Rekhyt

Ce hieroglyphe represente le peuple egyptien et ressemble un peu au ba l un des symboles de l ame du corps ou comme le pense duke a un oiseau prenant un selfie

L'oiseau-Rekhyt fut bien l’incarnation des gens du peuple adulant pharaon. En Égypte ancienne.

Par Le 20/11/2014

ankh hiero   "Vivre" …  "La vie" … https://www.aime-jeanclaude-free.com/

Logopdf

 

"L’Égypte est la plus lointaine

 des formes définies qui restent sur l’horizon du passé.

Elle est la vraie mère des hommes.

C’est comme une multitude immobile,

et

gonflée d’une clameur silencieuse"
Elie Faure, Histoire de l’art. 

 L’Art antique, Introduction à la première édition (1909), Denoel, 1985.

 

Monsieur Laurent Hallé ...

Voici ce qu'un ami m'écrivit dans la journée d'hier, nous étions le 15 mars 2022, au sujet du titre de mon article ; il vous apparaîtra que son sentiment, appuyé, est parfaitement justifié, je lui en suis très reconnaissant bien évidement. Comment pourrait-il en être autrement du reste ? !

 

Sic :

 

"C'est bien plus méprisant que cela …

Car le vanneau huppé est un symbole de Basse-Égypte,

la terre conquis par Narmer.

Dans l’inconscient collectif des anciens égyptiens le centre culturel est en Haute-Égypte,

et ce signe a vraiment une connotation péjorative …

On pourrait traduire à la française comme les politiques aiment le dire …

les petites gens

C'est le terme rekhyt "

 

Ainsi, souvenons-nous …

La base de la religion égyptienne ancienne fut bien le culte, et non la croyance, en comparaison à celles d’aujourd’hui bien évidemment.

 

Ce culte était d'ailleurs davantage qu'un rite, ce fut une véritable création, comme fut du reste :

  • La pensée.
  • Le mot,
  • Le geste,
  • ... Tous, ils furent parfaitement créateurs pour nos anciens Égyptiens.

 

Ainsi …

La représentation animale était, comme vous le savez, très répandue au sein de la Kemet antique.

De l'écriture hiéroglyphique,

A la grande statuaire, alors, il me semble visiblement impossible d'évoquer l'une de ses expressions sans en mentionner ou sous-entendre du moins toutes les autres.

 

Ouadi hammamat 116

Voici un homme, il est bien agenouillé et en adoration.

Et ce non pas devant pharaon, mais plutôt devant le nTr Min.

Nous sommes au sein du fameux Wadi Hammamat.

Source / Lien

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De vraies valeurs symboliques …

 

La mythologie égyptienne ...

 

Voici donc un bel oiseau, muni de sa longue huppe noire.

 

Quant à son habitat …

 

Pas beaucoup de différence entre le mâle et la femelle adulte.

 

Le jeune oisillon ...

 

Revenons aux temples, aujourd’hui rien ne devrait vous empêcher d’y pénétrer.

 

Cela nous conduit tout droit vers le vanneau huppé.

 

Ainsi l’évolution faisant …

 

Cependant Rekhyt, ne fut pas forcément un oiseau.

 

Cependant pourquoi ...

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Ouadi hammamat 134 le faucon horus fil d isis

Voici le faucon Horus, fils d'Isis.

Wadi Hammamat.

Source / Lien 

 

De vraies valeurs symboliques …

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Le fameux rekhyt ...

Pouvons-nous y voir un symbole politique ? Avec le "peuple adorant le souverain" à la manière d'aujourd'hui avec notre Marianne symbole de la République en laquelle les Français sont appelés à se reconnaître ...

Certaines divinités pouvaient se manifester à travers un animal. Ce qui conduisit, d’une façon bien inéluctable, à une sorte de bestiaire particulièrement riche.

Abondant même,

Et ce à travers notamment certaines facultés, elles pouvaient égaler, voir même dépasser celles des hommes, comme la :

  • Force,
  • Rapidité,
  • ...
  • Beauté, autant de critères finalement afin que le divin puisse s'incarner en un animal.

 

L’iconographie animalière nous semble particulièrement florissante en qualités, ... Renforçant certainement l'admiration, l’adulation, …, que nos anciens devaient y porter. Ainsi, nous pouvons observer certaines divinités prenant quelques traits animaliers.

  • Le corps,
  • La tête,
  • Les pattes,
  • ... Et ce en une sorte de langage symbolique.

 

Nonobstant, le côté opposé coexistait.

isf.t

Le mal nécessaire ...

Isefet était bien finalement celui que les humains ne pouvaient guère comprendre. Cependant il devait résulter de la volonté divine comme si Aâpep lui-même était une menace, non voulue pas le Créateur lui-même.

 

De fait …

Qu'il s'agisse de "qualités" considérées comme des défauts fondamentaux aux yeux de nos anciens.

Tout en étant vus comme des non "nuisibles".

De telle manière qu’ils purent parfois être même utiles à la vie de tous les jours comme l'âne, le  serpent.

Adonc …

Ce mal considéré, cet animal en fait, pouvait être associé à la représentation de ce qu’il y avait de plus mauvais en ce monde …

Tout un symbole …

G23vanneau

rḫyt (G23) phonogram or phon-det rkhjt.

Category:Lapwing (hieroglyph)

 

La mythologie égyptienne ...

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La mythologie ...

La faune Kémite ancienne … Tous les deux furent, mais vous le savez pertinemment, intimement liées. Le symbolisme animal au sein de Kemet était donc très développé.

Et bien sûr, les oiseaux en firent partie.

Aussi ...

Que dire de la formation de l’État pharaonique avec cette massue du souverain "Scorpion", utilisant alors le vanneau, cet oiseau rékhyt, comme un symbole du peuple soumis par le souverain conquérant.

Un rôle "plein" de symbole ...

 

Montrant la puissance divine des déités et ce à travers certaines capacités, certes connues, mais propres aux animaux et qu’aucun être humain ne saurait égaler :

  • Le vol d’un faucon qui gagne les cieux mieux que n’importe quel autre oiseau,
  • Et dans l’enseignement pour Mérykarê, l’Asiatique est comparé à "un crocodile sur son rivage"  ou à un "oiseau étrange" nichant dans les marécages du Delta P. VERNUS, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, 2001, p. 147.
  • La férocité d’un lion ou d’une lionne,
  • Bédouins et Asiatiques sont des nomades comparés à des migrateurs, qui s’opposent aux Égyptiens, sédentaires A. L OPRIENO, op. cit. , p. 24  sq.

Les comparaisons des étrangers à des animaux sont très variées et nombreuses dans la littérature égyptienne ; leur intégration est assimilée à une "domestication".

  • Ou encore la force d’un taureau,

  • De l’enfant assimilé à un singe  P. C HARRON, "Étienne Geoffroy de Saint-Hilaire (1772-1844) et l’anencéphalie",

  • ... figurent parmi les premiers emprunts faits au monde animal pour exprimer la nature du divin.


Nous sommes bien au sein d'un langage métaphorique.

 

Ouadi hammamat 223 nfaucon grave en relief dans le creux

Un bien beau faucon gravé en relief dans le creux ...

Wadi Hammamat.

Source / Lien

 

Adonc, l’animal est avant tout l’expression métaphorique d’une puissance attribuée à un nTr, un pharaon, voire même à un être humain.

 

Alors, dans cette optique souvenez-vous des :

Faucons,

  • Horus, et par conséquence Râ, Aton,
  • Montou,
  • Sokaris,
  • Sopdo,
  • Kebehsenouf ...

 

Tout autant furent-ils l'image du Bâ des netjerou(t) et bien sûr des mortels.

 

Le faucon à tête humaine ...

  • ,
  • Osiris,
  • Hayhor,
  • ... Et que dire des "Ames de Pê", les manifestations même des mânes royaux ?
     

Vautours,

 

Ibis blancs,

  • Thot,
  • Kherybaqef ... 
     

Autruches,

  • Seth,
  • Shou,
  • Maât,
  • Osiris ... Des oiseaux qui visiblement furent observés par nos anciens. Alors j'en suis évidemment arrivé à subodorer qu'ils en déterminèrent quelques comportements qui pouvaient bien apparaître comme leur étant bien spécifique.

   

Notèrent-ils alors quelques spécificités comme :

  • Une vitesse de vol dés plus rapide pour certains ... ?
  • Une vue extrêmement développée pour d'autres, peut-être ... ?
  • Imposant par certaine taille, l’envergure plus précisément, ... ?
  • Un plumage superbe qui du reste servit parfois de coiffe rituelle, d'éventail, de flabella ... ?
  • Leurs façons de prendre soin de leurs oisillons ?

D'ailleurs ils pouvaient fort bien avoir cette analogie avec l'Homme quant à cette sollicitude, cette dépendance au début de la vie et durant de bien long mois.

  • ... ?

 

Furent-ils considérés comme :

  • Bienfaisant ?
  • Malfaisant ? Souvenez-vous d'Aménophis IV. Ainsi, certains concepts religieux de pharaon accordaient le même droit à la vie pour toutes les créatures du netjer universel, l’unique, ... Les tabous tombèrent-ils véritablement à cette époque (?). Ceux là même qui frappèrent les espèces Typhoniennes d'avant son règne.

Une colonne du troisieme niveau du sanctuaire d hatchepsout a deir el bahari

Une colonne du troisième niveau du sanctuaire d’Hatchepsout à Deir el-Bahari.

© Kenneth Griffin

 

Voici donc un bel oiseau, muni de sa longue huppe noire.

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Cette caractéristique qui lui est propre est bien à l’origine de son nom :

  • Parfaitement effilée,
  • Recourbée,
  • ...

 

Le vanneau huppé ...

Vanellus vanellus.

O : Charadriformes, F : Charadriidés.

A 4

Source

 

Tel est également l’oiseau du jour :

  • De petite taille,
  • Avec une démarche penchée en avant dont les pattes roses foncées sont bien raides …
  • Le bec noir,
  • L’arrière de sa tête est de couleur marron.

 

Ainsi :

  • Sa face,
  • Et son plastron, sont de couleurs noirs. Contrastant bien avec son ventre qui lui est blanc. 

 

 

Voici une belle synthèse éditée par Sylvie Bauche, que je vous laisse le soin d'apprécier :

Je me suis permis de repaginer quelque peu, en évitant d'en dénaturer le sens et l'objectif de l'auteure ...

 

Voici donc : "La huppe fasciée doit sa nomenclature aux rayures noires et blanches de son plumage.

 

C’est un oiseau de taille moyenne.

  • Il possède une huppe érectile, longue et orangée se terminant par du noir.
  • Son bec est long, mince et recourbé.
  • Ses ailes sont larges et arrondies, et ses pattes courtes, mais puissantes.
  • C’est un oiseau peu farouche qui pousse des cris qui ont retenu toute l’attention des hommes et particulièrement les Égyptiens, ces grands observateurs de la nature.

En hièroglyphe translitéré par db(3), pour l’oiseau dérivé de "celui qui bloque". Effectivement cet oiseau bloque l’entrée de son nom nid avec du limon. Souvent représentée dans l’art égyptien (dans le sycomore, arbre de vie …) , elle signifie l’enfant héritier de son père.

 

Par son cri, voir en fin de cet article S.V.P, elle attire les autres oiseaux qui la craignent. Aussi on la trouve souvent représentée tenue par les ailes pour rameuter la volaille qui aurait eu l’indélicatesse de s’éloigner.

 

À voir dans l'hypogée de Knoumhotep II à Beni Hassan, mastaba de Ptahhotep à Saqqarah.

Son nom tardif est souvent le koukouphas ou cucufat.

  • On le retrouve dans des textes de la Bible et le Coran(hudhud). Elle a même un nom hébreu puisqu’elle est l’oiseau national de l’État d’Israël.
  • C’est aussi l’acteur principal de la Conférence des oiseaux, recueil en langue persane du poète iranien Farid al Din Attar en 1177. C’est l'histoire d'une bande de trente oiseaux pèlerins partant sous la conduite d'une huppe fasciée à la recherche du Simurgh, leur roi, et relate leurs hésitations et incertitudes.

Ce sont en vérité les étapes qu’un soufi doit entreprendre pour atteindre la vraie nature de Dieu. Le récit se lit et se vit comme en ancienne Égypte. On oublie trop souvent que les hiéroglyphes gravés dans les pyramides étaient récités à haute voix, scandées par un balancement du corps. Les sons devaient résonner sur les murs pour s’élever vers les nTr.

 

N'oublions pas que les oiseaux sont des marqueurs du temps.

D’autre part il chante et bouge en même temps. Ils sont à l’aise sur terre, dans les airs, sur l’eau et au ciel. "