Ramsès III fut le dernier grand souverain du Nouvel Empire. Mais comment finit-il sa vie ? En Égypte ancienne.
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Pinceau en fibre de palme. 1 390 à 1 352 B.C.E, Thèbes. 18e dynastie, Amenhotep III.
Laurence Durand
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Le verbe sesh peut être traduit synthétiquement par "tracer". La forme nominale sesh désignait aussi le scribe, celui qui écrit. L’artiste dessinateur était alors dénommé sesh-kedout, que l’on traduit maintenant par "scribe des contours" ou "scribe des formes". Au temps des pharaons l’image entretenait un lien étroit avec l’écriture dans sa fonction et dans sa forme. Faut-il penser pour autant que tous les dessinateurs d’alors savaient écrire et que tous les scribes savaient dessiner ?
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
L’un des médecins les plus célèbres de l’Égypte ancienne.
"Ni–Ankh Ra" … Dans l’ancien Empire, il est le médecin en chef de la cour, qui est informé des secrets quotidiens du roi. Il est représenté assis au sol avec sa jambe gauche érigée et sa main droite attachée à son pied gauche dans une position inhabituelle, portant un petit kilt et une perruque. Cette statue est sculptée à partir de calcaire, sixième dynastie, l'ère de l'Ancien Royaume : « Les Médecins dans l’Égypte ancienne : Tamer Ahmed Abdel Fattah »
Fabien Sennedjem Dessaux à Louvre Lens le 10122022
Je connais les secrets des hiéroglyphes ...
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Qui était réellement BOUTEHAMON, scribe de l'Ancienne Égypte ?
Il s'agit d'un personnage très connu de la fin de la 20e et du début de la 21e dynastie, période charnière connue sous le nom d'"Ère de la renaissance". Son nom est inscrit à plusieurs reprises à Medinet Habu. Afin de renflouer les caisses de l'État, ce scribe de haut rang, qui était censé protéger les tombeaux de la Vallée des rois contre les pillards, aurait eu en vérité pour mission de voler des objets de valeur dans les hypogées d'anciens pharaons, dont celles des Ramsès !
Mitri a vécu pendant la cinquième dynastie et a servi son pharaon.
Peut-être Unas, vers 2400 B.C.E. Il a construit une grande tombe à l'angle sud-est de l'enceinte de la pyramide échelonnée, près de la chaussée du roi Unas.
Le sculpteur a entouré les yeux de cuivre et a utilisé de beaux cristaux de roche pour donner à Mitri un regard calme de gris profond. Les cristaux gris sont souvent bleus sur les photos. C'est un effet frappant §
Tableau d'écriture d'un apprenti scribe.
Première période intermédiaire Dynastie 11 ou avant, environ 2 030 B.C.E. Il ressort clairement des hiéroglyphes maladroitement formés et de leur espacement inégal que c'est l'œuvre d'un apprenti scribe qui pratiquait son écriture.
Le tableau d'écriture pourrait être utilisé encore et encore en grattant ou en essuyant l'encre et en ajoutant une nouvelle couche de blanc. Un autre tableau d'écriture de la collection montre les corrections faites à l'encre. Le Met New York.
Marie-Thé Perardelle.
Vallée des Nobles, TT69, tohypogée de Menna, "Scribe des champs du Seigneur du Double-Pays"
Les scribes contrôlent tout !
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
L’ensemble représente le hiéroglyphe du mot « scribe »
Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ..
Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant la palette du scribe (et par extension, celui-ci).
Montrer du respect ... t(w)r,
'tour',
"montrer du respect" ...
En Égypte ancienne, il était indispensable de montrer du respect envers le roi et les dieux d'abord, mais aussi envers ses supérieurs, ses parents ... Les Égyptiens adoraient hiérarchiser !
La première phrase entière découverte dans l’un des plus anciens alphabets connus parle de poux ! «Que cette défense éradique les poux des cheveux et de la barbe»: l’inscription en cananéen, qui figure sur un peigne découvert en Israël en 2016, remonte à plus de 3700 ans
Remarquons qu'il ne faut pas confondre Amonherkhépeshef avec un autre homonyme, Jmn ḥr ḫpš.f qui fut quant à lui comme vous savezle fils aîné du légendaire Ramsès II et de la belle Néfertari.
Aussi ...
Souvenez-vous ...
Amon-(Ḥer)-Khepchef fut bien le fils d'Isis-Ta-Hemdjeret / Iset Ta Habasillat / Ast tA hm Djrt / QV51, de 1849 à 1859, nous sommes bien dans la vallée des reines. Hypogée qui fut du reste découvert par Schiaparelli lui-même et ce, en 1904. Notons que QV55 est l'une des plus belles dernières demeures relatives aux princes de cette Vallée des Reines.
D'ailleurs ...
A l'origine ...
Il était destiné à un autre des fils de Ramsès III.
Vous aurez alors remarqué que la couleur turquoise fut beaucoup utilisée au sein de cette dernière demeure ! Aussi, si nous nous replaçons dans le contexte historique, les artisans auraient disposé d’une palette pauvre en nuances ! Comportant cependant presque toutes les couleurs comme le rouge, le jaune, le vert, le marron, le noir et le blanc. Seul manquait le bleu ! Car il n’existe que très peu de minéraux de cette couleur ! De plus, bien rarissimes, sont ceux qui une fois réduits en poudre conservaient un certain pouvoir colorant ! Le broyage du lapis-lazuli par exemple, une roche d’un beau bleu profond, ne fournissait malheureusement qu’une poudre bleu-gris pâle, pratiquement inutilisable comme pigment paradoxalement au fait qu'il fut possible quand même d'en extraire un minéral bleu, la lazurite. De cette poudre ils obtinrent visiblement un pigment utilisable. Néanmoins, elle ne fut mise au point que vers le 2e siècle avant notre ère, et ce au Turkménistan n'atteignant finalement l’aire méditerranéenne que vers le 8e siècle.
Les artisans du bassin méditerranéen ont pourtant utilisé un pigment bleu bien avant ces époques ! (?) En fait, Il s’agissait du fameux "bleu égyptien", nom donné en 1830 par Jean-François Léonor Mérimée, le père de l’écrivain Prosper Mérimée lui-même et ce au sein d'un traité sur la peinture à l’huile.
En quoi consiste le bleu égyptien ?
Quand, comment et où ce premier pigment synthétique va-t-il commencé à être fabriqué ?
Où son emploi s’est-il diffusé ? Cela pourrait bien faire l'objet d'un véritable et passionnant article...
Aussi, il semble que demeurait trois teintes principales, trois symbolismes bien différents :
Le bleu clair ...
Il évoquait l'air, le ciel. Amon, netjer du vent à l'origine, était parfois coloré en bleu.
Le bleu sombre, provenant du lapis-lazuli / hsbd ...
Il rappelle la nuit, le monde d'en bas. La cavalerie divine est faite de cette pierre. Ce bleu symbolisait quant à lui la voûte céleste de la nuit mais également des abysses. La poudre de Lapis-lazuli donne un bleu profond, mais étant donné son prix de revient, souvenez-vous, il devait venir d'Afghanistan, on le réservait aux bijoux de luxe. Les Égyptiens lui ont donc certainement préféré un pigment bleu dont le secret de fabrication était transmis de bouche à oreille. Il s'agissait bien probablement d'un des premiers colorants artificiels, dont l'origine remonte au moins à la 4e dynastie...
Elle fut consacrée à l'univers aquatique, celui du Nil bien évidemment, une représentation suprême de la vie, de la maternité, ... D'ailleurs, rappelez-vous de la grande netjeret Hathor, la "Dame de la turquoise", ainsi à Sérabit el-Khadim, ne fut-elle pas cette protectrice des régions désertiques ?
Le cartouche "User‑Maât‑Rê Méry‑Amon" fonctionne comme une formule politique et religieuse, il affirme la légitimité solaire du souverain (fils de Râ), sa mission de restaurer Maât (justice/ordre) et sa protection par Amon, autant d’éléments destinés à rendre le pharaon "divin" et bien évidemment éternel, ici mis en scène sous l’image de l’enfant pour insister sur la renaissance du pouvoir !
Le cartouche n’est donc pas un simple label, c’est une formule théologique et politique qui transforme le pharaon en agent de l’ordre cosmique. Dans la figure de l’enfant, Ramsès III est présenté comme à la fois renouvelé et garanti par Râ et Amon, ce qui vise à rassurer sujets et les divinités sur la stabilité du trône !
→ Père de Ramsès III, Sethnakht ...
→ Cette SCÈNE DE CHASSE de taureau ...
→ Ramsès III ...
→ Visiblement son règne ne fut pas un long fleuve tranquille ...
→ Longtemps resté introuvable.
→ De plus, il y aurait eu de grandes Confusions ...
→ Et jusqu'à une certaine époque nous supputions ...
→ Peut être s'agit-il d'un crime vieux de 3 000 ans.
→ Pour la première fois.
→ De plus on aurait retrouvé un Œil d'Horus enfoncé dans la plaie ...
→ Fut-ce l’aboutissement de la "conspiration du harem pharaonique" ?
→ Tout "semble" être partie de cette volonté matriarcale.
→ Était-ce durant une nuit de plaisir … ?
→ Les dignitaires de l'intérieur ...
→ Des dignitaires spéciaux, les "hommes de cire inscrits"...
→ Il n'était pas bon de s'opposer au pharaon.
→ La vengeance qui venait de l'au-delà ...
→ Plusieurs procès concernant Ramsès III ...
→ Alors, attention tout de même aux conclusions trop hâtive.
→ Que pense Pascal Vernus de tout cela ?
→ Analysons cette fameuse momie "E " ...
→ Serait-ce Pentaour ?
→ Peut-être ...
→ Ramsès III aurait subi une mort violente, assassiné par plusieurs assaillants.
Hector Horeau, architecte et dessinateur français, voyage en Égypte entre 1837 et 1839. Il publie en 1841 sa suite Panorama d’Égypte et de Nubia, composée de lithographies représentant les sites majeurs de la Vallée des Rois. L’entrée de la tombe de Ramsès III figure parmi ces planches, exposées au Salon de 1841.
- Deux colonnes à chapiteaux hathoriques flanquent l’entrée, ornées de têtes de vache symbolisant la déesse Hathor.
- Au-dessus du linteau se détache le disque solaire, encadré par les ailes stylisées et les figures protectrices d’Isis et de Nephthys.
- Trois registres hiéroglyphiques reprennent la titulature royale de Ramsès III sur les montants de la porte.
- Le rendu met en valeur l’état de surface de la roche, les craquelures et les traces d’érosion, témoignant de la fidélité documentaire de Horeau.
- Cette lithographie est l’un des premiers enregistrements graphiques occidentaux de la tombe KV 11 avant l’avènement de la photographie.
- Les détails architecturaux et iconographiques conservés par Horeau informent sur les restaurations ultérieures et l’évolution de la conservation des tombeaux royaux.
- Elle illustre la fascination européenne du 19ᵉ siècle pour l’égyptomanie et sert de référence pour les historiens de l’orientalisme.
La gravure est conservée dans plusieurs collections muséales et bibliothèques, où elle constitue un témoignage précieux de l’état du site au milieu du 19ᵉ siècle. Les chercheurs s’appuient encore sur ce document pour reconstituer la polychromie perdue et confirmer l’authenticité des décorations subsistantes.
Ref :
1. Hector Horeau, Panorama d’Égypte et de Nubia, Paris, 1841 (d’après Wikipédia),
2. Notice éditoriale Getty Images pour “Ancient Thebes, Valley of the Kings: entrance to the tomb of Ramses III” par Hector Horeau.
L’égyptologue français Jean-François Champollion arrive à Turin, le samedi 5 juin 1824.
Cela fait deux ans qu’il est parvenu à résoudre le mystère des hiéroglyphes. Une nouvelle énigme l’attend dans la capitale Sarde.
Cet homme d’une trentaine d’années, de taille modeste, avec ses favoris et son nez aquilin, est invité à Turin pour déchiffrer les nombreux documents qui se trouvent dans les collections d’égyptologie de Turin.
Avec cette découverte, c’est tout un pan de l’histoire de l’humanité qui est en train de s’éclaircir.
Quelques jours après son arrivée en Italie, Champollion écrit à son frère :
"Mes premiers pas dans Turin sont d’un très bon augure.
En sortant de mon hôtel,
j’entrai dans une belle cour ornée de colonnes et de portiques
sous lesquels je trouvai une foule de monuments antiques romains
et
au milieu d’eux,
une magnifique statue de granit rose.
8 pieds de haut représentant,
d’après l’inscription gravée sur son tablier, le roi Ramsès le Grand".
Champollion découvre un papyrus de 6 mètres de long …
A Turin sont rassemblées les collections de l’ancien consul de France en Egypte : pendant des décennies, il avait regroupé toutes sortes de documents, qui constituent une véritable mine d’or pour celui qui fait figure de premier égyptologue !
Parmi les nombreux papyrus …
Il y en a un qui se distingue par sa taille : 6 mètres de long !
Cela passionne immédiatement Champollion qui tente de déchiffrer tous les hiéroglyphes inscrits sur le papier.
Il semblerait que le message soit aussi inhabituel que l’est la dimension du support.
En réalité …
Le papyrus est le compte-rendu d’un procès qui a eu lieu plus de 11 siècles B.C.E.
La justice égyptienne se penchait alors sur le cas d’une vingtaine d’individus qui avaient tenté d’assassiner un homme, et pas n’importe lequel : il s’agissait du pharaon Ramsès III.
On peut l’imaginer …
Les peines du jugement sont sévères et comportent plusieurs condamnations à mort.
Mais il y a un problème !
Le papyrus n’évoque pas le sort qu’a connu Ramsès III.
On ignore en vérité si la tentative d’assassinat a été ou non un succès. Voilà une énigme vieille de 30 siècles …
Le père de Ramsès III, Sethnakht.
Sethnakht = Seth est victorieux.
Séthi II (1199 - 1194 / 93),
Siptah et Taousert (1194/93 - 1186/85),
Kemet au temps des Ramessides, 20e dynastie !
Sethnakht (1 186- 1 183 / 82),
Ramsès III (1 183/82 - 1 152 / 51),
Ramsès IV (1 152 / 51 - 1 145 / 44),
Ramsès V (1 145 / 44 - 1 142 / 40),
Ramsès VI (1 142 / 40 - 1 134),
Ramsès VII (1 134 - 1 126 ),
Ramsès VIII (1 126 - 1 125),
Ramsès IX (1 125 - 1 107),
Ramsès X (1 107 - 1103),
Ramsès XI (1 103 - 1070 / 69).
Ramsès III vit ainsi le jour sous le grand monarque Ramsès II et eu 2 à 3 ans lorsque ce dernier décéda ! Il semble avoir été issu d'une famille de militaires très "haut placée".
Quant au père de Ramsès III lui-même, nous ne savons pratiquement rien. Probablement venait-il d'une branche collatérale de la famille même de Ramsès II (?)
Sethnakht prit donc le pouvoir après le règne de la reine-pharaon Taousert, suite probablement à une période importante de troubles.Il fonda ainsi une nouvelle dynastie, la 20e comme vous savez.
Aussi ...
Sethnakht mourut au bout d’environ 3 années de règne et fut inhumé dans l'hypogée KV14 : c'est en fait un hypogée commun, utilisé à l'origine comme sépulture pour Taousert puis réutilisé et agrandi pour Sethnakht lui-même.
Dont la Grande ÉpouseRoyale semble avoir été Tiy-Merenesse.
Nom de couronnement : Ousertmaâtrê-Meryamon ("Puissantes sont la Vérité et la Justice de Râ. L'aimé d'Amon")
Nom de naissance : Ramses-Héqaiounou ("Ramsès, le Prince de Iounou (Heliopolis)")
Entouré des deux cobras couronnés des deux couronnes de la Haute et Basse-Égypte dont la queue traverse le signe chen de la vie.
Voici bien un autre symbole, celui indiquait l’union des deux terres par Ramsès.
Ramsès III a déjà une trentaine d’année lorsqu'il monta sur le trône et déjà l’époux de celle qui deviendra sa Première Grande Épouse royale Iset-ta-Hemdjéret.
Ta-Habassèlèt ...
Ta-Habadjilat fut bien un patronyme d’origine syrienne. Et il avait également plusieurs enfants, dont le futur Ramsès IV.
Nonobstant ...
Voici un élément qui pourrait fort bien être d'importance pour notre thématique, en tout cas concernant sa compréhension, celui des évènements qui vont suivre ! Ainsi, son fils cadet, le futur Ramsès IV, n'avait jamais porté le titre de "Fils ainé du roi"signifiant "Successeur potentiel". Hors, il fut quand même choisi du vivant de son père et ce comme héritier du trône d'Horus.
Ses frères ...
Issus d’autres épouses ...
Ils furent cependant porteurs du titre mais paradoxalement seront quant à eux écartés ! Ramsès IIIfut donc le deuxième pharaon de la 20e dynastie et il serait rester sur le trône pendant environ 30 années.
Selon le papyrus Harris, il aurait été sur le trône 31 ans et 41 jours.
1 186 à 1 154 (selon N. Grimal),
1 182 à 1 151 (selon Piccione),
1 183 à 1 152 (selon J. von Beckerath),
1 184 à 1 153 (selon J. Málek),
1 198 à 1 166 (selon D. B. Redford),
1 185 à 1 153 (selon A. D. Dodson),
1 194 à 1 163 (selon D. Arnold),
1 182 à 1 151 (selon A. H. Gardiner).
Visiblement son règne ne fut pas un long fleuve tranquille.
A noter, le règne de Ramsès III coïncida avec de grands "remous" au sein du monde méditerranéen comme :
La guerre de Troie ...
La chute Mycènes ...
...
Il fut donc confronté à beaucoup de difficultés comme :
La corruption,
Le conflit avec "les peuples de la mer". Son temple de Médinet Habou relate d'ailleurs parfaitement cela. Les Pelests (Philistins), les Tjeker (Sans doute les Teucri de la Troade), les Shekelesh (Sans doute les sikélès de sicile), les Wesheh (Origine inconnue), les Denyen ou Dardani (Sans doute les danaoi de l'illiade), les Libyens : les Libous et les Mechouech,
…
Sans omettre, les grèves de l'an 29 de son règne : la première du reste de l’Histoire. Ceux des fameux artisans de Deir el-Médineh et ce à la fin de son règne, dénotant un royaume à l’"agonie.
Cependant, et en parallèle, il ne dérogea pas à la règle des pharaons constructeurs.
Son temple funéraire de Médinet Habou ...
Son temple des millions d'années toujours en ce lieu qui ne fut d’ailleurs terminé qu’après la fin de son règne. Selon une certaine légende ce serait le lieu d’inhumation des membres de la cosmogonie Hermopolitaine,
Le corps de Ramsès III fut bien longtemps non identifié. Il fut découvert en cette fin de 19e siècle, dans une cachette. La momie du pharaon a été trouvée dans la Vallée des Rois en 1737 par Richard Pococke.
Nonobstant ...
Les premières fouilles seront faites par Giovanni Battista Belzoni en 1816 et 1819.
La momie portait un détail notable :
Une sorte d’écharpe,
Un bandage autour du cou : ce qui du reste empêcha son examen complet.
Il semble y avoir eu de bien fortes tribulations quant à une certaine ré-inhumation de JE.61.083, la momie de Ramsès III.
Ainsi ...
Elle fut replacée dans un nouveau cercueil dénommé JE.61.021.
Celui-ci fut en cartonnage.
Sans aucune inscription ...
De plus, il ne fut pas réalisé pour lui à l'origine finalement. Ce cercueil fut en vérité retrouvé dans un autre gigantesque sarcophage avec son propriétaire d'origine, celui-ci.
Celui de la momie d'une reine, Ahmès-Néfertari ou JE.61.003.
"Il provient de la cachette de Deir el-Bahari.
Il ne peut entrer dans la cuve (JE.61.040-41) au nom de Ramsès III
qui a été retrouvée dans la tombe d’Amenhotep II
et
qui était occupée par la momie d’Amenhotep III,
alors que sur le couvercle sont inscrits les cartouches de Séthi II"
JE.61.036.
Confusions totales, me semble-t-il !
Aussi, et jusqu'à une certaine époque nous supputions ...
Que Ramsès III fut mort de sa belle mort.
Et que le complot, cette révolution de palais, visait plutôt le prince héritier.
...
Et, aucun traumatisme quant à la momie fut véritablement révélé :
Avant les rayons X.
Et lors d'une radiographie pratiquée dans les années 1960.
Peut-être s'agit-il d'un crime vieux de 3 000 ans.
Publication du lundi 17 décembre 2012 par le British Medical Journal.
Voici donc une blessure nouvellement découverte et démontrant que Ramsès III aurait eu la gorge tranchée.
Il en serait évidemment mort.
Et grâce aux évolutions technologiques aux moins deux momies furent étudiées ainsi :
Ramsès III et ce par Monsieur Albert Zink, paléopathologue et anthropologue : ce fut d'ailleurs le même scientifique qui étudia Ötzi vous savez, "l'homme des glaces" découvert en 1991 dans les Alpes à la frontière italo-autrichienne.
Une momie inconnue dénommée "E".
Un candidat potentiel cependant, selon l'analyse ADN, cette momie serait celle d'un fils de Ramsès III,Pentawere (?). Une momie retrouvée dans la même cachette que celle de Ramsès III. Il semble que ce fut celle d'un homme de 18 à 20 ans. Ce qui présentement nous interpelle c’est qu’elle fut enveloppée non pas dans des bandelettes mais au moyen de peaux de chèvre. Une matière "rituellement impure" …
Une punition bien certainement … ( ?)
Un fils rebelle …
Contraint au suicide ? Lui interdisant de fait une vie après la mort, la suprême humiliation ...
Ce scientifique utilisa donc à cet effet une technique d'imagerie médicale en 3D, très poussée, c'est-à-dire la tomographie assistée par ordinateur : un tomodensimètre / TDM / un scanner, labase étant bien les rayons X. Un fort rayonnement aurait même été nécessaire et ce si nous comparons l'intensité employée à celui d'un corps humain et ce bien vivant celui-ci.
Pour la première fois.
Une blessure large et particulièrement profonde.
A la gorge ...
L'entaille est très profonde, elle va jusqu'aux vertèbres cervicales.
C'est bien afin que vous puissiez vous rendre compte :
Juste en-dessous du larynx …
Tous les tissus de la face antérieure du cou …
La trachée …
L’œsophage …
A cela rajoutons certainement tous les gros vaisseaux sanguins ceux passant dans la région. Tout cela fut probablement causé par une lame tranchante ?Et si cela s'avérait exacte, la mort aurait été immédiate. Les chercheurs auraient de fait bien rapidement exclus le fait des embaumeurs, car ils ne semblaient pas inciser dans cette région.
Alors ...
Il y a de fortes probabilités que cela ne soit pas une blessure post-mortem.
"… à l'aide d'un couteau tranchant
ou
d'une lame similaire…"
"L'étendue et la profondeur de la plaie
indiquent qu'elle a provoqué
la mort immédiate de Ramsès III"
Selon l'étude, publiée mardi 18/12/2012 par le British Medical Journal.
De plus on aurait retrouvé un Œil d'Horus enfoncé dans la plaie ...
Une amulette magique de 15 mm de diamètre dans la lésion, probablement introduite par les embaumeurs, fut en pierre : "l'Œil d'Horus" …
"La gorge tranchée
et
l'amulette prouvent clairement que le pharaon a bien été assassiné"
Albert Zink
Amulette magique :
Une métaphore du pouvoir royal ...
La protection ...
La bonne santé ...
... En tout état de cause, nos anciens prêtaient à cet objet des pouvoirs de guérisons. Expliquant bien certainement sa présence à cet endroit. Cela dénote seulement une volonté de "soigner" la blessure pour la seconde vie du pharaon. Nonobstant, ce qui me surprend, c'est qu'en 1960, lors de la première analyse, aucune mention ne semble y avoir été mentionnée. Pourquoi cela ?
"L'amulette a été placé dans la plaie après sa mort,
pour lui permettre de récupérer totalement dans l'au-delà."
Albert Zink
Le cou était couvert par un collier épais de lin, afin probablement de "cacher" la blessure fatale. Tout du moins, voulurent-ils rendre la momie la plus naturelle possible.
"La gorge tranchée
et
l'amulette prouvent clairement que le pharaon a bien été assassiné"
Fut-ce l’aboutissement de cette fameuse "conspiration du harem pharaonique" ?
La "conspiration du harem" cependant de quoi parlons-nous exactement ? Des complots proches de pharaon ... ?
Conspiration qui avait probablement comme objectif de tuer :
Ramsès III ?
Le prince héritier et futur Ramsès IV ?
Les deux ?
...
Attestée par divers documents comme :
Le "Papyrus judiciaire" de Turin ..., certainement le plus connu !
Lee,
Rollin,
Varzy,
Et les "textes Rifaud",
... Ainsi en l’an 30, il y eu effectivement des célébrations quant au jubilé royal et ce, à Thèbes. Un complot semble y avoir été mené contre le pharaon Ramsès III lui-même : cela est connu de nos jours sous le nom de "conspiration du harem" ...
"Ce complot
d’après les papyrus avait pour instigatrice une Grande Épouse Royale
et
non une concubine comme certains l’ont dit.
Son nom est Tiyi, et son fils, Pentaouret,
semblait avoir été lésé dans la succession royale.
La reine Tiyi, son fils et plusieurs personnalités du royaume seraient associés à ce complot.
Pourtant,
d’après les textes,
Ramsès III n’aurait pas succombé suite à cet attentat,
ce que semble réfuter aujourd’hui l’analyse de sa momie"
Le professeur Christian Leblanc...
Aussi, en ce qui concerne M. Leblanc ...
Ce complot aurait eu lieu deux années avant la mort même de Ramsès III, et ce bien au cours de la célébration du jubilé.
Selon lui ...
Le complot en l'année 32 au lieu de l'année 30 est peu probable.
"Nous avons la date de sa mort :
l’an 32,
le jour 14 du 3e mois de shemou(été),
et
nous savons que celle-ci fut annoncée aux artisans de Deir el-Medineh,
en même temps que l’avènement de son successeur Ramsès IV.
Il faudrait donc envisager que le complot se soit déroulé un peu plus tard que l’an 30,
à savoir en l’an 32"
?
Selon le papyrus de Turin, il y eu pas moins de quatre tentatives de coup d'état.
Il relaterait donc une tentative de coup d’état orchestrée par la reine et Épouse RoyaleTiyi, sa troisième femme.
Tout "semble" être partie de cette volonté matriarcale.
Nous pouvons donc subodorer que cette reine désirait que son propre fils dénommé Pentaour (le 2e sur ses 5 enfants !) puisse un jour monter sur le trône de Kemet.
Mais voilà ...
Ce fils prodigue, s'il le fut véritablement ainsi, n'était pas l'héritier légitime ! Le successeur désigné fut aussi nommé Ramsès comme vous savez du reste ! Et, il était bien l'un des fils que Ramsès III avait eu cependant avec la Grande Épouse Royale, Iset Ta Habasillat.
Membre du harem royal ...
Tiyi devait probablement avoir une liberté de mouvements quelque peu limitée (?) Nonobstant, elle serait visiblement parvenue à créer des liens avec l’entourage du harem.
… Alors afin d’arriver à ses fins, il semblerait donc qu'elle souhaita intenter à la vie même de pharaon : turbulence qui était somme toute relativement courantes à la cour de pharaon.
"... le plan était aussi simple que diabolique :
les criminels avaient décidé d'agir lors de la célébration de la Fête de la Vallée à Medinet Habou en utilisant, entre autres procédés, l'envoûtement à l'aide de figurines magiques.
Ils échouèrent
et
se retrouvèrent devant un tribunal composé de douze hauts fonctionnaires civils et militaires.
La majeure partie des conspirateurs (dix-sept)fut exécutée.
Sept furent autorisés à se suicider. Parmi eux, Pentaouret."
Nicolas Grimal dans son Histoire de l’Égypte ancienne (Fayard).
Était-ce durant une nuit de plaisir … ?
Certains documents nous mentionnent que cette tentative avait été déjouée et ceci en 1 156 B.C.E.
Ainsi ...
Les textes du "papyrus judiciaire" énoncent le fait que le tribunal avait reçu des instructions directes de pharaon lui-même. Ceci impliquant bien évidemment le fait que le complot fut déjoué, que le souverain avait bien survécu à l'attaque initiale ... De fait, sa blessure fatale à la gorge ne pouvait pas provenir pas de cet acte-là.
Une trentaine de coupables en auraient subi les conséquences ...
Les preuves que nous possédons nous démontrent bien :
→ Qu’il y eu une tentative de complot envers Ramsès III,
→ Qu’il y eu des représailles envers 30 dignitaires sur les ordres même de Ramsès III.
17 personnes condamnées à mort.
7 autres très proches du pouvoir furent autorisées à se suicider.
...
→ Qu’il aurait été finalement assassiné.
Les incertitudes que nous avons à ce jour :
Avait-il réellement 65 ans lors de la tentative du harem ?
Le sort de Ramsès III à l’issu de ce coup d’état quelque peu manqué ? Avait-t-il été finalement tué par les "sbires"de Tiyi, de Pentaour, d'un des frères de ce dernier, ... ?
Donc assassiné par qui ? Et comment (Même si nous en devinons la finalité ° ? Et surtout, quand précisément ?
Le souverain expirera-t-il plus tard ?
…
Les dignitaires de l'intérieur ...
La troisième épouse royale, Tiyi ...
Au moins un de ces fils, Pentawere ...
Les administrateurs du harem semblent y tenir une bonne place, comme Panik (?), le directeur de la chambre du roi du harem d’accompagnement, son subordonné Pendouaou. Eh bien d’autres personnes liées à celles qui avaient complotées. Six "femmes des hommes de la porte du harem" i.e. les épouses des gardes.
Les dignitaires de l'extérieur ...
Un commandant des archers de Nubie ...
Un général ...
Nonobstant, ne vous éprenez pas, ce fut bien au niveau du harem que cette conspiration débuta ! Même, si elle sembla bien dépasser cette simple intrigue de palais.
Fut-ce véritablement une affaire de succession ?
Des dignitairesspéciaux : les "hommes de cire inscrits" ...
Des figurines "magiques" d’ "envoûtement" ...
Des "formules" ...
Et le nom des personnes à "envoûter" ... ?
Les chercheurs auraient ainsi découverts des textes relatifs à Ramsès III. Ils devaient inhiber les éventuels dispositifs de protections dont pouvait et devait d'ailleurs bien bénéficier pharaon.
Il ne devait pas être "bon" de s'opposer au pharaon .
Les chefs étrangers furent bien souvent mis à mort ! Rappelez-vous d'Amenhotep II. Il créa même un nouveau hiéroglyphe. Et ceci afin de décrire ce que fut le"supplice du pal".
Et pour les soldats ! Des petites pyramides, sanglantes, avec leurs phallus ainsi que leurs mains coupées : comptabilisées ...
Les bastonnades...
La relégation au fin fond d'une oasis lointaine ...
Les galeries étouffantes des mines d'or de Nubie ...
L'ablation du nez ...
L'ablation des oreilles ...
On crevait aussi les yeux ...
Brûlés vifs ...
...
Le suicide pour les coupables de très haut rang. Car on supputait qu'une victime d'un meurtre était susceptible de se venger depuis l'au-delà... Cette contrainte, celle du suicide, se devait probablement d'écarter cette menace.
Il y eu plusieurs procès en lien avec Ramsès III.
Au cours du premier : Tiyi fut condamnée à mort ainsi que vingt-huit personnes.
Le deuxième : six personnes ont dû se suicider en direct devant la cour.
Le troisième, même peine, à quatre personnes dont le prince Pentaour.
Quant au quatrième procès, cela devait concerner ceux qui furent accusé de corruption, les juges et les gardes : le nez et les oreilles coupés.
...
Attention aux conclusions trop hâtives.
Comme d'aucuns l'expriment si parfaitement, réfutons tout angélisme, restons prudent quant à d'éventuelles certitudes.
Nous ne pouvons pas écarter véritablement l'éventualité que cette "entaille" puisse provenir des embaumeurs eux-mêmes. Tout simplement, parce qu'à aucun moment me semble-t-il, il n'est précisé si cette "blessure fatale" fut ante ou post mortem ! Et cela, c'est quand même intrigant selon moi ! D'autant, qu'il est plus "aisé" maintenant d'étudier le domaine cellulaire, de déterminer ...
Du sang fut-il visible ?
Des traces d'outils (A travers la présence de certains minéraux, métaux,..., et ce au sein de la plaie.) sont-ils détectables ?
Il serait aussi utile de savoir si d'autres momies auraient pu être découvertes, pouvant avoir subies une telle "maladresse potentielle". Cela serait tout de même surprenant qu'ils aient été aussi maladroit, surtout quand on pense au degré de qualité de cette momification obtenue et ce, dès la 18e dynastie, l'apogée en quelque sorte de la momification.
Paradoxalement ...
Il faut se souvenir de cette amulette, destinée à la guérison. Sa seule présence tendrait tout de même vers un assassinat.
...
Il nous faudra donc suivre cela de plus près encore avant de pouvoir, éventuellement, conclure avec une certitude probante.
Fils de Ramsès III, avec son père et Anubis au sein de son hypogée.
La "langue de bois", embuée par un brouillard du "politiquement correct " et ce quant aux documents visibles à ce jour de la conspiration du Harem :
Le "Papyrus judiciaire" de Turin..., certainement le plus connu.
Lee,
Rollin,
Varzy,
Et les "textes Rifaud",
...
Certains comploteurs avaient leurs noms déformés, car desfaits précis ont été décrits et ce avec des expressions bien trop vagues.
De "grandes abominations" ...
"Des exactions qu'il avait faites" ... Et ce, sans plus de précisions quant à la nature et les personnages considérés.
Aussi, il nous faut avoir à l'esprit que ce qui de nos jours peut paraître important, pouvait être en ses temps lointains, comme trop odieux pour être écrit et ce dans le cadre de l'éternité.
Ce qui pourrait probablement expliquer l'obscurité des textes qui ne furent visiblement pas de véritable procès-verbaux, mais plutôt de courtes notations. Tout cela probablement afin d'éviter un "déballage" bien trop embarrassant à cette époque.
"On le fit comparaitre devant les magistrats de la place d’interrogatoire.
On examina ses fautes.
On constata qu’il était coupable"
Analysons cette fameuse momie "E " ...
Elle fut retrouvée dans la même cachette que Ramsès III. Les scientifiques ont d'ailleurs en même temps étudié cette bien étrange momie. Ce fils rebelle qui se vit interdire la vie dans l’au-delà, tout en étant condamné à rester auprès de son père pour les millénaires à venir. Ramsès III et Pentaour, le père et le fils rebelle dans la même dernière demeure !
Quant à ce prince, de bien nombreuses spéculations (Ce qui pourrait expliquer du reste sa dénomination de momie "E" ) demeurent quant à sa mort :
Du poison,
L'enterrement vivant,
...
Quant au nom même de Pentaouret, bien souvent mentionné :
"... dans un sens infamant au moment du procès.
On se demande si sous ce nom ne cache pas celui de Sethherkhepshef,
fils aîné du roi,
dont la tombe se trouve également dans la Vallée des Reines ?"
Voilà ce que se demanda à une certaine époque le professeur Leblanc.
D'ailleurs :
L'hypogée de Sethherkhepshef n'a jamais été terminé et sa momie n'y était pas.
Sethherkhepshef, fils de Tiyi ?
Amonherkhépeshef ?
Premier fils d'Iset, la Première Épouse Royale et de fait, il aurait dû régner à la place de Ramsès IV (Montée sur le trône du futur Ramsès IV, alors âgé de 45 ans) qui ne fut, comme vous savez, que le deuxième fils. Cela laisse bien des doutes.
Et, les analyses ADN pratiquées sur le chromosome Y (Et donc celui transmis par le père.), démontreraient que cette momie "E" fut bien celle d’un des fils de Ramsès III.
Le thorax semblait gonflé par la présence de gaz et il semblait de plus comprimé.
Il y avait aussi des sortes de plis cutanés autour du cou. (?)
...
Une momification qui fut bien peu habituelle car le cerveau, comme les autres organes d'ailleurs, sont toujours en place et ce d’après les scans. Et, aucune trace d’embaumement visiblement. La momie fut de plus recouverte par un "élément rituellement impur" à savoir une peau de chèvre. Il n'était donc pas enveloppé dans des bandelettes à la manière d'une momie traditionnelle. Signe évident qu'il subit une sorte de sanction, et ce sous la forme d'une procédure de sépulture non-royale.
"Ce qui a attiré notre attention
est le fait que le corps ait été plutôt gonflé.
En outre, il y avait un pli de peau étrange sur son cou.
Cela pourrait être le résultat d’un suicide par pendaison"
Albert Zink.
→ Zone d’écrasement.
On subodore dès lors une mort particulièrement violente.
Ce fils rebelle qui aurait probablement été contraint au suicide (?)
Pharaon lui aurait de plus interdit une vie après la mort.
La punition suprême !
Nonobstant ...
Pour être bien certain que cette momie puisse être celle de ce jeune homme rebelle vis-à-vis de son père, il aurait fallu pouvoir comparer également son ADN avec celui de sa mère, la reine Tiyi.
Mais voilà ...
Le problème majeur rencontré ici, est que nous n’avons jamais trouvé sa momie. De plus, il faut bien admettre que nous ne connaissons aucun texte relatant cela, à ma connaissance. Alors, gardons-nous de toute certitude, cela doit demeurer pour le moment dans le domaine non pas théorique mais bien hypothétique.
Le prince Pentaour n'a pas été identifié de manière définitive. Même si l'on a de grandes certitudes quant au père à savoir Ramsès III, ce dernier eu, me semble-t-il en tout cas, pas moins de 10 enfants, avec trois reines : alors moult possibilités ... Dans le British Medical Journal, nous pouvions lire, que le cadavre du fils de Ramsès III avait subi un tel traitement qu'il devait bien prouver qu’il avait pris une part importante à la conspiration du Harem peut-être en assassinant son père et qu’il avait été contraint au suicide afin d’éviter de pires châtiments.
Peut-être que le débat sur la question n'est pas encore véritablement achevé ? Cette étude tend quand même à confirmer l’assassinat du pharaon Ramsès III.
Mais cela ne permit pas visiblement à Pentaour pour monter sur le trône d'Horus.
Alors qui assassina véritablement pharaon ?
Nous connaissons au moins quatre tribunaux relatifs à une / des tentative(s) d'assassinat envers pharaon. Visiblement, il fut l'objet de plusieurs éclats de ce genre.
Combien en vérité ?
Ce dont il paraît presque certain, c'est que le dernier lui fut fatal.
L'entrée du temple mortuaire, funéraire de Ramsès III, à Medinet Abou.
The World factbook.
Le sarcophage de Ramsès III.
Conservé au musée du Louvre à Paris.
Il a été extrait du tombeau KV11 de la Vallée des Rois.
Ramsès III aurait subi une mort violente, assassiné par plusieurs assaillants.
Suite à une nouvelle étude ...
Radiologique ... Pharaon aurait été assailli par de bien nombreux assaillants.
Fut-ce une attaque simultanée ? Nous pouvons que le supposer au moment de l'écriture de cet article.
Avec différentes armes ...
Une hache visiblement venant devant lui ...
Ou peut-être une épée, qui sait véritablement ?
Cela lui aurait en tout cas sectionné un orteil. Aussi, une sorte de cosmétique post-mortel lui fut appliquée à travers une sorte de prothèse en lieu et place de cet orteil : intégrité du corps oblige.
Un couteau, une dague par derrière lui infligeant la fatale blessure.
Les embaumeurs ont là également joué d'inventivité au moyen de bandelettes de lin, de résines ...
Stéphanie Shesmetet : sic "Une conspiration au sein du harem de Ramsès III est révélée, de nombreux membres de son entourage dont des hauts dignitaires et membres de la cour y sont mêlés. Des condamnations à mort et des peines d'exil sont prononcées. Le mystère plane sur la mort de Ramsès III dont la disparition semble en effet se situer précisément au moment de ce procès."
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Harem Tower at Medinet Habu.
Temple of Ramses III.
Le palais du pharaon à Médineh Habou est très bien conservé.
Cependant ...
Ce que nous voyons aujourd'hui est bien un réarrangement et les chercheurs ignorent la configuration initiale de la structure !
La salle du trône
du palais de Rames III côté sud de son temple culte.
Medinet Habu.
Cette salle à 2 colonnes comportait :
Une estrade,
Le trône du roi.
Derrière ce trône, se trouvait une double fausse porte, probablement provenant du premier palais (voir planches 7 et 37 de Hölscher).
Les fragments de cette porte furent trouvés dans les fondations (Hölscher, page.48).
Cette fausse porte marque la présence virtuelle du pharaon. Même en son absence, les courtisans pouvaient ainsi lui rendre hommage.
Du côté droit, il était inscrit : "Le roi apparaît dans le palais de son temple illustre"
Du côté gauche :"Le roi apparaît comme Rê dans le palais". (d'après Hölscher, page 48)
La représentation de toute scène sur le mur d'une tombe avait pour but,
par des formules magiques,
de prendre vie dans l'au-delà.
Cette image de la KV34,
tombe de Tutmosis III,
représente la famille royale.
Le monarque lui-même précède trois épouses royales (Meritra, Satiah et Nebtu)
et
une de leurs filles (probablement Néfertari).
L'ensemble contemple comme,
à droite de la photo, la déesse Isis, transformée en sycomore,
allaite avec ses grands seins le défunt Tutmosis III qui est en définitive un nouveau-né dans sa nouvelle vie.
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Sources ...
Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Fayard, Paris, Novembre 1988 et 1997, LGF, Livre de Poche, Janvier 1994.
Science & Avenir Hors Série n°157, Janvier / Février 2009, en page 46.
Affaires et scandales sous les Ramsès, Pascal Vernus, Editions Pygmalion, 2009.
Bernadette Arnaud.
Ramses III : histoire d'un règne de Pierre Grandet aux Editions Pygamalion / Gerard Watelet. Paru en 1993 . ISBN 2.85704.408.9
Barre, J.Y., Un complot contre Ramsès III, d'après le papyrus n°1875 de Turin, les papyrus Lee I et II, et le papyrus Rollin, Centre culturel de l'Ordre de la Rose-Croix, AMORC, Paris, 1989.
"L’égyptologue français Jean-François Champollion arrive à Turin, le samedi 5 juin 1824. Cela fait deux ans qu’il est parvenu à résoudre le mystère des hiéroglyphes. Une nouvelle énigme l’attend dans la capitale Sarde."
Mud brick enclosure walls from the outside (north wall) of Habu.
Il était bien le deuxième roi de la 20e dynastie !
Il est considéré comme le dernier grand monarque du Nouveau Royaume à exercer une autorité substantielle sur l'Égypte.
Il a défendu son pays contre l'invasion étrangère dans trois grandes guerres, assurant ainsi la tranquillité pendant une grande partie de son règne. Toutefois, dans ses dernières années, il a été confronté à des troubles internes et il a finalement été tué dans une tentative de coup d'État.
Aphorisme ...
Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !
Aucune prétention ...
Ne prétend pas tout dire ...
"Reste humble
et
discret,
car meilleure est la discrétion pour l’homme qui cherche la perfection."
Le lundi de Pâques orthodoxe sera cette année le 13 avril 2026.
Cette fête juive commémore la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte, et elle est marquée par des rituels comme le Séder, un repas symbolique où l'on consomme du pain azyme (Matsa) et des herbes amères.
C'est une période de réflexion, de partage et de renouveau, où les familles se réunissent pour raconter l'histoire de l'Exode et renouveler leur engagement envers la liberté.
Avez-vous déjà assisté à un Séder ?
Adonc, si vous pouvez le souhaiter à quelqu’un de la communauté juive pendant cette période, vous pourriez lui dire "Joyeux Pessah".
ânkh...
"Vivre"…
"La vie"…
Il est important de noter que la Pâques que nous mentionnons est généralement célébrée par les chrétiens !
Les Juifs ...
D’autre part ...
Observent Pessah !
Parfois appelé Pâques juive.
C’est une fête importante qui commémore l’exode des Israélites hors d’Égypte, comme décrit dans la Torah.
Dans les pas du Prophète Moïse premier combat contre "l'esclavage" et pour la Liberté de Conscience, reconnu par nos Frères Chrétiens et Musulmans.
Aujourd'hui, chrétiennes et chrétiens ne célèbrent pas tous Pâques le même jour, en raison, toujours, d'une histoire de calendrier !
Les orthodoxes se réfèrent au calendrier julien pour fixer la date de la fête.
Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026.
Sic : “Joyeux Sham Ennessim , Sham Ennessim est un festival national égyptien marquant le début du printemps. Elle est célébrée par presque tous les Égyptiens et est annoncée par l'État comme un jour férié. Sham Ennessim tombe toujours le lundi de Pâques, qui est le lendemain de Pâques, conformément à l'église copte orthodoxe."
En 2026 ...
Le lundi de Pâques orthodoxe sera célébré le 13 avril 2026 !
Cette date est déterminée en fonction du calendrier julien, qui diffère du calendrier grégorien utilisé par les chrétiens catholiques et protestants.
Les orthodoxes se réfèrent donc au calendrier julien pour fixer la date de la fête.
Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique ... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026
La Pâques orthodoxe est marquée par des traditions riches et variées :
Telles que le jeûne du Carême,
La bénédiction des aliments,
La messe de minuit,
La tradition des œufs rouges,
Et le jeu de l’œuf. Durant la Pâques orthodoxe, une procession est organisée le samedi à minuit. Les fidèles reçoivent des cierges qu’ils sont allumés dans l’église plongée dans l’obscurité ! Le prêtre apparaît muni d’une bougie et annonce : "Venez prendre la lumière à la Lumière sans déclin et glorifiez le Christ ressuscité d’entre les morts."
Ensuite :
La bougie est passée de main en main pour allumer les cierges.
Une procession autour de l’église peut également être effectuée, avec les croyants munis de la croix et des icônes.
Une personne reste dans l’église durant la procession, ferme les portes d’entrée, allume tous les cierges et lampes restants, et fait brûler l’encens.
La procession arrive devant les portes closes, et le prêtre lit le récit de la résurrection, puis encense.
Les portes de l’église sont ensuite ouvertes, et la procession pénètre dans l’allée centrale illuminée.
Le prêtre interpelle les croyants en disant : "Le Christ est ressuscité", et ces derniers répondent : "En vérité, Il est ressuscité !"
l'événement le plus important de la Foi chrétienne orthodoxe.
"Sham el-Nasim " ...
Est un mot arabe qui voudrait dire"senteur de brise, ou parfum de brise".
Le dictionnaire traduit el-nasime (النسيم ) par BRISE et Sham (شم ) par renifler, odorat.
Et si nous considérons "شم النسيم" (Sham el-Nasim) cela donne Pâques !
Sham el Nessim
est un jour férié égyptien marquant le début du printemps !
Cela vient toujours le lendemain de la Pâques orthodoxe orientale, cette année 2026, le 12 avril, selon les calculs de l’Église copte,ce n’est pas vraiment une fête chrétienne en tant que telle !
Les orthodoxes se réfèrent au calendrier julien pour fixer la date de la fête. Or, celui-ci est décalé de nos jours d'environ treize jours par rapport au calendrier grégorien, calendrier de l'Eglise catholique... la Pâques orthodoxe se fêtera ainsi dimanche 12 avril 2026
Et ce malgré que sa date soit bien liée au christianisme !
Sham el-Nessim
n’est pas considéré comme une fête religieuse
et
elle est célébrée par les Égyptiens de toutes les religions à travers le pays.
En raison du temps agréable à cette période de l’année ...
Les gens passent généralement la journée à l’extérieur, à piqueniquer, et à profiter de la brise printanière avec leur famille.
La nourriture traditionnelle consommée à l’occasion de Sham el-Nessim comprend le fesikh(un plat traditionnel à base de mulet gris fermenté, salé et séché), les oignons verts, la laitue et les haricots lupini (tirmis).
Fesikh,
un mulet gris fermenté,
salé et séché du genre Mugil, un plat traditionnel
et
ancestral égyptien de la cuisine pendant la célébration printanière du festival Sham El Nessim en Égypte.
Cette fête, bien pharaonique, est l'une des plus anciennes célébrations d'Égypte :
Sham el-Nasim,
Shemu "les basses eaux",
La "Fête de la création" !
Une belle fête ...
En cette terre divine d'Égypte.
Elle est véritablement en continuité avec celle de laPâques Copte: le dimanche 12 avril 2026.
C’est une fête très importante dans la tradition copte orthodoxe.
C’est pourquoi la Pâques Copte a souvent lieu plus tard que la Pâques qui tombe normalement autour de l’équinoxe de mars.
C'est bien l'un des jours coptes orthodoxes les plus sacrés qui soient quant aux Chrétiens d'Égypte. Il tombe généralement le dimanche qui suit la première pleine lune après l'équinoxe vernal, et qui marque la fin du 55ème jour du Grand Jeûne.
Les Coptes ont généralement un jeûne plus long vis-à-vis des autres traditions chrétiennes.
Elle tombe toujours le lundi suivant le dimanche, la Pâques Copte orthodoxe est célébrée telle que calculée par l'Église copte.
Je réitère ...
Ce n'est pas vraiment une fête chrétienne en tant que telle. Et il n'y a pas de date exacte quant à cette fête car elle est confirmée chaque année par l'observation du soleil avecla Grande Pyramide.
En fait ...
Il est probable que l'événement coïncidait avec l'équinoxede printemps, un événement qui était autrefois déterminé par la direction du soleil contre les pyramides de Gizeh.
Sham El-Nessim ...
Elle "pourrait" être datée de l'Égypte ancienne d'au moins 2 700 B.C.E (la troisième dynastie de l'Ancien Empire) et est un festival qui célèbrel'arrivée du printemps.
L'Égypte est devenue un pays principalement chrétienne sous le règne de l'Empire romain, aussi, plutôt que de remplacer les festivals existants, Shamo a simplement été intégré aux célébrations chrétiennes de Pâques.
Kemet est devenue un pays à prédominance arabe, cette fête a prise alors la nomenclature de "Sham El-Nessim" signifiant "sentir la brise".
Elle est restée à la date de Pâques car basée sur un cycle lunaire comme la plupart des festivals musulmans !
Sham el-Nasim, une fête nationale en Égypte ...
Elle est célébrée le même jour que le lundi de Pâques orthodoxe.
La plus grande dénomination chrétienne en Égypte est bien l'Église copte orthodoxe.
Sham el-Nasim ...
Elle est célébrée par les Égyptiens contemporains de toutes les religions, basée sur unefête du printemps antérieure au christianisme et évidemment à l'islam.
Adonc ...
Sham el-Nasim, ne proviendrait-elle pas de l'Égypte ancienne ?
2 700 B.C.E (Troisième dynastie), précise Mohammed Arafa, professeur d'Histoire à l'Université du Caire.
C'est un festival qui célèbre le changement de saison à savoir en l'occurrence l'arrivée du printemps : avec toutes les métamorphoses, toutes les vicissitudes relatives au Nil, ..., événementiels d'importances dans la vie de tous les Égyptiens.
Une grande célébration,
...
Sham el-Nasim :
"Sentir la brise'' ...
Renouvellement de la vie ...
Et voici un repas typique :
poisson cru Molokha ou Fesikh avec une sauce salée, on mange des oignons de printemps et du pain.
Nous sommes bien au sein d'un véritable jour rempli de festivités i.e. Shamm("Sentir / inhaler")el-Neseem ("La brise").
شَمّ ألنسيم ...
Ainsi :
Chrétiens,
...
Musulmans ...
Tous ...
Ils se réunissent dans la chaleurosité que j'aime tant ! Formidable moment puisqu'ils semblent alors tous liés, unis, ... et ce au sein de cette fabuleusefête. Une singularité, celle de rassembler autant d'individualités différentes. Voilà ... encore une fois ... une bonne leçon de savoir vivre!
Tous finalement fêtent ce jour.
Celle-ci fait suite à laPâques copteEn ce dimanche 12 avril 2026. Ainsi, les racines même de cette "bacchanale" remonteraient à l'Antiquité égyptienne, c'est-à-dire aux manifestations liées au printemps.
Le Christianisme emprunta donc cette célébration tout en la liant, par la même occasion, à la fertilité : nous sommes bien là au sein d'une sorte d'acculturation des temps anciens.
Ainsi, les Égyptiens :
"Hument la brise".
"Respirent la brise" cette inspiration du principe de vie, elle est retrouvée dans toutes les scènes et descriptions relatives à l'Égypte ancienne.
"On sent la brise de printemps".
...
"On respire l’odeur du Zéphyr".
C'est un vent bien doux.
Agréable ...
Les anciens en firent même un nTr.
En bref : nos ami(e)s Égyptien(e)s célèbrent le printemps lors de la fête antique appelée "Shémou" qu’on pourrait traduire par "Fête de la création".
Ainsi le zéphyr du matin, au cours du Cham el-Nessim, est toujours porteur :
De bonheur,
De renouvellement de la nature,
De l'avenir des hommes,
...
Si cela n'est point, alors, nous serions peut-être au sein d'un bien mauvais présage !
Ce jour férié
est tout simplement
la fête du printemps pharaonique.
Ce jour-là, dès l'apparition des premiers rayons de Râ, les habitants de Kemet se ruent dans :
Les jardins,
Les parcs,
... Et ils se promènent alors au bord du Nil : à pied, en bateau, ...
Des symboles certes, comme il y en avaient tant pour nos anciens et qui malgré les millénaires passés perdurent, et même demeurent très fortement encore au sein de cette belle Égypte actuelle :
L'unité du peuple égyptien.
La conservation des liens avec leur fort lointain passé.
...
Cette fabuleuse fête célèbre ainsi le retour du printemps au sein du pays.
A ce titre d'ailleurs, les acacias, sacrés en Égypte, fleurissent même pour cette fête du printemps : formidable non ?
Une fête traditionnelle égyptienne qui célèbre l’arrivée du printemps, tombe le lundi 12 avril 2026.
Cette fête est célébrée par les Égyptiens de toutes les religions car elle est basée sur un festival de printemps qui précède à la fois le christianisme et l’islam. Elle est célébrée le même jour que le lundi de Pâques orthodoxe copte
Cette réjouissance n'est ni d'origine :
Chrétienne,
Musulmane,
Copte,
... Cependant, elle est bien l'objet de toutes les attentions.
Elle se déroule en terre de Kemet et sans distinction de religion !
Rien que pour tout cela ...
Je me devais de vous rappeler aux bons souvenirs de cette festivité.
Ou chrétiens, ..., tous ensembles envahissent les espaces verts !
Ils nous donnent tous une sacré voie que nous devrions tous suivre.
Cham El-Nessim ...
Tout le monde a certes fait ses préparatifs.
En ce jour spécial ...
Les Égyptiens ont l'habitude de faire des provisions de poissons salés, de harengs, de "fessikhs" et même d'oignons et de pois chiches : un panier de provisions bien rempli et garni de toutes sortes de spécialités pour ce jour. Les familles "partent" pour un rapide congé au bord de la mer par exemple, ou se dirigent vers les parcs et les jardins publics et ce dans les quatre coins du pays afin de célébrer l'occasion.
Souvent, bien proche du Nil, salvateur en son temps, afin de célébrer le printemps et la douceur de cet atmosphère.
Des joutes sont même organisées sur le Nil !
Nonobstant, il n’y a plus rien de véritablement religieux au sein de cette pratique.
Selon Plutarque ...
Nos anciens Égyptiens faisaient des offrandes aux netjerou(t).
Aussi ...
Tous ce qui leur fut autrefois ainsi adressés, lors des cultes par exemple, est maintenant partagé lors d’un piquenique et ce dans les jardins notamment : rien ne disparaît véritablement, tout évolue !
Le fiseekh est bien ce poisson séché qui semble avoir fait son apparition au cours de la 5e dynastie. Les anciens Égyptiens les conservaient ainsi par séchage, Râ y pourvoyait tout naturellement. Un symbole du bien ...
Du mulet gris : mulet salé et séché que l'on a laissé fermenter.
Du maquereau,
Des sardines,
...
Feseekh est un poisson de hareng fumé servi avec de l'oignon et de l'huile d'olive.
Un véritable symbole, celui de la régénération, cela rappelle bien les origines de la vie. Ils furent une sorte d'allégorie chez nos anciens Égyptiens, celle de la création de la vie.
Ainsi, certains paradigmes mentionnent souvent :
Un œuf primordial ...
Il aurait été pondu par Amon sous la forme d'une oie.
Voici une boîte âgée de 3 500 ans avec lesrestes d'une oie sacrificielle.
Crédit : Professeur Andrzej Niwiński.
L'œuf de la théologie de Khemnou ...
Hermopolitaine si vous préférez ...
Il fut bien visiblement fécondé par Amon !
L'œuf devait donc être associé à la vie, au renouveau, au printemps, ...
→ De jeunes oignons ...
Afin d'éloigner le mal. Il semble avoir été lié au nTr Min, et ce dès la 6e dynastie.
Ils furent considérés comme la volonté de vaincre la mort ainsi que la maladie. Un papyrus relate d'ailleurs l’histoire d’un pharaon dont son unique enfant aurait été atteint d'une maladie mystérieuse.
Les médecins, comme les prêtres Memphite furent incapables de le guérir. Ils eurent alors recourt à la magie.
Un symbolisme là encore, relatif à la nature renaissante, la "Romaine" / Lactuca sativa longifolia, avec ses feuilles très allongées, elle est parfaitement représentée sur les "fresques".
Pourquoi une telle variabilité au sein des dattes ?
Pâques
est célébrée chaque année
le dimanche suivant la pleine lune de printemps.
L’équinoxe de printemps a lieu le 20-21 mars, ce qui implique que Pâques a lieu au plus tôt le 22 mars, au plus tard le 25 avril :
Avant Pâques s’écoulent quarante jours, le "Carême", du lendemain de mardi gras (le mercredi des cendres) au dimanche pascal.
Quarante jours correspondant aux quarante jours de Jésus dans le désert de Judée, traditionnellement consacrés au jeûne, à la prière ainsi qu'au partage.
La semaine avant le dimanche de Pâques est appelée la "semaine sainte" !
Débutant par le dimanche des Rameaux.
Le Jeudi Saintreprésente le dernier repas du Christ avec ses apôtres (la Cène).
Le Vendredi Saint est celui de la "Passion du Christ", sa "crucifixion".
Pâques correspond donc au "troisième jour",
Durant lequel le Christ est, pour les chrétiens, ressuscité.
"Nous avons tous des rêves,
mais pour les réaliser,
il faut beaucoup de détermination, de dévouement, de discipline
et
d’efforts"
Jesse Owens.
Rêvons, rêvonz alors ensemble :
Ensemble ...
Quant à ce renouveau ...
En cette ère bien printanière !
Et pourquoi pas, à la manière de Saint-Exupéry quand il énonçait ...
La fameuse et présente fête de Pâques se nomme aussi Easter en anglais, et ceci vous est bien connu.
Nonobstant ...
Et paradoxalement peut-être ...
Cette réjouissance ne semble véritablement pas représenter une nomenclature spécifiquement chrétienne comme d'aucuns pourraient parfaitement et bien logiquement du reste le subodorer.
Elle porte en vérité en elle une origine Chaldéenne faisant référence à la fameuse divinité, Astarté.
Qui est Astarté dans la Bible ?
Dans le monde syro-phénicien, Astarté était la divinité féminine la plus fameuse. Elle incarnait les instincts les plus profonds de la vie : l'amour, la reproduction, la fécondité. Elle était aussi la déesse des combats, la déesse guerrière, une déesse de mort.
Aussi, grâce à lui, vous aurez peut-être cette surprise, celle de découvrir l'origine "païenne" (Même si je n'apprécie guère cette nomenclature.) quant aux coutumes de la chrétienté, il en va aussi du culte :
Nous sommes alors au sein d'une continuité des traditions religieuses : rien ne se perd, tout évolue, tout se transforme, ...
La nature n'aime pas le vide !
Il en va de même quant aux religions, coutumes, croyances, usages, ...
Ainsi :
La nomenclature de Pâques avec ses origines babylonienne avait cette souvenance, celle de la reine des cieux :Ishtar, ...
Et que dire du sens caché du fameux œuf mystique d'Astarté, ..., de Baal en Bretagne ?
Alors ...
Il n'est pas difficile de subodorer que sa compagne Astarté, le fut tout autant et ce par les anciens Anglais. Cette déité, à Ninive même, s'appela Ishtar et prit ainsi en avril le nom d'Easter (Pâques).
Au 3e et au 4 A.D (Anno Domini Nostri Iesu Christi), cette fête devint Pascha, Pâqueset semblait même s’accorder avec la Pâque juive.
Alors ...
D'aucuns supputent que nous sommes là au sein même d’une version Christianisée de la Pâque juive.
Ainsi souvenez-vous, que cette festivité de Pâques est célébrée par :
Les Coptes,
Les Catholiques,
Les Orthodoxes …
Une fête qui normalement rassemble toute l’Égypte !
Dans son livre ''les us et coutumes des égyptiens modernes'' paru en 1848, le britannique Edward William Lane écrit :
"En Egypte, il y a une coutume appelée Cham El-Nessim qui est observée le premier jour du printemps.
Dans ce jour-là, tôt le matin, de nombreuses personnes, en particulier des femmes, brisent un oignon et le sentent, pour les éveiller et leur donner une certaine energie, et au cours de la matinée, un grand nombre de citoyens se promènent dans les villes, dans les compagnes ou partent en bateau pour prendre de l'air ou bien comme ils l'appellent, l'odeur de l'air ou bien respirer l'odeur du Zéphyr, qu, en ce jour, est réputé avoir un effet bénéfique. Ils choisissent de déjeuner à l'extérieur et surtout au bord du Nil"
Ainsi, selon le Concile de Nicée en 325 ...
La date de Pâques :
"Le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après".
Aussi, plus simplementpeut-être ...
Il s’agit en fait du premier dimanche après la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps(fixé au 21 mars).
Acceptée par tous les chrétiens ...
Cette méthode de calcul a été établie avant le schisme que vous connaissez, daté de 1054.
Le décalage qui s’opère souvent entre Églises catholiques et orthodoxes est donc à chercher dans la réforme grégorienne. En effet, en 1582, le pape Grégoire 13 instaura un nouveau calendrier qui devait alors corriger les lacunes astronomiques du calendrier julien : à cause de son imprécision, celui-ci se décalait de 8 jours à chaque millénaire par rapport à l’année solaire véritable.
Ainsi ...
Au moment de la réforme grégorienne, le calendrier julien avait dix jours de retard.
En Égypte ancienne, le concept de cycles était profondément enraciné dans leur vision du monde.
Comme avec le Nil, par ses crues régulières, symbolisait ce renouveau constant : chaque inondation apportait fertilité et vie à la terre.
Cela influençait même leurs croyances spirituelles, avec des dieux comme Osiris, qui incarnaient la résurrection et la continuité.
Ces cycles étaient également représentés dans les tombes et les temples, où chaque élément était pensé pour refléter une harmonie entre vie, mort et renouveau.
Voici une belle essence de cette philosophie !
L'équinoxe de printemps ...
C'est le moment d'équilibre entre le jour et la nuit ...
Il a été source de fascination à travers l'histoire, y compris dans l'Égypte ancienne !
Ce passage symbolisait :
Le renouveau,
La fertilité,
Et l'harmonie, ... des thèmes centraux pour une civilisation qui vivait en symbiose avec les cycles naturels. Le Nil, comme nous l'avons vue, incarne parfaitement cette idée de renaissance perpétuelle !
Même aujourd'hui ...
L'équinoxe est un appel à la réflexion et au rééquilibrage, autant dans nos vies que dans la nature.
Avez-vous un rituel ou une manière particulière de marquer ce moment de transition ?
Équinoxe de printemps ...
En cevendredi 20 mars 2026 à 15 h 45 min : hémisphère nord, heure de l’Est nord-américain !
Quel est ce phénomène qui aura lieu ce vendredi ?
Comme depuis de nombreuses années, le printemps commence le 20 mars, et non le 21 mars comme dans l'imaginaire collectif.
Sans suprise, l'équinox de printemps 2026 aura donc lieu ce vendredi 20 mars !
Tout simplement parce que la date n'est pas fixe. Le printemps astronomique commence en réalité entre le 19 et le 21 mars car la durée des saisons diffère selon la révolution de la Terre.
Le printemps météorologique, quant à lui, a démarré le 1er mars !
"Au revoir"
hiver salvateur !
Quelle belle façon de saluer la fin d'une saison !
L'hiver ...
Souvent vu comme une période d'introspection et de repos, cède maintenant la place à la renaissance printanière !
Tout ce qui s'est germé dans l'ombre a maintenant l'opportunité d'éclore et de fleurir.
Vous sentez-vous inspiré par ce passage à une saison plus lumineuse ? Peut-être un projet ou une réflexion qui trouve un nouveau souffle ?
Bonjour le printemps et avec lui,ce retour tant attendu, celui de Râ avec son renouveau!
Saison du changement, comme pour toutes autres saisons du reste !
Nonobstant ...
Le ressentit le plus accentué à mon sens me semble bien ce changement de saison : plus de luminosité, plus de chaleur, plus de couleur naturelle.
L'équinoxe de mars est bien un jour très particulier puisqu'il célèbre le renouveau, qu'il soit religieux, culturel, naturel, nous sommes bien au printemps dans l'hémisphère nord, un jour heureux chassant encore un peu plus la frilosité de l'hiver, pour enfin accueillir les beaux jours.
Un temps de renaissance : la logique cyclique égyptienne !
En Égypte ancienne, le temps n’était ni linéaire ni irréversible.
Il était pensé comme un processus de régénération permanente, où la fin n’est jamais qu’un recommencement.
C'est une formulation qui correspond très précisément à ce que les Égyptiens appelaient : wḏꜣ.t / wḏꜣ / "être intact, renouvelé" ...
Un état de réintégration de l’ordre, après une phase de équilibre.
Le temps cosmique : Râ et la renaissance quotidienne
Chaque nuit, le soleil, meurt à l’horizon occidental, traversait le Duat, renaîssait à l’aube sous la forme de Kepri, le scarabée.
Le monde est recréé chaque matin.
Rien n’est jamais définitivement acquis.
Temps et ordre : Maât contre Isfet, ce renouveau n'était pas automatique :
Maât = ordre, équilibre, justesse,
Isfet = chaos, rupture, stérilité, les rites, les fêtes, les offrandes, les paroles justes servaient à réactiver le cycle, à empêcher le monde de s’éteindre.
En Égypte ancienne, le temps n’est jamais une fin : il est le lieu même du retour à la vie.
Lors de l'équinoxe de printemps, comme aujourd'hui, les rayons de Râ doivent former un angle droit avec l'axe terrestre et se diviser sur les deux hémisphèresde la planète.
Quant à l'hémisphère sud, il entre dans celle de l'automne.
Le dernier jour de l'hiver est le jeudi 19 mars 2026 et le premier jour du printemps est le jeudi 20 mars 2026. L'équinoxe de printemps, marquant le premier jour officiel du printemps, se produit lorsque les rayons du soleil tombent directement sur l'équateur
Enfin, le 20, pas pour tous ...
Puisque le "printemps météorologique" par exemple commence le 1er mars !
"Dans une tribune reprise en janvier dernier par The Egypt Independent, le Dr. Hawass explique même avoir passé plusieurs années à attirer l'attention des médias égyptiens et internationaux sur cette "scène fascinante".
"Malheureusement, ces célébrations n'ont pas continué même si elles pouvaient avoir un impact important sur le tourisme", déplore l'ancien ministre.
"Je pense que le moment est venu aujourd'hui pour le ministère du Tourisme [et des Antiquités] de bénéficier à nouveau de ce phénomène", poursuit-il dans sa tribune.
C'est probablement cet encouragement qui a poussé les autorités à remettre en avant le spectacle astronomique dans ses efforts visant à relancer le tourisme en Egypte."
Le cœur possède un rôle central dans la célèbre vignette de la pesée du cœur du Livre Pour Sortir au Jour qui a été très largement étudiée comme vous savez !
( Par exemple : J. Assmann, Death and Salvation in Ancient Egypt , trad. de l’allemand par D. Lorton, Londres, Cornell University Press, 2005, en page 490 ; ... et J. Yoyotte, "Le jugement des morts", Paris, Éditions du Seuil, 1961, page 264.)
En cette Journée Internationale des Droits des Femmes …
C’est l'occasion parfaite pour célébrer la force, la résilience et les incroyables contributions des femmes du monde entier selon moi !
Que cette journée soit emplie de reconnaissance et d'inspiration.
Bonne fête à toutes les Femmes !
La thématique en littérature francophone est bien nombreuse, feu Christiane DESROCHES NOBLECOURT, Roland TEFNIN, qui avait fait sa thèse sur la statuaire d’Hatchepsout, Florence QUENTIN que vous connaissez bien évidemment et qui est heureusement pour nous très active sur FB a aussi une recherche et lecture intéressante, …
Vous voulez peut-être écrire un message personnalisé pour une personne bien spéciale ?
Christiane Desroches NOBLECOURT disait des femmes de l'Egypte antique :
"... la mère que l'on respecte avant tout, la femme sujette à une stricte loi morale, mais dotée d'une grande liberté d'expression, sa capacité juridique entière, son étonnante indépendance financière, l'impact de sa personnalité dans la vie familiale et la gestion des biens communs et de ses biens propres."
N'oublions pas notre amie Amina Elgamal ...
Comme la première Egyptologue Egyptiènne qui a découverte un monument en haute Egypte, la statue de MeriteAmon, la belle fille de ramsès II pendand les années 80, quand cela était très difficile pour une femme de travailler en haute Egypte et dans le désert !
Pour les femmes à des postes clés on peut citer Neith Hotep, Meryt Neith, Nitocris (Controverse), Sobekneferouré, Hatchepsout, … … Cléopâtre VII.
L'Égypte ancienne aurait moins d'attraits s'il n'y avait les Égyptiennes, l'empire des femmes !
De nombreuses reines régnaient pendant que le pharaon était en guerre notamment Ahmes-Nefertari, Nebet pendant la 5e dynastie, …
Adonc, concernant la place des femmes du peuple on sait qu’elles travaillaient :
- Porteuses,
- Préparation de pains,
- Bière,
- Nourrices,
- Etc. …
La natalité était maîtrisée.
Emploi de spermicides et de préservatifs en peau.
Les séparations de couples étaient faciles.
A ma connaissance, il n’y a peu eu de scribe femme si cela est probablement certaines « pharaones », reines, …
En fait …
Certaines professions étaient réservées aux hommes et d’autres aux femmes ! Au sein de la famille régnante …
Certaines femmes ont occupé le poste clé telle qu’Hatshepsout …
Certains couples ont été égalitaires notamment lors de la 18e dynastie.
Avant et après la statuaire montre la prédominance hiérarchique bien marquée entre le pharaon, son épouse et ses enfants.
Les filles apparaissant au niveau de la statuaire au sein de l’image de la famille et les garçons lors des scènes de bataille …
La thématique de la femme
dans l’Égypte ancienne …
- Interprétation historique :
Les interprétations de l’histoire peuvent varier en fonction des sources, des perspectives et des biais.
Par exemple, certaines sources suggèrent que les femmes jouissaient d’un statut élevé et de droits égaux dans l’Égypte ancienne, tandis que d’autres peuvent avoir une vision différente.
- Comparaison avec le présent :
La comparaison du statut des femmes dans l’Égypte ancienne avec celui des femmes dans l’Égypte moderne peut être source de controverse ! Evitons cela s’il vous plaît, le passé doit nous induire à l’effort de compréhension, le présent peut quant à lui être jugé !
Par exemple, certaines sources suggèrent que les femmes de l’Égypte ancienne avaient plus de droits que de nombreuses femmes vivant de nos jours !
- Questions de genre :
Dans certains cas, il a été suggéré que certains pharaons pourraient en fait être des femmes.
- Contexte culturel et religieux :
Les différences culturelles et religieuses entre l’Égypte ancienne et l’Égypte moderne peuvent également rendre le sujet sensible : évitons cela pour les mêmes raisons que précédemment mentionnées.
Par exemple, le rôle des femmes dans la religion et la société a beaucoup changé au fil du temps.
J’aurais de fait tendance à penser, qu’il est important de noter que ces points de vue sont basés sur des interprétations historiques et peuvent varier en fonction des sources et des perspectives.
Il est toujours bénéfique d’approcher ces sujets avec une ouverture d’esprit et une volonté de comprendre les différentes perspectives.
Restez dans le respect des Femmes
en tout lieu,
à tout moment S.V.P …
Et voici un artefact conservé au Petrie Museum of Egyptian Archaeology, UCL, Londres, Royaume-Uni. Il y a des stèles, des dalles, des statues, des statuettes, des dalles d'essai, etc., de la période pré-dynastique, à l'ancien empire, au moyen empire, au nouvel empire, aux périodes intermédiaires, à la période tardive, à la période ptolémaïque, à la période romaine, ... etc ... Cette statuette de calcaire représente 3 femmes debout, se tenant la main et debout contre une dalle noire sur un socle. De l'Égypte, on ne sait pas quelle est la provenance précise des fouilles. Deuxième période intermédiaire, 1 650 – 1 550 B.C.E. Le musée Petrie d'archéologie égyptienne, Londres …
Cet intrigant récipient en argile date de la fin de la période Naqada l.
Les visages sans traits des femmes sont considérés comme "semblables à ceux d'un oiseau", mettant l'accent sur le nez et la force vitale de la respiration, un thème répandu répété plus tard avec l'ankh sous le nez des pharaons. À l'origine, les personnages portaient des perruques en bitume. Les femmes torses nu se font face dans le cercle et se tiennent la main ; Peut-être dansent-ils ! Le récipient peut symboliser la fertilité, la protection pendant l'accouchement, la célébration, la magie, la guérison ou être utilisé comme objet funéraire. En effet, il véhicule un éventail de merveilleuses possibilités à considérer. Découverte à Abydos.
En ce 8 mars nous voulons aussi nous souvenir d'une femme qui nous a tant donné à tous et qui apparaît sur cette photo !
Qui est-ce ?
Erminia Caudana "miraculeuse" restauratrice de papaye.
"... entre ses mains habiles,
les minuscules fragments de la feuille brisée
ont été formés pour construire un texte ;
le volume croquant et fragile à un toucher
s'étirait doucement comme un produit fabriqué en usine,
et la page obscurcie par l'humidité
et
le moisi est revenu clair et tranchant."
(Silvio Curto, directeur du musée égyptien de 1965 à 1984)
Grâce à son travail patient ...
Fonctionne comme le fameux code K ...
Qui contient une traduction des évangiles de Marc et Matthieu ...
Probablement écrit en Afrique au 4e-5e siècles !
L'Historiae Naturalis de Plinio, que la famille Gonzaga a commandé entre le 15e et le 16e siècles et voulait enrichir eux-mêmes avec des miniatures attribuées à l'école de Mantegna ; les Scriptores Historiae Augustae s'enrichissent aussi de précieuses miniatures.
Et puis encore des œuvres comme le Papyrus Regio, la plante de la tombe de Ramsès IV ...
Le Journal de la nécropole de Deir el-Médina ...
Le "livre Pour Sortir au Jour" de Kha ...
La carte des mines d'or, les archives démotiques de Deir El-Médina et bien plus encore, reviennent à être Documents lisibles disponibles au public Des savants du monde entier.
Le cœur possède un rôle central dans la célèbre vignette de la pesée du cœur du Livre Pour Sortir au Jour qui a été très largement étudiée comme vous savez !
( Par exemple : J. Assmann, Death and Salvation in Ancient Egypt , trad. de l’allemand par D. Lorton, Londres, Cornell University Press, 2005, en page 490 ; ... et J. Yoyotte, "Le jugement des morts", Paris, Éditions du Seuil, 1961, page 264.)
Il fut enterré plus tard dans le cimetière monumental du Père-Lachaise, Paris, dans une tombe en forme d'obélisque.
C'est exact !
Jean-François Champollion, souvent surnommé "le père de l'égyptologie moderne", est décédé le 4 mars 1832 à Paris, à l'âge de 41 ans !
Il est surtout connu pour avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens grâce à la pierre de Rosette, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la compréhension de l'Égypte ancienne.
Le phénomène du soleil au temple d'Abu Simbel se produit deux fois par an, l'un le 22 octobre et l'autre le 22 février de chaque année. Un déplacement de lumière calculé par les architectes des temples, afin que le nTr transmette au pharaon sa toute-puissance. Les rayons de soleil traversent alors la sombre chambre du Grand Temple de Ramsès II illuminant ainsi la statue du pharaon, chaque année comme vous avez l’habitude, les 22 février et 22 octobre.
Le ministère du Tourisme et des Monuments ...
Le ministère de la Culture, semblent vouloir organiser en cette année, bien particulière, un événement, afin de célébrer ce rendez-vous dès plus spécial !
22 . 02 . 2022 ...
Cet alignement solaire que vous connaissez au sein notamment du temple d'Abou Simbel.
Ramsès illuminé est symboliquement réinvesti de l’éclat divin.
Photo montrant la statue de Ramsès II illuminée par Râ, dans le temple d'Abou Simbel en Haute-Égypte.
Sont successivement illuminées : d’abord celle du nTr Amon, puis celle de Ramsès,au niveau du 22 octobre l'ordre est bien différent !
Deux fois par an, le 22 février et le 22 octobre, le soleil s'aligne avec l'entrée du temple égyptien d'Abou Simbel et vient caresser le visage de Ramsès II, tout au fond de l'édifice : quel bel exploit quant à nos anciens !
Voici une commémoration de l'accession de Ramsès II sur le trône d'Horus.
Ramsès II ne sombra jamais dans l’oubli !
Au Ier siècle B.C.E, Diodore de Sicile(Bibliothèque historique I, 47) le nomma Osymandias, déformation du nom de couronnement de Ramsès II : Ousermaâtrê. Tacite quant à lui évoqua le grand conquérant Rhamsès (Annales II, 60).
Au cours des quelques 20-25 minutes...
Les rayons de Râ auront pénétré une distance de 60m à l’intérieur du temple pour atteindre le sanctuaire ... Ceci marque le début du mois, celui surtout de la saison de la récolte pour nos anciens Égyptiens.
Ce phénomène fut redécouvert en 1873.
Près d'un siècle plus tard, en raison de la construction du barrage d'Assouan, le temple fut déplacé.
Se trouvant ainsi plus bas ...
L'évènement avait lieu alors les 21 février et 21 octobre.
Un décalage d'une journée seulement ... Le spectacle reste un rendez-vous exceptionnel auquel de nombreux touristes viennent normalement assister.
Ainsi :
Quand Ramsès II
ressort de l’obscurité !
Ainsi, la façade du site d'Abou Simbel vous accueille avec :
Quatre statues colossales, debout, nous sommes en présence, bien évidemment, de Ramsès II / Ramsès le Grand / Ozymandias / Manéthon l'appella Ramsès.
Avec visiblement 67 années de règne divin.
Ramsès II ne sombra bien dans l’oubli ...
Au Ier B.CE., Diodore de Sicile (Bibliothèque historique I, 47) le nomma Osymandias, déformation : Ousermaâtrê.
Tacite évoqua, quant à lui, le grand conquérant Rhamsès (Annales II, 60).
En 1817, Shelley chante Ozymadias, king of kings ...
En 1956, Yul Brynner incarne le pharaon immortel dans le péplum de Cecil B. DeMille : Les Dix Commandements.
Il est le héros de La Momie, roman d’horreur d’Anne Rice, publié en 1989.
Enfin, depuis 2017, le pharaon se trouve à l’affiche en France, avec la pièce de théâtre Ramsès II, de Sébastien Thiéry. Un thriller jouissif et fou qui n’est pas du tout une pièce historique sur l’Égypte ancienne !
Nonobstant, Ramsès est aujourd’hui une figure mondialement connue !
Son corps terrestre a traversé les millénaires, paradoxalement aux pillages.
Retrouvé en 1881, elle sera démailloté, déposé au musée du Caire, elle se détériora alors sous sa vitrine non étanche !
En 1976, avec Christiane Desroches Noblecourt, il sera accueilli au Bourget par la ministre des Universités et la Garde républicaine afin d'être traité.
Ainsi, la momie a révélé :
Un homme ayant décédé entre ses 85 et 92 ans, exceptionnel pour cette ère considérée.
Il souffrit de terribles problèmes dentaires et de spondylarthrite ankylosante ; ce qui l’empêcha de se tenir droit durant les dernières années de sa vie.
sic " : La disparition des paysages de la Nubie lors de la construction du grand barrage d'Assouan, entre 1960 et 1964 ...
Ce qui fut sans doute le plus douloureux pour ces populations nubiennes fut de voir disparaître les cimetières, lieux de mémoire familiaux, aujourd'hui sous les eux du Lac Nasser. "
Sic :"Triste de regarder ça mais il était nécessaire pour nous tous de vivre un avenir meilleur."
C.f Dominique Allayrangue : les Nubiens avaient peint des poissons sur les murs de leurs maisons, pour les accueillir. Toute une philosophie de la vie ...
Dominique ...
Merci pour votre présence ...
Peindre des poissons sur les murs, c’était inscrire la maison dans le rythme du Nil, affirmer une hospitalité ouverte à la vie elle‑même, et rappeler que l’existence humaine s’inscrit dans un équilibre fragile entre nature, communauté et spiritualité à mon avis !
Le premier jour de l'an n'a pas toujours coïncidé au sein des divers calendriers.
Les "Jours de l'an" tombent rarement à la même date, nonobstant nous pouvons remarquer une "relative" concordance.
Ainsi ...
Transportons-nous au sein de l'Égypte ancienne avec le retour de l'inondation et de ce fait, avec ce débordement bienfaiteur faisant de Kemet cette terre noire que nous connaissons. Aussi, à la manière d'un messager très attendu, voici la fameuse saison d'Akhet, celle-ci devait annoncer une nouvelle prospérité comme du reste une Nouvelle Année.
Débutant à la mi-juillet (Transposé ainsi dans notre calendrier),
Se pérennisant comme cela jusqu'à la mi-novembre ... Ainsi, les rayons de Râ qui avaient bien desséché la terre de Kemet trouvaient en cette période une sorte d' "antagoniste", en l'inondation.
Une période qui fit véritablement la richesse de Kemet, et cela en tout point, notamment en apport naturel :
D'eau,
De déchets organiques de tous genres,
De débris rocheux également,
De ce fameux limon noir qui donna d'ailleurs, souvenez-vous, le nom même de cette belle contrée, Km.t, "La terre noire",
Elles furent particulièrement en vogue à l'époque saïte, au cours de la 26e dynastie, nommées ainsi car on y découvrit des inscriptions les ornant : visiblement, elles étaient offertes en cadeaux. Et ceci au niveau des fêtes relatives au Nouvel An quant à cette contrée antique qui devaient avoir lieu le 19 juillet : du moins près de la côte méditerranéenne, c'est-à-dire à Memphis.
Et que dire du lever héliaque de Sirius, ilcoïncidait alors à l'inondation annuelle de l'Itérou.
Souvenez-vous de cet artefact gravé pour Ramsès III et ce sur les murs extérieurs de son temple à Medinet Habou, cela atteste que lafête de Sôpdit coïncide avec celle du Nouvel An.
Ce fut bien symboliquement le jour de l’an.
Ce fut en l’an 7 du règne de Thoutmosis III qu’Hatchepsoutproclama, sur les parois du temple de Deir el-Bahari, son "couronnement". En fait, il aurait réellement eu lieu entre le 2 Peret 1 et le 4 Chemou 30, soit bien plus tard dans l’année, selon les inscriptions de son seul obélisque encore érigé à Karnak.
Hatchepsoutproclama donc idéalement son couronnement au jour de l’An afin bien certainement de profiter de la portée, symbolique, de cette date.
La fin d'Akhet abordait le début de la saison de Peret, celle relative aux riches cultures.
De la mi-novembre à la mi-mars ...
S'en suivait alors la saison de Chemou, le temps des récoltes variées, nombreuses, riches, ... Il en allait donc de même quant à la fin d'une année qui engendrait inéluctablement une nouvelle et riche ère.
Ce fut véritablement l'annonce d'une Nouvelle Année.
Une divinité terriblement dangereuse finalement car elle fut bien "Cet œil de Râ en fureur". Il fallait ménager la bienveillance de cette divinité, surtout en cette période de rupture et de renaissance : je pense évidemment à la fin d'une année et le début d'une autre.
En fait ...
Nos anciens devaient particulièrement la prier lors des cinq jours épagomènes. Ils correspondaient, je vous le rappelle, aux cinq derniers jours de l'année, et étaient de plus réputés comme néfastes ! Souvenez-vous, ce furent les mêmes jours que Thot avait gagné à un "jeu" afin de permettre la naissance à certains netjerou, ceux figurant en toute fin d'année égyptienne.
La prier ...
Afin qu'elle puisse ne pas apparaître sous cette forme irascible et guerrière, celle de Sekhmet la "lointaine", rendue responsable probablement des différents fléaux annuels.
La prier avec conviction ...
Elle saura alors sans aucun doute maîtriser son ardeur destructrice et se faire, chatte, plutôt que lionne.
Ainsi ...
On découvrit des endroits avec des textes qui devaient visiblement être prononcés par des prêtres-lecteurs.
Au sein de certains temples comme à :
Kom Ombo,
Esna,
Edfou aussi,
...
Et que dire du netjer "typique" de cet iteru, tout du moins de la fameuse crue, Hâpy ?
Et le saviez-vous ?
On pouvait aussi y sacrifier, à cette occasion !
Sacrifier l'oryx ... ?
De très belles antilopes qui furent visiblement responsables, au sein de certains paradigmes, d'avoir "énervées" la fameuse lionne. Elle se serait apparemment opposée à l'étoile deSepedet : celle qui devait permettre d'annoncer aux prêtres la venue de la crue tant attendue, l'étoile Sothis si vous préférez.
"Wrapped in linen and reverently laid to rest, a queen’s pet gazelle was readied for eternity with the same lavish care as a member of the royal family.
In fine, blue-trimmed bandages and a custom-made wooden coffin, it accompanied its owner to the grave in about 945 BC."
National Geographic.
"Sacrifice d'une gazelle (Animal séthien) devant Horus."
Trop importante, et cela pouvait engendrer de nombreux dégâts.
...
Mais à la fin de l'Empire pharaonique, sous la dynastie des Ptolémées, à partir du 4e siècle B.C.E, ils inventèrent une échelle qui permettait finalement d'anticiper :
Le niveau de l'eau divine,
Probablement la date également de l'arrivée de la crue,
Mais davantage encore, les futurs impôts : pas mal non ?
... Il est bien question évidemment de leurs fameux nilomètres.
Lesquels d'ailleurs continueront à être utilisés, de façon régulière, jusqu’au cœur de l’époque musulmane i.e. au 9e siècle B.C.
Le Nouvel An était donc làet sa fameuse fête existait bel et bien.
Des archéologues ont restauré une fresque représentant le Nouvel An, dans le temple d’Esna, construit il y a environ 2 200 ans.
Sublime !
Des archéologues locaux et des confrères allemands ont achevé leur restauration du plafond du temple d’Esna, construit il y a environ 2 200 ans. Un travail minutieux qui leur a permis de découvrir une incroyable fresque.
Une découverte majeure est la représentation du jour de l’an.
La proximité du temple d’Esna et du Nil apporte un éclairage crucial permettant de comprendre le sens du relief.
Le nouvel an égyptien se produisait lorsque Sirius, étoile particulièrement brillante mais invisible durant soixante-dix jours, reparaissait dans le ciel, à l’orient.
Personnifié sur un relief à l’effigie de la déesse Sopdet, le retour de l’étoile coïncidait avec la crue annuelle du Nil.
Pour le célébrer, les Égyptiens faisaient bonne chère et prenaient part à des libations à l’occasion d’un festival : Wepet-Renpet. Cent jours plus tard, grâce à la déesse Anoukis, également personnifiée sur le relief récemment découvert, les eaux du Nil se retiraient enfin.
Ce relief de la nouvelle année découvert dans le temple d’Esna représente la crue annuelle du Nil.
Le dieu Orion(à gauche, d'après certains Égyptologues, Sahou identifié soit à Atoum, soit à Osiris ou encore à Onouris-Anhour.) et Satet(au milieu) et Anoukis(à droite) symbolisent la crue et la décrue des eaux du fleuve tandis qu’au-dessus d’eux la déesse du ciel Nout avale le soleil vespéral.
Sah dépeint la constellation Orion, décrit un communiqué de l'Université de Tübingen (Allemagne), et Sothis représente les étoiles de la constellation Sirius qui était “invisible dans le ciel nocturne 70 jours par an jusqu'à ce qu'elle ressurgisse à l'est”, explique le professeur Christian Leitz de l'Institut d'études du Proche-Orient ancien de l'Université de Tübingen.
Ce phénomène correspond au jour du Nouvel An dans l'Égypte ancienne.
Il avait lieu au milieu du mois de juillet, selon notre calendrier moderne ...
Cela “annonçait également la crue annuelle du Nil”.
À cette époque, la population pensait que 100 jours après la disparition de la constellation Sirius, la déesse Anuket s’occupait du retrait des eaux du Nil.
Avant restauration :
Plafond du temple égyptien antique avant restauration, recouvert de poussière et de suie pendant des milliers d'années.
Après restauration :
Après restauration révèle l'iconographie des dieux égyptiens Orion, Sothis / Sirius et Anukis ; au-dessus d'eux se trouve la déesse du ciel Nout avalant le soleil du soir.
Une superbe scène de nouvel an au plafond du temple d'Esna.
Orion, Sirius et Anukis montent en bateau tandis que Nut, la déesse du ciel, avale le soleil du soir au-dessus d'eux !
Une superbe scène du Nouvel Anpeinte par d'anciens Égyptiens a été découverte par des chercheurs qui restaurent des œuvres d'art au plafond du temple d'Esna, un temple construit il y a environ 2 200 ans et qui a subi une rénovation majeure il y a environ 2 000 ans lorsque les Romains contrôlaient l'Égypte !
Les peintures montrent les divinités égyptiennes Orion (aussi appelé Sah), Sothis et Anukis sur des bateaux voisins avec la déesse du ciel Nut avalant le ciel du soir au-dessus d'eux : une mythologie qui détaille le nouvel an égyptien, selon une déclaration de l'université de Tübingen en Allemagne, qui a mené conjointement la restauration avec le ministère égyptien du tourisme et des antiquités.
Dans la représentation ...
Orion représente la constellation du même nom ...
Tandis que Sothis représente Sirius, une étoile qui était invisible dans le ciel nocturne de l'Égypte ancienne pendant 70 jours de l'année avant de redevenir visible à l'est, ce jour marquant l'ancien nouvel an égyptien, Christian Leitz, un Professeur d'Égyptologie à l'université de Tübingen qui fait partie de l'équipe, a déclaré dans le communiqué.
Le Nil est saisonnièrement inondé à cette époque, et les anciens Égyptiens croyaient qu'environ 100 jours après l'apparition de Sirius, la déesse Anukis était responsable du recul des eaux de crue du Nil.
L'ancien nouvel an égyptien aurait eu lieu à la mi-juillet sur notre calendrier, a déclaré Leitz Live Science.
Source : Science en direct.
Crédit image : Ahmed Amin/Ministère du Tourisme et des Antiquités (MoTA).
Chaque époque de renouveau porte en elle l'espoir et la promesse de nouvelles opportunités.
Tout comme les anciens Égyptiens célébraient le début de l'année avec des rituels et des offrandes pour assurer la prospérité et la protection divine, nous aussi cherchons à marquer le passage du temps avec des résolutions et des célébrations.
Que cette nouvelle année soit pour vous :
Une période de renouveau,
De découvertes,
Et de réalisations.
Puisse-t-elle être aussi riche et inspirante que les traditions anciennes que vous chérissez
En Égypte ancienne ...
Le premier jour de l'année correspondait bien au renouveau, le début d'une nouvelle année. Avec l'arrivée d'Hâpy...
Malgré la présence bienfaitrice d'Hâpy, ce fut bien un passage particulièrement dangereux, celui qui consistait à franchir cette frontière, celle séparant une année de l'autre.
Une période redoutée et prisée tout à la fois car la puissante Sekhmet pouvait se révéler bien plus néfaste que jamais.
En ce qui concernait pharaon, ce devait être une ère des plus cruciales pour la pérennité de son règne :
Il se devait alors de concilier les bonnes grâces d'Hâpy,
...
Il était obligé de se consacrer à la protection de Kemet et être "efficace" pour la nouvelle année de son règne.
La procession, la cérémonie, la fête, fut un amalgame complexe d'hommages :
... Il fallait bien légitimer pharaon face aux netjerou(t) ainsi qu'aux ancêtres : des actes magiques accroissant son pouvoir aux yeux du peuple. Il s'agissait tout simplement de la protection de Kemet et de son peuple.
Et l’année civile égyptienne fut approximativement d'un jour environ et ce tous les quatre ans.
Ce qui nous amène à 1 460 jours soit 365 x 4.
Et lorsque cette coïncidence demeurait, nos anciens l’immortalisaient au sein de bas-relief, car pour eux cela devait être une année bien bénéfique. De fait, cela aida la datation quant à certains pharaons.
Aussi ...
L'inondation commençait-elle. Et ce lorsque lesgrands prêtres virent le fameux lever héliaque. Celui de l'étoile Sirius.
Sirius pour nous …
Sothisdes Grecs ...
Sôptis,Sepedet en Égypte antique, voici donc "La maîtresse de l'année nouvelle"...
"La constellation d'Orion, visible plein sud vers 22 heures, permet de trouver une autre constellation, celle du grand chien. Sirius, l'étoile principale de cette constellation, est aussi l'étoile la plus brillante du ciel.
Logiciel de simulation astronomique : Starry Night".
Cette étoile n'était visible que pendant une période très courte :
Avant le lever de Râ,
Et, à l'Est, au-dessus de l'horizon.
... Et Médinet-Habou, lié à Ramsès III, atteste bien de cela !
Lesnetjerou(t)... Tous avaient droit à des offrandes. Cependant, cette fête fut aussi destinée à Râ car nos anciens supposaient que la nouvelle année correspondait à sa naissance.
Ainsi, pendant la nuit, lesprêtresconduisaient-ils une statue du netjer. Ils partaient du temple et allaient vers le toit de l'édifice.
La statueétait préalablement préparée :
Lavée ...
Pour la pureté.
Et elle était parée d'amulettes.
Elle devait ainsi être illuminée au lever du jour par les fameux rayons de Râ. De cette manière, elle devait se recharger en énergie et ce pour le restant de la nouvelle année.
Et cela se concrétisait par des cadeaux somptueux :
Statue d'ivoire,
Statue d'ébène,
Pierres précieuses,
Statuettes dorées à son effigie,
Armes,
... Ainsi, le premier à rendre hommage au netjer fut bien sûr pharaon ! Et cela est attesté dès les temps les plus anciens, durant la 5e dynastie par exemple. Hâpy, symbole même de cette inondation, perpétuellement renouvelée, apparu alors.
Souvenez-vous d'un certain bas-relief peint, sur les parois du temple de Medinet-Habou, nous pouvons y observer une belle mise en scène, celle deRamsèsIII. Il adorait alors le netjer Hâpy. Le pharaon fut debout, levant les mains, implorant le netjerqui, chose plutôt rare, est représenté ici assis ...
Pas de plateaux d'offrandes dans ses mains ...
Mais, des croix de vie ...
Voyez aussi, sur votre gauche, ce bel oiseau mythologique à savoir Bénou en forme de héron cendré.
Celle bien évidemment vitale et relative à la moisson. Voyez derrière pharaon, et admirez le sens de cette scène. Ramsès implorait Hâpy afin d'apporter la vie à l'Égypte.
A travers :
Une belle inondation,
L'harmonie,
Et de fait une moisson généreuse, Hâpy contribuait à faire du règne du souverain, une grande gouvernance.