Scribe, celui qui écrit ; les hiéroglyphes, "Medou Netjer" avaient une fonction magique. Les écrire ou les prononcer avait du sens ...

 

 


 

Site d'informations sur l’Égypte ancienne ...

Back in egyptKmt 2Voici notre arrivée en cette terre divine, Historique, artistique, ...

Kmt

Kemet s’applique uniquement à la vallée du Nil à cause du limon noir déposé après la crue comme nous le savons tous, mais il y avait aussi les déserts de l’est et de l’ouest, le delta, le Sinaï, les ports de la Mer rouge ...

Tawy, les Deux-Terres ...

Ce mot dans la titulature royale qui surmonte tous les noms des divinités, des rois et des reines, Neb Tawy, ou maîtresses des Deux-Terres, je n’ai jamais rencontré de Neb Kemet.

Aujourd’hui l’Égypte s’appelle Misr en langue arabe, un vieux nom d’origine sémite et qui se retrouve dans la bible "Misraïm" le "aïm" dénote une dualité, peut-être non, très certainement pour dire Misr les Deux-Terres.

"Chaque jour, 

nous sommes engagés dans un miracle que nous ne reconnaissons même pas :

un ciel bleu,

des nuages blancs,

des feuilles vertes,

les yeux noirs et curieux d'un enfant,

nos deux propres yeux.

Tout est un miracle."

(Thich Nhat Hanh)

كل يوم نحن منخرطون في معجزة لا ندركها حتى: سماء زرقاء، سحب بيضاء، أوراق خضراء، عيون طفل سوداء فضولية، أعيننا. كل شيء معجزة.

 

Apprendre les anciennes civilisations :

  • Mésopotamiennes,
  • ...
  • Égyptiennes, ... peuvent nous donner un peu de clarté afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui !

Adonc connaissons et essayons de comprendre le passé, ...

Nous pourrons alors avoir cet espoir de ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres !

 

 

 

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L'Égypte pharaonique est la plus grande civilisation de l'Antiquité, indéniablement !

 

 

Elle a presque tout inventé :

  • La littérature,
  • L'art,
  • La médecine,
  • L'économie,
  • L'architecture,
  • ... Tout cela avec des valeurs humaines, spirituelles, esthétiques, ... sans équivalent.

 

"Un peuple ignorant de son histoire,

c'est comme un arbre sans racines". 

Marcus Garvey.

 

4 9

 

Je suis simplement un passeur de connaissances au sein de cette ère anthropocène.

Adonc ...

Rêvons ensemble !

 

"L'avenir

appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."

Eleanor Roosevelt

 

Je suis partisan d'une approche holistique, je vous invite avec la chaleurosité de Râ à pénétrer maintenant au sein de Kemet et de son patrimoine historique de l'humanité :

 

"L’homme ne disparaitra pas

tant qu’il saura rêver"

 Jean Cocteau.

 

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Je t aime

Index 6

 

Et si nous faisions comme nos anciens ...

Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...

Voici des hupomnemata en quelque sorte ...

 

"Cela dit, 

ma passion pour l’Égypte n'est pas exclusive

et

je suis incapable de ne pas en nourrir d'autres,

presque aussi impérieuses :

comment,

entre autres,

se priver de la peinture italienne,

de Mozart

ou des merveilles de l'astronomie ?

Au risque de la dispersion,

il me semble que l'on se doit d'avoir la culture la plus vaste possible.

J'ai la faiblesse de penser

que celle-ci est nécessaire pour comprendre le monde complexe de l'Égypte. "

Jean-Pierre Corteggiani dans "Fous d'Égypte" de Quentin Florence, éd Bayard.

 

Et si nous faisions comme nos anciens ...

Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...

 

Adonc voici Arthur Rimbaud à Harar en 1883 ....

Arthur Rimbaud fera plusieurs courts séjours au Caire.

Il nous est possible de découvrir la trace dans sa correspondance ; entre deux expéditions. En voici un exemple d'août 1887. Il s'ennuie dans la ville, qu'il juge trop européanisée ; son jugement est un peu hâtif, peut-être avai-il besoin d'aventure !

 

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"Le Caire, 24 août 1887.

"Je suis toujours ici à ne rien faire.

Le Caire est un endroit civilisé où on jouit d'une température douce et fraîche, une ville qui tient de Paris, de Nice et de l'Orient et où l'on vit à l'européenne. Je n'y compte pas rester plus d'un mois, quoi que j'y puisse trouver quelque chose, car la vie d'ici m'ennuie et on reste trop sédentaire. D'un autre côté, je suis appelé à Zanzibar, où il y a des emplois ; en Afrique et à Madagascar, où l'on peut gagner de l'argent.

25 août

Il arrive précisément que je dois prendre le bateau de Zanzibar vers le 15 septembre : on me donne des recommandations pour là-bas. Au Caire, on dépense trop, on s'ennuie ; tandis qu'à Zanzibar, on fait des voyages à l'intérieur où l'on vit pour rien, et on arrive à la fin de l'année avec ce que l'on a gagné intact. Ici, le logement, la pension et le vêtement (dans les déserts on ne s'habille pas) vous mangent tout.

Je vais donc m'en aller à Zanzibar [...]."

 

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La carte du grand etat egyptien avant qu abdel nasser ne prenne le pouvoir d egypte en 1952La carte du  Grand État Égyptien

avant qu'Abdel NASSER ne prenne le pouvoir et ce en 1952 !

Son choix fut de se séparer du Soudan actuel (?).

Photo de Mohamed Rostom.

 

Alexandre Cordahi ...

Sic : "Pour être plus précis, il s'agissait d'un condominium anglo-egyptien depuis 1899 jusqu'en 1955. De fait les autorités égyptiennes n'avaient pas grand contrôle, pas plus que les soudanais même. Il est vrai cependant que Nasser n'a pas fait grande preuve de créativité institutionnelle et perdit tant des acquis égyptiens (dont des pans socio-culturels et économiques) que dans ses aventures ratées ("socialisme scientifique", Syrie, Yémen, 1967...)"

 

L’Égypte pharaonique et sa mémoire culturelle ...

 

S'intéresser à l’Égypte ancienne à travers son histoire, sa théologie, son art, sa littérature, sa société, ses écrits, comme aux fouilles archéologiques, aux musées, …, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir.

"Décrire l'Égypte", quelle belle ambition !

 

Nonobstant lisez plutôt :

 

"La science

est la croyance en l'ignorance des experts."

Richard Feynman

 

"Le sens de l'Histoire

s'acquiert en y participant un peu" !

Antonio Baldini

 

Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt ...

Peut-être !

 

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Clé de VIE

 

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Il avait décidément tout pour plaire, l'enfant-dieu Ihy veillait bien sur l'unité même de Kemet... ! En Égypte ancienne !

Il avait décidément tout pour plaire, l'enfant-dieu Ihy veillait bien sur l'unité même de Kemet... ! En Égypte ancienne !

Par Le 30/12/2015

ankh hiero 

"Vivre"…

"La vie"… https://www.aime-jeanclaude-free.com/

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Ce veau venait-il de naître ?

Serait-ce le cordon ombilical que nous voyons ?

Etait-il mis à l'attache ?

Nous sommes au sein du mastaba de Ty, à Saqqarah ...
Source Lien 

 

"Le joueur de sistre" ...

"Le musicien" ...

Ihi …

Ihy …

Jḥj …

Il fut ce netjer-enfant, celui de "la joie" bien sûr, et un musicien. Il jouait ainsi du sistre afin de réjouir ou alors peut-être d'apaiser sa propre mère, Hathor comme vous savez.

Il permettait aussi d'éloigner les forces nuisibles tout en favorisant la renaissance des défunts.

 

Il tenait ainsi :

  • D'une main le fameux sistre d'Hathor, sa mère.

Cette particularité lui fut véritablement propre car il devait bien être la seule entité masculine à jouer du sistre rituel. Un instrument réservé aux femmes normalement.

  • Et de l'autre, parfois, le Menat, provenant probablement du vocable Menet c'est-à-dire "la nourrice", il était bien ce fameux grand collier à contrepoids que vous connaissez.

Ainsi, nos anciens faisaient de la musique en entrechoquant les perles qui le composait : ne devait-il pas ainsi reproduire le son primordial ?

 

Détail de la salle hypostyle du temple de la netjeret Hathor

à Nitentore (Dendérah).

L'enfant-netjer Ihy

ainsi que

le symbole relatif à "L'Union des Deux-Terres".

Vous aurez remarqué à cet effet

le sistre,

le Menat.

Source

 

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Voici donc le fameux Toutânkhamon ...

Et ce sous la forme du netjer Ihy.  

Source

 

Plan de l'article ...

 

Ihy était le fils de la grande netjeret Hathor.

 

Ainsi, Ihy semble bien avoir été un enfant.

 

Au sein même de l’Ancien Empire …

 

Ihy, symbole de renaissance ...

 

Ihy veillait bien sur l'unité même de Kemet ...

 

→ Quelques représentations de notre netjer ...
 

Voici quelques détails du troisième mur, inter-colonnes, face extérieure sud ...

Nous sommes au sein de la "Maison de naissance"

et ce au sanctuaire de la netjeret Hathor à Nitentore, Dendérah si vous préférez.

Ihy dans son aspect de jeune netjer.

 

Ihy était donc le fils de la grande netjeret Hathor.

 

Il semble être né d'ailleurs dans le mammisi, vous savez cette maison des naissances sacrées du temple d'Hathor à Denderah.

Il devait être également le fils d’Horus d’Edfou.  

 

Associé à la fleur de lotus comme vous savez, le voici alors avec quelques caractéristiques comme :

  • Le crâne rasé,
  • La fameuse mèche de l’enfance, portée sur le côté ! Tombant normalement sur le côté droit de la poitrine.

D’ailleurs on devait probablement la couper lors du fameux passage à l'âge adulte.

  • Nu bien sûr.

Paradoxalement peut-être, il apparaît également comme une divinité funéraire, assistant le défunt à son entrée dans le royaume des ombres, il devait faciliter probablement le passage des défunts dans l'au-delà et ce en suscitant la venue de sa mère. Il symbolisait ainsi le germe prêt à renaître malgré la nuit, la rupture, la mort,...

  • Tétant son doigt, bien caractéristique du monde de l'enfance.

 

Ainsi, Ihy semble bien avoir été un enfant.

 

Nonobstant, il ne vous aura certainement pas échappé que parfois il fut visible sous une autre représentation.

Un veau par exemple …

Même si du reste, il semble plus probable, que le diminutif du mot "ih" puisse signifier "taureau". Serait-ce alors une analogie avec sa propre mère, la vache Hathor ? D’aucuns suggèrent même que certaine classe de prêtres de la netjeret Hathor portaient le nom de Ihy.

 

De plus, nous pouvons noter la présence de quelques inscriptions au sein du temple de Dendérah, et ce sous la forme : 

  • Du double Ihy-Noun, Ihy-nww, jouer du sistre pour sa mère, l'Oeil de Râ.

Il semble alors avoir été associé à la bonne inondation.

Ihy-nww n mwt.f Wsrt : l'Ihy-noum de sa mère la puissante (vase-menou) Dend.II.34,10

  • Et d'Ihy-Ouab, Ihy-w'b, jouer du sistre pour sa mère, la maîtresse du ciel.

Lié de fait à la purification.

Ihy-w'b. Nbt 'Iwnt : Ihy-ouâb de la Maîtresse de Iounet (sistres et menit) Dend.II, 52,13

  • Dans ce temple, celui de la netjeret Hathor, nous pouvons d'ailleurs admirer des sistres qui semblent "être littéralement secoués" et ce devant la divinité. Vous pourrez alors y voir, en bas, deux petits netjerou sur un Sema Taouy ! Nous sommes bien là en présence d'Ihy-Noun et également d'Ihy-Ouab. Ils semblaient alors remplacer l'enfant royal ainsi que son Ka, nous sommes ainsi à la Basse Epoque ...

 

Au sein même de l’Ancien Empire …

 

Voici donc quelques scènes allégoriques de bergers traversant à gué un ruisseau et ce évidemment avec leur bétail.

 

5

Un vacher semble bien porter sur son dos un jeune veau qu'il vient d'ailleurs de sauver de la noyade.

Le veau était l'animal d'Ihy.

Saqqarah ...

6e dynastie ...

 

Ainsi ...

Nous pourrions y voir un berger portant sur ses épaules un veau que nous serions à même d'identifier comme étant notre netjer-enfant, Ihy.

Il portait donc notre fameux veau, et ce à travers le ruisseau ; certainement dans l'objectif d’y entrainer le restant de son troupeau.

 

Notre charmant Ihy pouvait être ainsi figurer à la manière d'un appel, celui à la résurrection.

L'exaltation vers une nouvelle vie ...

La renaissance … 

 

Détail d’un linteau d’une porte monumentale au temple d'Hathor à Iounet.

La face interne …

 Source

 

De gauche à droite :

  • Harsomptus, Ḥr-sm3-t3wy,
  • La tête d’Hathor,
  • Harsomptus (A tête de serpent),
  • Et Horus, fils d'Isis comme vous savez …

 

Ihy, symbole de renaissance ...

 

Il revêtait aussi d'importantes fonctions funéraires et ce en rapport avec les transformations que subissait le défunt afin de passer d'une vie à l'autre ! Ce dernier n'était-il pas à la vie dans l'au-delà, ce que le jeune netjer Ihy enfant fut à la vie terrestre ?

A savoir un être fragile qui, de fait, avait tout à découvrir.

 

Ihy veillait aussi sur l'unité même de Kemet ...

 

Notre netjer évoquait parfaitement cette souveraineté.

Et ce en tant que descendant de Râ. Ihy devait certainement nourrir, symboliquement bien évidemment, quelques prétentions sur le Double-Pays.

D'où les images de lui portant la double couronne.

 

Ainsi à Nitentore ...

Un bas-relief figurant au linteau intérieur de la chapelle d'Ihy illustre parfaitement ce fait.

Le jeune netjer est debout, au-dessus du signe "Unir", que maintiennent du reste deux figurations de Hâpy (Nil du Nord et Nil du Sud, eux-mêmes l'image de la grande Kemet unifiée).

Sur sa tête ...

La double couronne bien sûr de Haute et Basse-Egypte qui marquait ce pouvoir qu'il serait à même d'exercer.

 Hiero m17 Hiero v28

Jḥj.

Voici donc deux hièroglyphes à savoir le M17 et le V28.

Le nom peut aussi se lire "Veau".

Ce qui peut en partie expliquer le rapprochement avec la légendaire vache Hathor.

 


Source

 

Ihykhouef.

Ỉḥy-ḫw(j).f.

"Ihy, qu'il protège."

Source / Lien

 

Ihyenes.

Ỉḥy-n.s.

"Ihy est pour elle".

Source / Lien

 

Nom 589 1

Ihyemzaef.

Ỉḥy-m-zȝ.f.

"Ihy est sa protection".

Source / Lien

 

Quelques représentations de notre netjer ...

 

tutankhamun_egyptian_museum_b10.jpg

  Hypogée de Toutânkhamon ...

    Source

 

Dendera_Romisches_Mammisi_23.JPG

Mammisi de Trajan.

Le temple de Dendérah.

Hathor allaitant son fils Ihy.

Source / Lien

 

Voyez cet enfant qui semble téter, ce fut bien le netjer Ihy, enfant bien sûr. 

 
De plus ...

Derrière la netjeret Hathor, notre Ihy mais sous une autre représentation …

 

"Ihy le grand,

 

     le fils d'Hathor"

 

Temple-de-Hathor-a-Denderah--bas-relief--le-neter-Ihy-p.jpg

Dans le temple de sa mère divine, celui d'Hathor, sis à Dendérah.

Voici un bas-relief du netjer Ihy.

 (Associé aux fêtes hathorique il fut "le joueur de sistre" ou "le musicien".

 

Hathor, la mère et son fils Ihy. Ils sont ainsi bien souve

Hathor, la mère et son fils Ihy.

Ihy peut aussi apparaître comme un enfant allaité par sa mère.

Et sous sa manifestation animale, la plus ancienne, on le trouve sous la forme d’un veau …

Mère et fils sont ainsi bien souvent représentés

sous les formes d'une vache et d'un veau.

Un homme en train de traire une vache …

Un bas-relief  du sarcophage de Kaouit de la 11e dynastie.

Photographie de Müller in Boessneck. 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/43/DendaraMamisiKhnum-10.jpg

Le netjer Khnoum ...

Il est accompagné de la netjeret Héqet

et

du netjer Ihy.

Ils se situaient dans le temple de la naissance i.e. le mammisi ...

Et ce à Dendérah.

Source / Lien 

 

D'ailleurs ...

Notons au passage que le rituel du mammisi devrait tirer son origine de la mythologie royale thébaine et ce au Nouvel Empire faisant du pharaon le fils charnel d’Amon ...

 

Alors, à suivre ...

J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire ! 

 

 

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Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

     • Sources ... 

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003.

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse.

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion.


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière.

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Nadine GUILHOU - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.  

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194. 

 

Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard, p. 280.

 

Et plus précisément encore :

 

Dend VIII 26 ; S.Cauville "Ihy-noum et Ihy-ouâb" Bifao 91, 191 :

- Page 103 et planche 34...

- Page 99 à 117 surtout d'ailleurs 115 et 116.

 

R. Preys, "La fête de la prise de pouvoir d’Ihy "le grand dieu" à Dendera", ZÄS 128, 2001, page 145 à 165...

Les temples et leurs personnels ! L’

Les temples et leurs personnels ! L’"ouêbouit" ce personnel féminin aux ordres de la reine, … En Égypte ancienne !

Par Le 30/12/2015

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"La vie"…

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"Vous, 

Prêtres et scribes,

Vous êtes des connaissants "

"Livre pour Sortir au Jour"

 

Comme moi ...

Vous allez admirer probablement la représentation ci-dessous.

Voyez cette dextérité.

Celle evidemment de  nos anciens artisans, eux qui surent si bien l'exprimer et ce à travers cette finesse ... 

 

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Source

Nous sommes bien au Moyen Empire et ce au sein même de la 12e dynastie. Et plus précisément de 1 991 à 1 783 B.C.E.

 

Voici quelques caractéristiques quant à cet artefact : 

  • Hauteur de 48 cm,
  • Largeur de 9.5 cm,      
  • Pour une profondeur de 21 cm.

 

Statue en bois de la prêtresse d'Amon Imertnebes.

Voyez sa robe de peau bien moulante.

Quant à sa perruque, elle aurait été rajoutée bien plus tard.

Numéro d'inventaire ah113.

© Le musée de Leyde des antiquités ... 

Source 

 
Souvenez-vous ...
Pharaon ...
Il fut véritablement le premier des prêtres.
 

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  "L'Égypte ancienne

aurait moins d'attraits

S'il n'y avait les Egyptiennes"

  Alain Zivie 

Plan de l'article ...    

 

  

→ Nous sommes bien en cette fin du Nouvel Empire.

 

 L '"ouêbouit", le personnel féminin de bureaux aux ordres de la reine.

 

→ Les règles du clergé ...

 

→ Ainsi, service leur pendentif vis-à-vis du culte ...

 

→ Prêtres et bons vivants ...

 

  Voici une superbe photo d'un prêtre-sem ...

Provenant de l'hypogée de Sennefer.

Source / Lien

Nous sommes en fin du Nouvel Empire.

 

Ainsi ...

Comme vous savez, cela correspondait aux prémices d'une nouvelle période, l'une des plus instables du reste, à savoir "La Troisième Période Intermédiaire".

 

Le pouvoir du clergé d'Amon était alors littéralement pharaonique, le culte de ce netjer devint quasiment prépondérant !

Alors que pharaon dominait à Tanis ...

Les fameux grands prêtres d'Amon, avec probablement l'aide de l'oracle, administraient quant à eux la belle cité aux cent portes, Thèbes. Leur puissance s'avérait du reste parfaitement appuyée par le fait que, très souvent, leurs propres racines furent ancrées au sein même de la famille royale.


Souvenez-vous notamment des Divines Adoratrices d'Amon.

Douat-Netjer ...

Elles furent tellement puissantes qu'elles devaient certainement se comporter comme de véritables reines. Au point qu'elles pouvaient avoir des domaines pouvant atteindre des surfaces de 3 300 aroures, 900 hectares de nos jours : cela ne fut pas vraiment bénin, reconnaissez-le.

 

Touy

Thèbes ?
Vers 1400 à 1350 avant de notre ère ...

Touy, prêtresse de Min, netjer de la fertilité.

Source / Lien

L '"ouêbouit" ...

De nombreux titres de prêtres existaient et de fait, de fonctions affiliées. Et l'un des plus répandus fut bien celui de ouêb.

Souvenez-vous d'ailleurs ...

De ce lieu mémorable, de cette "Place pure"la Ouâbet : lieu même des momifications ...

 

Ainsi, l'ouêbouit ...

Ce fut bien un personnel féminin aux ordres de la reine. Elles étaient probablement une analogie aux employés du même genre, masculins ... Ceux-ci furent théoriquement dirigés par pharaon lui-même.

Quant aux femmes, elles semblaient visiblement avoir été aux ordres de la reine, de la Grande Epouse Royale (GER).

L'épouse du demi-netjer ...

 

Ainsi ...

A la Basse Epoque, et comme nous l'avons au préalablement mentionné, la Divine Adoratrice d'Amon remplaça la reine et ce visiblement à la tête même du harem sacré.

Nonobstant ...

Ce dernier, contrairement à ce que son nom semble indiqué ne fut pas, à priori, constitué de courtisanes recluses. Même bien au contraire. Ce fut probablement l'équivalent d'un véritable clergé féminin.

Divinisées ...

Tout comme d'ailleurs les prêtres ...

Et ce en différentes classes ...

Au sujet des prêtresses, souvenez-vous de nos amis les Grecs. Ils les nommaient "pallacides". Elles célébrèrent le culte de certaines netjerout comme Hathor par exemple, ...

 

D'ailleurs, il pouvait certainement s'agir d'une fonction purement honorifique vis-à-vis de certaines grandes dames de la cour, celles bien évidemment que la reine avait décidé d'honorer.

Des laïques,

Des musiciennes,

Des chanteuses,

Des danseuses,

... Toutes également attachées aux temples à qui elles devaient probablement et cela, bénévolement pense-t-on, prêter leurs concours et ce durant les cérémonies sacrées.

 

Les règles du clergé ...

 

Les prêtres élaboraient une sorte de "contrat" qui fixait en quelque sorte leur rémunération ainsi que leur logement, ...

 

Quelques obligations cependant :

  • Savoir lire l'écriture hiératique,
  • Avoir acquis une certaine compétence théologique,
  • Et bien sûr pouvoir répondre à des conditions de puretés extrêmement rigoureuses. Tous les membres du clergé, du moins tous ceux qui officiaient au sein des temples, se devaient, en effet, d'être purs.
  • ...

 

"Je me suis présenté devant le dieu,

(...)

Tandis qu'on m'introduisait dans l'horizon du ciel.

Je suis sorti du Noun

(l'eau initiale)

et

je me suis débarrassé de ce qu'il y avait de mauvais en moi ;

j'ôte mes vêtements

et

les onguents

comme se purifient Horus et Seth.

Je me suis avancé sans souillure

devant le dieu dans la salle sacrée,

plein de crainte devant sa puissance "

 

Ainsi, quant à leur vertu de propreté, ils furent :

  • Rasés,
  • Voir tondus,
  • Epilés,
  • Circoncis : analogie peut-être avec le netjer Râ ?

 

"Du sang tomba du phallus de Râ,

après qu'il eut achevé de se couper lui-même"

Bruno Halioua "La médecine au temps des pharaons" Liana Levi en page 108.

 

 

De plus ...

Selon Hérodote lui-même ...

Ils devaient comme vous savez, réaliser des ablutions et ce à raison de "deux fois le jour et deux fois la nuit".

 

Ainsi, pendant leur service vis-à-vis du culte ...

 

Ils avaient pour obligation de s'abstenir de toutes relations sexuelles.

 

De plus ...

Ils ne devaient se vêtir qu'au moyen d'une étoffe de lin, voyez par exemple ...

 

Boîte de Draps Linge.

Nouvel Empire. Dynasty 18, début du règne de Thoutmosis II, 
ca. 1492-1473 BC
Thèbes, Cheikh Abd el-Gourna, tombeau de Hatnefer et de Ramose
Metropolitan Museum.

Source

 

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Qualcuno, circa 3500 anni fa, ha ordito queste trame ...
Dal corredo funerario della Tomba di  Kha e Mérit.

Source  / Oh_ Paolo Bondieli

 

Nonobstant …

Toute règle possède bien une exception.

Et dans notre cas ...

Il s'agissait bien du premier prophète. Nous pouvons alors le différencier, le reconnaître si vous préférez, au moyen de cette belle peau de léopard, il la portait d'ailleurs drapé sur la poitrine.

Elle fut bien la contrepartie d'Amon, voici Amonet une divinité qui devint une femme ! En Égypte ancienne ...

Elle fut bien la contrepartie d'Amon, voici Amonet une divinité qui devint une femme ! En Égypte ancienne !

Par Le 30/12/2015

Image024  Plan de cette thématique ...

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Statue d'Amon au visage de Toutânkhamon !

Nous sommes bien au sein du complexe religieux de Karnak.

Source / Lien

 

"La voie la plus courte pour l'avenir

est toujours

celle qui passe par l'approfondissement du passé".

Aimé Césaire

 

Cela passe peut-être par le "Spiritus" …

La sipiritualité ...

Le souffle …

L’esprit …

Et ce en quelque sorte à la manière d'une introspection de l'être humain en relation avec les netjerou(t).

 

Nous sommes bien au sein d’une unité inséparable, d’une composition fondamentale quant à cette culture, et finalement d’une de leurs fameuses triades, composée de :

  • L’Univers,
  • L’Homme,
  • Et bien évidemment la Nature ! 

Ne faudrait-il pas y voir alors une sorte de liant ? 

Un état à l'imitation d'une source essentielle pour le vivant, le dynamisme, la création, …

 

Voici donc une des nombreuses netjerout ...

Comme vous savez, elle fut membre du fameux panthéon de l'Egypte ancienne.

 

Capture d ecran 2023 11 08 204625Voilà Amon

sous les traits du légendaire Toutânkhamon.

Il fait du reste l’objet de l'actualité actuellement et ce quant à son hypogée.

Ainsi, Amon fut figuré sous les traits du pharaon régnant

à savoir Toutânkhamon, et nous voyons également  

sa contrepartie féminine, 

Amonet

qui fut en fait son épouse Ankhesenamon !

Source  Lien 

 

Vous savez bien ...

Les netjerou furent fréquemment liés à des doubles féminins que nous appelons parèdres !

 

Nonobstant, elles ne furent pas forcément :

  • De véritables épouses,
  • Ni des compagnes d'ailleurs,
  • ...

 

Aussi rappelez-vous ...

En ce temps là, le lien conjugal n'avait pas de fondement religieux. Ce fut alors bien souvent le rapport père-fils qui était le garant de la continuité des générations, celle qui constituait finalement le lien social prédominant !

 

De plus ...

Seule une terminaison féminine distinguait les noms des parèdres de ceux des netjerou associés ! Cependant, cela ne devait pas signifier pour autant que "ce genre" de netjerout fut réduit à un rôle de simple figuration !

 

Celle qui fut "assise à côté de" !

Icelle aux prorogatifs certainement bien moins influentes.

Voici donc une des parèdres d'Amon ...

Amonet,

Amaunet,

Amonèt,

Amunet,

Amentet,

Amentit,

Imentet.,

Imentit,

Ament. .. Elle devait certainement incarner, comme lui, les puissances invisibles ! D'où l'épithète de "cachée" qui lui fut attribuée, cette impossibilité en quelque sorte de connaître son essence profonde.

Ainsi...

Tous les deux apparaissaient comme des divinités cosmiques et faisaient partie de la grande ogdoade que vous connaissez.

 

Souvenez-vous, vinrent au jour quatre "couples" de déités à Hermopolis :

  • Noum et Naunet ...

La personnification même des eaux originelles.

  • Houh et Hauhet ...

Ils incarnaient quant à eux la force de la crue.

  • Kouk et Kauket ...

Eux représentaient alors les ténèbres.

  • Amon et Amonet, le sujet d’aujourd’hui …

 

Amonet fit donc l'objet d'un culte bien particulier, quasiment distinct de celui d'Amon. Nous voilà ainsi vers le milieu de la 18e dynastie. Plusieurs prêtres y étaient affectés et l'un d'eux portait le nom de "prophète d'Amonet" !

 

Dans un temple de Karnak, Toutânkhamon fit même élever une statue colossale représentant le couple divin à savoir :

  • Amon ...
  • Amonet ... Le culte de cette dernière fut bien perpétué à Thèbes et ce jusque dans la Basse Epoque. Nous pouvons trouver du reste des représentations de la netjeret dans de nombreux autres sanctuaires ptolémaïques.

 

Amaunet

  Voici Amonet sous les traits d'Ankhesenamon !

Source / Lien

 

Pouvez-vous l'imaginer portant une sorte de robe archaïque ?

Moulante ...

Elle aurait été à bretelles, révélant ainsi une tradition provenant probablement de l'Ancien Empire.

 

 Karnak 883

Amonet au temple de Karnak, à Louxor.

La photo ci-dessus fut prise près du cinquième pylône du temple de Karnak à Louxor.

Une sculpture datée de Toutânkhamon…

Source / Lien

 

Plan de l'article ... 

Revenir en haut de l'article ...

Vous pouvez accéder au chapitre en cliquant directement sur le titre de ce dernier !

 

→ Des couleurs bien symboliques ...

 

Le bleu, comme Amon ...

 

Le rouge, comme Amon ...

 

→ Quand une divinité devint une femme.

 

→ Restauration 2021 ...

 

→ Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

→ Aphorisme ...

 

 

Medinet copte 85

"Le registre du haut nous montre l'Ogdoade d'Hermopolis

devant laquelle les deux pharaons,

Ptolémée VI

et

Ptolémée VIII,

ainsi que la reine faisaient offrande."

Source

 

Des couleurs bien symbolique ...

Revenir en haut de l'article ...

Plan de cette thématique ...

L'Harmonie du monde, anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l'Egypte ancienne, éd Menaibuc, 2000...

 

Le mot couleur n’avait pas de réel correspondance dans le lexique hiéroglyphique, puisque deux vocables au moins sont susceptibles d’être traduits selon moi bien entendu : jwn (Pelage) / jnm (Peau). Il n'y avait donc pas d'équivalent strict quant à notre mot "couleur".

 

Des couleurs de prédilections. ..

Ainsi ...

Ne furent-elles pas remplies de significations en cette ère antique ? L’étaient-elles d'ailleurs, au point que nos anciens allaient jusqu’à peindre rituellement leur corps ? Et ce sans pour autant penser à un quelconque rituel de dévotion séthien ou autre, mais plutôt au sein d'un rite pastoral : n'oublions pas que ce fut un véritable peuple champêtre, et non guerrier.

 

Dixit Serge Sauneron :

"La lumière,

pour les Égyptiens,

est une pluie de petites particules lumineuses

(photons),
comparable à la fine poussière qui sort d'un tamis

(nkr)"

 

Les Kmtyw ...

Pouvaient-ils véritablement concevoir la lumière et ce à la manière d'un faisceau d'ondes ? Et dont les vibrations devaient se propager dans l'espace ?

 

Ainsi, y voyaient-ils réellement quelques corrélations entre :

  • La lumière ?
  • Et la couleur ? Cette dernière fut en tout cas considérée comme primordiale au sein de cette antiquité. Probablement devait-elle à leurs yeux tout du moins, d'une manière ou d'une autre d'ailleurs, faire partie intégrante du vivant !

 

"Youn", ne signifiait-il pas en même temps :

  • Couleur
  • Ainsi que "Caractère d'un être humain" ?

 

Alors ...

Ce mot "couleur" …

Ne fut-il pas lui aussi emprunt de puissance ?

 

Souvenez-vous de la cosmétologie égyptienne, elle ne fut pas seulement que le sujet d'une simple parure. Les couleurs des fards, par exemple, elles devaient bien posséder quelques valeurs évidemment esthétiques, mais sans aucun doute thérapeutiques, symboliques, rituels, sacrés,...

Des liens étroits demeuraient donc entre la technique, la symbolique,... Et d'une certaine manière, cela ne nous fait-il pas pénétrer au sein même de la sensibilité sociale de nos anciens ?

Ce qui nous permet, en quelque sorte, de mieux les comprendre !

 

Quoiqu'il en soit...

Admirez donc les belles couleurs ! Elles nous viennent du tréfonds des âges, de notre lointain passé, de nos ancêtres,.., ceux là mêmes qui se sont battus pour survivre tout en nous léguant ce que nous sommes devenus aujourd'hui.

 

Ainsi, dans cet art pictural ...

Les couleurs avaient donc une signification spécifique, bien précise, pouvant être parfaitement indépendantes de leurs valeurs esthétiques ! Faisant partie intégrante de la symbolique en quelque sorte de Kemet.

 

Elles devaient forcément jouer sur le psychisme !

Aussi la couleur bleu ...

Comme le rouge d'ailleurs, toutes les deux semblaient bien avoir été "attribuées" à Amonet !

 

"La voie la plus courte pour l'avenir

est toujours

celle qui passe par l'approfondissement du passé".

Aimé Césaire

 "Parmi tous les systèmes d'écriture au monde,

l'écriture hiéroglyphique est unique

 grâce à la possibilité supplémentaire qu'elle offre de différencier les signes par les couleurs.

Ainsi,

l'homme est de couleur rouge,

 la femme de couleur jaune,

une convention que l'on retrouve également dans le domaine des arts plastiques de l'Egypte ancienne.

L'écriture égyptienne

met ainsi en évidence sa filiation avec l'art.

 En principe,

à chaque signe

correspond aussi, à côté de la forme fixée,

une couleur déterminée"

Erik Hornung.

 "L'esprit du temps des Pharaons"

 

Amon-Râ …

Avait-il véritablement "une deuxième épouse" et ce, séparée de la triade thébaine ? 

Amon-het …

 

Elle apparaît dans une robe typique, portant la couronne rouge de la Basse Egypte. 

 

Notons au passage ...

Contrairement à Mout et à Khonsou, Amonet ne jouissait visiblement pas d'un temple séparé au sein du complexe de Karnak.

 

Dave robbins© Dave Robbins‎

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Par Le 18/08/2015

 

 

 

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Un scandale sous les Ramsès, quand le chef des artisans se fit pillard. En Égypte ancienne.

Un scandale sous les Ramsès, quand le chef des artisans se fit pillard. En Égypte ancienne.

Par Le 08/08/2015

ankh hiero  "Vivre"… "La vie"…

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Découvrir notre passé ...

Cela ne pourrait-il pas finalement nous permettre de comprendre notre présent ?

En explorant la vie de nos anciens.

En déchiffrant également leurs contes, leurs paradigmes, ...

En appréhendant aussi quelques personnages, ceux du moins qui auraient évidemment contribué, bien plus visiblement que d'autres, à cette fabuleuse Histoire,

...

 

Alors pourquoi ne pas mentionner :

  • Quelques scandales ...

Célèbres en leur temps, que nous essayons de ramener en mémoire.

Et que dire des punitions plus ou moins "macabres" qui y furent associées comme l'ablation du nez ainsi que des oreilles qui semblaient bien courant du reste au Nouvel Empire, ou alors la fameuse flagellation, la bastonnade (qnqn m bDn), ...

  • Que serait en définitive la vie sans évoquer les maladies, plus ou moins mortelles, qui ne devaient évidemment pas manquer,
  • De grands mystères demeurent donc encore de nos jours à découvrir. De ceux qui firent ce que nous sommes devenus. 
  • Et que dire des tragédies relatives à toute guerre,
  • Sans omettre bien évidemment la souffrance supposée quant à ceux qui établirent en des records de temps, de températures, de ..., l'érection de la légendaire cité d'Akhet-Aton.

 

"Ces personnes travaillaient beaucoup

 à un très jeune âge,

port de charges lourdes"

Professeur Rose.

 

"L'incidence des décès

parmi la population jeune d’Amarna

était scandaleusement… "

Professeur Rose.

- ...

 

Alors apportons un peu d'émotions, positives, constructives, ..., dans notre vie d'aujourd'hui.

Depuis quelques mois, nous entendons bien des histoires d'horreurs, ...

Violences ...

Viols ...

Vols ... Eventuellement, cela vous rassurerait-il de vous souvenir que depuis que l'homme est Homme, de vils personnages existèrent ? Et ce, en tout temps, au sein de toutes cultures, de toutes civilisations, aussi grandiose fut-elle.

 

Capture 50

Sḏm(.w) ˁš m st Mȝˁt.

Voici les serviteurs de "la place de vérité", st Mȝˁ.t, Sat Maât.

Nous sommes bien sûr au sein de Deir el-Medineh, pȝ dmj, "la cité" ...

 

Ainsi ...
Nous abordons aujourd'hui une thématique traitant en quelque sorte de la corruption.

Et comme vous savez ...

Les affaires de pillages de sépultures vont encore s'intensifier afin d'atteindre leur point culminant et ce, sous le fameux règne de Ramsès IX que voici d'ailleurs.

 

Celeste Albo

 

Détail d'un relief de l'hypogée de Ramsès IX.

20e dynastie.

Source / Sebastien Lgs

 

Ainsi ...

Dans de bien nombreux cas, on pourra constater une curieuse inertie de la part de ceux qui devaient être normalement chargés de prévenir et même de réprimer ces coupables activités.

 

Souvenez-vous de l' "aventure" du prince Paser, un illustre exemple s'il en est.

Excédé de constater la multiplication des exactions commises au sein des hypogées, Paser adressa au vizir Paourâ, responsable alors de la police de la cité aux cent portes, Ouaset, un mémoire bien virulent.

Paourâ fit alors nommer une sorte de commission d'enquête.

Les membres de celle-ci produisirent visiblement un faux témoin qui semblait se dénommer Pakharaou et qui bien évidemment réfuta les accusations formulées par Paser. Ce dernier fut alors accusé de mensonge ...

Ce ne fut qu'au terme d'une bien longue bataille où il faillit laisser son honneur et certainement davantage encore, que Paser parvint à se faire entendre du pharaon en personne.

Une nouvelle enquête aboutira alors à l'arrestation de dix-sept pillards ainsi qu'à la destitution du fameux vizir Paourâ dont la complicité avec les bandits ne peut pourtant pas être de nos jours véritablement établie.

 

http://www.egyptologinenseura.fi/images/Deir_el_Medina.jpg

Source / Lien

 

Rijksmuseum van oudheden [06/001] Leiden.
N° AH 210.
Daté de Ramsès II / Usermaatre-Setepenre.

 Deir el-Medineh.

Source

 

Plan de l'article ... 

 

Des conditions de travail probablement bien difficiles ...

 

Ainsi, ne devaient-ils pas évoluer aux seins de jeux d'ombres ?

 

La fumée aurait dû imprégner les plafonds ...

 

Mais comment faisait-il alors

 

A travers les Ostraca ...

 

Etait-ce possible ?

 

Quand le chef des artisans de pharaon se fit pillard ...

 

Bizarrement ...

 

De ce fait, son audace ne prit-elle pas une certaine ampleur ? 

 

→ Mais cela alla encore bien plus loin visiblement ...

 

Cette fois-ci, Paneb était allé bien trop loin.

 

Nous pourrions pratiquement croire...

 

Stèle en calcaire de Paneb, EA272 ...
19e dynastie, vers 1 195 B.C.E. 

Paneb,

un contremaître, à genoux,

adorant la netjeret Meretseger de la nécropole Thébaine :

cette dernière se présente sous la forme d'un serpent.

Un cobra enroulé...
On y voit également trois hommes agenouillés

probablement les descendants de Paneb.

Source

 

Des conditions de travail probablement bien difficiles ...

 

Ainsi ...

Nous pouvons aisément subodorer ce que devait être les conditions de travail quant aux ouvriers de ce légendaire et spécifique village des artisans de pharaon à savoir, Deir el-Medineh :

  • De longues heures de marches escarpées afin d'atteindre leur lieu de travail,
  • Et si nous considérons les décades...

Nos anciens pouvaient être de fait coupés de leur vie familiale pendant presque dix jours, logeant probablement au sein d'abris intermédiaires.

  • N'oublions pas également certaines conditions physiques, bien spécifiques.

Chaleur,

Situations assoiffantes,

Voir certainement bien étouffantes également,

  • ...

 

Ainsi, ne devaient-ils pas évoluer aux seins de jeux d'ombres ?

 

Ceux engendrés bien évidemment par leurs lampes.

Et de fait, ne se mouvaient-ils pas nos anciens dans une certaine obscurité, au sein même des profondeurs, celles des hypogées ?

 

Capture 51

Voici l'hypogée TT3 de Pachedu ...

Pached.

Nous sommes au cours du règne de Ramsès II, la 19e dynastie.

La montagne à l'oeil oudjat.

Irt Oudjâ.

Osiris sur son trône.

 Source /  Lien

 

Ils avaient donc recours à des lampes ...

 

Au plus profond des galeries ...

Nos artisans, tous spécialisés comme vous savez, devaient avoir recours à des lampes munies bien évidemment de mèche trempant dans de l'huile (Ricin, ...).

 

Nonobstant...

Si nous observons bien attentivement les hypogées, quel qu'ils soient d'ailleurs, nous pouvons nous apercevoir que les murs,..., et les plafonds tout particulièrement, ne possèdent aucune trace de suie.

Surprenant n'est-ce pas.

Aucuns résidus gras non plus, de ceux qui du reste auraient bien pu se déposer normalement au fil des heures de travail : les fresques sont d'une extraordinaire fraîcheur.

 

Revenons aux dernières demeures de la vallée des rois ...

Seti II pour ne pas en mentionner d'autres ...

Ainsi, notre pharaon avait fait creuser des galeries de plus de 100 mètres. Et, incroyable, il semblerait bien qu'il n'y est "aucune" trace de suie sur les murs, ni sur les plafonds. Nos fameux et légendaires artisans travaillaient-ils sans lumière ?

Que nenni !

 

A ce sujet d'ailleurs vous serez à même de lire certains auteurs faisant quelques suppositions comme cette :

 

  • Hypothèse faisant l'emploi d'un jeu de miroirs, probablement polis du reste.

Ils auraient alors réfléchi la lumière du jour, de miroir en miroir ... Pas mal comme technique. D'autant que physiquement, en certaine période, nos anciens en avaient la possibilité. Nonobstant, nous pourrions estimer à une perte d'efficacité d'au moins égale à 60%, voire probablement bien plus. Ceci en fonction de l'heure de la journée et, de fait de l'inclinaison des rayons de Râ. De toute façon, cela aurait pu être à la rigueur efficient avec des disques de cuivre polis pour les pièces proches de l'entrée. Cependant cela paraît bien impensable le long des galeries de plus de 100 mètres, comme celle de Seti II, et que dire alors du fameux hypogée KV5.

 

Souvenons-nous des miroirs de l'Egypte ancienne ...

 

"Egyptian, Classical, Ancient Near Eastern Art

On View: Egypt Reborn: Art for Eternity, Egyptian Orientation Gallery, 3rd Floor

The hairstyle of the nude female figure on the handle of this mirror—thick braids surrounding the face—was popular in the middle of the Eighteenth Dynasty, allowing art historians to date the work.

MEDIUM Silver and copper alloy.

 

Reportedly From: Aswan, Egypt.

Dates ca. 1478-1390 B.C.E.

Dynasty 18e Dynasty,

Period New Kingdom,

Dimensions 9 3/4 x diam. 5 1/2 in. (24.7 x 14 cm) (show scale).

 

Source

 

  • Ou alors que pensez-vous de cette soi-disant éventualité, avec "preuve à l'appui" en plus, faisant clairement allusion à de la production d'électricité... ?

 

Capture 52

Souvenez-vous du temple of Denderah, époque Ptolémaïque.
Djed pillar.

Source : Alex Bradipus in April 2005. GNU Free Documentation License

Source

 

A cet effet, souvenez-vous de cet écrivain ufologue, Erich Von Dänike. Il aurait cherché à reproduire cette supposée "ampoule". Il en serait même arrivé à démontrer que l'éclairage aurait été bien trop insuffisante (?).

Alors si ...

A cette époque nous étions aptes à produire de l'électricité pouvant éclairer nos anciens artisans, il y a fort à parier, qu'aujourd'hui même, nous vivrions déjà sur Mars.

Finalement, tout est question d'interprétation, comme bien souvent du reste, même dans le domaine scientifique...

 

Ainsi ...

Ne serait-ce pas plutôt une des représentations du netjer Harsumtus. Le serpent émerge à la vie au sein d'un lotus qui est fermé : 2 m de long sur environ 60 cm de large.

 

  •  Et bien d'autres théories certainement ...

 

La fumée aurait dû imprégner les plafonds.

 

L'état d'observation "semble" invalider l'utilisation de torches qui évidement aurait noircie au moins les plafonds.

 

Mais comment faisait-il alors

 

Car ils ne laissaient aucunes traces de combustion, ou si peu ...

Ils employaient visiblement, comme les carriers du reste, des lampes munies de mèches trempant dans de l'huile, placées dans des vases, des coupes.

 

En fait ...

Nos anciens auraient rajouté du sel dans l'huile.

 

" Le peu que savaient les Égyptiens,

il y a peut-être quelque mérite à l'avoir trouvé

près de trente siècles avant notre ère".

 

L'adjonction de ce minéral devait limiter fortement le dégagement de notre fumée noire.

Elle diminuait certes ...

Nonobstant, il y en avait quand même un peu. Les chercheurs en auraient effectivement trouvé quelques traces sur les plafonds. Cependant comme vous devez le savoir, les plafonds étaient logiquement traités en derniers. De cette façon, nos anciens, éliminaient les dernières "empreintes" de fumée qui pouvaient y subsister.

Ce fut bien le temps de l'équilibre, le Moyen Empire, la lignée des Montouhotep... (5) En Égypte ancienne !

Ce fut bien le temps de l'équilibre, le Moyen Empire, la lignée des Montouhotep... En Égypte ancienne !

Par Le 23/06/2015

 ankh hiero  

"Vivre"…

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10694284_792636920779298_6047673401732905326_o.jpg

Voici une scène de boulangerie...

Au sein d'un hypogée à Thèbes, TT280, MMA 1101, de Meketre ...

Nous sommes à la 12e dynastie au cours du règne d'Amenemhat I.

Plus précisément au sud d'Asasif.

© Rogers Fund et Edward S. Harkness Gift, 1920 / MMA (20.3.12).

En bois peints et en toile de lin ...

L : 73 cm.

l : 55 cm.

H : 29 cm.

Source

 

Souvenez-vous des hypogées du Moyen-Empire et plus particulièrement ceux de Beni Hassan ...

Un véritable site de renom... Probablement d'ailleurs serait-ce en fonction de l'importance de cette fantastique nécropole, creusée à même les falaises en calcaires comme vous savez.

Et ce, à une vingtaine de mètres au-dessus de l'Itéru ...
Il semblerait même que sa nomenclature puisse remonter au temps de l'implantation d'une famille d'origine "arabe" qui visiblement vint y prendre racine et ce à la fin de notre 18e siècle.

 

Ainsi ...

Souvenez-vous de ces hypogées du Moyen-Empire et cela en Moyen-Egypte.

Au sein même de la rive droite du Nil ...

A 18 kilomètres au sud d’el-Minya ...

 

Du reste ...

Rappelez-vous également, au cours de l'Ancien Empire, on devait plutôt mentionner le nom de Menat Khoufou.

"La nourrice de Khéops" ...

Certains auteurs subodorent même que les deux pharaons, que vous connaissez bien, à savoir Snefrou et Khéops auraient été natifs du lieu.


39 hypogées ...

Et quand nous y sommes ...

Au-dessus des méandres de ce majestueux fleuve, qu'elle somptuosité pour l'esprit, la vue, l'imaginaire, ... Voici donc certaines dernières demeures qui devaient en fait appartenir aux gouverneurs de pharaon : ils étaient visiblement extrêmement puissants ! Ils sont du reste bien souvent mentionnés comme ayant été des provinciaux et ce au sein de ce Moyen-Empire.

Des portiques ...

Des piliers …

...

 

Certains hypogées furent mêmes décorés, peints, en stuc, ... Nous pouvons y admirer de splendides scènes mentionnant : 

  •  La généalogie (Knoumhotep II, ...),
  • La féodalité, souvenez-vous nous sommes bien temporellement du moins au "centre" de deux Périodes Intermédiaires,
  • La vie militaire (Amenemhat, ...),
  • La lutte (Khéti, ...),
  • La chasse (Amenemhat, ...),
  • Les offrandes (Knoumhotep II, ...),
  • ...
 

12-03a-BH03-11.jpg

Admirez ce dessin de cet âne ...

BH03-11 ...

Hypogée de Khnumhotep II. 

Il prit ses fonctions de maire en l'an 19 d'Amenemhat II ...

Il pratiqua également sous le règne de Sésostris II ...

BH3, $nmw-Htp ... 

Source / © lien

 

Plan de l'article ...

 

Nous sommes au Moyen Empire ...

L'affrontement tourna bien en faveur des Thébains ...

Le réunificateur, Montouhotep II ...

→ Aussi souvenez-vous de lui grâce à son fabuleux temple funéraire.

Une armée qui fut bien puissante ...

→ Le continuateur, Montouhotep III ...

Montouhotep IV ...

 

Vue-d-Assouan--fevrier-1938-JPG

Voici une belle vue d'Assouan et ce en février 1938.

La maison des vents, en arabe.

"La Vallée des princes"

 

Nous sommes au Moyen Empire ...

 

A Assouan ...

Et plus précisément au sein de cet hypogée, celui de Sarenpout II dans cette zone géographique appelée Qubbet el-Hawa.

 

Une nécropole balayant une ère allant de :

  • La 6e dynastie ...

2250 à 1775 B.C.E.

  • Jusqu'à la fin de la 12e dynastie ...

1550 à 1100. Ce sont les dernières demeures de hauts dignitaires !

 

  Qubber el-Hawa

 

Et je vous assure que cette nécropole constitue également l'un des meilleurs points de vue quant à cette ville d'Assouan. Nous sommes bien sur la rive ouest de l'Iteru.

Et plus précisément à 130 m de hauteur, ce qui explique le point de vue, et ceci, en face même d'Assouan. Notons aussi que grâce à ces hypogées, nous connaissons maints détails sur la vie des hauts fonctionnaires.

 

Ils ont été creusés à même la roche et cela au niveau de certaines :

  • Fissures,
  • Anfractuosités,
  • Imperfections,
  • ...

 

Nous pouvons même y apercevoir :

  • Des mortiers de chaux,
  • Du sable mélangé avec du plâtre.
  • En certains endroits vous aurez même cette opportunité d'y observer du stuc de décoration. Ainsi, l'entrée de la majorité de ces hypogées est constituée d'une grande salle, principale, dont le plafond est soutenu par des piliers.

 

http://comunidad3h.files.wordpress.com/2010/05/este-es-el-evocador-aspecto-exterior-del-yacimiento-de-qubbet-el-hawa-en-cuya-excavacion-trabaja-el-arqueologo-alcalaino-francisco-vivas.jpg

 Source / Francisco Vivas.

C'est un archéologue de l'équipe espagnole travaillant au niveau de l'excavation du site de la nécropole d'Assouan.

 

Qubbet el-Hawa constitua donc la nécropole d'Assouan. Un élément d'importance, jusqu'à ce jour, les égyptologues y auraient identifié plus d'une centaine d'hypogées.

 

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Voici un exemple de chambre funéraire !

Elle fut trouvée dans la nécropole d'el-Hawa Qubbet.

Université de Jaén ...

Source / Lien

 

En fait nous sommes certainement au niveau d'un poste frontière délimitant :

  • Kemet,
  • Ainsi que le fameux pays de Kouch (Nubie) ...

 

Si nous prenons en exemple Sarenpout II ...

Il fut visiblement un homme d'origine bien modeste, cependant, vous serez à même de constater qu'il érigea un très bel hypogée.
 

  10623439_766228523427000_2334084721210554493_o.jpg

  Nous voici donc au sein de son hypogée.

Rappelez-vous, il fut bien un nomarque au sein du règne d'Amenemhat II.

12e dynastie.

Une grande salle dans la roche, malheureusement pour nous, non décorée...

Un couloir ...

Des statues ...

Une petite salle avec des piliers décorés ...

Au fond de la salle, une petite niche avec des peintures aux couleurs très fraîches.

  Source


Notons au passage ...

Que sous le règne d'Amenemhat II, demeurèrent probablement de bien nombreux contacts, étroits d'ailleurs, avec le monde du Proche-Orient ainsi même qu'avec la Crète.

Cependant ...

Nous ne savons que bien peu de choses de ses activités politiques internes. Alors tournons-nous vers cette lignée qui permit en quelque sorte de retrouver une image de Kemet se raprochant quelque peu de l'Ancien Empire, sans pour autant atteindre la même acmé.

 

L'affrontement tourna bien en faveur des Thébains...

 

Ainsi, nous sommes bien au Moyen Empire, au sein de la 11e dynastie, une de celle qui comporta une prestigieuse lignée, celle des Montouhotep :

  • Montouhotep II (2046 - 1995)
  • Montouhotep III (1995 - 1983)
  • Montouhotep IV (1983 - 1976) ...

 

Cette filiation commença finalement à régner sur la belle cité de Thèbes dès 2130 environ avant l'ère du Christianisme et ce parallèlement comme vous savez aux 9e et 10e dynasties. d'Hérakléopolis-Memphis.

Vous l'aurez bien compris, Kemet fut morcelée, l'état central puissant semblait alors appartenir au passé. Du reste ceci pourrait expliquer cet affrontement, celui entre les souverains qui sembla tourner en faveur des Thébains et ce vers 2004. Nous aurions vu alors la chute à la fois d'Hérakléopolis (Se souvenir du troisième article de cette thématique) et également de Memphis ce qui permit d'aboutir à une nouvelle réunification de Kemet : la précédente fut bien celle de Méni comme vous savez et concernait bien la première dynastie.

 

Le réunificateur, Montouhotep II ...

 

Rappelez-vous ...

Au cours du premier article de cette thématique, nous avons abordé le fait qu'au milieu de la 11e dynastie il y eu une sorte de renaissance de Kemet et ce grâce aux actions de ce souverain.

 

Close-up of a painted sandstone statue of Nebhepetre Mentuhotep

(Mentuhotep II)

wearing the red crown of Lower Egypt.

From the 11th dynasty,

Source / Keith Schengili-Roberts on 2007-02-02 / Lien

Montouhotep ii 1Nom de trône.

 

Souvenez-vous aussi de lui grâce à son fabuleux temple funéraire.

 

Ce dernier du reste porte bien la dénomination de Montou, le netjer d'Erment. Cette cité est localisée en vérité à l'ouest de Thèbes.

Ainsi, il semblerait bien que la famille de ce pharaon, qui prit le nom d'Horus d'ailleurs, en aurait été bien originaire. Un souverain qui sut faire l'unification des Deux-Terres et ce après sa victoire contre Hiérakléopolis.

 

Nonobstant, en raison des destructions intervenues visiblement au cours de la difficile Première Période Intermédiaire, Montouhotep II sembla s'être efforcé de redresser les temples plus ou moins détruits à :

  • Gebelein,
  • Abydos,
  • Tôd,
  • Dendera,
  • ...

 

Puis il édifia, à sa gloire, bien évidemment, un temple funéraire particulièrement novateur puisque souvenez-vous, ce monument devait être à terrasse et de plus, à deux niveaux.

Il se trouve en fait au pied d'une fabuleuse falaise, comme vous savez, celle de Deir el-Bahari. Il supportait visiblement un déambulatoire ou portique à plusieurs rangs de colonnes, sur lequel reposait une pyramide ou alors probablement une reproduction de la légendaire butte originelle.

 

Reconstitution du temple de Montouhotep II.
© Henri Édouard Naville.

Source / Lien

 

A l'arrière ...

Devait certainement s'ouvrir une sorte de cour entourée de péristyle, adossé à la falaise.

 

Et que dire de cette entrée dénommée "La porte du cavalier" ?

Ce fut ainsi que le sabot du cheval de l'égyptologue Howard Carter l'aurait heurtée, puis trébuché, permettant finalement d'accéder à la dernière demeure du souverain au moyen d'une galerie d'environ 150m.

 

Une armée qui fut bien puissante visiblement ...

 

La dernière demeure de pharaon contenait une superbe statue en calcaire, au corps noirci, sans doute pour des motifs religieux, et coiffée de la couronne rouge de la Basse-Égypte.

Elle se trouve d'ailleurs actuellement au Caire.

La lèvre du pharaon "semble" du reste être ornée d'une élégante "moustache naturelle soigneusement lissée", alors que son menton portait la barbe rituelle.

 

Six hypogées semblent avoir été réservés aux femmes de la famille :

  • Reines,
  • Sœurs,
  • Et hautes dames de sa cour, celles qui devaient visiblement entourées le vieux pharaon. Il y avait bien d'autres dernières demeures, plus lointaines d'ailleurs, comme celle du vizir Dagi par exemple, où figuraient les "Textes des Sarcophages".

 

A l'extérieur...

Une soixantaine de soldats tués certainement en opérations furent spécialement honorés à travers une tombe dite collective. Elle fut du reste découverte par l'Américain H.E Winlock.

Ainsi l'hypothèse d'un pharaon disposant d'une armée puissante avec des troupes nationales de lanciers et coloniales d'archers nubiens se trouve parfaitement confortée, comme semble l'attester d'ailleurs encore les maquettes de bois découvertes au sein de l'hypogée du général Mésehti et ce à Assiout.

 

Le continuateur, Montouhotep III...

 

Détail du colosse osiriaque de Montouhotep III.

Conservé au musée des beaux-arts de Boston

Source / Lien

 

Le fils de Montouhotep II poursuivit bien la politique de son père, il restaura des temples à Hermontis ...

A Abydos également ...

De plus, il semble avoir voulu édifier un autre temple funéraire, à Deir el-Bahari, cependant il mourut bien trop rapidement.

 

Ce fut bien sous son règne en tout cas que se déroula l'expédition d'Henenou et ce vers l'ouâdi Hammamat.

Partie de Coptos avec 3 000 hommes, elle due atteindre finalement la mer Rouge et embarqua certainement à Qoseir se dirigeant alors vers Pount, remplissant les cales d'encens,...

Au retour, ils retraversèrent l'ouâdi : extrayaient et rapportaient les pierres de schiste indispensable à la taille des statues.

Du reste, une inscription semble décrire, avec ironie du reste, la vie quotidienne des soldats : chacun devait porter son outre et son pain quotidien, alors que l'âne, d'abord écrasé sous le poids des stocks de sandales, voyait probablement son fardeau s'alléger au fur et à mesure de la progression de l'expédition.

 

Bien que l'hypogée de Meketre, chancelier de Montouhotep III, inhumé près de son souverain, ai été pillé, l'archéologue Winlock aurait découvert une petite pièce préservée contenant 25 modèles de maquettes représentant des scènes de vie quotidienne :

Il fut cette divinité enfant protecteur des bêtes sauvages, la déité Ched en vogue sous la 18e dynastie... ! (3) En Égypte ancienne !

Il fut cette divinité enfant protecteur des bêtes sauvages, la déité Ched en vogue sous la 18e dynastie... ! En Égypte ancienne !

Par Le 15/06/2015

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Le panthéon de nos anciens égyptiens comportait comme vous savez certains netjerou enfants. Et Ched en fit partie. Même si nous savons qu'il est apparu seulement qu'au cours de la 18e dynastie.

Etait-ce d'ailleurs une véritable coïncidence si son arrivée correspondit aux apparitions sémitiques comme celles par exemple de Rechep, d'Anat, de Kadesh, d'Astarté,... ?

 

Une arrivée finalement bien tardive, fut-ce :

  • A la faveur des invasions qui précédèrent le Nouvel Empire ?
  • Etait-ce grâce au commerce ?
  • ...

 

Aussi deux stéréotypes semblent lui "coller" littéralement à la peau, à savoir :

  • Sa jeunesse,
  • Et son autorité vis-à-vis des bêtes sauvages !

 

Apo

"Livre pour Sortir au Jour" de Ptahmes (Apophis).
Nouvel Empire, 18e - 19e dynastie.
Papyrus peint. 
Musée du Louvre

Ched

avait la réputation de protéger les Hommes

contre les morsures de serpent !

Source / Lien

 

Paradoxalement à sa physionomie...

Nous rappelant constamment et si justement du reste sa jeunesse, notre netjer ne devait-il pas protéger nos anciens contre les bêtes sauvages, les maîtriser,..., voir même les dompter ? 

 

Voyez :

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La vie privée des anciens de René Ménart.

Tome III...

"LE TRAVAIL DANS L’ANTIQUITÉ
L’AGRICULTURE.

LA VIE PASTORALE"

 

D'ailleurs...

La traduction même de son nom ne signifierait-elle pas "le sauveur" ?

L'occasion donc, pour nous, d'appréhender le fait qu'en dépit de son jeune âge, Ched fut bien avant tout une divinité protectrice.

 

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Le jeune netjer Ched qui visiblement devait chasser...

"Le sauveur".
Vers 1200 à 800 avant notre ère...

Ce type de stèle préfigurait visiblement les stèles "D'Horus-sur-les-crocodiles"

© Musée du Louvre.

N524.

© G. Poncet.

  Source / Lien

 

Plan de l'article... 

 

→ Son enfance transparaît donc...

 

→ Une sorte de matérialisation...

 

→ Ne pas confondre avec "Horus sur les crocodiles" !

 

→ Protection contre les blessures toxiques…

 

Alors qui fut donc ce netjer enfant dont le rouge fut sa couleur ?

 

→ Ched fut bien en vogue sous la 18e dynastie...

 

Son enfance transparaît donc...

 

A travers évidemment son visage,bien juvénile :

  • Son crâne presque rasé entièrement,
  • Sa fameuse mèche de cheveux lui pendant latéralement, sur son profil,
  • Son torse nu, bien souvent,
  • Sa façon de se vêtir aussi qui finalement se résume à un pagne d'où pendaient visiblement et souvent d'ailleurs, de longs rubans,
  • ...

 

Une sorte de matérialisation...

 

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Mastaba de Merouka.

Vizir du souverain Téti...

Nous sommes au sein de l'Ancien Empire.

Il comporte la sépulture de toute la famille.

Antilope bubale.

 

Une concrétisation quand il s'agit de ses liens avec les animaux sauvages, nous le vîmes bien souvent figuré avec une tête de gazelle, disposée parfois sur son front.

Nonobstant...

Sa domination sur le monde sauvage fut davantage visible encore à travers sa maîtrise des animaux qu'il semblait posséder à travers ses propres mains.

 

Ici...

Une gazelle !

 

Là...

Un serpent !

 

Sans évidemment omettre...

Les fameux crocodiles, que notre netjer piétinait du reste bien souvent.

 

De plus, vous l'aurez certainement admiré muni de quelques artefacts comme :

  • Un arc,
  • Et des flèches bien évidemment,
  • ...

 

Cela devait-il véritablement lui permettre :

  • De chasser les animaux du désert ?
  • De protéger visiblement les hommes contre certaines forces néfastes, les esprits malfaisants, les animaux dangereux comme les reptiles, les crocodiles de l'Iteru, les scorpions, les insectes et les fauves du désert.
  • ...

 

Ne pas confondre avec "Horus sur les crocodiles" !

 

Capture d ecran 2025 02 25 105749Source / Lien

 

Si Ched et Horus peuvent parfois se confondre, du moins à nos yeux de contemporains modernes, ils n'en demeurent pas moins qu'ils furent parfaitement distincts.

Toutefois...

Tous les deux semblent cependant nourrir une iconographie qui peut parfois prêter à une forte confusion.

 

Ainsi...

Lorsque notre netjer Ched fut figuré debout sur un crocodile maîtrisant de ses mains les animaux sauvages, nous ne pouvons alors que faire le parallèle avec les représentations sculptées du jeune Horus.

"Cippe d'Horus"...

 "Horus sur les crocodiles"...

D'ailleurs dans les deux cas, que cela fut Ched ou Horus, nos anciens Egyptiens n'auraient-ils pas voulu montrer l'autorité que ces netjerou avaient vis-à-vis des bêtes sauvages ?

 

Si nous voulons bien adhérer au fait que Ched ait su parfaitement les dompter, les chercheurs semblent cependant davantage sceptique vis-à-vis d'Horus (?) Car celui-ci en fut bien souvent victime surtout du reste lorsqu'il était enfant. Et nous revenons alors bien au rôle plus général de sauveur qu'Horus avait pu parfois revêtir et cela en sa qualité de Ched-Horus.

 

Protection contre les blessures toxiques…

 

Nous voici en présence visiblement d’une stèle guérisseuse, c’est-à-dire protectrice. Nous pouvons voir d’ailleurs Horus piétinant apparemment des crocodiles couchés sur une sorte de socle, parfois un naos.

 

Ces types de cippes étaient généralement disposés au sein de la salle principale des maisons afin de protéger le foyer. Nous mentionnons bien ici la sécurité familiale. Ce qui rendait ce netjer probablement très populaire. De fait, il devait avoir pris pas mal d’intérêt dans la vie quotidienne de nos anciens.

 

Ainsi, voyez le netjer Bès…

Il surmontait ici le jeune Horus et semble de plus bien menaçant.
 

Et comme vous l’avez certainement remarqué, Horus est représenté de face (Rarement de profil d'ailleurs !) et bien sous l’aspect d’un jeune garçon à la manière de Ched, ce qui déjà peut poser quelques soucis d’identifications.

 

Le netjer serrait donc dans ses mains :

  • Un fauve,
  • Un reptile,
  • Une antilope,
  • Un oryx,

 

Capture d ecran 2025 02 25 105750Cippe d' "Horus sur les crocodiles".

Source / Lien

 

Certains paradigmes de nos anciens semblent nous laisser subodorer qu’Isis avait sauvé Horus en le cachant dans les marais et ce vis-à-vis de son ennemi, le netjer Seth comme vous savez.

Aussi…

Souvenez-vous de cette légende quant à la guérison même d’Horus qui visiblement s’était fait piqué par un scorpion, mordu par un serpent,…, et ce au sein des marais.

D’ailleurs…

Ce mythe ne serait-il pas à l’origine même des cippes, des stèles magiques,… ? Notons au passage que nous dénombrons aujourd'hui environ 500 stèles "d'Horus sur les crocodiles". Apanages des médecins-magiciens, ainsi leur iconographie était en relation directe avec le mythe d'Horus.

 

En conséquence de quoi :

  • Muni d'une incantation magique...

Au dos de la stèle nous pouvons découvrir des textes invoquant certaines protections que ce netjer pouvait bien apporter aux humains.

  • Accompagné en cela certainement d’un liquide...

Probablement l’eau de l’Iteru ! 

Celle-ci aurait été versée sur la stèle puis ensuite récupérée.

Fut-ce par le propriétaire ?

Un médecin ?

Un magicien ?

Un prêtre ?

... ?

 

En tout cas, il semblerait bien qu’un certain personnage avait comme fonction d’appliquer cette eau chargée maintenant d’une certaine puissance divine et ce :

  • Sur la "plaie",
  • Ou alors de la faire boire au patient,…

 

Cela pouvait tout autant se concrétiser par le fait de frotter la pierre sur la piqûre, sur les morsures d'animaux venimeux,…, ce qui du reste expliquerait peut-être cette sorte d’aspect usé, voir même patiné de la plupart de ces petits monuments.

 

Alors qui fut donc ce netjer enfant dont le rouge fut sa couleur ?

 

Pouvons-nous le connaître davantage si nous investiguons dans cette symbolique, celle qui se réfère au choix de sa couleur de prédilection ?

Le rouge...

Je pense évidemment que oui. Car les couleurs furent bien remplies de significations en cette ère antique.

D'ailleurs, ne l'étaient-elles pas au point que nos anciens peignaient rituellement leur corps ? Et ce sans pour autant penser à un quelconque rituel de dévotion Séthien ou autre, mais plutôt dans un rite pastoral.

 

Ainsi dixit Serge Sauneron :

"La lumière,

pour les Égyptiens,

est une pluie de petites particules lumineuses (photons),
comparable à la fine poussière qui sort d'un tamis
(nkr)"

 

Les Kmtyw pouvaient-ils véritablement concevoir la lumière et ce à la manière d'un faisceau d'ondes ? Et dont les vibrations devaient se propager dans l'espace ?

 

Y voyaient-ils véritablement quelques corrélations entre :

  • La lumière,
  • Et la couleur ? Cette dernière fut en tout cas considérée primordiale dans cette antiquité, probablement faisait-elle, d'une certaine façon, partie intégrante du vivant, selon nos anciens bien évidemment !

 

"Youn" ne signifiait-il pas en même temps :

  • Couleur,
  • Et "Caractère d'un être humain" ? Alors, ce mot "couleur" ne fut-il pas lui aussi empreint de puissance ?

 

Dans cet art pictural, les couleurs avaient une signification bien spécifique, précise même et du reste parfaitement indépendante de leur valeur esthétique ! De fait, les netjerou ne furent pas dénués de couleurs et le rouge semble avoir été "attribué" au moins à Ched.

 

"Parmi tous les systèmes d'écriture au monde,

l'écriture hiéroglyphique est unique

 grâce à la possibilité supplémentaire qu'elle offre de différencier les signes par les couleurs.

 

Ainsi,

l'homme est de couleur rouge,

 la femme de couleur jaune,

une convention que l'on retrouve également dans le domaine des arts plastiques de l'Egypte ancienne.

 

L'écriture égyptienne met ainsi en évidence sa filiation

avec l'art.

 

 En principe,

à chaque signe correspond aussi, à côté de la forme fixée, une couleur déterminée"

Erik Hornung.

 "L'esprit du temps des Pharaons".

 

Le rouge du désert et celui de Ched...

Desher, l’inspiration de la terreur…

Desherou, les serviteurs maléfiques de Seth…

Desher-ty, signifiait bien "terrible"...

... 

 

 G27D21

 

Cette couleur est fondamentalement associée à Seth, et elle semble du reste s’opposer au noir osirien tout autant qu’au blanc horien.

 

Ce fut visiblement la couleur :

  • De l'aridité du désert environnante.

Le rouge fut donc la couleur de Seth, ce netjer "fauve", ce "roux", en raison, probablement du sable du désert.

Un territoire "extérieur"...

Un territoire étranger... Comme l'origine suspectée du netjer Ched.

  • Du "brûlé" par ce netjer et démiurge Râ.

Celui du défenseur de Râ.

Souvenez-vous, debout à la proue de cette barque divine, Seth frappait Apopis avec sa lance !

  • D'ailleurs, le verbe "rougir" était synonyme de "mourir".
  • Nous l'associons aisément à une teinte dès plus agressive.

Voir même menaçante...

"Faire des choses rouges", cela devait dès lors signifier faire du mal.

Des sentiments mauvais, avoir "le cœur rouge" devait alors signifier, être en colère.

  • La force !

La victoire...

La vie...

  • La couronne rouge de l’ancien royaume de Noubet, Nagada, la Ouret-hékaou ou "Grande de magie" de Haute-Égypte.
  • ... 

 

Mais aussi :

  • La vie est rouge (E. Mveng)...
  • La puissance...
  • Le désordre...
  • Et les guerres sont rouges (T. Obenga)...
  • Les fibres de la mort sont rouges (M. Griaule)...
  • Et le pays des morts aussi (Textes des Pyramides)...
  • De même la sécheresse et la stérilité (L. De Heusch)...
  • ...

 

Ched fut bien en vogue sous la 18e dynastie...

 

Comment alors en effet, expliquer que Ched, netjer mineur s'il en est du panthéon, ait pu jouir d'un véritable culte ?

Certes...

Il n'eut ni temple ni fête.

Cependant cela n'empêcha pas nos anciens Egyptiens, de la 18e dynastie en particulier, de le prier au moyen de stèles et de papyri finalement assez nombreux.

 

En témoigne, cette stèle en calcaire peint du musée du Caire, trouvée en 1916 dans l'hypogée 525 de Tell el-Armana.

Au registre inférieur...

Un certain Ptah-may, visiblement le donateur de cette stèle : il y fit figuré une scène d'offrandes.

Au registre supérieur...

Ched, armé d'un arc dans sa main gauche faisait face à la netjeret Isis qui lui présentait la croix de vie ankh.

 

Un grand scorpion, surmonté de deux flèches, les sépare. Si nous comprenons l'appel de Ptah-May à la vocation protectrice de Ched, qui l'aura peut-être protégé des scorpions, il n'en demeure pas moins un fait bien surprenant.

 

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Râmès rendait ici visiblement un hommage à...

Horus,

Isis,

et au netjer Ched !

Département des Antiquités égyptiennes du Louvre, E 16343.

Salle Sully, n°28, vitrine n°6...

Source / © F. Raux / Lien 

 

 

Mais voilà...

Il vous faudra attendre, un peu, afin d'en connaître prochainement la suite... 

 

  Cle de vie

 

  Je vous ai intéressé ?
 

Alors @ bientôt peut-être !

 

Temple-de-Hathor-a-Denderah--bas-relief--le-neter-Ihy-p.jpg

Dans le temple de sa mère divine, celui d'Hathor, sis à Dendérah !

Un bas-relief du netjer Ihy, un autre nerjer enfant...

 (Associé aux fêtes hathorique il fut "le joueur de sistre" ou "le musicien").

 

  Ob 7e8f3e ob 16217c ob 535271 ob 751bf1 ob 920c6

 

Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :

 

  • Sources...

 

Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003

 

Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse

 

Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple.  Erik Hornung, Champs / Flammarion


Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.

 

La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière

 

Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne -  Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.

 

Nadine GUILHOU - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.  

 

Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194. 

 

Jean-Pierre Corteggiani, "L'Égypte ancienne et ses dieux", Fayard, p. 280.


Sydney H. Aufrère, "Serpents, magie et hiéroglyphes", Enim 6, 2013, p. 93-122.

 

Et plus particuliérement :

 

"Le dieu Ched. L'évolution de son culte dans l'ancienne egypte". Bulletin de l'institut d'Egypte XIII , 1390 -1931, page 67 à 84.

 

Maurizio Damiano-Appia, "L'Egypte : dictionnaire encyclopédique de l'ancienne Égypte et des civilisations nubiennes " Gründ, 1999,  page 288.

 

"L'Harmonie du monde, anthropologie culturelle des couleurs et des sons en Afrique depuis l'Egypte ancienne" édition Menaibuc, 2000...

L’acculturation de cette société et l’aventure de la civilisation... En Égypte ancienne !

L’acculturation de cette société et l’aventure de la civilisation... En Égypte ancienne !

Par Le 02/06/2015

Hieroglyphe du groupe y symbolisant le scribe

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Comme vous savez…

La civilisation pharaonique fut particulièrement spécifique, complexe aussi, puissante même, et paradoxalement peut-être, elle était basée essentiellement sur la paysannerie.

Elle élabora ainsi une certaine perfection et indubitablement une véritable beauté,…

 

Tout semblait alors imposer à l'Égypte quelques notions de rigueur et d'éternité !

 

Quelle belle leçon de vie...

Ainsi, serait-ce possible que la permanence, la pérennité de cette civilisation pharaonique puisse être due et ce, en grande partie, à l'influence même du milieu physique ?

  • Kemet fut comme vous savez isolée géographiquement,
  • Et que dire de son climat ?

Râ y dominait dans toute sa splendeur.

Quant à son ciel, non seulement il était parfaitement étoilé mais également d'une clarté sans pareille, la beauté par excellence.

  • L'année fut régie de façon bien imprécise et ce par les caprices du Nil.
  •  ...

 

Ainsi le pays vit certainement naître, entre autre chose, un "art" des plus originaux. A tel point d'ailleurs qu'il sembla emprunter bien peu de chose aux cultures qui lui furent contemporaines.

 

La colline de Sheik Abd el-Qurna...

La "Vallée des Nobles" !

La nécropole des nobles Thébains du Moyen et du Nouvel Empire.

Voyez les dernières demeures que l'on aperçoit au sommet de la colline.

Source

 

Et comme vous savez, ce fut bien une société pyramidale, hiérarchisée. Une monarchie absolue de droit divin. Tous les pouvoirs étaient détenus par un seul homme, cependant n'avait-il pas lui-même quelques supérieurs ? les fameuses divinités...

 

Kemet devait-elle cette longue existence à son organisation ?

Nous constatons que l'harmonie, la stabilité, le calme y régnait parfaitement lorsque le pouvoir central était fort. Au niveau "artistique" on y vit même apparaître quelques évolutions très intéressantes. Cependant si ce même pouvoir se diluait à travers certaines délégations, la pérennité en question devenait quelque peu chancelante... Ceci pourrait bien expliquer, en partie en tout cas, leur crainte d'un certain chaos.

 

Un des aspects les plus intéressants de l'Égypte ancienne ne serait-ce point aussi leur culte ?

Leur religion ?

Leurs différents paradigmes ?

 

Tous furent vraiment incomparables, et ce à travers :

  • Leurs pensées,
  • Leurs conceptions quant à leurs environnements,
  • Mais également vis-à-vis de leur monde proche, comme d'ailleurs sur le plan cosmique. Cherchaient-ils ainsi véritablement à comprendre les lois fondamentales de l'univers ? N’élaborèrent-ils pas les premières conceptions de la divinité ?
  • Et que penser de la Maât ?

 

La classe moyenne existait-elle véritablement ?

De la sorte...

Ne devait-elle pas devoir sa pérennité finalement à tous les Egyptiens ? Une société paysanne rappelons-le à nouveau.

 

coup de baton épuré

 

Plan de l'article...

 

→ Quant à sa pérennité… 

→ Et que dire de cette harmonie à travers la continuité artistique ?

→ Une sorte d’anonymat volontaire…

Quand l’égyptologie fut une science bien jeune !

→ Les fouilles pionnières de la fin du 20e siècle…

→ Et que penser des relations entre les cultures du Nord et celle du Sud ?

→ "L'Égypte d’avant le désert"…

→ Nous verrons au cours de cette nouvelle thématique…

→ Voilà bien une des constantes pharaoniques, l’acculturation !

→ A cet effet rappelez-vous…

→ Et qu’en fut-il de l’attitude des civilisations du Levant vis-à-vis de Kemet ?

→ N’oublions pas la Nubie !

 

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Une vision imprenable !

Quant à la prise de vue, admirez...

Source / Lien

 

Quant à sa pérennité…

 

Elle fut visiblement l’unique civilisation de notre histoire à avoir été capable de "cultiver" justement cette caractéristique.

Ainsi, quoique nous puissions en penser, cela me paraît véritablement extraordinaire. Et ce à tel point qu’il est utile de souligner que nous avons là un sujet à réflexion, à méditation probablement.

 

Même si au demeurant comparaison n’est pas forcément raison, que pouvons-nous en retirer pour notre propre contemporanéité ? Le fait de comparer certains éléments, ne signifie pas uniquement de les décréter comme étant semblables, parallèles, différents ; c’est aussi de les examiner chacun pour ce qu’ils sont véritablement, et voir par exemple, ce qu’ils ont de semblables, de différents,…, tout en cherchant bien évidemment des relations entre eux . Cela rentre finalement au sein d’une démarche qui fait partie d’un concept de raisonnement, de pensée,…

 

Ainsi…

Paradoxalement aux quatre millénaires d’existences, il y eu certaines traversées particulièrement chaotiques comme vous savez, dichotomiques même. Et cette longévité, ne nous montrerait-elle pas finalement la pertinence de certains écrits, comme celui de Marc Twain lorsqu’il s’exprimait à travers cet apophtegme à savoir "Il ne savait pas que cela était impossible, alors ils l’ont fait" ? Cette ténacité dans la durée, érigeant en quelque sorte une civilisation ininterrompue, pourrait du reste encore être davantage rallongée et ce si nous remontons jusqu’au sixième millénaire.

 

Une pérennité qui se traduisit également à travers une technologie lithique et ce tout au long de la civilisation pharaonique.

 

Et que dire de cette harmonie à travers la continuité artistique ?

 

Ne peut-on pas dire finalement que ce type de créativité engendrera ou aboutira à certaine atténuation, à cet effacement même, celui du primat de l’individu ?

 

Nous sommes bien au bord de cette Itéru, et vous savez que toutes les œuvres furent véritablement anonymes.

Nonobstant…

Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne nous est pas possible d’y observer quelques empreintes personnalisées. Voir même au sein d’une série d’œuvres…

 

Une sorte d’anonymat volontaire…

 

Cependant ce dernier n’exclut en rien ce que nous pouvons ressentir, de l’émotion, et ce devant les œuvres de nos anciens artisans.

 

Notons au passage, que je mentionne deux "corps de métiers", dont la différence peut ne pas être aussi évidente qu’il n’y paraît.

L’artiste…

Et l’artisan… Je subodore que peut-être, avant d'être un artiste, ce dernier doit maîtriser son art, et être un artisan accompli, en tous cas de nos jours ! Et puis toujours aujourd'hui, il est bien rare qu'un artisan signe son œuvre alors qu'un artiste le fait inévitablement.

Aussi, revenons à notre passé fort lointain, la perfection recherchée avait un tout autre objectif comparée à aujourd’hui. Ainsi, la main de l’homme restait dans un certain anonymat, seul la fonction primait.

Cette différence est une analogie avec celle que je réalise entre celle de "Dieu" et de netjer… Deux notions qui semblent cependant bien identiques mais qui cependant diffèrent quelque peu. Le fait d’utiliser le terme de nTr permet d’éviter certaine confusion possible quant à cette notion de/du Dieu…

 

Quant à cet "art" antique, il devait avoir un objectif comme une utilité certaine. D’ailleurs, il fut parfaitement indissociable de son contexte… Ceci pourrait du reste fortement expliquer pourquoi les chercheurs considérèrent bien tardivement que cette création était un thème à part entière.

 

Quand l’égyptologie fut une science bien jeune !

 

Allons au sein de la deuxième moitié de notre 19e siècle ainsi que la première partie du 20e ! Et comme vous savez, nous pouvons alors considérer cette époque comme celle de l’apparition d’une nouvelle science, l’égyptologie.

Elle serait née en cette fin du 19e siècle, et semble bien être issue d’un monde occidental en plein élan colonialiste.

L’égyptologie était alors "blanche". Ne devait-on point penser que cet Orient "brillant" devait être les créateurs des premières dynasties égyptiennes ? (Conscient que je force bien volontairement les traits, la "New Race" du légendaire Flinders Petrie ne semblait-il pas désigner ces migrants orientaux, venus apporter la "civilisation" à une poignée de Nilotiques probablement un peu attardés… ?)

 

A cette époque, l’histoire de l’Art n’est guère différente des figurations archéologiques. L’art fut alors visiblement réduit au rôle d’un simple outil.

 

Ainsi souvenez-vous :

  • D’Auguste Mariette,
  • De Gaston Maspero,
  • De Flinders Petrie,
  • … Et cette "liste" est bien loin d’être exhaustive comme vous pouvez aisément le deviner !

 

N’oubliez pas non plus qu’ils fondèrent des écoles, et cela permit de toute évidence à perdurer cette façon de concevoir les choses comme :

  • L’archéologie,
  • La philologie,
  • Ou même l’histoire,
  • … Ils semblèrent alors considérer comme une parfaite adéquation les fondements même de l’art vis-à-vis de la société toute entière.

Ceci ne contribua-t-il pas à concevoir cet "art" comme un simple outil ?

 

Considérons maintenant les fouilles pionnières de cette fin de 20e siècle…

 

Jusqu’à ce moment-là, n’interprétait-on pas cette histoire antique à la manière d’une lente maturation ? Cela aboutira alors inévitablement à une brutale éclosion.

Et ce en quelques générations…

A la manière peut-être des paradigmes de nos anciens qui imaginaient la création de notre monde à travers cet envahissement de lumière au sein même du chaos, celui des ténèbres.

 

La pluridisciplinarité des études menées ont véritablement permis des avancées considérables.

 

Songez ainsi aux données :

  • Archéologiques,
  • Anthropologiques,
  • Aux études relatives aux modifications climatiques,
  • Et que dire des diverses et élaborées techniques venues des sciences du Vivant et de la Terre ?

 

Et que penser des relations entre les cultures du Nord et celle du Sud ?

 

Voici donc une thématique qui a pour finalité d’essayer de connaître l’implantation humaine sur les bords de la vallée du Nil.

A cet effet…

Voici ci-dessous quelques exemples qui semblent bien avoir jeté un jour totalement neuf quant aux relations entre les cultures du Nord et celles du Sud. Les chercheurs pensaient jusque-là qu'elles furent quasiment exclusives l’une de l’autre. 

 

Ainsi…

Etudier des secteurs domestiques, des espaces funéraires,…, cela pouvaient certainement permettre de mieux comprendre le fonctionnement d'une communauté villageoise rentrant dans le cadre plus général de la mise en place d'une société hiérarchisée ainsi que l'émergence d'un État et ce dans la vallée du Nil.

 

→ Souvenez-vous des années 1990… 

Et de cette communauté agricole d’Adaïma, en Haute-Égypte ! Des fouilles d’une zone d’habitat et de deux grandes nécropoles prédynastiques d’époque nagadienne furent réalisées en collaboration avec Nathalie Buchez (Inrap) et d’Éric Crubézy (Université Paul Sabatier, Toulouse).

Nous sommes alors bien à huit kilomètres au sud d'Esna…

 

Adaïma semble s'être développée durant la seconde moitié du 4e millénaire, entre les phases Nagada I et le début de la 3e dynastie.

 

Repérée par H. de Morgan au début du 20e siècle…

Redécouverte ensuite en 1973 par F. Debono… Elle fut ensuite intensivement fouillée de 1989 à 2005 et ce par la mission interdisciplinaire dirigée par B. Midant-Reynes.

 

Voici la dernière demeure d’un enfant !

 Nagada IIA/B.

Source / Midant-Reynes

 

→ Plus récemment, avec Béatrix Midant-Reynes, entre 2002 et 2005, souvenons-nous du site de Kôm el-Khilgan.

Nous sommes maintenant situés dans une zone très agricole du delta, et plus précisément à quarante kilomètres à l'est de Mansoura et ce dans la province de Daqaliah.

 

D’ailleurs, la phase d'occupation la plus ancienne semble être représentée par une nécropole prédynastique du milieu du 4e millénaire…

Quant à celle probablement la plus récente, elle correspond à un habitat ainsi qu’à une nécropole d'époque Hyksôs, c’est-à-dire au milieu du 2e millénaire.

 

Nous sommes bien au sein d’une double composante culturelle, intrinsèque à cette nécropole prédynastique :

  • Des sépultures appartenant aux cultures de Basse-Égypte,
  • Et des dernières demeures de tradition Nagadienne,

 

Tout cela aurait ainsi permis d'appréhender les processus :

  • D'acculturation qui ont marqué la phase Nagada III,
  • D’assimilation au cours de la seconde moitié du 4e millénaire,
  • De la constitution d’un État unifié au début du 3e millénaire.

 

Vue de la fouille du tell de Kôm el-Khilgan

Source / B. Midant-Reynes

 

Source

 

→ …

 

"L’Égypte d’avant le désert "… 

 

Ainsi peut-on rajouter à cette civilisation, comme nous l’avons déjà entrevu, presque 2000 ans d’existence, et ce si nous comptons l’ère correspondant aux zones sahéliennes, avant leur désertification…

 

Souvenez-vous à cet effet de :

  • J. Leclant, il démontra bien l’importance de cette ère, celle correspondante aux cultures sahariennes, parlant par la même du socle Africain.
  • Référons-nous par exemple à M. Le Quellec et ce notamment dans "Peintures et gravures d'avant les pharaons : du Sahara au Nil".

Il semble alors parler de lien particulièrement fort entre un groupe Africain des "art premiers" et la civilisation des rives du Nil.

 

Nous verrons au cours de cette nouvelle thématique…

 

Le climat…

Nous y avons connus certaines ruptures et celles-ci pourraient bien nous permettre de mettre en évidence un point commun, une sorte de berceau identique à toutes les civilisations qui se seraient éventuellement érigées tout au long des fleuves voisins.

Les rives seraient alors devenues bien plus accueillantes…

Ce fut probablement ainsi que nos ancêtres auraient abandonné et ce en toute évidence les territoires qu’ils occupaient précédemment, atteignant une aridité croissante.

 

Souvenez-vous par exemple de cette culture, celle des Bozo sur les rives du Bani mais également du Niger. Nous sommes alors en ce temps que je qualifierais de néolithisation, au niveau des rives de l’Itéru.

 

Voilà bien une des constantes pharaoniques, l’acculturation !

 

Soliloque…

Le monde moderne pourrait probablement bénéficier de cette expérience antique s’il n’avait pas une mémoire à très court terme !

 

Ne serait-ce point l’aboutissement de la mixité de cette culture ?

 

Un point essentiel…

Kemet se situe à un pivot entre l’Afrique et l’Asie. Et cette position géographique, autant d’ailleurs que la présence de son légendaire fleuve comme vous savez, ne furent-ils pas des paramètres fondamentaux quant à son originalité ?

 

Ainsi, cette localisation…

Ne serait-elle pas un des éléments qui fonda la stabilité du pays ? Car finalement ne fut-ce point une contrée (Analogie à un trou noir !) qui syncrétisait tout ce qui pouvait provenir de l’extérieur en l’assimilant au sein de ses propres paradigmes ? Nous parlons bien ici d’ "égyptianisation", car progressivement les caractéristiques exogènes de/des éléments assimilé(s) diminuèrent jusqu’au point finalement de disparaître, finissant tout naturellement dans la cosmologie.

 

Une façon finalement de s’enrichir :

  • Culturellement,  
  • Economiquement,
  • Théologiquement aussi en cette assimilation de divinités levantines par exemple,
  • N’oublions pas cette émigration d’hommes, de femmes. Il nous faut nous souvenir éventuellement des Hyksôs,
  • Techniquement également et ce à travers certain art dit métallique que visiblement nos anciens ne possédaient pas tant que cela, à l’origine,

 

A cet effet, rappelez-vous…

 

Nous sommes au cours du deuxième millénaire avant l’ère du Christianisme. Et vous aurez bien remarqué qu’il existe peu de sanctuaire consacré au panthéon égyptien au sein du Levant alors que paradoxalement nos anciens égyptiens semblèrent dominer cette contrée.

 

Comment pouvons-nous véritablement expliquer cela ?

 

Cela ne serait-ce point lié à cette acculturation ? Nos anciens égyptiens devaient-ils alors véritablement adulés les divinités locales majeures ? En tout cas, ils ne semblaient pas revêtir l’apparence de leurs cultes et du reste ne changeaient pas non plus leurs propres rites.

 

Ne devons-nous pas prendre aussi en compte le fait qu’ils se retrouvaient très éloignés de l’Iteru si salvateur ? Et d’autant plus d’ailleurs de leur famille alors que paradoxalement elle représentait une sorte de clé de voûte de leur société.

 

Djehoutyhetep et sa famille !
Nouvel Empire, 18e Dynastie.

Source / Louvre.edu / Erich Lessing


Et qu’en fut-il de l’attitude des civilisations du Levant vis-à-vis de Kemet ?

 

Souvenez-vous de :

  • Chypre…
  • La Phénicie…
  • De l’Ougarit…
  • Des principautés Syro-Palestiniennes…
  • Et de celles de la côte Levantine…

 

Visiblement leur posture sembla bien différente. Nous ne sommes plus véritablement dans un processus d’assimilation, d’acculturation.

Et dans certains cas nous serions mêmes plutôt dans la conservation de certaines apparences relatives au pouvoir. Peut-être à la manière d’une sorte d’indicateur social ?

 

Ainsi...

Quant à leur tour ils assimilaient, certains caractères égyptiens, et bien cette fois-ci cela se voyaient.

Moins stables certainement…

Plus changeant probablement…

Les Levantins furent visiblement d’une bien plus grande versatilité.

 

A cet effet rappelez-vous :

  • Du fameux temple "aux obélisques" de Byblos,
  • Et bien sûr des représentations quant aux divinités qui y furent découvertes. Leur apparence d’origine fut parfaitement conservée.
  • Et que dire alors de ces princes de Sidon qui furent inhumés au sein de sarcophages véritablement égyptiens ? Ces derniers correspondaient en vérité à une réutilisation puisque les chercheurs y auraient observé que les Levantins auraient rajouté, dans leur langue d’origine, leur propre identification. D'ailleurs, ils conservèrent aussi les titres, ceux cor