Le scribe par excellence...

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Le scribe de l’ancienne Égypte se rencontre très souvent dans les institutions égyptologiques.
Nonobstant…
Nous connaissons bien moins cette institution, celle qui finalement devait dispenser les enseignements qui les formaient.

Cette "Maison de Vie" est véritablement apparue très tôt dans la lexicographie. Probablement d’ailleurs dès l’Ancien Empire ! On devait probablement ainsi y préparer les futurs scribes à leur métier.
Compétence…
Vocation…
Comme leur orientation vers des disciplines intellectuelles, manuelles,...

L’enseignement religieux devait certainement y avoir une place essentielle.
Cependant, maints témoignages démontrent que bien d’autres thématiques y furent développées,
Les mathématiques,
L’astronomie,
La médecine,
La diplomatie,
La géographie,
Les arts de l’architecture,
La sculpture,
Les dessins.

Une institution d’excellence bien certainement…
Ainsi, sous l’ère Ramesside, la "Maison de Vie" de Bubastis fut visiblement réputée quant à son apprentissage de la médecine, comme les études vétérinaires d’ailleurs.

Toujours au Nouvel Empire…
Elle semble même avoir influencée les édifications comme les décorations des monuments.

La "Maison de Vie" aurait-elle d’ailleurs et ce à Héliopolis, joué un rôle prépondérant dans la formation des architectes et des décorateurs ?
Souvenez-vous de Ramsèsnakht qui fut "conducteur de travaux" sous Ramsès II, il semblait occuper la fonction de "scribe des écrits divins qui sont dans la Maison de Vie". Cela ne pouvait-il pas alors signifier qu’il devait avoir accès aux archives des temples où étaient conservés les recueils et préceptes de l’art de bâtir ?

Quel fut son véritable fonctionnement ?
Nous imaginons que les jeunes enfants apprenaient d’abord les rudiments de l’écriture et de la lecture et ce avant d’entrer en apprentissage.
Notons quand même que le taux d’alphabétisation de la population semblait avoir été très faible et ce paradoxalement au fait, qu’afin de pouvoir occuper une quelconque fonction administrative, il devait être impératif de savoir lire, écrire…
Afin de mieux cerner cette institution, rappelons qu’à Deir el-Medineh d’aucuns suggèrent que seulement 5 à 7% des membres pouvaient espérer devenir scribes ! (?)

La "Maison de Vie" ou "Per-Ânkh".
était notamment installée dans le temple. Véritable centre de formation pour les scribes et les prêtres et médecins.
Elle disposait d'une bibliothèque où étaient conservés les précieux papyri.
On pourrait l'assimiler à un scriptorium.

Nonobstant, différente était la "maison de l'enseignement" ! Elle était probablement un lieu que l’on peut assimiler à l’école, où certains jeunes enfants apprenaient les rudiments de plusieurs disciplines : lecture, écriture, calcul...
La Mission Archéologique Française de Thèbes Ouest (MAFTO), dirigée par l’égyptologue Christian Leblanc, lors de l'exploration d'un autre secteur du Ramesseum aurait visiblement permis de retrouver l'école du temple, une institution encore controversée, à laquelle seules des sources épigraphiques faisaient, jusque-là, mention.

 

Christian Leblanc nous dit d'ailleurs :


"La découverte de l'école du Ramesseum nous conduit toutefois à nous interroger

sur une éventuelle association de ces deux institutions d’enseignement.

L'esplanade,

où nous avons retrouvé de nombreux ostraca d'écriture malhabile,

aurait pu correspondre à une "maison d'enseignement" 

 

L’école devant se dérouler dans une cour en plein air.


En revanche, 17 unités ou cellules de moyennes dimensions, séparées par des cloisons en briques crues estampillées, pour nombre d’entre elles, au nom du :

 

"Château de millions d’années de Ramsès I"

n’étaient visiblement pas réservées aux élèves,

mais plutôt aux professeurs et à quelques apprentis,

à qui l’on confiait des exercices de sculpture

et

auraient eu vocation de "maison de vie",

laquelle se situant dans une partie fermée du temple".



La mort "totale"…
"Définitive"…

La rupture..
Elle était impensable pour les Égyptiens anciens, ils nous transmettent ainsi un vrai symbole de vie !
Notamment à "Maison de Vie"…


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Le "scribe accroupi"...

 

Nous sommes bien au musée du Louvre à Paris ! E 3023, Sully 1er salle 22 vitrine 10.

Il fut découvert le 19 novembre 1850 par l’égyptologue Auguste Mariette, dans un hypogée le long de l'allée des sphinx du Serapeum. Le Louvre en fit l'acquisition dès 1854.

Nous serions au sein de la nécropole de Saqqarah, située sur la rive occidentale du Nil, en face de l'ancienne ville de Memphis, qui a été la capitale de l'Ancien Empire. Une statue probablement de la 4e ou de la 5e dynastie i.e. autour de 2600 à 2350 avant notre ère...

 

 "[...]

Deux des tombes qui bordent l’allée ont surtout fixé mon attention.

La première est située au nord et appartient à l’Ancien Empire.

[...]

Deux niches, cachées dans une muraille qui n’a pas été complètement abattue, sont ouvertes.

Nous y trouvons, posées à leur place antique, deux admirables statues.

Elles sont en calcaire.

Le nu est peint en rouge, les cheveux en noir, le caleçon court (schenti) en blanc.

Les yeux sont enchâssés dans une enveloppe de bronze qui tient lieu de paupières.

Au milieu des yeux, formés d’un morceau de quartz blanc opaque, est fixé un petit disque de cristal de roche, qui donne à la prunelle ainsi figurée une extraordinaire puissance de vie."

Mariette-Maspero.
Le Sérapéum de Memphis, tome premier, Paris, 1882 en page 11.
 

Un véritable chef-d'œuvre de l' "art" de l'Ancien Empire ! Une statue frappant immédiatement par son expressivité !

Le buste dressé d'un homme qui semble bien mature, voyez quelques détails précis quant à son âge comme un certain relâchement des muscles dorsaux !

Le visage tendu...

Un regard d’une extraordinaire vivacité...

Une physionomie osseuse quant au visage...

Et que dire de cette obésité du corps...

Les chercheurs estiment qu'il représente un haut fonctionnaire de l'administration. Placée dans la chapelle de culte d'un hypogée, la statue devait certainement participer à des cérémonies et recevait les offrandes pour le défunt. Son rôle avait donc un caractère funéraire !
L'artisan l'a représenté pendant qu'il écrivait en position assise...

Les jambes croisées...

Au-dessus d'elles, repose un parchemin déployé...

Il semble bien réaliser son travail de scribe ! "Voyez" son calame dans sa main (perdu), son shenti, son papyrus.

 

En calcaire...

De la magnésite...

Du cuivre...

De l'arsenic....

Du bois.

Fut-elle réalisée pour certains membres de la famille royale, fils ou petit-fils comme pouvaient l'être par exemple les fils de Didoufri (4e dynastie) ?

Scribes

Sesh fut présent dans tous les secteurs d'activité !
Exploitations agricoles...
Ateliers...
Armée....
Administration des temples...
Institution de l'Etat...
Ils appartenaient à une classe parfaitement définie et quelque peu fermée ! Plus concrètement, l’égyptien ancien utilisait le même terme pour exprimer "écrire" et "dessiner", à savoir le verbe sesh, que l’on peut traduire synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?

Le scribe était un être privilégié dans la société Égyptienne ancienne.
Respecté, dans la mesure où il était lettré, n'oublions pas qu'environ 1 à 4% seulement de la population pharaonique savait lire.

Les scribes formaient de fait une caste de lettrés, représentant la bureaucratie,...

 

Car savoir c'est / ce fut aussi :

  • Pouvoir,
  • Comme prévoir,
  • Anticiper et ce dans la mesure des leçons acquises grâce à notre passé commun.
 

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Seated Scribe (2620–2500 BC) Old Kingdom,

Painted limestone sculpture originally from Saqqara.

Louvre Museum.

 
© ‎Angel Kuenka