Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...

 

 


 

Site d'informations sur l’Égypte ancienne ...

Back in egyptKmt 2Voici notre arrivée en cette terre divine, Historique, artistique, ...

Kmt

Kemet s’applique uniquement à la vallée du Nil à cause du limon noir déposé après la crue comme nous le savons tous, mais il y avait aussi les déserts de l’est et de l’ouest, le delta, le Sinaï, les ports de la Mer rouge ...

Tawy, les Deux-Terres ...

Ce mot dans la titulature royale qui surmonte tous les noms des divinités, des rois et des reines, Neb Tawy, ou maîtresses des Deux-Terres, je n’ai jamais rencontré de Neb Kemet.

Aujourd’hui l’Égypte s’appelle Misr en langue arabe, un vieux nom d’origine sémite et qui se retrouve dans la bible "Misraïm" le "aïm" dénote une dualité, peut-être non, très certainement pour dire Misr les Deux-Terres.

"Chaque jour, 

nous sommes engagés dans un miracle que nous ne reconnaissons même pas :

un ciel bleu,

des nuages blancs,

des feuilles vertes,

les yeux noirs et curieux d'un enfant,

nos deux propres yeux.

Tout est un miracle."

(Thich Nhat Hanh)

كل يوم نحن منخرطون في معجزة لا ندركها حتى: سماء زرقاء، سحب بيضاء، أوراق خضراء، عيون طفل سوداء فضولية، أعيننا. كل شيء معجزة.

 

Apprendre les anciennes civilisations :

  • Mésopotamiennes,
  • ...
  • Égyptiennes, ... peuvent nous donner un peu de clarté afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui !

Adonc connaissons et essayons de comprendre le passé, ...

Nous pourrons alors avoir cet espoir de ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres !

 

 

 

Ob 5551aa 10384610 638584006216756 4480779836440

L'Égypte pharaonique est la plus grande civilisation de l'Antiquité, indéniablement !

 

 

Elle a presque tout inventé :

  • La littérature,
  • L'art,
  • La médecine,
  • L'économie,
  • L'architecture,
  • ... Tout cela avec des valeurs humaines, spirituelles, esthétiques, ... sans équivalent.

 

"Un peuple ignorant de son histoire,

c'est comme un arbre sans racines". 

Marcus Garvey.

 

4 9

 

Je suis simplement un passeur de connaissances au sein de cette ère anthropocène.

Adonc ...

Rêvons ensemble !

 

"L'avenir

appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt

 

Je suis partisan d'une approche holistique, je vous invite avec la chaleurosité de Râ à pénétrer maintenant au sein de Kemet et de son patrimoine historique de l'humanité :

 

"L’homme ne disparaitra pas

tant qu’il saura rêver"

 Jean Cocteau.

 

Capture d ecran 2023 06 29 213822

Je t aime

Index 6

 

Et si nous faisions comme nos anciens ...

Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...

Voici des hupomnemata en quelque sorte ...

 

"Cela dit, 

ma passion pour l’Égypte n'est pas exclusive

et

je suis incapable de ne pas en nourrir d'autres,

presque aussi impérieuses :

comment,

entre autres,

se priver de la peinture italienne,

de Mozart

ou des merveilles de l'astronomie ?

Au risque de la dispersion,

il me semble que l'on se doit d'avoir la culture la plus vaste possible.

J'ai la faiblesse de penser

que celle-ci est nécessaire pour comprendre le monde complexe de l'Égypte. "

Jean-Pierre Corteggiani dans "Fous d'Égypte" de Quentin Florence, éd Bayard.

 

Et si nous faisions comme nos anciens ...

Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...

 

Adonc voici Arthur Rimbaud à Harar en 1883 ....

Arthur Rimbaud fera plusieurs courts séjours au Caire.

Il nous est possible de découvrir la trace dans sa correspondance ; entre deux expéditions. En voici un exemple d'août 1887. Il s'ennuie dans la ville, qu'il juge trop européanisée ; son jugement est un peu hâtif, peut-être avai-il besoin d'aventure !

 

361303975 6937458859600673 2825040573786300220 n

"Le Caire, 24 août 1887.

"Je suis toujours ici à ne rien faire.

Le Caire est un endroit civilisé où on jouit d'une température douce et fraîche, une ville qui tient de Paris, de Nice et de l'Orient et où l'on vit à l'européenne. Je n'y compte pas rester plus d'un mois, quoi que j'y puisse trouver quelque chose, car la vie d'ici m'ennuie et on reste trop sédentaire. D'un autre côté, je suis appelé à Zanzibar, où il y a des emplois ; en Afrique et à Madagascar, où l'on peut gagner de l'argent.

25 août

Il arrive précisément que je dois prendre le bateau de Zanzibar vers le 15 septembre : on me donne des recommandations pour là-bas. Au Caire, on dépense trop, on s'ennuie ; tandis qu'à Zanzibar, on fait des voyages à l'intérieur où l'on vit pour rien, et on arrive à la fin de l'année avec ce que l'on a gagné intact. Ici, le logement, la pension et le vêtement (dans les déserts on ne s'habille pas) vous mangent tout.

Je vais donc m'en aller à Zanzibar [...]."

 

Dune egypte 2022

Ob bc366d gif2

La carte du grand etat egyptien avant qu abdel nasser ne prenne le pouvoir d egypte en 1952La carte du  Grand État Égyptien

avant qu'Abdel NASSER ne prenne le pouvoir et ce en 1952 !

Son choix fut de se séparer du Soudan actuel (?).

Photo de Mohamed Rostom.

 

Alexandre Cordahi ...

Sic : "Pour être plus précis, il s'agissait d'un condominium anglo-egyptien depuis 1899 jusqu'en 1955. De fait les autorités égyptiennes n'avaient pas grand contrôle, pas plus que les soudanais même. Il est vrai cependant que Nasser n'a pas fait grande preuve de créativité institutionnelle et perdit tant des acquis égyptiens (dont des pans socio-culturels et économiques) que dans ses aventures ratées ("socialisme scientifique", Syrie, Yémen, 1967...)"

 

L’Égypte pharaonique et sa mémoire culturelle ...

 

S'intéresser à l’Égypte ancienne à travers son histoire, sa théologie, son art, sa littérature, sa société, ses écrits, comme aux fouilles archéologiques, aux musées, …, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir.

"Décrire l'Égypte", quelle belle ambition !

 

Nonobstant lisez plutôt :

 

"La science

est la croyance en l'ignorance des experts."

Richard Feynman

 

"Le sens de l'Histoire

s'acquiert en y participant un peu" !

Antonio Baldini

 

Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt ...

Peut-être !

 

356862409 6389293554519686 6508810237497260007 n

 

Clé de VIE

 

Capture d ecran 2023 06 29 213822

 

Un copyright © est apposé sur les dossiers et photos que j'expose et sont donc de mon entière propriété, si vous désirez les partager ou en faire référence : ce dont je vous remercie vivement !

Je vous prierais de faire connaître votre source d'information soit : https://www.aime-jeanclaude-free.com/ et de donner le lien donnant accès à ce site ! 

Merci par avance de respecter ce code de déontologie qui régit les diffusions et partages entre internautes.

Politique de confidentialité Copyright 2024.

Aussi, je vous remercie tout particulièrement en cas ou vous auriez l’amabilité de :

  • Les partager,
  • Les mettre en référence,
  • ...  

Tout simplement :

 

 

 

 

Il fut ce rédempteur, ce sauveur, ce libérateur des Deux-Terres : Ahmôsis, un siège bien long et difficile ... En Égypte ancienne.

Il fut ce rédempteur, ce sauveur, ce libérateur des Deux-Terres : Ahmôsis, un siège bien long et difficile ... En Égypte ancienne.

Par Le 21/05/2015

ankh hiero  

https://www.aime-jeanclaude-free.com/

Logopdf

 

 

Ahmosis i

Dalle calcaire ...

Relief sculpté et peint ...

On y voit bien pharaon accomplissement un rite pour le netjer ...

 Temple d'Ahmôsis I.

Abydos.

Musée de Manchester

Source / Lien

 

Nous sommes bien en cette fin de la Deuxième Période Intermédiaire, et plus précisément au sein du retour des princes thébains.

Fort de leur domination au Moyen Empire, ils ne furent pas demeurés inactifs.

Ainsi ...

La 17e dynastie qui régna à Thèbes dès la disparition de la 13e (Celle-ci compta pas moins de 453 ans!), prépara en quelque sorte sa revanche tout en payant son tribut aux Hyksôs et en acceptant probablement des garnisons ennemies sur son territoire.

 

Ainsi après les règnes :

  • D'Antef V,
  • De Réhotep,
  • Des Sébekemsaf I et II,
  • De Djehouty,
  • De Saoudjen,
  • Des Nebiryeraou I et II,
  • Des Antefs VI et VII,
  • De Senakhenrê,
  • De Séqenenrê Taâ II,
  • Et enfin de Kamôsis ... Ainsi, dans leurs sépultures implantées à Dra Abou el-Naga, les pharaons furent ensevelis en de vastes cerceuils appelés richis ("Plumes") creusés à même le roc et surmontés parfois de petites pyramides en brique.

 

Gourna medinet 7 

Voici une vue de cette nécropole de Dra Abou el-Naga.

Située au Nord-Ouest du temple de Séthi I.

Source / Lien

 

La situation à Thèbes fut devenue certainement très fragile : depuis l'occupation Hyksôs, elle ne pouvait plus commercer ni avec la Phénicie, ni d'ailleurs avec la Syrie-Palestine.

Elle était également coupée des ressources aurifères nubiennes par les princes de Kerma qui furent remontés jusqu'à la première cataracte.

 

Ainsi :

  • Au sud ...

La frontière se situait à Eléphantine, à Assouan.

  • Et au nord ...

A Cusae, juste au sud de la future Tell el-Armana / Akhet-Aton.

 

Les thébains s'efforceront cependant de redresser la situation au sud. Ils recruteront même des mercenaires nubiens, redoutables guerriers comme vous savez, puis mobilisèrent les gouverneurs autonomes égyptiens et ce entre Thèbes et Assouan ! Ceux d'ElKab...

D'Hiérakonpolis ...

Et même d'Edfou. Ils commencèrent certainement à tester la résistance des garnisons Hyksôs en terre Thébaine comme à Gebelein et puis plus au nord.

 

Louvre egyptologie 11

Voici quelques éléments constitutifs d'un bracelet en or

au nom d'Ahmôsis.

Il fu découvert sur la momie du pharaon Kamosé, son frère.

Antiquité égyptienne, au Louvre, niveau pavillon sully ...

Source / Greudin

 

Plan de l'article ...

 

Ahmôsis I ...

 

→ Rappelons-nous, les fameux Hyksôs ...

 

Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile.

 

La grande victoire d'Ahmôsis ...

 

Kemet fut alors réunifiée.

 

1280px bronzedagger ahmosei

Dague portant le nom Ahmôsis ...

Elle est exposée au Royal Ontario Museum de Toronto.
Source / Lien

 

Ahmôsis I ...

 

Ouadjkhépérou

"Aux devenirs grandioses"

ˁȝ ḫpr w

Nom d'Horus.

 

Tetmestou

"Celui aux belles naissances"
 twt ms w t

Nom de Nebty.

 

Tjestaouy

"Qui lie le Double Pays"

ṯs tȝ.wy

Nom d'Horus d'Or.


Nebpehtyrê

" Râ est le Seigneur de la  Force"

nb pḥty rˁ

Nom de couronnement.


Iahmès, Ahmose

"La Lune l'a mis au monde ou la Lune est née"

ỉˁḥ ms

Nom de fils de Râ.

 

"Né de Iâh" comme vous savez, il participa ainsi à la fondation même de la légendaire 18e dynastie : savez-vous qu'elle dura pas moins de 263 années !

 

D'ailleurs ...

La 17e (151 années d'existence !) comme la 18e dynastie semblaient bien avoir été dirigées par la même lignée royale, c'est-à-dire celle des princes Thébains.

 

Quant à cette différence de dynastie, ne serait-ce point due à une certaine rupture ? Celle qui engendra finalement la reconquête du nord de Kemet.

 

Et cela se fit bien certainement sous une dure sujétion, contrainte, et ce tant à la fois matérielle que morale,..., provenant des fameux "faux amis" que furent les Hyksôs. C'est bien ainsi que leur occupation a été maintes fois décrite, comme un événement extrêmement traumatisant pour le peuple égyptien. Cependant, il me semble que cela n'est pas toujours très clair, c'est-à-dire quant au point de vue des Égyptiens contemporains, ceux qui vivaient sous leur contrôle ...

 

Rappelons-nous, les fameux Hyksôs ...

 

Ils furent bien ce peuple d’envahisseurs venant comme vous savez de Canaan et ce durant la Deuxième Période Intermédiaire (vers 1 650 à 1 550 avant notre ère).

Visiblement il semblerait qu'ils furent des sémites poussés par des Indo-Européens …

 

Des "faux amis" en quelque sorte ...

Ils envahirent le nord de Kemet. Un terme qui proviendrait probablement d'un hasard phonétique. Apophis est traduit du grecque : les Hyksôs, de véritable Apophis Humains.

 

Ils établirent ainsi une capitale dénommée Avaris, dans le delta du Nil devenue par la suite Pi-Ramsès sous le grand Ramsès II. Elle sera alors abandonnée par la suite et plus précisément vers 1080 avant notre ère, au profit de Tanis, qui fut du reste véritablement toute proche : quelques mètres.
Elle serait devenue aujourd'hui Tell el-Daba ...

Heqa khâseoue domina donc pendant deux dynasties en régnant ainsi pas moins de 108 ans sur le royaume d'Égypte.

 

Char hittite

Char Hittite.

 Source 

 

Nous voici au sein d'un siège bien long et difficile.

 

Le souverain Hyksôs devait certainement connaître l'habileté de Kamôsis. Tout comme d'ailleurs ceux de ses propres soldats, galvanisés qu'ils furent certainement par leur succès vis-à-vis des Nubiens.

Par la même occasion, il devait probablement imaginer leur nouvel enthousiasme. Celle du genre "Qu'il ne savait pas que s'était impossible, alors ils l'ont fait" ...

 

 

Egypte 2eme per inter

Deuxième Période Intermédiaire.

Les zones vertes (clair et foncé) forment approximativement le domaine de Kamosé à son avènement.

Source / Joël Guilleux /Antikforever.com

 

Ne devait-il pas alors craindre le fait que nos anciens puissent avoir retrouvés une certaine valeur combative ?

Fut-ce pour ce genre de raison que les fameux Hyksôs semblèrent éviter le combat en rase campagne ?

Ne se réfugièrent-ils pas alors au sein de leur cité fortifiée, leur capitale, Avaris ?

 

Les arrières gardes Hyksôs furent en tout cas balayées par les troupes de Kamôsis qui atteignirent Avaris, en y réalisant un siège.

Nonobstant ...

L'armée égyptienne sembla bien démunie paradoxalement au fait qu'elle refoula l'ennemi loin vers le nord puisqu'elle n'arriva pas à prendre la cité : le symbole même de cette occupation étrangère. Un très long siège débuta dès lors.

 

Sihildl

Sur votre droite, il s'agit bien de Sekenenrê Taa II de la 17e dynastie qui régna alors que les Hyksôs tenaient le nord de Kemet : du reste la résistance vis-à-vis de ses "faux amis" débuta bien avec lui.

A droite, Amhôsis ...

Source / Lien

 

A son tour, Kamôsis trouva la mort au combat.

 

Il fut alors remplacé à la tête de l'armée par son propre frère, Ahmôsis comme vous savez. Ce dernier, dont la nomenclature signifiait "La lune est née", devait être un bien jeune prince : certainement peut-on même l'imaginer de fait énergique, brave et ce à l'image de son aîné ...

 

Cependant il devait avoir au moins les qualités qui convenaient pour entreprendre une guerre de siège : ne devait-il pas être patient et méthodique ?

Ahmôsis avait également la chance d'avoir à ses côtés un homme de guerre confirmé en la personne d'Ahmès. Un général, qui avait derrière lui une longue carrière, alliant je le suppute intelligence, expérience et bravoure. Ce fut donc sous sa direction que commença le siège d'Avaris.

 

La grande victoire d'Ahmosis ...

 

Bien peu de détails semblent nous être cependant parvenus jusqu'à nous au sujet de cette campagne. Nous savons qu'elle fut longue et bien difficile et qu'elle sera couronnée de succès, du côté de nos anciens bien évidemment.

Après des mois ...

Peut-être même faisant suite à plus d'un an de siège, Avaris finira par tomber. Cela devait représenter une très grande victoire, remportée par Ahmôsis, ses prédécesseurs bien sûr et ses soldats.

 

Le jeune général, qui voulait certainement balayer à jamais toute trace de cette présence étrangère sur le sol égyptien, ne se contenta pas visiblement de prendre cette capitale ennemie.

Il fit un nouveau siège et cette fois-ci devant une seconde place forte des Hyksôs à savoir Sharouken ; nous sommes alors dans le sud-ouest de la Palestine. La ville résista visiblement trois ans avant la capitulation, mais cette fois-ci, le danger d'invasion était totalement conjuré.

 

Dans le même temps ...

Ahmôsis fit entreprendre une véritable épuration à travers le territoire récemment libérés afin de châtier nos anciens Égyptiens qui auraient pu collaborer avec les Hyksôs.

Parallèlement ...

Il organisa une expédition punitive en Nubie dans le but d'anéantir toute velléité future, comme une alliance avec un éventuel ennemi de l'Empire Égyptien.

 

Amhôsis rentra de fait à Thèbes, cette ville aux cent portes, sa cité, auréolé de la gloire du libérateur.

Il fut alors couronné pharaon.

 

C'est probablement lors de cet avènement qu'une nouvelle dynastie, la 18e, fut proclamée ... Ce fut en tout cas une autre ère qui commença alors, le début du Nouvel Empire qui allait s'épanouir dans la paix.

 

Kemet fut alors réunifiée.

 

Ainsi ...

Nous rentrons en quelque sorte en cette ère de la réunification des Deux-Terres. Ce qui signa visiblement la fin de cette époque dite de la Deuxième Période Intermédiaire. L'effondrement d'une ère représente le prélude à bien d'autres évènements, et là en l'occurrence, au Nouvel Empire.

Notons cependant ...

Le pharaon Ahmôsis arriva à chasser les Hyksôs que bien tard au cours de son règne : il devait être aux alentours de l'an 18. Les alliés des fameux Hyksôs, ceux du sud, s'affaiblirent aussi considérablement, à tel point qu'une partie du pays de Kouch redevint une "colonie" égyptienne.

 

Souvenez-vous ...

De cet hypogée, celui d'un autre Ahmosé, un soldat d’ElKab, une petite cité de la Haute-Égypte, et qui visiblement avait son père au service de Séqénenrê Taâ II : il provenait d'une noble famille.

 

Aussi, ce soldat Ahmès, fils d'Abana, nous aurait laissé des inscriptions sur les murs de son hypogée au sein même d'ElKab, Urk. IV 3,2-5,2, publié par Lepsius (Denkmäller III, 12) ...

 

  • C'est un des seuls documents relatant l’expulsion de Hyksôs d’Égypte ainsi que les campagnes militaires des premiers souverains de la 18e dynastie.
     
  • Au sujet par exemple de la cité d'Avaris, la capitale Hyksôs, qui fut en fait assiégée par les troupes Thébaines. Les attaques semblèrent provenir visiblement à la fois de la terre comme du fleuve ...

La cité finit par être prise par le pharaon Ahmôsis I, comme nous venons de le voir, fondant par la même occasion la légendaire 18e dynastie !

  • ...
     
  • Il mentionna également Sharuhen, située comme vous savez en Palestine. Nous sommes alors en plein désert du Negev, entre Rafa et Gaza. Elle fut véritablement le dernier bastion ennemi : elle sembla du reste ne céder qu'après trois années de siège.

Il semblerait du reste, que cette peuplade, les Hyksôs, aient totalement disparu de la documentation après la prise de Sharuhen (?)

 

Ainsi ...

Kemet n'avait-elle point récupérée les frontières équivalentes au Moyen Empire ?

 

Dixit Ahmès fils d'Abana :

(Notons au passage que l'hypogée N°5 d’el-Kab a été réalisée par le nomarque Paheri pour son grand père, Ahmès-fils-d’Abana)
 

"Quand sa Majesté s'en retourna vers l'aval,

son cœur était en joie :

par ses mérites et sa force,

elle avait conquis les pays du sud et du nord"

 

Quelques tranches de vie intéressantes ...

Le soldat Ahmosé précisa qu’il suivait à pied le char du souverain Ahmôsé. Ce fut certainement la première fois qu’il est fait mention de chevaux et de chars par nos anciens Égyptiens.

Ce fut ainsi qu'il sembla combattre près d'Avaris et fit même visiblement des prisonniers. Croyez-le, il coupa même des mains. Cela lui permit d'être récompensé en recevant l’Or des Braves ...

 

 

Alors, à suivre...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

Img1

Ihamès = Ahmose.

Ici nous sommes en présence d’Iahmès Sapaïr.

Fils de Sequenenrê-Taâ.

Et de la reine Âhhotep I.

Frère d'Ahmôsis I.

Ce dernier étant le fondateur de la 18e dynastie.

Source / lien 

 

Sapair2

Détail du pagne, Ỉˁḥms Sȝpȝỉr.

    Statue d'Iahmès Sapaïr.

Le prince Iâhmès.
Vers 1550 avant notre ère, fin 17e dynastie.
Calcaire autrefois peint, incrusté, et doré.
Il s'agit peut-être du futur pharaon Ahmosis ?

© Musée du Louvre / C. Décamps / Louvre E15682.

Source / Lien

 

  Hyksos04

  Char royal Hyksôs.

Musée du Caire.

Source

Il fut brave et conquérant, Séthy I et l'énigmatique héritier Mehy ... En Égypte ancienne.

Il fut brave et conquérant, Séthy I et l'énigmatique héritier Mehy ... En Égypte ancienne !

Par Le 10/05/2015


Capture d ecran 2024 12 14 221354"Vivre"…

"La vie"…

https://www.aime-jeanclaude-free.com/

Logopdf

 

 

Menmaâtrê

"Que demeure la Vérité de Rê"

Nom de couronnement.

Titulature de sethy iSethy-Merenptah

"Celui du dieu Seth, l'aimé de Ptah"
Nom de Fils de Râ.

 

Fut-il véritablement ce que d'aucuns suggèrent, à savoir, le redresseur de Kemet ?

 

Ainsi :

  • Amourou avançait de façon bien inquiétante et ce jusqu'en Galilée ...
  • Le Hatti était au moins à Qadesh et de plus devait presque atteindre Damas.
  • ...

 

Alors que le Mitanni semblait bien s'être effondré.

Ainsi ...

Le fils de Ramsès I commença son règne par le fait de repousser les bédouins du désert Libyque, et ce à l'ouest bien évidemment.

Puis il sera contraint de pacifier en quelque sorte le Nord du Sinaï.

Et enfin, il remontera jusqu'à Megiddo, fonçant visiblement sur des adversaires levantins.

 

Et que dire de la grande épouse royale, Touy ? Elle le devint d'ailleurs bien avant que ce haut personnage puisse monter sur le trône d'Horus ; probablement lorsqu’il occupait le poste de vizir sous le règne de son père.

Mère comme vous savez de Ramsès II, elle sembla avoir tenu un rôle politique éminent auprès de son époux et probablement avec son fils également.

 

Très belle prise de vue.

Nous sommes au niveau du 3e pylône du temple d'Amon-Râ de Karnak.

Séthi I guerroyant.

SourceNeithsabes / Lien

 

Séti I fut pourtant infatué de sa grandeur, il multiplia visiblement les constructions monumentales :

  • Le temple des millions d'années en l'honneur d'Osiris.
  • Le cénotaphe.
  • L'osireion à Abydos.
  • Le temple funéraire de Gourna, le plus septentrional de la nécropole thébaine, et ce avec de splendides bas-reliefs du pharaon et de son fils Ramsès II.
  • Le temple évidemment de Kanark (Au niveau de la grande salle hypostyle en remplaçant l'allée processionelle d'Horemheb, entre le deuxième et le troisième pylône, dotée de 134 colonnes et ce sur près de 6 000 mètres carrés.).
  • Le palais d'Avaris,
  • Les obélisques d'Héliopolis,
  • ...
 

1907848 877311108975770 5069256252848471306 n

Séti I

faisant une offrande au netjer Amon-Râ.

Temple d'Abydos ...

 

Voyez ce rouge (Desher) ce fut bien une couleur ambivalente tout au long de l'histoire égyptienne.

La couleur fut associée aux déserts ...

Deshret aux "terres rouges" ...

Source Lien

 

Plan de l'article ...    

 

→ Séti I ...

 

Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !) ...

 

Alors souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine" …

 

Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance ...

 

Méhy, cet énigmatique héritier ...

 

Cependant ...

 

Toutefois ...

 

Voici quelques représentations relatives au pharaon Sethos I ...

 

 vallée des rois

La Vallée des Rois ...

 

Séthi I ...

 

Ne devait-il pas être âgé d'environ trente ans lorsqu'il accéda au trône d'Horus, celui laissé bien prématurément par son propre père, Ramsès I ?

Ce dernier fut d'ailleurs le fondateur de la 19e dynastie comme vous savez.

 

Le règne de Séthy I est particulièrement passionnant car il semble reposer sur trois bases d'importances :

  • Celle bien sûr du Nouvel Empire et plus spécifiquement si nous nous rapportons à Thoutmosis III et Aménophis III,
  • L'art amarnien en particulier resta toujours pérenne finalement et ce sous moult aspects,
  • N'oublions pas l'élaboration de cette dynastie ramesside, qui à n'en pas douté, puisa ses propres racines sur la "refondation" d’Horemheb.

 

Visiblement ...

Le pharaon, sujet de cette thématique, grandit au sein d'une tradition militaire !

Ne devait-il pas être alors fort vaillant ?

Brave ... ?

"Conquérant", peut-être pas tant que cela d'ailleurs ... ? Il sembla du reste débuter sa carrière sous le pharaon Horemheb qui bien certainement l'envoya vers les frontières de l'Est de Kemet ! N'oublions pas à cet effet, cette présence, celle d'un des ennemis pérenne vis-à-vis de l'empire, du moins à certaine époque, c'est-à-direr les Hittites. Souvenons-nous ...

Ils sembleraient même avoir été quelque peu oubliés, voir pratiquement négligés en tout cas, et ce, au cours d'une partie de la 18e dynastie.

 

Cela fut probablement un des paramètres qui conduisit à une sorte de révolte, celle des pays vassaux de l'Égypte.

D'ailleurs, ne fut-il pas logique finalement qu'ils puissent tenter de s'affranchir de la tutelle de pharaon ?

Pour cela, ne jouèrent-ils pas de cette carte maîtresse, celle du Hatti ? Nous sommes donc en cette ère de la 19e dynastie au sein de cette révolte et ce dans la vallée de Bet Shean...

Beït Shéan,

Beit-Chean,

Beit Chéan,

Bet She'an ...

Beth Shean en Israël, fut bien l'une des villes les plus anciennes d'Orient. Ainsi, nous sommes sur la rive sud-ouest du lac de Tibériade, à Beth-Shean, un lieu ou Seti I fit ériger une stèle en l'honneur de ses victoires avant de poursuivre visiblement sa marche vers le nord : à Quadesh, nous sommes sur l'Oronte, il se heurtera comme vous savez aux Hittites.

 

Visiblement ...

Même si pharaon était de nature bien guerrière, Séthi I ne fut-il point contraint quand même à prendre les armes ?

A organiser une campagne militaire et ce jusqu'en Amourrou ...

 

Ainsi ...

Au cours de la première année du règne de Séthy I, autour de 1294 avant notre ère, pharaon se mit en conquête de cette région. Cela finit du côté de nos anciens par une victoire totale. Il établit "une sorte de domination égyptienne" en terre de Canaan. Séthy I "semblait" alors posséder la région, celle qui correspond aujourd'hui à Israël comme vous savez.

Et propagande oblige, ces combats seront relatés sur le mur Nord de la salle hypostyle de Karnak, qu'il fit bâtir certainement à cet effet. Nous pouvons alors y admirer le siège de la citadelle de Dapour...

Nonobstant...

Pharaon fut-il à peine de retour en terre divine, celle de Kemet bien sûre, que le prince de Qadesh concocta une nouvelle alliance.

...

 

On peut "aisément imaginer" les objectifs qui traversèrent l'esprit de Séti I :

  • Garantir les routes commerciales égyptiennes,
  • Percevoir davantage encore de taxes pour l'état central,
  • Il va même ré-ouvrir les puits du Sinaï comme ceux d'ailleurs de Nubie ce qui rendra les ressources économiques, celle que l'Egypte avait bien perdues et cela depuis longtemps.
  • Maintenir bien évidemment la sécurité de la vallée du Nil,
  • ...

 

Présence de Séti en terre d'Israël (Terre d'aujourd'hui !) ...

 

Voici un sceau véritablement de facture égyptienne.

Il est du reste recouvert d'or.

Il semble avoir été fixé à un anneau et probablement d'ailleurs utilisé afin de sceller des documents ... (?)

 

On y découvrit la nomenclature du pharaon Séthy I. Le sceau comporte même l'Uraeus ailé ...
 

goldring.jpg

Bague en or ...

Chevalière au nom du pharaon Séthy I.

© Clara Amit / Israel Antiquities Authority.

Source / Lien

 

"Le nom de Séti sur le sceau

symbolise la puissance

et

la protection,

ou

la force du dieu Râ, le dieu du Soleil,

une des divinités les plus importantes du panthéon égyptien"

Edwin van den Brink...

 

51-550x300.jpg

Source / Lien

 

"L'Uraeus ailé [cobra],

protecteur

du nom du pharaon,

ou

du souverain lui-même,

est clairement visible sur le sceau."

Edwin van den Brink...

 

Des objets similaires auraient été d'ailleurs trouvés dans certaines dernières demeures exhumées à :

  • Deir el-Balah,
  • Bet Sh'an qui furent bien des centres administratifs égyptiens.

 

13972279202965_464x0.jpg

© Autorité des Antiquités Israéliennes ...

Source / Lien

 

De pharaon, souvenez-vous de sa "Chapelle Sixtine" …

 

Nous sommes bien au sein de la belle vallée des Rois au niveau de l’hypogée de Séti I !  Et ce autour de 1 305 à 1289 avant l’ère du Christianisme…

Ainsi ...

En suivant l’exemple de ses prédécesseurs, le nouveau pharaon sembla avoir choisi l’emplacement de son hypogée. Cela devait représenter probablement l’un des plus importants chantiers de son règne, mais évidemment pas le seul comme vous savez.

 

Prêtres …

Architectes …

Scribes …

Vizirs … Tous devaient bien certainement participer à situer l’emplacement idéal de cette dernière demeure.

Pharaon validait-il ensuite cet emplacement ?

Ou alors l’imposait-il … ? En tout cas, et ce avec certitude, le jeune souverain devait accomplir le rite des fondations.   

 

Etant donné la magnificence réalisée, ce souverain, comme bien d'autres certainement, devait désirer un somptueux hypogée.

Référons-nous à ses dimensions.

Sa qualité ...

La richesse quant aux ornements picturaux,

...

 

Vous pourrez ainsi y découvrir notamment des litanies :

  • De Râ,
  • Du "Livre pour Sortir au Jour",
  • Celui également du Livre des Portes,
  • Du rituel de l'ouverture de la bouche,
  • Du Livre de la Vache Merveilleuse,
  • Ainsi que des scènes astronomiques et ce dans la chambre funéraire,
  • Des représentations de Séthi I avec des déités,
  • D'autres encore, avec le souverain seul,

Ainsi, quelle ne devait pas avoir été la surprise, l'admiration même en 1817 lorsque le légendaire Giovanni Bastita Belzoni découvrit cette magnificence, cette "Chapelle Sixtine de l’art égyptien"

 

Nonobstant …

Les pilleurs de tombes avaient fait leurs œuvres.

Ce qui du reste, je vous l’accorde, n’enlève rien quant à notre admiration vis-à-vis de certains décors que vous pouvez d’ailleurs voir au musée du Louvre, et n’oublions pas aussi celui de Florence. Quelques éléments furent détachés des parois, ce que vous me permettrez peut être, de déplorer … ! Comme vous savez, ceci fut réalisé à la suite d’une expédition dont fit partit Champollion lui-même, une composition franco-toscane, et ce de 1828 à 1829.

 

Souvenez-vous aussi, de cette grande salle funéraire, vous apprécierez alors certainement l’Amdouat.

Les barques sacrées …

Les différentes heures de la nuit …

Le netjer Râ bien évidemment, naviguant …

...

 

  10420269_828047077234813_3408198771908884567_n.jpg

Source Lien

 

Ainsi Séti I et Touy n'ont pas eu une nombreuse descendance ...

 

Et ce bien sûr, à part le futur et légendaire Ramsès II ...

Le couple royal semble alors avoir eu une fille, nommée Tia, qui épousera visiblement un haut dignitaire de la cour ...

 

En fait ...

Il subsiste un mystère de plus.

Ce dernier semble tenir à la présence d'un énigmatique personnage répondant au nom de Mehy (MHj) au sujet duquel beaucoup croient qu'il aurait été le premier prince héritier de Séti I.

 

On voit souvent en effet ce mystérieux Mehy représenté sur les reliefs du pharaon Séti I, notamment sur ceux relatant ses premières campagnes militaires.

 

Parfois, nous subodorons que Ramsès II chercha à justifier sa légitimité et ce dans ses premiers textes.

Serait-ce vraiment à cause d'un autre prétendant au trône qui pourrait être ce Mehy. Il apparaît derrière le char royal sur des reliefs du mur nord de la salle hypostyle de Karnak.

"Le pilier de sa mère", une divinité soutenant la voute céleste, Iounmoutef ... En Égypte ancienne !

Par Le 30/04/2015

ankh hiero    "Vivre" … "La vie" …

https://www.aime-jeanclaude-free.com/​

Logopdf

 
 
Déité-fils,
 
personnifiant le sentiment filial.
 
 
Ani pl12
Suite à l'épreuve des portes ...
Le défunt aurait été introduit auprès des différents djadjat, les netjerou du monde funéraire.
Chapitre 18.

Planche XII du papyrus d'Ani.

 

Nous voici bien au sein du "Livre pour Sortir au Jour" ...

Et ce, face à une sorte de concept lumineux s'opposant à l'oubli, à la rupture totale, à la mort physique, ...  Ainsi, le défunt ne devait-il pas chercher à voyager dans la barque du netjer Râ ainsi qu'à traverser le fameux royaume d'Osiris ? Une version nocturne de l'astre diurne en cours de régénération.

 

Nonobstant …

Il est vrai que vous aurez l'occasion de rencontrer cette dénomination de "Livre des morts".

C'est tellement erroné ...

Alors, souvenons-nous du contexte de son apparition. En 1842, le grand égyptologue allemand Karl Richard Lepsius appela Todtenbuch ("Livre des morts") un papyrus qui sera bien conservé au musée égyptologique de Turin. Il aurait ainsi effectué la première des traductions. Cette mauvaise nomenclature sera ensuite conservée et aura finalement la vie "dure". Nonobstant, nous devons quand même noté qu'au sein de la littérature égyptologique moderne nous rencontrons bien souvent la juxtaposition des deux titres.

"Livre des Morts" ...

"Livre pour Sortir au Jour" ... Ce dernier correspond en fait à la totalité des textes que l'on a trouvés près des défunts. Ils auraient été visiblement attribués à son accompagnement, pour le voyage dans l’au-delà. Précisons cependant qu'il demeure moult exemplaires du "Livre pour Sortir au Jour" et qu'ils sont bien loin d'être identiques les uns aux autres. Ceci pourrait s'expliquer par le fait que les bénéficiaires choisissaient les formules qui leurs convenaient le plus et ce probablement en fonction de ce qu'il pouvait s'offrir. N'oublions pas que ces manuscrits représentaient un réel et important investissement et que cela ne devait pas être vraiment négligeable.

 

Cependant ...

Serait-il possible d'y voir une toute autre explication quant à sa compréhension ?

Comme par exemple, de la magie funéraire ...

Nos antiques ancêtres à savoir les habitants de Kemet, pourraient bien avoir dénommé ce manuscrit "Sortie à la lumière du jour". Ainsi, en les lisant, ne pouvons-nous pas y voir quelques allusions au fait qu'ils s’adressaient bien à des vivants ?

Une lecture qui devient alors dès plus fascinante. Nonobstant, elle pourrait tout autant vous paraître bien désordonnée, pouvant même avoir pour effet de vous désorienter, de vous décourager, de ...

 

Mais finalement de cela, il ne faut pas véritablement s'en étonner :

  • Il semblerait bien que nous ne possédons pas encore la clef quant à sa probable vraie lecture,
  • Nous ignorons visiblement encore la démarche qui devrait y être appropriée.
  • ...

 

sortir-au-jour.jpg

 

"Sortir

pendant les heures de la lumière solaire

représente

le désir suprême du mort

de s'unir

au nombre des bienheureux qui entourent le soleil"

 

Cependant ne nous méprenons pas.

Les Égyptiens antiques n'étaient pas du tout obsédés par la mort, bien au contraire.

Ils adoraient la vie. L'importance de Râ est du reste bien là pour nous le démontrer.

 

Des expressions qui furent simplement et véritablement un symbole à la vie :

 

sortir-au-jour-copie-1.gif

Ani pl12 sameref
Voici la représentation d'un prêtre Iounmoutef.
Nous sommes au registre supérieur..
 
Nous pouvons y observer deux guides munis de la mèche de cheveux fixée à leur tête ainsi que la fameuse peau de félin couvrant le corps :
  • Iounmoutef est bien situé au niveau du registre supérieur,
  • Le prêtre Sameref quant à lui, est au niveau inférieur.
 
Tous les deux devaient visiblement personnifier le devoir du fils quant à exécuter les rites funéraires du père.
 
Quant au défunt lui-même ...
Ne devait-il pas énoncer un hymne au netjer Osiris ?
 

Plan de l'article ...    

 

Il pouvait être de nature anthropomorphe.

 

→ Cette main protectrice ...

 

→ Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire ...

 

Il personnifiait déjà l'un des piliers du ciel soutenant la voute céleste.

 

Comment peut-on alors le distinguer véritablement des autres nejterou ?

 

Ainsi son côté funéraire ...

 

Et quand fut-il au Nouvel Empire ?
 

Iounmoutef fut donc avant tout un fils ...

 

 

Vous aurez remarqué sur cette représentation, comme d'ailleurs tous(tes) les netjerou(t) du grand panthéon égyptien, que le netjer Iounmoutef portait lui également ce gorgerin à savoir le collier ousekh. Il marquait en quelque sorte cette grandeur, celle partagée à la fois par les divinités mais également par pharaon.

 

 

Il pouvait être de nature anthropomorphe.

Iounmoutef,

Iunmutef,

Immutef,

Immoutef,

iwn-mwt.f,

Le "Pilier de sa mère" ...

 

Il était donc une sorte de symbole quant à l'enfance parfaitement exprimé du reste en cette fameuse mèche. Il portait également une sorte de pagne que nous ne pouvons pas véritablement voir et cela en raison d'une peau de panthère sacerdotale qui le recouvrait.

 

Alors souvent, comme bien d'autres déités, notre netjer devait changer de formes, de représentations si vous préférez :

  • Parfois il était anthropomorphe,
  • Il prenait même la forme d'un faucon,
  • Souvent vêtu à la manière d'un prêtre Sem.

C'est-à-dire au moyen d'une peau de félin : celle-ci représente parfaitement la marque du sacerdoce, c'est-à-dire de l'engagement d'Iounmoutef en tant que prêtre. Augure divin bien évidemment. D'ailleurs précisons qu'au Nouvel Empire, cette peau de félin, indiquait toujours une fonction sacerdotale.

 

Cette main protectrice ...

 

Dans la représentation ci-dessus ...

Vous aurez certainement remarqué que notre netjer avait une main tendue vers l'avant.

Ne serait-ce point là un signe de protection ?

 

En tout cas, Iounmoutef le faisait effectivement.

En fait ...

Il veillait sur les défunts et ce à la manière probablement d'un prêtre ou même d'un fils aimant, respectueux,... 

 

Ainsi ...

Iounmoutef nous rappelle combien il fut important qu'un défunt soit à la fois entouré et bien évidemment, protégé.

 

Netjer de la fertilité au cours de l'Ancien Empire ...

 

Il fut effectivement vénéré depuis l'Ancien Empire.

Nous sommes alors au sein du 9e nome de la Haute-Égypte : celui de Min, wn mnw, l'une des 42 divisions administratives du pays ou si vous préférez, l'un des 22 de cette Haute-Égypte.

Aussi rappelez-vous ...

De cette agglomération, qui vit naître le pharaon Aÿ. La légendaire cité d’Ipou (ipw), de Khent-Menou, de Panapolis, d'Akhmîm, d'akhmîmique chez les Coptes, ..., elle fut en son temps la plus importante de ce nome.

Une cité qui était comme vous savez en relation avec l’Horus l’enfant. Un élément d'intérêt et que nous serons à même de voir au cours même de cette thématique ...

 

Voyez le 9e nome, il se situe juste au-dessus d'Abydos (Nome 8), en bas de la carte :

 

Capture 160Source / Lien

 

Plus précisément ...

Iounmoutef serait issue d'une localité dénommée Iteb (" Itb ").

L'actuel Edfa ...

Je me souviens bien de ce village. Nonobstant, il est très paupérisé aujourd'hui pour ne pas utiliser un qualificatif bien moins délicat et ce localisé près de Sohag : en vérité nous sommes à 6 km environ, si ma mémoire est correcte.

 

sohag.jpg

Source / Lien

 

Sohag-2.jpg

Voici Sohag …

Localisée au sud d'Assiout.
Sur la rive gauche du Nil.

Source / Lien

Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï ... En Égypte ancienne !

Une figure du destin, certainement davantage un concept divinisé qu'une véritable divinité, le netjer Chaï... En Égypte ancienne !

Par Le 22/04/2015

Voici quelques determinatifs du code gardiner quant au serpent 2   

https://www.aime-jeanclaude-free.com

Logopdf

jmy. w t3

Plan de cette thématique ...

 

 

Voici un netjer-serpent.

 

I12I13Voici quelques determinatifs du code gardiner quant au serpent 2

Et quelques déterminatifs quant au code Gardiner, le serpent.

 

Il présidait au destin !

Protecteur du foyer,

Quelques fois aussi des vignes ainsi que des récoltes.

 

Nous sommes bien au sein du panthéon égyptien ...

Ce dernier s'est élaboré progressivement au fil des millénaires au moyen par exemple de divinités locales. Notre netjer semble avoir accompagné le succès de quelques familles princières et ce au sein de leurs propres cités à la manière par exemple d'Antef et des Montouhotep de Thèbes, ...

Bien d'autres, à la manière d'Horus, perdurons depuis l'origine des temps pharaoniques, inhérents à l'idée même de la monarchie.

 

Quant au peuple lui-même :

  • Son grand défi ne fut-il pas cette question quant à la survie après la rupture (La mort si vous préférez) ?
  • A quoi bon accepter le terrible sort du paysan sur terre ou le fait de construire les monuments funéraires de pharaon, si la mort fut une fin véritable ?
  • ...
  • N'existait-il pas de compensation à ce sort terrestre de souffrances, d'efforts, d’adulations, ... ?

La vie terrestre ne pouvait de ce fait acquérir de sens que par une liaison établie avec la fameuse immortalité offerte par les netjerou(t) ainsi qu'aux Hommes bien évidemment. Certes, il fallait bien, afin d'obtenir la vie éternelle, l'avoir méritée de son vivant et ce à travers une conduite dés plus exemplaire. Et puis, cela devait permettre de survivre par l'intercession des vivants, qui se devaient moralement d'entretenir la mémoire du défunt, le nourrir même, l'honorer bien certainement, ...

 

Ainsi, à la fin des fins :

  • Ce défunt qui véritablement ne ressuscitait pas, du moins physiquement, devait quand même bien être associé au pouvoir de vivre dans une seconde vie !
  • Et ce pour une nouvelle existence,
  • Dans un autre plan d'existence probablement qui sait (?),
  • ... 

Tel semble avoir été cet enjeu fondamental,

Ce mystère même,

Ce mystère aussi,

Et ce vis-à-vis de cette religion égyptienne antique ! D'ailleurs, en premier ressenti, ne fut-elle point élaborée avec une complexité certaine ? Elle fut probablement et bien lentement murie à travers les "clans" qui s'emparèrent progressivement ou pas du reste, du pouvoir vers 3 000 B.C.E.

 

160

Les textes des Pyramides parlent de lui comme ayant été fils de Serket, parfois lit-on qu’il le fut de Geb et de Renenoutet.

Sous forme humaine à ses début, il prit alors la forme d'un serpent tardivement, associé à Renenoutet : fut-il à l'origine de l'Agathodémon grec ?

Si nous considérons le "Livre pour sortir au Jour", il semble avoir été une manifestation de Râ !

Source

 

Voici donc une statuette votive d’une divinité à tête serpentiforme, voyez :

  • Il est debout sur sa base,
  • Dans une action de marche,
  • Il semble être muni d’un pagne strié et plissé,
  • Le long de son corps, un bras bien droit, alors que l’autre semble tendre vers l’avant,
  • Vous aurez aussi remarqué son collier ousekh,
  • Il semble même porter une sorte de perruque, elle est tripartite, striée avec des mèches.

 

Est-ce véritablement Nehebkaou comme d'aucuns le suspectent ?

C'es-à-dire "Celui qui attribue les kaou".

Serait-il alors une des apparences de Râ-Atoum, ayant eu un rôle nourricier ?

 

Plan de l'article ...    

Revenir en haut de l'article ...

Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !

 

→  Les divinités cosmiques ...

 

  "Ordonner", "Déterminer" ...

 

  Il personnifiait donc la destinée !

 

→  Et sa parèdre fut bien ce "Bras du destin" ...

 

→  Cependant fut-il véritablement un "bon démon" ?

 

→ Si vraiment il fut bien une déité ...

 

→  Aphorisme ...

→  Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

Un véritable principe

de renaissance,

de fertilité,

...

 

Les divinités cosmiques ...

Revenir en haut de l'article ...

Plan de cette thématique ...

 

Hantées en quelque sorte par le sacré,

Immergées dans un monde divin,

La religion ou plutôt les cultes égyptiens s'y afférents n'avaient visiblement aucune cohérence avec les religions monothéistes qui apparurent bien plus tard comme avec le Christianisme par exemple, le Judaïsme, et même l'Islam !

 

La complexe mosaïque des netjerou(t) qui prévalait, semble être issue des diverses cosmogonies développées par les antiques et légendaires périodes de Nagada, avant même qu'ils ne se combattent entre eux, puis s'unissent afin d'établir un pouvoir unique le long de l'Itéru. La force des cosmogonies urbaines qui durent finalement être bien protectrices pour les souverains locaux, leur a certainement permis aussi d'asseoir la royauté que nous imaginons et connaissons.

 

D'ailleurs, trois cosmogonies rencontrèrent, à tour de rôle, un succès carrément national cette fois-ci :

  • Celle de Ptah.

Comme vous savez il résida en particulier à Memphis et créa le monde par sa simple pensée.

  • Celle d'Héliopolis.

Dite de Râ-Atoum-Khépri, qui imagina quant à elle la prodigieuse légende d'Osiris-Isis-Seth-Nephtys,

  • Celle de Thot à Hermopolis,
  • ...

 

La plus reconnue cependant fut certainement l'Ennéade d'Héliopolis : groupe de neuf déités comme vous savez, dont les enfants avaient pour nomenclature Isis, Osisris, Seth et Nephtys : une cosmogonie fondatrice, elle est d’une certaine façon à l'origine de toute les autres.

 

"Ordonner", "Déterminer", ...

Revenir en haut de l'article ...

Plan de cette thématique ...

 

Voici donc une des rares représentations de notre netjer Chaï ! Vous aurez certainement remarqué au niveau de sa tête, ce serpent …

 

Chai

Voici le génie nourricier Chaï.

Il porte un plateau de pain !
Nous sommes bien à Edfou, à
l'extérieur même du naos, au sein du mur nord, et ce dans la section ouest.

Source / Cliché Nadine GuilhouLien

 

"Ordonner",

"Déterminer",

Ne serait-ce point-là l'origine même de la nomenclature de ce netjer, objet de la thématique d'aujourd'hui ?

Shay,

Chay,

Shaï,

Shay,

Š3j,

Il fut aussi identifié à Agathodaimon, cette divinité de la fortune et ce à Alexandrie. Ce fut vraiment un "bon génie" en cette époque gréco-romaine …

Psaïs.

M8Hiero g1 1Hiero m17 1Hiero m17 1Hiero a40 1

 

Chaï finira finalement par devenir le véritable synonyme de notre mot moderne à savoir le "Destin" !

 

Il personnifiait donc la destinée !

Revenir en haut de l'article ...

Plan de cette thématique ...

 

Divinité du destin

et

destin lui-même !

 

Un destin propre à l'individu, ne déterminait-il pas :

  • La durée de vie de chacun ?
  • Comme du reste la fortune qui pouvait ou non d'ailleurs croisée la route ... ?
  • Le bon ou même le mauvais vieillissement ?
  • ...

 

Alors ...

Rien d'anormal finalement à ce que l'on puisse trouver notre netjer Chaï représenté le plus couramment dans les scènes du jugement dernier!

 

Et sa parèdre fut bien ce "Bras du destin"...

Revenir en haut de l'article ...

Plan de cette thématique ...

 

Afin de mieux cerner notre netjer, je vous propose maintenant de figurer une de ses parèdres, une figure de style en quelque sorte, une image bien féminine en cette allégorie à l'abondance mais aussi, à la fécondité.

 

Rennout,

Rnnwtt, paradoxalement, n’avait pas officiellement de famille ! Pourtant des mythes épars lui attribuèrent parèdre et même enfants ! Et ce à commencer par notre netjer, Chaï .

Elle fut également comme vous savez dans le cœur de nos anciens Egyptiens, une netjeret qui présidait au salut des naissances. Elle devait d'ailleurs être considérée comme celle qui traçait le chemin de la vie, en donnant sa force vitale c’est-à-dire le Ka ! De fait, à l'instar de Ka ou d'ailleurs de Ba, Chaï procédait davantage du concept divinisé que de la déité.

Ainsi …

Chaque mortel ne fut-il pas veillé, non pas, par une, mais bien par quatre Renenoutet ? Quatre protectrices qui devaient exercer leur vigilance vers chacun des quatre points cardinaux. Cependant cette divinité, paradoxalement au fait d'avoir été bien bénéfique pour chaque Egyptien, ne fut qu'un acteur dés plus modeste quant à la protection exercée sur eux.

 

Elle ne fut ainsi que le "bras du destin" !

Cependant, les maîtres demeuraient bien les netjerou(t) suprêmes i.e. les démiurges, aussi qualifiés de "maîtres de Renenoutet".

 

Renouted

Renenoutet au Temple de Dendérah, arrière-chambre sud-ouest (N), paroi est ...

Source / Lien

 

On lui connaît d'ailleurs d'autres parèdres comme :

  • Reret,
  • Chepse,
  • ...

 

Cependant fut-il véritablement un "bon démon" ?

Revenir en haut de l'article ...

La virtuosité des artisans ne furent presque rien au regard de la conservation des scènes de vie de l'Egypte ancienne !

La virtuosité des artisans ne furent presque rien au regard de la conservation des scènes de vie de l'Egypte ancienne.

Par Le 23/03/2015

1454875 1245234225504612 847330273343856173 n

https://www.aime-jeanclaude-free.com/

Logopdf

"Ni les monuments,

 

ni les petits objets

 

de l'Égypte antique

 

ne peuvent exister sans la couleur,

 

porteuse d'une pulsion de vie

 

aspirant à l'immortalité."

Sylvie Colinart, Elisabeth Delange, Sandrine Pages.

Camagna in "Couleurs et pigments des peintures de l'Égypte antique.

"Revue Techné n°4, 1996, page 29.

 

  Pond in a garden fragment from the tomb of nebamun 1400 bc

Les jardins de l’Égypte antique.

Avec des canards dans un étang,

Des lotus plantés,

Des palmiers dattiers,

Des arbres fruitiers,

Hypogée de Nebamun.

Thèbes, 18e dynastie, 1400 B.C.E, ...

Source / Lien

 

Nous faisons un petit bond, dans notre passé ! Nous voici donc aujourd'hui sous la plume de Perrault, souvenez-vous de ce 17e siècle, de notre ère bien sûr.

Et plus précisément...

Nous sommes au sein de la fameuse triade vitruvienne, l'une de celle qui, si nous considérons certains auteurs, devrait bien représenter l'objectif à atteindre et ce pour tout bon architecte.
 

  • Firmitas...

Solidité,

Robustesse.

  • Utilitas...

Commodité,

Utilité.

  • Venustas...

Beauté,

Volupté.

Vous l'aurez parfaitement compris, les "fameuses" triades que nous pourrions penser spécifiques à cette antiquité égyptienne, auraient finalement perduré dans le temps jusqu'à une passé bien plus récente.

Cela ne démontrerait-il pas, s'il en est encore besoin du reste, que chaque tranche de vie présente, s'appuie sur une assise passée et ce bien évidemment tout en préparant en catimini, un futur certain... ?

 

Ainsi :

 

"Dans tous ces différents travaux,

on doit avoir égard à la solidité,

à l’utilité,

à l’agrément :

à la solidité, en creusant les fondements jusqu’aux parties les plus fermes du terrain, et en choisissant avec soin et sans rien épargner, les meilleurs matériaux ;

à l’utilité, en disposant les lieux de manière qu’on puisse s’en servir aisément, sans embarras, et en distribuant chaque chose d’une manière convenable et commode ;

à l’agrément, en donnant à l’ouvrage une forme agréable et élégante qui flatte l’œil par la justesse et la beauté des proportions."
 Vitruve.

"De l’architecture".

Livre I...

 

Arce discover satmut tomb in qurna by luxor times 6

De si sublime couleurs provenant d'un si lointain passé.

Source / Lien

 

Plan de l'article ... 

 

→ Contempler ce passé fort loitain ...

 

→ Avec cet "art" égyptien ...

 

→ La réalisation d'une fresque obéit à des règles bien précises.

 

→ Ainsi ...

 

→ Un propriétaire au nom de "Sa-Mut".

 

→ Miraculeusement conservés ...

 

→ Souvenez-vous ...

 

→ Les peintres ...

 

→ Des secrets transmis de bouche à oreille ...

 

→ Voici un travail de restauration :

 Des "fresques"

miraculeusement conservées.

 

Contempler ce passé fort lointain ...

 

Avec notre imaginaire...

Ainsi, comment concevoir ce chatoiement ?

Celui qui devait certainement contribuer à faire briller les murs, les plafonds, les portes, ...

 

Que reste-t-il finalement de cette splendeur ?

De cette magnificence supposée, passée,... ? Celle que nous pouvons parfois encore admirer ? Celle de l'empire pharaonique bien sûr ...

 

Demeure-t-elle évanouie au sein de cette couleur ocre du désert, celle-là même qui recouvre tout si uniformément ?

 

Cet "art" égyptien ...

 

L' "art pour l'art" n'existait pas au sein de la Kemet antique.

 

Du reste ...

L'art tel que nous le concevons de nos jours, fut véritablement et de plus bien longtemps inconnu ... Car toute création avait véritablement un but pragmatique.

 

Par exemple ...

Assurer la prospérité et le triomphe de l'empire comme de son souverain d'ailleurs, puisque finalement, il ne devait former qu'un.

Procurer la survie des souverains, et, puis bien plus tard, celle des notables, ...

 

Les techniques ...

Les ingrédients des peintres n'ont guère changé finalement depuis l'exécution des fameux portraits du Fayoum.

Ils reposent toujours sur la tétrachromie ! C'est-à-dire l'utilisation de quatre couleurs de base ...

 

La réalisation d'une fresque obéit à des règles bien précises.

 

Les peintres préparaient tout d'abord leurs supports, ce qui finalement semble de soit ! Ce furent probablement sur des toiles de lin, de minces planchettes de cyprès, de figuier sycomore, de ...

 

Puis ...

Après les avoir enduites de cire d'abeille, de gesso, cette sorte de colle mélangée à une fine couche de plâtre, ..., ils appliquaient alors leurs couleurs.

 

Ainsi ...

 

Au cours de certains travaux de terrassement ...

Au sein même d'une cour intérieure ...

Une nouvelle découverte en ce début de mars 2015 ... Une dernière demeure d'éternité qui se trouve à Gournah, partageant vous l'aurez compris, la cour de l'hypogée TT110...

 

Une dernière demeure :

  • En forme de T,
  • Avec des peintures bien conservées visiblement.
  • Un hall transversal,
  • Des chambres non terminées.
  • ...

 

Cependant ...

Sans véritablement de grande surprise, elle aurait été pillée et ce dès l'Antiquité.

De plus ...

Certains des textes et même des paysages d'ailleurs, auraient été délibérément endommagés (?) Comme le nom et les titres du propriétaire du tombeau, mais également le nom du netjer Amon, ... (?)

 

"La tombe pourrait avoir été vandalisée,

certaines scènes

et

inscriptions murales ayant été grattées"

Précise le ministère sans plus d'explications.

 

Un propriétaire au nom de "Sa-Mut". !

De la 18e dynastie ...

 

Elle contiendrait donc visiblement de très belles scènes peintes.

Sur le plâtre ...

Avec des couleurs très vives, comme vous pouvez l'admirer avec les quelques photos présentes dans cette thématique.

 

Ainsi fut représenté l'existence de nos anciens qui se voulait certainement quotidienne et ce à travers quelques belles tranches de vie.

Comme des scènes de célébration par exemple ...

D'autres représentent même le propriétaire de cette dernière demeure ainsi que sa femme, une certaine "Ta Khaeet", et ce devant une table d'offrande.

 

Alors, souvenons-nous ...

Une semaine auparavant cette belle trouvaille ...

Un autre hypogée fut découvert.

Cela fut celui d'un certain "Amenhotep", dénomé visiblement aussi "Rebiu". Ce dernier semble avoir été le portier du netjer Amon ...

 

1 29

En fait ...

Nous sommes au sein d'un hypogée découvert en début du mois de Mars 2015.

De la 18e dynastie ...

Découverte à Gournah, sur la rive ouest de Louxor ...

Source

 

  • L'ARCE...

Les Archéologues du Centre de Recherche Américain en Égypte ...

  • Avec bien évidemment, la collaboration du ministère des antiquités de l'Égypte ...

Les chercheurs semblent ainsi avoir réalisé une très belle découverte.

Ils creusaient finalement au sein d'un "patio", à ciel ouvert, au sein de la TT 110, qui appartenait visiblement à un homme nommé Djehouty. De son état, il fut majordome Royal d' Hatshepsout mais également de Thoutmosis III.

Nous sommes bien en présence de scènes parfaitement conservées et colorées, sur les murs de l'hypogée ...

Arce discover satmut tomb in qurna by luxor times 8

Source / Lien

Au premier temps pharaonique

Au premier temps pharaonique "Je suis la Blanche, la couronne du Sud", Nekhbet ... En Égypte ancienne.

Par Le 27/02/2015

ankh hiero    

Logopdfhttps://www.aime-jeanclaude-free.com

 

Nous sommes bien au sein d'une véritable dualité antique.

Nebty ...

Les "Deux dames".

 

Et ce avec :

  • Ouadjet ... 
  • Nekhbet ... "Celle de Nekheb", visiblement sa véritable cité d'origine, d'ailleurs si vous préférez, l'on pourrait la mentionner comme Nekhabit.

 

589px the kv55 pharaoh s vulture by ulises muniz

Pectoral vautour royal ...

On le découvrit placé sur la tête même du pharaon dans l'hypogée KV55.

Le vautour a été affiché à l'exposition d'art 2007-2008.

et ce à Monterrey, au Mexique.

Source / Lien

 

Une Netjeret vautour ...

Celle du sud de Kemet ...

Nekhbet  ...

Ainsi apparaît-elle en Haute-Égypte et plus précisément comme vous savez à Nekheb, l'une des plus anciennes cités du pays antique, aujourd'hui ELKab. Nous nous trouvons alors sur cette rive droite de l'Itéru, à environ 85 km de la fameuse ville de Louxor, celle que nous apprécions tant.

 

Nekheb était la ville grecque d'Eileithyiapolis. Souvenez-vous, les chercheurs y auraient visiblement découverts des traces humaines préhistoriques qui remonteraient à 6 000 B.C.E.

 

Nous sommes bien au sein finalement de deux cités :

  • ELKab de Nekheb à l’est du Nil …
  • Et Nekhen bien plus ancienne encore, maintenant connue sous le nom d'el-Ahmar, le monticule rouge, sur la rive opposée. Les deux cités étaient des centres religieux en cette période prédynastique.

 

Ainsi ...

Jusqu'à la 18e dynastie ...

Nekhbet fut la capitale comme vous savez du troisième nome d'Égypte (Région si vous préférez).

 

La netjeret vautour ...

Elle fut dénommée parfois la divinité dangereuse. Et elle semble bien avoir été adulée au sein d'un vaste sanctuaire dont, bien malheureusement, ne subsiste aujourd'hui qu'une énorme enceinte et ce en briques crues.

Aussi et, selon moi bien sûr, des fouilles archéologiques pourraient bien réserver, sur ce site, encore de bien belles surprises ...

 

Richard dick sellicks

Richard Dick Sellicks

 

Eg07 4286

Voici les murs d'enceintes d'ElKab.

Une cité fortifiée.

Source / Lien

 

En aparté :

Pour l'appellation d'Elkab', en lieu et place d''El Kab', voyez S.V.P Bingen and Clarysse, Elkab III, 1, n. 1.

 

* Claude Traunecker ...

Sic : " Petite note philologique sans importance : le site est Elkab et non el-Kab. Ce n'est pas de l'arabe avec l'article el- mais une évolution du nom antique "Nekheb". Je crois que cette démonstration a été faite par un anglais au début du XXème mais j'ai oublié qui ..."

 

Laurent Bavay, le nouveau directeur de l’Ifao ...

"Kab" ne voulant rien dire en Arabe, à la différence par exemple de "Medineh".

Le nom du site s'écrit bien Elkab et non el Kab. 

 

Img 8109

Source

ELkab ...

L'antique site de Nekheb ...

Elethya ...

 

Img 8110

Source

 

Img 8111

Nekhbet.

Temple de la reine Néfertari à Abou Simbel.

Source / Lien

 

Plan de l'article ...

 

→ Nekhbet ...

 

→ Nekhbet, une divinité vautour titulaire du Sud ...

 

→ Dans la légende d'Osiris ...

 

→ Un véritable témoignage ...

 

→ Une concentration du culte dans la cité d'origine de cette divinité ...

 

→ Quelques représentations de la netjeret Nekhbet ...

 

 

Af305b37c0663b1118a82b7b1e83bfe2

Nekhabit ...

Découvert en 1922 dans la vallée des rois par Howard Carter.

Source  

 

Nekhbet, une divinité vautour titulaire du Sud ...

 

Une belle analogie que celle de l'Ouadjet ...

Cette netjeret cobra qui elle représentait comme vous savez, le Nord.

 

La première portait la couronne blanche du sud ...

Alors que la seconde, la couronne du nord ...

Réunies ...

Les deux couronnes témoigneront alors et ce sur la tête de pharaon de cette belle et grande unification de Kemet. A cet effet d'ailleurs, souvenez-vous, le pays fut bien nommé les "Deux-Terres", "Terre des deux maîtresses", ...

 

Nekhbet ...

 

Comme Ouadjet ...

Son homologue finalement, provenant du delta, elle avait bien pour vocation de veiller sur le souverain mais également, sur son entourage. Nous retrouvons d'ailleurs cette image du vautour aux ailes protectrices tant elles sont grandes et déployées et ce sur les bijoux royaux et ce aux différentes ères.

 

Dans le célèbre temple que vous connaissez bien certainement, celui d'Hatchepsout, à Deir el-Bahari.

Au niveau de la deuxième terrasse ...

Nous trouvons cette très belle chapelle dédiée à Anubis. Netjer s'il en est de la momification ; son décor d'ailleurs est très spectaculaire selon moi. Il réunit entre autre chose le fameux vautour Nekhbet, aux grandes ailes déployées ainsi que le cobra de la Basse-Egypte.

Tous deux semblent porteurs alors du légendaire signe Chen.

Cette boucle de corde nouée ...

Elle semble alors exprimer la course de Râ et ce tout en exprimant le fait que le pouvoir des deux déités s'étendait à tout l'univers...

 

Ainsi :

  • Le pouvoir ...
  • Comme du reste le rayonnement mystique de Nekhebet et d'Ouadjet ... Tous cela grandirent ainsi au fil des dynasties.

 

Dans la légende d'Osiris ...

 

Nous nous projetons alors au sein de cette mémorable époque de Ramsès.

1 500 ans B.C.E ...

Nekhbet y joua alors véritablement un rôle important, et ce, entre autre chose, sous les traits d'une netjeret des naissances.

 

Ainsi dans certains papyrus ...

Un rôle bien essentiel lui fut prêté auprès d'Horus, fils d'Isis comme vous savez et qui décida de tuer son oncle Seth, meurtrier lui-même de son frère.

 

Lorsqu'Isis partit à la recherche des morceaux du corps de son époux, c'est à dire Osiris ...

Souvenez-vous ...

Seth les avait alors jetés dans les marécages du delta. Ce fut bien aux puissances divinisées i.e. Nekhbet et Ouadjet qu'elle confia Horus, cet ancêtre divin de tous les pharaons.

 

Un véritable témoignage ...

C.Perry, View of the Levant, 1743 ...

 

Ainsi un voyageur du 18e siècle sembla témoigner de son passage et ce au milieu des ruines du temple de Nekhbet à Elkab.

 

Le voici finalement arrivé dans cette salle hypostyle qu'érigea visiblement Khenemmarê, pharaon de 29e dynastie :

 

"En un endroit nommé Kaab

[...]

nous découvrîmes quelque chose ressemblant à (un monument) antique.

[...]

nous sommes arrivés aux vestiges d'un ancien temple, comprenant six

piliers en deux rangées,

avec leur toiture intacte.

 

Un peu plus au nord

se trouvent les fragments de nombreux autres piliers brisés, ainsi que

d'autres ruines considérables,

portant de curieux hiéroglyphes..."

 

Une concentration du culte dans la cité d'origine de cette divinité ...

 

Ainsi ...

Plutôt que de fêter Nekhbet dans tout le pays comme nous pourrions aisément le supposé, pharaon sembla bien concentrer son culte au sein même de la cité d'origine de notre déité, à savoir, ELkab.

 

Ainsi ...

Je subodore que le souverain devait venir en cette cité afin d'honorer la netjeret (?)

"Prier" probablement pour conforter sa protection ...

Il la gratifiait visiblement de temples.

Le faisait-il aussi quant aux fêtes en son honneur ?

Une divinité à l'histoire mouvementée, Anty le taureau écorché... En Égypte ancienne !

Une divinité à l'histoire mouvementée, Anty le taureau écorché... En Égypte ancienne !

Par Le 16/02/2015

ankh hiero "Vivre"… "La vie"…

ww.aime-jeanclaude-free.com  

 

Logopdf

 

La peau d'animal et la nébride Imy-wt ...

   220px-Imiut_fetish.svg.png

Ce fétiche d'Imiut

(ỉmỉ-wt)

fut bien bien un symbole énigmatique.

Uni bien sûr à Osiris ...

Il symbolisait visiblement une peau d'animal décapitée

et

attachée à un poteau et ce inséré dans un contenant ...

Ils sont bien souvent par paires.

 Source Lien 

 

Vous aurez certainement remarqué ce bouton de lotus.

Un autre symbole de cette civilisation ...

Il semblait alors œuvrer à la manière d'un nœud.

 

"Deux nébrides sont visibles sur le sol du pavillon.

 

Chacune se compose d'un vase,

duquel émerge un pieu

rappelant les montants d'une cabine de bateau.

 

Autour est attachée une outre faite d'une peau de bête

dont la tête et les pattes postérieures ont été enlevées.

 

Les pattes antérieures sont attachées au pieu,

tandis que l'extrémité de l'outre

se prolonge en une sorte de tire-bouchon

terminé par une fleur de lotus ouverte.

 

Selon Moret,

il s'agirait de l'outre-shed du pressurage du raisin dans les scènes de vendange,

autre expression du sang d'Osiris.

 

Dans cette peau s'opèrent les mystères de la gestation."

 

  imiut.jpg

  Voyez ...

Osiris est flanquée de deux fétiches Imiut ...
Hypogée de Sennedjem ...

Source Lien   

 

Anubis recueillait les humeurs qui s’écoulait du corps d’Osiris et ce lors de la restitution du corps de celui-ci :

  • Dans une dépouille animale ...
  • Elle représentait la peau de la vache / de la déesse Heset / ou la peau du dieu Seth transformée en panthère.
  • D'aucuns subodorre que dans les temps fort reculés le cadavre du roi était mis dans une peau de taureau et pressé, jusqu’à ce qu’il fut entièrement desséché et momifié.

 

Ainsi si on considère la nomenclature imy-out / "ce qui est à l’intérieur d’out" :

  • Out étant Anubis le seigneur des funérailles ...
  • Le passage à travers une peau d’animal fut pour beaucoup de peuples le cheminement pour un renouvellement, un nouvelle naissance. A la manière de la chrysalide qui permet à la chenille de devenir papillon. Aussi la nébride devint pour le défunt le cocon dans lequel il va subir toutes les transformations qui devait lui permettre d’accéder à sa nouvelle vie, tout comme cela fut fait pour Osiris. Le passage dans cette peau fait allusion au passage du soleil dans le corps de la déesse Nout, la vache céleste, pour renaître au matin.

 

Cnr194 en cnr 202Cnr194 en cnr 202.

Toutankhamon.

 

 La divinité semble bien entourée de symboles, ceux de la Renaissance.

Voici Osiris ...

Souverain des défunts comme vous le savez et netjer de la fertilité, c'est bien une de ses caractéristiques. De plus avec sa couronne qui est surmontée par le disque solaire.

 

Voyez également :

  • Le fléau ...
  • Le "bandage" serré à la manière d'une momie ...
  • Le visage, comme du reste les mains, sont de couleurs vertes relatives à la renaissance.
  • Vous aurez alors certainement remarqué, de chaque côté du netjer les deux fétiches Imiut comme d'ailleurs l'œil d'Horus afin de voir le monde extérieur.

 

D'ailleurs, on trouva me semble-t-il le tout premier exemplaire en 1914 et ce au sein de la pyramide de Sésostris I.

 

La peau d'animal et la nébride Imy-wt ...

Ainsi ...

La compréhension de ce signe n'est en vérité pas aussi immédiate que nous pourrions imaginer, et selon moi elle semble avoir été résolue par S. Hendrickx ...

Alors si nous sous référons à ce spécialiste, ce qui suit signifierait bien une peau animale écorchée et tendue sur des bâtons, du moins en ce qui concerne la période de Nagada.

1-152e79ead5-modifie.jpg Representation-d-une-peau-ecorchee-tombe-de-Nakht-Min--f.jpg

Représentation d'une peau écorchée ...

Hypogée de Nakht-Min ...

Fin de la 18e ou début 19e dynastie ...

Source / Lien

 

Plan de l'article ...

 

→ Les fétiches Imiut les plus connus …

 

→ Netjer ...

 

→ Anty fut de fait puni par les netjerou ...

 

→ Le taureau écorché ... 

 

→ Lors d'une altercation les opposants ...

 

Extrait du papyrus Jumilhac (VANDIER Jacques, Le papyrus Ju

Voici donc un extrait du papyrus Jumilhac ...

© Vandier Jacques, papyrus Jumilhac, CNRS, Paris, 1961.

 

Les fétiches Imiut les plus connus …

 

Le but quant à l'existence même d’Imuit semble être encore un sujet plein de débats malgré le fait qu’il est bien documenté.

  • Il fut partie intégrante des rites funéraires.
  • Il aurait aussi par exemple joué un rôle important dans les célébrations des fêtes "Heb Sed".
  • ...

 

En tout cas, les représentations les plus connues aujourd'hui semblent bien se trouver au sein de la :

 

  • Chapelle d'Anubis et ce dans le temple funéraire d'Hatchepsout ...

Il fut d’ailleurs parfois appelé le "fétiche Anubis".

 

  • Ainsi que dans l’hypogée du légendaire pharaon-enfant Toutankhamon ...

 

 

Une douce musique ... Avons-nous véritablement découvert l'équivalent d'une partition musicale ? En Égypte ancienne.

Une douce musique ... Avons-nous véritablement découvert l'équivalent d'une partition musicale ? En Égypte ancienne.

Par Le 03/02/2015

ankh hiero "Vivre" … "La vie" … https://www.aime-jeanclaude-free.com

Logopdf

 

Insensible ?

Comment pouvons-nous l’être ?

Et cela lorsqu’il s’agit de musique.

Ne nous ferait-elle donc pas vibrer ?

Ne serait-ce point parce que notre cerveau établit alors une sorte de passerelle entre les sons ainsi que nos émotions ?

 

Toutes les différentes de cultures humaines que nous connaissons semblent écouter de la musique. Cependant, est-ce suffisant pour pratiquement affirmer qu’elle pourrait-être universelle ?

Cela ne nous laisserait il point suggérer que nous avons tous finalement au moins un point commun ?

Ce simple dénominateur, ne serait-ce point finalement l'émotion ! Ressentons-nous vraiment tous la même et ce face à une mélodie identique, … ?

 

Référons-nous alors au domaine de l'ethnomusicologie :

  • Ne nous révèle-t-il pas qu’au sein d’une même culture, les émotions sont semblables face à la musique ?
  • Ne nous fait-il pas comprendre aussi que nous nous trouvons devant une grande difficulté quant à définir une notion universelle, du moins de façon acceptable, de la musique ?

Emission sonore de type musicale …

Il me semble même qu’il n’existe aucun mot, dans notre société, dans celle de l’Égypte antique,…, et ce relatif à ce «point qui nous serait commun», à cet espace cérébral associé à la musique, à …

 

Vous vous êtes certainement aperçu, qu’au sein de certains dialectes du continent africain, vous aviez bien du mal à trouver des mots afin de désigner :

  • Le chant,
  • Leurs catégories,
  • Et même la musique.
  • La mélodie,
  • Le rythme …

 

Il me semble que même les équivalences sont difficilement décelables et ce avant le 20e siècle, quand on pense en arabe yéménite, en arabe classique, …

 

Nefartari tenant un sistre à Abou Simbel

Nous sommes bien au temple d’Abou Simbel.

Nous pouvons ainsi y admirer Nefartari, l'épouse de Ramsès.

La netjeret "Harthor Nefartari" avec le fameux sistre.

Source

 

Vous l'aurez bien compris, voici notre très belle Néfertari représentée :

  • Avec un sistre dans sa main droite,
  • Et une fleur de lotus dans celle de gauche ...

 

D'ailleurs...

Les textes semblent bien s'accorder pour désigner Hathor comme la divinité la plus représentative du domaine musical ... 

 

Même si au demeurant nous connaissons bien d'autres divinités dans ce domaine comme par exemple :

  • Basted, représentée bien souvent comme vous savez par une chatte ...
  • Bés, en quelque sorte un gnome disgracieux ...
  • Meret relatif à la musique instrumentale, du chant, de la danse et ce sous l'aspect d'une femme ...
  • Que dire de Taouret veillant sur la parturiente ...
  • ...

 

  3124212475_1_11_V2Q9yL6D.jpg

Sistres de la netjeret Hathor comme vous savez ...

Hochets musicaux que l'on agitait pour honorer les divinités ... 

Source / Lien

 

Mosaic-Alexandre-le-Grand-333BC.jpg

Mosaïque d'Alexandre le Grand.

333 avant l'ère du Christianisme ...

 

Plan de l'article ...

 

→ Nous voici donc au sein d' éléments tout à fait historiques …

 

→ Cela fut-il véritablement une certaine réalité ... ?

 

→ Ainsi, souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé …

 

→ Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ?

 

→ Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?

 

→ Voici le fragment en question ...

 

→ Voici donc une fantastique prouesse ...

 

→ Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?

 

→ Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.

 

10433145_867751343255065_3138014512963150589_n.jpg

Nebtawy ...
Epouse de Roy.
Elle détient visiblement un sistre dans une main, dans l'autre une fleur de lotus et on peut également admirer un collier menat ...
Nous sommes bien au sein de la 18e dynastie avec le règne d'Horemheb ...

© Dario Nannini

 

Nous voici donc au sein d’éléments tout à fait historiques …

 

Même si nous abordons une thématique relative à la musique.

Avons-nous alors ressenti ce besoin de préciser cette ancienneté à la fois quant à la considération, mais également au sérieux, ..., qui devaient probablement l'entourer ?

Bien certainement ...

 

La musique ...

Chez les grecs bien sûr, mais également tout autant chez nos anciens égyptiens. Si de nos jours, elle semble bien partie intégrante du divertissement, fut-elle toujours considérée de cette manière ?  

 

Souvenons-nous d'un certain Bob Marley, il entra dans la légende et ce grâce justement à la musique.

Ne s'exprima-t-il point de cette manière …

 

"Music

is more than music" 

 

Cela fut-il véritablement une certaine réalité... ?

 

"Le travail des champs était monotone et les Égyptiens,

pour donner du courage aux hommes

et

les inciter à fournir un meilleur rendement,

avaient recours à des intermèdes musicaux :

un chanteur accompagné

ou

non d’un flûtiste,

chantait en soliste,

les couplets d’une chanson connue dont le refrain devait être repris, en chœur, par les paysans.

 

Le procédé existe encore aujourd’hui

(mais sans flûtiste)

sur les chantiers de fouilles,

et nous pouvons témoigner qu’il donne les meilleurs résultats"

 Jacques Vandier...

"Manuel d’archéologie égyptienne.
Bas-reliefs et peintures.
Scènes de la vie agricole à l’Ancien et au Moyen Empire"
Éditions A. et J. Picard, 1978, Vol. VI page 106.

 

Ainsi souvenons-nous du fameux conte de Sinouhé

 

Et bien sûr de Sésostris I …

D’aucuns subodorent aujourd’hui qu’en ce qui concernait nos anciens, mourir à l’étranger devait certainement être considéré à la manière d’une véritable abomination.

 

Il semblerait visiblement que pharaon aurait alors émis une sorte de message destiné à Sinouhé :

 

   "On fera pour toi une marche du départ

(Un cortège funèbre)

le jour de l’union avec la terre

(Le jour de l’enterrement) ...

On te mettra dans un catafalque mobile,

des bœufs te tireront

et

des musiciens seront devant toi.

On fera la danse des morts jusqu’à l’entrée de ta tombe.

 

On fera pour toi une offrande funéraire.

On fera un sacrifice à la porte de ton autel funéraire, tes piliers étant construits avec du calcaire au milieu de ceux des enfants royaux.

Ta mort ne surviendra pas en pays étranger.

Les Asiatiques ne t’enterreront pas.

On ne te mettra pas dans une peau de mouton.

On te fera un mastaba.

 

Cela a assez duré de battre le sol

(D’errer, de vagabonder).

Pense au retour de ton cadavre ..."

 

Alors, quelle musique pouvait-on bien entendre sous Alexandre le Grand ? 

 

Alexander_Rondanini_Glyptothek_Munich_298_n3.jpg

Voici une tête, celle de l' "Alexandre Rondanini".

Une copie antique ...

Représentant Alexandre le Grand bien sûr, une copie romaine possible …

L'original appartenait à un groupe statutaire sculpté par Euphranor : le roi Philippe de Macédoine était représenté sur un char tiré par quatre chevaux ; son fils Alexandre, en train de monter dans le char, tenait les rênes des deux mains.

(En aparté, l'armure et le vêtement furent des ajouts du copiste).

Création du groupe après la bataille de Chéronée, 338 B.C.E.

Source

 

Aurait-on véritablement découvert une partition musicale aussi ancienne ?

 

Je vous emmène au Louvre ...

 

Sans aucune ironie ...

Nous sommes au sein même d'une boite à biscuits. A l'intérieur de laquelle, on y aurait ainsi découvert un artefact, dans un état de parfaite conservation.

 

Serions-nous alors en présence de quelques véritables notes de musique ?

 

    "Au cours d'un inventaire en 2002,

je l'avais trouvée roulée en boule

dans une boîte à biscuits en ferraille

avec un morceau de cigare

et

des journaux.

 

Elle végétait dans les tréfonds du Louvre

depuis plus de cent ans.

 

Mais j'ai vite compris que c'était une merveille oubliée."

M. Laurent Capron...

 Papyrologue de la Sorbonne.   

 

Voici le fragment en question ...

 

Serait-ce véritablement une sorte de "partition musicale" ?

 

Sur des papyri … ?

image_126875_v2_m56577569831301193.jpg

Musée du Louvre.

© Laurent Capron.

 Papyrologue de la Sorbonne ...

 

Voici donc :

  • Un papyrus "musical" daté d'Alexandre Le Grand lui-même.
  • Une sorte de petite partition déchiquetée …

 

Eduqué par Aristote ce grand personnage historique fit comme vous savez de la Macédoine une région remplie de raffinement.

 

Louxor_Amon_Ra_Alexandre.jpg

Relief représentant Alexandre le Grand priant le netjer Amon-Râ.

Temple de Louxor.

 Période ptolémaïque ...

© Neithsabes

 

Voici donc une fantastique prouesse ...

 

Nous remontons ainsi le temps afin d’atteindre le 4e siècle avant l’ère du Christianisme.

 

Ainsi …

Les spécialistes seraient alors parvenus non seulement à décrypter, mais également à fabriquer un instrument de musique que d’aucuns subodorent être bien proche de ceux que nos anciens utilisaient.

 

Faisons encore un bon dans un autre passé …

Et souvenez-vous de la devise de Goethe qui stipulait "Il ne savait pas que s’était impossible, alors ils l’ont fait !".

 

Une question logique pourrait alors se poser. Les chercheurs y auraient-ils aussi découverts une sorte de partition musicale ? A contrario de cet adage, il semblerait bien que cela ne fut pas véritablement le cas (?)

 

Quel aurait-été le genre de "sons" que nos anciens aimaient à entendre ?

 

En vérité …

Je suppute que nous en avons quand même une bien vague idée.

 

Souvenez-vous d’Euriphide.

Nous sommes bien au 5e siècle avant notre ère …

On aurait alors découvert l'équivalent de 35 notes musicales.

 

Faisons alors une petite comparaison.

Cela pourrait être pratiquement équivalent à connaître "uniquement" une minute de toute l’œuvre de Mozart.

Si peu …

Mais paradoxalement peut-être, cela représente tant. Une véritable tranche de vie en quelque sorte, cela n’a pas de prix.

 

Un instrument d'époque pharaonique reconstitué.

 

Vint alors l'intervention de Madame Annie Bélis.

Elle est véritablement une des rares spécialistes de la musique antique ...

Une archéologue du patrimoine sonore ...

Elle serait membre du CNRS, ENS ...  

 

Elle fit alors visiblement appel à un professionnel bien particulier, un luthier. Elle avait à l'esprit de réaliser une véritable cithare de type romaine.

Ils créèrent en quelque sorte une synthèse basée sur de nombreuses sources d'informations visuelles.

 

Un véritable trésor ...

Mentionnons en particulier comme source le fameux traité d’Alypius.

Un texte particulièrement difficile à interpréter ...

Il aurait comparativement comme équivalence la fameuse pierre de Rosette puisque qu'apparemment nous sommes en présence d'au moins 1680 signes musicaux.

 

Ce texte antique aurait donc permit une sorte de décryptage aboutissant finalement à une aria.

 

A cet effet ...

J'ai eu une chance envoutante, celle de participer à un concert en décembre 2011 relatif à la "musique qu'aimait Alexandre le Grand".

 

Et en parallèle :

  • J'ai pu aussi participer à une exposition "Au royaume d'Alexandre Le Grand".
  • Ainsi qu'une exposition : "Les historiens d’Alexandre, la fabrique du mythe" par Janick Auberger de l'université du Québec, Montréal.

 

Un jour probablement …

  • Aurais-je le plaisir de vous réaliser une thématique quant à ce légendaire Alexandre Le Grand, particulièrement sur cette belle exposition et conférence…
  • Parlerons-nous également de cette eurythmie …

De cet autre idéal symbolisé à travers la danse mais aussi tout à la fois dans cette perpétuelle recherche finalement i.e. l’harmonie tant recherchée par nos anciens.

Plus concrètement aborderons-nous cet équilibre des émotions à travers le rythme du corps et de cette musique …

 

10952958_862125637143636_5548112472236298433_o.jpg

La dance du bâton...

10960337_862125837143616_7814870806234756578_o.jpg

Source / © Ahmed Nouby Moussa

 

Votre réaction au cours de cette thématique m’insufflera-t-elle ce désir d’aborder cela et bien d’autres thèmes qui éventuellement toucherait votre sensibilité … ?

... 

 

Alors, à suivre ...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

 

Clé de VIE 

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

  • Sources ...

 

Collection "Passion de l'Égypte" Editions Atlas 2003.    

 

Le chant d’Antef qui est manuscrit sur ce fameux papyrus Harris 500...


Pascal Vernus, Dictionnaire amoureux de l’Egypte pharaonique, 2009, version de Paitenemheb, p. 214-229... 

 

Pierre Gilbert, Chronique d'Egypte, Volume 15, Number 29 / Janvier 1940,


Emeri Sibylle (1970), Les musiciens de l'Egypte ancienne, leurs titres et leur métier, des origines à la fin du Nouvel Empire (Thèse, dir. Jean-Claude Goyon).  Université Lumière, Lyon 2005

 

Smeesters Corinne, La musique à l'époque pharaonique. Dans "Papyrus Express" (1,6) 26 Février 2001.

 

Lise Manniche, "Musique et Musiciens dans l'Egypte ancienne", Londres 1991. 

 

Hervé Platel, professeur de neuropsychologie à l'unité Inserm U1077 à l'Université de Caen. 

 

Thomas Schlesser / Journaliste, historien de l'art

 

Beaux-Arts magazine, numéro 330 ...

 

  • Sitographie ...

 

Link 1

  

Link 2

 

Ob 7e8f3e ob 16217c ob 535271 ob 751bf1 ob 920c6

 

Aphorisme ...

Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !

Aucune prétention ...

Ne prétend pas tout dire ...

 

  "Faites que le rêve dévore votre vie

afin

que la vie ne dévore pas votre rêve."
Philippe Chate.

 

Ob 4edf73 fils de ra seigneur des deux terres 1