Le char une formidable prouesse technique ... En Égypte ancienne.
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Pinceau en fibre de palme. 1 390 à 1 352 B.C.E, Thèbes. 18e dynastie, Amenhotep III.
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Je connais les secrets des hiéroglyphes ...
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Mitri a vécu pendant la cinquième dynastie et a servi son pharaon.
Peut-être Unas, vers 2400 B.C.E. Il a construit une grande tombe à l'angle sud-est de l'enceinte de la pyramide échelonnée, près de la chaussée du roi Unas.
Le sculpteur a entouré les yeux de cuivre et a utilisé de beaux cristaux de roche pour donner à Mitri un regard calme de gris profond. Les cristaux gris sont souvent bleus sur les photos. C'est un effet frappant §
Tableau d'écriture d'un apprenti scribe.
Première période intermédiaire Dynastie 11 ou avant, environ 2 030 B.C.E. Il ressort clairement des hiéroglyphes maladroitement formés et de leur espacement inégal que c'est l'œuvre d'un apprenti scribe qui pratiquait son écriture.
Le tableau d'écriture pourrait être utilisé encore et encore en grattant ou en essuyant l'encre et en ajoutant une nouvelle couche de blanc. Un autre tableau d'écriture de la collection montre les corrections faites à l'encre. Le Met New York.
Marie-Thé Perardelle.
Vallée des Nobles, TT69, tohypogée de Menna, "Scribe des champs du Seigneur du Double-Pays"
Les scribes contrôlent tout !
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
L’ensemble représente le hiéroglyphe du mot « scribe »
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant la palette du scribe (et par extension, celui-ci).
Montrer du respect ... t(w)r,
'tour',
"montrer du respect" ...
En Égypte ancienne, il était indispensable de montrer du respect envers le roi et les dieux d'abord, mais aussi envers ses supérieurs, ses parents ... Les Égyptiens adoraient hiérarchiser !
La première phrase entière découverte dans l’un des plus anciens alphabets connus parle de poux ! «Que cette défense éradique les poux des cheveux et de la barbe»: l’inscription en cananéen, qui figure sur un peigne découvert en Israël en 2016, remonte à plus de 3700 ans
Jusqu’à la 18e dynastie le cheval fut peu connu sur cette terre noire antique.
Fut-il d’origine Syrienne ?
?
Beaucoup d’auteurs supputent que le char quant à lui fut introduit lors de cette fameuse invasion, celle desHyksôs/(En démotique heka khasout).
En tout état de cause, il devint et ce bien rapidement, un véhicule servant :
A la chasse,
Aux processions,
Et bien sûr, à la guerre. Il semble s'être rapidement intégré dans l’armée pharaonique. À tel point que la charrerie obtint un statut bien spécial, une caste privilégiée et dont le responsable fut toujours un proche et même un fidèle de pharaon, créant même des troupes d'élite.
" Rouge, 2000 B.C.E : zone des plus anciens chars à roues à rayons connus (culture Sintashta-Petrovka) ...
Orange, 1900 B.C.E : étendue de la culture Andronovo, s'étendant de sa phase Sintashta-Petrovka précoce ; la diffusion de la technologie dans ce domaine aurait été sans entrave et pratiquement instantanée ...
Jaune, 1800 B.C.E : étendue des grandes steppes et semi-déserts d'Asie centrale, étendue approximative de la diaspora indo-iranienne primitive de l'époque. Notez que les premiers exemples de chars apparaissent en Anatolie dès cette époque.
Vert clair, 1700 B.C.E : période inconnue et précoce de propagation au-delà des steppes ...
Vert / cyan, 1600-1200 B.C.E : la période Kassite en Mésopotamie, montée à la notabilité du char dans l'Ancien Proche-Orient, introduction à la Chine, peut-être aussi au Pendjab et à la plaine gangéenne (Rigveda) et E et N Europe (Trundholm Sun Chariot), ont supposé la propagation du char dans le cadre de la technologie de la fin de l'âge du bronze;
Bleu, 1000-500 B.C.E : propagation de l'âge de fer du char à l'Europe du Sud par les migrations celtiques "
Un terme qui viendrait probablement du démotique :
Heqa khâsout ...
"Princes des déserts" ...
Nomenclature que l’on donnait dixit l’historien Manéthon au peuple qui domina Kemet de 1670 à 1560 ainsi qu'à ses souverains des 15 et 16e dynasties pharaoniques, les Hyksôs.
Heqa khâseouet …
Utilisée par nos anciens Égyptiens.
Alors, souvenez-vous du fameux papyrus de Turin. Ce dernier semble faire mention de quelques dirigeants relatifs aux pays limitrophes de Kemet.
Heqa au singulier …
Khâsout au pluriel …
Certains auteurs y voient donc le "Chef des pays étrangers" et je ne pense pas que cela puisse avoir été "Le Chef étranger" comme certains le subodorent.
De toute façon ...
Moult historiens mentionnent bien souvent les Hyksôs comme ayant été les vecteurs qui apportèrent cette nouvelle arme.
Une technologie innovante ...
Le char de guerre ...
Ce dernier "aurait" été un des éléments essentiels qui permirent d'écraser littéralement les forces égyptiennes.
Ainsi, leur spécialisation ...
Et ce dans les activités guerrières notamment ...
Cela pourrait en partie expliquer la facilité de leur conquête en cette terre de Kemet. Nonobstant, n'oublions pas leur qualité de pasteur, de pâtre si vous préférez. Ils furent "en quelque sorte" des tribus nomades, une situation qui les aida probablement à s'intégrer progressivement à la population locale et ce en toute discrétion finalement.
De fait, et à mon sens seulement ...
Cela serait prendre un sérieux raccourci que de conclure qu’ils aient pu triompher uniquement grâce au char de guerre attelé, même si au demeurant nos anciens pouvaient se trouver fort impressionnés par cette arme nouvelle. Ces derniers (chars) semblent devenir courants en Asie comme en Afrique au 16e siècle.
Les Hyksôs avec leur immigration progressive vinrent certainement en apportant leur culture, leurs croyances, leur mode de vie, ..., et ils évoluèrent au point logiquement d'atteindre la domination !
Soliloque : et si nous nous amusions à comparer cette phase historique, même lointaine, à notre époque contemporaine et européenne surtout. Alors nous pourrions éventuellement mentionner les dires d'un certain personnage, le " "théologien" " Youssef al-Qaradâwî, référence des Frères musulmans : "Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques, nous vous dominerons"..
Je vous laisse de fait avec votre libre arbitre !
Nonobstant, souvenez-vous que l'Histoire ne peut être changée mais seulement "interprétée", afin d'améliorer notre présent et préparer un avenir meilleur. La grande Histoire de l'Humanité suit son chemin et me semble être engagée dans de nouveaux tourments ...
Et le char ne fut certainement pas le seul élément concret qu'ils apportèrent.
Apparurent alors également :
Les arcs composites,
Les armes de bronze,
Le cheval,
De nouvelles flèches,
De nouveaux boucliers,
Des sabres,
Des dagues,
Des casques,
Des cottes de mailles,
Certaines déités comme furent Astarté, Reshepou, ... Ellesenrichirent le grand panthéon de nos anciens.
Elle fut en fait connue bien avant l'arrivée des Apophis humains, les Hyksôs. Des origines qui pourraient parfaitement selon moi remonter au niveau de l'Ancien Empire.
Nonobstant, nous ne possédons "aucune représentation à ce jour" pouvant valider cette hypothèse et ce de façon scientifiquement consensuelle, cependant, je puis vous présenter ceci :
Hypogée de Kaemheset à Saqqara4e / 5e dynastie.
Voyez les deux roues de cette tour de siège.
Je suppute de fait que l'une des principales raisons pour lesquelles les roues ne furent pas utilisées plus largement, est que la "terre" ne leur convenait pas :
Le sable sec du désert,
Le sol humide de la vallée du Nil,
En outre, la majeure partie du transport de marchandises lourdes était probablement effectuée par voie fluviale,
...
Aussi à la différence de la Mésopotamie ...
Nous n'avons pas trouvé de véhicule de transport à roue pleine tiré par des bovins, des ânes, ...
Nonobstant, il se transforma avec l'arrivée du cheval et ce en Mésopotamie (fin du 3e millénaire env.), certainement cela faisait suite à des migrations indo-européennes.
Il s'en suivit alors cette arrivée redoutable, le char de guerre et ce dans l'armée assyrienne : roues à six ou huit rayons avec une forte jante en bois cloutée.
L'essieu,
La caisse avec le cocher, l'archer, un porte-lance, le porte-bouclier protégeant ainsi cet équipage.
Deux chevaux timoniers, parfois dédoublés du reste, attelés de front, pouvant servir à la remonte.
...
A la même époque ...
Le char et le cheval furent introduits au sein de Kemet, vraisemblablement par les Hyksôs (~ 1700 env.).
Il devait quant à lui maintenir en équilibre ce véhicule à deux roues, léger finalement et pas toujours très stable en fonction du terrain : il devait certainement y avoir bien des accidents. Dès lors, souvenez-vous, certains historiens pensent que Toutankhamonaurait été percuté par un char, ce qui lui aurait été fatal.
Il lançait de fait, au grand galop, l'ensemble de son attelage. J'aurais du reste tendance à subodorer que cela ne fut pas donné à tout le monde.
Le combattant forcément ...
Il fut muni de son arc.
Tutankhamun's bow case #335, bows, and arrows.
Staples were for attaching it to his chariot.
Et par voie de fait des flèches stockées dans un carquois stabilisé sur la caisse même du char. Il disposait également d'une douzaine de javelines disposées dans un deuxième carquois.
Voici donc une caste qui remonterait à des temps particulièrement reculés et qui semblerait avoir survécu à travers moult évolutions. Car nous vîmes le titre de "Maître Shemsou" au sein de la pyramide rouge de Snefrou, lié visiblement aux"âmes de Pé et de Dep". D'ailleurs, furent-ils si différents des fameux pHrr (Nous allons plus loin effleurer cette thématique) ?
Alors, serait-ce là l'origine même du mot shemsou, la marine pharaonique ?
Aussi que penser des papyrus du Ouadi el-Jarf qui seraient ainsi datés du règne de Khéops ? Ne mentionnent-ils pas les Shemsou comme ayant été une équipe d'ouvriers attachés à un navire, et même tout particulièrement aux chargements/déchargements des cargaisons ?
La bataille menée en l'an 5 du règne de Ramsès IIcontre une coalition dirigée par le roi Hittite Mouwatalli.
Ainsi, le Sms "aurait bien pu être", selon certaines circonstances considérées :
Un suivant,
Comme par exemple shemsou Hor traduit bien souvent par les "suivants d'Horus" même si au demeurant cela me semble bien peu satisfaisant. Aussi j'opterais plus aisément par "être dans le cortège de quelqu'un" / "rendre service" / ...
Et rappelez-vous aussi, à Kadesh, pour notre légendaire Ramsès IIlesshemsou semblaient avoir été tout autant des gardes du corps, des scribes, des cuisiniers, des coiffeurs, ...
Des gardes rapprochés au Nouvel Empire : à Medinet Habou, nous pouvons voir un mur montrant des shemsou défilant ou chaque entité semble fortement équipé en arc (Intervention à distance), piques, armes de poing (Intervention corps à corps) comme des haches, des khopesh, …
Des sortes d'hommes à tout faire finalement et particulièrement entrainés?
...
Ainsi, vers la fin de la 18e dynastie :
Soutenaient-ils les chars en cas d'attaque, en couvrant par exemple leur retraite, en protégeant ainsi l'escadron plutôt qu'une entité précise ?
Regardez les armures des chevaux …
Ils semblaient protéger vis-à-vis des éventuelles flèches pouvant provenir des côtés, d'en-haut, … Seulement le devant devait, selon moi, rester exposé. Le porte-bouclier aurait-il eu alors ce rôle de protection ? Courait-il devant le char ?
Se portaient-ils au secoure des chars en difficultés ?
...
Montaient-ils la garde ?
... ?
Alors, souvenez-vous de ce personnage, Amenemheb, au sein du règne de Thoutmosis III. Il intercepta, et ce à la course, une jument en chaleur qui fut lâchée par le prince même de Qadesh (Le premier cheval de Troie ?) et ce au-devant des attelages égyptiens : mettre un peu de chaos parmi les étalons.
Soliloque : pas mal quand même cette idée. Et que dire de cette performance physique du coureur ?
Aussi, il devait y avoir :
Des pièces de bois, d'autres en métal et tous cela assemblées par des courroies, ..., et de fait un véritable train d'équipage de stocks, avec un ou deux chariots munis certainement d'outillages, de pièces de rechange comme des roues, des ...
Sans omettre les chevaux bien évidemment.
...
Et bien sûr un scribe "de seconde classe", ..., peut-être fut-il d'ailleurs le responsable lui-même ?
This is the larger of the two groups of tombs, containing 19 numbered tombs (nos. 7–25). They are cut into the flanks of a low plateau in front of a major break in the cliffs. The rock is of very poor quality. It is, however, a convenient location from the main residential part of the ancient city. The tombs belonged to a broader range of officials than those in the north, from a chief of police (no. 9), to the "God's Father" Ay, who was later to become king (no. 25). The design of the tombs is also more varied, and although often not as imposing as those in the north, they possess great charm. Many of them were used for burial in later times as well. Large quantities of pot sherds litter the site, most dating from the period between the Twenty-fifth and Thirtieth Dynasties.
Nonobstant ...
Je n'ai pas encore découvert ce mot de pHrr au sein de cette légendaire 18e dynastie (?) Pareillement en lisant les Lettres Égyptiennes de Michel Dessoudeix qui fournit quand même pas mal de vocabulaires.
D'aucuns le dénommèrent le "coureur", peut-être fut-ce d'ailleurs en opposition au "rouleur" Les fameux conducteurs de char ?
Il semble même avoir été ce "soldat" protégeant le char dans sa section et peu importe qui était du reste dessus : peut-être des fantassins d'accompagnement des chars ?
D'aucuns supputent qu'ils étaient au nombre de 10 guerriers par char.
Ainsi :
Sous Ramsès III, ce fut une sorte d’élite quant à l'infanterie.
Souvenez-vous aussi d'Ahmès fils d'Abana, il rapporta dans sa biographie qu'il accompagnait pharaon au cours de ses déplacements et ce en suivant son char.
...
Furent-ils une "évolution" des shemsou, parfaitement agencer dans leur organisation ?
Des spécialisations ?
Des porte-boucliers les qrwa,
Une sorte "de caste" de combattants Le mSkbdésigné pour un attelage.
D'ailleurs Burchardt, cité par Edgerton & Wilson(*) y voyait bien une catégorie de troupe de onze hommes sur trois rangs dont le premier comportait des mercenaires étrangers. Ils portent le bouclier standard mais celui du qrwa à leur tête, semble de bien plus grande dimension.
(*) William F. Edgerton and John A.Wilson - Historical records of Ramses III : the texts in Medinet Habu, volume 1 and 2.
Des chiens, des lions, ... ?
Afin de faire peur aux chevaux ennemis ?
Employés comme veilleurs de nuits dans les camps ?
Peut-être une aide à la chasse afin d'améliorer l'existant ?
En tout état de cause, souvenez-vous du coffre bien connu trouvé dans l'hypogée de Toutankhamon, avec des chiens ...
...
Cette superbe pièce de poterie représentant un cheval en plein galop,
provient de la 18e dynastie égyptienne (vers 1567-1320 B.C.E)
et
est actuellement hébergée au Ashmolean Museum, à l'Université d'Oxford.
Nous étions alors dans les réserves même du musée du Caire. Il s'agissait de quelques superbes pièces en cuir qui devaient barder, caparaçonner un char Égyptiens.
Harnais,
Détail de la touche de finition décorative des cordons,
ceux qui ont permis de fixer le boîtier en cuir à la structure en bois du char de Toutankhamon.
Réplique de la figure d'Horus en faucon solaire qui incarne le roi et l'associe directement à Rê.
Ce faucon en bois doré coiffé d'un disque solaire était monté sur la barre principale d'un attelage de chevaux, le timon, et faisait partie des ornements du char.
Ce faucon en bois doré coiffé d'un disque solaire était monté sur la barre principale d'un attelage de chevaux, le timon, et faisait partie des ornements du char.
Nos anciens ont été capable d'ériger des monuments très élaborés, à tel point qu'aujourd'hui encore, les érudits ne comprennent pas comment ils ont pu le faire et ce pour certains d'entre eux !
Aussi ...
Est-il possible d'annoncer, avec cette élégante certitude, comme le font moult chercheurs que l’on prétend imminents, des universitaires très diplômés, ..., que nos anciens ignoraient la roue avant l'arrivée des légendaires Hyksôs ?
Les mêmes hauts personnages qui d'ailleurs admettent :
Que les tours de potiers existaient avant la date de construction supposée des pyramides.
Des jouets d’enfants munis de roues ont été retrouvés ça et là dans les hypogées.
Des pierres percées aptes à moudre ou broyer les céréales.
Des disques avec un orifice central à travers lequel nos anciens auraient pu imaginer de placer un axe.
...
Atoum-Râ :
Les anciens Égyptiens semblaient effectivement employer la roue et ce avec parcimonie !
Jusqu'à une date tardive, tout semble de nos jours en tout cas le prouver :
Les fouilles entreprises,
Les représentations murales,
Les textes écrits,
Et même les scènes banales traitant de "l’urbanisation".
... Il est un fait que l’absence chronique de cette roue peut rendre certains observateurs perplexes.
Pour autant ...
Devons nous conclure qu’ils ne la connaissaient pas, cette roue ?
Ne serait-il pas davantage en adéquation avec cette civilisation "divine" de subodorer qu’ils ne l’utilisaient pas !
Une notoire différence ...
Et qui nous laisse une science ouverte à d'autres éventualités ...
L’hédoniste contemporain, ce "maître" en technologie de pointe pourrait effectivement bien rétorquer que connaître la roue, et ne pas l’utiliser, ce n'est pas le concept de l'évolution que nous nous faisons.
Nonobstant ...
Quelles seraient les explications plausibles quant à la résistance de cet emploie ?
Pourrions-nous envisager et ce pour des raisons mystiques que le "disque" puisse ne pas être utilisé comme support ?
Et de fait ne favorisait pas les usages mécaniques ?
Observez bien, il me semble qu'au sein même de mèrenature, point de "roue" !
Marche, court, vole, saute, nage, rampe, frétille, fourmille, mais … ne roule pas.
Aussi, se pourrait-il que son usage défiait Râ et ce aux yeux de nos anciens ?
...
Faïence Tablet with Chariot Scene
New Kingdom, 18th Dynasty, reign of Thutmose IV, c. 1400–1390 B.C.
La roue devait probablement représentée 10% de la masse totale du char. Quant à lui, il devait être de l'ordre de 30 à 35 Kg.
Un véhicule devenu de fait bien plus léger et tracté par des chevaux pouvant transporter jusqu'à trois combattants.
Nos anciens apportèrent des améliorations techniques qui permirent finalement de :
De le rendre plus léger,
Plus robuste aussi,
Davantage maniable,
Plus stable quant aux tirs à l'arc,
Ceci afin certainement d'atteindre une vitesse proche des 45 kilomètres heures,
...
Il semblerait que ce char de guerre égyptien fut le produit d'une grande réflexion, de recherches techniques ainsi que de compromis entre :
La mobilité,
La "puissance de feu" représentant finalement l'objectif final d'une telle arme.
Sans omettre certainement la protection des hommes, qui devaient être de toute évidence d'importances car leur apprentissage était couteuse, longue, ...
...
Visiblement nous pouvons dire que les chars égyptiens avaient :
4 rayons jusqu'à l'ère de Thoutmosis IV :fils d'Amenhotep II de la 18e dynastie.
Le cheval a été introduit par les Hyksos à la fin de l'histoire égyptienne, au début de la Deuxième Période Intermédiaire.
Les rois asiatiques apportaient des pharaons cadeaux de chevaux.
Thoutmosis III a répertorié 2 000 chevaux et 894 chars saisis comme butin lors d'une campagne de guerre.
Animal toujours rare, il était gardé exclusivement par les classes supérieures pour la guerre, la chasse et le transport sur de courtes distances.
Les chevaux anciens étaient assez petits : en utilisant les mesures du joug des chars survivants, une hauteur moyenne de 4 pieds et 6 pouces a été calculée, pas beaucoup plus grande que l'âne égyptien .
L'élevage systématique a produit des animaux élégants et rapides, au corps long et aux pattes fines ; la vitesse, et non la puissance, était l'objectif principal.
Une paire de chevaux est souvent représentée tirant un char léger à deux roues, nécessitant un effort musculaire minimal.
Les courses de chars, comme celles organisées dans la Rome antique, étaient populaires, et l'arme puissante des chars devint la fierté des pharaons. Le roi Toutankhamon aimait particulièrement les courses : six chars grandeur nature ont été trouvés dans sa tombe.
La caserne d'État fouillée à Amarna était conçue pour abriter jusqu'à deux cents chevaux.
Les chars faisaient ici office de garde d'honneur pour le pharaon et une escouade volante de la police, et menaient la charge au combat.
Malheureusement ...
Aucun manuel égyptien ancien sur l’entraînement des chevaux n’a survécu.
La littérature scribale, qui compare souvent le débourrage des chevaux à celui des jeunes, présente le cheval comme plus sage que les élèves indisciplinés !
Mettre un joug sur un cheval était l'un des symboles que le scribe Ani utilisait dans ses Enseignements pour décrire l'éducation et ses effets : "Le cheval qui a mis sous son joug, il obéit et sort."
Une stèle décrit comment Aménophis II, alors qu'il était encore un jeune prince, "adorait les chevaux et en prenait plaisir. Il était tenace dans leur travail, connaissait leur nature et était au courant de leur entraînement, ayant une connaissance proche. avec leur disposition." Il avait l'habitude de les atteler lui-même avec la bride et se rendit en voiture de Memphis à Gizeh afin de visiter les Pyramides et le Sphinx.
Ramsès III est représenté dans les écuries royales "inspectant les chevaux que ses [propres] mains entraînaient". Les pharaons se faisaient souvent représenter chevauchant dans une guerre le char, piétinant les ennemis de l'Égypte sous les sabots de leurs chevaux. Les équidés royaux se distinguaient par leurs autruches \ coiffes à plumes et recevaient souvent des noms individuels.
La paire utilisée par Ramsès II s'appelait "Victoire à Thèbes"et "Mut est content". D'autres exemples sont "Répulseur des étrangers", "Amon donne de la puissance", "Anat est satisfait"et "Piétineur des pays étrangers".
Les chevaux bien-aimés étaient souvent momifiés et enterrés avec leurs propriétaires, afin qu'ils puissent être ensemble dans l' au-delà.
Senenmut fit enterrer avec lui son cheval préféré, une jument alezan. La jument de Senenmut a été enterrée vêtue d'une couverture de cuir matelassé, doublée de lin pour éviter les frottements.
Le roi Piye a enterré quatre de ses chevaux dans sa tombe, chacun enveloppé dans des lin bandages et portant des argent ornements, couvertures et colliers de perles ornées. Chaque cheval a été enterré dans son propre cercueil massif et peint en bois.
Les selles, les œillères et les étriers étaient inconnus, bien que des brides, des rênes et des harnais aient été utilisés !
À certaines occasions ...
Les chevaux portaient une armure, généralement de lourdes couvertures.
Ramsès II et Toutankhamon sont représentés conduisant des chars avec des chevaux portant des manteaux d' armures à écailles.
Les chevaux égyptiens antiques étaient représentés dans une grande variété de couleurs : noir, rouge, alezan, pie, palomino, blanc, dun, bai, même pinto.
Des décorations de chevaux ont été trouvées sur des bijoux, des poteries des récipients, des manches de fouet, des peignes, des boucles de ceinture, de la vaisselle, des colliers de chien, des récipients et des outils cosmétiques, des épingles à cheveux, et les jouets d'enfants.
Outre leur débourrage et leur entraînement, les chevaux étaient invariablement confinés dans des écuries, où ils recevaient des rations quotidiennes d'herbe et de paille (l'avoine était inconnue dans l'Egypte ancienne).
Même une lettre raconta : "Les attelages de mon seigneur se portent bien ; j'ai mélangé devant eux la mesure qui leur est assignée, et leurs palefreniers leur apportent la meilleure herbe des marais. Je leur donne de l'herbe quotidiennement et je leur donne de la pommade pour les frotter chaque mois, et leurs chefs d'écurie les trottent tous les dix jours. Le mode de vie tranquille du cheval contraste fortement avec celui de l'âne , tout aussi apprécié mais exploité"
Le cheval était utilisé comme symbole de l'amant d'une jeune femme dans un poème datant du Nouvel Empire : "Oh que tu viennes vite vers ta dame ! Comme un cheval du roi, choisi parmi mille chevaux de toutes sortes, le plus beau des les écuries. Il est distingué dans son passage, son maître connaît ses allures ; lorsqu'il entend le bruit du fouet, il n'y a aucun chef de conducteurs de char qui puisse le rattraper ! La dame est au courant : il n'est pas loin d'elle !"
Peut-être à cause de la petite taille des chevaux égyptiens, les anciens Égyptiens considéraient que monter à cru était indigne.
Le prince Tefnakhte de Saïs, de la 25e dynastie, est décrit fuyant ses ennemis : "Il monta à cheval sans même demander [pour] son char". C’était clairement une retraite ignominieuse !"
Aucune divinité égyptienne native n'était associée au cheval, bien qu'il soit associé à une déesse étrangère, Astarte !
Des sables de Deir el-Bahari
le Temple de la vallée de Hatcheppsut,
la tombe du surintendant du palais de la reine Tetisheri !
Le fragment en relief montre deux chevaux harnachés avec des harnais, élaborés, apaisés, par un palefrenier nubien.
La performance des chevaux est très réaliste …
Il est probable que le relief provienne de la tombe d'un grand personnage ! ?
Source et photographie :
Les pharaons - Les reines Schulz et Matthias Seidel - photographies de Matthias Seidel - Bompiani Editions.
Houlihan 1996, p. 34, fig. 27.E.G.
Vases avec chevaux cabrés ...
Origine inconnue ...
Poterie peinte, hauteur 43 cm, Agyptisches Museum, Berlin.
La poterie monochrome peinte était répandue pendant la période prédynastique, puis est tombée en désuétude et est revenue dans la seconde moitié du deuxième millénaire B.C.E., avec l’apparence d’un décor polychrome, généralement limité à des motifs floraux et géométriques.
Les images figuratives s’inspirent du monde animal, rarement de la figure humaine !
Ce vase a une décoration inhabituelle ...
Le char et les chevaux ont été introduits en Égypte depuis l’Asie occidentale après 1 700 B.C.E.
Le cheval n’était pas utilisé comme une bête de somme et était rarement monté.
La provenance du vase est attribuée au palais royal ou à la maison d’un haut fonctionnaire qui avait un char comme moyen de transport.
Les chevaux, avec leur pelage tacheté, sont peints sur un fond clair, avec leur crinière, leur queue, leurs harnais, leur bride lâche et une partie du pont sur leur dos en brun rougeâtre.
Les bandes horizontales au-dessus et en dessous des animaux sont en bleu-gris.
La datation du vase a été rendue possible par la présence d’un vase similaire représenté sur le mur d’une tombe datant du règne d’Amenhotep II.
Source et photographie Égypte 4000 ans d’art g Jaromir Malek;
Phaidon Editions.
Jusqu’à une époque récente :
Les chercheurs pensaient que le squelette de cheval le plus ancien que l’on ait trouvé dans la vallée du Nil est celui découvert dansla forteresse de Buhen en Nubie. L’animal était couché sur le pavement de briques des remparts du Moyen Empire. Il était recouvert de débris sur lesquels reposaient des vestiges du Nouvel Empire. Directement au-dessus de la carcasse, se trouvait un lit de cendres et de fragments de bois carbonisés. Aucune datation au C14 n’ayant été possible sur les os, à cause du manque de collagène dans ces derniers, ce sont ces fragments qui ont servi à la datation du squelette vers 1675 B.C.E. Celle-ci se trouvant corroborée par le contexte archéologique, il a été admis qu’il s’agissait là du plus ancien témoignage de la présence du cheval dans la vallée du Nil. Toutefois, le fait que la datation ait été obtenue de façon indirecte a suscité quelques doutes quant à sa validité ...
Les premiers vestiges osseux de chevaux commencèrent à apparaître dès 1976. Bien que modestes ils appartiennent, d’après le contexte archéologique, pour certains d’entre eux, à la 13 ème dynastie (1 750 - 1 700 B.C.E) et se révélaient donc plus anciens que le cheval de Buhen.
D’autres restes du même site, mais aussi de Tell Heboua, dans le Sinaï, aux franges nord-est de l’Égypte, datant de la fin de la période Hyksôs (vers 1 600 B.C.E) vinrent compléter le tableau. Nous disposons désormais de suffisamment d’éléments pour pourvoir associer définitivement l’arrivée du cheval dans la vallée du Nil aux Hyksôs, dès la seconde moitié du 28e s B.C.E, époque à laquelle ceux-ci commencèrent à s’infiltrer dans le Delta ...
Plaçons-nous dans le contexte de l'époque ...
Il s'agissait en fait de chevaux qui ne furent pas plus imposants qu'un poney d'aujourd'hui.
Ce détail pourrait bien expliquer, mais en partie seulement, l'allègement de cette arme révolutionnaire.
Sic : "On affirme souvent que les égyptiens de l'ancien empire ne connaissaient pas la roue, n'avaient pas vu de chevaux et ne connaissaient pas la technique de la fonte du fer avant le nouvelle Empire et cela autour de 1700 AJC avec leur rencontre avec les Hyksos, soit 1500 ans après le début de la période dite dynastique qui aurait débutée en 3200 AJC.
Comment cette région ou tout circulait, hommes, idées et marchandises, ou les frontières des empires étaient toutes poreuses, ou avec Byblos, Summer et de Ur, les échanges en temps de paix et en temps de guerre avec l'Egypte étaient nombreux.
Comment cette thèse est-elle encore tenable et défendable ?"
Sic : " Concernant la roue, elle est attestée en Égypte dès la 5e dynastie au moins (vers -2400), représentée dans certaines scènes militaires sur les chaussées royales.
Quant au cheval, il est intégré au quotidien égyptien à la fin de la Deuxième Période Intermédiaire mais les Egyptiens le connaissaient selon toute vraisemblance.
Seulement le terrain égyptien et les habitudes locales, en plus d'un coût d'entretien très élevé pour une utilité toute relative, font que cet animal n'avait pas sa place dans la vie quotidienne.
Et l'absence d'ambition militaire à grande échelle rendait son emploi guerrier futile.
Pour le fer je ne suis pas spécialiste, mais il y a sûrement des raisons.
Et je précise : ces "thèses" sont progressivement bâtues en brèche depuis au moins 20 ans, ... "
Sic : "Sans leurs innovants chars de combat, les pharaons auraient-ils été en mesure d'imposer leur suprématie militaire sur le monde antique ? Une équipe scientifique mène l'enquête en s'appuyant sur la construction de deux répliques.
Des illustrations retrouvées sur les murs de tombeaux et de temples égyptiens, datant d'il y a trois mille six cents ans, montrent des pharaons au combat, s'élançant fièrement dans la bataille sur des chars tirés par des chevaux. Selon certains historiens, l'apparition de ce véhicule, qui s'apparente à une véritable révolution technologique, aurait permis aux rois d'Égypte de multiplier les conquêtes et de consolider les frontières du Nouvel Empire. En quoi ces chars étaient-ils si originaux ? Quelle vitesse pouvaient-ils atteindre et dans quelle mesure étaient-ils maniables ? Ont-ils réellement joué un rôle décisif dans la stratégie expansionniste des pharaons ?
Défi scientifique :
C'est pour tenter d'élucider ces énigmes qu'une équipe d'archéologues, d'ingénieurs, de menuisiers et de dresseurs de chevaux a entrepris la construction de deux répliques de chars égyptiens : le premier véhicule, léger, est inspiré des modèles observés dans le tombeau de Toutankhamon ; le second, plus lourd et à la décoration élaborée, correspond à la description du char que Thoutmosis III a utilisé lors de la bataille de Megiddo. Roues à rayons, ressorts, amortisseurs, barres antiroulis, rétroviseurs de forme convexe, toute l'architecture a été étudiée à la loupe et reconstituée. Après plusieurs mois d'efforts, l'équipe est prête à lancer les chars à pleine vitesse dans le désert ..."
Une véritable B.D que ce bloc de calcaire peint de l'hypogée du général Urhiya à Saqqarah provenant des fouilles du Dr. Ola al-Aguizy.
Nous nous trouvons au sein d'une sorte de frontière ;Tjarou marque la frontière avec le proche orient, infestée de crocodiles, avec la charrerie au registre superieur.
Et en dessous ...
Deux enfants montés sur des ânes qui semblent, converser, entourés de soldats !
Provenant d'une dernière demeure au sein de la nécropole Thébaine.
1 580 - 1 320 B.C.E.
Musée archéologique de Florence.
Char Égyptien.
Scanned from Nineveh and Its Palaces, by Joseph Bonomi, figure 108.
Four spoke chariot designs illustrated by Jean-Francois Champollion.
Public domain.
Chariot builders from the tomb of Aba.
Thébes.
On the left two wheelwrights are forming rims, bending two lengths of wood inserted between two upright poles stuck in the ground. Working in such a way, the strain on the uprights is minimal. At the centre a seated worker is shaping a piece of wood with an adze. On his right two hoops, probably part of the framework, and what looks like the chassis with the axle. At the far right one of two wheelwrights putting together a wheel.
N. De G. Davies, The Rock Tombs of Deir el Gebrawi, London 1902, pl.XXV
Tut's chariot from the International Museum of the Horse, photos by Anne Snyder Payne.
La vie dans un camp militaire :
galopant,
relief de la tombe de Horemheb à Saqqarah.
Maintenant au musée archéologique de Bologne
Musée du Caire.
Ostrakon 25125.
20e dynastie.
Trouvé sur l'hypogée KV 9 de la vallée des rois.
C'est une représentation exceptionnelle d'une reine égyptienne tirant des flèches d'un chariot sur un adversaire masculin.
Richard Wilkinson se demande si la reine représentée dans cette pièce pourrait être Tausret combattant elle-même le pharaon Sethnakht. Nous ne savons rien de la fin de cette reine, veuve de Seti II, si elle est morte naturellement ou a perdu son trône dans un coup d'État ou sur le champ de bataille.
Bien que l'hypothèse soit tentante, il n'y a aucune preuve de cela.
Du point de vue artistique, la représentation est aussi intéressante car elle montre des flèches en mouvement, ce qui est rare dans l'art égyptien.
Amenhotep II (1427-1400 B.C.E) était considéré comme un jeune homme particulièrement athlétique.
Dans cette scène trouvée à Karnak ...
Il tirait rapidement des flèches à travers une cible en cuivre depuis son char tirée par deux chevaux au galop.
Le texte dit :
"ses flèches
passent à travers
comme si la cible était faite de papyrus.''
Produit d'un entraînement militaire ...
Amenhotep II voulait probablement imiter les réalisations de son père Thutmose III(1479-1425 B.C.E), que beaucoup considèrent comme le plus grand stratège militaire de l'ancienne Égypte.
À la mort du père ...
Plusieurs cités du Levant se sont révoltées contre Kemet.
Cela semble avoir été rapidement et impitoyablement écrasé par le fils, qui s'est battu montant en Syrie et vers l'est, jusqu'à l'Euphrate.
Pourtant ...
La majorité du règne d'Amenhotep II semble avoir été relativement paisible.
Finalement ...
Il a été enterré dans la vallée des rois. Sa dernière demeure a été profanée dans l'Antiquité, découverte en 1898 ; les restes du roi réemballés ont été retrouvés dans son sarcophage original.
Dans le sarcophage, aux côtés du roi, posait un grand long arc.
Toutankhamon :
Transportons nous maintenant, si vous me le permettez,
au sein du super G.E.M , avec se souverain dont nous aimons à péréniser son existence ...
CF Amandine MARSHAL ...
Voici un apercu de l'un des chars découverts démontés dans la tombe de Toutânkhamon. D'un raffinement qui laisse sans voix quand on se trouve devant ces trésors d'orfèvrerie et de sellerie-bourrellerie.
L'allusion aux ennemis vaincus demeure une constante, logique sur un char, en revanche, je ne m'explique moins les nombreuses occurrences de Bès (présent pour repousser les mauvais esprits ?)
J'ai essayé d'y répondre :
Ce dieu protecteur, souvent représenté sous forme de nain grotesque, est lié à la protection contre les mauvais esprits, aux rituels domestiques et à la fertilité.
Sa présence répétée sur un char peut surprendre, mais PEUT "s’expliquer" par une volonté de protéger le roi dans un contexte de danger (combat, chasse, déplacement).
Bès agit comme une figure apotropaïque, repoussant les forces hostiles invisibles, tandis que les ennemis figurés rappellent les menaces visibles.
L’ensemble crée un double registre de protection, militaire.
Ces chars ne sont pas seulement des objets utilitaires ou funéraires, ils incarnent une idéologie royale où la victoire terrestre et la protection divine se conjuguent.
La répétition de Bès souligne combien la royauté cherchait à se prémunir des dangers, visibles ou invisibles, dans la vie comme dans l’au‑delà.
Ramesses IIat Abydos ...
Le pharaon Ramesses IV conduire magistralement son char de guerre ...
Ramsès IV debout ...
Tenant par les cheveux un asiatique et un nubien !
Lance dans l'autre main ...
Roulant ses rênes de char autour de la taille !
Une jambe émergeant pour reposer sur le poteau ...
Je comprends l'ostraca comme un moyen utilisé par les scribes novices, les artisans pour pratiquer l'écriture ou le dessin, peut-être aussi afin de présenter leurs dessins, de montrer leurs compétences, être admis au travail dans les hypogées royaux, ...
Une vue très rare, qu'en pensez-vous ?
Vous avez tous expliqué que le temple de Louxor a-t-il remarqué que le cheval de Ramsès II en forme de lion dans le mur latérale du temple pendant les guerres de Ramsès II en Syrie.
Se pourrait-il que le cheval représente le dieu Maahes représente le lion du dieu de la guerre par les anciens égyptiens !
Rare représentation de chevaux à tête de lion.
Dans cette scène, depuis le mur du temple de Luxor, Ramsès II chargeant ses ennemis syriens dans son char.
Voilà ...
Il vous faudra maintenant attendre un peu, afin d'en connaître peut-être davantage sur ce sujet ...
Sic : " La mise par écrit du deuxième niveau de connaissance concernant les charrettes et les chariots à traction animale. Le premier niveau pourrait correspondre au stade de la connaissance lié à l’agriculture ou aux animaux eux-mêmes. La vache pour le labour des champs. Le cheval pour le transport. Depuis cette époque, hormis le passage de la force motrice équivalente à 25 km/h du cheval à l’automobile, rien n’a fondamentalement changé"
The earliest known hieroglyph of a chariot !
Location: The tomb of Amose, son of Ebana in ElKab.
Roue primitive à quatre rayons !
Photo: L.P.P. Delpeut.
Also the horse !
• Sources ...
ARNAUD (D.). Le Proche-Orient - 33-234, "Civilisations, Peuples et Mondes. L'Antiquité, le Proche-Orient, la Grèce" DUPONT -SOMMER (A.), Lidis, 1966.
CASSIN (E.). A propos du char de guerre en Mésopotamie - 297-308 "Problèmes de la guerre en Grèce ancienne" VERNANT (J.P.), Mouton et C°, 1968.
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
DELEBECQUE (E.). "Le Cheval dans l'Iliade" Librairie C. Klincksieck, 1951.
DAVY (G.) et MORET (A.). "Des clans aux empires. L'organisation sociale chez les primitifs et dans l'Orient ancien" : Renaissance du livre, 1923.
DESHAYES (J.). "Les civilisations de l'Orient ancien" Arthaud, 1969.
GARELLI (P.). Note sur l'évolution du char de guerre en Mésopotamie - 291-295 "Problèmes de la guerre en Grèce ancienne" VERNANT (J.P.), Mouton et C°, 1968.
JACQUINOT (O.). "Contribution à l'étude de l'attelage du Cheval à travers les âges" - Thèse pour le Doctorat Vétérinaire - Lyon, 1984, n° 14.
Roch Hachana et Ras el’saana sont étrangement proches en prononciation. Les deux fêtes se fêtent elles aux mêmes dates ?
En effet juste le nom est proche.
Mais les deux calendriers différent car l'un regarde l'apparition de l'étoile Sirius pour les Égyptiens et le calendrier Hébreu lui est lunaire et donc il recule tous les ans.
Cette année ils se rencontrent comme tous les 24 ans ( recule de 15 jours par an ) les hébreux et les musulmans ont un calendrier Lunaire de 28 jours par mois.
Est une déesse à tête de lionne étroitement associée à Thinis et Abydos !
Souvent considérée comme l’épouse d’Anhur (Onouris).
Son iconographie peut ressembler à celle de Sekhmet, mais il existe des distinctions subtiles :
Le disque solaire,
L'uraeus au‑dessus de sa tête la rattachent à la sphère solaire !
Cependant son culte met l’accent sur l’ordre cosmique et la protection plutôt que sur le feu destructeur de Sekhmet.
Le rôle de Méhyt est souvent pacifique et protecteur ...
Lié au retour de l’œil divin et à la restauration de l’harmonie après le chaos.
Dans certaines représentations tardives ..
Elle apparaît dans des contextes funéraires, guidant ou purifiant les défunts, comme cela semble être le cas ici.
Les deux femmes devant elle jouent probablement le rôle d’adorantes ou de prêtresses, accomplissant des gestes de louange et d’invocation.
La composition de la stèle ...
Méhyt tendant un ankh et un sceptre was, exprime magnifiquement la transmission de la vie et du pouvoir de la déesse à ses fidèles.
Le texte hiéroglyphique au‑dessus enregistre probablement une dédicace ou une formule d’invocation, peut‑être nommant le défunt et invoquant la protection de Méhyt dans l’au‑delà.
Nous sommes bien en ce jour du 23 Avril 2014 au sein d’une fouille archéologique complètement illicite.
Géographiquement, le site est localisé près d’Abydos, abidjou… Et plus précisément au sein d’un terrain extérieur à une maison.
Et ceci dans une région dénommée Kom El-Sultan particulièrement proche d'Abydos, au nord en fait.
Ainsi…
Une grande partie de la ville d'Abydos, Kôm el-Sultan, demeure selon moi sans avoir été réellement investiguée. Seulement, reconnaissons aussi, qu’une proportion encore plus importante restera définitivement disparue, spolié,…
Néanmoins...
C'est une découverte très importante. Elle devrait révéler des informations quant à cette histoire du pharaon Montouhotep II II d'autant plus que les monuments appartenant à ce souverain sont bien rares à Abydos.
Et cela paradoxalement au fait que Montouhotep II II avait construit plusieurs édifices religieux au sein de ce site et afin bien probablement de renforcer son pouvoir dans cette cité antique par le biais du netjer Khenti-Amenty.
Plan de l'article ...
→ Nous sommes au Moyen empire au sein de la 11e dynastie ...
→ Et géographiquement près d’Abydos, dans le gouvernorat de Sohag.
→ De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos …
→ Ainsi aujourd’hui même …
→ À la base, il s'agissait bien de fouilles véritablement illicites ...
→ En fait il y eu une sorte d’affaissement du sol.
→ Des hauts-reliefs y auraient également été observés.
→ Souvenez-vous du netjer Khenti-Amentiu ...
→ Voici la représentation du cartouche de Montouhotep II dans cette chapelle ...
Son chef-lieu de district est Sohag. De nos jours, sur le territoire de l'ancienne Abydos se trouve la ville de Madfounek / el-Madfounah / l’enterrée - لعربة المدفونة .
Sohag …
Localisée au sud d'Assiout …
Sur la rive gauche du Nil …
Dans le sud de laMoyen Empire nous pouvons découvrir deux cités jumelles :
Sohag,
Et la fameuse Akhmim. Elles sont en fait séparées par l'Itéru et cela à environ 500 kilomètres au sud du Caire.
De nombreux vestiges archéologiques sont à découvrir à Abydos.
Nous sommes dans une région qui finalement est peu touristique paradoxalement à la présence de deux grands monastères coptes, Saint Shenouté et Saint Pshoi.
Une mission américaine dirigée par le professeur David O'Connor à cependant permis de réaliser quelques notables découvertes.
Ainsi …
La cité semble bien avoir été consacrée à ce netjer dénommé Khentyimentyou. Particulièrement ancienne cette déité fut comme vous le savez assimilée, et cela bien plus tard, à Osiris. D’ailleurs on peut remonter ainsi en ce lieu historiquement bien riche, jusqu’à la période prédynastique.
A l'Ouest …
Au sud également …
Par rapport au temple, il devait visiblement y avoir des maisons groupées du reste en fonction du statut et de leur propriétaire. Maisons de 7 à 10 pièces érigées en briques crues munies de cours.
Cependant vous vous en douté, il n’y avait pas que des habitations. Demeuraient bien certainement aussi des ateliers car, entre autre chose, la plupart des céramiques furent fabriquées localement. Néanmoins, on y aurait retrouvé des importations de Memphis.
Ainsi, si nous pouvions remonter dans ce lointain passé, il est fort probable que nous verrions au sein de ces zones d’habitations et d’artisanats, une ruelle bien étroite et centrée en quelque sorte, …
Des habitations certainement bien alignées …
Avec des habitants qui faisaient leur pain, leur cuisine, …, chez eux...
Une citée avec au moins 1000 entités, à certaine époque en tout cas, qui tournait en quelque sorte autour du fameux temple funéraire du pharaon Sésostris III, nous remontons ainsi à cette ère de la 7e dynastie.
Remarquons qu'il ne faut pas confondre Amonherkhépeshef avec un autre homonyme, Jmn ḥr ḫpš.f qui fut quant à lui comme vous savezle fils aîné du légendaire Ramsès II et de la belle Néfertari.
Aussi ...
Souvenez-vous ...
Amon-(Ḥer)-Khepchef fut bien le fils d'Isis-Ta-Hemdjeret / Iset Ta Habasillat / Ast tA hm Djrt / QV51, de 1849 à 1859, nous sommes bien dans la vallée des reines. Hypogée qui fut du reste découvert par Schiaparelli lui-même et ce, en 1904. Notons que QV55 est l'une des plus belles dernières demeures relatives aux princes de cette Vallée des Reines.
D'ailleurs ...
A l'origine ...
Il était destiné à un autre des fils de Ramsès III.
Vous aurez alors remarqué que la couleur turquoise fut beaucoup utilisée au sein de cette dernière demeure ! Aussi, si nous nous replaçons dans le contexte historique, les artisans auraient disposé d’une palette pauvre en nuances ! Comportant cependant presque toutes les couleurs comme le rouge, le jaune, le vert, le marron, le noir et le blanc. Seul manquait le bleu ! Car il n’existe que très peu de minéraux de cette couleur ! De plus, bien rarissimes, sont ceux qui une fois réduits en poudre conservaient un certain pouvoir colorant ! Le broyage du lapis-lazuli par exemple, une roche d’un beau bleu profond, ne fournissait malheureusement qu’une poudre bleu-gris pâle, pratiquement inutilisable comme pigment paradoxalement au fait qu'il fut possible quand même d'en extraire un minéral bleu, la lazurite. De cette poudre ils obtinrent visiblement un pigment utilisable. Néanmoins, elle ne fut mise au point que vers le 2e siècle avant notre ère, et ce au Turkménistan n'atteignant finalement l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle.
Les artisans du bassin méditerranéen ont pourtant utilisé un pigment bleu bien avant ces époques ! (?) En fait, Il s’agissait du fameux "bleu égyptien", nom donné en 1830 par Jean-François Léonor Mérimée, le père de l’écrivain Prosper Mérimée lui-même et ce au sein d'un traité sur la peinture à l’huile.
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand, comment et où ce premier pigment synthétique va-t-il commencé à être fabriqué ?
Où son emploi s’est-il diffusé ? Cela pourrait bien faire l'objet d'un véritable et passionnant article...
Aussi, il semble que demeurait trois teintes principales, trois symbolismes bien différents :
Le bleu clair ...
Il évoquait l'air, le ciel. Amon, netjer du vent à l'origine, était parfois coloré en bleu.
Le bleu sombre, provenant du lapis-lazuli / hsbd ...
Il rappelle la nuit, le monde d'en bas. La cavalerie divine est faite de cette pierre. Ce bleu symbolisait quant à lui la voûte céleste de la nuit mais également des abysses. La poudre de Lapis-lazuli donne un bleu profond, mais étant donné son prix de revient, souvenez-vous, il devait venir d'Afghanistan, on le réservait aux bijoux de luxe. Les Égyptiens lui ont donc certainement préféré un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agissait bien probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte au moins à la 4e dynastie...
Elle fut consacrée à l'univers aquatique, celui du Nil bien évidemment, une représentation suprême de la vie, de la maternité, ... D'ailleurs, rappelez-vous de la grande netjeret Hathor, la "Dame de la turquoise", ainsi à Sérabit el-Khadim, ne fut-elle pas cette protectrice des régions désertiques ?
Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
Le cartouche "User‑Maât‑Rê Méry‑Amon" fonctionne comme une formule politique et religieuse, il affirme la légitimité solaire du souverain (fils de Râ), sa mission de restaurer Maât (justice/ordre) et sa protection par Amon, autant d’éléments destinés à rendre le pharaon "divin" et bien évidemment éternel, ici mis en scène sous l’image de l’enfant pour insister sur la renaissance du pouvoir !
Le cartouche n’est donc pas un simple label, c’est une formule théologique et politique qui transforme le pharaon en agent de l’ordre cosmique. Dans la figure de l’enfant, Ramsès III est présenté comme à la fois renouvelé et garanti par Râ et Amon, ce qui vise à rassurer sujets et les divinités sur la stabilité du trône !
Hector Horeau, architecte et dessinateur français, voyage en Égypte entre 1837 et 1839. Il publie en 1841 sa suite Panorama d’Égypte et de Nubia, composée de lithographies représentant les sites majeurs de la Vallée des Rois.
L’entrée de la tombe de Ramsès III figure parmi ces planches, exposées au Salon de 1841.
Deux colonnes à chapiteaux hathoriques flanquent l’entrée, ornées de têtes de vache symbolisant la déesse Hathor.
Au-dessus du linteau se détache le disque solaire, encadré par les ailes stylisées et les figures protectrices d’Isis et de Nephthys.
Trois registres hiéroglyphiques reprennent la titulature royale de Ramsès III sur les montants de la porte.
Le rendu met en valeur l’état de surface de la roche, les craquelures et les traces d’érosion, témoignant de la fidélité documentaire de Horeau.
Cette lithographie est l’un des premiers enregistrements graphiques occidentaux de la tombe KV 11 avant l’avènement de la photographie.
Les détails architecturaux et iconographiques conservés par Horeau informent sur les restaurations ultérieures et l’évolution de la conservation des tombeaux royaux.
Elle illustre la fascination européenne du 19ᵉ siècle pour l’égyptomanie et sert de référence pour les historiens de l’orientalisme.
La gravure est conservée dans plusieurs collections muséales et bibliothèques, où elle constitue un témoignage précieux de l’état du site au milieu du 19ᵉ siècle. Les chercheurs s’appuient encore sur ce document pour reconstituer la polychromie perdue et confirmer l’authenticité des décorations subsistantes.
Ref :
1. Hector Horeau, Panorama d’Égypte et de Nubia, Paris, 1841 (d’après Wikipédia),
2. Notice éditoriale Getty Images pour “Ancient Thebes, Valley of the Kings: entrance to the tomb of Ramses III” par Hector Horeau.
Pour asseoir sa domination sur la vallée du Nil, l'Égypte des pharaons a dû soumettre l'autre pays parcouru par ce fleuve mythique : le royaume de Kerma (ou de Koush), en Nubie, dans l'actuel Soudan.
Une civilisation brillante, que les archéologues sortent de l'oubli depuis quelques décennies.
Alors que l'Égypte pharaonique est bien connue des historiens et du grand public, on oublie souvent que, plus au sud, des sociétés ont cohabité avec le célèbre voisin égyptien.
Loin de la vision réductrice d'une Nubie marginale ou périphérique, les données archéologiques et textuelles révèlent que ces populations ont communiqué et commercé mais qu'elles se sont également affrontées.
Parmi les peuples de pasteurs et d'agriculteurs qui occupaient alors l'actuel Soudan, le royaume de Kerma a marqué tout aussi profondément l'histoire de cette région que son homologue pharaonique.
Aujourd'hui, grâce à l'essor de la soudanologie, cette part de l'histoire de la vallée du Nil se dévoile peu à peu.
Chacune d'entre elle alterna avec une période particulièrement sombre où se développèrent l'anarchie, la misère et le fameux chaos tant redouté.
Ce furent les trois Périodes Intermédiaires comme vous le savez.
"Tout bonheur a disparu,
le pays ploie sous la misère"
Dixit un poème datant de la Première Période Intermédiaire.
Les fastes de L'ancien Empire ne sont plus que des souvenirs bien lointains, qui devaient certainement s'estomper du reste dans la mémoire de nos anciens !
La pauvreté ...
La violence ...
Tout cela semblaient alors s'abattre sur Kemet et par là même menaçaient l'une des plus brillantes civilisations du monde antique.
Comment, après avoir connu un tel degré de raffinement, en sont-ils arrivé là ?
Taharqa fut bien son nom de naissance, ou Taherouk.
Muni d'une calotte propre aux souverains koushites, sur laquelle se dressait normalement les deux uraeus correspondant à leur double royauté, c'est à dire celle :
De la Nubie,
Et de Kemet !
Le souverain de Napata ...
Son nom de roi, Nefertemkhourê, Nefertoum protège Râ.
Il fut le pharaon de 690 à 664 avant notre ère : son nom d'Horus fut Oaikhaou !
Elle représentait alors une sorte de frontière bien physique ! D'autant plus que Kerma devenait au même moment des plus puissantes ... ! Ce qui peut aussi expliquer l'érection de plusieurs grandioses forteresses !
Kerma, dans l'esprit de nos anciens, fut certainement et véritablement un réel et potentiel danger ...
Un atavisme ...
Et plus exactement ...
Une peur !
Celle qui finalement sembla s'être concrétisée aux environ de 747 avant notre ère !
Ainsi, au sein d'une terre, qui comme vous le savez, ne possédait plus vraiment ce pouvoir central particulièrement fort d'antan...
Ce qui devait advenir, advint donc.
Cette terre tomba sous le contrôle des souverains nubiens.
Comme nous le verrons au cours des articles qui suivront dans cette belle thématique, cela sera une période d'une nouvelle prospérité.
Et de plus ...
D'un réel renouveau artistique ...
Les Pharaons Noirs ...
Les "visages brûlés" ...
Ainsi, un siècle durant ...
Probablement un peu moins d'ailleurs ...
Cinq souverains vont arriver à unifier en quelque sorte Kemet et la Nubie.
Tanoutamon ...
Tête de Tounoutamon ...
Vous aurez bien remarqué la présence des deux uraeus !
Il fut bien couronné dans le temple d'Amon au Gebel Barkal ! Nonobstant, ce fut le dernier pharaon de cette 25e dynastie.
Cette fameuse dynastie Nubienne ...
Les évènements firent qu'il finit par se réfugier à Thèbes.
Cité qui sera malheureusement par la suite complètement détruite, une bataille particulièrement dévastatrice aura donc lieu ! A ce moment là, un souverain venant du delta, Psammétique I s'intronisa pharaon, souverain du Nord comme du Sud d'ailleurs ...
S'en suivi une élimination systématique des traces de ces fameux Pharaons Noirs.
Cette civilisation fut-elle calquée sur le modèle égyptien ?
Vers 730 B.C.E ...
Le désordre fut bien à son comble, une fois de plus pourrions-nous dire.
Nous sommes au coeur de l'une de ces phases, la "Troisième" en l'occurrence, que les historiens ont appelés "Périodes Intermédiaires".
L'esprit de féodalité avait bien fini par triompher de l'autorité centrale et royale.
Kemet était alors comme vous le savez déchirée par les multitudes rivalités qui devaient opposées entre eux les différents potentats locaux.
Ainsi ...
A cette époque ...
Le royaume de Kouch représentait la civilisation la plus avancée existante au sud de l'empire de pharaon.
Une civilisation qui pourrait ressembler à un calque du modèle égyptien !
Ou cela fut-il plutôt l'inverse ?
Leurs deux histoires ...
Bien distingues du reste, ne furent-ils pas si imbriquées que finalement l'une et l'autre s'inspirait-elle mutuellement ?
Une thématique que nous aborderons au cours des pharaons noirs si vous le désirez.
Ainsi, minée par les discordes internes ...
Affaiblie par l'anarchie ...
Kemet finalement fut vraiment prête à tomber, comme un fruit mûr, dans les mains de celui qui en décidera la conquête.
Ce conquérant s'appela alors Piye ...
Piânkhi ...
Piankhy ...
Fils du souverain nubien Katcha ... Il fut apparemment originaire de Dongala, non loin de cette antique cité de Kerma !
En fait ...
Piânkhy entreprit sa conquête alors que Kemet était déjà pratiquement tombée sous la coupe assyrienne qui, eux aussi, entendait bien mettre à profit le désordre qui régnait dans le pays des netjerou.
Mais en vérité ...
Les fameux assyriens ne furent pas véritablement passés à l'action, pas directement en tout cas.
Ils devaient cependant disposés d'au moins un allié ! Et ceci parmi les princes égyptiens du delta... Très haut dignitaire qui se trouvait prêt à se soumettre à une domination étrangère, rien que cela.
Cet homme lige s'appelait visiblement Tefnakht I !
Ce dernier avait fixé sa capitale à Saïs, dans le Nord de Kemet comme vous le savez ! Il avait vraiment réuni autour de lui les principaux chefs militaires ainsi que les dignitaires de sa région qui, eux également, ne voyaient pas forcément d'un mauvais oeil l'éventualité d'une domination Perse.
Fut-ce en raison :
Du déséquilibre ?
De la faiblesse de l'état central ?
De "la non harmonie" de Kemet ?
D'une vengeance personnelle quelconque toujours possible ?
... ?
Toujours est-il que cefut bien à Tefnakht I ...
Le Saïte ...
Que le Kouch Pyie va alors devoir s'affronter.
Piye dirigea lui même visiblement l'attaque !
Il y fit du reste enregistrer sa victoire au sein d'une bien longue stèle !
La "Stèle de la victoire" ... Elle fut découverte en 1862 au Djebel Barkal, et est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire.
Piye fit revivre une des plus grandes caractéristiques de l'Ancien et du Moyen-Empire, la construction de la pyramide.
Il fut ce d'ailleurs un constructeur bien énergique :
Souvenez-vous du site funéraire royal d'El Kuru ...
Il fit aussi agrandir le temple d'Amon à Jebel Barkal !
Nonobstant ...
Reconnaissons que Manéthon ne mentionna pas le premier souverain Piye ! Les historiens cependant considèrent, dans leur ensemble, qu'il fut le premier de la 25e dynastie !
Tantamani, assyrie ...
Tanoutamon, égyptien ...
Tementhes, grec ... Ainsi même ce dernier pharaon Koushiste ne fut pas mentionné par Manéthon.
Ne serait-ce point parce que notre cerveau établit alors une sorte de passerelle entre les sons ainsi que nos émotions ?
Toutes les différentes de cultures humaines que nous connaissons semblent écouter de la musique. Cependant, est-ce suffisant pour pratiquement affirmer qu’elle pourrait-être universelle ?
Cela ne nous laisserait il point suggérer que nous avons tous finalement au moins un point commun ?
Ce simple dénominateur, ne serait-ce point finalement l'émotion ! Ressentons-nous vraiment tous la même et ce face à une mélodie identique, … ?
Référons-nous alors au domaine de l'ethnomusicologie :
Ne nous révèle-t-il pas qu’au sein d’une même culture, les émotions sont semblables face à la musique ?
Ne nous fait-il pas comprendre aussi que nous nous trouvons devant une grande difficulté quant à définir une notion universelle, du moins de façon acceptable, de la musique ?
Emission sonore de type musicale …
Il me semble même qu’il n’existe aucun mot, dans notre société, dans celle de l’Égypte antique,…, et ce relatif à ce «point qui nous serait commun», à cet espace cérébral associé à la musique, à …
Vous vous êtes certainement aperçu, qu’au sein de certains dialectes du continent africain, vous aviez bien du mal à trouver des mots afin de désigner :
Le chant,
Leurs catégories,
Et même la musique.
La mélodie,
Le rythme …
Il me semble que même les équivalences sont difficilement décelables et ce avant le 20e siècle, quand on pense en arabe yéménite, en arabe classique, …
Nous sommes bien au temple d’Abou Simbel.
Nous pouvons ainsi y admirer Nefartari, l'épouse de Ramsès.
La netjeret "Harthor Nefartari" avec le fameux sistre.
→ Nous voici donc au sein d' éléments tout à fait historiques …
→ Cela fut-il véritablement une certaine réalité ... ?
→ Ainsi, souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
→ Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
→ Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
→ Voici le fragment en question ...
→ Voici donc une fantastique prouesse ...
→ Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
→ Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Nebtawy ...
Epouse de Roy. Elle détient visiblement un sistre dans une main, dans l'autre une fleur de lotus et on peut également admirer un collier menat ...
Nous sommes bien au sein de la 18e dynastie avec le règne d'Horemheb ...
Nous voici donc au sein d’éléments tout à fait historiques …
Même si nous abordons une thématique relative à la musique.
Avons-nous alors ressenti ce besoin de préciser cette ancienneté à la fois quant à la considération, mais également au sérieux, ..., qui devaient probablement l'entourer ?
Bien certainement ...
La musique ...
Chez les grecs bien sûr, mais également tout autant chez nos anciens égyptiens. Si de nos jours, elle semble bien partie intégrante du divertissement, fut-elle toujours considérée de cette manière ?
Souvenons-nous d'un certain Bob Marley, il entra dans la légende et ce grâce justement à la musique.
Ne s'exprima-t-il point de cette manière …
"Music
is more than music"
Cela fut-il véritablement une certaine réalité... ?
"Le travail des champs était monotone et les Égyptiens,
pour donner du courage aux hommes
et
les inciter à fournir un meilleur rendement,
avaient recours à des intermèdes musicaux :
un chanteur accompagné
ou
non d’un flûtiste,
chantait en soliste,
les couplets d’une chanson connue dont le refrain devait être repris, en chœur, par les paysans.
Le procédé existe encore aujourd’hui
(mais sans flûtiste)
sur les chantiers de fouilles,
et nous pouvons témoigner qu’il donne les meilleurs résultats"
Jacques Vandier...
"Manuel d’archéologie égyptienne.
Bas-reliefs et peintures.
Scènes de la vie agricole à l’Ancien et au Moyen Empire"
Éditions A. et J. Picard, 1978, Vol. VI page 106.
Ainsi souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …
Et bien sûr de Sésostris I …
D’aucuns subodorent aujourd’hui qu’en ce qui concernait nos anciens, mourir à l’étranger devait certainement être considéré à la manière d’une véritable abomination.
Il semblerait visiblement que pharaon aurait alors émis une sorte de message destiné à Sinouhé :
"On fera pour toi une marche du départ
(Un cortège funèbre)
le jour de l’union avec la terre
(Le jour de l’enterrement) ...
On te mettra dans un catafalque mobile,
des bœufs te tireront
et
des musiciens seront devant toi.
On fera la danse des morts jusqu’à l’entrée de ta tombe.
On fera pour toi une offrande funéraire.
On fera un sacrifice à la porte de ton autel funéraire, tes piliers étant construits avec du calcaire au milieu de ceux des enfants royaux.
Ta mort ne surviendra pas en pays étranger.
Les Asiatiques ne t’enterreront pas.
On ne te mettra pas dans une peau de mouton.
On te fera un mastaba.
Cela a assez duré de battre le sol
(D’errer, de vagabonder).
Pense au retour de ton cadavre ..."
Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?
Voici une tête, celle de l' "Alexandre Rondanini".
Une copie antique ...
Représentant Alexandre le Grand bien sûr, une copie romaine possible …
L'original appartenait à un groupe statutaire sculpté par Euphranor : le roi Philippe de Macédoine était représenté sur un char tiré par quatre chevaux ; son fils Alexandre, en train de monter dans le char, tenait les rênes des deux mains.
(En aparté, l'armure et le vêtement furent des ajouts du copiste).
Création du groupe après la bataille de Chéronée, 338 B.C.E.
Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?
Je vous emmène au Louvre ...
Sans aucune ironie ...
Nous sommes au sein même d'une boite à biscuits. A l'intérieur de laquelle, on y aurait ainsi découvert un artefact, dans un état de parfaite conservation.
Serions-nous alors en présence de quelques véritables notes de musique ?
"Au cours d'un inventaire en 2002,
je l'avais trouvée roulée en boule
dans une boîte à biscuits en ferraille
avec un morceau de cigare
et
des journaux.
Elle végétait dans les tréfonds du Louvre
depuis plus de cent ans.
Mais j'ai vite compris que c'était une merveille oubliée."
M. Laurent Capron...
Papyrologue de la Sorbonne.
Voici le fragment en question ...
Serait-ce véritablement une sorte de "partition musicale" ?
Nous remontons ainsi le temps afin d’atteindre le 4e siècle avant l’ère du Christianisme.
Ainsi …
Les spécialistes seraient alors parvenus non seulement à décrypter, mais également à fabriquer un instrument de musique que d’aucuns subodorent être bien proche de ceux que nos anciens utilisaient.
Faisons encore un bon dans un autre passé …
Et souvenez-vous de la devise de Goethe qui stipulait "Il ne savait pas que s’était impossible, alors ils l’ont fait !".
Une question logique pourrait alors se poser. Les chercheurs y auraient-ils aussi découverts une sorte de partition musicale ? A contrario de cet adage, il semblerait bien que cela ne fut pas véritablement le cas (?)
Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?
En vérité …
Je suppute que nous en avons quand même une bien vague idée.
Souvenez-vous d’Euriphide.
Nous sommes bien au 5e siècle avant notre ère …
On aurait alors découvert l'équivalent de 35 notes musicales.
Faisons alors une petite comparaison.
Cela pourrait être pratiquement équivalent à connaître "uniquement" une minute de toute l’œuvre de Mozart.
Si peu …
Mais paradoxalement peut-être, cela représente tant. Une véritable tranche de vie en quelque sorte, cela n’a pas de prix.
Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.
Vint alors l'intervention de Madame Annie Bélis.
Elle est véritablement une des rares spécialistes de la musique antique ...
Une archéologue du patrimoine sonore ...
Elle serait membre du CNRS, ENS ...
Elle fit alors visiblement appel à un professionnel bien particulier, un luthier. Elle avait à l'esprit de réaliser une véritable cithare de type romaine.
Ils créèrent en quelque sorte une synthèse basée sur de nombreuses sources d'informations visuelles.
Un véritable trésor ...
Mentionnons en particulier comme source le fameux traité d’Alypius.
Un texte particulièrement difficile à interpréter ...
Il aurait comparativement comme équivalence la fameuse pierre de Rosette puisque qu'apparemment nous sommes en présence d'au moins 1680 signes musicaux.
Ce texte antique aurait donc permit une sorte de décryptage aboutissant finalement à une aria.
A cet effet ...
J'ai eu une chance envoutante, celle de participer à un concert en décembre 2011 relatif à la "musique qu'aimait Alexandre le Grand".
Et en parallèle :
J'ai pu aussi participer à une exposition "Au royaume d'Alexandre Le Grand".
Ainsi qu'une exposition : "Les historiens d’Alexandre, la fabrique du mythe" par Janick Auberger de l'université du Québec, Montréal.
Un jour probablement …
Aurais-je le plaisir de vous réaliser une thématique quant à ce légendaire Alexandre Le Grand, particulièrement sur cette belle exposition et conférence…
Parlerons-nous également de cette eurythmie …
De cet autre idéal symbolisé à travers la danse mais aussi tout à la fois dans cette perpétuelle recherche finalement i.e. l’harmonie tant recherchée par nos anciens.
Plus concrètement aborderons-nous cet équilibre des émotions à travers le rythme du corps et de cette musique …
Votre réaction au cours de cette thématique m’insufflera-t-elle ce désir d’aborder cela et bien d’autres thèmes qui éventuellement toucherait votre sensibilité … ?
...
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Sources ...
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
Le chant d’Antef qui est manuscrit sur ce fameux papyrus Harris 500...
Pascal Vernus, Dictionnaireamoureux de l’Egypte pharaonique, 2009, version de Paitenemheb, p. 214-229...
Pierre Gilbert, Chronique d'Egypte, Volume 15, Number 29 / Janvier 1940,
Emeri Sibylle (1970), Les musiciens de l'Egypte ancienne, leurs titres et leur métier, des origines à la fin du Nouvel Empire (Thèse, dir. Jean-Claude Goyon). Université Lumière, Lyon 2005
Smeesters Corinne, La musique à l'époque pharaonique. Dans "Papyrus Express" (1,6) 26 Février 2001.
Lise Manniche, "Musique et Musiciens dans l'Egypte ancienne", Londres 1991.
Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l'unité Inserm U1077 à l'Université de Caen.
"Respirer le souffle de la vie pour dégager la chaleur, de la beauté." (Yann FELIZ).
Texte et photo de Ph. Titiana Giuliani ...
Aujourd'hui, nous célébrons la Journée mondiale de la famille ...
Alors j'ai pensé poster des photos d'une statue représentant un couple d'Égypte ancienne qui n'est pas bien connu, mais qui a beaucoup été photographiée ces derniers mois.
Ibes et sa femme Henutsen.
Vissero durante la V dinastia (2510-2460 a.C. ca.)
La statue calcaire peinte a été découverte dans la nécropole de Gizeh par l'Université du Caire en 1973.
Maintenant prêté par le musée égyptien au Caire pour l'exposition Trésors des Pharaons installée sur Scuderie del Quirinale
Une famille pour l'éternité …
Cette belle statue de l'Ancien Empire représente Kaemheset accompagné de sa femme et de son fils !
Une scène qui reflète l'énorme importance qu'avait la famille dans la société égyptienne.
L'œuvre, datée de la 5 ou 6e dynastie.
Il montre le couple assis côte à côte sur le même siège, tandis que la figure de leur fils se tient debout entre eux, symbolisant la continuité du lignage familial.
Dans l'art égyptien …
Les sculptures familiales n'étaient pas de simples portraits.
Leur fonction était d'assurer que les défunts continuent d'exister dans l'Au‑delà et puissent recevoir les offrandes nécessaires à leur subsistance éternelle. La présence des enfants aux côtés de leurs parents garantissait en outre la perpétuation du culte funéraire et le souvenir de la famille à travers les générations.
La sérénité des visages …
la posture formelle des figures …
Et la soigneuse symétrie de la composition …
Reflètent les idéaux artistiques de l'Ancien Empire !
Plus de quatre mille ans plus tard ...
Cette sculpture continue de transmettre un message profondément humain : le désir de rester auprès des êtres chers au‑delà de la mort et de conserver pour toujours les liens familiaux.
Je me suis simplement permis de "reformater" la présentation à ma convenance.
Nous célébrons les luttes syndicales du 19e siècle pour les droits des travailleurs qui ont conduit, entre autres, à l'objectif de 8 heures par jour.
Mais peu de gens savent que la première mention d'une grève dans l'histoire remonte à la civilisation égyptienne et, plus précisément, au règne de Ramsès III(1186-1153 B.C.E).
La source est le soi-disant "Papyrus de la Grève"(aujourd'hui conservé au Musée égyptien de Turin), un récit écrit par le scribe Amennakhet qui notait toutes les protestations qui ont entaché la 29e année du règne du pharaon.
Parce qu'il n'y a pas eu un seul épisode, mais les manifestations "syndicales" ont duré des mois.
Se trouvaient les ouvriers de Deir el-Medina, le Set-Maat(= "Lieu de Vérité"), un village de l'ouest de Thèbes où résidaient les artistes et artisans chargés de décorer les tombes des souverains.
Comme aujourd'hui …
Les organismes publics étaient alors très lents à payer, une situation aggravée par la crise qui touchait l'Égypte et qui mena ensuite à la Troisième Période Intermédiaire.
Les ouvriers, en effet, ont fait grève pendant quelques jours et ont marché vers les temples funéraires, véritables centres administratifs de la région.
En signe de protestation ...
Ils sont entrés dans l'enceinte des temples de Thoutmôsis III, Horemheb et Ramsès II et l'ont occupée en s'asseyant sur les murs (un peu comme le font aujourd'hui les manifestants qui bloquent la circulation des trains et des voitures) !
La raison est rapidement expliquée :
"Ça fait déjà 18 jours ce mois-ci et on a faim !"
et encore
"Nous sommes venus ici par faim et soif.
Il n'y a ni vêtements,
ni pommades,
ni poisson,
ni légumes.
Avertis le pharaon, notre Parfait Seigneur,
avertis le vizir,notre supérieur,
afin que nous puissions recevoir notre nourriture."
La lutte entre grévistes et officiels dura deux saisons, les premiers occupant régulièrement des lieux sacrés et les seconds tentant d'apaiser les eaux avec quelques sacs de grains en guise d' "acompte".
Le différend s'est déclenché surtout lors de la visite du maire de Thèbes, lorsque les ouvriers, s'éloignant à nouveau du chantier, ont envahi l'enceinte du temple de Merenptah pour lui parler qui, bon homme politique, les a apprivoisés avec 50 sacs de grain en attendant l'intervention du pharaon.
Ce qui est intéressant …
C’est que la cause de tout cela n'a peut-être pas été seulement le retard dans les paiements.
En fait, une équipe déclare :
"Nous n'avons pas franchi les murs par faim,
mais nous avons une accusation grave à porter :
une iniquité a été commise dans le siège du pharaon."
Le crime correspond à divers vols perpétrés dans les tombes de la Vallée des Rois, dont celui des Fils de Ramsès II (KV5).
Alors, non seulement défendre leurs droits, mais aussi l'engagement civique !
في عيد العمال، نُحيّي بكل فخر الأيادي التي صنعت التاريخ وأسهمت في كشف أسراره.
من بين أعمدة معابد الكرنك الشامخة، لم يكن العمل يومًا مجرد جهد، بل كان شغفًا وإخلاصًا امتد عبر الزمن.
هذه اللقطات تحكي قصة أجيال من العمال الذين شاركوا بصبرهم وقوتهم في الكشف عن الكنوز الأثرية المخفية، وفي الحفاظ على هذا الإرث الإنساني العظيم.
وراء كل حجر تم اكتشافه، وكل نقش عاد للحياة، هناك عامل مجهول الاسم… لكنه عظيم الأثر.
تحية لكل عامل ساهم في إحياء تاريخنا، وفي نقل حضارتنا للأجيال القادمة.
أنتم جزء لا يتجزأ من هذا المجد.
Et contribué aussi à en révéler les "secrets" !
Parmi les colonnes majestueuses des temples de Karnak, le travail n'a jamais été un simple effort ; il a été une passion et une fidélité qui se sont étendues à travers le temps.
Ces images racontent l'histoire de générations d'ouvriers qui, par leur patience et leur force, ont participé à la découverte des trésors archéologiques cachés et à la préservation de ce grand héritage humain.
Derrière chaque pierre découverte, chaque inscription retrouvée, il y a un travailleur au nom inconnu …
Mais d'une influence immense.
Hommage à chaque ouvrier qui a contribué à ranimer notre histoire et à transmettre notre civilisation aux générations futures.