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Site d'informations sur l’Égypte ancienne ...

Voici notre arrivée en cette terre divine, Historique, artistique, ...

Kemet s’applique uniquement à la vallée du Nil à cause du limon noir déposé après la crue comme nous le savons tous, mais il y avait aussi les déserts de l’est et de l’ouest, le delta, le Sinaï, les ports de la Mer rouge ...
Tawy, les Deux-Terres ...
Ce mot dans la titulature royale qui surmonte tous les noms des divinités, des rois et des reines, Neb Tawy, ou maîtresses des Deux-Terres, je n’ai jamais rencontré de Neb Kemet.
Aujourd’hui l’Égypte s’appelle Misr en langue arabe, un vieux nom d’origine sémite et qui se retrouve dans la bible "Misraïm" le "aïm" dénote une dualité, peut-être non, très certainement pour dire Misr les Deux-Terres.
"Chaque jour,
nous sommes engagés dans un miracle que nous ne reconnaissons même pas :
un ciel bleu,
des nuages blancs,
des feuilles vertes,
les yeux noirs et curieux d'un enfant,
nos deux propres yeux.
Tout est un miracle."
(Thich Nhat Hanh)
كل يوم نحن منخرطون في معجزة لا ندركها حتى: سماء زرقاء، سحب بيضاء، أوراق خضراء، عيون طفل سوداء فضولية، أعيننا. كل شيء معجزة.
Apprendre les anciennes civilisations :
- Mésopotamiennes,
- ...
- Égyptiennes, ... peuvent nous donner un peu de clarté afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui !
Adonc connaissons et essayons de comprendre le passé, ...
Nous pourrons alors avoir cet espoir de ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres !

L'Égypte pharaonique est la plus grande civilisation de l'Antiquité, indéniablement !
Elle a presque tout inventé :
- La littérature,
- L'art,
- La médecine,
- L'économie,
- L'architecture,
- ... Tout cela avec des valeurs humaines, spirituelles, esthétiques, ... sans équivalent.
"Un peuple ignorant de son histoire,
c'est comme un arbre sans racines".
Marcus Garvey.

Je suis simplement un passeur de connaissances au sein de cette ère anthropocène.
Adonc ...
Rêvons ensemble !
"L'avenir
appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt
Je suis partisan d'une approche holistique, je vous invite avec la chaleurosité de Râ à pénétrer maintenant au sein de Kemet et de son patrimoine historique de l'humanité :
"L’homme ne disparaitra pas
tant qu’il saura rêver"
Jean Cocteau.

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Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Voici des hupomnemata en quelque sorte ...
"Cela dit,
ma passion pour l’Égypte n'est pas exclusive
et
je suis incapable de ne pas en nourrir d'autres,
presque aussi impérieuses :
comment,
entre autres,
se priver de la peinture italienne,
de Mozart
ou des merveilles de l'astronomie ?
Au risque de la dispersion,
il me semble que l'on se doit d'avoir la culture la plus vaste possible.
J'ai la faiblesse de penser
que celle-ci est nécessaire pour comprendre le monde complexe de l'Égypte. "
Jean-Pierre Corteggiani dans "Fous d'Égypte" de Quentin Florence, éd Bayard.
Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Adonc voici Arthur Rimbaud à Harar en 1883 ....
Arthur Rimbaud fera plusieurs courts séjours au Caire.
Il nous est possible de découvrir la trace dans sa correspondance ; entre deux expéditions. En voici un exemple d'août 1887. Il s'ennuie dans la ville, qu'il juge trop européanisée ; son jugement est un peu hâtif, peut-être avai-il besoin d'aventure !

"Le Caire, 24 août 1887.
"Je suis toujours ici à ne rien faire.
Le Caire est un endroit civilisé où on jouit d'une température douce et fraîche, une ville qui tient de Paris, de Nice et de l'Orient et où l'on vit à l'européenne. Je n'y compte pas rester plus d'un mois, quoi que j'y puisse trouver quelque chose, car la vie d'ici m'ennuie et on reste trop sédentaire. D'un autre côté, je suis appelé à Zanzibar, où il y a des emplois ; en Afrique et à Madagascar, où l'on peut gagner de l'argent.
25 août
Il arrive précisément que je dois prendre le bateau de Zanzibar vers le 15 septembre : on me donne des recommandations pour là-bas. Au Caire, on dépense trop, on s'ennuie ; tandis qu'à Zanzibar, on fait des voyages à l'intérieur où l'on vit pour rien, et on arrive à la fin de l'année avec ce que l'on a gagné intact. Ici, le logement, la pension et le vêtement (dans les déserts on ne s'habille pas) vous mangent tout.
Je vais donc m'en aller à Zanzibar [...]."


La carte du Grand État Égyptien
avant qu'Abdel NASSER ne prenne le pouvoir et ce en 1952 !
Son choix fut de se séparer du Soudan actuel (?).
Photo de Mohamed Rostom.
Sic : "Pour être plus précis, il s'agissait d'un condominium anglo-egyptien depuis 1899 jusqu'en 1955. De fait les autorités égyptiennes n'avaient pas grand contrôle, pas plus que les soudanais même. Il est vrai cependant que Nasser n'a pas fait grande preuve de créativité institutionnelle et perdit tant des acquis égyptiens (dont des pans socio-culturels et économiques) que dans ses aventures ratées ("socialisme scientifique", Syrie, Yémen, 1967...)"
L’Égypte pharaonique et sa mémoire culturelle ...
S'intéresser à l’Égypte ancienne à travers son histoire, sa théologie, son art, sa littérature, sa société, ses écrits, comme aux fouilles archéologiques, aux musées, …, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir.
"Décrire l'Égypte", quelle belle ambition !
Nonobstant lisez plutôt :
"La science
est la croyance en l'ignorance des experts."
Richard Feynman
"Le sens de l'Histoire
s'acquiert en y participant un peu" !
Antonio Baldini
Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt ...
Peut-être !



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Blessures et maladies des divinités, en Égypte ancienne !
"Vivre"… "La vie"…
Un monde quelque peu "exotique"... Peut-être... !
"L'au-delà des défunts"...
Ainsi subodorons-nous que ce paradigme, celui des netjerou(t) devait étonnamment ressembler au modèle du monde terrestre.
Un concentré d'Humanité s'il en est.
On y mangeait,
On y buvait,
On y festoyait,
On devait même y faisait l'am our,
On y souffrait probablement aussi,
Maladies,
Blessures,
Du coeur, de l" "âme", du corps,...
Les netjerou(t) ne semblaient donc pas échapper à cet état de fait non plus.
Nonobstant...
Il devait aller de soi que les conséquences en furent bien autrement plus dommageables.
Pas tant pour le netjer lui-même, que pour le monde qu'il dominait bien évidement.
Râ...
Osiris...
Horus... Tous avaient connus la souffrance et ce à des degrés bien divers. Mais que dire du genre humain ?

18e dynastie...
Entre les règnes d'Amenhotep III
et
Amenhotep IV - Akhenaton.
(1 350 avant l'ère du Christianisme...)
En Bois muni de pigments, du verre ainsi que des incrustations en os.
Musée du Caire.
Plan de l'article...
→ Une "blessure" bien humaine s'il en est !
→ Ce fut G. Daressy...
→ Voici ce qui devait être l'onguent de Dame Siamon...
→ Voici probablement la réalité d'un choc flagrant !
→ Le visage est bien rond...
→ La chair des netjerou...
→ Gheb brûlé au visage...
→ Une couronne bien trop lourde !
→ Jusqu'à l'environnement même qui pouvait bien s'avérer hostile vis-à-vis des netjerou(t)...

Une "blessure" bien humaine s'il en est !
Le choc des mondes !
Rassurez-vous...
Je ne me lance pas dans un débat d'ufologie, mais voyez par vous-même, votre libre arbitre fera le reste.
Littéralement...
Je dois humblement vous avouer quand même ma faiblesse présente. Car je suis tombé sous le charme de cette création.
Je pense bien sûr à :
- L'Amour...
- La célébration de la vie,
- Cette adulation de la beauté,
- Cette métaphore quant à la régénération mais également à cette force éternelle,
- ...
Alors...
Comment ne pas succomber ?
Comment ne pas ployer sous la délicatesse des traits de cette œuvre venue d'un temps si ancien... ?
Ce fut G. Daressy...
Il en fut le découvreur et ceci en 1896 - 97...
Égyptologue français...
Ainsi, en 1887...
Il devint conservateur adjoint au musée des Antiquités égyptiennes de Boulaq.
Transféré ensuite à Gizeh...
Il devint le musée égyptien du Caire en 1902.
Il aurait visiblement découvert cette œuvre dans l'hypogée de Cheikh Hatiay TT324 au sein d'Abd el-Gournah.
Photos prisent à partir du catalogue Toutânkhamon...
L'or de l'Au-delà...
Paris...
2004 en page 221...

Voici un objet lié au monde de la cosmétique ! Il semble avoir été usité dans la vie quotidienne.
Et ce pour un personnage qui devait bien être nanti, forcément...
Voici ce qui devait être l'onguent de Dame Siamon...
Un paradoxe cependant quand on pense au :
- Plaisir,
- A la douceur.,
- Au bien être évidemment,
- Au fait de s'occuper de soi,
- A la beauté,
- ...
A contrario,
Cette image,
Cette iconographie,
Cette oeuvre provenait d'un travail parfait d'artisan ! Nonobstant, si elle fut bien des plus respectueuses en montrant des travailleurs en plein effort, il semble bien qu'ils furent paradoxalement démunis.
Exploités,
Démontrant un travail bien pénible,
Et dans une attitude des plus serviles à la souffrance,
...
Voici probablement la réalité d'un choc flagrant !
Le choc de deux mondes...
Il devait certainement coexister en permanence.
Vous l'aurez bien compris :
- La caste des nantis...
- Et celle que je nommerais aujourd'hui les serviteurs.

Représentation d'un veau, me semble-t-il !
Le veau...
Un lien avec la force de vie...
Un lien avec l'astre solaire...
Un animal qui devait bien incarner en quelque sorte le pouvoir.
Rappelez-vous...
De cette vache relative à la grande netjeret Hathor...
Animal bien protecteur qui se nourrissant de lait.
Il est donc tentant d'associer l'onguent de Dame Siamon avec le symbole du veau.

Voici ainsi une figuration d'un homme vêtu :
- D'un pagne plissé,
- Portant une cruche lourde !
Et l'accentuation fut bien réalisée à travers :
→ Ce dos courbé,
→ Sa tête penchée vers le bas,
→ Voyez également cette position quant à ses pieds.
→ Le cou, bien mal à l'aise visiblement avec cette sensation d'écrasement.
→ Sans omettre les genoux. Ils semblent ne pas atteindre la surface même du sol.
Une impulsion majeure et de plus bien dynamique, tout en soulignant encore plus cette sensation d'effort.
Cela donne alors une véritable impression de supporter un poids encore plus important.
- ...
- Des cheveux rasés, pigmentés en noir,...
- ...
Le visage est bien rond...
Et la petite taille quant à cette figurine, à savoir 15,4 cm !
Un soin exceptionnel, selon moi, fut visiblement apporté sur cette sculpture :
- Le nez,
- Les oreilles (Décollées),
- Les lèvres épaisses,
- La forme des sourcils,
- Mais également de larges pommettes,
- ...
La chair des netjerou...
On objectera certainement, de nos jours en tout cas qu'afin de souffrir, fallait-il qu'il y ait eu de la chair.
Comme vous savez, le mot même de chair fut bien couramment employé par les Égyptiens de l'antiquité, et ce, à propos de leurs netjerou(t).
Cependant...
A la différence des êtres humains, la chair divine fut d'or.
Si, bien curieusement, une telle nature n'empêchait pas la souffrance, elle permit tout au moins aux netjerou(t) de surmonter les maladies comme les blessures ainsi que bien d'autres mutilations. Et de plus, bien évidemment, de ne pas en mourir.
L'or :
- Un élément parsemé partout sur terre, cependant en infime quantité comme vous savez.
- Une liaison divine avec Râ ?
- Son éclat, identique à notre astre i.e. le soleil, en fit une matière magique, immortelle, éternelle,...
- ...
Qu'importe en vérité !
L'homme est bien constitué de carbone ! Cet élément qui nous paraît à priori très abondant vis-à-vis de l'or.
Tout semble tellement relatif en ce monde des réalités.
Car finalement le carbone est lui-même si faible en concentration si nous le comparons à cet autre molécule qu'est la silice et ce au sein de l'univers.
Nous aurions pu nous-mêmes avoir été des êtres de silice.
Alors cet or...
Fut certainement un avantage non négligeable lorsque l'on songe à la vie mouvementée des netjerou(t).
Quoique précieux, le corps des netjerou(t) s'apparentait beaucoup au nôtre finalement. Ils étaient eux également parcouru de fluides vitaux ou même nauséabonds, qualifiés de bonne ou mauvaise humeurs, dont l'épanchement pouvait avoir d'étranges conséquences.

Padiimenipet...
Le Louvre.
Époque Ptolémaïque.
Voici un visage, à la feuille d'or, symbolisant cette "Chair d'or des netjerou(t)".
Dès l'Ancien Empire, apparurent ce genre de masque quant aux momies...
Le défunt devenu un Osiris fut ainsi bien idéalisé.
Le visage à la carnation dorée,
Une lourde perruque,
Un collier ousekh,
Les yeux et les sourcils fardés,
...
Les humeurs des netjerou...

Les larmes d'Horus !
Horus pleurait...
Et ses larmes en tombant, se transformèrent en oliban !
Les larmes d'Horus...
Antyou...
Les larmes du Soudan...

→ Un jour Râ...
Bien las visiblement...
Cracha...
Et puis vomis...
Selon certain paradigme Égyptien, ce fut ainsi que naquit le bitume si précieux pour l'embaumement.
→ Une autre fois Gheb, pris d'étourdissement puis d'un malaise, se mit à saigner du nez.
De ce divin fluide tombé sur terre germa de jeunes pousses. Celles-ci se transformèrent en pins qui, devenus grands, suintèrent une précieuse résine.
Estimable en quelque sorte.
Car utilisée une fois encore dans le processus d'embaumement.
Ainsi :
- Sang,
- Salive,
- Larmes,... Toutes expectorations divines ne furent jamais réellement perdues. (Vous connaissez bien l'adage qui stipule que rien ne se perd, tout se transforme...).
Tout cela devait bien pourvoyer à la création de nouvelles matières, plantes,...
Le désagrément de leur épanchement nous est d'ailleurs rarement relaté. Les netjerou(t) semblaient s'accommoder de ces maux bénins ! Les textes nous relatent en revanche des affections dont les conséquences auraient pu être bien plus grave.
Gheb...
Osiris pouvaient certainement en témoigner.
→ ...
Gheb brûlé au visage...
Être le roi des netjerou...
"nesou netjerou"...
Cela ne fut pas réellement sans risque, physique en tout état de cause. La couronne de la suprême royauté fut dangereuse pour la santé ! Davantage encore si le netjer ne fut pas vraiment préparé à la porter.
Ce fut bien cette mésaventure que je vous conte aujourd'hui, celle qui devait survenir à Gheb.

Gheb Papyrus mythologique de Neskapashouty.
Source
Largeur : 27 cm
Le Louvre.

Il fut trop pressé !
Bien empressé...
Trop impatient finalement de porter une couronne qui de plus ne lui revenait pas encore de droit.
A peine eut-il ouvert le coffret dans lequel reposait le précieux ornement de son père, qu'il fut grièvement brûlé au visage par l'Uraeus qui en assurait la garde.
Il lui faudra alors les soins prodigués par Râ afin que Gheb puisse se sortir d'affaire.
Une couronne bien trop lourde...
La couronne Hemhem est une couronne divine...
Bas-relief dans l'escalier est du temple d'Edfou.
Elle pouvait cependant être portée par les pharaons défunts.
© Rémih
Cette couronne Hemhem fut composée de l'Atef, associée et posée sur une base formée par deux cornes torsadées de béliers.
Elle apparaît sous le règne des pharaons atonistes, mais fut bien représentée sous les Ptolémée.
Elle pouvait également être combinée avec le Némès.
La couronne divine fut décidément source de bien des soucis pour nos netjerou(t).
Osiris pourrait lui-même en témoigner.
Du jour où il voulut se coiffer du suprême ornement...
A peine s'en était-il couvert d'ailleurs, qu'il se sentait bouillir de l'intérieur ; des étourdissements lui prirent et de vilaines tumeurs apparurent sur son visage. C'était une nouvelle fois Râ qui tira Osiris de ce mauvais pas, pratiquant en véritable médecin une saignée dont Osiris se souviendra.
Jusqu'à l'environnement même qui peut s'avérer hostile vis-à-vis des netjerou(t)...
Le meilleur exemple semble être le scorpion dont bien des membres de la compagnie divine eurent à souffrir.
Et il faudra tous les ressorts de la magie pour détourner les conséquences de la piqûre d'une issue fatale.
→ Ainsi, Râ fut lui-même victime du terrible animal. Piqué après l'avoir écrasé par inadvertance, s'étant même évanouie.
→ La fille de Râ, Bastet, pourtant bien prudente, fit de même et s'en réchappa grâce à la magie prodiguée par son père.
→ Et que dire bien sûr d'Horus, faible et chétif lorsqu'il fut jeune, qui lui aussi fut piqué par un scorpion.
La magie de sa mère ne sera pas vaine pour sauver le jeune garçon.
→ ...
Alors, à suivre...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
• Sources...
Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.
Symbole de l'Egypte, Poche, 2004 page 75...
G. Daressy, "Rapport sur la trouvaille de" "Hatiai"" ASAE 2 (1901), page 1 à 13, PM, nécropole thébaine I, partie 2. Tombes royales et petits cimetières, Oxford, 1973, page 672.
"La typologie des statuettes tenant un vase à onguent offertes par le roi dans les scènes rituelles des temples du Nouvel Empire : à propos de deux bas-reliefs du temple de Ramsès II à Ouadi es-Seboua". Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde 128 (2001) : page 65 à 70.
Portraits de l'Égypte romaine, catalogue d'exposition, Paris, musée du Louvre, 1998, page 38 n° 3.
• Sitographie...
http://www.egiptologia.com/arte/104-obras-en-detalle/3304-unguentario-de-siamon.html
Aphorisme...
Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !
Aucune prétention...
Ne prétend pas tout dire...
"La conscience n'est dans le chaos du monde
qu'une petite lumière,
précieuse
mais
fragile."
Louis-Ferdinand Céline

ânkh oudja seneb
![]()
nḫ(=w), wḏ(=w), snb(=w)
"Qu'il soit vivant, intact et en bonne santé !"
La traduction littérale en français est quelque peu fausse, nonobstant, les voici :
vie, santé, force (v.s.f.).
vie, force et santé.
Solitude ou ferveur ? Le célibat au sein de l'Égypte ancienne !
"La vie"…
Groupe familial de Senedjemib Bebib ...
Contrôleur des travaux ...
Avec son épouse et son fils.
Calcaire, pigments - Ancien Empire - 5e dynastie - vers 2465-2323 B.C.E Provenant du mastaba B13 à Saqqara:
Musée égyptien du Caire - CG 151
© Marie GRILLOT.
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
![]()
Un sage un jour parla ! (?)...
"Si vous voulez mesurer la valeur d’une Civilisation,
regardez d’abord comment elle a traité
les femmes,
les pauvres
et
les faibles"
Une épreuve ?
Surtout quand elle fut subie par une jeune fille.
Le célibat ?
Il fut certainement synonyme de solitude.
Mais également d'exclusion si nous nous référons au contexte historique ...
Nonobstant. ..
Lorsqu'il fut le corollaire d'une certaine condition religieuse, alors il pouvait bien être associé au prestige mais aussi à la puissance comme nous verrons au cours de cette thématique.
Le célibat ne fut pas considéré comme une situation normale en Égypte ancienne.
De fait...
Les célibataires furent "plus ou moins" réprouvé(e)s.
Peinture de la chambre funéraire de "Userhet".
N'est-elle pas sublime cette femme ?
Hypogée coloré.
Les peintures sont parfois bien abîmées, cependant les couleurs sont toujours bien vives !
Nous sommes bien dans la vallée des nobles.
Cette nécropole renferme pas moins de 400 dernières demeures comme vous savez !
Des hypogées qui s’étalent au sein de l'ancien village de Gourna.
Elles dateraient d'une ère allant de la 6e dynastie et ce jusqu'à la période gréco-romaine...
Ainsi...
L'Hypogée TT56 d'Userhet peut être trouvé dans la zone du village de Sheikh Abd 'el-Gournah, au sud de l'hypogée de Ramose (TT55).
Il est peint avec des scènes insolites comportant de nombreux sujets, paradoxalement peut être au fait que sa décoration ne semble pas véritablement terminée.
Plan de l'article...

Objects found by garstang and his team.
→ L'origine probable du "mariage" Kemet...
→ Un obstacle de taille...
→ De fait il est bien difficile d'entrevoir le célibat aux travers des bas reliefs !
→ Quand les filles semblaient se languir !
→ La prière à Hathor...
→ Les pratiques magiques !

L'origine probable du "mariage" Kemet...
Ainsi le mariage fut bien le ciment de la société antique égyptienne...
Il devait du reste bien la structurée.
Très souvent les légendes attribuaient l'institution du mariage au fondateur de la nation... (?)
Ainsi, le pharaon Ménès...
Le premier souverain de Kemet, comme vous savez.
Il serait probablement le créateur du mariage, dans son pays du moins.
D'ailleurs...
Le terme même de mariage existait-il vraiment en égyptien ancien ? Cette union se concrétisait par la cohabitation des époux.
Cependant "les noces" avaient bien un but :
- La reproduction !
Elle devait assurer la survie de l'espèce, mais pas seulement...
- La transmission du nom,
- Tout comme celui du patrimoine le cas échéant.
- ...
- Un point encore plus essentiel peut être à leurs yeux en tout cas, fut bien la continuité du culte des ancêtres. Cette dernière notion fut probablement l'une des plus importantes dans cette société antique et cela compte tenu du poids de la religion, de...
Les célibataires furent certainement alors dépourvus d'héritiers. Et ce furent bien ces derniers qui accomplissaient pour le défunt les rites funéraires, dont lui même avait probablement réalisé vis-à-vis de ses parents,...
Un obstacle de taille...
Ce fut bien celui du voyage après la rupture. Comme vous savez, ce "trajet" se devait de se dérouler dans les meilleurs conditions.
Pour cela,...
Il devait y avoir des circonstances parfaitement subies du reste, réprouvées même,..., qui valaient plus ou moins à l'intéressé l'exclusion et la réprobation de la communauté toute entière : anathème que partageait d'ailleurs la vieille fille ainsi que la "prostituée".
Nonobstant...
Nous devons bien reconnaître que les informations sont très peu abondantes afin de relater ce fait dans cette société.
La situation dite "normale" fut visiblement bien le mariage : du moins c'est lui que nous retrouvons le plus répandu dans les sources.
De fait il est bien difficile d'entrevoir le célibat aux travers des bas reliefs !
Et ce même au niveau :
- Des fresques...
- ...
- Des vestiges retrouvés dans les sépultures...
Malgré tout cela, faisons confiance aux passionnés, aux chercheurs, aux découvreurs,..., ils trouvèrent quelques indices.
Quand les filles semblaient se languir.
Subi...
Le célibat "assurait" la solitude.
Quels furent donc, par conséquent, les intéressées à le devenir volontairement ?
Probablement, celles qui par définition trouvaient difficilement l'élu :
- Les malheureuses atteintes de malformations ou de difformités,
- Les handicapées,
- Celles frappées de maladies héréditaires,
- Les jeunes filles dont le physique étaient particulièrement disgracieuses,
- Ou encore celles qui se trouvaient trop pauvres,
- Celles aussi issues de certaines castes, comme celles élevant des porcs...
- Ou alors trop inhibées,
- A l'inverse, trop délurées,
- Celles qui n'éprouvaient aucun attrait, pourquoi pas ? Pour le sexe opposé...
- ...
Constatez vous-même...
Les raisons pouvaient être bien nombreuses. Il n'y a pas si longtemps que cela, étions-nous si différents ? Le sommes-nous du reste véritablement, même aujourd'hui, tant distant que cela ?
Les jeunes filles qui voyaient les années se succéder...
Sans qu'aucune proposition de mariage ne leur fût faite, celles là, je subodore de la désespérance.
Alors, afin de :
- "Conjurer" le sort,
- De retrouver l'espoir perdu, émoussé par le temps ?
- ...
- De s'attirer la bonne fortune... Que leur restait-il finalement ?
Pouvons-nous alors imaginer :
- La prière à certain(e)s netjerou(t),
- Les pratiques magiques,
- ...
La prière à Hathor...

Les filles adressaient bien certainement leurs suppliques à Hathor ! Cette divinité qui était censée protéger les femmes d'une manière générale...
Netjeret de l'Amour...
Netjeret du bonheur...
Netjeret des unions et "mariages antiques". Elle assurait ainsi la fertilité et il était même dit qu'elle "accueillait les prières de chaque jeune femme qui pleurait" !

Afin d'obtenir un prétendant, on pouvait se rendre en pèlerinage au sein de son sanctuaire principal, celui comme vous savez situé à Dendérah.

Voici le temple d'Hathor à Dendérah.
Ainsi, tous les ans...
Pendant le mois d'Epiphi (mi-mai / mi-juin)...
Nos anciens Égyptiens massés sur les berges du Nil voyaient remonter la barque de la netjeret qui quittait alors Dendérah afin d'aller rejoindre son époux à Edfou et ce pour évidemment célébrer le mariage sacré "la bonne rencontre" avec Horus.

Hathor au niveau du mont Horeb...
C'est l’endroit, dans le Sinaï, où Moïse aurait reçut les Tables de la loi, lors de l’épisode de l’Exode, décrit dans la Bible... (?)
En mars 1906, Sir W.M. Flinders Petrie découvrit les ruines d’un temple Égyptien, au premier abord assez classique, mais qui allait s’avérer très mystérieux, le temple de Sérâbît el-Khâdim que vous connaissez...
Les pratiques magiques !
Elles pouvaient aussi employer des charmes...
Ceci afin d' "ensorceler" en quelque sorte l'être aimé. Ainsi, attirer dans leurs filets un jeune homme indifférent ou amoureux d'une autre.
On pouvait aussi probablement envoûter une statuette en cire ou en terre cuite afin d'écarter une adversaireavérée, potentielle, probable, redoutée,...
Enfin...
Mieux valait éviter ce qui pouvait faire obstacle à une union.
Ainsi un exemple parmi tant d'autre...
Il fut interdit aux jeunes vierges de ramasser ou de faire la cueillette des amandes car elles pouvaient risquer de perdre leur virginité et de tomber enceinte.
Quand le célibat s'accompagnait du pouvoir...
Entre célibat féminin...
Et religieux...
Voici les fameuses divines adoratrices d'Amon :
- Des épouses divines,
- Des épouses terrestres,
- Des épouses réelles et fictives à la fois du netjer Amon : un titre qui survécu pendant près d'un demi-millénaire au moins.
Elles eurent un pouvoir bien plus spirituel que temporel et limité aux environs de Thèbes !
Cependant,
Afin d'être symbolique,
Leur charge n'en impliquait pas moins un rôle non négligeable dans le domaine politique jusqu'à atteindre une stature quasi royale.
Certaines furent en particulier parvenues à évincer et même éliminer le grand prêtre d'Amon à Karnak. Ainsi, cette charge avait peu à peu été confiée à l'une des filles de pharaon. Celle-ci se sacrifiait en quelque sorte afin de se vouer corps et "âmes" à un célibat véritablement définitif.
Pour elles donc, pas de mariage possible.
Pour elles pas d'enfant évidemment.
Elles se devaient de se consacrer exclusivement à Amon.
L'amour...
L'union avec Amon...
Elles restaient visiblement vierge, puisque ces épousailles étaient par définitions virtuelles.
En absence de descendants...
Ces divines adoratrices se succédaient par le biais de l'adoption et leur choix était soumis à la décision du prince.
Comme de véritables souveraines, les divines adoratrices recevaient leur titre lors d'une cérémonie instituée à Thèbes et possédaient des terres dont la surface sera d'ailleurs croissante puisqu'elle atteindra au fil du temps près de 1 000 hectares.
Semblables à des reines...
Elles se déplaçaient avec leur cour et étaient servies par un personnel important.
Enfin, précisons qu'elles oaurairnt bien constitué de véritables dynasties.
Terminons aujourd'hui avec ce superbe poème d'amour.
Extrait du papyrus Chester Beatty I...
Édite par Alain Gardiner et intitulé "Grande joie du coeur".
Pour se représenter la femme de l'Égypte ancienne, rien ne vaut un petit poème d'amour, faisant une sorte d'hymne à la féminité.
"Tu es la Grande Joie du Cœur, l'unique, la bien-aimée, la sans pareille, la plus belle du monde.
L'unique, la bien-aimée, la sans pareille,
La plus belle du monde,
Regarde-la, telle l'étoile étincelante de l'an nouveau
Au seuil d'une bonne année.
Celle dont brille la grâce,
Dont la peau luit d'un tendre reflet.
Elle possède des yeux au regard limpide
Et des lèvres au doux parler.
Jamais parole superflue ne sort de sa bouche.
Elle, dont le cou est long, la poitrine lumineuse,
Est dotée d'une chevelure couleur de lapis-lazuli poli.
Ses bras surpassent l'éclat de l'or,
Ses doigts sont semblables aux calices de lotus,
Celle dont les jambes défendent la beauté,
Celle à la démarche empreinte de noblesse
Lorsque à terre elle pose les pieds.
De son baiser me prend le cœur !
Elle fait que le cou de tous les hommes
Se tourne pour la regarder,
Et chacun de ceux qu'elle salue est heureux :
Il se sent, alors, le premier des jeunes gens.
Lorsque de sa demeure elle sort,
On croit, alors, voir Celle-qui-est-l'Unique !"

Magnifique peinture d'une femme...
Épouse de Sennefer dans une dernière demeure d'éternité au sein de la vallée des nobles, à Louxor.
Voilà...
Il vous faudra maintenant attendre un peu, afin d'en connaître peut être davantage sur ce sujet...

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
- Sources...
"Mariage et divorce dans l'Egypte ancienne" de Handoussa, Tohfa : L'étude des Papyrus et des Ostraca a beaucoup contribuée aux recherches sociopolitiques, historiques mais aussi juridiques.
Manniche, Lise. Sexual Life in Ancient Egypt. Kegan Paul International. London & New York. 1997.
Pascal Vernus, Dictionnaire amoureux de l'Égypte pharaonique, Paris, Plon, 2009
Desroches-Noblecourt, C., La femme au temps des pharaons, Stock, Paris,1986.
"Mariage et divorce dans l'Egypte ancienne" de Handoussa, Tohfa : L'étude des Papyrus et des Ostraca a beaucoup contribuée aux recherches sociopolitiques, historiques mais aussi juridiques.

Aphorismes...
Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !
Aucune prétention...
Ne prétend pas tout dire...
"Il est très malaisé de parler beaucoup
sans dire quelque chose de trop."
Louis XIV
"La vérité
a des visages différents
et
parfois contradictoires"
Juan Marsé

Voici toute l'ambiguïté du porc en Égypte ancienne.
"Vivre"…
"La vie"…
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Au fil des siècles ...
Le culte des animaux sacrés devint prépondérant, la religion égyptienne également d'ailleurs.
Il rassemblait un incroyable bestiaire d'où devait du reste se mêler à la fois :
- Une évidente force symbolique,
- Une connaissance zoologique extraordinairement fine et juste,
- Une ...
L'animal que nous pouvons du reste rencontrer :
- Au sein des temples,
- Nourrit avec soin,
- Parfois mis à mort rituellement,
- Embaumé,
- Et même certains hypogées furent créés justes pour lui.
- Parfois, les chercheurs en découvrirent inhumés avec leurs maîtres,
- ...

Peinture de la chambre funéraire de Horemheb.
1 422 à 1 411 B.C.E …
Admirez avec moi ce beau veau blanc ...

Une peinture murale d'époque Ramesside.
Deir el-Médineh.
Hypogée d'Irynfer, n° 290.
cf. p. 185. fig. 239. Philippe Germond & Jacques Livet.
Un bestiaire égyptien, animaux dans la vie et la Religion dans la terre de Pharaon.
London. Thames & Hudson. 2001.
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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
→ Nos anciens habitants de Kemet l'antique ...
→ Le monde animal à la manière d'un symbole ...
→ Quant aux suidés, ils prospérèrent.
→ Domestiqué dans le delta dès la période prédynastique ...
→ Si nous nous référons au manuel d’Archéologie Égyptienne ...
→ Des porcs furent même sacrifiés.
→ Et voici bien une constante, le porc fut absent des repas funéraires.
→ Mais, d'où venait donc cette "interdiction" ?
→ Ainsi se nourrissaient-ils ...
→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

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N’a-t-il point observé que l’horreur du cochon ne demeurait que chez les Égyptiens anciens ?
Dont on connait d'ailleurs la proximité culturelle avec les Israélites.
"Ils regardent le pourceau
comme un animal immonde.
Si quelqu’un en touche un,
ne fût-ce qu’en passant,
aussitôt
il va se plonger dans la rivière avec ses habits"
Herodote
Aussi ...
Face à cette "impureté rituelle" ...
Il ajouta que " ... ceux qui gardent les pourceaux, Égyptiens de naissance, sont-ils les seuls qui ne puissent entrer dans aucun temple d’Égypte."
Une exception rituelle semble cependant demeurer à ce rigoureux tabou ...
"Il n’est pas permis aux Égyptiens d’immoler des pourceaux
à d’autres dieux qu’à la Lune
et
à Dionysos,
à qui ils sacrifient […]
dans la même pleine lune […]
tout autre jour,
ils ne voudraient pas en goûter !"
Herodote
Ainsi ...
Hérodote semble parfaitement se refuser à nous révéler la raison de cet interdit.
" ... il n’est pas convenable de [la] rapporter"
Occultant ainsi une des clefs majeures de la civilisation orientale.
Nos anciens habitants de Kemet l'antique ...
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Comme vous savez ...
Ils formaient, ce qui semble de nos jours pratiquement perdu, un peuple en complète harmonie vis-à-vis de mère nature.
Seulement, dans toute "règle", demeure des exceptions à la manière peut être de cet autre beau pays, des temps modernes quant à lui, celui que nous dénommons parfois "la Suisse de l’Amérique centrale" ou "Que vivent pour toujours le travail et la paix" : le Costa Rica ...
Harmonie donc avec :
- L'Itéru, jtrw,
- Le domaine minéral,
- Celui végétal bien entendu,
- Et bien sûr animal ... Ainsi, quant au règne de ce dernier, ils devaient y différentier trois types de vie parfaitement indépendantes (?)
A savoir :
- Les marais (pehou, ...),
- La campagne et les terres cultivées (ouou),
- Le désert (deshret). Voici donc différents biotopes qui peuvent en partie, peut-être, expliquer cette richesse faunique.
Adonc ...
Ne serions-nous pas là en présence d'un facteur nous permettant une certaine compréhension vis-à-vis de nos anciens, de leur sens aigu quant à l'observation des diverses espèces qu'ils devaient du reste côtoyer et ce quotidiennement ?
Ainsi cette faune leur permettait d'acquérir :
- La nourriture,
- Le transport,
- L'agriculture.
"Chacun ensemence son champ
et
y lâche les pourceaux".
Selon Hérodote...
Image of "marsh-animals" from the tomb of Khety
La liberté de nos cochons fut donc aussi employée à des fins agricoles à savoir, l'enfouissement des graines dans les sols mais aussi pour le dépiquage.
- La domestication,
- La chasse,
- La protection,
- Les soins,
- Des animaux de compagnie ... Ils furent bien souvent vénérés, et ce malgré une certaine hostilité potentielle, probable, imaginée / réelle, ...
Leurs connaissances :
- Éthologiques,
- Comme zoologiques, permirent probablement à l'aboutissement d'une incarnation dans un animal donné, d'une certaine divinité, dont les "pouvoirs" devaient être liés aux caractéristiques spécifiques de l'animal en question. Ainsi, l'esprit de cette divinité investissait l'animal devenant sacré car en relation avec le netjer ...
Les animaux de Kemet furent représentés comme vous savez par de très nombreuses espèces dont certaines ont totalement disparu de la faune égyptienne actuelle.
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Y aurait-il une similitude avec notre époque moderne ? Le dernier léopard d'Égypte ...
Aussi...
Souvenez-vous des quatre dents de panthérinés découvertes à Guizeh au début même de l'année 2014.

Ainsi :
- Deux dents de léopard furent découvertes au sein d'une maison.
- Puis à nouveau deux autres dans un monticule sis le bâtiment en question.
Nonobstant ...
Les chercheurs devaient probablement s'attendre à y découvrir des os s'y rapportant.
Seulement voilà ...
Au jour du 21 Janvier 2014, cela ne fut pas le cas.
Comment les chercheurs pouvaient-ils alors expliquer la présence de tels félins et surtout en ces lieux ?
Alors, souvenons-nous encore de cet Ancien Empire, de cette ère qui vit l'érection des plus grandioses pyramides. Ainsi, pouvons-nous voir quelques hauts personnages vêtus de peau de léopard. Comme le fut parfois d'ailleurs les membres même de la famille royale. De temps à autre, cette peau gardait même la tête de l'animal.
Ne serait-ce point là une explication plausible quant à la présence de ses dents ?
Provenaient-elles de la "tête" même d'un tel vêtement ?
Le prêtre supposé occupant ses lieux, fut-il membre de la famille royale ? Ce qui du reste pourrait fort bien expliquer l'importance et le nombre de chambres (21) de cette grande maison.
Les prêtres-Sem,
ḥm-kȝ,
Ils furent des prêtres funéraires finalement.
Voici une superbe photo d'un prêtre-sem.
Provenant du très bel hypogée de Sennefer.
Le monde animal à la manière d'un symbole ...
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La symbolique ...
C'est encore de nos jours un des ressorts cachés du pouvoir. Ainsi les symboles d’une nation représentent bien une véritable clé quant au déchiffrement même de son système à la fois politique et bien évidemment social.
Nous pouvons de nos jours observés une véritable sécularisation de nos sociétés. De fait, le fond archaïque et symbolique de l’être humain n’a pas vraiment disparu. Ainsi, quelques artefacts quant à ce sentiment religieux se retrouvent aujourd’hui camouflés au sein même de nos pratiques quotidiennes.
Nous trouvons le symbole dans de bien nombreux hiéroglyphes, figurines, statues, fresques, ..., dans de riches sépultures, mais pas seulement comme vous savez.
Associés aux déités :
→ Certains animaux furent du reste quasiment élevés dans les temples comme pouvait l'être par exemple l'Ibis, les chats, les chiens, ...
→ Ils furent ensuite sacrifiés afin d'être donnés en offrandes aux netjerou(t) ...
→ Ainsi, afin de remercier la divinité d'avoir exaucé son vœu, un dévot devait certainement l'acheter aux prêtres éleveurs ; l'animal était de fait immolé, momifié puis inhumé au sein d'un cimetière réservé à son espèce.
Une sorte d'économie parallèle était alors née. Basée non pas directement sur l'élevage mais plutôt sur les cultes ... Ce qui d'ailleurs provoqua probablement, à la manière de notre ère moderne, des tromperies.
→ Nonobstant, une fois parvenue dans l'au-delà, l'animal considéré devait servir alors de messager auprès de la déité pour enfin bénéficier de l'éternité.
Quant aux suidés, ils prospérèrent.
Suidae ...
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Tous les cochons auraient-ils le même ancêtre : Sus Scrofa ?
Le sanglier sauvage,
Grandes défenses,
Ils auraient émigré alors vers l'Afrique du nord et ce au quaternaire.
De ce dernier serait apparu :
- Les porcs,
- Les phacochères,
- Les sangliers,
- ...


Les pharaons noirs, une dynastie qui unifia l'Égypte ancienne et la Nubie !
"Vivre"…
"La vie"…
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Nous sommes au sein de la 25e dynastie ...
Voici Taharqa.
Taherouk...
Nous connaissons évidemment Ramsès le Grand et les splendeurs qui lui furent attribuées, associées.
Aussi souvenez-vous ...
Un demi-millénaire plus tard, Kemet entra au sein d'une période de déclin qui finalement aboutira à ce que les égyptologues nomment aujourd'hui la "Basse Époque".
Anarchie ...
Injustice ...
Corruption ...
Ou était bien passé la Maât ? Car l'empire allait visiblement vers un chaos inextricable.
Même si, quoiqu'il en soit, l'Homme providentiel ne peut véritablement pas exister :
- Fut-il un opportuniste ?
- Désirait-il finalement asseoir son autorité sur les territoires du Nord, du Delta ?
- Etait-il courageux ?
- Cherchait-il la sérénité et la paix d'antan ?
- Voulait-il prendre une certaine "revanche" vis-à-vis d'une Kemet qui était comme vous savez bien, dominatrice, et ce durant plusieurs millénaires ?
- Etait-il un sage ?
- Rêva-t-il de restaurer l'unité du royaume et ce dans le culte des netjerou probablement quelque peu oubliés ?
- ... ?
Toujours est-il que vint le jour ou un homme, venu du sud, sembla refuser cette fatalité. Un certain Piankhy …
Lequel fut quelque peu mentionné dans le précédent article de cette thématique ...
Le "pharaon noir" venu du Sud.


Voici une carte de la vallée du Nil ...
Photo satellite de l'Égypte mais aussi de la Nubie.

Ce qui reste visiblement de la cité de Kerma.
© Lassi
Plan de l'article ...
→ Ainsi la Nubie antique …
→ Le Soudan d'aujourd'hui ...
→ Un travail de pionnier ...
→ Les fameux "pharaons noirs".
→ Quelques dynastes locaux …
→ D’ailleurs vous connaissez bien son propre fils …
→ La politique de conquête inaugurée par Piankhy …
→ De Jérusalem à Khartoum ...
→ Certains pourraient bien trouver curieux cette appellation de pharaon Noir (?)
→ Alors pourquoi parler de pharaons noirs, puisque déjà Snéfrou semble visiblement l’avoir été ?
→ Alors si j'osais cette analogie ?
→ Et puis rappelons-nous simplement ...

Voici une superbe représentation.
Une chatte à tête nubienne.
H = 11.7 cm ; Pr = 6.2 cm.
Département des Antiquités égyptiennes.
Louvre.
© Rama
La Nubie antique …
Ce fut bien un mot d'origine égyptienne, d'époque pharaonique, … : "nub" qui devait représenter l’or produit précisément dans cette région !
Cette contrée représentait environ un dixième du Soudan quant à sa superficie ...
"Ta-Sety" …
"Pays de l'Arc" …
"Ta-Khenes" …
"Terre courbée" …
"Historiquement,
comme en font foi les plus anciens textes égyptiens,
la Nubie commençait, lorsque l'on venait du nord,
un peu après ElKab.
En effet, la province égyptienne située
entre Thèbes et Assouan
porta longtemps le nom de "Pays de l'Arc",
en égyptien ancien Ta-Seti,
qui traditionnellement dans les documents hiéroglyphiques désigne ce que nous appelons la Nubie"
S. Adam et J. Vercoutter…
"L'Histoire Générale de l'Afrique"
Paris, JA / Stock / Unesco, 1980, chapitre 8 en page. 241 …
Une région comprise entre Thèbes et Assouan.
Un État bien autonome en vérité ...
Un de ceux finalement dont le rayonnement économique mais aussi culturel commence à peine à être véritablement mesuré de nos jours.
Ainsi, si sa proximité avec l'Égypte a pu sans aucun doute l'influencer, ce fut bien probablement une contrée qui avait développé une identité qui lui fut particulièrement propre : pour cela il suffit de se souvenir d'une certaine géographie, cette forme de cercle, quant à certaine de leur dernière demeure, ...

Plusieurs pyramides …
Dont certaines disposaient visiblement d’une sorte de cercle à l’intérieur.
Un cercle relié aux quatre coins de la pyramide et ce par des croisillons.
© Vincent Francigny / Sedeinga Archaeological Unit / SEDAU /
Le Soudan d'aujourd'hui ...
Cette Nubie d'antan ...
Une belle province septentrionale quant à Kemet.
Nonobstant, elle n'a jamais réellement et véritablement bénéficié d’une attention aussi :
- Particulière,
- Large,
- Soutenue,
- Adulée,... Et tous ceux-ci vis-à-vis du grand public ...
Souvenons-nous quand même de ses chercheurs, bien souvent Français, ... :
- Frédéric Caillaud,
- Linant de Bellefonds : deux chercheurs Français autour de 1821.
- Il faudra patienter jusqu'en 1950 afin d'y voir, le professeurs Jean Vercoutter de l'université de Lille,
- Jean Leclant du Collège de France,
- ...
Ainsi …
Je peux pratiquement affirmer, que de nos jours, cette contrée du sud est considérée à la manière d'une civilisation à part entière.
Le premier grand royaume d'Afrique, peut-être ...
"Faire apprécier les richesses archéologiques d’un Soudan
qu’admirent
et
aiment
ceux qui ont eu le privilège d’y découvrir
dans un environnement admirable
tant de monuments fascinants …
Une population accueillante et généreuse,
les Nubiens derniers descendants des pharaons noirs”.
Jean Leclant.
Un travail de pionnier ...
Celui de cette Histoire du peuplement humain ! Mais également des canaux relatifs au désert du Nil, ...
Kerma ...
Une géographie de 1000 km.
Aujourd'hui, on parle du nord du Soudan.
Un millénaire de pérennité ...
De prospérité ...
... Kerma était bien tout cela, dans cette période qui allait de 2 300 et 1 500 avant notre ère... Cela devait bien correspondre à cette période qui allait de l'Ancien Empire égyptien à sa deuxième période intermédiaire.
Le tout premier royaume de l'âge du bronze en Afrique.
Avec ...
Et, en rivalité d'ailleurs, sa célèbre voisine i.e. Kemet / Kêmi / km.t.
"C'étaient une civilisation remarquable,
en produisant une partie de la poterie
la plus exquise de la vallée du Nil."
Rappelons-nous :
- Avant le pharaon Sésostris III...
Jai-kau-ra ...
Senusert III ...
Sesostris III ...
1872 à 1853/52 avant l'ère du Christianisme... Nous sommes bien au sein de la 12e dynastie, et donc avant ce pharaon il n'y avait pas de frontière politique entre Kemet et Kouch …
La civilisation nubienne fut pendant très longtemps intégrée à la culture égyptienne.
Les Koushistes se sont d'ailleurs largement inspirés du peuple égyptien.
Paradoxalement ...
Cette Nubie, redécouverte au 19e siècle, apparaît comme étant une entité bien distincte.
- Et ce que nous appelons civilisation méroïtique n'est en fait que le dernier état d'une culture bien plus ancienne.
Elle tira ses origines (Dès 2 300 et jusqu'en 1 550 avant notre ère) du royaume de Kerma.
Cette ville domina la vallée du Nil entre les troisième et quatrième cataractes ...
- ...
Les fameux "pharaons noirs".
Ceux la même qui dominèrent Kemet au cours de cette 25e dynastie et ce pendant presque un siècle.
Cela fit suite comme vous savez à l'anarchie, au chaos, aux troubles internes, aux révoltes récurrentes, …, à la Troisième Période Intermédiaire,...
Quant à la Nubie …
Elle resta une province égyptienne et ce jusqu’aux environs de 1050 avant l’ère du Christianisme …
Souvenez-vous …
Aux environs de 950 ans avant notre ère …
La grande cité de Napata donna en quelque sorte naissance à une dynastie, celle que les égyptologues dénomment Kouchite. Ce fut un véritable royaume, particulièrement indépendant.
Ainsi…
La 25e dynastie égyptienne semble bien en être issue.
Quelques dynastes locaux …
Nous pouvons découvrir quelques dernières demeures, parfois mêmes, elles sont encore de nos jours anonymes…
Nous sommes bien au sein de cette nécropole d’el-Kourrou.
Nous pouvons donc y rencontrer notamment Alara : le septième souverain de Napata.
Une de ses représentations fut d’ailleurs retrouvée comportant une tête coiffée de l'uraeus ! Un véritable symbole comme vous savez quant à la protection royale.
Nous sommes alors autour de 785 / 760 B.C.E.
Il fut "Fils d’Amon" et à ce titre il entreprit visiblement une véritable politique de construction ! Il suffit pour cela d’aller au Djebel Barkal mais également à Kawa, …
Ainsi …
Dota-t-il la troisième cataracte d’un puissant royaume au sein des plaines de Boutana ! Vous l’aurez bien compris nous parlons ici de Méroé.
Vint ensuite son frère et successeur, le "Kouchite".
Kachta …
760 à 747 B.C.E.
D’ailleurs vous connaissez bien son propre fils …
Il quitta visiblement la qualité de dynaste local, ce fut Piankhy …
747 vers 716 B.C.E.
Il consolida son pouvoir en terre de Nubie puis entreprit la conquête de Kemet qui se trouvait alors complètement désunie.
Couronné à Thèbes …
Vint alors l’an 20 de son règne; Il se lança alors à la conquête du Delta du Nil et ce contre une coalition égyptienne menée par un certain Tefnakht, prince de Saïs vers 727 à 720 …
Piankhy prit en particulier Memphis.
Souvenez-vous alors de sa fameuse stèle en granite gris, découverte en 1862 au Djebel Barkal, et conservée au Musée égyptien du Caire… Elle semble être datée de 745 à 713 B.C.E.
On peut y lire un fantastique récit ...
Celui correspondant à sa grande campagne militaire et victorieuse et ce vis-à-vis de Tefnakht. Piankhy domina alors Kemet mais surtout, il permit l'unification avec la Nubie.

Pui il retourna évidemment à Napata, restaurant et agrandissant le grand temple d’Amon au Djebel Barkal.
Un lieu qui devint alors :
- La plus grande cité-sanctuaire du royaume de Kouch.
- Mais également le principal centre religieux kouchite.
- …
La politique de conquête inaugurée par Piankhy …
Elle fut apparemment poursuivie par son frère et successeur …
Chabaka ...
716 à 702 B.C.E … Il consolida le pouvoir en rejoignant Memphis qu’il fit sa capitale et ce dès le début de son règne : un royaume allant de la 6e cataracte jusqu’à la Méditerranée.
C’est sans oublier Karnak …
Il restaura la fonction du Grand prêtre d’Amon et entreprit même de nouvelles constructions. Pendant un siècle durant, les nubiens vont ainsi renforcer le rôle du Grand prêtre d’Amon à Thèbes.
Leurs propres sœurs ou même leurs filles devinrent dès lors des "Divines adoratrices d’Amon", vous savez les grandes prêtresses de Karnak.
"Épouses du netjer" …
Garantes de la légitimité du pouvoir kouchite en Égypte …
De Jérusalem à Khartoum ...
Tel devint l’immense royaume sous les règnes de Chabataka et de Taharqa …
690 à 664 B.C.E …
Certains pourraient bien trouver curieux cette appellation de pharaon Noir (?)
Ne serait-ce pas une erreur finalement ?
Ne sommes-nous pas en Afrique ?
Serait-ce alors une sorte de pléonasme ?
Souvenons-nous :
- Du père de Khéops ...
Il fut lui également noir.
En tout état de cause ...
Il semblerait bien que nous en ayons la certitude du point de vue morphologique, ...
- Des fameux pharaons noirs de cette 25e dynastie ...
Avec leur origine Nubienne ...
Le métissage y étant probablement d'intensité bien moindre qu’au sein des contrées du nord qui devait inévitablement être sujet aux nomades : par exemples les Libyens, Syriens, asiatiques même,
- Il suffit de se rappeler aussi des fameux guerriers Medjayou.
Originaire du nord de la Nubie ...
Enrôlés parmi d'autres peuples de Nubie et ce dans "l'armée" de pharaon ...
La première mention des Medjayou remonterait du reste à l'Ancien Empire. Nonobstant ...
Ils semblent bien avoir été davantage présent au Nouvel Empire et surtout d'ailleurs sous le règne du Grand Ramsès.
- ...
Alors pourquoi parler de pharaons noirs, puisque déjà Snéfrou semble visiblement l’avoir été ?
Comment généraliser en quelques simples phrases ce que fut Kemet ?
Et ceci durant les 5 000 ans de son existence ?
D'autant plus lorsque nous évoquons les origines ethniques car il faut à la fois considérer la localisation, la période, …

Vous aurez reconnu le pharaon Snefrou ...
Usurpateur ou souverain ? Hérihor, ce nouvel "homme fort" ? En Égypte ancienne.
"Vivre"…
"La vie"…
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Voyez cette rivière asséchée ...
Nous sommes aujourd'hui au sein du Wadi el-Gharbi.
À l'ouest de Louxor ...
Près de la belle Vallée des Rois ...
Et également de celle des Reines.
Une lente, mais une dégradation certaine ...
En fait ...
Les choses avaient déjà commencé à se dégrader dès le règne de Ramsès IX. Et même sous Ramsès III les ouvriers, rappelez-vous, se mettaient pour la première fois de l'Histoire, en grève, ce qui constitua véritablement, un événement inouï.
Ensuite ...
La situation n'a pas cessé de se déliter.
Le peuple avait dû s'attaquer aux hypogées royaux afin d'en extraire les richesses qu'il devait bien évidemment revendre pour survivre.
De cette "paupérisation", sembla alors découler tout le mal.
Le règne de Ramsès IX marqua une étape capitale dans les pillages des nécropoles royales.
Le fameux village de Deir el-Medineh se dépeupla.
Ne décompta alors, plus que quelques familles d'artisans.
Hérihor jouant au Senet.
Plan de l'article ...
→ Hérihor était-il réellement un souverain ?
→ Alors fut-ce véritablement une vraie nomenclature royale ?
→ Dans ce cas-là, qu'en pensez-vous ?
→ Et que dire de son lieu d'inhumation ?
→ Souvenez-vous ...
→ Grand protecteur ...
→ Hérihor, ce nouvel "homme fort" ...
→ A l'origine d'importants aménagements ...
→ Le "règne" d'Hérihor ...

La Reine Nodjmet ...
Probablement la sœur de Ramsès XI.
Hérihor était-il réellement un souverain ?
Maints spécialistes modernes supputent qu'il en avait probablement l'intention.
Notons quand même au passage quelques points qui me paraissent évidemment d'importances pour vous les rappeler :
- Il n'était point présent dans les listes royales du légendaire historien Manéthon.
Surprenant quand même !
Du reste ...
Il ne fut visiblement pas le seul.
Cependant ...
Soulignons que cet écrivain, Sebennytos, ne sembla jeter son dévolu que sur une partie de Kemet, certes d'importance, à savoir la Basse-Égypte.
To-Mehou ...
MHw ...
- Il faut aussi signaler que contrairement aux pharaons, les historiens ne trouvèrent pas de calendrier utilisant comme vous le savez les années de règne. (?)
Par exemple ...
L'an 5 d'Hatchepsout ...
- Aurait-il de plus été la seule entité non royale à ériger et décorer à Karnak ... ?
- Hérihor, possédait bien deux cartouches à la manière d'un pharaon.
Le premier : Hérihor, avec cet épithète de "fils d’Amon".
Le deuxième : le grand prêtre d’Amon.
Il possédait aussi un nom :
- D'Horus,
- Des deux maîtresses,
- D’Horus d’or ... Voici donc une belle imitation royale, non ? Mais voilà ...Elle différait, me semble-t-il en tout cas, du modèle qui avait cours au Nouvel Empire.
Chert Nebty, une princesse en Égypte ancienne !
ânkh, un symbole ancré dans l'Histoire de Kemet ...
"Vivre" …
"La vie éternelle" …
"Clé de vie" ...
Le "souffle de vie" ...
Nos anciens concevaient la vie "ânkh" comme un chemin sur lequel il devait avancer, "donner du chemin au pied" ...
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"La terre noire"…
"La terre noire fertile" ...
"Le Double Pays", Taouy (tȝ.wj) …
"Le Pays de la terre noire, l'Égypte" ...

Kemet.
Obélisque de la Place de la Concorde, Paris...
Ainsi, km.t nous rappelle à son bon souvenir, nous sommes en Novembre 2012 avec cette probable princesse Chert Nebty !
"Ce qu'il y a de fascinant avec l'Égypte
c'est que toutes les découvertes scientifiques
n'enlèvent rien à son mystère."
Jean-Louis Amella de ladepeche.fr

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→ I.T.E …
→ Découverte de l'antichambre …
→ Un couloir partant du sud-est de l'antichambre ...
→ Découverte d'hypogées concernant certains employés ...
→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

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La France ...
La Grande Bretagne ...
L’Allemagne, ..., sont des pays bien souvent mentionnés dans l'égyptologie. Nonobstant, les pays Tchèques sont bien loin d'être en arrière-plan dans ce domaine, bien au contraire même.
1920 fut l'année d'enseignement de ce domaine en cette Université Charles.
L’Institut d’Egyptologie Tchèque fut fondé en 1958.
En 1975, Miroslav Verner en devient le directeur et obtint une concession à Abou Sir, à vingt-cinq kilomètres au Sud-Ouest du Caire.

La mission de l'Institut Tchèque d'Egyptologie nous avait alors offerte une nouvelle découverte. Une mission liée à la Faculté des Lettres de l'université Charles de Prague.
Et bien évidemment ...
Avec le reconnu Miroslav Barta, responsable de cette mission.
"Une nouvelle ère
dans l'histoire d'Abousir
et
de Saqqara !"
Selon Mohamed Ibrahim.
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Shert Nebty …
Chert Nebty ...
…
Une princesse pharaonique Cheret Nebty …
5e dynastie …
2 500 B.C.E …
A 25 kilomètres au sud ouest du Caire.
Près de Saqqarah, voici donc un hypogée, sis à Abousir ...
Ladislav Bareš, directeur de l’Institut d’égyptologie tchèque :
"Cette découverte est unique
et
intéressante
car on a mis à jour un grand ensemble de statues
et
de bas-reliefs à l’intérieur du tombeau.
Cela fait longtemps que l’on n’avait pas découvert quelque chose comme cela en Egypte.
Cela ne fait que confirmer que la recherche égyptologique tchèque
fait partie des meilleures au monde."

Voici la nomenclature de cette princesse et ce sur l'un des piliers dans la cour.
© Martin Frouz.
Le site officiel : http://ff.cuni.cz/FF-7563.html?pid=3457
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Abousir ...
Son nom d'origine au sein de l'égyptien antique fut bien Per Ousir : "La demeure d'Osiris".
Sa traduction en grec donna Bousiris.
Puis vint bien logiquement celle en arabe, à savoir Abousir.

Le site fut reconstitué comme vous savez par Ludwig Borchardt qui découvrit quant au complexe de Sahouré, une chaussée de 240 m reliant le temple à la pyramide.
Nous subodorons que ce lieu devait contenir au moins 14 pyramides de la 5e dynastie !

Cartouches des pharaons de la Ve dynastie relevés sur les Tables d'Abydos.
Cependant cette liste ne mentionnait pas Shepseskarê.
Classés dans l'ordre chronologique, de gauche à droite ...
Ochmann-HH.
Fichier sous licence Creative Commons.
-26- Ouserkaf (2 504 - 2496),
-27- Sahourê (2 496 - 2483),
-28- Neferirkarê (2 483 - 2463),
Shepseskarê (2 463 – 2 456),
-29- Neferefrê (2 456 - 2 445),
-30- Niouserrê (2 445 - 2 414),
-31- Menkaouhor (2 414 – 2 405),
-32- Djedkarê-Isesi (2 405 - 2 367),
-33- Ounas (2 367 - 2 347).
Néanmoins seulement 4 demeurent aujourd'hui :
- Néferefrê, Rénéferef ...
Délabrée et jamais elle ne fut achevée.
- Néférirkarê ...
Inachevée.
Ce pharaon introduisit un second cartouche dans sa titulature royale.
- Niousserrê ...
Quant à son temple funéraire, sa construction initiale fut probablement destinée à Néférirkarê, décédé bien prématurément visiblement.
- Le complexe de Sahourê ...
Le mieux conservé comme vous savez.

Abousir.
© L'Institut Tchèque d'Egyptologie
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Un véritable complexe funéraire ...

Une vue d'ensemble du site.
© Martin Frouz.
Le site officiel : http://ff.cuni.cz/FF-7563.html?pid=3457
Miroslav Bárta, directeur de recherche sur la concession tchèque en Egypte :
"Il s’agit de quatre tombes dans la roche,
partiellement décorées.
L’une d’entre elles appartient au superviseur des scribes,
que l’on considérerait aujourd’hui comme un vice-ministre de l’Economie.
Il s’appelait Nefer.
Plusieurs statues en pierre décorent l’entrée de sa tombe.
On a également découvert ces derniers jours d’autres statues dans le ‘serdab’,
une pièce renfermant les statues représentant le propriétaire de la tombe."
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"Nous avons découvert l'antichambre de la
tombe de la princesse pharaonique Chert Nebty,
au centre de laquelle se trouvent
quatre colonnes en calcaire"
M. Ibrahim
L'antichambre serait donc composée de quatre colonnes de calcaire et ce en son centre. Des inscriptions y auraient été également découvertes.
De ce fait, les archéologues pouvaient avec certitude nous préciser quant à la défunte :
- Son nom,
- Ainsi que son titre.

© Martin Frouz.
Le site officiel : http://ff.cuni.cz/FF-7563.html?pid=3457

© Veronika Dulíková
Le site officiel : http://ff.cuni.cz/FF-7563.html?pid=3457
L’identité ainsi que les titres de la maîtresse des lieux furent déterminés grâce aux hiéroglyphes sur les quatre piliers, et ce dans l’antichambre.

Chapelle des hauts dignitaires...
© Martin Frouz.
Le site officiel : http://ff.cuni.cz/FF-7563.html?pid=3457
Un couloir partant du sud-est de l'antichambre ...
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Aussi surprenant que cela puisse paraître ...
Un niveau du couloir ...
Les chercheurs auraient trouvé quatre ouvertures conduisant à autant de nouveaux hypogées.
Deux des défunts proviendraient de l'époque du pharaon Djekarê Isesi de la 5e dynastie.
Ainsi, ils découvrir ce qui fut visiblement deux hauts fonctionnaires, à savoir :
- Le "Grand justicier de la Grande maison" ...
- L' "Inspecteur des serviteurs au palais" ...
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Elle fut bien la contrepartie d'Amon, voici Amonet ... En Égypte ancienne !
"Vivre"… "La vie"…

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"L’Egypte est la plus lointaine
des formes définies qui restent sur l’horizon du passé.
Elle est la vraie mère des hommes.
C’est comme une multitude immobile,
et
gonflée d’une clameur silencieuse"
Elie Faure.
Histoire de l’art.
Amonet.
Amunet.
Amaunet.
Amentet.
Amentit.
Imentet.
Imentit, personnifiant la divinité de la Terre dans l'Ouest, "terre cachée", c’est-à-dire le royaume des défunts.
Ament.
…
Amonèt.
…
La netjeret Amonet fut bien une déité liée à l'une des plus grandes divinités du panthéon.
Conseurt d’Amon...
Adulée...
Elle le fut bien au sein d'un des plus grands temples de Kemet.
Karnak ...
Ainsi …
Nous pouvons déterminer sa présence depuis le Ancien-Empire et ce jusqu'à la fin du règne de pharaon. Précisons cependant que son culte semble avoir été consolidé au Nouvel Empire ...
Ainsi …
Nous pouvons spécifier qu’Amonet fut extrêmement populaire au sein de la 18e dynastie. Son culte semble d’ailleurs avoir été officié par des prêtres de haut rang, comme ceux que l’on dénommait les "prophètes".
Se souvenir par exemple d’Horakhbit ...
Un Premier prêtre d'Amon et prophète d’Amonet …
Amonet au temple de Karnak, à Louxor.
La photo ci-dessus fut prise près du cinquième pylône du temple de Karnak à Louxor.
Une sculpture datée de Toutânkhamon …
Plan de l'article ...
→ Une netjeret bien méconnue finalement !
→ "La Cachée" …
→ Nous sommes peut être au sein d'une ambivalence ?
→ Serait-ce une théorie finalement ?
→ Un des points probablement dès plus atypiques ...
→ Quant à ses rôles probables …
→ Elle fut bien cette divinité tutélaire des pharaons …
→ La création hermopolitaine du monde …
→ Elle fut membre à part entière de l'Ogdoade !
→ En catimini …

Amonet au temple de Karnak.
Une netjeret bien méconnue finalement.
Elle avait bien au moins cela de commun avec le netjer Amon …
Elle fut cachée !
Quant à une de ses différences …
Elle n’était pas aussi connue, bien loin s’en faut.
Ce qui d’ailleurs pourrait bien expliquer que nous avons d’elle fort peu de représentation.
"La Cachée" …
Elle le fut effectivement ...
A la manière finalement du vent que nous ne pouvons pas voir.
Ainsi nos anciens ne devaient pas avoir cette aptitude à percevoir Amonet et ce visuellement.
Tout de même …
Ils pouvaient parfaitement ressentir sa présence.
Analogie au vent …
Nous sommes peut être au sein d'une ambivalence ?
Voici donc un concept élaboré sur le nom d'Amon.
Ce dernier comme vous le savez fut bien mentionné au sein des textes des Pyramides et évidemment en compagnie de notre netjeret Amonet et ce comme un véritable élément constitutif de la création.
- La future Ogdoade d'Hermopolis ...
- Cependant elle était connectée en premier lieu avec l'Ennéade héliopolitainne ... Nous devons noter qu'à ce moment là précisément, elle ne pouvait pas véritablement être considérée comme "une réelle divinité" en soit puisque ne faisant l'objet d'aucun culte, d'aucun clergé spécifique, d’aucun ...
Sommes-nous alors au sein d'une véritable dualité ?
D'une double représentation ... ?
Fut-elle asexuée ? En définitif, peut-être y a-t-il un contre sens dans cette question.
Amon…
Et Amonet, même si du reste nous devons convenir que la netjeret Mout y tenait la première place.
Fut-elle ainsi pour les besoins de la théologie thébaine ... ?
Ou était-elle cette déité existante seulement pour elle-même et ce dès son origine ?
Aurait-elle pu être cette sorte de "contrepoids" quant à l’omnipotence d’Amon, son puissant "compagnon" thébain ?
…
Serait-ce une théorie finalement ?
Nous sommes à Hermopolis …
Souvenez-vous de cette cité, celle du grand netjer Thot.
Ainsi…
Amonet fut bien présente lorsque le netjer "Ibis", ou selon l’iconographie un "singe", créa le monde.
Elle fut évidemment accompagnée d’Amon dont visiblement elle devait représenter la contrepartie féminine.
Seulement ensuite …
Amonet sembla "vivre" dans l’ombre omniprésente de sa puissante moitié masculine.
Un des points probablement dès plus atypiques ...
Elle aurait été munie de la couronne rouge de la Basse-Égypte …
Elle est plate à fond relevé dont l'origine remonte aux souverains du royaume du nord de Kemet.
Mehou, MHw…
"Décheret"... Un attribut, le seul d'Amonet, qui lui vallu d'ailleurs d'être souvent associée à la netjeret Neith.
De plus, elle tenait bien souvent le sceptre papyriforme propres à de bien nombreuses divinités. Un élément qui montrait l'importance relative d'Amonet au regard d'autres netjerout qui pouvaient porter quant à elles le puissant sceptre ouas ...
Rappelons-nous …
Cette couronne rouge fut bien en son temps l'attribut des souverains de la Basse-Égypte, mais pas seulement. Elle concernait également certaines autres divinités comme Neith, Ouadjyt, …
Du reste …
Cette "figuration" fut la plus répandue de notre netjeret.
Voir une représentation en tête d’article …
Cette monumentale statue située donc à Karnak constitue véritablement la meilleure "image" de notre netjeret qui nous soit à ce jour parvenue.
Nous la voyons donc avec la couronne rouge de la Basse-Égypte.
Cela pourrait paraître normal, même sans grande surprise finalement si cela n'est qu'en fait elle était originaire de la Haute-Égypte …
Shemaou …
^mAw ...
"Hedjet" ...
D’ailleurs Karnak devait être son domaine de prédilection.
Quant à ses rôles probables …
Ils furent le fait de :
- Décerner ...
- Mais également de protéger la royauté. En cela elle était aidée par une autre netjeret à savoir Mout ! Une épouse d'Amon comme vous savez. Nous sommes bien alors au sein de la légendaire triade thébaine ...
- ...
Ce fut donc ainsi ...
En tant qu'aspect véritablement féminin du netjer Amon qu'on la vit participer à la fois à l'Ennéade mais également à l'Ogdoade et ce au sein de cette cosmogonie thébaine.
Elle fut bien cette divinité tutélaire des pharaons …
Elle devait avoir une certaine importance lorsque pharaon était en pleine consultation.
A cet effet …
Au niveau d’un bas relief de la belle cité de Karnak, nous pouvons la voir accompagnée du netjer Min …

Musée d'Hermopolis ...
La création hermopolitaine du monde …
Vous l'aurez compris, Amonet est apparue aux origines des temps …
Dès l’Ancien Empire en vérité …
Ainsi …
Son aspect dit primitif était probablement celui d’une femme à tête de grenouille. Cependant il faut bien reconnaître qu’il est particulièrement difficile de la voir représenter ainsi…
Parfois…
Vous aurez peut-être même l’occasion de l’observer sous l'aspect d'une vache … Cela fit suite probablement à cette coutume bien répandue en terre de Kemet et d’époque pharaonique, le syncrétisme.
Elle avait ce que je qualifierais une iconographie dès plus banale. Ce qui du reste la fit presque passer inaperçue dans le sillage ou plutôt dans l’ombre du si puissant netjer Amon.
D'ailleurs souvenez-vous …
Elle ne fut pas la seule à avoir finalement, à un moment donné en tout cas, cette apparence ! Nous avons effleuré au cours d’une autre thématique une divinité basée sur ce batracien, à savoir Heqet ...

netjeret représentée sous la forme d'une femme à tête de grenouille
ou
d'une grenouille,
trahissant ainsi son lien avec l'eau.
Nonobstant Nekhbet supplantera Heqet dans son rôle d'accoucheuse dès la 18e dynastie.
Ainsi, à son origine, Amonet aurait correspondu à des caractères bien abstraits tels que :
- L'invisibilité,
- Mais aussi à celui de l’air,
- …
D’ailleurs, nous pourrions bien la voir unie au netjer Iâh. Ce dernier, comme vous savez, fut en relation avec la lune …
Elle fut aussi membre à part entière de l'Ogdoade !
Amon était son époux au sein de l'Ogdoade …

Voici l'Ogdoade d'Hermopolis ...
Khéménou "La Ville des Huit" qui devint Hermopolis par les Grecs.
Relief du temple d'Hathor à Dendérah.
Dans cette cosmogonie …
Le chaos primordial n'était pas représenté par le vide mais plutôt par 4 couples de déités, différenciées ou non d’ailleurs !
Chacun d'eux correspondait à des aspects de l'état primordial :
- Noun et Nounet, représentaient le chaos de cet océan primordial,
- Hehou et Hehet personnifiaient quant à eux l'infini,
- Kekou et Keket, l'obscurité,
- Amon et Amaunet, symbolisaient alors "le caché" …
Toutes les forces invisibles qui agissaient sur terre …
Les forces cachées de la vie, ceux qu'on ne pouvait pas découvrir …
Amon et Amaunet …
Ils furent bien plus tardifs finalement car avant eux il y avait Niau et Niaunet. Nous pouvons les observer au sein des textes des pyramides du pharaon Houni : ce dernier était de la 5e dynastie.
Puis vint Amonet …
A son tour, elle fut remplacée et ce par Mout…
…
Ils étaient représentés par :
- Des serpents, …
Les déités femelles ...
- Et par des grenouilles …
Les divinités mâles ... Ainsi ensemble, ils créèrent l'œuf cosmique d'où sorti le Soleil !
Cet œuf s'érigea part :
- Les mains de Heh, probablement l'infini actif.
- Et celles d’Hauhet, vraisemblablement celui dit du passif. Et tout cela en dehors de la proto-matière.
Râ provenait donc de cet œuf, ..., correspondant à la vie dans ce monde.
Ainsi, le principal lieu de culte de cette Ogdoade était la ville de Khéménou ...
"La ville des huit" ...
L’Hermopolis des Grecs ...

Ogdoade d’Hermopolis.
Sur le naos d’Amasis.
25e dynastie.
Musée du Louvre.
En catimini …
Et paradoxalement peut être …
Son apparence nous est quand même connue ! Malgré sa discrétion particulièrement appuyée.
Nous sommes maintenant dans la belle cité de Thèbes …
Ainsi…
Intrinsèque probablement à son "camouflage" s’ajoute de nos jours la difficulté première quant à son identification ! Faisant suite finalement au fait qu’elle emprunta en ce lieu mémorable et cela fort souvent, l’aspect d’une autre netjeret …
Neith !
De fait, il est facile de les confondre toutes les deux :
- Nj.t,
- Et Imnt …

Alors, à suivre...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
L'oiseau-Rekhyt fut bien l’incarnation des gens du peuple adulant pharaon. En Égypte ancienne.

ânkh ...
"Vivre" …
"La vie" …
"Soyez au service de la vie" ...
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
"L’Égypte est la plus lointaine
des formes définies qui restent sur l’horizon du passé.
Elle est la vraie mère des hommes.
C’est comme une multitude immobile,
et
gonflée d’une clameur silencieuse"
Elie Faure, Histoire de l’art.
L’Art antique, Introduction à la première édition (1909), Denoel, 1985.
Monsieur Laurent HALLE ...
Voici ce qu'un ami m'écrivit dans la journée d'hier, nous étions le 15 mars 2022, au sujet du titre de mon article ; il vous apparaîtra que son sentiment, appuyé, est parfaitement justifié, je lui en suis très reconnaissant bien évidement. Comment pourrait-il en être autrement du reste ? !
Adonc, sic c.f. Laurent HALLE :
"C'est bien plus méprisant que cela …
Car le vanneau huppé est un symbole de Basse-Égypte,
la terre conquis par Narmer.
Dans l’inconscient collectif des anciens égyptiens le centre culturel est en Haute-Égypte,
et ce signe a vraiment une connotation péjorative …
On pourrait traduire à la française comme les politiques aiment le dire …
les petites gens …
C'est le terme rekhyt "
Ainsi, souvenons-nous …
La base de la religion égyptienne ancienne fut bien le culte, et non la croyance, en comparaison à celles d’aujourd’hui bien évidemment.
Ce culte était d'ailleurs davantage qu'un rite, ce fut une véritable création, comme fut du reste :
- La pensée.
- Le mot,
- Le geste,
- ... Tous, ils furent parfaitement créateurs pour nos anciens Égyptiens.
Ainsi …
La représentation animale était, comme vous le savez, très répandue au sein de la Kemet antique.
De l'écriture hiéroglyphique,
A la grande statuaire, alors, il me semble visiblement impossible d'évoquer l'une de ses expressions sans en mentionner ou sous-entendre du moins toutes les autres.

Voici un homme, il est bien agenouillé et en adoration.
Et ce non pas devant pharaon, mais plutôt devant le nTr Min.
Nous sommes au sein du fameux Wadi Hammamat.
Revenir en haut de l'article ...
Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
Le cri de la huppe fasciée est souvent décrit comme un "pupupup" ou "oupp-oupp-oupp" répété plusieurs fois.
On dit que la huppe fasciée "pupule". En arabe, cet oiseau est souvent appelé "Hudhud" ou "Hod'hode". Ce nom est dérivé de son cri caractéristique !
Chant : strophe trisyllabique caractéristique : "houp houp houp".
Pour moi, ces trois notes sont à l'origine de son nom latin Upupa. Ce chant est très important durant la période prénuptiale, il traduit l'état physique du mâle et ses capacités à défendre la femelle et le nid.
→ De vraies valeurs symboliques …
→ La mythologie égyptienne ...
→ Voici donc un bel oiseau, muni de sa longue huppe noire.
→ Pas beaucoup de différence entre le mâle et la femelle adulte.
→ Revenons aux temples, aujourd’hui rien ne devrait vous empêcher d’y pénétrer.
→ Cela nous conduit tout droit vers le vanneau huppé.
→ Cependant Rekhyt, ne fut pas forcément un oiseau.
→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

Voici le faucon Horus, fils d'Isis.
Wadi Hammamat.
De vraies valeurs symboliques …
Revenir en haut de l'article ...
Le fameux rekhyt ...
Pouvons-nous y voir un symbole politique ? Avec le "peuple adorant le souverain" à la manière d'aujourd'hui avec notre Marianne symbole de la République en laquelle les Français sont appelés à se reconnaître ...
Certaines divinités pouvaient se manifester à travers un animal. Ce qui conduisit, d’une façon bien inéluctable, à une sorte de bestiaire particulièrement riche.
Abondant même,
Et ce à travers notamment certaines facultés, elles pouvaient égaler, voir même dépasser celles des hommes, comme la :
- Force,
- Rapidité,
- ...
- Beauté, autant de critères finalement afin que le divin puisse s'incarner en un animal.
L’iconographie animalière nous semble particulièrement florissante en qualités, ... Renforçant certainement l'admiration, l’adulation, …, que nos anciens devaient y porter. Ainsi, nous pouvons observer certaines divinités prenant quelques traits animaliers.
- Le corps,
- La tête,
- Les pattes,
- ... Et ce en une sorte de langage symbolique.
Nonobstant, le côté opposé coexistait.
isf.t …
Le mal nécessaire ...
Isefet était bien finalement celui que les humains ne pouvaient guère comprendre. Cependant il devait résulter de la volonté divine comme si Aâpep lui-même était une menace, non voulue pas le Créateur lui-même.
De fait …
Qu'il s'agisse de "qualités" considérées comme des défauts fondamentaux aux yeux de nos anciens.
Tout en étant vus comme des non "nuisibles".
De telle manière qu’ils purent parfois être même utiles à la vie de tous les jours comme l'âne, le serpent.
Adonc …
Ce mal considéré, cet animal en fait, pouvait être associé à la représentation de ce qu’il y avait de plus mauvais en ce monde …
Tout un symbole …
rḫyt (G23) phonogram or phon-det rkhjt.
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La mythologie ...
La faune Kémite ancienne … Tous les deux furent, mais vous le savez pertinemment, intimement liées. Le symbolisme animal au sein de Kemet était donc très développé.
Et bien sûr, les oiseaux en firent partie.
Aussi ...
Que dire de la formation de l’État pharaonique avec cette massue du souverain "Scorpion", utilisant alors le vanneau, cet oiseau rékhyt, comme un symbole du peuple soumis par le souverain conquérant.
Un rôle "plein" de symbole ...
Montrant la puissance divine des déités et ce à travers certaines capacités, certes connues, mais propres aux animaux et qu’aucun être humain ne saurait égaler :
- Le vol d’un faucon qui gagne les cieux mieux que n’importe quel autre oiseau,
- Et dans l’enseignement pour Mérykarê, l’Asiatique est comparé à "un crocodile sur son rivage" ou à un "oiseau étrange" nichant dans les marécages du Delta P. VERNUS, Sagesses de l’Égypte pharaonique, Paris, 2001, p. 147.
- La férocité d’un lion ou d’une lionne,
-
Bédouins et Asiatiques sont des nomades comparés à des migrateurs, qui s’opposent aux Égyptiens, sédentaires A. L OPRIENO, op. cit. , p. 24 sq.
Les comparaisons des étrangers à des animaux sont très variées et nombreuses dans la littérature égyptienne ; leur intégration est assimilée à une "domestication".
-
Ou encore la force d’un taureau,
-
De l’enfant assimilé à un singe P. C HARRON, "Étienne Geoffroy de Saint-Hilaire (1772-1844) et l’anencéphalie",
- ... figurent parmi les premiers emprunts faits au monde animal pour exprimer la nature du divin.
Nous sommes bien au sein d'un langage métaphorique.

Un bien beau faucon gravé en relief dans le creux ...
Wadi Hammamat.
Adonc, l’animal est avant tout l’expression métaphorique d’une puissance attribuée à un nTr, un pharaon, voire même à un être humain.
Alors, dans cette optique souvenez-vous des :
→ Faucons,
- Horus, et par conséquence Râ, Aton,
- Montou,
- Sokaris,
- Sopdo,
- Kebehsenouf ...
Tout autant furent-ils l'image du Bâ des netjerou(t) et bien sûr des mortels.
Le faucon à tête humaine ...
- Râ,
- Osiris,
- Hayhor,
- ... Et que dire des "Ames de Pê", les manifestations même des mânes royaux ?
→ Vautours,
- Mout,
- Nekhbet,
- Neith,
- Isis ...
→ Ibis blancs,
- Thot,
- Kherybaqef ...
→ Autruches,
- Seth,
- Shou,
- Maât,
- Osiris ... Des oiseaux qui visiblement furent observés par nos anciens. Alors j'en suis évidemment arrivé à subodorer qu'ils en déterminèrent quelques comportements qui pouvaient bien apparaître comme leur étant bien spécifique.
Notèrent-ils alors quelques spécificités comme :
- Une vitesse de vol dés plus rapide pour certains ... ?
- Une vue extrêmement développée pour d'autres, peut-être ... ?
- Imposant par certaine taille, l’envergure plus précisément, ... ?
- Un plumage superbe qui du reste servit parfois de coiffe rituelle, d'éventail, de flabella ... ?
- Leurs façons de prendre soin de leurs oisillons ?
D'ailleurs ils pouvaient fort bien avoir cette analogie avec l'Homme quant à cette sollicitude, cette dépendance au début de la vie et durant de bien long mois.
- ... ?
Furent-ils considérés comme :
- Bienfaisant ?
- Malfaisant ? Souvenez-vous d'Aménophis IV. Ainsi, certains concepts religieux de pharaon accordaient le même droit à la vie pour toutes les créatures du netjer universel, l’unique, ... Les tabous tombèrent-ils véritablement à cette époque (?). Ceux là même qui frappèrent les espèces Typhoniennes d'avant son règne.
Une colonne du troisième niveau du sanctuaire d’Hatchepsout à Deir el-Bahari.
© Kenneth Griffin
Voici donc un bel oiseau, muni de sa longue huppe noire.




