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Site d'informations sur l’Égypte ancienne ...

Voici notre arrivée en cette terre divine, Historique, artistique, ...

Kemet s’applique uniquement à la vallée du Nil à cause du limon noir déposé après la crue comme nous le savons tous, mais il y avait aussi les déserts de l’est et de l’ouest, le delta, le Sinaï, les ports de la Mer rouge ...
Tawy, les Deux-Terres ...
Ce mot dans la titulature royale qui surmonte tous les noms des divinités, des rois et des reines, Neb Tawy, ou maîtresses des Deux-Terres, je n’ai jamais rencontré de Neb Kemet.
Aujourd’hui l’Égypte s’appelle Misr en langue arabe, un vieux nom d’origine sémite et qui se retrouve dans la bible "Misraïm" le "aïm" dénote une dualité, peut-être non, très certainement pour dire Misr les Deux-Terres.
"Chaque jour,
nous sommes engagés dans un miracle que nous ne reconnaissons même pas :
un ciel bleu,
des nuages blancs,
des feuilles vertes,
les yeux noirs et curieux d'un enfant,
nos deux propres yeux.
Tout est un miracle."
(Thich Nhat Hanh)
كل يوم نحن منخرطون في معجزة لا ندركها حتى: سماء زرقاء، سحب بيضاء، أوراق خضراء، عيون طفل سوداء فضولية، أعيننا. كل شيء معجزة.
Apprendre les anciennes civilisations :
- Mésopotamiennes,
- ...
- Égyptiennes, ... peuvent nous donner un peu de clarté afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui !
Adonc connaissons et essayons de comprendre le passé, ...
Nous pourrons alors avoir cet espoir de ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres !

L'Égypte pharaonique est la plus grande civilisation de l'Antiquité, indéniablement !
Elle a presque tout inventé :
- La littérature,
- L'art,
- La médecine,
- L'économie,
- L'architecture,
- ... Tout cela avec des valeurs humaines, spirituelles, esthétiques, ... sans équivalent.
"Un peuple ignorant de son histoire,
c'est comme un arbre sans racines".
Marcus Garvey.

Je suis simplement un passeur de connaissances au sein de cette ère anthropocène.
Adonc ...
Rêvons ensemble !
"L'avenir
appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt
Je suis partisan d'une approche holistique, je vous invite avec la chaleurosité de Râ à pénétrer maintenant au sein de Kemet et de son patrimoine historique de l'humanité :
"L’homme ne disparaitra pas
tant qu’il saura rêver"
Jean Cocteau.

![]()
Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Voici des hupomnemata en quelque sorte ...
"Cela dit,
ma passion pour l’Égypte n'est pas exclusive
et
je suis incapable de ne pas en nourrir d'autres,
presque aussi impérieuses :
comment,
entre autres,
se priver de la peinture italienne,
de Mozart
ou des merveilles de l'astronomie ?
Au risque de la dispersion,
il me semble que l'on se doit d'avoir la culture la plus vaste possible.
J'ai la faiblesse de penser
que celle-ci est nécessaire pour comprendre le monde complexe de l'Égypte. "
Jean-Pierre Corteggiani dans "Fous d'Égypte" de Quentin Florence, éd Bayard.
Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Adonc voici Arthur Rimbaud à Harar en 1883 ....
Arthur Rimbaud fera plusieurs courts séjours au Caire.
Il nous est possible de découvrir la trace dans sa correspondance ; entre deux expéditions. En voici un exemple d'août 1887. Il s'ennuie dans la ville, qu'il juge trop européanisée ; son jugement est un peu hâtif, peut-être avai-il besoin d'aventure !

"Le Caire, 24 août 1887.
"Je suis toujours ici à ne rien faire.
Le Caire est un endroit civilisé où on jouit d'une température douce et fraîche, une ville qui tient de Paris, de Nice et de l'Orient et où l'on vit à l'européenne. Je n'y compte pas rester plus d'un mois, quoi que j'y puisse trouver quelque chose, car la vie d'ici m'ennuie et on reste trop sédentaire. D'un autre côté, je suis appelé à Zanzibar, où il y a des emplois ; en Afrique et à Madagascar, où l'on peut gagner de l'argent.
25 août
Il arrive précisément que je dois prendre le bateau de Zanzibar vers le 15 septembre : on me donne des recommandations pour là-bas. Au Caire, on dépense trop, on s'ennuie ; tandis qu'à Zanzibar, on fait des voyages à l'intérieur où l'on vit pour rien, et on arrive à la fin de l'année avec ce que l'on a gagné intact. Ici, le logement, la pension et le vêtement (dans les déserts on ne s'habille pas) vous mangent tout.
Je vais donc m'en aller à Zanzibar [...]."


La carte du Grand État Égyptien
avant qu'Abdel NASSER ne prenne le pouvoir et ce en 1952 !
Son choix fut de se séparer du Soudan actuel (?).
Photo de Mohamed Rostom.
Sic : "Pour être plus précis, il s'agissait d'un condominium anglo-egyptien depuis 1899 jusqu'en 1955. De fait les autorités égyptiennes n'avaient pas grand contrôle, pas plus que les soudanais même. Il est vrai cependant que Nasser n'a pas fait grande preuve de créativité institutionnelle et perdit tant des acquis égyptiens (dont des pans socio-culturels et économiques) que dans ses aventures ratées ("socialisme scientifique", Syrie, Yémen, 1967...)"
L’Égypte pharaonique et sa mémoire culturelle ...
S'intéresser à l’Égypte ancienne à travers son histoire, sa théologie, son art, sa littérature, sa société, ses écrits, comme aux fouilles archéologiques, aux musées, …, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir.
"Décrire l'Égypte", quelle belle ambition !
Nonobstant lisez plutôt :
"La science
est la croyance en l'ignorance des experts."
Richard Feynman
"Le sens de l'Histoire
s'acquiert en y participant un peu" !
Antonio Baldini
Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt ...
Peut-être !



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Elle fut bien la contrepartie d'Amon, voici Amonet ... En Égypte ancienne !
"Vivre"… "La vie"…

https://www.aime-jeanclaude-free.com
"L’Egypte est la plus lointaine
des formes définies qui restent sur l’horizon du passé.
Elle est la vraie mère des hommes.
C’est comme une multitude immobile,
et
gonflée d’une clameur silencieuse"
Elie Faure.
Histoire de l’art.
Amonet.
Amunet.
Amaunet.
Amentet.
Amentit.
Imentet.
Imentit, personnifiant la divinité de la Terre dans l'Ouest, "terre cachée", c’est-à-dire le royaume des défunts.
Ament.
…
Amonèt.
…
La netjeret Amonet fut bien une déité liée à l'une des plus grandes divinités du panthéon.
Conseurt d’Amon...
Adulée...
Elle le fut bien au sein d'un des plus grands temples de Kemet.
Karnak ...
Ainsi …
Nous pouvons déterminer sa présence depuis le Ancien-Empire et ce jusqu'à la fin du règne de pharaon. Précisons cependant que son culte semble avoir été consolidé au Nouvel Empire ...
Ainsi …
Nous pouvons spécifier qu’Amonet fut extrêmement populaire au sein de la 18e dynastie. Son culte semble d’ailleurs avoir été officié par des prêtres de haut rang, comme ceux que l’on dénommait les "prophètes".
Se souvenir par exemple d’Horakhbit ...
Un Premier prêtre d'Amon et prophète d’Amonet …
Amonet au temple de Karnak, à Louxor.
La photo ci-dessus fut prise près du cinquième pylône du temple de Karnak à Louxor.
Une sculpture datée de Toutânkhamon …
Plan de l'article ...
→ Une netjeret bien méconnue finalement !
→ "La Cachée" …
→ Nous sommes peut être au sein d'une ambivalence ?
→ Serait-ce une théorie finalement ?
→ Un des points probablement dès plus atypiques ...
→ Quant à ses rôles probables …
→ Elle fut bien cette divinité tutélaire des pharaons …
→ La création hermopolitaine du monde …
→ Elle fut membre à part entière de l'Ogdoade !
→ En catimini …

Amonet au temple de Karnak.
Une netjeret bien méconnue finalement.
Elle avait bien au moins cela de commun avec le netjer Amon …
Elle fut cachée !
Quant à une de ses différences …
Elle n’était pas aussi connue, bien loin s’en faut.
Ce qui d’ailleurs pourrait bien expliquer que nous avons d’elle fort peu de représentation.
"La Cachée" …
Elle le fut effectivement ...
A la manière finalement du vent que nous ne pouvons pas voir.
Ainsi nos anciens ne devaient pas avoir cette aptitude à percevoir Amonet et ce visuellement.
Tout de même …
Ils pouvaient parfaitement ressentir sa présence.
Analogie au vent …
Nous sommes peut être au sein d'une ambivalence ?
Voici donc un concept élaboré sur le nom d'Amon.
Ce dernier comme vous le savez fut bien mentionné au sein des textes des Pyramides et évidemment en compagnie de notre netjeret Amonet et ce comme un véritable élément constitutif de la création.
- La future Ogdoade d'Hermopolis ...
- Cependant elle était connectée en premier lieu avec l'Ennéade héliopolitainne ... Nous devons noter qu'à ce moment là précisément, elle ne pouvait pas véritablement être considérée comme "une réelle divinité" en soit puisque ne faisant l'objet d'aucun culte, d'aucun clergé spécifique, d’aucun ...
Sommes-nous alors au sein d'une véritable dualité ?
D'une double représentation ... ?
Fut-elle asexuée ? En définitif, peut-être y a-t-il un contre sens dans cette question.
Amon…
Et Amonet, même si du reste nous devons convenir que la netjeret Mout y tenait la première place.
Fut-elle ainsi pour les besoins de la théologie thébaine ... ?
Ou était-elle cette déité existante seulement pour elle-même et ce dès son origine ?
Aurait-elle pu être cette sorte de "contrepoids" quant à l’omnipotence d’Amon, son puissant "compagnon" thébain ?
…
Serait-ce une théorie finalement ?
Nous sommes à Hermopolis …
Souvenez-vous de cette cité, celle du grand netjer Thot.
Ainsi…
Amonet fut bien présente lorsque le netjer "Ibis", ou selon l’iconographie un "singe", créa le monde.
Elle fut évidemment accompagnée d’Amon dont visiblement elle devait représenter la contrepartie féminine.
Seulement ensuite …
Amonet sembla "vivre" dans l’ombre omniprésente de sa puissante moitié masculine.
Un des points probablement dès plus atypiques ...
Elle aurait été munie de la couronne rouge de la Basse-Égypte …
Elle est plate à fond relevé dont l'origine remonte aux souverains du royaume du nord de Kemet.
Mehou, MHw…
"Décheret"... Un attribut, le seul d'Amonet, qui lui vallu d'ailleurs d'être souvent associée à la netjeret Neith.
De plus, elle tenait bien souvent le sceptre papyriforme propres à de bien nombreuses divinités. Un élément qui montrait l'importance relative d'Amonet au regard d'autres netjerout qui pouvaient porter quant à elles le puissant sceptre ouas ...
Rappelons-nous …
Cette couronne rouge fut bien en son temps l'attribut des souverains de la Basse-Égypte, mais pas seulement. Elle concernait également certaines autres divinités comme Neith, Ouadjyt, …
Du reste …
Cette "figuration" fut la plus répandue de notre netjeret.
Voir une représentation en tête d’article …
Cette monumentale statue située donc à Karnak constitue véritablement la meilleure "image" de notre netjeret qui nous soit à ce jour parvenue.
Nous la voyons donc avec la couronne rouge de la Basse-Égypte.
Cela pourrait paraître normal, même sans grande surprise finalement si cela n'est qu'en fait elle était originaire de la Haute-Égypte …
Shemaou …
^mAw ...
"Hedjet" ...
D’ailleurs Karnak devait être son domaine de prédilection.
Quant à ses rôles probables …
Ils furent le fait de :
- Décerner ...
- Mais également de protéger la royauté. En cela elle était aidée par une autre netjeret à savoir Mout ! Une épouse d'Amon comme vous savez. Nous sommes bien alors au sein de la légendaire triade thébaine ...
- ...
Ce fut donc ainsi ...
En tant qu'aspect véritablement féminin du netjer Amon qu'on la vit participer à la fois à l'Ennéade mais également à l'Ogdoade et ce au sein de cette cosmogonie thébaine.
Elle fut bien cette divinité tutélaire des pharaons …
Elle devait avoir une certaine importance lorsque pharaon était en pleine consultation.
A cet effet …
Au niveau d’un bas relief de la belle cité de Karnak, nous pouvons la voir accompagnée du netjer Min …

Musée d'Hermopolis ...
La création hermopolitaine du monde …
Vous l'aurez compris, Amonet est apparue aux origines des temps …
Dès l’Ancien Empire en vérité …
Ainsi …
Son aspect dit primitif était probablement celui d’une femme à tête de grenouille. Cependant il faut bien reconnaître qu’il est particulièrement difficile de la voir représenter ainsi…
Parfois…
Vous aurez peut-être même l’occasion de l’observer sous l'aspect d'une vache … Cela fit suite probablement à cette coutume bien répandue en terre de Kemet et d’époque pharaonique, le syncrétisme.
Elle avait ce que je qualifierais une iconographie dès plus banale. Ce qui du reste la fit presque passer inaperçue dans le sillage ou plutôt dans l’ombre du si puissant netjer Amon.
D'ailleurs souvenez-vous …
Elle ne fut pas la seule à avoir finalement, à un moment donné en tout cas, cette apparence ! Nous avons effleuré au cours d’une autre thématique une divinité basée sur ce batracien, à savoir Heqet ...

netjeret représentée sous la forme d'une femme à tête de grenouille
ou
d'une grenouille,
trahissant ainsi son lien avec l'eau.
Nonobstant Nekhbet supplantera Heqet dans son rôle d'accoucheuse dès la 18e dynastie.
Ainsi, à son origine, Amonet aurait correspondu à des caractères bien abstraits tels que :
- L'invisibilité,
- Mais aussi à celui de l’air,
- …
D’ailleurs, nous pourrions bien la voir unie au netjer Iâh. Ce dernier, comme vous savez, fut en relation avec la lune …
Elle fut aussi membre à part entière de l'Ogdoade !
Amon était son époux au sein de l'Ogdoade …

Voici l'Ogdoade d'Hermopolis ...
Khéménou "La Ville des Huit" qui devint Hermopolis par les Grecs.
Relief du temple d'Hathor à Dendérah.
Dans cette cosmogonie …
Le chaos primordial n'était pas représenté par le vide mais plutôt par 4 couples de déités, différenciées ou non d’ailleurs !
Chacun d'eux correspondait à des aspects de l'état primordial :
- Noun et Nounet, représentaient le chaos de cet océan primordial,
- Hehou et Hehet personnifiaient quant à eux l'infini,
- Kekou et Keket, l'obscurité,
- Amon et Amaunet, symbolisaient alors "le caché" …
Toutes les forces invisibles qui agissaient sur terre …
Les forces cachées de la vie, ceux qu'on ne pouvait pas découvrir …
Amon et Amaunet …
Ils furent bien plus tardifs finalement car avant eux il y avait Niau et Niaunet. Nous pouvons les observer au sein des textes des pyramides du pharaon Houni : ce dernier était de la 5e dynastie.
Puis vint Amonet …
A son tour, elle fut remplacée et ce par Mout…
…
Ils étaient représentés par :
- Des serpents, …
Les déités femelles ...
- Et par des grenouilles …
Les divinités mâles ... Ainsi ensemble, ils créèrent l'œuf cosmique d'où sorti le Soleil !
Cet œuf s'érigea part :
- Les mains de Heh, probablement l'infini actif.
- Et celles d’Hauhet, vraisemblablement celui dit du passif. Et tout cela en dehors de la proto-matière.
Râ provenait donc de cet œuf, ..., correspondant à la vie dans ce monde.
Ainsi, le principal lieu de culte de cette Ogdoade était la ville de Khéménou ...
"La ville des huit" ...
L’Hermopolis des Grecs ...

Ogdoade d’Hermopolis.
Sur le naos d’Amasis.
25e dynastie.
Musée du Louvre.
En catimini …
Et paradoxalement peut être …
Son apparence nous est quand même connue ! Malgré sa discrétion particulièrement appuyée.
Nous sommes maintenant dans la belle cité de Thèbes …
Ainsi…
Intrinsèque probablement à son "camouflage" s’ajoute de nos jours la difficulté première quant à son identification ! Faisant suite finalement au fait qu’elle emprunta en ce lieu mémorable et cela fort souvent, l’aspect d’une autre netjeret …
Neith !
De fait, il est facile de les confondre toutes les deux :
- Nj.t,
- Et Imnt …

Alors, à suivre...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
L'oiseau-Rekhyt fut bien l’incarnation des gens du peuple adulant pharaon. En Égypte ancienne.

ânkh ...
"Vivre" …
"La vie" …
"Soyez au service de la vie" ...
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"L’Égypte est la plus lointaine
des formes définies qui restent sur l’horizon du passé.
Elle est la vraie mère des hommes.
C’est comme une multitude immobile,
et
gonflée d’une clameur silencieuse"
Elie Faure, Histoire de l’art.
L’Art antique, Introduction à la première édition (1909), Denoel, 1985.
Monsieur Laurent HALLE ...
Voici ce qu'un ami m'écrivit dans la journée d'hier, nous étions le 15 mars 2022, au sujet du titre de mon article ; il vous apparaîtra que son sentiment, appuyé, est parfaitement justifié, je lui en suis très reconnaissant bien évidement. Comment pourrait-il en être autrement du reste ? !
Adonc, sic c.f. Laurent HALLE :
"C'est bien plus méprisant que cela …
Car le vanneau huppé est un symbole de Basse-Égypte,
la terre conquis par Narmer.
Dans l’inconscient collectif des anciens égyptiens le centre culturel est en Haute-Égypte,
et ce signe a vraiment une connotation péjorative …
On pourrait traduire à la française comme les politiques aiment le dire …
les petites gens …
C'est le terme rekhyt "
Ainsi, souvenons-nous …
La base de la religion égyptienne ancienne fut bien le culte, et non la croyance, en comparaison à celles d’aujourd’hui bien évidemment.
Ce culte était d'ailleurs davantage qu'un rite, ce fut une véritable création, comme fut du reste :
- La pensée.
- Le mot,
- Le geste,
- ... Tous, ils furent parfaitement créateurs pour nos anciens Égyptiens.
Ainsi …
La représentation animale était, comme vous le savez, très répandue au sein de la Kemet antique.
De l'écriture hiéroglyphique,
A la grande statuaire, alors, il me semble visiblement impossible d'évoquer l'une de ses expressions sans en mentionner ou sous-entendre du moins toutes les autres.

Voici un homme, il est bien agenouillé et en adoration.
Et ce non pas devant pharaon, mais plutôt devant le nTr Min.
Nous sommes au sein du fameux Wadi Hammamat.
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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
Le cri de la huppe fasciée est souvent décrit comme un "pupupup" ou "oupp-oupp-oupp" répété plusieurs fois.
On dit que la huppe fasciée "pupule". En arabe, cet oiseau est souvent appelé "Hudhud" ou "Hod'hode". Ce nom est dérivé de son cri caractéristique !
Chant : strophe trisyllabique caractéristique : "houp houp houp".
Pour moi, ces trois notes sont à l'origine de son nom latin Upupa. Ce chant est très important durant la période prénuptiale, il traduit l'état physique du mâle et ses capacités à défendre la femelle et le nid.
→ De vraies valeurs symboliques …
→ La mythologie égyptienne ...
→ Voici donc un bel oiseau, muni de sa longue huppe noire.
→ Pas beaucoup de différence entre le mâle et la femelle adulte.
→ Revenons aux temples, aujourd’hui rien ne devrait vous empêcher d’y pénétrer.
→ Cela nous conduit tout droit vers le vanneau huppé.
→ Cependant Rekhyt, ne fut pas forcément un oiseau.
→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

Voici le faucon Horus, fils d'Isis.
Wadi Hammamat.
De vraies valeurs symboliques …
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Le fameux rekhyt ...
Pouvons-nous y voir un symbole politique ? Avec le "peuple adorant le souverain" à la manière d'aujourd'hui avec notre Marianne symbole de la République en laquelle les Français sont appelés à se reconnaître ...
Certaines divinités pouvaient se manifester à travers un animal. Ce qui conduisit, d’une façon bien inéluctable, à une sorte de bestiaire particulièrement riche.
Abondant même,
Et ce à travers notamment certaines facultés, elles pouvaient égaler, voir même dépasser celles des hommes, comme la :
- Force,
- Rapidité,
- ...
- Beauté, autant de critères finalement afin que le divin puisse s'incarner en un animal.
L’iconographie animalière nous semble particulièrement florissante en qualités, ... Renforçant certainement l'admiration, l’adulation, …, que nos anciens devaient y porter. Ainsi, nous pouvons observer certaines divinités prenant quelques traits animaliers.
- Le corps,
- La tête,
- Les pattes,
- ... Et ce en une sorte de langage symbolique.
Nonobstant, le côté opposé coexistait.
isf.t …
Le mal nécessaire ...
Isefet était bien finalement celui que les humains ne pouvaient guère comprendre. Cependant il devait résulter de la volonté divine comme si Aâpep lui-même était une menace, non voulue pas le Créateur lui-même.
De fait …
Qu'il s'agisse de "qualités" considérées comme des défauts fondamentaux aux yeux de nos anciens.
Tout en étant vus comme des non "nuisibles".
De telle manière qu’ils purent parfois être même utiles à la vie de tous les jours comme l'âne, le serpent.
Adonc …
Ce mal considéré, cet animal en fait, pouvait être associé à la représentation de ce qu’il y avait de plus mauvais en ce monde …
Tout un symbole …
rḫyt (G23) phonogram or phon-det rkhjt.
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La mythologie ...
La faune Kémite ancienne … Tous les deux furent, mais vous le savez pertinemment, intimement liées. Le symbolisme animal au sein de Kemet était donc très développé.
Et bien sûr, les oiseaux en firent partie.
Aussi ...
Que dire de la formation de l’État pharaonique avec cette massue du souverain "Scorpion", utilisant alors le vanneau, cet oiseau rékhyt, comme un symbole du peuple soumis par le souverain conquérant.
Un rôle "plein" de symbole ...
Montrant la puissance divine des déités et ce à travers certaines capacités, certes connues, mais propres aux animaux et qu’aucun être humain ne saurait égaler :
- Le vol d’un faucon qui gagne les cieux mieux que n’importe quel autre oiseau,
- Et dans l’enseignement pour Mérykarê, l’Asiatique est comparé à "un crocodile sur son rivage" ou à un "oiseau étrange" nichant dans les marécages du Delta P. VERNUS, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, 2001, p. 147.
- La férocité d’un lion ou d’une lionne,
-
Bédouins et Asiatiques sont des nomades comparés à des migrateurs, qui s’opposent aux Égyptiens, sédentaires A. L OPRIENO, op. cit. , p. 24 sq.
Les comparaisons des étrangers à des animaux sont très variées et nombreuses dans la littérature égyptienne ; leur intégration est assimilée à une "domestication".
-
Ou encore la force d’un taureau,
-
De l’enfant assimilé à un singe P. C HARRON, "Étienne Geoffroy de Saint-Hilaire (1772-1844) et l’anencéphalie",
- ... figurent parmi les premiers emprunts faits au monde animal pour exprimer la nature du divin.
Nous sommes bien au sein d'un langage métaphorique.

Un bien beau faucon gravé en relief dans le creux ...
Wadi Hammamat.
Adonc, l’animal est avant tout l’expression métaphorique d’une puissance attribuée à un nTr, un pharaon, voire même à un être humain.
Alors, dans cette optique souvenez-vous des :
→ Faucons,
- Horus, et par conséquence Râ, Aton,
- Montou,
- Sokaris,
- Sopdo,
- Kebehsenouf ...
Tout autant furent-ils l'image du Bâ des netjerou(t) et bien sûr des mortels.
Le faucon à tête humaine ...
- Râ,
- Osiris,
- Hayhor,
- ... Et que dire des "Ames de Pê", les manifestations même des mânes royaux ?
→ Vautours,
- Mout,
- Nekhbet,
- Neith,
- Isis ...
→ Ibis blancs,
- Thot,
- Kherybaqef ...
→ Autruches,
- Seth,
- Shou,
- Maât,
- Osiris ... Des oiseaux qui visiblement furent observés par nos anciens. Alors j'en suis évidemment arrivé à subodorer qu'ils en déterminèrent quelques comportements qui pouvaient bien apparaître comme leur étant bien spécifique.
Notèrent-ils alors quelques spécificités comme :
- Une vitesse de vol dés plus rapide pour certains ... ?
- Une vue extrêmement développée pour d'autres, peut-être ... ?
- Imposant par certaine taille, l’envergure plus précisément, ... ?
- Un plumage superbe qui du reste servit parfois de coiffe rituelle, d'éventail, de flabella ... ?
- Leurs façons de prendre soin de leurs oisillons ?
D'ailleurs ils pouvaient fort bien avoir cette analogie avec l'Homme quant à cette sollicitude, cette dépendance au début de la vie et durant de bien long mois.
- ... ?
Furent-ils considérés comme :
- Bienfaisant ?
- Malfaisant ? Souvenez-vous d'Aménophis IV. Ainsi, certains concepts religieux de pharaon accordaient le même droit à la vie pour toutes les créatures du netjer universel, l’unique, ... Les tabous tombèrent-ils véritablement à cette époque (?). Ceux là même qui frappèrent les espèces Typhoniennes d'avant son règne.
Une colonne du troisième niveau du sanctuaire d’Hatchepsout à Deir el-Bahari.
© Kenneth Griffin
Voici donc un bel oiseau, muni de sa longue huppe noire.
"Vivre"…
"La vie"…
L'enfant netjer Ihy, fils d'Hathor...
Jḥj.
Dendérah.
Source / Lien
Les netjerou-enfants…
Dès les premières dynasties…
Puissance de la conception…
Amour maternel…
Espérance de vie bien entendu…
Assurance d’une succession...
…
"Ihy le Grand, fils de Hathor,
le noble enfant de l'Oeil de Ra (Hathor),
le beau lotus de la Dorée (Hathor),
l'image vivante d'Atoum,
le fils de Celui de l'Horizon.
Nous sommes heureux de le voir,
celui dont le visage et l'amour sont doux "
(Inscription du temple d'Hathor à Iounet, cfr. Dendérah III-90)
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C79 |
C80 |
C81 |
C84 |

Voici donc le fameux Toutânkhamon...
Sous la forme du netjer Ihy !
Plan de l'article...
→ Ihy, le bien-aimé de ses parents !
→ Les caractéristiques de l'enfance...
→ Ihy n'avait pas d'animal sacré !
→ Aussi, souvenez-vous...
→ Syncrétisé du reste, il le fut bien à :
→ Comme vous le savez, ce fut un netjer adulé à Dendérah !
→ Il fut bien associé à l'ivresse Hathorique...
→ Quelques représentations de notre netjer...

Dendérah…
Reconstitution par j.c Golvin.
Ihy, le bien-aimé de ses parents !
Un fort jeune netjer comme vous pouvez parfaitement le constater !
Divin puisque engendré par :
- Isis / Hathor...
D'ailleurs ne parle-ton pas de prêtres Ihyou ? En rapport avec le culte d'Hathor, portant même parfois le fameux collier menat ?
Ihyou dérivant visiblement d'Ihy...
- Mais tout autant par la semence première de Râ...
Ce devait être la douceur même finalement, tétant sa mère Isis, tout en étant le fils d'Hathor, cette netjeret furieuse transformée en mère aimante !
De plus,...
Il fut bien l'héritier même de Râ.
Il pouvait dès lors porter cette couronne royale, frappée du terrible uraeus, provoquant de fait la crainte devant lui...
Les caractéristiques de l'enfance...
- Le crâne rasé,
- Sa mèche sur le côté...
- Sa nudité aussi (Bien rare furent les divinités représentées nues !)...
- Portant un doigt à la bouche...
- Parfois la netjeret Hathor est représentée en train d'allaiter son fils, Ihy.
- ...
Il devait donc personnifier cette jubilation qui émanait du fameux sistre sacré :
- Égayant ainsi les netjerou...
- Éloignant aussi les forces nuisibles...
- Facilitant également la naissance...
- Prenant part aussi au fameux mythe de la "Déesse Lointaine", ce qui explique la netjeret furieuse ...
- ...
Ainsi, en parallèle...
Ihy avait également des fonctions dans le domaine funéraire ! Il devait de fait intervenir au cours des transformations qu'était sensé subir le défunt afin de pouvoir passer de la vie terrestre à celle dite d'éternité.
Ihy n'avait pas d'animal sacré !
Ihy...
Dont la racine "ih" m'amène à penser à cette traduction possible de "Petit veau"...
Sous sa manifestation animale...
Probablement la plus ancienne des formes du netjer-enfant Ihy...
Nous voici donc avec le veau...


Un jeune taurillon debout entre deux arbres sacrés d'Héliopolis...
Le veau fut peut être une préfiguration du taureau solaire se déplaçant dans le ciel
(Germond 2001, 239).

Une peinture murale d'époque Ramesside...
Deir el-Médineh...
Hypogée d'Irynfer, n° 290...
cf. p. 185. fig. 239. Philippe Germond & Jacques Livet.
Un bestiaire égyptien, animaux dans la vie et la Religion dans la terre de Pharaon.
London. Thames & Hudson. 2001.
"Un petit veau de lait à la bouche pure"...
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| E3 | E3A | E84 | E268 |
D'ailleurs, vous pourrez même y découvrir un temple à Deir el-Medineh !
A l'entrée nord de cette belle vallée...
Il était alors visiblement associé à la vache sacrée qui incarnait comme vous le savez sa propre mère, la grande netjeret Hathor.
Et ce fut au Nouvel Empire, qu'Ihy troqua cette physionomie pour celle d'un jeune garçon.
Aussi, souvenez-vous...
De sa mère Hathor !
Ainsi que de son sistre dont elle maitrisait visiblement les sons.
Une mère qui lui donna du reste naissance au sein du fameux mammisi de Dendérah et dont le père aurait été Horus de Behudety...
Bḥd.t...
L'Horus d'Edfou.

Voici le temple d'Horus à Behdet...
Nous sommes au sein de la paroi arrière.
Voici donc le détail de la deuxième scène sur le côté ouest :
Reine Bérénice III offrant du vin et du lait à Hathor et Harsomtou...

Ainsi, une des nombreuses représentations du sistre d'Hathor...
Syncrétisé du reste, il le fut bien à :
- Harsomtous...
"L'Égypte ancienne et ses dieux", Dictionnaire illustré, J.-P. Corteggiani, Paris, 2007.
Au Nouvel Empire ce dernier devint un enfant en tant qu'Horus (Triade divine Osiris-Isis-Horus), adulé au sein du 2e nome de Haute-Égypte à Edfou et dans le 6e et ce à Khadi.
Proche finalement du domaine d'Hathor à Dendérah...
Ce fut à ce moment-là qu'il subit un syncrétisme avec le fils même d'Hathor : Ihy.
- Puis ensuite vint Harpocrate et ce à la Basse-Époque.
Horus-le-petit-enfant...
"Harpocrate, Horus l’enfant"...
Ce même Harpocrate dont on raconte qu’il était tout à la fois :
- Le netjer des moissons,
- L’enfant solaire émergeant du lotus de la renaissance,
- Et le guérisseur des netjerou...
- …
Harpocrate, netjer du silence, toujours représenté finalement le doigt posé sur la bouche...

British Museum...
Paire de bracelets de Nimlot ...
Le fils du souverain Sheshonq I, le fondateur de la 22e dynastie.
La décoration principale est une figure du netjer Horus l'enfant, généralement connu sous son nom grec, Harpocrate !
- ...
Comme vous savez, ce fut un netjer adulé à Dendérah !
Un lieu d'ailleurs assez bien conservé...
Cependant, il ne semble subsister qu'une partie du temple :
- La triple enceinte de briques,
- Les enceintes de l'époux d'Hathor à savoir Horus,
- Mais également de celles de son fils, Ihy... Tous, ont pratiquement disparues. Il ne reste finalement que la partie relative à Hathor.
Il fut bien associé à l'ivresse Hathorique...
Le nom d'Ihy...
Il fut rarement mentionné en dehors des textes gravés aux parois du temple de Dendérah !
Paradoxalement...
L'ancienneté d'Ihy ne fait aucun doute ! Et cela comme semblent bien le prouver les mentions faites de lui dans les Textes des Sarcophages, dans le "Livre pour sortir au jour",...
Des textes où d'ailleurs Ihy était bien curieusement nommé :
"Seigneur du pain"
Ou encore :
"Responsable de la bière"
Alors...
Faut-il vraiment y voir une référence aux fêtes hathoriques réputées remplies d'ivresse.
Les célébrations, certes bien plus tardives, qui du reste seront données dans l'enceinte même du temple de Dendérah, exigeront nous le savons, des participants un état d'ébriété particulièrement avancée.
Ce fut bien là le moyen de communiquer avec Hathor. En de pareilles circonstances, le sistre d'Ihy dut en effet être bien agité.
Quelques représentations de notre netjer...

Hypogée de Toutânkhamon...
Mammisi de Trajan...
Le temple de Dendérah...
Hathor allaitant son fils Ihy...
Voyez cet enfant qui semble téter, ce fut bien le netjer Ihy, enfant bien sûr !
De plus derrière la netjeret Hathor...
Toujours Ihy mais sous une autre représentation…
"Ihy le grand,
le fils d'Hathor"

Dans le temple de sa mère divine, celui d'Hathor, sis à Dendérah !
Un bas-relief du netjer Ihy.
(Associé aux fêtes hathorique il fut "le joueur de sistre" ou "le musicien".

Hathor, la mère et son fils Ihy !
Ihy peut aussi apparaître comme un enfant allaité par sa mère.
Et sous sa manifestation animale, la plus ancienne, on le trouve sous la forme d’un veau…
Mère et fils sont ainsi bien souvent représentés
sous les formes d'une vache et d'un veau.
Un homme en train de traire une vache…
Un bas-relief du sarcophage de Kaouit de la 11e dynastie.
Photographie de Müller in Boessneck.

Le netjer Khnoum...
Il est accompagné de la netjeret Héqet
et
du netjer Ihy...
Ils se situaient dans le temple de la naissance i.e. le mammisi...
Et ce à Dendérah.
D'ailleurs...
Notons au passage que le rituel du mammisi devrait tirer son origine de la mythologie royale thébaine et ce au Nouvel Empire faisant du pharaon le fils charnel d’Amon...
Alors, à suivre...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
• Sources...
Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003
Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse
Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple. Erik Hornung, Champs / Flammarion
Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.
La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière
Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne - Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.
Nadine GUILHOU - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.
Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194.
Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard, p. 280.
R. Preys, "La fête de la prise de pouvoir d’Ihy "le grand dieu" à Dendera", ZÄS 128, 2001, page 145 à 165...


"Vivre" …
"La vie" …
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L’invention de l’écriture ...
Elle fut bien une de celles qui ont révolutionné notre avenir, notre civilisation ...
Du reste la définition même de civilisation ne semble pas avoir atteint de consensus scientifique ...
Tout en boostant nos potentiels …
La conservation ...
La mémoire de notre passé, comme celle-ci par exemple ...
Lettres d'Akhet-Aton...
Elles sont exposées dans le Musée égyptien du Caire.
Quelque 380 tablettes d'argile ont été récupérées à partir à d'el-Amarna ...
Officiellement …
L’écriture serait née à Sumer, en Mésopotamie comme vous le savez, et ce au 4e millénaire avant notre ère. Ce furent visiblement des tablettes.
Ainsi ...
Nous pouvons penser que l'écriture fut connue au sein de Kemet dès la fin du 4e millénaire avant l'ère du Christianisme. Finalement presque au tout début de la période pharaonique.
L’écriture …
La lecture …
L'archiviste ...
L'heuristique i.e. cette "partie d'une science qui a pour objet la recherche de documents " (Lal. 1968).
Une administration bien complexe ...
Aujourd'hui n'aurions-nous pas utilisé le qualificatif de bureautique ?
Omniprésente ...
Indispensable quand on connaît son insertion sociétale.
Alors, furent-ils le fondement de ce que d’aucuns auraient tendance à dénommer la sagesse ?
Participèrent-ils à la puissance de ce pouvoir central fort ?
Scribe des Archives royales.
Musée du Caire ...
Source / © Gérard Ducher / Lien
"Sois scribe
pour que tes membres soient lisses
et
que tes mains deviennent douces,
pour que vêtu de blanc,
tu puisses sortir magnifié,
et
que les courtisans te saluent."
Cette exclamation de la profession de scribe, extraite de la célèbre Satire des métiers, en dit finalement bien long sur la puissance mais aussi évidemment sur la considération dont devait bénéficier cette catégorie de fonctionnaires dans la société égyptienne.
Plan de l'article ...
→ Les origines des scribes ...
→ Voici ce qui se trouvait au sein d'un hypogé, celui d'un scribe !
→ Souvenez-vous du légendaire "scribe accroupi" ...
→ Un scribe en pleine écriture !
→ Voici donc ...
→ Un véritable chef-d'œuvre de l' "art" et ce de l'Ancien Empire !
→ Une statue frappant immédiatement par son expressivité !
→ Les yeux du Scribe ...
→ Une énorme machine ...

Hiéroglyphe du groupe Y symbolisant le scribe !
Vous l'aurez bien remarqué, le hiéroglyphe qui servait normalement à signifier le mot "scribe" résume vérité le matériel utilisé :
- L’étui à pinceaux en roseau,
- La palette,
- Deux pastilles de couleur,
- Le godet d’eau afin bien sûr de diluer l’encre.
Les origines des scribes ...
Elle nous entraîne au sein même des premières fouilles archéologiques.
A ce sujet du reste, cela nous rappelle bien que l’Égyptologie représente un domaine d'étude tout à fait récent dans notre grande Histoire.
Finalement, on pourrait bien la située en 1822.
Au cours du déchiffrement de l’écriture hiéroglyphique par le légendaire Champollion.
Le sujet principal de cet article sera ce fameux scribe que d'ailleurs vous connaissez bien.
Il aurait été découvert au sein de la plus importante nécropole de Kemet à savoir Saqqarah, très proche finalement de la grande capitale actuelle du Caire.
A certaine époque ...
Cela correspondait au lieu d'inhumation de la capitale Memphis.
Voici ce qui se trouvait au sein d'un hypogé, celui d'un scribe.
Nous sommes au sein de la 26e dynastie, elle fut bien Saïte.
En Moyenne-Égypte, et plus précisément au sein du site d'Al-Bahnasa.
Dans le gouvernorat d'Al-Minia.
المنيا
Al-Minya est la capitale de la Moyenne-Égypte, et elle se situe à environ 245 km au sud du Caire.

Voici donc ce qui devrait être le portrait du scribe défunt !
Admirez la polychromie ...
Du reste ...
Il semblerait bien que sa momie puisse être intacte.
Cependant ...
Son nom n'est pas encore identifié à ce jour me semble-t-il, mais il devait quand même être d'importance.
Ainsi les archéologues y auraient trouvés :
- Un encrier en bronze ...
- Et deux petits "stylos", deux calames en vérité, en bambou.

Souvenez-vous alors du légendaire "scribe accroupi" ...
Le polychrome de cette célèbre sculpture, intacte, pourrait bien représenter tout un symbole, celui de toute une société, plusieurs fois millénaires, comme vous le savez :

Calcaire peint ...
Aux yeux incrustés d'albâtre avec une cornée de quartz.
Un iris en cristal de roche.
Cerclés de cuivre.
Le "scribe accroupi" de Saqqarah !
Assis en tailleur comme vous le voyez.
Musée du Louvre, E2023, salle Sully du premier étage.
© Rama
Nous sommes bien au musée du Louvre à Paris.
E2023, Sully 1ére salle 22 vitrine 10.
Le "scribe accroupi" fut découvert le 19 novembre 1850 par l’égyptologue Auguste Mariette, dans un hypogée le long de l'allée des sphinx du Serapeum. Et ce, vous l’aurez bien compris, au sein de la nécropole de Saqqarah.
Ensuite …
Le Louvre en fit l'acquisition dès 1854.
Cette statue est probablement de la 4e dynastie voir de la 5e dynastie, autour de 2600 à 2350 avant notre ère. Epoque qui je vous le rappelle correspondrait à l'érection des grandes pyramides de Guisèh.
Malheureusement ...
Elle fut véritablement anépigraphe et ce paradoxalement au fait qu'elle est disposée sur une sorte de socle de couleur noire. A son origine, était-elle posée sur un élément qui aurait pu l'identifier ?
De ce fait ...
Il fut bien impossible aux chercheurs de déterminer l'identité du personnage en question.
"[...]
Deux des tombes qui bordent l’allée ont surtout fixé mon attention.
La première est située au nord
et
appartient à l’Ancien Empire.
[...]
Deux niches,
cachées dans une muraille qui n’a pas été complètement abattue, sont ouvertes.
Nous y trouvons, posées à leur place antique,
deux admirables statues.
Elles sont en calcaire.
Le nu est peint en rouge,
les cheveux en noir, le caleçon court (schenti) en blanc.
Les yeux sont enchâssés dans une enveloppe de bronze qui tient lieu de paupières.
Au milieu des yeux,
formés d’un morceau de quartz blanc opaque,
est fixé un petit disque de cristal de roche,
qui donne à la prunelle ainsi figurée une extraordinaire puissance de vie."

Calcaire peint ...
yeux incrustés d'albâtre avec une cornée de quartz ...
Un iris en cristal de roche ...
Cerclés de cuivre !
Le scribe devait par conséquence écrire ...
Parfois sous la dictée ...
Et ce sur :
- Un rouleau de papyrus !
- ...
- Des ostraca comme celui-ci par exemple ...

Haute-Égypte.
Nouvel Empire.
19e dynastie, Ramsès II, 1226 avant notre ère.
Pierre, encre au carbone.
Musée du Louvre, Antiquités égyptiennes, N 2261.
© Musée du Louvre / Georges Poncet.
Un scribe en pleine écriture !
Il avait :
- Des cheveux noirs,
- Des oreilles parfaitement élaborées,
- Des pommettes,
- Des creux au niveau des joues,
- Son nez semble de même effilé.
- …
Et, nous pourrions tant dire quant à sa bouche, et surtout, ses yeux :
- Une bouche bien fine munie de belles commissures.
- Un visage quelque peu anguleux, voir même émacié.
- ...
Son corps :
- Il semblerait bien qu’il possédait un certain embonpoint : voyez ses hanches, et même son ventre,...
- On voit bien ses mamelons qui seraient visiblement en bois.
- Quant à ses bras, peu d’activité physique certainement expliquerait le fait qu’ils étaient peu musclés.
- Cependant nous pouvons constater qu'il possédait de bien large épaule.
Avec ce que j’appellerais une sorte de dépression claviculaire.
- Son dos …
Nous pouvons y voir ce qui ressemblerait à deux arêtes.
- …
Des mains tout en finesse visiblement :
- Il suffit d’observer ses doigts,
- Celle de droite …
Vous pouvez imaginer et ce à travers la présence d’un trou, qu’il devait à l’origine tenir un calame.
- Pas totalement déroulé, voyez ce papyrus …
- …
Observez également ses jambes :
Il semblerait que l’artisan n’est pas voulu y appliquer autant de finesse ! Pourquoi cela ?
Il fut vêtu d’un pagne de couleur blanche …
Voici donc ...
Un regard mystérieux,
Un regard vivant,
Un regard éternel.
Voilà des yeux bien troublants.
Ils semblent même habités …
A tel point qu'ils en auraient terrorisé les ouvriers qui l'ont découvert en Égypte au 19e siècle.
Les deux yeux ont été taillés dans un cristal de roche extrêmement pur en forme de cône, qui s'enfonce exactement comme celui de nos yeux et la surface de cette cornée a été dépolie, pour ressembler à s'y méprendre à nos iris.
La pupille est légèrement décentrée …
Et j’ajouterais même que des petits vaisseaux ont été sculptés : quel sublime travail.
Cela dénoterait bien que nos Égyptiens, de l'Ancien Empire, avaient déjà une connaissance de l'anatomie oculaire et cela de façon parfaitement pointue.
Un véritable chef-d'œuvre de l' "art" et ce de l'Ancien Empire !
Vous seriez en droit de me demander, pourquoi mentionner l’art entre parenthèse ?
Tout simplement pour vous rappelez que l’art pour l’art, n’existait pas vraiment en Égypte antique.
Ainsi :
"Il n'y a pas de différence fondamentale
entre l'artiste et l'artisan.
L'artiste est une élévation de l'artisan.
Par la grâce du ciel,
en de rares moments de lumière qui sont en deçà de sa volonté, l'art fleurit inconsciemment du travail de sa main,
mais les connaissances de base de ce travail sont indispensables à tout artiste.
C'est là qu'est la source de la production créatrice. "
Walter Gropius.
"Programme du Bauhaus"

"Vivre" …
"Faire vivre" ...
"La vie" …
"Soyez au service de la vie" ...
Nos anciens concevaient la vie, "ânkh", comme un chemin sur lequel il devait avancer, "donner du chemin au pied" ...
https://www.aime-jeanclaude-free.com
Nous sommes bien en Octobre 2014 ...
"Mystérieuse Égypte !
Ce qu'il y a de fascinant avec l'Égypte
c'est que toutes les découvertes scientifiques
n'enlèvent rien à son mystère."
Jean-Louis Amella.
de la depeche.fr

Quiconque estime que la perfection n'est qu'une illusion n'a probablement jamais eu la chance de contempler le visage d'or de ce jeune pharaon !
Triomphant de la mort ...
Comment ne pas ressentir cette oeuvre, cette maîtresse des créations ?
"Le symbole vivant d'Amon"
Amon, un secret par excellence ...
On ne pouvait pas le voir.
Il était caché ...
De la même manière :
- Que le vent dont on perçoit bien la présence lorsqu'il gonfle les voiles des bateaux ...
- Que les traits se cachant derrière le fameux masque mortuaire en or.
"Personne
ne pouvait imaginer
qu'il allait mourir si jeune"
Gabolde

Il venait d'avoir 19 ans !
Nonobstant, 19/20 ans, en fit tout de même un homme accompli pour son époque.
Musée du Caire !
Le masque du pharaon mort à l'âge de 19 ans, ne reprendrait absolument pas les traits de son visage.
Mais, lisez plutôt ...
Plan de l'article ...
→ Serait-ce une véritable coïncidence ?
→ Ainsi, d'aucun auraient cette tendance à penser ...
→ "Ses ancêtres sont tous morts à un âge avancé" !
→ Rappelons-nous en 2002 ...
→ Souvenons-nous également des images de scanner réalisé en janvier 2005 ...
→ Pharaon ressemblait-il à cette nouvelle représentation ?
→ Alors ou en sommes nous aujourd'hui ?
→ L'autopsie virtuelle semble soutenir la preuve que ses parents étaient frère et sœur !
→ Et les tests ADN précédents avaient bien montré qu'Akhenaton était son père !
Dès sa découverte ...
L'hypogée de Toutânkhamon a nourrit les fantasmes les plus fous.
Du reste …
Ne nous en plaignons pas, cela nourri l'intérrêt du grand public pour l'Histoire, la philosophie, ..., mais bien paradoxalement aussi, la suffisance de certains.
Ainsi ...
Il semblerait bien qu'en ce qui concerne pharaon lui même cela perdure aussi.

"Vivre"…
"La vie"…
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Le netjer Chaï ...
Il devait porter un plateau de pain ...
Une divinité à tête de serpent qui devait personnifier le destin;
Ainsi, présentait-il au netjer Osiris des offrandes ...
Nous sommes aujourd'hui au fantastique temple d’Edfou ...
Source / © Pierre-Olivier Simon, ancien restaurateur, Louvre / Lien
"La civilisation égyptienne fut remarquable
pour sa stabilité sur le long terme
et
ce malgré un environnement fait de pression,
avec l'augmentation de l'aridité"
M. Lecuyer
Professeur de géochimie à l’Université Claude Bernard Lyon 1, Laboratoire de Géologie de Lyon : Terre, Planètes et Environnement
Le blé ...
L'orge ...
Deux plantes qui représentaient vraiment deux richesses.
Nourricières ...
Fondamentales en quelque sorte, et ce pour la pérennité même de Kemet.
Nous savons bien aujourd'hui.
Du reste cela devait l'être également durant les quelques millénaires pharaoniques ...
Les greniers de pharaon furent véritablement célèbrent tant ils en étaient remplis, d'orge, de blé, ...
Nonobstant ...
Les années se succédaient bien évidemment, et paradoxalement peut-être, les récoltes pouvaient quant à elles parfaitement se différencier ... La famine guettait à tout instant.
De fait ...
Il importait dès lors, bien logiquement et cela si nous nous plaçons dans le contexte historique, qu'une véritable armée de netjerout, de netjerou et même de génies (En quelque sorte.) pouvait veiller à leur approvisionnement.
"Le paysan gémit sans cesse,
sa voix est rauque comme le croassement du corbeau.
Ses doigts et ses bras suppurent et puent à l'excès.
Il est fatigué de se tenir debout dans la fange, vêtu de guenilles et de haillons
[...].
Lorsqu'il quitte son champ et rentre chez lui le soir, il arrive complètement épuisé par la marche."
Satire des Métiers, Papyrus Sallier II, British Museum, Londres, trad. Vernus, 20011
Enseignement de Khéty…

Voici donc une belle netjeret des champs qui portait visiblement des épis de blé.
Détail du temple de Montou ...
Dans le 4e nome de Haute-Égypte au sein de la région de Thèbes.
Plan de l'article ...
→ Débutons par quelques divinités relatives au domaine agricole.
→ Quelques bons génies nourriciers, protecteurs des récoltes ...
→ Souvenez-vous alors d'Edfou.
→ Les génies du grain ...
→ La netjeret cobra ...
→ Nous parlons souvent du mauvais serpent.
→ Notons au passage ...
En Égypte ancienne ...
Les paysans étaient les piliers de l'économie. Ils travaillaient la terre, cultivaient les céréales, les légumes et les fruits, et élevaient du bétail. Leur travail était crucial pour nourrir la population et soutenir l'économie de l'État.
Les Égyptiens croyaient également en des génies et des divinités protectrices des récoltes.
Par exemple, Renenoutet était la déesse de la moisson et de la fertilité, souvent représentée sous la forme d'un serpent. Elle était vénérée pour assurer des récoltes abondantes et protéger les greniers.
Les paysans suivaient un calendrier agricole basé sur les cycles du Nil, dont les crues annuelles fertilisaient les terres. Ils utilisaient des techniques avancées d'irrigation pour maximiser la production agricole. Les récoltes étaient ensuite stockées dans des greniers et redistribuées par l'État, assurant ainsi la stabilité alimentaire et économique du royaume.
Nepri présentant des épis ...
Il devait posséder une double personnification du grain, en représentant le blé mur prêt à être récolté, et celui qui venait d'être semé et qui germe.
Edfou, paroi est du pronaos ...
© Nadine Guilhou.
UMR 5052 du CNRS.
Université Paul Valéry, Montpellier.
Débutons par quelques divinités relatives au domaine agricole.
Une grande civilisation ...
Plusieurs fois millénaires, comme vous savez.
Cependant ne vous y méprenez pas.
Ce ne fut pas ...
Bien loin s'en faut, un peuple guerrier. Cependant, nous devons pour cela exclure quelques rares souverains comme le fut notamment Thoutmôsis III, ...
Le domaine agricole fut certainement la force principale de cette civilisation.
Soliloque ...
Ne devrions-nous pas en retirer quelques leçons ? Nous les Hommes modernes ?
En tout état de cause, ne nous étonnons pas quant à la richesse des déités relative à ce domaine de prédilection comme :
- Nepri ...
Sa représentation la plus ancienne et la plus surprenante d'ailleurs semble être celle du temple funéraire de Sahourê.
- Renenoutet,
- Tatenen,
- Min,
- Ermouthis,
- Wadj Wer,
- Hapi,
- Akhet la prairie,
- Shezmou,
- Apis,
- Nebetouou,
- Sothis / Sopdet,
- ...
Et probablement, tant d'autres encore ...
Quelques bons génies nourriciers, protecteurs des récoltes ...
Ceux-là même qui se devaient de protéger Kemet ...
L'aider à sa subsistance en quelque sorte.
Comme le fut du reste :
Même si du reste il ne faisait pas vraiment partie de ceux qui protégeaient le grain.
Il prit la forme de serpent lorsqu'il fut, bien tardivement du reste, associé à Renenoutet, probablement en bon démon : l'Agathodaimôn ?
Le destin ...
La fécondité ...
Une allégorie finalement bien féminine quant à l'abondance.
Voici donc un "bon génie" !
Agathos Daimon depicted in the Catacombs of Kom El Shoqafa, Alexandria, Egypt
- Âhâ-nefer,
- Mehen,
- Ouadjedj,
- Nehebkaou,
- ...
Ils avaient tous ceci en commun, à savoir une tête de serpent.
Cela reflétait-il un symbole de la renaissance ?
De la fertilité ?
... ?
Souvenez-vous alors d'Edfou !
Edfou peint par David Roberts ...
Au niveau du naos ...
A l'extérieur de celui-ci en particulier ...
Il y avait deux processions.
Elles semblent aujourd'hui avoir été menées par pharaon lui même ainsi que sa Grande Épouse Royale.
En tête, nos fameux serpents nourriciers ainsi qu'une sorte de couple :
- De Haute-Égypte, à l'Est,
- De Basse-Égypte, à l'Ouest.
Puis vint dix représentations alternées :
- Masculines,
- Féminines.
Et si nous nous référons à :
Guilhou dans "Présentation et offrandes des épis dans l'Égypte ancienne (I)", au sein de S. Aufrere (éd.), Encyclopédie religieuse de l'univers végétal (ERUV) I, Orientalia Monspeliensia X, Montpellier, 1999, en page 335 à 364 ...
Ce cortège semblait alors suivi de Nepri cette personnification même du grain, et également d'une porteuse de pain.
Au centre de la procession :
- Un autre couple,
- Ainsi que des pourvoyeurs de la table des netjerou,
- Mais aussi des vaches divines.
Et pour finir ce cortège ...
Il y avait bien une succession d'aliments. Ainsi qu'un troisième couple ...
Alors nous pouvons parfaitement imaginer cette place primordiale que devait avoir les produits céréaliers.
Les épis,
Les grains,
Les produis finis,
Le pain,
Renenoutet, un serpent nourricier.
Parèdre de Chaï ...
Les génies du grain ...
La crue,
Les moissons,
Les semailles,
Tous cela devaient bien donner lieu à moult fêtes avec d'ailleurs, autant de cérémonies religieuses.
Osiris ...
Bien sûr comme vous le savez, il fut bien considéré comme le netjer de la terre mais il était également celui des forces végétales. Divers textes de l'ère ptolémaïque lui attribuèrent même du reste la création du blé ...
Souvenez-vous du pharaon qui s'adressait ainsi à sa statue :
"Je viens à toi,
aîné dans le ventre de sa mère,
roi des deux terres,
chefs des rives.
Je t'apporte des offrandes céréalières réunies pour doubler ton désir,
de telle sorte que tu sois satisfait en ton coeur,
(toi) le dieu qui fait fructifier les grains
et
crée le blé pour faire vivre les hommes"
La netjeret cobra ...
Offrande à Renenoutet.
Au sein de l’hypogée Thébaine 38 …
Renenoutet ...
Une divinité agraire ...
Maîtresse des greniers elle fut finalement liée à la croissance des plantes. D'ailleurs, elle était parfois représentée en allaitant Népri qui je vous le rappelle devait bien personnifier le grain.
Puis ...
Christianisée finalement ...
Elle deviendra cette sainte Thermouthis que nous connaissons et qui semble avoir été la nourrice présumée du légendaire Moïse (?)
Renenoutet fut visiblement connue pour être la patronne de la nourriture. Elle intervenait du reste au sein même des rituels tant divins que funéraires ...
Aurait-elle été d'ailleurs cette pourvoyeuse d'étoffes que certains semblent supputer ?
Fut-elle vraiment cette netjeret de la végétation veillant à la fameuse récolte du lin ? Ce qui du reste pourrait fort bien expliquer qu'elle fournissait ainsi des tissus ...
Toutefois :
- Une lecture objective des sources,
- Ainsi qu'une analyse historique semblent démontrer une totale absence de fondements quant à cette interprétation (?)
De fait :
- La relation de la netjeret Rénénoutet avec l'agriculture comme avec la nourriture d'ailleurs ne semble pas vraiment apparaître avant le Moyen Empire et peut être même faudrait-il remonter au Nouvel Empire.
- Il semblerait qu'elle ne fut pas vraiment en relation directe avec le lin. Du moins sous sa forme végétale ...
- Elle serait plutôt liée au mode de stockage ...
Toutefois ...
Si nous nous référons aux premiers documents il s'avérerait que notre netjeret Rénénoutet fut bien rattachée au domaine des textiles.
Et ce dès l'Ancien Empire ...
En vérité ...
N'aurait-elle point été cette gardienne quant aux artefacts de valeur ?
Nourritures ...
Tissus ...
Minéraux précieux ... Et tout autant quant à leur lieu de conservation ... ?
Hypogée de Ramsès III.
Allégories du grain ainsi que celle de la nourriture (Niche F) …
De gauche à droite : Aliments, producteur du grain, provisions, nourriture
et Renenoutet.
Source / © Nadine Guilhou / Lien
Nous parlons souvent du mauvais serpent.
Kemet l'antique ...
Peuplée d'au moins d'une quarantaine de races de serpents différentes, une autre de ses richesses.
Dont trente-quatre subsistent véritablement encore sur ce territoire. Elles appartiennent en vérité à six familles. Parmis elle d'ailleurs, une seule fut vraiment sacré, celle des elapidae, les cobras si vous préférez.
Mais alors ...
Pourquoi les avons-nous mentionnés ici ? Car nous venons d'évoquer au cours de cette thématique de nombreuses déités et ce, à tête de serpent.
Furent-elles vraiment mauvaises ?
Sommes-nous finalement dans le domaine du "bon génie" ?

Statue votive très rare qui montre un netjer à tête de serpent : Nehebkaou ?
(Fait partie des netjerou primordiaux)
Bronze.
Époque Ptolémaïque.
H : 20,5 cm, 22,9 cm avec le tenon.
La passionnée Satet et quelques proches ... En Égypte ancienne.
"Vivre" …
"La vie" …
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Stt
Généralement représentée coiffée avec des cornes d'antilope
et
de la couronne blanche de la Haute-Égypte.
Il y avait à son propos bien des épithètes !
D'ailleurs la plupart ne proviendraient-ils pas de l'époque ptolémaïque ?
Souvenons-nous du reste que notre netjeret avait une liaison avec la fameuse étoile de Sirius que vous connaissez bien.
"Déesse de l'horizon oriental du ciel,
dont la vue à tout le monde se réjouit"
"Lady d'étoiles" ...
"Au grande dans le ciel, souveraine des étoiles" ...
"Qui illumine les Deux Terres de sa beauté (shdt t3wy m nfrw.s)"
...
Tout cela fut-il une sorte de référence à son apparence stellaire ?
Bleu ...
Blanc éblouissant ...
Une étoile qui devait bien augmenter en visibilité au point d'en dominer l'horizon oriental !

Elle fut vénérée à la manière d’une divinité relative à l'antilope,
en gardant toujours ses qualités premières finalement.
Règnes d'Hatchepsout / Thoutmosis III / 1479 à 1425 avant notre ère, 18e dynastie.
Voici donc la netjeret Satis (sur votre gauche),
Elle est ici accompagnée de son époux !
Nous sommes bien sur l'île d'Éléphantine ...
Au niveau d'un temple du parèdre de Satet, le netjer Khnoum ...
Plan de l'article ...
→ Satis ...
→ Et si nous nous référions un peu à Wallis Budge …
→ Une netjeret de la chasse ...
→ Elle avait également un lien avec la grande netjeret Hathor …
→ Des proches de Satet ...
→ Quelques représentations de notre netjeret Satis ...
Elle devait avoir comme fonction celle de répandre les eaux que son époux, Khnoum, faisait jaillir.

Voici un très beau bas relief !
Avec les détails d'une tête de pharaon !
Nous sommes bien au temple de la netjeret Satet à Éléphantine.
Il est en grès peint ...
C'était bien au temps du règne d'Hatchepsout
et
de Thoutmosis III,
18e dynastie...
Louvre.
Satis ...
Netjeret gardienne des sources de l’Iterou-aâ (itrw-aA)...
Patronne des cataractes ...
Comme vous le savez elle est bien souvent représentée sous cette forme de femme coiffée de la couronne blanche de la Haute-Égypte ainsi que de deux cornes de gazelle.
Rappelez-vous d'Assouan ...
Et plus précisément d'Éléphantine, car elle fut bien le lieu de son origine. Elle y vivait au sein d'une caverne non loin évidemment de la cataracte et avait pour charge de libérer le limon fertilisant rassemblé par Hâpy, le génie du fleuve.
Et souvenez-vous ...
Aux approches de la période de la crue, on devait bien venir de tout le pays, parfois certainement même du delta et ce afin de lui rendre hommage.
Lui payer de fait des tributs ...
L'invoquer probablement au sein du temple qui lui était dédié non loin du reste des sources présumées alors, édifié sous la 18e dynastie.
Et que dire de Khnoum ...
Et de son épouse Anoukis ...
Satis constitua bien une triade sacrée d'Éléphantine. Elle fut beaucoup plus tard considérée comme la netjeret de la fertilité mais également de l'abondance.
Et si nous nous référions un peu à Wallis Budge …
EA 1969 …
"Les dieux des Égyptiens" et plus particulièrement au volume n°2 et en page 56 …
Notre netjeret Satis serait comme nous l’avons déjà mentionné bien liée à l'inondation annuelle de l’Iterou-aâ (itrw-aA)...
Du Nil bien sûr si vous préférez.
Ainsi …
Au cours de la saison dite d’ "akhet" demeurait bien la fameuse inondation, qui soulignons le, est de nos jours inexistante : hélas probablement du côté écologique.
Alors rappelons-nous …
Il y avait de bien fortes pluies durant ces quelques mois d'été, à savoir entre Juin et Septembre et ce au sein des hauts plateaux éthiopiens.
Cela se traduisait à des degrés forts variables du reste, par le débordement de la rivière qui apportait avec son lot d'eau mais également les précieux fertilisants, à travers ce limon salvateur.
De fait …
Et cela de façon récurrente, puisque se répétant chaque année…
La netjeret que nous connaissons bien à savoir Isis aurait quant à elle versée une larme.
Intervint alors notre netjeret Satet.
Elle aurait alors récupérée cette fameuse larme.
Puis conditionnée dans des pots,
Pour enfin la verser dans le fleuve …
Une netjeret de la chasse ...
Nous l'avons entrevu au cours de l'article précédent, elle fut également considérée comme une divinité protectrice.
Tant pour Kemet d'ailleurs que pour pharaon ...
Référons-nous maintenant à Spence ...
1997 ...
"l'Egypte, Mythes et Légendes" page 155 à 156.
Que nous dit-il à ce sujet ?
Aux débuts ...
Du moins à l'origine même de cette netjeret, la nomenclature même de Satet fut énoncée à travers le hiéroglyphe st ...
![]()
Puis il fut visiblement remplacé par un autre signe : la peau d'une vache transpercée par une flèche : st ...
![]()
Fut-ce vraiment en relation avec sa fonction en tant que netjeret de la chasse ?
Et ce en lui donnant une épithète : "Elle qui tire"
Le signe a été utilisé non seulement pour signifier 'tirer', mais également afin de réaliser en quelque sorte une liaison avec l'eau ...
De fait Satet pourrait fort bien signifier : "Elle qui verse"
Un lien bien probable finalement avec les cataractes du Nil.
Elle avait également un lien avec la grande netjeret Hathor …
Wells, RA 1985 …
"Sothis et le Temple Satet sur Eléphantine : Une connexion directe" …
Studien zur Kultur Altägyptischen au niveau du volume 12 ainsi que la page 258.
Nous l’avons vu, elle fut cette netjeret bien liée à la crue du Nil.
Mais …
Il faut ajouter le fait que la fertilité humaine ainsi que le domaine de l'amour firent aussi partis son domaine de prédilection.
Ainsi …
Nous sommes au niveau d’un ex-voto …
Certainement une véritable offrande à la netjeret, des galets à la forme phallique. Il semblerait qu’au cours de l’Ancien Empire ils furent destinés au temple de notre netjeret Satet et ce visiblement à Assouan.
Nous savons par ailleurs qu’Hathor fut bien en relation avec le symbolisme phallique ! Et, Satet sous bien des aspects se rapprochait d’Hathor.
De plus, notre netjeret Satet fut bien adulée à la manière finalement de son parèdre, le netjer Khnoum, qui fut je vous le rappelle à la fois un créateur et en relation bien évidente du reste avec la fertilité.
Se pourrait-il alors que les cailloux aux formes phalliques d'Assouan puissent avoir été également une sorte de célébration quant à une union divine ?
Des proches de Satet ...
A Qubbat el-Hawa ...
Et ce près d'Assouan ...
Il fut retrouvé l'hypogée du monarque Sarenpout II.
T31, niche axiale ...
Un personnage qui visiblement vécut sous la 12e dynastie, exerça plus précisément ses fonctions au temps d'Amenemhat II : de 1 925 à 1 895 ans avant notre ère ...

59 - Se-hotep-ib-ra / Amenemhat I, (1976 - 1947).
60 - Jeper-ka-ra / Senusert I / Sesostris I, (1956 - 1911/10).
61 - Neb-kau-ra / Amenemhat II, (1914 - 1879/76).
62 - Jai-jeper-ra / Senusert II / Sesostris II, (1882 - 1872)
63 - Jai-kau-ra / Senusert III / Sesostris III, (1872 - 1853/52).
64 - Ne-maat-ra / Amenemhat III, (1853 - 1806/05).
65 - Maa-jeru-ra / Amenemhat IV, (1807/06 - 1798/97).
Neferousobek (1798/97-1794/93).

Nous voici donc au sein de l'hypogée de Sarenpout II.
Rappelez-vous, il fut bien un nomarque au sein du règne d'Amenemhat II.
Une grande salle dans la roche cependant non décorée.
Un couloir ...
Des statues ...
Une petite salle avec des piliers décorés...
Au fond de la salle, une petite niche avec des peintures aux couleurs très fraîches.
Le cartouche "Noub-kaou-Râ" ...
Nom de couronnement d'Amenemhat ...
Il figure d'ailleurs sur les parois de l'hypogée de Sarenpout ! Ce dernier, ainsi que plusieurs membres de sa famille furent bien liés à notre netjeret Satet ainsi qu'à son culte comme en témoignent bon nombre d'inscriptions retrouvées sur les parois même de sa dernière demeure.
Du reste dès l'entrée, Sarenpount fut bien qualifié de :
"Prince héréditaire,
chancelier de Basse-Égypte,
l'ami unique,
le directeur des prophètes de Khnoum
et
de Satet"
Hélas ce rôle de "directeur des prophètes" semble bien nous échapper complètement aujourd'hui ! Une fonction cependant suffisamment importante visiblement pour qu'il ait été considéré comme ...
"Bienheureux auprès de Satet
maîtresse d'Eléphantine
et
de Nekhbet"
Mais tout autant d'ailleurs :
Qu' "Auprès de Khnoum maître de la cataracte
à la tête d'Eléphantine"
Nous sommes bien au Moyen Empire :

Scène de repas funéraire !
Sarenpout semble être assis sur un siège ...
Il se délecte des mets proposés sur la table.
Un petit personnage en face de lui, peut-être son fils (?),
lui propose des fleurs de lotus, symboles de souffle retrouvé ...
Source / Lien
Ainsi ...
La mère de Sarenpout et sa femme semblent bien avoir été, toutes les deux du reste, des prêtresses au sein même du temple de la netejeret Satet.
Ce sont là encore des inscriptions de l'hypogée qui nous l'apprennent.
Quelques représentations de notre netjeret Satis ...
"Maîtresse d'Éléphantine,
Dame du ciel,
et
souveraine de tous les dieux."
Une transcription visible au niveau d'un relief du temple de Satet à Éléphantine.
Sur une paroi de la salle hypostyle, érigée par la reine Hatchepsout .
La reine était encadrée par les netjerout Satet et Anouket, honorées spécialement en ce lieu ...


Ce naos abritait la statue de la netjeret Satet.
© Michel Baud ...
Docteur en égyptologie ...
Responsable de la section Nubie-Soudan au département des Antiquités égyptiennes du Louvre.
Voir son livre "Djéser et la IIIe dynastie" chez Pygmalion...

Temple de Satis, épouse de Khnoum...
Construit sous le règne d 'Hatchepsout !
"O seigneur de la force !
Façonneur des dieux et des hommes !
Khnoum, seigneur de la cataracte,
Satet,
et
Anouket,
maîtresse(s) d'Eléphantine !
Je me réjouis de vos noms, je loue votre beauté"
Herod. II 162-63; cf. the “Inscription of Nesuhor”.
Reign of Apries
J. H. Breasted, Ancient Records of Egypt, Part Four, 990-995
http://www.reshafim.org.il/ad/egypt/texts/nesuhor.htm

La netjeret Satet.
1479 - 1425 avant notre ère.
18e dynastie.
En grès peint...
Louvre, Sully, Rez-de-chaussée, Salle 12.
© Musée du Louvre / G. Poncet / Rama
"Celle qui donne l'eau fraîche
qui vient d'Éléphantine"

Voilà à nouveau notre belle Satet !
Provenant du temple d'Hathor de la reine Néfertari ...
Abou Simbel ...

Il fut brave et conquérant, Séthy I et le temple dédié à sept divinités ... En Égypte ancienne !
"Vivre"…
"La vie"…
https://www.aime-jeanclaude-free.com

Un problème dû probablement apparaître.
Celui de la transmission du pouvoir !
Et ce visiblement du règne de Toutânkhamon à celui d'Horemheb.
Ce fut certainement en raison de cette problématique que le fameux pharaon Séthi I rétablit une véritable royauté de type héréditaire.
Et cela, bien logiquement selon moi, devait contribuer, à n'en pas douter, à une certaine stabilité quant au pouvoir central.
Du reste ...
Je suis intimement convaincu que cela a permis la légitimisation du fils de pharaon et en l'occurrence, je pensais bien évidemment, à Ramsès II, ce dernier ayant été le dauphin.
Ainsi ...
Au tout début de son règne, Séthi I sembla se consacrer à consolider son royaume et plus particulièrement vis-à vis du Proche-Orient.
Mais également au sein d'une géographie localisée à l'ouest du delta de l'Itéru.
Vint alors visiblement le temps du renouveau.
Il eu pour faire tout cela moins de dix années.
Plusieurs temples ...
De plus bien prestigieux ...
Je pense évidemment à la "salle hypostyle" au sein de Karnak, "Sethi I est bienfaisant dans le domaine d'Amon", mais également à cette forêt composée littéralement de 134 colonnes.
Ce fut également le temps de la rénovation.
Les ères précédentes furent comme nous le savons des plus perturbées. Ce qui pourraient à mon avis expliquer que pharaon s'attela à certaines restaurations de monuments et ce particulièrement en terre de Nubie. Car la suprématie égyptienne semble être demeurée et ce à travers la création de nouvelles cités ...
Quant à son hypogée ...
Elle fut aussi parfaitement innovante en la matière.
La plus grande dernière demeure en ce "lieu de vérité" ...

Admirez ...
Temple de Sethi I.
Abydos ...
Source / © Danielle Discours.
Ainsi, sous le règne de Séthy I, les batailles semblent avoir été documentées par :
- Des archives Hittites,
- Cinq stèles situées dans le couloir syro-palestinien,
- Les reliefs du temple de Karnak bien sûr !
- ...
De ce fait nous pouvons y retrouver :
- Les noms des cités,
- Mais également ceux des peuples,
- Ainsi que des États conquis ou alors soumis à l'Égypte à ce moment là ...

Séti I.
Pére de Ramsès II ...

Détail d'un relief d'Abydos, celui du fils du pharaon Séthy I !
Ramsès II.
Nouvel Empire 19ème dynastie.
Source / © Mohamed Bakier
Plan de l'article ...
→ Un règne d'une importance cruciale finalement.
→ On connaît entre autre chose de lui ce temple ...
→ Le temple dédié à sept divinités.

Détail du mur de la salle des colonnades du complexe d'Osiris ...
Dans le temple du pharaon Seti I.
Abydos.
Un règne d'une importance cruciale finalement.
Et bien paradoxalement à la tendance d'aujourd'hui ...
Car son règne semble quelque peu occulté par celui de son propre fils : Ramsès II.
Il fut tout de même un grand stratège militaire. J'oserais même aller jusqu'à penser qu'il fut bien de la lignée du légendaire Thoutmôsis III. Ainsi, il aurait conquis la fameuse forteresse de Qadech, alors que son légendaire fils n'y serait pas arrivé : se souvenir à cet effet du poème de Pentaour.
N'oublions pas que nous pourrions presque faire une analogie à cet autre pharaon qui fut Amenhotep III. Et ce en tant que pharaon bâtisseur.
Finalement ...
Il fut bien l'artisan de cette nouvelle stabilité au sein du royaume, et ce en moins de dix années de règne.
Prospérité économique retrouvée.
Avec je le suppute, un foisonnement sans pareil au niveau intellectuel. Sans omettre le côté culturel bien évidemment.
J'en arrive même à me demander.
Sans cette gestion particulière de Kemet que fit Séthy I.
Que serait-il arrivé au règne de son propre fils, Ramsès II ?
Mystère ... ?
Et puis finalement, c'est un questionnement sans importance, stérile probablement sauf dans la mesure où nous désirons mettre en évidence le règne de Séti I.
Un règne bien court finalement ...
Car en vérité, nous ne le saurons jamais (?)
Cependant permettez-moi d'émettre le fait que ce nouveau règne, celui du dauphin, aurait pu être bien moins stable, moins long, moins prestigieux, moins ..., et ce, aux yeux de nos contemporains comme de ceux de nos anciens d'ailleurs, ...
On connaît entre autre chose de lui ce temple ...
A l'orientation plein Est ...
A Gournah ...
Et en plus en bordure du canal parallèle au Nil, il aboutit ainsi au temple d'Hatchepsout à Deir-el-Bahari. Souvenez-vous des barques divines lors de la Belle Fête de la Vallée. Une en référence à ce point culminant de la montagne, c'est à dire le Qurn ... ?
Ainsi, même si les temples étaient tous considérés comme des "Châteaux de Millions d'Années" nous leur connaissons des noms complémentaires comme :
- "Le magnifique parmi les magnifiques" / djeser djeserou, pour le temple d'Hatshepsout ...
- "Unis avec l'Éternité" quant à celui de Ramsès III ...
- "Sethi I est bienfaisant dans le domaine d'Amon sur la rive Ouest de Thèbes", dont les fonctions auraient été le culte d'Amon-Râ ainsi bien sûr que du Sethi divinisé.
- ...
Séthi I semble donc avoir choisi le site de Thèbes Ouest dénommé "Hefet-her-nebes" ...
"Face au Seigneur".
Face à Amon-Râ bien sûr ...
Vous l'aurez compris nous évoquons ainsi le grand netjer Amon.
A ce titre, ...
Il constituait un arrêt de choix et servait de reposoir pour les barques divines lors de la Belle Fête de la Vallée.
Sethi I succéda donc à son père, Ramsès I, qui avait alors régné souvenez-vous moins de 2 ans. Ainsi pour cette raison, le temple funéraire de Sethi fut visiblement aussi le lieu de culte de son père Ramsès I.
Seule la partie postérieure du temple est aujourd'hui intacte, peut être par le fait qu'elle fut érigée entièrement en pierres, ou alors ... ?
Les pylônes ...
Le palais royal ... Tout cela ne laisse voir de nos jours, malheureusement pour la beauté des lieux, que des fondations, mais également des stèles ainsi que quelques linteaux posés à même le sol et ce quand ils n'ont pas été absorbés par les habitations du village actuel.
Nous visitons donc principalement une surface rectangulaire.
Ce dernier comprend :
- Un portique,
- Une salle hypostyle ...
Celle-ci souvenez-vous devait donner accès à des chapelles dédiées au souverain divinisé bien entendu, mais également au netjer Osiris et à cette légendaire triade Thébaine...
Se rappeler alors d'Amon-Râ, de Mout et aussi de Khonsou ...
Possibilité également de découvrir une cour solaire ...
Vous pourrez y découvrir quelques salles qui semblent avoir été consacrées à Ramsès I.

Horus menant le pharaon Sethi I vers Osiris ...
La "maison d'éternité" de Sethi I.
KV17, the "Belzoni's tomb" or if you prefer "the tomb of Apis".
Nous sommes bien au sein du mont al-Qurn et plus précisément
aux "Portes des Rois",
le "Lieu de Vérité" ...
Source
Le temple dédié à sept divinités ...
Un souverain ...
Brave à la guerre ...
Et "bon" pour son peuple visiblement.
De plus un bâtisseur inspiré ...
Grâce à lui, la cité d'Abydos atteigna une véritable splendeur. Notamment à travers le temple que Séti I y fit construire et ce pour son père, rappelez-vous de Ramsès I.
Les reliefs du temple d'Abydos comptent certainement parmi les plus beaux de l' "art" égyptien. Souvenez-vous cependant, en ce temps là, il n'y avait pas vraiment d'art pour l'art en tant que tel.
Certains d'entre eux ont été démontés, tel celui qui figure de nos jours au musée du Louvre, et qui a été rapporté par le légendaire Champollion.
Ainsi sur les murs d'Abydos, Séti I aurait fait inscrire la liste des souverains qui, à partir de Ménès, l'ont précédé, soit soixante-seize nomenclatures...
Le souverain fut représenté en compagnie de son fils, le futur Ramsès II, adorant les cartouches de ses prédécesseurs. C'était pour Séti I, une manière de démontrer la continuité royale.
La grande épouse royale de Séti fut la princesse Touy qui après la mort de son mari tiendra une place importante sous le règne de son fils, Ramsès II.
Plusieurs temples seront alors élevés par ce dernier en l'honneur de sa mère qui jouera un rôle de premier plan lors de la période de transition séparant la disparition de Séti I et l'avènement de Ramsès II. On a souvent supposé qu'il y avait eu une corégence entre Séti I et Ramsès II, mais il semblerait bien qu'il n'en fut rien ! Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance.
A part le futur Ramsès II ...
Ils auraient eu une fille, nommée Tia, qui épousera visiblement un haut dignitaire de la cour... En fait, il subsiste un mystère qui semble tenir à la présence d'un énigmatique personnage répondant au nom de Méhy au sujet duquel beaucoup croient qu'il aurait été le premier prince héritier de Séti I ...
On voit souvent en effet ce mystérieux Méhy représenté sur les reliefs du pharaon Séti I, notamment sur ceux relatant ses premières campagnes militaires.

















