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Site d'informations sur l’Égypte ancienne ...

Voici notre arrivée en cette terre divine, Historique, artistique, ...

Kemet s’applique uniquement à la vallée du Nil à cause du limon noir déposé après la crue comme nous le savons tous, mais il y avait aussi les déserts de l’est et de l’ouest, le delta, le Sinaï, les ports de la Mer rouge ...
Tawy, les Deux-Terres ...
Ce mot dans la titulature royale qui surmonte tous les noms des divinités, des rois et des reines, Neb Tawy, ou maîtresses des Deux-Terres, je n’ai jamais rencontré de Neb Kemet.
Aujourd’hui l’Égypte s’appelle Misr en langue arabe, un vieux nom d’origine sémite et qui se retrouve dans la bible "Misraïm" le "aïm" dénote une dualité, peut-être non, très certainement pour dire Misr les Deux-Terres.
"Chaque jour,
nous sommes engagés dans un miracle que nous ne reconnaissons même pas :
un ciel bleu,
des nuages blancs,
des feuilles vertes,
les yeux noirs et curieux d'un enfant,
nos deux propres yeux.
Tout est un miracle."
(Thich Nhat Hanh)
كل يوم نحن منخرطون في معجزة لا ندركها حتى: سماء زرقاء، سحب بيضاء، أوراق خضراء، عيون طفل سوداء فضولية، أعيننا. كل شيء معجزة.
Apprendre les anciennes civilisations :
- Mésopotamiennes,
- ...
- Égyptiennes, ... peuvent nous donner un peu de clarté afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui !
Adonc connaissons et essayons de comprendre le passé, ...
Nous pourrons alors avoir cet espoir de ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres !

L'Égypte pharaonique est la plus grande civilisation de l'Antiquité, indéniablement !
Elle a presque tout inventé :
- La littérature,
- L'art,
- La médecine,
- L'économie,
- L'architecture,
- ... Tout cela avec des valeurs humaines, spirituelles, esthétiques, ... sans équivalent.
"Un peuple ignorant de son histoire,
c'est comme un arbre sans racines".
Marcus Garvey.

Je suis simplement un passeur de connaissances au sein de cette ère anthropocène.
Adonc ...
Rêvons ensemble !
"L'avenir
appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt
Je suis partisan d'une approche holistique, je vous invite avec la chaleurosité de Râ à pénétrer maintenant au sein de Kemet et de son patrimoine historique de l'humanité :
"L’homme ne disparaitra pas
tant qu’il saura rêver"
Jean Cocteau.

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Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Voici des hupomnemata en quelque sorte ...
"Cela dit,
ma passion pour l’Égypte n'est pas exclusive
et
je suis incapable de ne pas en nourrir d'autres,
presque aussi impérieuses :
comment,
entre autres,
se priver de la peinture italienne,
de Mozart
ou des merveilles de l'astronomie ?
Au risque de la dispersion,
il me semble que l'on se doit d'avoir la culture la plus vaste possible.
J'ai la faiblesse de penser
que celle-ci est nécessaire pour comprendre le monde complexe de l'Égypte. "
Jean-Pierre Corteggiani dans "Fous d'Égypte" de Quentin Florence, éd Bayard.
Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Adonc voici Arthur Rimbaud à Harar en 1883 ....
Arthur Rimbaud fera plusieurs courts séjours au Caire.
Il nous est possible de découvrir la trace dans sa correspondance ; entre deux expéditions. En voici un exemple d'août 1887. Il s'ennuie dans la ville, qu'il juge trop européanisée ; son jugement est un peu hâtif, peut-être avai-il besoin d'aventure !

"Le Caire, 24 août 1887.
"Je suis toujours ici à ne rien faire.
Le Caire est un endroit civilisé où on jouit d'une température douce et fraîche, une ville qui tient de Paris, de Nice et de l'Orient et où l'on vit à l'européenne. Je n'y compte pas rester plus d'un mois, quoi que j'y puisse trouver quelque chose, car la vie d'ici m'ennuie et on reste trop sédentaire. D'un autre côté, je suis appelé à Zanzibar, où il y a des emplois ; en Afrique et à Madagascar, où l'on peut gagner de l'argent.
25 août
Il arrive précisément que je dois prendre le bateau de Zanzibar vers le 15 septembre : on me donne des recommandations pour là-bas. Au Caire, on dépense trop, on s'ennuie ; tandis qu'à Zanzibar, on fait des voyages à l'intérieur où l'on vit pour rien, et on arrive à la fin de l'année avec ce que l'on a gagné intact. Ici, le logement, la pension et le vêtement (dans les déserts on ne s'habille pas) vous mangent tout.
Je vais donc m'en aller à Zanzibar [...]."


La carte du Grand État Égyptien
avant qu'Abdel NASSER ne prenne le pouvoir et ce en 1952 !
Son choix fut de se séparer du Soudan actuel (?).
Photo de Mohamed Rostom.
Sic : "Pour être plus précis, il s'agissait d'un condominium anglo-egyptien depuis 1899 jusqu'en 1955. De fait les autorités égyptiennes n'avaient pas grand contrôle, pas plus que les soudanais même. Il est vrai cependant que Nasser n'a pas fait grande preuve de créativité institutionnelle et perdit tant des acquis égyptiens (dont des pans socio-culturels et économiques) que dans ses aventures ratées ("socialisme scientifique", Syrie, Yémen, 1967...)"
L’Égypte pharaonique et sa mémoire culturelle ...
S'intéresser à l’Égypte ancienne à travers son histoire, sa théologie, son art, sa littérature, sa société, ses écrits, comme aux fouilles archéologiques, aux musées, …, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir.
"Décrire l'Égypte", quelle belle ambition !
Nonobstant lisez plutôt :
"La science
est la croyance en l'ignorance des experts."
Richard Feynman
"Le sens de l'Histoire
s'acquiert en y participant un peu" !
Antonio Baldini
Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt ...
Peut-être !



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Le panthéon de nos anciens égyptiens comportait comme vous savez certains netjerou enfants. Et Ched en fit partie. Même si nous savons qu'il est apparu seulement qu'au cours de la 18e dynastie.
Etait-ce d'ailleurs une véritable coïncidence si son arrivée correspondit aux apparitions sémitiques comme celles par exemple de Rechep, d'Anat, de Kadesh, d'Astarté,... ?
Une arrivée finalement bien tardive, fut-ce :
- A la faveur des invasions qui précédèrent le Nouvel Empire ?
- Etait-ce grâce au commerce ?
- ...
Aussi deux stéréotypes semblent lui "coller" littéralement à la peau, à savoir :
- Sa jeunesse,
- Et son autorité vis-à-vis des bêtes sauvages !

"Livre pour Sortir au Jour" de Ptahmes (Apophis).
Nouvel Empire, 18e - 19e dynastie.
Papyrus peint.
Musée du Louvre
Ched
avait la réputation de protéger les Hommes
contre les morsures de serpent !
Paradoxalement à sa physionomie...
Nous rappelant constamment et si justement du reste sa jeunesse, notre netjer ne devait-il pas protéger nos anciens contre les bêtes sauvages, les maîtriser,..., voir même les dompter ?
Voyez :

La vie privée des anciens de René Ménart.
Tome III...
"LE TRAVAIL DANS L’ANTIQUITÉ
L’AGRICULTURE.
LA VIE PASTORALE"
D'ailleurs...
La traduction même de son nom ne signifierait-elle pas "le sauveur" ?
L'occasion donc, pour nous, d'appréhender le fait qu'en dépit de son jeune âge, Ched fut bien avant tout une divinité protectrice.

Le jeune netjer Ched qui visiblement devait chasser...
"Le sauveur".
Vers 1200 à 800 avant notre ère...
Ce type de stèle préfigurait visiblement les stèles "D'Horus-sur-les-crocodiles".
© Musée du Louvre.
N524.
© G. Poncet.
Plan de l'article...
→ Son enfance transparaît donc...
→ Une sorte de matérialisation...
→ Ne pas confondre avec "Horus sur les crocodiles" !
→ Protection contre les blessures toxiques…
→ Alors qui fut donc ce netjer enfant dont le rouge fut sa couleur ?
→ Ched fut bien en vogue sous la 18e dynastie...
Son enfance transparaît donc...
A travers évidemment son visage,bien juvénile :
- Son crâne presque rasé entièrement,
- Sa fameuse mèche de cheveux lui pendant latéralement, sur son profil,
- Son torse nu, bien souvent,
- Sa façon de se vêtir aussi qui finalement se résume à un pagne d'où pendaient visiblement et souvent d'ailleurs, de longs rubans,
- ...
Une sorte de matérialisation...

Mastaba de Merouka.
Vizir du souverain Téti...
Nous sommes au sein de l'Ancien Empire.
Il comporte la sépulture de toute la famille.
Antilope bubale.
Une concrétisation quand il s'agit de ses liens avec les animaux sauvages, nous le vîmes bien souvent figuré avec une tête de gazelle, disposée parfois sur son front.
Nonobstant...
Sa domination sur le monde sauvage fut davantage visible encore à travers sa maîtrise des animaux qu'il semblait posséder à travers ses propres mains.
Ici...
Là...
Un serpent !
Sans évidemment omettre...
Les fameux crocodiles, que notre netjer piétinait du reste bien souvent.
De plus, vous l'aurez certainement admiré muni de quelques artefacts comme :
- Un arc,
- Et des flèches bien évidemment,
- ...
Cela devait-il véritablement lui permettre :
- De chasser les animaux du désert ?
- De protéger visiblement les hommes contre certaines forces néfastes, les esprits malfaisants, les animaux dangereux comme les reptiles, les crocodiles de l'Iteru, les scorpions, les insectes et les fauves du désert.
- ...
Ne pas confondre avec "Horus sur les crocodiles" !
Si Ched et Horus peuvent parfois se confondre, du moins à nos yeux de contemporains modernes, ils n'en demeurent pas moins qu'ils furent parfaitement distincts.
Toutefois...
Tous les deux semblent cependant nourrir une iconographie qui peut parfois prêter à une forte confusion.
Ainsi...
Lorsque notre netjer Ched fut figuré debout sur un crocodile maîtrisant de ses mains les animaux sauvages, nous ne pouvons alors que faire le parallèle avec les représentations sculptées du jeune Horus.
"Cippe d'Horus"...
"Horus sur les crocodiles"...
D'ailleurs dans les deux cas, que cela fut Ched ou Horus, nos anciens Egyptiens n'auraient-ils pas voulu montrer l'autorité que ces netjerou avaient vis-à-vis des bêtes sauvages ?
Si nous voulons bien adhérer au fait que Ched ait su parfaitement les dompter, les chercheurs semblent cependant davantage sceptique vis-à-vis d'Horus (?) Car celui-ci en fut bien souvent victime surtout du reste lorsqu'il était enfant. Et nous revenons alors bien au rôle plus général de sauveur qu'Horus avait pu parfois revêtir et cela en sa qualité de Ched-Horus.
Protection contre les blessures toxiques…
Nous voici en présence visiblement d’une stèle guérisseuse, c’est-à-dire protectrice. Nous pouvons voir d’ailleurs Horus piétinant apparemment des crocodiles couchés sur une sorte de socle, parfois un naos.
Ces types de cippes étaient généralement disposés au sein de la salle principale des maisons afin de protéger le foyer. Nous mentionnons bien ici la sécurité familiale. Ce qui rendait ce netjer probablement très populaire. De fait, il devait avoir pris pas mal d’intérêt dans la vie quotidienne de nos anciens.
Ainsi, voyez le netjer Bès…
Il surmontait ici le jeune Horus et semble de plus bien menaçant.
Et comme vous l’avez certainement remarqué, Horus est représenté de face (Rarement de profil d'ailleurs !) et bien sous l’aspect d’un jeune garçon à la manière de Ched, ce qui déjà peut poser quelques soucis d’identifications.
Le netjer serrait donc dans ses mains :
- Un fauve,
- Un reptile,
- Une antilope,
- Un oryx,
- …
Cippe d' "Horus sur les crocodiles".
Certains paradigmes de nos anciens semblent nous laisser subodorer qu’Isis avait sauvé Horus en le cachant dans les marais et ce vis-à-vis de son ennemi, le netjer Seth comme vous savez.
Aussi…
Souvenez-vous de cette légende quant à la guérison même d’Horus qui visiblement s’était fait piqué par un scorpion, mordu par un serpent,…, et ce au sein des marais.
D’ailleurs…
Ce mythe ne serait-il pas à l’origine même des cippes, des stèles magiques,… ? Notons au passage que nous dénombrons aujourd'hui environ 500 stèles "d'Horus sur les crocodiles". Apanages des médecins-magiciens, ainsi leur iconographie était en relation directe avec le mythe d'Horus.
En conséquence de quoi :
- Muni d'une incantation magique...
Au dos de la stèle nous pouvons découvrir des textes invoquant certaines protections que ce netjer pouvait bien apporter aux humains.
- Accompagné en cela certainement d’un liquide...
Probablement l’eau de l’Iteru !
Celle-ci aurait été versée sur la stèle puis ensuite récupérée.
Fut-ce par le propriétaire ?
Un médecin ?
Un magicien ?
Un prêtre ?
... ?
En tout cas, il semblerait bien qu’un certain personnage avait comme fonction d’appliquer cette eau chargée maintenant d’une certaine puissance divine et ce :
- Sur la "plaie",
- Ou alors de la faire boire au patient,…
Cela pouvait tout autant se concrétiser par le fait de frotter la pierre sur la piqûre, sur les morsures d'animaux venimeux,…, ce qui du reste expliquerait peut-être cette sorte d’aspect usé, voir même patiné de la plupart de ces petits monuments.
Alors qui fut donc ce netjer enfant dont le rouge fut sa couleur ?
Pouvons-nous le connaître davantage si nous investiguons dans cette symbolique, celle qui se réfère au choix de sa couleur de prédilection ?
Le rouge...
Je pense évidemment que oui. Car les couleurs furent bien remplies de significations en cette ère antique.
D'ailleurs, ne l'étaient-elles pas au point que nos anciens peignaient rituellement leur corps ? Et ce sans pour autant penser à un quelconque rituel de dévotion Séthien ou autre, mais plutôt dans un rite pastoral.
Ainsi dixit Serge Sauneron :
"La lumière,
pour les Égyptiens,
est une pluie de petites particules lumineuses (photons),
comparable à la fine poussière qui sort d'un tamis (nkr)"
Les Kmtyw pouvaient-ils véritablement concevoir la lumière et ce à la manière d'un faisceau d'ondes ? Et dont les vibrations devaient se propager dans l'espace ?
Y voyaient-ils véritablement quelques corrélations entre :
- La lumière,
- Et la couleur ? Cette dernière fut en tout cas considérée primordiale dans cette antiquité, probablement faisait-elle, d'une certaine façon, partie intégrante du vivant, selon nos anciens bien évidemment !
"Youn" ne signifiait-il pas en même temps :
- Couleur,
- Et "Caractère d'un être humain" ? Alors, ce mot "couleur" ne fut-il pas lui aussi empreint de puissance ?
Dans cet art pictural, les couleurs avaient une signification bien spécifique, précise même et du reste parfaitement indépendante de leur valeur esthétique ! De fait, les netjerou ne furent pas dénués de couleurs et le rouge semble avoir été "attribué" au moins à Ched.
"Parmi tous les systèmes d'écriture au monde,
l'écriture hiéroglyphique est unique
grâce à la possibilité supplémentaire qu'elle offre de différencier les signes par les couleurs.
Ainsi,
l'homme est de couleur rouge,
la femme de couleur jaune,
une convention que l'on retrouve également dans le domaine des arts plastiques de l'Egypte ancienne.
L'écriture égyptienne met ainsi en évidence sa filiation
avec l'art.
En principe,
à chaque signe correspond aussi, à côté de la forme fixée, une couleur déterminée"
Erik Hornung.
"L'esprit du temps des Pharaons".
Le rouge du désert et celui de Ched...
Desher, l’inspiration de la terreur…
Desherou, les serviteurs maléfiques de Seth…
Desher-ty, signifiait bien "terrible"...
...
Cette couleur est fondamentalement associée à Seth, et elle semble du reste s’opposer au noir osirien tout autant qu’au blanc horien.
Ce fut visiblement la couleur :
- De l'aridité du désert environnante.
Le rouge fut donc la couleur de Seth, ce netjer "fauve", ce "roux", en raison, probablement du sable du désert.
Un territoire "extérieur"...
Un territoire étranger... Comme l'origine suspectée du netjer Ched.
- Du "brûlé" par ce netjer et démiurge Râ.
Celui du défenseur de Râ.
Souvenez-vous, debout à la proue de cette barque divine, Seth frappait Apopis avec sa lance !
- D'ailleurs, le verbe "rougir" était synonyme de "mourir".
- Nous l'associons aisément à une teinte dès plus agressive.
Voir même menaçante...
"Faire des choses rouges", cela devait dès lors signifier faire du mal.
Des sentiments mauvais, avoir "le cœur rouge" devait alors signifier, être en colère.
- La force !
La victoire...
La vie...
- La couronne rouge de l’ancien royaume de Noubet, Nagada, la Ouret-hékaou ou "Grande de magie" de Haute-Égypte.
- ...
Mais aussi :
- La vie est rouge (E. Mveng)...
- La puissance...
- Le désordre...
- Et les guerres sont rouges (T. Obenga)...
- Les fibres de la mort sont rouges (M. Griaule)...
- Et le pays des morts aussi (Textes des Pyramides)...
- De même la sécheresse et la stérilité (L. De Heusch)...
- ...
Ched fut bien en vogue sous la 18e dynastie...
Comment alors en effet, expliquer que Ched, netjer mineur s'il en est du panthéon, ait pu jouir d'un véritable culte ?
Certes...
Il n'eut ni temple ni fête.
Cependant cela n'empêcha pas nos anciens Egyptiens, de la 18e dynastie en particulier, de le prier au moyen de stèles et de papyri finalement assez nombreux.
En témoigne, cette stèle en calcaire peint du musée du Caire, trouvée en 1916 dans l'hypogée 525 de Tell el-Armana.
Au registre inférieur...
Un certain Ptah-may, visiblement le donateur de cette stèle : il y fit figuré une scène d'offrandes.
Au registre supérieur...
Ched, armé d'un arc dans sa main gauche faisait face à la netjeret Isis qui lui présentait la croix de vie ankh.
Un grand scorpion, surmonté de deux flèches, les sépare. Si nous comprenons l'appel de Ptah-May à la vocation protectrice de Ched, qui l'aura peut-être protégé des scorpions, il n'en demeure pas moins un fait bien surprenant.

Râmès rendait ici visiblement un hommage à...
Horus,
Isis,
et au netjer Ched !
Département des Antiquités égyptiennes du Louvre, E 16343.
Salle Sully, n°28, vitrine n°6...
Mais voilà...
Il vous faudra attendre, un peu, afin d'en connaître prochainement la suite...
![]()
Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt peut-être !

Dans le temple de sa mère divine, celui d'Hathor, sis à Dendérah !
Un bas-relief du netjer Ihy, un autre nerjer enfant...
(Associé aux fêtes hathorique il fut "le joueur de sistre" ou "le musicien").

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
- Sources...
Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003
Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse
Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple. Erik Hornung, Champs / Flammarion
Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.
La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière
Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne - Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.
Nadine GUILHOU - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.
Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194.
Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard, p. 280.
Sydney H. Aufrère, "Serpents, magie et hiéroglyphes", Enim 6, 2013, p. 93-122.
Et plus particuliérement :
"Le dieu Ched. L'évolution de son culte dans l'ancienne egypte". Bulletin de l'institut d'Egypte XIII , 1390 -1931, page 67 à 84.
Maurizio Damiano-Appia, "L'Egypte : dictionnaire encyclopédique de l'ancienne Égypte et des civilisations nubiennes " Gründ, 1999, page 288.
"L'Harmonie du monde, anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l'Egypte ancienne" édition Menaibuc, 2000...
L’acculturation de cette société et l’aventure de la civilisation... En Égypte ancienne !

Comme vous savez…
La civilisation pharaonique fut particulièrement spécifique, complexe aussi, puissante même, et paradoxalement peut-être, elle était basée essentiellement sur la paysannerie.
Elle élabora ainsi une certaine perfection et indubitablement une véritable beauté,…
Tout semblait alors imposer à l'Égypte quelques notions de rigueur et d'éternité !
Quelle belle leçon de vie...
Ainsi, serait-ce possible que la permanence, la pérennité de cette civilisation pharaonique puisse être due et ce, en grande partie, à l'influence même du milieu physique ?
- Kemet fut comme vous savez isolée géographiquement,
- Et que dire de son climat ?
Râ y dominait dans toute sa splendeur.
Quant à son ciel, non seulement il était parfaitement étoilé mais également d'une clarté sans pareille, la beauté par excellence.
- L'année fut régie de façon bien imprécise et ce par les caprices du Nil.
- ...
Ainsi le pays vit certainement naître, entre autre chose, un "art" des plus originaux. A tel point d'ailleurs qu'il sembla emprunter bien peu de chose aux cultures qui lui furent contemporaines.

La colline de Sheik Abd el-Qurna...
La "Vallée des Nobles" !
La nécropole des nobles Thébains du Moyen et du Nouvel Empire.
Voyez les dernières demeures que l'on aperçoit au sommet de la colline.
Et comme vous savez, ce fut bien une société pyramidale, hiérarchisée. Une monarchie absolue de droit divin. Tous les pouvoirs étaient détenus par un seul homme, cependant n'avait-il pas lui-même quelques supérieurs ? les fameuses divinités...
Kemet devait-elle cette longue existence à son organisation ?
Nous constatons que l'harmonie, la stabilité, le calme y régnait parfaitement lorsque le pouvoir central était fort. Au niveau "artistique" on y vit même apparaître quelques évolutions très intéressantes. Cependant si ce même pouvoir se diluait à travers certaines délégations, la pérennité en question devenait quelque peu chancelante... Ceci pourrait bien expliquer, en partie en tout cas, leur crainte d'un certain chaos.
Un des aspects les plus intéressants de l'Égypte ancienne ne serait-ce point aussi leur culte ?
Leur religion ?
Leurs différents paradigmes ?
Tous furent vraiment incomparables, et ce à travers :
- Leurs pensées,
- Leurs conceptions quant à leurs environnements,
- Mais également vis-à-vis de leur monde proche, comme d'ailleurs sur le plan cosmique. Cherchaient-ils ainsi véritablement à comprendre les lois fondamentales de l'univers ? N’élaborèrent-ils pas les premières conceptions de la divinité ?
- Et que penser de la Maât ?
- …
La classe moyenne existait-elle véritablement ?
De la sorte...
Ne devait-elle pas devoir sa pérennité finalement à tous les Egyptiens ? Une société paysanne rappelons-le à nouveau.

Plan de l'article...
→ Quant à sa pérennité…
→ Et que dire de cette harmonie à travers la continuité artistique ?
→ Une sorte d’anonymat volontaire…
→ Quand l’égyptologie fut une science bien jeune !
→ Les fouilles pionnières de la fin du 20e siècle…
→ Et que penser des relations entre les cultures du Nord et celle du Sud ?
→ "L'Égypte d’avant le désert"…
→ Nous verrons au cours de cette nouvelle thématique…
→ Voilà bien une des constantes pharaoniques, l’acculturation !
→ A cet effet rappelez-vous…
→ Et qu’en fut-il de l’attitude des civilisations du Levant vis-à-vis de Kemet ?
→ N’oublions pas la Nubie !

Une vision imprenable !
Quant à la prise de vue, admirez...
Quant à sa pérennité…
Elle fut visiblement l’unique civilisation de notre histoire à avoir été capable de "cultiver" justement cette caractéristique.
Ainsi, quoique nous puissions en penser, cela me paraît véritablement extraordinaire. Et ce à tel point qu’il est utile de souligner que nous avons là un sujet à réflexion, à méditation probablement.
Même si au demeurant comparaison n’est pas forcément raison, que pouvons-nous en retirer pour notre propre contemporanéité ? Le fait de comparer certains éléments, ne signifie pas uniquement de les décréter comme étant semblables, parallèles, différents ; c’est aussi de les examiner chacun pour ce qu’ils sont véritablement, et voir par exemple, ce qu’ils ont de semblables, de différents,…, tout en cherchant bien évidemment des relations entre eux . Cela rentre finalement au sein d’une démarche qui fait partie d’un concept de raisonnement, de pensée,…
Ainsi…
Paradoxalement aux quatre millénaires d’existences, il y eu certaines traversées particulièrement chaotiques comme vous savez, dichotomiques même. Et cette longévité, ne nous montrerait-elle pas finalement la pertinence de certains écrits, comme celui de Marc Twain lorsqu’il s’exprimait à travers cet apophtegme à savoir "Il ne savait pas que cela était impossible, alors ils l’ont fait" ? Cette ténacité dans la durée, érigeant en quelque sorte une civilisation ininterrompue, pourrait du reste encore être davantage rallongée et ce si nous remontons jusqu’au sixième millénaire.
Une pérennité qui se traduisit également à travers une technologie lithique et ce tout au long de la civilisation pharaonique.
Et que dire de cette harmonie à travers la continuité artistique ?
Ne peut-on pas dire finalement que ce type de créativité engendrera ou aboutira à certaine atténuation, à cet effacement même, celui du primat de l’individu ?
Nous sommes bien au bord de cette Itéru, et vous savez que toutes les œuvres furent véritablement anonymes.
Nonobstant…
Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne nous est pas possible d’y observer quelques empreintes personnalisées. Voir même au sein d’une série d’œuvres…
Une sorte d’anonymat volontaire…
Cependant ce dernier n’exclut en rien ce que nous pouvons ressentir, de l’émotion, et ce devant les œuvres de nos anciens artisans.
Notons au passage, que je mentionne deux "corps de métiers", dont la différence peut ne pas être aussi évidente qu’il n’y paraît.
L’artiste…
Et l’artisan… Je subodore que peut-être, avant d'être un artiste, ce dernier doit maîtriser son art, et être un artisan accompli, en tous cas de nos jours ! Et puis toujours aujourd'hui, il est bien rare qu'un artisan signe son œuvre alors qu'un artiste le fait inévitablement.
Aussi, revenons à notre passé fort lointain, la perfection recherchée avait un tout autre objectif comparée à aujourd’hui. Ainsi, la main de l’homme restait dans un certain anonymat, seul la fonction primait.
Cette différence est une analogie avec celle que je réalise entre celle de "Dieu" et de netjer… Deux notions qui semblent cependant bien identiques mais qui cependant diffèrent quelque peu. Le fait d’utiliser le terme de nTr permet d’éviter certaine confusion possible quant à cette notion de/du Dieu…
Quant à cet "art" antique, il devait avoir un objectif comme une utilité certaine. D’ailleurs, il fut parfaitement indissociable de son contexte… Ceci pourrait du reste fortement expliquer pourquoi les chercheurs considérèrent bien tardivement que cette création était un thème à part entière.
Quand l’égyptologie fut une science bien jeune !
Allons au sein de la deuxième moitié de notre 19e siècle ainsi que la première partie du 20e ! Et comme vous savez, nous pouvons alors considérer cette époque comme celle de l’apparition d’une nouvelle science, l’égyptologie.
Elle serait née en cette fin du 19e siècle, et semble bien être issue d’un monde occidental en plein élan colonialiste.
L’égyptologie était alors "blanche". Ne devait-on point penser que cet Orient "brillant" devait être les créateurs des premières dynasties égyptiennes ? (Conscient que je force bien volontairement les traits, la "New Race" du légendaire Flinders Petrie ne semblait-il pas désigner ces migrants orientaux, venus apporter la "civilisation" à une poignée de Nilotiques probablement un peu attardés… ?)
A cette époque, l’histoire de l’Art n’est guère différente des figurations archéologiques. L’art fut alors visiblement réduit au rôle d’un simple outil.
Ainsi souvenez-vous :
- D’Auguste Mariette,
- De Gaston Maspero,
- De Flinders Petrie,
- … Et cette "liste" est bien loin d’être exhaustive comme vous pouvez aisément le deviner !
N’oubliez pas non plus qu’ils fondèrent des écoles, et cela permit de toute évidence à perdurer cette façon de concevoir les choses comme :
- L’archéologie,
- La philologie,
- Ou même l’histoire,
- … Ils semblèrent alors considérer comme une parfaite adéquation les fondements même de l’art vis-à-vis de la société toute entière.
Ceci ne contribua-t-il pas à concevoir cet "art" comme un simple outil ?
Considérons maintenant les fouilles pionnières de cette fin de 20e siècle…
Jusqu’à ce moment-là, n’interprétait-on pas cette histoire antique à la manière d’une lente maturation ? Cela aboutira alors inévitablement à une brutale éclosion.
Et ce en quelques générations…
A la manière peut-être des paradigmes de nos anciens qui imaginaient la création de notre monde à travers cet envahissement de lumière au sein même du chaos, celui des ténèbres.
La pluridisciplinarité des études menées ont véritablement permis des avancées considérables.
Songez ainsi aux données :
- Archéologiques,
- Anthropologiques,
- Aux études relatives aux modifications climatiques,
- Et que dire des diverses et élaborées techniques venues des sciences du Vivant et de la Terre ?
- …
Et que penser des relations entre les cultures du Nord et celle du Sud ?
Voici donc une thématique qui a pour finalité d’essayer de connaître l’implantation humaine sur les bords de la vallée du Nil.
A cet effet…
Voici ci-dessous quelques exemples qui semblent bien avoir jeté un jour totalement neuf quant aux relations entre les cultures du Nord et celles du Sud. Les chercheurs pensaient jusque-là qu'elles furent quasiment exclusives l’une de l’autre.
Ainsi…
Etudier des secteurs domestiques, des espaces funéraires,…, cela pouvaient certainement permettre de mieux comprendre le fonctionnement d'une communauté villageoise rentrant dans le cadre plus général de la mise en place d'une société hiérarchisée ainsi que l'émergence d'un État et ce dans la vallée du Nil.
→ Souvenez-vous des années 1990…
Et de cette communauté agricole d’Adaïma, en Haute-Égypte ! Des fouilles d’une zone d’habitat et de deux grandes nécropoles prédynastiques d’époque nagadienne furent réalisées en collaboration avec Nathalie Buchez (Inrap) et d’Éric Crubézy (Université Paul Sabatier, Toulouse).
Nous sommes alors bien à huit kilomètres au sud d'Esna…
Adaïma semble s'être développée durant la seconde moitié du 4e millénaire, entre les phases Nagada I et le début de la 3e dynastie.
Repérée par H. de Morgan au début du 20e siècle…
Redécouverte ensuite en 1973 par F. Debono… Elle fut ensuite intensivement fouillée de 1989 à 2005 et ce par la mission interdisciplinaire dirigée par B. Midant-Reynes.

Voici la dernière demeure d’un enfant !
Nagada IIA/B.
Source / Midant-Reynes
→ Plus récemment, avec Béatrix Midant-Reynes, entre 2002 et 2005, souvenons-nous du site de Kôm el-Khilgan.
Nous sommes maintenant situés dans une zone très agricole du delta, et plus précisément à quarante kilomètres à l'est de Mansoura et ce dans la province de Daqaliah.
D’ailleurs, la phase d'occupation la plus ancienne semble être représentée par une nécropole prédynastique du milieu du 4e millénaire…
Quant à celle probablement la plus récente, elle correspond à un habitat ainsi qu’à une nécropole d'époque Hyksôs, c’est-à-dire au milieu du 2e millénaire.
Nous sommes bien au sein d’une double composante culturelle, intrinsèque à cette nécropole prédynastique :
- Des sépultures appartenant aux cultures de Basse-Égypte,
- Et des dernières demeures de tradition Nagadienne,
- …
Tout cela aurait ainsi permis d'appréhender les processus :
- D'acculturation qui ont marqué la phase Nagada III,
- D’assimilation au cours de la seconde moitié du 4e millénaire,
- De la constitution d’un État unifié au début du 3e millénaire.

Vue de la fouille du tell de Kôm el-Khilgan
Source / B. Midant-Reynes

→ …
"L’Égypte d’avant le désert "…
Ainsi peut-on rajouter à cette civilisation, comme nous l’avons déjà entrevu, presque 2000 ans d’existence, et ce si nous comptons l’ère correspondant aux zones sahéliennes, avant leur désertification…
Souvenez-vous à cet effet de :
- J. Leclant, il démontra bien l’importance de cette ère, celle correspondante aux cultures sahariennes, parlant par la même du socle Africain.
- Référons-nous par exemple à M. Le Quellec et ce notamment dans "Peintures et gravures d'avant les pharaons : du Sahara au Nil".
Il semble alors parler de lien particulièrement fort entre un groupe Africain des "art premiers" et la civilisation des rives du Nil.
Nous verrons au cours de cette nouvelle thématique…
Nous y avons connus certaines ruptures et celles-ci pourraient bien nous permettre de mettre en évidence un point commun, une sorte de berceau identique à toutes les civilisations qui se seraient éventuellement érigées tout au long des fleuves voisins.
Les rives seraient alors devenues bien plus accueillantes…
Ce fut probablement ainsi que nos ancêtres auraient abandonné et ce en toute évidence les territoires qu’ils occupaient précédemment, atteignant une aridité croissante.
Souvenez-vous par exemple de cette culture, celle des Bozo sur les rives du Bani mais également du Niger. Nous sommes alors en ce temps que je qualifierais de néolithisation, au niveau des rives de l’Itéru.
Voilà bien une des constantes pharaoniques, l’acculturation !
Soliloque…
Le monde moderne pourrait probablement bénéficier de cette expérience antique s’il n’avait pas une mémoire à très court terme !
Ne serait-ce point l’aboutissement de la mixité de cette culture ?
Un point essentiel…
Kemet se situe à un pivot entre l’Afrique et l’Asie. Et cette position géographique, autant d’ailleurs que la présence de son légendaire fleuve comme vous savez, ne furent-ils pas des paramètres fondamentaux quant à son originalité ?
Ainsi, cette localisation…
Ne serait-elle pas un des éléments qui fonda la stabilité du pays ? Car finalement ne fut-ce point une contrée (Analogie à un trou noir !) qui syncrétisait tout ce qui pouvait provenir de l’extérieur en l’assimilant au sein de ses propres paradigmes ? Nous parlons bien ici d’ "égyptianisation", car progressivement les caractéristiques exogènes de/des éléments assimilé(s) diminuèrent jusqu’au point finalement de disparaître, finissant tout naturellement dans la cosmologie.
Une façon finalement de s’enrichir :
- Culturellement,
- Economiquement,
- Théologiquement aussi en cette assimilation de divinités levantines par exemple,
- N’oublions pas cette émigration d’hommes, de femmes. Il nous faut nous souvenir éventuellement des Hyksôs,
- Techniquement également et ce à travers certain art dit métallique que visiblement nos anciens ne possédaient pas tant que cela, à l’origine,
- …
A cet effet, rappelez-vous…
Nous sommes au cours du deuxième millénaire avant l’ère du Christianisme. Et vous aurez bien remarqué qu’il existe peu de sanctuaire consacré au panthéon égyptien au sein du Levant alors que paradoxalement nos anciens égyptiens semblèrent dominer cette contrée.
Comment pouvons-nous véritablement expliquer cela ?
Cela ne serait-ce point lié à cette acculturation ? Nos anciens égyptiens devaient-ils alors véritablement adulés les divinités locales majeures ? En tout cas, ils ne semblaient pas revêtir l’apparence de leurs cultes et du reste ne changeaient pas non plus leurs propres rites.
Ne devons-nous pas prendre aussi en compte le fait qu’ils se retrouvaient très éloignés de l’Iteru si salvateur ? Et d’autant plus d’ailleurs de leur famille alors que paradoxalement elle représentait une sorte de clé de voûte de leur société.

Djehoutyhetep et sa famille !
Nouvel Empire, 18e Dynastie.
Source / Louvre.edu / Erich Lessing
Et qu’en fut-il de l’attitude des civilisations du Levant vis-à-vis de Kemet ?
Souvenez-vous de :
- Chypre…
- La Phénicie…
- De l’Ougarit…
- Des principautés Syro-Palestiniennes…
- Et de celles de la côte Levantine…
Visiblement leur posture sembla bien différente. Nous ne sommes plus véritablement dans un processus d’assimilation, d’acculturation.
Et dans certains cas nous serions mêmes plutôt dans la conservation de certaines apparences relatives au pouvoir. Peut-être à la manière d’une sorte d’indicateur social ?
Ainsi...
Quant à leur tour ils assimilaient, certains caractères égyptiens, et bien cette fois-ci cela se voyaient.
Moins stables certainement…
Plus changeant probablement…
Les Levantins furent visiblement d’une bien plus grande versatilité.
A cet effet rappelez-vous :
- Du fameux temple "aux obélisques" de Byblos,
- Et bien sûr des représentations quant aux divinités qui y furent découvertes. Leur apparence d’origine fut parfaitement conservée.
- Et que dire alors de ces princes de Sidon qui furent inhumés au sein de sarcophages véritablement égyptiens ? Ces derniers correspondaient en vérité à une réutilisation puisque les chercheurs y auraient observé que les Levantins auraient rajouté, dans leur langue d’origine, leur propre identification. D'ailleurs, ils conservèrent aussi les titres, ceux cor

Dalle calcaire ...
Relief sculpté et peint ...
On y voit bien pharaon accomplissement un rite pour le netjer ...
Temple d'Ahmôsis I.
Abydos.
Musée de Manchester
Nous sommes bien en cette fin de la Deuxième Période Intermédiaire, et plus précisément au sein du retour des princes thébains.
Fort de leur domination au Moyen Empire, ils ne furent pas demeurés inactifs.
Ainsi ...
La 17e dynastie qui régna à Thèbes dès la disparition de la 13e (Celle-ci compta pas moins de 453 ans!), prépara en quelque sorte sa revanche tout en payant son tribut aux Hyksôs et en acceptant probablement des garnisons ennemies sur son territoire.
Ainsi après les règnes :
- D'Antef V,
- De Réhotep,
- Des Sébekemsaf I et II,
- De Djehouty,
- De Saoudjen,
- Des Nebiryeraou I et II,
- Des Antefs VI et VII,
- De Senakhenrê,
- De Séqenenrê Taâ II,
- Et enfin de Kamôsis ... Ainsi, dans leurs sépultures implantées à Dra Abou el-Naga, les pharaons furent ensevelis en de vastes cerceuils appelés richis ("Plumes") creusés à même le roc et surmontés parfois de petites pyramides en brique.
Voici une vue de cette nécropole de Dra Abou el-Naga.
Située au Nord-Ouest du temple de Séthi I.
La situation à Thèbes fut devenue certainement très fragile : depuis l'occupation Hyksôs, elle ne pouvait plus commercer ni avec la Phénicie, ni d'ailleurs avec la Syrie-Palestine.
Elle était également coupée des ressources aurifères nubiennes par les princes de Kerma qui furent remontés jusqu'à la première cataracte.
Ainsi :
- Au sud ...
La frontière se situait à Eléphantine, à Assouan.
- Et au nord ...
A Cusae, juste au sud de la future Tell el-Armana / Akhet-Aton.
Les thébains s'efforceront cependant de redresser la situation au sud. Ils recruteront même des mercenaires nubiens, redoutables guerriers comme vous savez, puis mobilisèrent les gouverneurs autonomes égyptiens et ce entre Thèbes et Assouan ! Ceux d'ElKab...
D'Hiérakonpolis ...
Et même d'Edfou. Ils commencèrent certainement à tester la résistance des garnisons Hyksôs en terre Thébaine comme à Gebelein et puis plus au nord.

Voici quelques éléments constitutifs d'un bracelet en or
au nom d'Ahmôsis.
Il fu découvert sur la momie du pharaon Kamosé, son frère.
Antiquité égyptienne, au Louvre, niveau pavillon sully ...
Plan de l'article ...
→ Ahmôsis I ...
→ Rappelons-nous, les fameux Hyksôs ...
→ Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile.
→ La grande victoire d'Ahmôsis ...
→ Kemet fut alors réunifiée.

Dague portant le nom Ahmôsis ...
Elle est exposée au Royal Ontario Museum de Toronto.
Source / Lien
Ahmôsis I ...
Ouadjkhépérou
"Aux devenirs grandioses"
ˁȝ ḫpr w
Nom d'Horus.
Tetmestou
"Celui aux belles naissances"
twt ms w t
Nom de Nebty.
Tjestaouy
"Qui lie le Double Pays"
ṯs tȝ.wy
Nom d'Horus d'Or.
Nebpehtyrê
" Râ est le Seigneur de la Force"
nb pḥty rˁ
Nom de couronnement.
Iahmès, Ahmose
"La Lune l'a mis au monde ou la Lune est née"
ỉˁḥ ms
Nom de fils de Râ.
"Né de Iâh" comme vous savez, il participa ainsi à la fondation même de la légendaire 18e dynastie : savez-vous qu'elle dura pas moins de 263 années !
D'ailleurs ...
La 17e (151 années d'existence !) comme la 18e dynastie semblaient bien avoir été dirigées par la même lignée royale, c'est-à-dire celle des princes Thébains.
Quant à cette différence de dynastie, ne serait-ce point due à une certaine rupture ? Celle qui engendra finalement la reconquête du nord de Kemet.
Et cela se fit bien certainement sous une dure sujétion, contrainte, et ce tant à la fois matérielle que morale,..., provenant des fameux "faux amis" que furent les Hyksôs. C'est bien ainsi que leur occupation a été maintes fois décrite, comme un événement extrêmement traumatisant pour le peuple égyptien. Cependant, il me semble que cela n'est pas toujours très clair, c'est-à-dire quant au point de vue des Égyptiens contemporains, ceux qui vivaient sous leur contrôle ...
Rappelons-nous, les fameux Hyksôs ...
Ils furent bien ce peuple d’envahisseurs venant comme vous savez de Canaan et ce durant la Deuxième Période Intermédiaire (vers 1 650 à 1 550 avant notre ère).
Visiblement il semblerait qu'ils furent des sémites poussés par des Indo-Européens …
Des "faux amis" en quelque sorte ...
Ils envahirent le nord de Kemet. Un terme qui proviendrait probablement d'un hasard phonétique. Apophis est traduit du grecque : les Hyksôs, de véritable Apophis Humains.
Ils établirent ainsi une capitale dénommée Avaris, dans le delta du Nil devenue par la suite Pi-Ramsès sous le grand Ramsès II. Elle sera alors abandonnée par la suite et plus précisément vers 1080 avant notre ère, au profit de Tanis, qui fut du reste véritablement toute proche : quelques mètres.
Elle serait devenue aujourd'hui Tell el-Daba ...
Heqa khâseoue domina donc pendant deux dynasties en régnant ainsi pas moins de 108 ans sur le royaume d'Égypte.

Char Hittite.
Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile.
Le souverain Hyksôs devait certainement connaître l'habileté de Kamôsis. Tout comme d'ailleurs ceux de ses propres soldats, galvanisés qu'ils furent certainement par leur succès vis-à-vis des Nubiens.
Par la même occasion, il devait probablement imaginer leur nouvel enthousiasme. Celle du genre "Qu'il ne savait pas que s'était impossible, alors ils l'ont fait" ...

Deuxième Période Intermédiaire.
Les zones vertes (clair et foncé) forment approximativement le domaine de Kamosé à son avènement.
Source / Joël Guilleux /Antikforever.com
Ne devait-il pas alors craindre le fait que nos anciens puissent avoir retrouvés une certaine valeur combative ?
Fut-ce pour ce genre de raison que les fameux Hyksôs semblèrent éviter le combat en rase campagne ?
Ne se réfugièrent-ils pas alors au sein de leur cité fortifiée, leur capitale, Avaris ?
Les arrières gardes Hyksôs furent en tout cas balayées par les troupes de Kamôsis qui atteignirent Avaris, en y réalisant un siège.
Nonobstant ...
L'armée égyptienne sembla bien démunie paradoxalement au fait qu'elle refoula l'ennemi loin vers le nord puisqu'elle n'arriva pas à prendre la cité : le symbole même de cette occupation étrangère. Un très long siège débuta dès lors.

Sur votre droite, il s'agit bien de Sekenenrê Taa II de la 17e dynastie qui régna alors que les Hyksôs tenaient le nord de Kemet : du reste la résistance vis-à-vis de ses "faux amis" débuta bien avec lui.
A droite, Amhôsis ...
A son tour, Kamôsis trouva la mort au combat.
Il fut alors remplacé à la tête de l'armée par son propre frère, Ahmôsis comme vous savez. Ce dernier, dont la nomenclature signifiait "La lune est née", devait être un bien jeune prince : certainement peut-on même l'imaginer de fait énergique, brave et ce à l'image de son aîné ...
Cependant il devait avoir au moins les qualités qui convenaient pour entreprendre une guerre de siège : ne devait-il pas être patient et méthodique ?
Ahmôsis avait également la chance d'avoir à ses côtés un homme de guerre confirmé en la personne d'Ahmès. Un général, qui avait derrière lui une longue carrière, alliant je le suppute intelligence, expérience et bravoure. Ce fut donc sous sa direction que commença le siège d'Avaris.
La grande victoire d'Ahmosis ...
Bien peu de détails semblent nous être cependant parvenus jusqu'à nous au sujet de cette campagne. Nous savons qu'elle fut longue et bien difficile et qu'elle sera couronnée de succès, du côté de nos anciens bien évidemment.
Après des mois ...
Peut-être même faisant suite à plus d'un an de siège, Avaris finira par tomber. Cela devait représenter une très grande victoire, remportée par Ahmôsis, ses prédécesseurs bien sûr et ses soldats.
Le jeune général, qui voulait certainement balayer à jamais toute trace de cette présence étrangère sur le sol égyptien, ne se contenta pas visiblement de prendre cette capitale ennemie.
Il fit un nouveau siège et cette fois-ci devant une seconde place forte des Hyksôs à savoir Sharouken ; nous sommes alors dans le sud-ouest de la Palestine. La ville résista visiblement trois ans avant la capitulation, mais cette fois-ci, le danger d'invasion était totalement conjuré.
Dans le même temps ...
Ahmôsis fit entreprendre une véritable épuration à travers le territoire récemment libérés afin de châtier nos anciens Égyptiens qui auraient pu collaborer avec les Hyksôs.
Parallèlement ...
Il organisa une expédition punitive en Nubie dans le but d'anéantir toute velléité future, comme une alliance avec un éventuel ennemi de l'Empire Égyptien.
Amhôsis rentra de fait à Thèbes, cette ville aux cent portes, sa cité, auréolé de la gloire du libérateur.
Il fut alors couronné pharaon.
C'est probablement lors de cet avènement qu'une nouvelle dynastie, la 18e, fut proclamée ... Ce fut en tout cas une autre ère qui commença alors, le début du Nouvel Empire qui allait s'épanouir dans la paix.
Kemet fut alors réunifiée.
Ainsi ...
Nous rentrons en quelque sorte en cette ère de la réunification des Deux-Terres. Ce qui signa visiblement la fin de cette époque dite de la Deuxième Période Intermédiaire. L'effondrement d'une ère représente le prélude à bien d'autres évènements, et là en l'occurrence, au Nouvel Empire.
Notons cependant ...
Le pharaon Ahmôsis arriva à chasser les Hyksôs que bien tard au cours de son règne : il devait être aux alentours de l'an 18. Les alliés des fameux Hyksôs, ceux du sud, s'affaiblirent aussi considérablement, à tel point qu'une partie du pays de Kouch redevint une "colonie" égyptienne.
Souvenez-vous ...
De cet hypogée, celui d'un autre Ahmosé, un soldat d’ElKab, une petite cité de la Haute-Égypte, et qui visiblement avait son père au service de Séqénenrê Taâ II : il provenait d'une noble famille.
Aussi, ce soldat Ahmès, fils d'Abana, nous aurait laissé des inscriptions sur les murs de son hypogée au sein même d'ElKab, Urk. IV 3,2-5,2, publié par Lepsius (Denkmäller III, 12) ...
- C'est un des seuls documents relatant l’expulsion de Hyksôs d’Égypte ainsi que les campagnes militaires des premiers souverains de la 18e dynastie.
- Au sujet par exemple de la cité d'Avaris, la capitale Hyksôs, qui fut en fait assiégée par les troupes Thébaines. Les attaques semblèrent provenir visiblement à la fois de la terre comme du fleuve ...
La cité finit par être prise par le pharaon Ahmôsis I, comme nous venons de le voir, fondant par la même occasion la légendaire 18e dynastie !
- ...
- Il mentionna également Sharuhen, située comme vous savez en Palestine. Nous sommes alors en plein désert du Negev, entre Rafa et Gaza. Elle fut véritablement le dernier bastion ennemi : elle sembla du reste ne céder qu'après trois années de siège.
Il semblerait du reste, que cette peuplade, les Hyksôs, aient totalement disparu de la documentation après la prise de Sharuhen (?)
Ainsi ...
Kemet n'avait-elle point récupérée les frontières équivalentes au Moyen Empire ?
Dixit Ahmès fils d'Abana :
(Notons au passage que l'hypogée N°5 d’el-Kab a été réalisée par le nomarque Paheri pour son grand père, Ahmès-fils-d’Abana)
"Quand sa Majesté s'en retourna vers l'aval,
son cœur était en joie :
par ses mérites et sa force,
elle avait conquis les pays du sud et du nord"
Quelques tranches de vie intéressantes ...
Le soldat Ahmosé précisa qu’il suivait à pied le char du souverain Ahmôsé. Ce fut certainement la première fois qu’il est fait mention de chevaux et de chars par nos anciens Égyptiens.
Ce fut ainsi qu'il sembla combattre près d'Avaris et fit même visiblement des prisonniers. Croyez-le, il coupa même des mains. Cela lui permit d'être récompensé en recevant l’Or des Braves ...
Alors, à suivre...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

Ihamès = Ahmose.
Ici nous sommes en présence d’Iahmès Sapaïr.
Fils de Sequenenrê-Taâ.
Et de la reine Âhhotep I.
Frère d'Ahmôsis I.
Ce dernier étant le fondateur de la 18e dynastie.

Détail du pagne, Ỉˁḥms Sȝpȝỉr.
Statue d'Iahmès Sapaïr.
Le prince Iâhmès.
Vers 1550 avant notre ère, fin 17e dynastie.
Calcaire autrefois peint, incrusté, et doré.
Il s'agit peut-être du futur pharaon Ahmosis ?
© Musée du Louvre / C. Décamps / Louvre E15682.

Char royal Hyksôs.
Musée du Caire.
Il fut brave et conquérant, Séthy I et l'énigmatique héritier Mehy ... En Égypte ancienne !
"La vie"…
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
Menmaâtrê
"Que demeure la Vérité de Rê"
Nom de couronnement.
Sethy-Merenptah
"Celui du dieu Seth, l'aimé de Ptah"
Nom de Fils de Râ.
Fut-il véritablement ce que d'aucuns suggèrent, à savoir, le redresseur de Kemet ?
Ainsi :
- Amourou avançait de façon bien inquiétante et ce jusqu'en Galilée ...
- Le Hatti était au moins à Qadesh et de plus devait presque atteindre Damas.
- ...
Alors que le Mitanni semblait bien s'être effondré.
Ainsi ...
Le fils de Ramsès I commença son règne par le fait de repousser les bédouins du désert Libyque, et ce à l'ouest bien évidemment.
Puis il sera contraint de pacifier en quelque sorte le Nord du Sinaï.
Et enfin, il remontera jusqu'à Megiddo, fonçant visiblement sur des adversaires levantins.
Et que dire de la grande épouse royale, Touy ? Elle le devint d'ailleurs bien avant que ce haut personnage puisse monter sur le trône d'Horus ; probablement lorsqu’il occupait le poste de vizir sous le règne de son père.
Mère comme vous savez de Ramsès II, elle sembla avoir tenu un rôle politique éminent auprès de son époux et probablement avec son fils également.

Très belle prise de vue.
Nous sommes au niveau du 3e pylône du temple d'Amon-Râ de Karnak.
Séthi I guerroyant.
Source / Neithsabes / Lien
Séti I fut pourtant infatué de sa grandeur, il multiplia visiblement les constructions monumentales :
- Le temple des millions d'années en l'honneur d'Osiris.
- Le cénotaphe.
- L'osireion à Abydos.
- Le temple funéraire de Gourna, le plus septentrional de la nécropole thébaine, et ce avec de splendides bas-reliefs du pharaon et de son fils Ramsès II.
- Le temple évidemment de Kanark (Au niveau de la grande salle hypostyle en remplaçant l'allée processionelle d'Horemheb, entre le deuxième et le troisième pylône, dotée de 134 colonnes et ce sur près de 6 000 mètres carrés.).
- Le palais d'Avaris,
- Les obélisques d'Héliopolis,
- ...

Séti I
faisant une offrande au netjer Amon-Râ.
Temple d'Abydos ...
Voyez ce rouge (Desher) ce fut bien une couleur ambivalente tout au long de l'histoire égyptienne.
La couleur fut associée aux déserts ...
Deshret aux "terres rouges" ...
Source / Lien
Plan de l'article ...
→ Séti I ...
→ Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !) ...
→ Alors souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine" …
→ Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance ...
→ Méhy, cet énigmatique héritier ...
→ Cependant ...
→ Toutefois ...
→ Voici quelques représentations relatives au pharaon Sethos I ...

La Vallée des Rois ...
Séthi I ...
Ne devait-il pas être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accéda au trône d'Horus, celui laissé bien prématurément par son propre père, Ramsès I ?
Ce dernier fut d'ailleurs le fondateur de la 19e dynastie comme vous savez.
Le règne de Séthy I est particulièrement passionnant car il semble reposer sur trois bases d'importances :
- Celle bien sûr du Nouvel Empire et plus spécifiquement si nous nous rapportons à Thoutmosis III et Aménophis III,
- L'art amarnien en particulier resta toujours pérenne finalement et ce sous moult aspects,
- N'oublions pas l'élaboration de cette dynastie ramesside, qui à n'en pas douté, puisa ses propres racines sur la "refondation" d’Horemheb.
Visiblement ...
Le pharaon, sujet de cette thématique, grandit au sein d'une tradition militaire !
Ne devait-il pas être alors fort vaillant ?
Brave ... ?
"Conquérant", peut-être pas tant que cela d'ailleurs ... ? Il sembla du reste débuter sa carrière sous le pharaon Horemheb qui bien certainement l'envoya vers les frontières de l'Est de Kemet ! N'oublions pas à cet effet, cette présence, celle d'un des ennemis pérenne vis-à-vis de l'empire, du moins à certaine époque, c'est-à-direr les Hittites. Souvenons-nous ...
Ils sembleraient même avoir été quelque peu oubliés, voir pratiquement négligés en tout cas, et ce, au cours d'une partie de la 18e dynastie.
Cela fut probablement un des paramètres qui conduisit à une sorte de révolte, celle des pays vassaux de l'Égypte.
D'ailleurs, ne fut-il pas logique finalement qu'ils puissent tenter de s'affranchir de la tutelle de pharaon ?
Pour cela, ne jouèrent-ils pas de cette carte maîtresse, celle du Hatti ? Nous sommes donc en cette ère de la 19e dynastie au sein de cette révolte et ce dans la vallée de Bet Shean...
Beït Shéan,
Beit-Chean,
Beit Chéan,
Bet She'an ...
Beth Shean en Israël, fut bien l'une des villes les plus anciennes d'Orient. Ainsi, nous sommes sur la rive sud-ouest du lac de Tibériade, à Beth-Shean, un lieu ou Seti I fit ériger une stèle en l'honneur de ses victoires avant de poursuivre visiblement sa marche vers le nord : à Quadesh, nous sommes sur l'Oronte, il se heurtera comme vous savez aux Hittites.
Visiblement ...
Même si pharaon était de nature bien guerrière, Séthi I ne fut-il point contraint quand même à prendre les armes ?
A organiser une campagne militaire et ce jusqu'en Amourrou ...
Ainsi ...
Au cours de la première année du règne de Séthy I, autour de 1294 avant notre ère, pharaon se mit en conquête de cette région. Cela finit du côté de nos anciens par une victoire totale. Il établit "une sorte de domination égyptienne" en terre de Canaan. Séthy I "semblait" alors posséder la région, celle qui correspond aujourd'hui à Israël comme vous savez.
Et propagande oblige, ces combats seront relatés sur le mur Nord de la salle hypostyle de Karnak, qu'il fit bâtir certainement à cet effet. Nous pouvons alors y admirer le siège de la citadelle de Dapour...
Nonobstant...
Pharaon fut-il à peine de retour en terre divine, celle de Kemet bien sûre, que le prince de Qadesh concocta une nouvelle alliance.
...
On peut "aisément imaginer" les objectifs qui traversèrent l'esprit de Séti I :
- Garantir les routes commerciales égyptiennes,
- Percevoir davantage encore de taxes pour l'état central,
- Il va même ré-ouvrir les puits du Sinaï comme ceux d'ailleurs de Nubie ce qui rendra les ressources économiques, celle que l'Egypte avait bien perdues et cela depuis longtemps.
- Maintenir bien évidemment la sécurité de la vallée du Nil,
- ...
Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !) ...
Voici un sceau véritablement de facture égyptienne.
Il est du reste recouvert d'or.
Il semble avoir été fixé à un anneau et probablement d'ailleurs utilisé afin de sceller des documents ... (?)
On y découvrit la nomenclature du pharaon Séthy I. Le sceau comporte même l'Uraeus ailé ...

Bague en or ...
Chevalière au nom du pharaon Séthy I.
© Clara Amit / Israel Antiquities Authority.
"Le nom de Séti sur le sceau
symbolise la puissance
et
la protection,
ou
la force du dieu Râ, le dieu du Soleil,
une des divinités les plus importantes du panthéon égyptien"
Edwin van den Brink...

"L'Uraeus ailé [cobra],
protecteur
du nom du pharaon,
ou
du souverain lui-même,
est clairement visible sur le sceau."
Edwin van den Brink...
Des objets similaires auraient été d'ailleurs trouvés dans certaines dernières demeures exhumées à :
- Deir el-Balah,
- Bet Sh'an qui furent bien des centres administratifs égyptiens.

© Autorité des Antiquités Israéliennes ...
De pharaon, souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine" …
Nous sommes bien au sein de la belle vallée des Rois au niveau de l’hypogée de Séti I ! Et ce autour de 1 305 à 1289 avant l’ère du Christianisme…
Ainsi ...
En suivant l’exemple de ses prédécesseurs, le nouveau pharaon sembla avoir choisi l’emplacement de son hypogée. Cela devait représenter probablement l’un des plus importants chantiers de son règne, mais évidemment pas le seul comme vous savez.
Prêtres …
Architectes …
Scribes …
Vizirs … Tous devaient bien certainement participer à situer l’emplacement idéal de cette dernière demeure.
Pharaon validait-il ensuite cet emplacement ?
Ou alors l’imposait-il … ? En tout cas, et ce avec certitude, le jeune souverain devait accomplir le rite des fondations.
Etant donné la magnificence réalisée, ce souverain, comme bien d'autres certainement, devait désirer un somptueux hypogée.
Référons-nous à ses dimensions.
Sa qualité ...
La richesse quant aux ornements picturaux,
...
Vous pourrez ainsi y découvrir notamment des litanies :
- De Râ,
- Du "Livre pour Sortir au Jour",
- Celui également du Livre des Portes,
- Du rituel de l'ouverture de la bouche,
- Du Livre de la Vache Merveilleuse,
- Ainsi que des scènes astronomiques et ce dans la chambre funéraire,
- Des représentations de Séthi I avec des déités,
- D'autres encore, avec le souverain seul,
… Ainsi, quelle ne devait pas avoir été la surprise, l'admiration même en 1817 lorsque le légendaire Giovanni Bastita Belzoni découvrit cette magnificence, cette "Chapelle Sixtine de l’art égyptien" …
Nonobstant …
Les pilleurs de tombes avaient fait leurs œuvres.
Ce qui du reste, je vous l’accorde, n’enlève rien quant à notre admiration vis-à-vis de certains décors que vous pouvez d’ailleurs voir au musée du Louvre, et n’oublions pas aussi celui de Florence. Quelques éléments furent détachés des parois, ce que vous me permettrez peut être, de déplorer … ! Comme vous savez, ceci fut réalisé à la suite d’une expédition dont fit partit Champollion lui-même, une composition franco-toscane, et ce de 1828 à 1829.
Souvenez-vous aussi, de cette grande salle funéraire, vous apprécierez alors certainement l’Amdouat.
Les barques sacrées …
Les différentes heures de la nuit …
Le netjer Râ bien évidemment, naviguant …
...

Source / Lien
Ainsi Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance ...
Et ce bien sûr, à part le futur et légendaire Ramsès II ...
Le couple royal semble alors avoir eu une fille, nommée Tia, qui épousera visiblement un haut dignitaire de la cour ...
En fait ...
Il subsiste un mystère de plus.
Ce dernier semble tenir à la présence d'un énigmatique personnage répondant au nom de Mehy (MHj) au sujet duquel beaucoup croient qu'il aurait été le premier prince héritier de Séti I.
On voit souvent en effet ce mystérieux Mehy représenté sur les reliefs du pharaon Séti I, notamment sur ceux relatant ses premières campagnes militaires.
Parfois, nous subodorons que Ramsès II chercha à justifier sa légitimité et ce dans ses premiers textes.
Serait-ce vraiment à cause d'un autre prétendant au trône qui pourrait être ce Mehy. Il apparaît derrière le char royal sur des reliefs du mur nord de la salle hypostyle de Karnak.
"Le pilier de sa mère", une divinité soutenant la voute céleste, Iounmoutef ... En Égypte ancienne !

Planche XII du papyrus d'Ani.
Nous voici bien au sein du "Livre pour Sortir au Jour" ...
Et ce, face à une sorte de concept lumineux s'opposant à l'oubli, à la rupture totale, à la mort physique, ... Ainsi, le défunt ne devait-il pas chercher à voyager dans la barque du netjer Râ ainsi qu'à traverser le fameux royaume d'Osiris ? Une version nocturne de l'astre diurne en cours de régénération.
Nonobstant …
Il est vrai que vous aurez l'occasion de rencontrer cette dénomination de "Livre des morts".
C'est tellement erroné ...
Alors, souvenons-nous du contexte de son apparition. En 1842, le grand égyptologue allemand Karl Richard Lepsius appela Todtenbuch ("Livre des morts") un papyrus qui sera bien conservé au musée égyptologique de Turin. Il aurait ainsi effectué la première des traductions. Cette mauvaise nomenclature sera ensuite conservée et aura finalement la vie "dure". Nonobstant, nous devons quand même noté qu'au sein de la littérature égyptologique moderne nous rencontrons bien souvent la juxtaposition des deux titres.
"Livre des Morts" ...
"Livre pour Sortir au Jour" ... Ce dernier correspond en fait à la totalité des textes que l'on a trouvés près des défunts. Ils auraient été visiblement attribués à son accompagnement, pour le voyage dans l’au-delà. Précisons cependant qu'il demeure moult exemplaires du "Livre pour Sortir au Jour" et qu'ils sont bien loin d'être identiques les uns aux autres. Ceci pourrait s'expliquer par le fait que les bénéficiaires choisissaient les formules qui leurs convenaient le plus et ce probablement en fonction de ce qu'il pouvait s'offrir. N'oublions pas que ces manuscrits représentaient un réel et important investissement et que cela ne devait pas être vraiment négligeable.
Cependant ...
Serait-il possible d'y voir une toute autre explication quant à sa compréhension ?
Comme par exemple, de la magie funéraire ...
Nos antiques ancêtres à savoir les habitants de Kemet, pourraient bien avoir dénommé ce manuscrit "Sortie à la lumière du jour". Ainsi, en les lisant, ne pouvons-nous pas y voir quelques allusions au fait qu'ils s’adressaient bien à des vivants ?
Une lecture qui devient alors dès plus fascinante. Nonobstant, elle pourrait tout autant vous paraître bien désordonnée, pouvant même avoir pour effet de vous désorienter, de vous décourager, de ...
Mais finalement de cela, il ne faut pas véritablement s'en étonner :
- Il semblerait bien que nous ne possédons pas encore la clef quant à sa probable vraie lecture,
- Nous ignorons visiblement encore la démarche qui devrait y être appropriée.
- ...

"Sortir
pendant les heures de la lumière solaire
représente
le désir suprême du mort
de s'unir
au nombre des bienheureux qui entourent le soleil"
Cependant ne nous méprenons pas.
Les Égyptiens antiques n'étaient pas du tout obsédés par la mort, bien au contraire.
Ils adoraient la vie. L'importance de Râ est du reste bien là pour nous le démontrer.
Des expressions qui furent simplement et véritablement un symbole à la vie :

- Iounmoutef est bien situé au niveau du registre supérieur,
- Le prêtre Sameref quant à lui, est au niveau inférieur.
Plan de l'article ...
→ Il pouvait être de nature anthropomorphe.
→ Cette main protectrice ...
→ Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire ...
→ Il personnifiait déjà l'un des piliers du ciel soutenant la voute céleste.
→ Comment peut-on alors le distinguer véritablement des autres nejterou ?
→ Ainsi son côté funéraire ...
→ Et quand fut-il au Nouvel Empire ?
→ Iounmoutef fut donc avant tout un fils ...

Vous aurez remarqué sur cette représentation, comme d'ailleurs tous(tes) les netjerou(t) du grand panthéon égyptien, que le netjer Iounmoutef portait lui également ce gorgerin à savoir le collier ousekh. Il marquait en quelque sorte cette grandeur, celle partagée à la fois par les divinités mais également par pharaon.

Il pouvait être de nature anthropomorphe.
Iounmoutef,
Iunmutef,
Immutef,
Immoutef,
iwn-mwt.f,
Le "Pilier de sa mère" ...
Il était donc une sorte de symbole quant à l'enfance parfaitement exprimé du reste en cette fameuse mèche. Il portait également une sorte de pagne que nous ne pouvons pas véritablement voir et cela en raison d'une peau de panthère sacerdotale qui le recouvrait.
Alors souvent, comme bien d'autres déités, notre netjer devait changer de formes, de représentations si vous préférez :
- Parfois il était anthropomorphe,
- Il prenait même la forme d'un faucon,
- Souvent vêtu à la manière d'un prêtre Sem.
C'est-à-dire au moyen d'une peau de félin : celle-ci représente parfaitement la marque du sacerdoce, c'est-à-dire de l'engagement d'Iounmoutef en tant que prêtre. Augure divin bien évidemment. D'ailleurs précisons qu'au Nouvel Empire, cette peau de félin, indiquait toujours une fonction sacerdotale.
- Sans oublier bien sûr la fameuse tresse de l'enfance que vous connaissez bien : elle descend sur l'un de ses profils.
- ...
Cette main protectrice ...
Dans la représentation ci-dessus ...
Vous aurez certainement remarqué que notre netjer avait une main tendue vers l'avant.
Ne serait-ce point là un signe de protection ?
En tout cas, Iounmoutef le faisait effectivement.
En fait ...
Il veillait sur les défunts et ce à la manière probablement d'un prêtre ou même d'un fils aimant, respectueux,...
Ainsi ...
Iounmoutef nous rappelle combien il fut important qu'un défunt soit à la fois entouré et bien évidemment, protégé.
Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire ...
Il fut effectivement vénéré depuis l'Ancien Empire.
Nous sommes alors au sein du 9e nome de la Haute-Égypte : celui de Min, wn mnw, l'une des 42 divisions administratives du pays ou si vous préférez, l'un des 22 de cette Haute-Égypte.
Aussi rappelez-vous ...
De cette agglomération, qui vit naître le pharaon Aÿ. La légendaire cité d’Ipou (ipw), de Khent-Menou, de Panapolis, d'Akhmîm, d'akhmîmique chez les Coptes, ..., elle fut en son temps la plus importante de ce nome.
Une cité qui était comme vous savez en relation avec l’Horus l’enfant. Un élément d'intérêt et que nous serons à même de voir au cours même de cette thématique ...
Voyez le 9e nome, il se situe juste au-dessus d'Abydos (Nome 8), en bas de la carte :
Plus précisément ...
Iounmoutef serait issue d'une localité dénommée Iteb (" Itb ").
L'actuel Edfa ...
Je me souviens bien de ce village. Nonobstant, il est très paupérisé aujourd'hui pour ne pas utiliser un qualificatif bien moins délicat et ce localisé près de Sohag : en vérité nous sommes à 6 km environ, si ma mémoire est correcte.


Voici Sohag …
Localisée au sud d'Assiout.
Sur la rive gauche du Nil.
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Voici un netjer-serpent.



Et quelques déterminatifs quant au code Gardiner, le serpent.
Il présidait au destin !
Protecteur du foyer,
Quelques fois aussi des vignes ainsi que des récoltes.
Nous sommes bien au sein du panthéon égyptien ...
Ce dernier s'est élaboré progressivement au fil des millénaires au moyen par exemple de divinités locales. Notre netjer semble avoir accompagné le succès de quelques familles princières et ce au sein de leurs propres cités à la manière par exemple d'Antef et des Montouhotep de Thèbes, ...
Bien d'autres, à la manière d'Horus, perdurons depuis l'origine des temps pharaoniques, inhérents à l'idée même de la monarchie.
Quant au peuple lui-même :
- Son grand défi ne fut-il pas cette question quant à la survie après la rupture (La mort si vous préférez) ?
- A quoi bon accepter le terrible sort du paysan sur terre ou le fait de construire les monuments funéraires de pharaon, si la mort fut une fin véritable ?
- ...
- N'existait-il pas de compensation à ce sort terrestre de souffrances, d'efforts, d’adulations, ... ?
La vie terrestre ne pouvait de ce fait acquérir de sens que par une liaison établie avec la fameuse immortalité offerte par les netjerou(t) ainsi qu'aux Hommes bien évidemment. Certes, il fallait bien, afin d'obtenir la vie éternelle, l'avoir méritée de son vivant et ce à travers une conduite dés plus exemplaire. Et puis, cela devait permettre de survivre par l'intercession des vivants, qui se devaient moralement d'entretenir la mémoire du défunt, le nourrir même, l'honorer bien certainement, ...
Ainsi, à la fin des fins :
- Ce défunt qui véritablement ne ressuscitait pas, du moins physiquement, devait quand même bien être associé au pouvoir de vivre dans une seconde vie !
- Et ce pour une nouvelle existence,
- Dans un autre plan d'existence probablement qui sait (?),
- ...
Tel semble avoir été cet enjeu fondamental,
Ce mystère même,
Ce mystère aussi,
Et ce vis-à-vis de cette religion égyptienne antique ! D'ailleurs, en premier ressenti, ne fut-elle point élaborée avec une complexité certaine ? Elle fut probablement et bien lentement murie à travers les "clans" qui s'emparèrent progressivement ou pas du reste, du pouvoir vers 3 000 B.C.E.

Les textes des Pyramides parlent de lui comme ayant été fils de Serket, parfois lit-on qu’il le fut de Geb et de Renenoutet.
Sous forme humaine à ses début, il prit alors la forme d'un serpent tardivement, associé à Renenoutet : fut-il à l'origine de l'Agathodémon grec ?
Si nous considérons le "Livre pour sortir au Jour", il semble avoir été une manifestation de Râ !
Voici donc une statuette votive d’une divinité à tête serpentiforme, voyez :
- Il est debout sur sa base,
- Dans une action de marche,
- Il semble être muni d’un pagne strié et plissé,
- Le long de son corps, un bras bien droit, alors que l’autre semble tendre vers l’avant,
- Vous aurez aussi remarqué son collier ousekh,
- Il semble même porter une sorte de perruque, elle est tripartite, striée avec des mèches.
Est-ce véritablement Nehebkaou comme d'aucuns le suspectent ?
C'es-à-dire "Celui qui attribue les kaou".
Serait-il alors une des apparences de Râ-Atoum, ayant eu un rôle nourricier ?
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Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !
→ "Ordonner", "Déterminer" ...
→ Il personnifiait donc la destinée !
→ Et sa parèdre fut bien ce "Bras du destin" ...
→ Cependant fut-il véritablement un "bon démon" ?
→ Si vraiment il fut bien une déité ...
→ Aphorisme ...
→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
Un véritable principe
de renaissance,
de fertilité,
...
Revenir en haut de l'article ...
Hantées en quelque sorte par le sacré,
Immergées dans un monde divin,
La religion ou plutôt les cultes égyptiens s'y afférents n'avaient visiblement aucune cohérence avec les religions monothéistes qui apparurent bien plus tard comme avec le Christianisme par exemple, le Judaïsme, et même l'Islam !
La complexe mosaïque des netjerou(t) qui prévalait, semble être issue des diverses cosmogonies développées par les antiques et légendaires périodes de Nagada, avant même qu'ils ne se combattent entre eux, puis s'unissent afin d'établir un pouvoir unique le long de l'Itéru. La force des cosmogonies urbaines qui durent finalement être bien protectrices pour les souverains locaux, leur a certainement permis aussi d'asseoir la royauté que nous imaginons et connaissons.
D'ailleurs, trois cosmogonies rencontrèrent, à tour de rôle, un succès carrément national cette fois-ci :
- Celle de Ptah.
Comme vous savez il résida en particulier à Memphis et créa le monde par sa simple pensée.
- Celle d'Héliopolis.
Dite de Râ-Atoum-Khépri, qui imagina quant à elle la prodigieuse légende d'Osiris-Isis-Seth-Nephtys,
- Celle de Thot à Hermopolis,
- ...
La plus reconnue cependant fut certainement l'Ennéade d'Héliopolis : groupe de neuf déités comme vous savez, dont les enfants avaient pour nomenclature Isis, Osisris, Seth et Nephtys : une cosmogonie fondatrice, elle est d’une certaine façon à l'origine de toute les autres.
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Voici donc une des rares représentations de notre netjer Chaï ! Vous aurez certainement remarqué au niveau de sa tête, ce serpent …

Voici le génie nourricier Chaï.
Il porte un plateau de pain !
Nous sommes bien à Edfou, à l'extérieur même du naos, au sein du mur nord, et ce dans la section ouest.
Source / Cliché Nadine Guilhou / Lien
"Ordonner",
"Déterminer",
Ne serait-ce point-là l'origine même de la nomenclature de ce netjer, objet de la thématique d'aujourd'hui ?
Shay,
Chay,
Shaï,
Shay,
Š3j,
Il fut aussi identifié à Agathodaimon, cette divinité de la fortune et ce à Alexandrie. Ce fut vraiment un "bon génie" en cette époque gréco-romaine …
Psaïs.
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Chaï finira finalement par devenir le véritable synonyme de notre mot moderne à savoir le "Destin" !
Il personnifiait donc la destinée !
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Divinité du destin
et
destin lui-même !
Un destin propre à l'individu, ne déterminait-il pas :
- La durée de vie de chacun ?
- Comme du reste la fortune qui pouvait ou non d'ailleurs croisée la route ... ?
- Le bon ou même le mauvais vieillissement ?
- ...
Alors ...
Rien d'anormal finalement à ce que l'on puisse trouver notre netjer Chaï représenté le plus couramment dans les scènes du jugement dernier!
Et sa parèdre fut bien ce "Bras du destin"...
Revenir en haut de l'article ...
Afin de mieux cerner notre netjer, je vous propose maintenant de figurer une de ses parèdres, une figure de style en quelque sorte, une image bien féminine en cette allégorie à l'abondance mais aussi, à la fécondité.
Rennout,
Rnnwtt, paradoxalement, n’avait pas officiellement de famille ! Pourtant des mythes épars lui attribuèrent parèdre et même enfants ! Et ce à commencer par notre netjer, Chaï .
Elle fut également comme vous savez dans le cœur de nos anciens Egyptiens, une netjeret qui présidait au salut des naissances. Elle devait d'ailleurs être considérée comme celle qui traçait le chemin de la vie, en donnant sa force vitale c’est-à-dire le Ka ! De fait, à l'instar de Ka ou d'ailleurs de Ba, Chaï procédait davantage du concept divinisé que de la déité.
Ainsi …
Chaque mortel ne fut-il pas veillé, non pas, par une, mais bien par quatre Renenoutet ? Quatre protectrices qui devaient exercer leur vigilance vers chacun des quatre points cardinaux. Cependant cette divinité, paradoxalement au fait d'avoir été bien bénéfique pour chaque Egyptien, ne fut qu'un acteur dés plus modeste quant à la protection exercée sur eux.
Elle ne fut ainsi que le "bras du destin" !
Cependant, les maîtres demeuraient bien les netjerou(t) suprêmes i.e. les démiurges, aussi qualifiés de "maîtres de Renenoutet".

Renenoutet au Temple de Dendérah, arrière-chambre sud-ouest (N), paroi est ...
On lui connaît d'ailleurs d'autres parèdres comme :
- Reret,
- Chepse,
- ...

"Ni les monuments,
ni les petits objets
de l'Égypte antique
ne peuvent exister sans la couleur,
porteuse d'une pulsion de vie
aspirant à l'immortalité."
Sylvie Colinart, Elisabeth Delange, Sandrine Pages.
Camagna in "Couleurs et pigments des peintures de l'Égypte antique.
"Revue Techné n°4, 1996, page 29.

Les jardins de l’Égypte antique.
Avec des canards dans un étang,
Des lotus plantés,
Des palmiers dattiers,
Des arbres fruitiers,
Hypogée de Nebamun.
Thèbes, 18e dynastie, 1400 B.C.E, ...
Nous faisons un petit bond, dans notre passé ! Nous voici donc aujourd'hui sous la plume de Perrault, souvenez-vous de ce 17e siècle, de notre ère bien sûr.
Et plus précisément...
Nous sommes au sein de la fameuse triade vitruvienne, l'une de celle qui, si nous considérons certains auteurs, devrait bien représenter l'objectif à atteindre et ce pour tout bon architecte.
- Firmitas...
Solidité,
Robustesse.
- Utilitas...
Commodité,
Utilité.
- Venustas...
Beauté,
Volupté.
Vous l'aurez parfaitement compris, les "fameuses" triades que nous pourrions penser spécifiques à cette antiquité égyptienne, auraient finalement perduré dans le temps jusqu'à une passé bien plus récente.
Cela ne démontrerait-il pas, s'il en est encore besoin du reste, que chaque tranche de vie présente, s'appuie sur une assise passée et ce bien évidemment tout en préparant en catimini, un futur certain... ?
Ainsi :
"Dans tous ces différents travaux,
on doit avoir égard à la solidité,
à l’utilité,
à l’agrément :
à la solidité, en creusant les fondements jusqu’aux parties les plus fermes du terrain, et en choisissant avec soin et sans rien épargner, les meilleurs matériaux ;
à l’utilité, en disposant les lieux de manière qu’on puisse s’en servir aisément, sans embarras, et en distribuant chaque chose d’une manière convenable et commode ;
à l’agrément, en donnant à l’ouvrage une forme agréable et élégante qui flatte l’œil par la justesse et la beauté des proportions."
Vitruve.
"De l’architecture".
Livre I...

De si sublime couleurs provenant d'un si lointain passé.
Plan de l'article ...
→ Contempler ce passé fort loitain ...
→ Avec cet "art" égyptien ...
→ La réalisation d'une fresque obéit à des règles bien précises.
→ Ainsi ...
→ Un propriétaire au nom de "Sa-Mut".
→ Miraculeusement conservés ...
→ Souvenez-vous ...
→ Les peintres ...
→ Des secrets transmis de bouche à oreille ...
→ Voici un travail de restauration :
Des "fresques"
miraculeusement conservées.
Contempler ce passé fort lointain ...
Avec notre imaginaire...
Ainsi, comment concevoir ce chatoiement ?
Celui qui devait certainement contribuer à faire briller les murs, les plafonds, les portes, ...
Que reste-t-il finalement de cette splendeur ?
De cette magnificence supposée, passée,... ? Celle que nous pouvons parfois encore admirer ? Celle de l'empire pharaonique bien sûr ...
Demeure-t-elle évanouie au sein de cette couleur ocre du désert, celle-là même qui recouvre tout si uniformément ?
Cet "art" égyptien ...
L' "art pour l'art" n'existait pas au sein de la Kemet antique.
Du reste ...
L'art tel que nous le concevons de nos jours, fut véritablement et de plus bien longtemps inconnu ... Car toute création avait véritablement un but pragmatique.
Par exemple ...
Assurer la prospérité et le triomphe de l'empire comme de son souverain d'ailleurs, puisque finalement, il ne devait former qu'un.
Procurer la survie des souverains, et, puis bien plus tard, celle des notables, ...
Les techniques ...
Les ingrédients des peintres n'ont guère changé finalement depuis l'exécution des fameux portraits du Fayoum.
Ils reposent toujours sur la tétrachromie ! C'est-à-dire l'utilisation de quatre couleurs de base ...
La réalisation d'une fresque obéit à des règles bien précises.
Les peintres préparaient tout d'abord leurs supports, ce qui finalement semble de soit ! Ce furent probablement sur des toiles de lin, de minces planchettes de cyprès, de figuier sycomore, de ...
Puis ...
Après les avoir enduites de cire d'abeille, de gesso, cette sorte de colle mélangée à une fine couche de plâtre, ..., ils appliquaient alors leurs couleurs.
Ainsi ...
Au cours de certains travaux de terrassement ...
Au sein même d'une cour intérieure ...
Une nouvelle découverte en ce début de mars 2015 ... Une dernière demeure d'éternité qui se trouve à Gournah, partageant vous l'aurez compris, la cour de l'hypogée TT110...
Une dernière demeure :
- En forme de T,
- Avec des peintures bien conservées visiblement.
- Un hall transversal,
- Des chambres non terminées.
- ...
Cependant ...
Sans véritablement de grande surprise, elle aurait été pillée et ce dès l'Antiquité.
De plus ...
Certains des textes et même des paysages d'ailleurs, auraient été délibérément endommagés (?) Comme le nom et les titres du propriétaire du tombeau, mais également le nom du netjer Amon, ... (?)
"La tombe pourrait avoir été vandalisée,
certaines scènes
et
inscriptions murales ayant été grattées"
Précise le ministère sans plus d'explications.
Un propriétaire au nom de "Sa-Mut". !
De la 18e dynastie ...
Elle contiendrait donc visiblement de très belles scènes peintes.
Sur le plâtre ...
Avec des couleurs très vives, comme vous pouvez l'admirer avec les quelques photos présentes dans cette thématique.
Ainsi fut représenté l'existence de nos anciens qui se voulait certainement quotidienne et ce à travers quelques belles tranches de vie.
Comme des scènes de célébration par exemple ...
D'autres représentent même le propriétaire de cette dernière demeure ainsi que sa femme, une certaine "Ta Khaeet", et ce devant une table d'offrande.
Alors, souvenons-nous ...
Une semaine auparavant cette belle trouvaille ...
Un autre hypogée fut découvert.
Cela fut celui d'un certain "Amenhotep", dénomé visiblement aussi "Rebiu". Ce dernier semble avoir été le portier du netjer Amon ...

En fait ...
Nous sommes au sein d'un hypogée découvert en début du mois de Mars 2015.
De la 18e dynastie ...
Découverte à Gournah, sur la rive ouest de Louxor ...
- L'ARCE...
Les Archéologues du Centre de Recherche Américain en Égypte ...
- Avec bien évidemment, la collaboration du ministère des antiquités de l'Égypte ...
Les chercheurs semblent ainsi avoir réalisé une très belle découverte.
Ils creusaient finalement au sein d'un "patio", à ciel ouvert, au sein de la TT 110, qui appartenait visiblement à un homme nommé Djehouty. De son état, il fut majordome Royal d' Hatshepsout mais également de Thoutmosis III.
Nous sommes bien en présence de scènes parfaitement conservées et colorées, sur les murs de l'hypogée ...

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Nous sommes bien au sein d'une véritable dualité antique.
Nebty ...
Les "Deux dames".
Et ce avec :
- Ouadjet ...
- Nekhbet ... "Celle de Nekheb", visiblement sa véritable cité d'origine, d'ailleurs si vous préférez, l'on pourrait la mentionner comme Nekhabit.

Pectoral vautour royal ...
On le découvrit placé sur la tête même du pharaon dans l'hypogée KV55.
Le vautour a été affiché à l'exposition d'art 2007-2008.
et ce à Monterrey, au Mexique.
Une Netjeret vautour ...
Celle du sud de Kemet ...
Nekhbet ...
Ainsi apparaît-elle en Haute-Égypte et plus précisément comme vous savez à Nekheb, l'une des plus anciennes cités du pays antique, aujourd'hui ELKab. Nous nous trouvons alors sur cette rive droite de l'Itéru, à environ 85 km de la fameuse ville de Louxor, celle que nous apprécions tant.
Nekheb était la ville grecque d'Eileithyiapolis. Souvenez-vous, les chercheurs y auraient visiblement découverts des traces humaines préhistoriques qui remonteraient à 6 000 B.C.E.
Nous sommes bien au sein finalement de deux cités :
- ELKab de Nekheb à l’est du Nil …
- Et Nekhen bien plus ancienne encore, maintenant connue sous le nom d'el-Ahmar, le monticule rouge, sur la rive opposée. Les deux cités étaient des centres religieux en cette période prédynastique.
Ainsi ...
Jusqu'à la 18e dynastie ...
Nekhbet fut la capitale comme vous savez du troisième nome d'Égypte (Région si vous préférez).
La netjeret vautour ...
Elle fut dénommée parfois la divinité dangereuse. Et elle semble bien avoir été adulée au sein d'un vaste sanctuaire dont, bien malheureusement, ne subsiste aujourd'hui qu'une énorme enceinte et ce en briques crues.
Aussi et, selon moi bien sûr, des fouilles archéologiques pourraient bien réserver, sur ce site, encore de bien belles surprises ...


Voici les murs d'enceintes d'ElKab.
Une cité fortifiée.
En aparté :
Pour l'appellation d'Elkab', en lieu et place d''El Kab', voyez S.V.P Bingen and Clarysse, Elkab III, 1, n. 1.
* Claude Traunecker ...
Sic : " Petite note philologique sans importance : le site est Elkab et non el-Kab. Ce n'est pas de l'arabe avec l'article el- mais une évolution du nom antique "Nekheb". Je crois que cette démonstration a été faite par un anglais au début du XXème mais j'ai oublié qui ..."
* Laurent Bavay, le nouveau directeur de l’Ifao ...
"Kab" ne voulant rien dire en Arabe, à la différence par exemple de "Medineh".
Le nom du site s'écrit bien Elkab et non el Kab.

ELkab ...
L'antique site de Nekheb ...
Elethya ...


Nekhbet.
Temple de la reine Néfertari à Abou Simbel.
Plan de l'article ...
→ Nekhbet ...
→ Nekhbet, une divinité vautour titulaire du Sud ...
→ Dans la légende d'Osiris ...
→ Un véritable témoignage ...
→ Une concentration du culte dans la cité d'origine de cette divinité ...
→ Quelques représentations de la netjeret Nekhbet ...

Nekhabit ...
Découvert en 1922 dans la vallée des rois par Howard Carter.
Nekhbet, une divinité vautour titulaire du Sud ...
Une belle analogie que celle de l'Ouadjet ...
Cette netjeret cobra qui elle représentait comme vous savez, le Nord.
La première portait la couronne blanche du sud ...
Alors que la seconde, la couronne du nord ...
Réunies ...
Les deux couronnes témoigneront alors et ce sur la tête de pharaon de cette belle et grande unification de Kemet. A cet effet d'ailleurs, souvenez-vous, le pays fut bien nommé les "Deux-Terres", "Terre des deux maîtresses", ...
Nekhbet ...
Comme Ouadjet ...
Son homologue finalement, provenant du delta, elle avait bien pour vocation de veiller sur le souverain mais également, sur son entourage. Nous retrouvons d'ailleurs cette image du vautour aux ailes protectrices tant elles sont grandes et déployées et ce sur les bijoux royaux et ce aux différentes ères.
Dans le célèbre temple que vous connaissez bien certainement, celui d'Hatchepsout, à Deir el-Bahari.
Au niveau de la deuxième terrasse ...
Nous trouvons cette très belle chapelle dédiée à Anubis. Netjer s'il en est de la momification ; son décor d'ailleurs est très spectaculaire selon moi. Il réunit entre autre chose le fameux vautour Nekhbet, aux grandes ailes déployées ainsi que le cobra de la Basse-Egypte.
Tous deux semblent porteurs alors du légendaire signe Chen.
Cette boucle de corde nouée ...
Elle semble alors exprimer la course de Râ et ce tout en exprimant le fait que le pouvoir des deux déités s'étendait à tout l'univers...
Ainsi :
- Le pouvoir ...
- Comme du reste le rayonnement mystique de Nekhebet et d'Ouadjet ... Tous cela grandirent ainsi au fil des dynasties.
Dans la légende d'Osiris ...
Nous nous projetons alors au sein de cette mémorable époque de Ramsès.
1 500 ans B.C.E ...
Nekhbet y joua alors véritablement un rôle important, et ce, entre autre chose, sous les traits d'une netjeret des naissances.
Ainsi dans certains papyrus ...
Un rôle bien essentiel lui fut prêté auprès d'Horus, fils d'Isis comme vous savez et qui décida de tuer son oncle Seth, meurtrier lui-même de son frère.
Lorsqu'Isis partit à la recherche des morceaux du corps de son époux, c'est à dire Osiris ...
Souvenez-vous ...
Seth les avait alors jetés dans les marécages du delta. Ce fut bien aux puissances divinisées i.e. Nekhbet et Ouadjet qu'elle confia Horus, cet ancêtre divin de tous les pharaons.
Un véritable témoignage ...
C.Perry, View of the Levant, 1743 ...
Ainsi un voyageur du 18e siècle sembla témoigner de son passage et ce au milieu des ruines du temple de Nekhbet à Elkab.
Le voici finalement arrivé dans cette salle hypostyle qu'érigea visiblement Khenemmarê, pharaon de 29e dynastie :
"En un endroit nommé Kaab
[...]
nous découvrîmes quelque chose ressemblant à (un monument) antique.
[...]
nous sommes arrivés aux vestiges d'un ancien temple, comprenant six
piliers en deux rangées,
avec leur toiture intacte.
Un peu plus au nord
se trouvent les fragments de nombreux autres piliers brisés, ainsi que
d'autres ruines considérables,
portant de curieux hiéroglyphes..."
Une concentration du culte dans la cité d'origine de cette divinité ...
Ainsi ...
Plutôt que de fêter Nekhbet dans tout le pays comme nous pourrions aisément le supposé, pharaon sembla bien concentrer son culte au sein même de la cité d'origine de notre déité, à savoir, ELkab.
Ainsi ...
Je subodore que le souverain devait venir en cette cité afin d'honorer la netjeret (?)
"Prier" probablement pour conforter sa protection ...
Il la gratifiait visiblement de temples.
Le faisait-il aussi quant aux fêtes en son honneur ?






