prédynastique.
A l'Ouest …
Au sud également …
Par rapport au temple, il devait visiblement y avoir des maisons groupées du reste en fonction du statut et de leur propriétaire. Maisons de 7 à 10 pièces érigées en briques crues munies de cours.
Cependant vous vous en douté, il n’y avait pas que des habitations. Demeuraient bien certainement aussi des ateliers car, entre autre chose, la plupart des céramiques furent fabriquées localement. Néanmoins, on y aurait retrouvé des importations de Memphis.
Ainsi, si nous pouvions remonter dans ce lointain passé, il est fort probable que nous verrions au sein de ces zones d’habitations et d’artisanats, une ruelle bien étroite et centrée en quelque sorte, …
Des habitations certainement bien alignées …
Avec des habitants qui faisaient leur pain, leur cuisine, …, chez eux...
Une citée avec au moins 1000 entités, à certaine époque en tout cas, qui tournait en quelque sorte autour du fameux temple funéraire du pharaon Sésostris III, nous remontons ainsi à cette ère de la 7e dynastie.
Pour asseoir sa domination sur la vallée du Nil, l'Égypte des pharaons a dû soumettre l'autre pays parcouru par ce fleuve mythique : le royaume de Kerma (ou de Koush), en Nubie, dans l'actuel Soudan.
Une civilisation brillante, que les archéologues sortent de l'oubli depuis quelques décennies.
Alors que l'Égypte pharaonique est bien connue des historiens et du grand public, on oublie souvent que, plus au sud, des sociétés ont cohabité avec le célèbre voisin égyptien.
Loin de la vision réductrice d'une Nubie marginale ou périphérique, les données archéologiques et textuelles révèlent que ces populations ont communiqué et commercé mais qu'elles se sont également affrontées.
Parmi les peuples de pasteurs et d'agriculteurs qui occupaient alors l'actuel Soudan, le royaume de Kerma a marqué tout aussi profondément l'histoire de cette région que son homologue pharaonique.
Aujourd'hui, grâce à l'essor de la soudanologie, cette part de l'histoire de la vallée du Nil se dévoile peu à peu.
Chacune d'entre elle alterna avec une période particulièrement sombre où se développèrent l'anarchie, la misère et le fameux chaos tant redouté.
Ce furent les trois Périodes Intermédiaires comme vous le savez.
"Tout bonheur a disparu,
le pays ploie sous la misère"
Dixit un poème datant de la Première Période Intermédiaire.
Les fastes de L'ancien Empire ne sont plus que des souvenirs bien lointains, qui devaient certainement s'estomper du reste dans la mémoire de nos anciens !
La pauvreté ...
La violence ...
Tout cela semblaient alors s'abattre sur Kemet et par là même menaçaient l'une des plus brillantes civilisations du monde antique.
Comment, après avoir connu un tel degré de raffinement, en sont-ils arrivé là ?
Taharqa fut bien son nom de naissance, ou Taherouk.
Muni d'une calotte propre aux souverains koushites, sur laquelle se dressait normalement les deux uraeus correspondant à leur double royauté, c'est à dire celle :
De la Nubie,
Et de Kemet !
Le souverain de Napata ...
Son nom de roi, Nefertemkhourê, Nefertoum protège Râ.
Il fut le pharaon de 690 à 664 avant notre ère : son nom d'Horus fut Oaikhaou !
Elle représentait alors une sorte de frontière bien physique ! D'autant plus que Kerma devenait au même moment des plus puissantes ... ! Ce qui peut aussi expliquer l'érection de plusieurs grandioses forteresses !
Kerma, dans l'esprit de nos anciens, fut certainement et véritablement un réel et potentiel danger ...
Un atavisme ...
Et plus exactement ...
Une peur !
Celle qui finalement sembla s'être concrétisée aux environ de 747 avant notre ère !
Ainsi, au sein d'une terre, qui comme vous le savez, ne possédait plus vraiment ce pouvoir central particulièrement fort d'antan...
Ce qui devait advenir, advint donc.
Cette terre tomba sous le contrôle des souverains nubiens.
Comme nous le verrons au cours des articles qui suivront dans cette belle thématique, cela sera une période d'une nouvelle prospérité.
Et de plus ...
D'un réel renouveau artistique ...
Les Pharaons Noirs ...
Les "visages brûlés" ...
Ainsi, un siècle durant ...
Probablement un peu moins d'ailleurs ...
Cinq souverains vont arriver à unifier en quelque sorte Kemet et la Nubie.
Tanoutamon ...
Tête de Tounoutamon ...
Vous aurez bien remarqué la présence des deux uraeus !
Il fut bien couronné dans le temple d'Amon au Gebel Barkal ! Nonobstant, ce fut le dernier pharaon de cette 25e dynastie.
Cette fameuse dynastie Nubienne ...
Les évènements firent qu'il finit par se réfugier à Thèbes.
Cité qui sera malheureusement par la suite complètement détruite, une bataille particulièrement dévastatrice aura donc lieu ! A ce moment là, un souverain venant du delta, Psammétique I s'intronisa pharaon, souverain du Nord comme du Sud d'ailleurs ...
S'en suivi une élimination systématique des traces de ces fameux Pharaons Noirs.
Cette civilisation fut-elle calquée sur le modèle égyptien ?
Vers 730 B.C.E ...
Le désordre fut bien à son comble, une fois de plus pourrions-nous dire.
Nous sommes au coeur de l'une de ces phases, la "Troisième" en l'occurrence, que les historiens ont appelés "Périodes Intermédiaires".
L'esprit de féodalité avait bien fini par triompher de l'autorité centrale et royale.
Kemet était alors comme vous le savez déchirée par les multitudes rivalités qui devaient opposées entre eux les différents potentats locaux.
Ainsi ...
A cette époque ...
Le royaume de Kouch représentait la civilisation la plus avancée existante au sud de l'empire de pharaon.
Une civilisation qui pourrait ressembler à un calque du modèle égyptien !
Ou cela fut-il plutôt l'inverse ?
Leurs deux histoires ...
Bien distingues du reste, ne furent-ils pas si imbriquées que finalement l'une et l'autre s'inspirait-elle mutuellement ?
Une thématique que nous aborderons au cours des pharaons noirs si vous le désirez.
Ainsi, minée par les discordes internes ...
Affaiblie par l'anarchie ...
Kemet finalement fut vraiment prête à tomber, comme un fruit mûr, dans les mains de celui qui en décidera la conquête.
Ce conquérant s'appela alors Piye ...
Piânkhi ...
Piankhy ...
Fils du souverain nubien Katcha ... Il fut apparemment originaire de Dongala, non loin de cette antique cité de Kerma !
En fait ...
Piânkhy entreprit sa conquête alors que Kemet était déjà pratiquement tombée sous la coupe assyrienne qui, eux aussi, entendait bien mettre à profit le désordre qui régnait dans le pays des netjerou.
Mais en vérité ...
Les fameux assyriens ne furent pas véritablement passés à l'action, pas directement en tout cas.
Ils devaient cependant disposés d'au moins un allié ! Et ceci parmi les princes égyptiens du delta... Très haut dignitaire qui se trouvait prêt à se soumettre à une domination étrangère, rien que cela.
Cet homme lige s'appelait visiblement Tefnakht I !
Ce dernier avait fixé sa capitale à Saïs, dans le Nord de Kemet comme vous le savez ! Il avait vraiment réuni autour de lui les principaux chefs militaires ainsi que les dignitaires de sa région qui, eux également, ne voyaient pas forcément d'un mauvais oeil l'éventualité d'une domination Perse.
Fut-ce en raison :
Du déséquilibre ?
De la faiblesse de l'état central ?
De "la non harmonie" de Kemet ?
D'une vengeance personnelle quelconque toujours possible ?
... ?
Toujours est-il que cefut bien à Tefnakht I ...
Le Saïte ...
Que le Kouch Pyie va alors devoir s'affronter.
Piye dirigea lui même visiblement l'attaque !
Il y fit du reste enregistrer sa victoire au sein d'une bien longue stèle !
La "Stèle de la victoire" ... Elle fut découverte en 1862 au Djebel Barkal, et est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire.
Piye fit revivre une des plus grandes caractéristiques de l'Ancien et du Moyen-Empire, la construction de la pyramide.
Il fut ce d'ailleurs un constructeur bien énergique :
Souvenez-vous du site funéraire royal d'El Kuru ...
Il fit aussi agrandir le temple d'Amon à Jebel Barkal !
Nonobstant ...
Reconnaissons que Manéthon ne mentionna pas le premier souverain Piye ! Les historiens cependant considèrent, dans leur ensemble, qu'il fut le premier de la 25e dynastie !
Tantamani, assyrie ...
Tanoutamon, égyptien ...
Tementhes, grec ... Ainsi même ce dernier pharaon Koushiste ne fut pas mentionné par Manéthon.
Ne serait-ce point parce que notre cerveau établit alors une sorte de passerelle entre les sons ainsi que nos émotions ?
Toutes les différentes de cultures humaines que nous connaissons semblent écouter de la musique. Cependant, est-ce suffisant pour pratiquement affirmer qu’elle pourrait-être universelle ?
Cela ne nous laisserait il point suggérer que nous avons tous finalement au moins un point commun ?
Ce simple dénominateur, ne serait-ce point finalement l'émotion ! Ressentons-nous vraiment tous la même et ce face à une mélodie identique, … ?
Référons-nous alors au domaine de l'ethnomusicologie :
Ne nous révèle-t-il pas qu’au sein d’une même culture, les émotions sont semblables face à la musique ?
Ne nous fait-il pas comprendre aussi que nous nous trouvons devant une grande difficulté quant à définir une notion universelle, du moins de façon acceptable, de la musique ?
Emission sonore de type musicale …
Il me semble même qu’il n’existe aucun mot, dans notre société, dans celle de l’Égypte antique,…, et ce relatif à ce «point qui nous serait commun», à cet espace cérébral associé à la musique, à …
Vous vous êtes certainement aperçu, qu’au sein de certains dialectes du continent africain, vous aviez bien du mal à trouver des mots afin de désigner :
Le chant,
Leurs catégories,
Et même la musique.
La mélodie,
Le rythme …
Il me semble que même les équivalences sont difficilement décelables et ce avant le 20e siècle, quand on pense en arabe yéménite, en arabe classique, …
Nous sommes bien au temple d’Abou Simbel.
Nous pouvons ainsi y admirer Nefartari, l'épouse de Ramsès.
La netjeret "Harthor Nefartari" avec le fameux sistre.
→ Nous voici donc au sein d' éléments tout à fait historiques …
→ Cela fut-il véritablement une certaine réalité ... ?
→ Ainsi, souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
→ Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
→ Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
→ Voici le fragment en question ...
→ Voici donc une fantastique prouesse ...
→ Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
→ Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Nebtawy ...
Epouse de Roy. Elle détient visiblement un sistre dans une main, dans l'autre une fleur de lotus et on peut également admirer un collier menat ...
Nous sommes bien au sein de la 18e dynastie avec le règne d'Horemheb ...
Nous voici donc au sein d’éléments tout à fait historiques …
Même si nous abordons une thématique relative à la musique.
Avons-nous alors ressenti ce besoin de préciser cette ancienneté à la fois quant à la considération, mais également au sérieux, ..., qui devaient probablement l'entourer ?
Bien certainement ...
La musique ...
Chez les grecs bien sûr, mais également tout autant chez nos anciens égyptiens. Si de nos jours, elle semble bien partie intégrante du divertissement, fut-elle toujours considérée de cette manière ?
Souvenons-nous d'un certain Bob Marley, il entra dans la légende et ce grâce justement à la musique.
Ne s'exprima-t-il point de cette manière …
"Music
is more than music"
Cela fut-il véritablement une certaine réalité... ?
"Le travail des champs était monotone et les Égyptiens,
pour donner du courage aux hommes
et
les inciter à fournir un meilleur rendement,
avaient recours à des intermèdes musicaux :
un chanteur accompagné
ou
non d’un flûtiste,
chantait en soliste,
les couplets d’une chanson connue dont le refrain devait être repris, en chœur, par les paysans.
Le procédé existe encore aujourd’hui
(mais sans flûtiste)
sur les chantiers de fouilles,
et nous pouvons témoigner qu’il donne les meilleurs résultats"
Jacques Vandier...
"Manuel d’archéologie égyptienne.
Bas-reliefs et peintures.
Scènes de la vie agricole à l’Ancien et au Moyen Empire"
Éditions A. et J. Picard, 1978, Vol. VI page 106.
Ainsi souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
Et bien sûr de Sésostris I …
D’aucuns subodorent aujourd’hui qu’en ce qui concernait nos anciens, mourir à l’étranger devait certainement être considéré à la manière d’une véritable abomination.
Il semblerait visiblement que pharaon aurait alors émis une sorte de message destiné à Sinouhé :
"On fera pour toi une marche du départ
(Un cortège funèbre)
le jour de l’union avec la terre
(Le jour de l’enterrement) ...
On te mettra dans un catafalque mobile,
des bœufs te tireront
et
des musiciens seront devant toi.
On fera la danse des morts jusqu’à l’entrée de ta tombe.
On fera pour toi une offrande funéraire.
On fera un sacrifice à la porte de ton autel funéraire, tes piliers étant construits avec du calcaire au milieu de ceux des enfants royaux.
Ta mort ne surviendra pas en pays étranger.
Les Asiatiques ne t’enterreront pas.
On ne te mettra pas dans une peau de mouton.
On te fera un mastaba.
Cela a assez duré de battre le sol
(D’errer, de vagabonder).
Pense au retour de ton cadavre ..."
Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
Voici une tête, celle de l' "Alexandre Rondanini".
Une copie antique ...
Représentant Alexandre le Grand bien sûr, une copie romaine possible …
L'original appartenait à un groupe statutaire sculpté par Euphranor : le roi Philippe de Macédoine était représenté sur un char tiré par quatre chevaux ; son fils Alexandre, en train de monter dans le char, tenait les rênes des deux mains.
(En aparté, l'armure et le vêtement furent des ajouts du copiste).
Création du groupe après la bataille de Chéronée, 338 B.C.E.
Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
Je vous emmène au Louvre ...
Sans aucune ironie ...
Nous sommes au sein même d'une boite à biscuits. A l'intérieur de laquelle, on y aurait ainsi découvert un artefact, dans un état de parfaite conservation.
Serions-nous alors en présence de quelques véritables notes de musique ?
"Au cours d'un inventaire en 2002,
je l'avais trouvée roulée en boule
dans une boîte à biscuits en ferraille
avec un morceau de cigare
et
des journaux.
Elle végétait dans les tréfonds du Louvre
depuis plus de cent ans.
Mais j'ai vite compris que c'était une merveille oubliée."
M. Laurent Capron...
Papyrologue de la Sorbonne.
Voici le fragment en question ...
Serait-ce véritablement une sorte de "partition musicale" ?
Nous remontons ainsi le temps afin d’atteindre le 4e siècle avant l’ère du Christianisme.
Ainsi …
Les spécialistes seraient alors parvenus non seulement à décrypter, mais également à fabriquer un instrument de musique que d’aucuns subodorent être bien proche de ceux que nos anciens utilisaient.
Faisons encore un bon dans un autre passé …
Et souvenez-vous de la devise de Goethe qui stipulait "Il ne savait pas que s’était impossible, alors ils l’ont fait !".
Une question logique pourrait alors se poser. Les chercheurs y auraient-ils aussi découverts une sorte de partition musicale ? A contrario de cet adage, il semblerait bien que cela ne fut pas véritablement le cas (?)
Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
En vérité …
Je suppute que nous en avons quand même une bien vague idée.
Souvenez-vous d’Euriphide.
Nous sommes bien au 5e siècle avant notre ère …
On aurait alors découvert l'équivalent de 35 notes musicales.
Faisons alors une petite comparaison.
Cela pourrait être pratiquement équivalent à connaître "uniquement" une minute de toute l’œuvre de Mozart.
Si peu …
Mais paradoxalement peut-être, cela représente tant. Une véritable tranche de vie en quelque sorte, cela n’a pas de prix.
Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Vint alors l'intervention de Madame Annie Bélis.
Elle est véritablement une des rares spécialistes de la musique antique ...
Une archéologue du patrimoine sonore ...
Elle serait membre du CNRS, ENS ...
Elle fit alors visiblement appel à un professionnel bien particulier, un luthier. Elle avait à l'esprit de réaliser une véritable cithare de type romaine.
Ils créèrent en quelque sorte une synthèse basée sur de nombreuses sources d'informations visuelles.
Un véritable trésor ...
Mentionnons en particulier comme source le fameux traité d’Alypius.
Un texte particulièrement difficile à interpréter ...
Il aurait comparativement comme équivalence la fameuse pierre de Rosette puisque qu'apparemment nous sommes en présence d'au moins 1680 signes musicaux.
Ce texte antique aurait donc permit une sorte de décryptage aboutissant finalement à une aria.
A cet effet ...
J'ai eu une chance envoutante, celle de participer à un concert en décembre 2011 relatif à la "musique qu'aimait Alexandre le Grand".
Et en parallèle :
J'ai pu aussi participer à une exposition "Au royaume d'Alexandre Le Grand".
Ainsi qu'une exposition : "Les historiens d’Alexandre, la fabrique du mythe" par Janick Auberger de l'université du Québec, Montréal.
Un jour probablement …
Aurais-je le plaisir de vous réaliser une thématique quant à ce légendaire Alexandre Le Grand, particulièrement sur cette belle exposition et conférence…
Parlerons-nous également de cette eurythmie …
De cet autre idéal symbolisé à travers la danse mais aussi tout à la fois dans cette perpétuelle recherche finalement i.e. l’harmonie tant recherchée par nos anciens.
Plus concrètement aborderons-nous cet équilibre des émotions à travers le rythme du corps et de cette musique …
Votre réaction au cours de cette thématique m’insufflera-t-elle ce désir d’aborder cela et bien d’autres thèmes qui éventuellement toucherait votre sensibilité … ?
...
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Sources ...
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
Le chant d’Antef qui est manuscrit sur ce fameux papyrus Harris 500...
Pascal Vernus, Dictionnaireamoureux de l’Egypte pharaonique, 2009, version de Paitenemheb, p. 214-229...
Pierre Gilbert, Chronique d'Egypte, Volume 15, Number 29 / Janvier 1940,
Emeri Sibylle (1970), Les musiciens de l'Egypte ancienne, leurs titres et leur métier, des origines à la fin du Nouvel Empire (Thèse, dir. Jean-Claude Goyon). Université Lumière, Lyon 2005
Smeesters Corinne, La musique à l'époque pharaonique. Dans "Papyrus Express" (1,6) 26 Février 2001.
Lise Manniche, "Musique et Musiciens dans l'Egypte ancienne", Londres 1991.
Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l'unité Inserm U1077 à l'Université de Caen.
"Respirer le souffle de la vie pour dégager la chaleur, de la beauté." (Yann FELIZ).
Texte et photo de Ph. Titiana Giuliani ...
Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de la famille ...
Alors j'ai pensé poster des photos d'une statue représentant un couple d'Égypte ancienne qui n'est pas bien connu, mais qui a beaucoup été photographiée ces derniers mois.
Ibes et sa femme Henutsen.
Vissero durante la V dinastia (2510-2460 a.C. ca.)
La statue calcaire peinte a été découverte dans la nécropole de Gizeh par l'Université du Caire en 1973.
Maintenant prêté par le musée égyptien au Caire pour l'exposition Trésors des Pharaons installée sur Scuderie del Quirinale
Une famille pour l'éternité …
Cette belle statue de l'Ancien Empire représente Kaemheset accompagné de sa femme et de son fils !
Une scène qui reflète l'énorme importance qu'avait la famille dans la société égyptienne.
L'œuvre, datée de la 5 ou 6e dynastie.
Il montre le couple assis côte à côte sur le même siège, tandis que la figure de leur fils se tient debout entre eux, symbolisant la continuité du lignage familial.
Dans l'art égyptien …
Les sculptures familiales n'étaient pas de simples portraits.
Leur fonction était d'assurer que les défunts continuent d'exister dans l'Au‑delà et puissent recevoir les offrandes nécessaires à leur subsistance éternelle. La présence des enfants aux côtés de leurs parents garantissait en outre la perpétuation du culte funéraire et le souvenir de la famille à travers les générations.
La sérénité des visages …
la posture formelle des figures …
Et la soigneuse symétrie de la composition …
Reflètent les idéaux artistiques de l'Ancien Empire !
Plus de quatre mille ans plus tard ...
Cette sculpture continue de transmettre un message profondément humain : le désir de rester auprès des êtres chers au‑delà de la mort et de conserver pour toujours les liens familiaux.
Je me suis simplement permis de "reformater" la présentation à ma convenance.
Nous célébrons les luttes syndicales du 19e siècle pour les droits des travailleurs qui ont conduit, entre autres, à l'objectif de 8 heures par jour.
Mais peu de gens savent que la première mention d'une grève dans l'histoire remonte à la civilisation égyptienne et, plus précisément, au règne de Ramsès III(1186-1153 B.C.E).
La source est le soi-disant "Papyrus de la Grève"(aujourd'hui conservé au Musée égyptien de Turin), un récit écrit par le scribe Amennakhet qui notait toutes les protestations qui ont entaché la 29e année du règne du pharaon.
Parce qu'il n'y a pas eu un seul épisode, mais les manifestations "syndicales" ont duré des mois.
Se trouvaient les ouvriers de Deir el-Medina, le Set-Maat(= "Lieu de Vérité"), un village de l'ouest de Thèbes où résidaient les artistes et artisans chargés de décorer les tombes des souverains.
Comme aujourd'hui …
Les organismes publics étaient alors très lents à payer, une situation aggravée par la crise qui touchait l'Égypte et qui mena ensuite à la Troisième Période Intermédiaire.
Les ouvriers, en effet, ont fait grève pendant quelques jours et ont marché vers les temples funéraires, véritables centres administratifs de la région.
En signe de protestation ...
Ils sont entrés dans l'enceinte des temples de Thoutmôsis III, Horemheb et Ramsès II et l'ont occupée en s'asseyant sur les murs (un peu comme le font aujourd'hui les manifestants qui bloquent la circulation des trains et des voitures) !
La raison est rapidement expliquée :
"Ça fait déjà 18 jours ce mois-ci et on a faim !"
et encore
"Nous sommes venus ici par faim et soif.
Il n'y a ni vêtements,
ni pommades,
ni poisson,
ni légumes.
Avertis le pharaon, notre Parfait Seigneur,
avertis le vizir,notre supérieur,
afin que nous puissions recevoir notre nourriture."
La lutte entre grévistes et officiels dura deux saisons, les premiers occupant régulièrement des lieux sacrés et les seconds tentant d'apaiser les eaux avec quelques sacs de grains en guise d' "acompte".
Le différend s'est déclenché surtout lors de la visite du maire de Thèbes, lorsque les ouvriers, s'éloignant à nouveau du chantier, ont envahi l'enceinte du temple de Merenptah pour lui parler qui, bon homme politique, les a apprivoisés avec 50 sacs de grain en attendant l'intervention du pharaon.
Ce qui est intéressant …
C’est que la cause de tout cela n'a peut-être pas été seulement le retard dans les paiements.
En fait, une équipe déclare :
"Nous n'avons pas franchi les murs par faim,
mais nous avons une accusation grave à porter :
une iniquité a été commise dans le siège du pharaon."
Le crime correspond à divers vols perpétrés dans les tombes de la Vallée des Rois, dont celui des Fils de Ramsès II (KV5).
Alors, non seulement défendre leurs droits, mais aussi l'engagement civique !
في عيد العمال، نُحيّي بكل فخر الأيادي التي صنعت التاريخ وأسهمت في كشف أسراره.
من بين أعمدة معابد الكرنك الشامخة، لم يكن العمل يومًا مجرد جهد، بل كان شغفًا وإخلاصًا امتد عبر الزمن.
هذه اللقطات تحكي قصة أجيال من العمال الذين شاركوا بصبرهم وقوتهم في الكشف عن الكنوز الأثرية المخفية، وفي الحفاظ على هذا الإرث الإنساني العظيم.
وراء كل حجر تم اكتشافه، وكل نقش عاد للحياة، هناك عامل مجهول الاسم… لكنه عظيم الأثر.
تحية لكل عامل ساهم في إحياء تاريخنا، وفي نقل حضارتنا للأجيال القادمة.
أنتم جزء لا يتجزأ من هذا المجد.
Et contribué aussi à en révéler les "secrets" !
Parmi les colonnes majestueuses des temples de Karnak, le travail n'a jamais été un simple effort ; il a été une passion et une fidélité qui se sont étendues à travers le temps.
Ces images racontent l'histoire de générations d'ouvriers qui, par leur patience et leur force, ont participé à la découverte des trésors archéologiques cachés et à la préservation de ce grand héritage humain.
Derrière chaque pierre découverte, chaque inscription retrouvée, il y a un travailleur au nom inconnu …
Mais d'une influence immense.
Hommage à chaque ouvrier qui a contribué à ranimer notre histoire et à transmettre notre civilisation aux générations futures.