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Site d'informations sur l’Égypte ancienne ...

Voici notre arrivée en cette terre divine, Historique, artistique, ...

Kemet s’applique uniquement à la vallée du Nil à cause du limon noir déposé après la crue comme nous le savons tous, mais il y avait aussi les déserts de l’est et de l’ouest, le delta, le Sinaï, les ports de la Mer rouge ...
Tawy, les Deux-Terres ...
Ce mot dans la titulature royale qui surmonte tous les noms des divinités, des rois et des reines, Neb Tawy, ou maîtresses des Deux-Terres, je n’ai jamais rencontré de Neb Kemet.
Aujourd’hui l’Égypte s’appelle Misr en langue arabe, un vieux nom d’origine sémite et qui se retrouve dans la bible "Misraïm" le "aïm" dénote une dualité, peut-être non, très certainement pour dire Misr les Deux-Terres.
"Chaque jour,
nous sommes engagés dans un miracle que nous ne reconnaissons même pas :
un ciel bleu,
des nuages blancs,
des feuilles vertes,
les yeux noirs et curieux d'un enfant,
nos deux propres yeux.
Tout est un miracle."
(Thich Nhat Hanh)
كل يوم نحن منخرطون في معجزة لا ندركها حتى: سماء زرقاء، سحب بيضاء، أوراق خضراء، عيون طفل سوداء فضولية، أعيننا. كل شيء معجزة.
Apprendre les anciennes civilisations :
- Mésopotamiennes,
- ...
- Égyptiennes, ... peuvent nous donner un peu de clarté afin de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui !
Adonc connaissons et essayons de comprendre le passé, ...
Nous pourrons alors avoir cet espoir de ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres !

L'Égypte pharaonique est la plus grande civilisation de l'Antiquité, indéniablement !
Elle a presque tout inventé :
- La littérature,
- L'art,
- La médecine,
- L'économie,
- L'architecture,
- ... Tout cela avec des valeurs humaines, spirituelles, esthétiques, ... sans équivalent.
"Un peuple ignorant de son histoire,
c'est comme un arbre sans racines".
Marcus Garvey.

Je suis simplement un passeur de connaissances au sein de cette ère anthropocène.
Adonc ...
Rêvons ensemble !
"L'avenir
appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves."
Eleanor Roosevelt
Je suis partisan d'une approche holistique, je vous invite avec la chaleurosité de Râ à pénétrer maintenant au sein de Kemet et de son patrimoine historique de l'humanité :
"L’homme ne disparaitra pas
tant qu’il saura rêver"
Jean Cocteau.

![]()
Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Voici des hupomnemata en quelque sorte ...
"Cela dit,
ma passion pour l’Égypte n'est pas exclusive
et
je suis incapable de ne pas en nourrir d'autres,
presque aussi impérieuses :
comment,
entre autres,
se priver de la peinture italienne,
de Mozart
ou des merveilles de l'astronomie ?
Au risque de la dispersion,
il me semble que l'on se doit d'avoir la culture la plus vaste possible.
J'ai la faiblesse de penser
que celle-ci est nécessaire pour comprendre le monde complexe de l'Égypte. "
Jean-Pierre Corteggiani dans "Fous d'Égypte" de Quentin Florence, éd Bayard.
Et si nous faisions comme nos anciens ...
Donnons cette importance à l'écriture, à la lecture, ...
Adonc voici Arthur Rimbaud à Harar en 1883 ....
Arthur Rimbaud fera plusieurs courts séjours au Caire.
Il nous est possible de découvrir la trace dans sa correspondance ; entre deux expéditions. En voici un exemple d'août 1887. Il s'ennuie dans la ville, qu'il juge trop européanisée ; son jugement est un peu hâtif, peut-être avai-il besoin d'aventure !

"Le Caire, 24 août 1887.
"Je suis toujours ici à ne rien faire.
Le Caire est un endroit civilisé où on jouit d'une température douce et fraîche, une ville qui tient de Paris, de Nice et de l'Orient et où l'on vit à l'européenne. Je n'y compte pas rester plus d'un mois, quoi que j'y puisse trouver quelque chose, car la vie d'ici m'ennuie et on reste trop sédentaire. D'un autre côté, je suis appelé à Zanzibar, où il y a des emplois ; en Afrique et à Madagascar, où l'on peut gagner de l'argent.
25 août
Il arrive précisément que je dois prendre le bateau de Zanzibar vers le 15 septembre : on me donne des recommandations pour là-bas. Au Caire, on dépense trop, on s'ennuie ; tandis qu'à Zanzibar, on fait des voyages à l'intérieur où l'on vit pour rien, et on arrive à la fin de l'année avec ce que l'on a gagné intact. Ici, le logement, la pension et le vêtement (dans les déserts on ne s'habille pas) vous mangent tout.
Je vais donc m'en aller à Zanzibar [...]."


La carte du Grand État Égyptien
avant qu'Abdel NASSER ne prenne le pouvoir et ce en 1952 !
Son choix fut de se séparer du Soudan actuel (?).
Photo de Mohamed Rostom.
Sic : "Pour être plus précis, il s'agissait d'un condominium anglo-egyptien depuis 1899 jusqu'en 1955. De fait les autorités égyptiennes n'avaient pas grand contrôle, pas plus que les soudanais même. Il est vrai cependant que Nasser n'a pas fait grande preuve de créativité institutionnelle et perdit tant des acquis égyptiens (dont des pans socio-culturels et économiques) que dans ses aventures ratées ("socialisme scientifique", Syrie, Yémen, 1967...)"
L’Égypte pharaonique et sa mémoire culturelle ...
S'intéresser à l’Égypte ancienne à travers son histoire, sa théologie, son art, sa littérature, sa société, ses écrits, comme aux fouilles archéologiques, aux musées, …, c'est aussi avoir de l'attrait pour l'Homme contemporain, appréhender les événements de chaque jour, c'est avoir une vue probable sur l'avenir.
"Décrire l'Égypte", quelle belle ambition !
Nonobstant lisez plutôt :
"La science
est la croyance en l'ignorance des experts."
Richard Feynman
"Le sens de l'Histoire
s'acquiert en y participant un peu" !
Antonio Baldini
Je vous ai intéressé ?
Alors @ bientôt ...
Peut-être !



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"Vivre"…
"La vie"… https://www.aime-jeanclaude-free.com
Le caractère "polythéiste" de nos anciens égyptiens n’avait comme vous savez jamais ignoré :
- La féminité ...
- La maternité aussi ...
Et cette représentation semble bien visible dès la 5e dynastie.
Souvenez-vous de ce cercle presque parfait ayant en son centre un point. Cela ne devait-il pas désigner le terme de "soleil centré" ? Hors si nous nous réfèrons en particulier au pharaon Sahouré (Celui qui est proche de Râ), il nous montra un galbe bien visible, ainsi que le point central en saillie.
Un sein vu de face peut-être ?
- De la sexualité dans le divin.
- …
Certains auteurs parlent de polythéisme égyptien, d’autres d’hénothéisme, et même concernant une certaine période bien courte du reste, de monothéisme. L’hénothéisme semblerait toutefois se rapprocher davantage d’une réalité probable …
Notons au passage ce que Madame Desroches-Noblecourt en 2003 suggérait :
"La religion égyptienne antique
est une religion solaire,
le soleil est source de vie,
mais il y a aussi une source de vie aquatique.
L’inondation est l’une des trois périodes du calendrier
égyptien : l’inondation désigne à la fois les crues du Nil apportant les alluvions fertiles et l’eau, source de vie elle aussi"
Les divinités du reste ne semblaient absolument pas faire abstraction ni du mariage, ni même de la sexualité.
Nous pourrions pratiquement énoncer le fait que se sont certaines cultures dites monothéistes, celles avec leur notion d’un Dieu tout puissant, qui ont cette figure pratiquement paternelle en excluant les représentations du maternel, du féminin et de la sexualité.
Ainsi ...
Dans leur ensemble, les religions voient bien le divin à travers différentes puissances.
Apportant de fait la vie …
Comme la protection d’ailleurs …
Cependant elles peuvent aussi avoir cette dimension dite collective. Cela devait alors apporter une véritable union voir même une certaine communion en quelque sorte au sein d’un culte commun.
En finalité …
Cela aboutira à des monarques, des dirigeants, à pharaon dans notre cas précis muni d’une authentique puissance divine et en fin de compte d'une autorité certaine.
Divinités cosmogoniques,
Divinités provinciales,
Divinités locales,
Divinités funéraires ...
Qu’elles fussent :
- Cette personnification de phénomènes naturels,
- Ou alors de certains concepts parfaitement abstraits,
- Voir même d’ancêtres déifiés,
- De déités étrangères importées au panthéon de nos anciens ....
- ... Les divinités égyptiennes furent bien souvent représentées en une "triade".
Ainsi ...
Anouket ne dérogea pas finalement à cette sorte de règle.

Voyez sur votre droite, la netjeret Anouket.
Visiblement nous sommes en présence de ce haut dignitaire Pesiour.
Vice roi de Kouch.
Et un intendant.
On le voit bien devant la netjeret Anoukis.
Nous sommes dans cette ère des souverains Ay voir probablement Horemheb.

C'est une reproduction.
Celle d'une peinture de l'hypogée de Nakhtamon à Deir el-Medineh TT335 :
Anouket en compagnie d'une autre netjeret de la fécondité,
la netjeret hippopotame avec une tête de femme ...


Plan de l'article ...
→ Ce fut la patronne de l'île de Sahel comme vous savez.
→ La netjeret Anouket ...
→ Spectre Ouadj, papyrus, spécifique à la féminité ...
→ Anouket sauvée, des eaux ... Du barrage !
→ Le temple d'Ouadi el-Seboua !

Inscription probablement réalisée lors de la conquête de la Nubie
par Sésostris III.
A la même époque, il y eu le creusement du canal afin de contourner le cataracte.
La netjeret Anouket.
Ce fut la patronne de l'île de Sahel comme vous savez.
Nous sommes bien au centre de la première cataracte.
Le caractère Nubien de notre netjeret semble bien marqué, et ceci si nous considérons :
- Sa haute coiffure de plume,
- L'ajout des deux cornes de gazelle sur cette couronne blanche,
- ...
Située au beau milieu de l'Itéru. ..
Proche d'Assouan ...
Un peu au nord finalement du légendaire barrage moderne. Cependant reconnaissons que de nos jours le fleuve s'est quelque peu apaisé.
Vous pourriez alors voir sur une grande falaise de rochers, plus de 200 inscriptions. Elles dateraient pour la plupart des 18 et 19e dynasties et avaient pour origines de bien haut dignitaires qui allaient ou en revenaient, de la Nubie voisine.
Le pharaon Pépi II, avait-il vraiment l'un des plus long règnes ... ? En Égypte ancienne.
"Vivre" …
"La vie" … https://www.aime-jeanclaude-free.com/
Nom d'Horus : Hr nTr-xa.w / Horus Netjerikhaou.
Fils de Râ : Neferkarê,
Nesoutbity (n(y)-swt-bity) ...
"Celui qui appartient au jonc (swt) et à l'abeille (bity)" ...
"Roi de Haute et de Basse-Égypte", voici Pépy II.
Durée de règne : 70 ans ! De 2 270 à 2 200 avant notre ère ... (?)
Nom donné par Manéthon (Waddell, 1964) : Phiôps avec ses 100 années de règne.
Nous pourrions penser que :
- La longévité légendaire et tout à fait exceptionnelle de ce pharaon,
- Comme du reste sa légitimité, contribuèrent au fil de son règne, à en faire un souverain respecté de ses sujets.
De fait, fut-il un souverain auquel les nomarques conservaient une grande loyauté, tout du moins parfaitement officielle ?
Cependant ...
Certains auteurs suspectent encore de nos jours qu'il était centenaire lorsqu'il atteignit le monde d'Osiris.
Ce qui est du reste parfaitement certain ...
C'est que Kemet entra dès lors dans une période de troubles.
Politique ...
Anarchie ... Et cela signa en quelque sorte la fin de cette grandiose période, c'est à dire la fin de l’Ancien Empire.
Le pouvoir central perdit alors de sa prestance pendant près d’un siècle.

Gaston Maspero la "fouilla" pour la première fois et ce en 1881.
Aujourd’hui, malheureusement, elle est bien en piteuse état, vous n’êtes pas sans savoir qu’elle fut employée littéralement comme une véritable carrière de pierre.
"Neferkarê est durable et vivant"
"mn-anx-nfr-kA-ra"
Voici donc la pyramide du pharon Pépi II au sein de son complexe funéraire. Comme vous le savez il s'étend au sein de Saqqara Sud ...
On y dénombre ainsi pas moins de trois pyramides de reines.
Neit,
Ipout,
Et Oudjebten.
Cependant, cela est sans compter avec une pyramide satellite (Fouilles de Jéquier 1936 / 1940).
Du reste les dernières investigations lui octroient bien une autre épouse ! Ankhesenpepy III, fille de Mérenrê I.

Restitution de la pyramide de Pépy II ainsi que celles de ses épouses;
6e dynastie.
Saqqarah.
Source / © Neithsabes / Lien
Elle fut fouillée par Gustave Jéquier entre 1926 et 1932.
Plan de l'article ...
→ Situons Pépi II dans le temps.
→ Il fut bien le fils de ...
→ Le papyrus de Turin ...
→ De plus, souvenez-vous des témoins de cette époque.
→ Et si on évoquait simplement son père, Pépi I.
→ Soliloque ...
Situons Pépi II dans le temps.
Nous sommes au sein de l'Ancien Empire au cours de la 6e dynastie ...

Cartouches des pharaons de la 6e dynastie
Ochmann-HH.
-34- Teti (2347 - 2337),
-35- Ouserkarê (2337 - 2335),
-36- Pépi I / Méryrê (2335 - 2285),
-37- Nemtiemsaf I (Mérenrê I) (2285 - 2279),
-38- Pépi II (2279 - 2219),
-39- Nemtiemsaf II (Mérenrê II) (2219 - 2218),
Nitocris (2218 - 2216).
Il fut donc bien le fils du ...
- Pharaon Pépi I,
- Et de la reine Ankhenesmerirê II ...
Ainsi devint-il pharaon autour de "2265" B.C.E.
Il semble qu'il eu alors seulement 6 ans (?)
Mérenrê était probablement son demi-frère.
Vous l'aurez certainement compris.
Il était bien trop jeune pour une véritable gouvernance alors il semble s'être fait aidé à travers une corégence.
Sa propre mère ...
Mais également par un oncle au nom de Djaou. Ce dernier fut visiblement vizir sous le règne de Mérenrê.
Durant ces années il semble avoir été d'une certaine curiosité, ou du moins s'être passionné quant aux découvertes faites par ses généraux au sein des pays étrangers.
Pygmée,
Or,
Pierres précieuses,
...

Brooklyn Museum ...
Charles Edwin Wilbour Fund, 39.119.
Source / musée de Brooklyn, New York

Statue en Albâtre de la reine Ankhnes-meryre II
et de
son fils Pépi II.
2 288 - 2 224 / 2 194 B.C.E.
© Keith Schengili-Roberts
Pépi II s'apprêtait donc à régner, le royaume devint probablement l'un des plus puissants du monde, du moins à cette époque.
Ce fut le 5e souverain de la 6e dynastie ...
Le papyrus de Turin ...
Manéthon ...
Visiblement il lui octroyait un très long règne.
100 ans (?)
Seulement son ultime inscription semble datée de l’an 66 de son propre règne (?)
Et selon le légendaire papyrus de Turin qui fut rédigé à l’époque de Mérenptah, au cours de la 19e dynastie.
Pépi II restât 94 ans sur le trône d'Égypte.
Ce souverain ne devait pas savoir qu'il allait réaliser le règne le plus long de cette Histoire antique (?)
Cependant il nous faut bien préciser :
- Moult erreurs furent remarquées quant à ce papyrus.
- Et, le fait qu'il fut écrit des siècles après les évènements nous laisse bien des doutes.
Il semblerait qu'en fonction des données des recensements mentionnés à Saqqara il aurait régné "que" 64 / 65 ans.
Qu'elle fut de presque un siècle.
De "seulement" six décennies ...
La présence de Pépi II sur le trône d'Horus avait de toute façon marqué la transition entre deux époques parfaitement contrastées.
Entre celle de la grande prospérité ...
Et bien sûr l'autre ère qui préfigurait déjà du chaos de la Première Période Intermédiaire.
De plus, souvenez-vous des témoins de cette époque !
Herkhouf ...
Il fut comme vous le savez un administrateur au sein de cette Haute-Égypte.
Ainsi relata-t-il dans son hypogée situé à Assouan et plus précisément à Qoubbet el-Hawa, certaines missions dans le lointain pays de Yam.
Il n’est vraiment pas impossible que la capitale du Yam ait été Kerma (?)
Équivalence par époque :
- Yam = Ancien Empire,
- Irem = Nouvel-Empire,
- Kerma = moderne.
Pepinakht ...
Surnommé visiblement Hekaib ...
"Chancelier et ami unique du roi" ...
Ainsi il semble bien avoir été envoyé afin de guerroyer et cela en Nubie.
...
Et si on évoquait simplement son père, Pépi I.

Il tient le spectre et le fouet, traditionnels.
Statuette de pharaon Pépi I.
Protégé par le netjer-faucon Horus.
2 300 - 2 270 B.C.E.
En calcite.
Brooklyn Museum, New York, USA.
A quel moment se produisit l'invisible déclic ? Celui de la décadence et du chaos tant redoutés par les générations qui suivront.
Ce prélude qui fit que les choses ne progressaient plus.
Puis, qu'elles régressaient ?
Je subodore qu'il nous est bien difficile de l'écrire avec certitude à l'heure actuelle.
Le mal étant ce qu'il est : bien insidieux.
Il emprunte le plus souvent des voies "souterraines", en catimini, ...
Ainsi ...
Lorsqu'il s'assied sur le trône, le jeune Pépi II, fut un pharaon vénéré ! Certainement à la manière d'un netjer dont l'autorité incontestée devait rayonner sur tout le royaume.
Ce fut du moins l'apparence.
Faux-semblant en vérité ...
Car il s'était produit sous le règne de son père, "Pépi I", un fait qu'on peut, à première vue seulement, attribuer au bon sens du pharaon. Seulement cela allait à la longue participer à un processus de déclin du royaume.
Ce fut en effet à cette époque que les nomes, les provinces, avaient commencé à bénéficier d'une plus large autonomie sur le plan administratif.
Les nomarques.
Comme vous le savez, ce fut de hauts fonctionnaires dont le rôle fut comparable :
- À nos gouverneurs de provinces de l'ancien régime,
- À nos préfets modernes,
- ...
Ils furent donc nommés à la tête :
- D'un des quarante-deux "nomes" existants ...
- Ou provinces que comptait alors l'Égypte antique. Ils y représentaient l'autorité centrale de l'État, à savoir pharaon bien sûr ! Ils furent chargés d'administrer les nomes.
Afin d'y arriver, ils devaient disposer de scribes ainsi que d'une milice locale chargée :
- De la police,
- Et du maintien de l'ordre. Car l'armée de l'Ancien Empire n'avait pas encore un caractère permanent. Seule la garde du pharaon formait un corps d'élite composé de quelques centaines d'hommes soigneusement choisis, officiers et soldats de métier.
Paradoxalement ...
D'un point de vue pratique, et à court terme, la décision fut bien bénéfique.
Comme vous l'imaginez, les distances furent longues entre :
- Memphis, la capitale du moment ...
- Et les régions les plus éloignées du royaume.
Alors comment faire parvenir dans un délai convenable, les décisions du pouvoir central, jusque dans :
- Les plus petits villages,
- ...
- Et les oasis perdus dans le fond du désert ?
Cette lenteur ...
Cet éloignement aussi ...
Tout cela devait quelque peu entraver la bonne gouvernance. Alors, ne fut-il pas plus judicieux de déléguer aux monarques une marge de décisions nécessaire à un meilleur fonctionnement de l'administration ?
Ce fut en tout cas la décision que semble avoir prise Pépi I. Cela paraît même maintenant l'une des décisions les plus conformes aux intérêts du royaume et de ses habitants.
Cependant ...
Tout cela sous-entendait, bien sûr, un fonctionnement rigoureux des institutions et, en tout premier lieu, une loyauté totale et complète des nomarques au pharaon. Cela fut bien certainement le cas quant au restant du règne de Pépi I et de son successeur Mérenrê.
Et, il en fut encore ainsi durant une bonne partie du règne de Pépi II.
D'ailleurs, les nomarques avaient en permanence auprès d'eux des scribes envoyés par le pouvoir central et chargés de contrôler leurs actes.
Statue de 1.77m, en cuivre, du roi Pépy I.
Elle fut découverte à Hiérakonpolis et conservée au Musée du Caire.
(P. Pero. MAFS).
Soliloque ...
Si effectivement ...
Pépi I, en déléguant son autorité, prépara le terrain, ou tout du moins fut un des points essentiels amorçant le chaos, celui même qui engendra ce que les égyptologues appelèrent la Première Période Intermédiaire, ne pourrions-nous pas y voir une certaine analogie quant à notre période contemporaine ?
Alors, à suivre ...
J'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
- Sources ...
Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003
Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse
L'âge D'or De L'égypte - Le Moyen Empire de Dietrich Wildung.

Équier.G, "Tombeaux de particuliers contemporains de Pepi II, Le Caire, 1929" (Fouilles à Saqqara ; Service des Antiquités de l'Égypte).
Aphorisme ...
Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !
Aucune prétention ...
Ne prétend pas tout dire ...
"Le monde se divise en trois catégories de gens :
un très petit nombre qui fait se produire les événements,
un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir,
et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."
Nicholas Murray Butler...
Président de la Pilgrim Society.

Il fut brave et conquérant, Séthy I mena une campagne éclaire ! En Égypte ancienne !
"Vivre"…
"La vie"…
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Temple de Seti I...
Abydos.
"Eternelle est la justice de Râ"…
mn-m3'tr…
Menmaatre Seti I, se déclara-t-il pour le netjer Seth ?
"Homme de Seth, aimé de Ptah "...
Sty mry-n-PTH ou Sety Merenpta, qui vécut selon Manéthon au moins 55 ans.
Cependant les dates officielles seraient à ce jour 1290 à 1279 avant notre ère.
Ce fut comme vous savez l'un des grands dirigeants de la Kemet antique. Mais tout autant un important commandant militaire de cette 19e dynastie.
Quant à son hypogée, dans cette belle vallée des Rois, il ne semble pas avoir encore livré tous ses petits mystères.

Séti I.
Plan de l'article...
→ Et sa "Chapelle Sixtine de l'art Égyptien"...
→ Séti I ordonna donc qu'on commença la construction de son hypogée !
→ Nous sommes le 16 Octobre 1817...
→ Tout le monde dû à ce moment là être époustouflé !
→ Séti I mena une campagne éclaire…
→ Une autre campagne...
→ Il fut à Thèbes...
→ On raconte une belle légende à ce sujet d'ailleurs...

Détail du mur de la salle des colonnades du complexe d'Osiris...
Dans le temple du pharaon Seti I.
Abydos.
Et sa "Chapelle Sixtine de l'art Égyptien"...
C'est bien cette image qui me vient à l’esprit quand je pense à cet l'hypogée.
Ainsi...
Peu de temps après son accession au trône d'Horus.
Faisant suite bien malheureusement au décès de son père, le premier des Ramsès.
Il suivit les pas de ses prédécesseurs du Nouvel Empire.
Séti I ordonna donc qu'on commença la construction de son hypogée.
Au sein de cette belle vallée des Rois…
En plein désert.
Et situé sur la rive Ouest de Thèbes, capitale politique, religieuse, peut être même économique et cela au Nouvel Empire.
Voyez comme cette vallée est riche et abondante en nomenclatures finalement :
→ La vallée des Rois...
→ وادي الملوك...
→ Wādī al-Mulūk...
→ Wadi el-Muluk...
→ Bibân El-Moulouk...
→ Les portes des Rois...
→ Bibân el-Molûk...
→ Biban el-Muluk...
→ ...
Et avec un chacal, le netjer de la momification, comme sceau.
Il aurait été le fils du fondateur de la 19e dynastie selon Manéthon...
Cela même si du reste d'aucun tendrait à supputer que ce fut plutôt lui, Séti I.
Je subodore, sans trop m’avancer du reste, comme tout souverain qui devait se respecter, Séthi I voulu bien certainement que sa dernière demeure fut des plus somptueuses. Et cela tant par les dimensions que par la qualité, la richesse de ses ornements picturaux,...
Le résultat fut cependant fantastique.
Était-il au demeurant vraiment à la hauteur des ambitions de pharaon ?
Nous sommes le 16 Octobre 1817...
KV17...
Giovanni Battista Belzoni découvrit ainsi :
- Un sarcophage en calcite,
- Des fragments d’un coffre à vases canopes,
- … Ils sont exposés de nos jours au musée de Soane à Londres.
Notons au passage qu’à la 21e dynastie l’hypogée de Séthi I servit pendant un court laps de temps, de cachette.
On aurait pu y voir alors certainement Ramsès I et II.
Vint alors l’année 10 du règne de Siamon.
978 à 959 avant notre ère…
Séthi I comme d’ailleurs les autres momies furent transférées dans le légendaire hypogée dénommé DB320 de Deir el-Bahari que vous connaissez bien.
La découverte de cette cachette fut alors réalisée en 1881 par Abd el-Rassoul. Et comme me le précisait si gentiment et justement du reste mon ami Etienne "... et c'est Emile Brugsh qui vida la tombe cachette en 48h !".
Tout le monde dû être à ce moment là, époustouflé !
Par la beauté de kV17...
Sa magnificence...
Celui d'un complexe bien rapidement qualifié de :
"Chapelle Sixtine de l'art égyptien"
Malheureusement pour nous...
Le "trousseau" funéraire avait été pillé.
De plus de nos jours, cet hypogée reste fermé au public.
Afin de le protéger...
Nonobstant…
Nous pouvons admirer certaines parties du décor au musée du Louvre mais tout autant du reste dans celui de Florence.
Certains pans entiers furent détachés de l'hypogée lors d'une expédition Franco-toscane en 1828 / 1829 à laquelle participait Champollion.
→ En 1828...
Financé par :
- Le grand-duc de Toscane, Léopold II,
- Et le roi de France, Charles X,
Rosillini avec le légendaire Jean-François Champollion, réalisèrent une expédition franco-toscane au sein de Kemet...
→ Le 29 décembre 1829, de retour d'Égypte, Rosellini rédigea un rapport au grand-duc Léopold II.
"Nous l'avons trouvé dans les Archives nationales à Prague,
où
tous les documents de la famille Habsbourg-Lorraine sont maintenus"
Marilina Betro.
Y demeurait visiblement une liste de 1878 artefacts qu'ils auraient d'ailleurs emballés pour le voyage de retour en Toscane.
Avec la description de 11 momies,
660 acquis au cours de fouilles,
1218 furent visiblement achetés.
Séti I mena une campagne éclaire…
Dans le même temps...
Séti éprouva de grandes difficultés avec d'autres vieux ennemis à savoir les Libyens.
Il y avait également les menaces permanentes que nous connaissons bien, celles des Hittites bien sûr mais aussi des Syriens qui faisaient peser à l'est de lourdes tensions.
Voilà maintenant Kemet tracassée sur sa frontière ouest.
De la même manière qu'il avait procédé plus tôt, Séti I ne laissa pas l'adversaire se nourrir d'illusions. Ainsi il entra en Libye et infligea une cuisante défaite à l'ennemi.
Une autre campagne...
Elle mena les armées de pharaons en Nubie cette fois-ci où une rébellion sembla avoir éclaté.
Là encore...
Le souverain agira vite et fort, ne laissa pas le temps à l'adversaire d'exploiter la situation.
Il fut à Thèbes...
Lorsque lui parvint la nouvelle d'un nouveau soulèvement.
L'intervention fut décidée séance tenante. En quelques heures, un corps expéditionnaire fut mis sur pied dont le pharaon lui-même prit le commandement.
Ce fut une campagne éclair. En très peu de temps, les Nubiens seront battus, la révolte sera alors étouffée.
Séti profita de sa présence au-delà de la première cataracte pour fonder deux nouvelles cités :
- Amara-Ouest,
- Aksha.
Séti I fut vraiment un souverain qui savait se montrer généreux lorsqu'il s'agissait de récompenser ceux qui le servaient bien.
Les généraux...
Les officiers...
Les soldats qui se furent distingués lors des campagnes contres les hittites, les Syro-palestiniens, les autres ennemis du pays recevaient alors de nombreuses gratifications sous forme d'or dont pharaon savait se montrer prodigue en dépit des difficultés liées à l'extraction du précieux métal.
On raconte une belle légende à ce sujet d'ailleurs...
Pharaon visitait un jour une mine d'or et pouvait alors constater à quel point le travail de ceux qui l'extrayaient fut pénible. Ils travaillaient en plein soleil dans des lieux désertiques où la chaleur était vraiment torride. Il n'y avait pas suffisamment de puits et les mineurs risquaient de mourir de soif.
Pharaon ordonna alors que d'autres puits soient creusés. Cependant on lui répondit qu'il n'y avait pas suffisamment d'eau dans le sol et qu'il ne servait vraiment à rien de creuser de nouveaux puits.
Le roi parcourra alors à pieds les environs puis, comme guidé par une inspiration divine, il se dirigea vers un endroit précis et ordonna qu'un puits soit creusé à la place même qu'il désignait.
Les ouvriers eurent à peine donné quelques coups de pioche que l'eau jaillit en abondance...
Alors à suivre prochainement...
Et j'espère que vous avez pris autant de plaisir à lire mes textes que j'en ai eu à vous les écrire !

Séti I.

Le visage de Séti I !
Statue d'albâtre...
Elle est colossale et aurait été trouvée à Karnak !

Pakhet est coiffée du globe solaire !
Séthy I offrait ici une libation et une fumigation à la netjeret Pakhet...
P3ḫ t.
© J.L. Chappaz et S. Bickel
Liste des cartouches des pharaons dans le temple de Séthi I.
19e dynastie...
Abydos.

Séthi I.
Détail de la peinture de son hypogée dans la Vallée des Rois.
La netjeret Hathor accueillait Séthi I...
Musée du Louvre...
Son temple à Thèbes ouest.

Statue du pharaon Seti I...
19e dynastie vers 1294 - 1279 avant notre ère...
© Keith Schengili-Roberts
Source / Lien


Admirez...
Temple de Sethi I.
Abydos...
Source / © Danielle Discours.
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
• Sources...
Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003
La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière
Galina A.Belova, TT320 and the history of the royal cache during the twenty-first dynasty, page 73-80, Egyptology at the dawn of the twenty-first century 1, Le Caire, 2003.
Carl Nicholas Reeves, Richard H. Wilkinson, The Complete Valley of the Kings, Thames and Hudson, London, 1996
Alberto Siliotti, Guide to the Valley of the Kings and to the Theban Necropolises and Temples, A.A. Gaddis, Cairo, 1996
• Sitographie...
http://drhawass.com/blog/press-release-tunnelseti-i-tomb

Aphorisme...
Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !
Aucune prétention...
Ne prétend pas tout dire...
"Midi.
L'air brûle
et
sous la terrible lumière
le vieux fleuve alangui roule des flots de plomb.
Du zénith aveuglant
le jour tombe d'aplomb,
et l'implacable Phré couvre l'Egypte entière."
José Maria de Hérédia.

Une quantité suffisante de nourriture devait garantir un certain ordre social ! En Égypte ancienne !
"La vie" …
https://www.aime-jeanclaude-free.com

Bread loaves found in the tomb of architect Kha (TT8). New Kingdom,
18th Dynasty, ca. 1386-1349 BC.
Deir el-Medina, West Thebes.
Now in the Egyptian Museum of Cair.

Coupe d'offrandes contenant des fruits.
Début de la 18e dynastie.
Louvre.
Il ne vous aura certainement pas échappé que ses fruits sont d'une conservation surprenante ! Et ce malgré le fait que nous sommes en présence d’aliments riches en eau, du moins à l'origine, et de fait vraiment périssables.
N'oublions pas les phénomènes physiques comme :
- La faible hygrométrie de l'air,
- La chaleur,
- La stabilité de l’atmosphère d’un hypogée,... Quant à cette coupe d’offrandes, nous sommes bien ici dans cette vaste et légendaire nécropole de Deir el-Médineh et plus précisément au sein d’un hypogée du cimetière de l'Est.
Ainsi nous pouvons y voir :
- Trois grenades,
- Des grains de melon et de raisin,
- Quinze figues de sycomore,
- Dix huit dattes,
- Sept noyaux de fruits de balanite (glands),
- Le fruit du perséa,
- ...
Voici une représentation du préchauffage des moules à pain avant cuisson ...
Le four est un modèle à voûte en forme de dôme ...
Hypogée de Ti ...
Ce morceau de calcaire brillamment peint provient de la tombe de Montuemhat qui était maire de Thèbes au tournant des 25e et 26e dynasties égyptiennes.
Sa tombe, TT34 ...
Il a été magnifiquement décoré et ISAC possède plusieurs parties de scènes de la tombe dans la collection.
Cette pièce montre une femme portant 4 pains triangulaires sur un plateau sur la tête.

E19434, calcaire et peinture.
Dynasties 25 ou 26 (ca. 680-650 B.C.E)
Plan de l'article ...
→ Assurer à chacun une quantité suffisante de nourriture …
→ Parler de cuisine antique c'est fort intéressant.
→ Quant aux paysans eux mêmes, ils devaient être nourris ...
→ Souvenez-vous ...
→ Ainsi, selon M. Gamer-Wallert ...
→ Les nomades …
→ Je vous emmène maintenant au sein de la basse époque …
→ Aliments de base ...

La boulangerie de la cour de Ramsès III.
"Différentes formes de pain,
y compris les pains en forme d'animaux, sont présentés.
De la tombe de Ramsès III dans la Vallée des Rois,
20e dynastie."
Encyclopédie d'Oxford de l'Egypte ancienne...
"Parlons" de peintures murales plutôt que de "fresques" ... En Égypte ancienne.
La "fresque" ...

Un art qui nous étonne !
Même encore de nos jours ...
Sa fraîcheur ...
La perfection qui fut atteinte par nos anciens.
La pérennité de leurs œuvres ...
Vasari.
Ou peinture "a fresco" c'est à dire une peinture sur enduit frais.
Texte dans la tombe d'Horemheb.
Beaucoup de parties de sa tombe n'ont pas été terminées à temps pour les funérailles, nous pouvons donc voir les progrès de travail. Le premier limer a dessiné les positions de base en rouge, et le limer noir a affiné et corrigé le premier croquis. Joan Lansberry
Crédit photo : William Petty.
Selon moi, en Égypte ancienne, les artistes utilisaient souvent des pigments rouges pour tracer les esquisses initiales de leurs œuvres, puis les repassaient en noir pour la version finale. Les traits d'ébauche en rouge pouvaient être visibles si la mise au net en noir ne les recouvrait pas entièrement. Cependant, les Égyptiens avaient des techniques pour minimiser l'apparence des traits d'ébauche.
Ils utilisaient des outils et des méthodes pour "gommer" ou atténuer les lignes rouges. Par exemple, ils pouvaient gratter légèrement la surface du support pour enlever les pigments rouges ou appliquer une fine couche de plâtre ou de peinture pour masquer les traits d'ébauche. Ces techniques permettaient de créer une œuvre finale propre et nette, même si les traits d'ébauche n'étaient pas entièrement recouverts par la mise au net.
L'inversion du "M" corrigé dans le sens du texte montre également l'attention portée aux détails et la précision des artistes égyptiens. Ils prenaient soin de corriger les erreurs et de s'assurer que le texte et les images étaient parfaitement alignés et esthétiquement plaisants.
Plan de l'article ...
→ La peinture à fresque ...
→ La couleur s’incorporait alors au mortier ...
→ Cela devait nécéssiter une bien grande habileté.
→ Sic Vitruve ...
→ Certains historiens d’art ...
→ Les peintures murales de l’Égypte ancienne ne sont pas de vraies fresques (?)
→ Et voici un travail de restauration :

Voici donc le jardin d'Ineni ...
500 arbres ...
Une vingtaine d'espèces différentes ...
Voici donc un dessin très schématique quant à cette superbe exploitation.
.Ainsi, le défunt avait bien dressé une liste exhaustive de ses plantations :
" ...contempler ces siennes plantations
grandes
et
parfaites,
qu'il a arrangées sur terre
sous la louange de cet auguste dieu, Amon,
Seigneur des Trônes des Deux-Terres.
73 sycomores,
31 perséas,
170 palmiers dattiers,
120 palmiers doum,
5 figuiers,
3 arbres khetnysheny,
2 moringas arabica,
12 vignes,
5 grenadiers,
8 acacias kesebet,
16 caroubiers,
5 jujubiers,
5 tioun,
1 palmier doum khanenet,
2 arbres Khet-des,
9 saules,
10 tamaris,
3 ima,
Des iched et des ih.
Le prince, gouverneur,
Ineni,
juste-de-voix
et
la maîtresse de maison (nebet per), Iâhhotep."
"A fresco", provenant comme vous savez de la langue italienne. Elle est apparue bien plus tard vis-à-vis de cette ère pharaonique.
En fait ...
Cela consistait à appliquer des couleurs et cela bien avant que l'enduit n'est eu véritablement le temps de sécher. De sorte que les deux matrices n'en furent plus qu'une finalement car elles devaient devenir intimement imbriquées.
Elle semble n'avoir que peu évoluée d'ailleurs depuis l'antiquité.
Ses derniers devaient être en quelque sorte délayés dans de l'eau permettant ainsi de mieux les "étaler", les "répandre" et ceci sur un enduit de chaux, de sable encore humide.
La couleur devait alors s’incorporer au mortier ...
Et ceci afin de ne former qu’une seule et même matière.
À la manière d'un parfait "synchrétisme" ...
Comparez ...
Cette technique, à une peinture classique mais néanmoins bien moderne : pensez alors aux polyptiques, aux lavis, ..., aux peintures dites de surfaces.
Alors vous devriez certainement conclure à une certaine pérennité quant aux résultats. Ce que nous montrent d'ailleurs les parois des hypogées, des temples, ...
Cela devait nécessiter une bien grande habileté ...
La réalisation d'une véritable "fresque" se devait d'être rapide.
Entre la pose de l’enduit ...
Et de son séchage complet !
Sic Vitruve ...
Marcus Vitruvius Pollio ...
Ainsi décrivait-il la fresque dans son traité "De architectura" livre VII :
Mais lorsque leur solidité,

"L'écriture avait une grande puissance dans l'Egypte ancienne !
...
effacer le nom de quelqu'un s'était le détruire.
Certains historiens d’art ...
Ils feraient remonter cette technique de la "fresque" jusqu’à la préhistoire.
Ainsi ...
Sur les parois des grottes calcaire et humide pouvons-nous en admirer.
De la terre colorée ...
De la craie ...
Du charbon. Ainsi nos ancêtres créent-ils les premières fresques de notre histoire.
A cet effet ...
Rappelez-vous de cette fantastique grotte de Lascaux, 9 000 à 7 000 B.C.E
Les fameux pigments sur les parois furent fixés au moyen d'une couche naturelle de carbonate de calcium. Cette calcite s'accumula en fait bien lentement ...
Une technique simple et directe ...
Les fresques furent présentes dans les sculptures les plus anciennes comme :
- Mésopotamie,
- En Égypte,
- La Crète minoenne (Se souvenir de Cnossos, ...),
- ...
Et avec cela ...
Certainement les premiers fours à chaux, ... Du reste, on serait en droit de se demander s'ils furent à l'origine de cette technique ? Ne serait-ce pas plutôt cette dernière qui engendra cette "cuisson" ... ?
...
Mais voilà ...
Toutes les œuvres élaborées par nos anciens, que nous admirons tant du reste, furent-elles vraiment de véritables "fresques" ? Au sens strict de cette technique ... ?
Elles furent en vérité élaborées sur un mortier sec.
"Vivre"…
"La vie"…
Dendérah…
Iounet…
"On-de-la-déesse"…
Nitentore…
Ta-ynt-netert…
Tentyris fut bien le lieu du culte d’Ihy ! Son nom d’ailleurs semble avoir été bien rarement mentionné en dehors de ce temple de Dendérah. Une précision peut être : la base de la religion égyptienne était le culte, et non la croyance, contrairement aux religions actuelles.
Une adulation au sein du temple d’Hathor…
Ainsi...
Chaque année les deux netjerou attendaient l’arrivée de l’Horus d’Edfou.
Notons au passage qu'Ihy avait bien des rapports avec le "Premier et principal fils d'Horus" c'est à dire Harsomtous.
D'ailleurs, nous devons remarquer le rôle nourricier d'Harsomtous qui est comparé au rôle apaisant d'Ihy auprès d'Hathor, dont je vous le rappelle, il est le fils à Dendérah.

Dendérah…
Reconstitution par j.c Golvin.
De plus…
Notre divinité se retrouva parfois être mentionnée dans les textes des sarcophages ou alors le fameux "Livre pour sortir au jour" que certains auteurs dénomment encore et de façon si injuste et réductrice, le "Livre des morts" !
Ihy avait des parents prestigieux :
- Horus de Behedét,
- Hathor… De fait il serait né au sein d’une maison de naissance, une sorte de sanctuaire dédié uniquement aux naissances sacrées, le légendaire mammisi de Dendérah.
Souvenez-vous…
On devait bien certainement y célébrer les mystères relatifs à cette conception divine du netjer-enfant Ihy.

Voici donc le fameux Toutânkhamon...
Sous la forme du netjer Ihy !
Plan de l'article...
→ Il était bien jeune !
→ Et si on parlait de son frère, Néferhotep !
→ Situons cette cité Hiu…
→ Ce fut alors qu’Hathor se vit doter d'un autre fils !
→ Ihy "était" le sistre !
→ Le sistre (ib, sxm, sSSt), l'instrument divin, famille des percussions !

Hypogée de Toutânkhamon...
18e dynastie...
Statuette en bois bitumé d'une hauteur de 63,5 cm...
Musée égyptien du Caire.
Il était bien jeune !
Il exprimait ainsi la joie…
Il fut bien ce netjer-enfant personnifiant la jubilation émanant du sistre sacré. Ainsi, il jouait de cet instrument qui devait exalter l'ambiance voir même la rendre frénétique. Alors on serait en droit de se demander finalement s’il fut lui-même la personnification du sistre ?
Une déité bien particulière qui par le son de sa musique :
- Réjouissait les cœurs des netjerou,
- Tout en éloignant les forces nuisibles.
Ainsi, le vit-on aussi au sein du mythe de la netjeret la "Lointaine" qu’il fini par adoucir au moyen d’une harpe, et la ramena de fait en Égypte.
- Il facilitait la renaissance…
Sans tomber dans cette science onomastique, voici ce que devait signifier sa dénomination :
"Le joueur de sistre"
ou
"Le musicien"
Ce fut cependant un vrai netjer.
Fils d'une des plus grandes netjerout du fameux panthéon, à savoir Hathor.
Il avait décidément tout pour plaire notre Ihy.
Et si on parlait de son frère, Néferhotep !
Si l'on en croit les listes divines.
Hathor, la maîtresse du sycomore, aurait bien eu un autre fils.Ce fut un jeune garçon dont le théonyme fut Néferhotep.
Ce fut du moins ce que l'on devait croire dans cette cité d'Hiou / Hiw ! Celle comme vous le savez qui fut bien proche de Nag-Hammadi où l'on implora en des temps forts anciens la netjeret vache Bat (bȝt).
Souvenez-vous…
Il nous faudra remonter à la palette de Narmer pour retrouver Bat et cela bien paradoxalement au fait qu’elle fut bien peu représentée, malgré les nombreuses amulettes qu’on lui connaît.
Protection,
Fertilité…,
Tête humaine,
Des oreilles bovines,
Deux cornes stylisées sont normalement visibles partant des tempes.
On pourrait même entrevoir son corps à la façon d’un contrepoids, celui d’un collier menat. Tout un symbole finalement comme si cette iconographie voulait nous faire penser à un hochet ou alors à ce sistre sacré qu’affectionnait tant notre netjer Ihy (?)
Situons cette cité Hiu…
Hiou…
Hiw…
Hiw-Semanieh…
Héou…
Hou…
Hu…
Nous sommes bien en Haute-Égypte, en fait au nord-ouest de Dendérah, près du village de Halfia Gibli, dans le gouvernorat de Qena.
Diospolis Parva, attention aux homonymies car cette dernière nomenclature désigne plusieurs cités anciennes.
Hout-Sekhen…
ḥwt-sḫm…
Souvenez-vous…
Ce bel instrument, le sistre, fut en son temps l’emblème du 7e nome de la Haute-Égypte. Du reste on lui connaissait un lieu qui semblait lui être dédié en tant que manoir du sistre et cela bien sûr à Hout-Sekhen.
Ce fut alors qu’Hathor se vit doter d'un autre fils !
Néferhotep fut visiblement assimilée au Nouvel Empire à Hathor.
Cette dénomination signifiait "parfaite conciliation". Sans doute faut-il voir en ce nom une référence à la transformation d'Hathor, qui de rageuse deviendra finalement paisible, douce voir même aimante après son expédition punitive sur terre.
Représenté par un bélier divin, un symbole finalement quant à la puissance masculine.
Néferhotep incarna donc la puissance génésique masculine et sembla avoir été plus éloigné de sa mère que ne le fut finalement le jeune Ihy.
Néferhotep n’est pas aussi bien connu que l'enfant-netjer Ihy !
Cependant, comme Ihy :
- Il fut bien une déité infantile.
- Et le fils de la grande netjeret Hathor.
- …
Ainsi on peut dire de lui qu’il fut une déité ayant au moins deux aspects primordiaux et même complémentaires :
- Un enfant,
- Ainsi que la puissance quant à ce que représente la conception de l'enfant !
Ihy "était" le sistre !
Ménat...
Sistre...
Autant d'instruments généralement féminins, qui se trouvent être aussi les attributs du jeune Ihy.
Ihy signifie "le joueur de sistre" ou le "musicien" comme vous le savez ! Il personnifia ainsi la joie, la liesse, la jubilation qui devait effectivement émaner du sistre sacré.
Par le son de sa belle musique, ce que nous supposons du reste, il devait bien réjouir d'abord le cœur des netjerou.
Le sistre (ib, sxm, sSSt), l'instrument divin, famille des percussions !

Nefartari tenant un sistre à Abou Simbel !
Appartenant au domaine du sacré, le sistre est un instrument authentiquement Égyptien qui remonte certainement à la préhistoire.
Son nom de sistre semble provenir du verbe sSS.Cela devait probablement évoquer à nos anciens le bruissement de la vache Hathor se déplaçant dans les papyrus.
Cet instrument était d'ailleurs le plus souvent utilisé au temple et ceci par les femmes, dans le cadre de rituels en l'honneur de la netjeret Hathor.
Il existe deux types de sistres :
- Le sakhm...
sxm ou ib...
C'est en fait une sorte de cadre de bois muni d'un manche à l'intérieur duquel des anneaux métalliques s'entrechoquent lorsqu'on le secoue.

- Le Saischschit...
sSSt...
Certainement le plus ancien...
Il est composé d'un manche prolongé par la tête même d'Hathor.
De ses cornes, partent des fils métalliques en forme de fer à cheval, agrémentés de petites cymbales ou d'une extrémité recourbée qui provoque un son en heurtant le cadre.

Salle Hypostyle de Karnak.
Le défunt devait alors s'en servir afin d'agiter cet instrument, pour appeler la déité, dans sa féminité, pour qu'il la féconde... (?)
Ainsi, de nos jours, le sistre est encore employé dans :
- Les messes coptes d'Égypte,
- Dans tout le Proche-Orient,
- Et Éthiopie,
- ...
Voici quelques représentations :

Le sistre est l'un des instruments les plus représentatifs de l'Égypte ancienne.
Vienne...
Kunthistorishes Museum.

Louvre.

Hypogée de Sennefer !

Sistre hathorique avec figure féminine !
Les représentations du netjer Nehemet-Aouy sont souvent proches de celles
d'Hathor,
d'Isis,
de Renenoutet.
Musée de Marseille.

Le netjer Khnoum...
Il est accompagné de la netjeret Héqet
et
d'Ihy...
Ils se situaient dans le temple de la naissance, le mammisi...
A Dendérah.

À suivre prochainement...

Mammisi de Trajan...
Le temple de Dendérah...
Hathor allaitant son fils Ihy...

Dans le temple de sa mère divine, celui d'Hathor, sis à Dendérah !
Un bas-relief du netjer Ihy.
(Associé aux fêtes hathorique il fut "le joueur de sistre" ou "le musicien".

Hathor, la mère et son fils Ihy.
Ihy peut aussi apparaître comme un enfant allaité par sa mère.
Et sous sa manifestation animale, la plus ancienne, on le trouve sous la forme d’un veau…
Mère et fils sont ainsi bien souvent représentés sous les formes d'une vache et d'un veau.
Un homme en train de traire une vache…
Un bas-relief de la 11e dynastie au temple de Deir el-Bahari.
Afin d'en connaître davantage, je vous invite à consulter :
• Sources...
Collection "Passion de l'Egypte" Editions Atlas 2003
Erich Lessing et Pascal Vernus, "Les Dieux de l'Égypte" Imprimerie Nationale, Paris, Octobre 1998 - En Anglais, Traduction Jane M. Todd, The gods of ancient Egypt, George Braziller, Octobre 1998.
Dictionnaire de la Civilisation Égyptienne - Rachet Guy - Larousse
Ruth Schumann Antelme, Stéphane Rossini, Nétèr - Dieux d'Égypte
Patai, Raphael 1990 (1978). The Hebrew Goddess : Third Enlarged Edition. Detroit, MI : Wayne State University.
Les Dieux de l'Egypte, l'un et le multiple. Erik Hornung, Champs / Flammarion
Pinch, Geraldine (2004) Mythologie égyptienne : Un guide pour les dieux, déesses et les traditions de l'Egypte antique. Oxford University Press.
La Mythologie Égyptienne - Aude Gros de Beler - Editions Molière
Dieux et Déesses de l'Égypte ancienne - Dr. Edouard Lambelet - Editions Lehnert & Landrock - 1989 - Les divinités de l'Égypte ancienne et comment les reconnaître.
Nadine Guilhou - Janice PEYRE : La mythologie égyptienne.
Ziegler, Bovot, L'Egypte ancienne, Manuel de l'Ecole du Louvre, Paris, 2001, P. 194.

Aphorisme...
Ceci pour autoriser et provoquer d'autres pensées !
Aucune prétention...
Ne prétend pas tout dire...
"L'homme continue à subsister
après avoir atteint le havre de la mort
et
ses actions sont à côté de lui en un tas."
Khety.

L'esprit contrôle le corps !
La naissance de l’Homme en quelque sorte.
Il était une fois, un temps ou l'Homme s'éveilla...
Alors, on se devait de ne plus se comporter comme un animal.
Dans la culture égyptienne antique, les humains n'avaient pas ce degré de supériorité sur le règne animal, comme cela est dans notre culture occidentale actuelle ! (Velde 1980, p. 77).
Les humains et les animaux étaient égaux, aux yeux de l'Égyptien !

"Ce que nous faisons dans la vie,
résonne dans l'Éternité"
"Vivre" …
"La vie" …
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Nous sommes le 10 juin 2014 ...

Nous sommes au niveau de Dra Abu el-Naga ...
La pyramide supposée d'Antef, à titre uniquement d'illustration ici ...
"Cette découverte
confirme la présence de nombreuses tombes
de la onzième dynastie
dans la région de Dra Aboul Naga"
José Galan.
Cette étude ne fait que commencer !
Plan de l'article ...
→ Dr Mohamed Ibrahim, ministre des antiquités ...
→ Une mission espagnole ...
→ Le projet espagnol au cours des dernières années …
→ Dixit José Manuel Galán …
→ Situons un peu de cet hypogée de Djehouty.
→ Compte tenu des caractéristiques de cet hypogée ...
→ Nous sommes aujourd'hui au sein de la 11e dynastie ...
→ Dra Abu el-Naga …
→ Dans un des trois puits …
→ Ainsi au niveau du sol du nouvel hypogée …
→ Selon les chercheurs …
→ Le haut d’un iceberg ?

Dr Mohamed Ibrahim, ministre des antiquités ...
Nous sommes donc le 09 Juin 2014 ...
Le ministre des antiquités nous a alors dévoilé la découverte d'un nouvel hypogée. Ce dernier serait du reste encore en cours de fouille et de nettoyage.
Il serait daté de la 11e dynastie.
4 000 ans ...
Nous sommes bien sur la rive ouest de l'Itéru et plus précisément à Louxor.
Dra Abu el-Naga ...
Une mission espagnole ...
Et bien sûr elle est en collaboration avec le département des antiquités.
Le Conseil Supérieur des Recherches Scientifiques …
Le CSIC …
Le ministre des antiquités avait également déclaré que cet hypogée fut découvert bien par hasard et ceci au cours de travaux d'excavation de routine réalisés par la mission espagnole.
Nous sommes alors au niveau de trois puits funéraires, et ce à l'ouest de la cour menant à l’hypogée de Djehouty, TT11, qui serait lui daté de la 17e dynastie !
Nous sommes donc au sein d’un projet espagnol dénommé "Djehouty projet".
Cette mission est dirigée par le Dr José Manuel Galán Allué de l'institut des langues et cultures de la Méditerranée et du Moyen-Orient.
Le projet espagnol au cours des dernières années …
On parle bien du "Djehouty projet", à l'ouest de cette cour menant à l’hypogée de Djehouty.
→ Ainsi, jusqu'en 2007 ...
Le site était occupé par les maisons d'un village.
Elles furent toutes démolies. Et la population locale fut apparemment relogée dans de nouvelles habitations.
Les fouilles des quatre dernières saisons semblent se situer à cinq pieds (Environ 1.50 m) en-dessous des anciennes maisons.
→ En 2009...
Un mètre en-dessous de l'entrée de la cour de l'hypogée de Djehouty ...
La mission trouva alors deux hypogées intacts de la 11e dynastie, nous sommes là 2000 avant notre ère :
- Une femme d'âge moyen.
Les chercheurs l'auraient alors dénommé "Valentina" ...
Le sarcophage fut découvert à même le sol, recouvert de sable ...
- Un personnage trouvé intact, nommé "Iqer".
Il fut inhumé avec un arc et des flèches.
Son sarcophage était peint en rouge, avec des inscriptions hiéroglyphiques.
Aujourd'hui il se trouve au musée de Louxor.
→ Quant à la dernière saison, il semblerait que trois puits furent fouillés.
Ceci nous amène à supputer le fait que sous les hypogées des 17e et 18e dynasties doivent se trouver bien d'autres demeures et bien sûr beaucoup plus anciennes encore. D'autant plus que nous savons qu'au niveau de ce site de Dra Abu el-Naga se concentre la 11e dynastie.
Dixit José Manuel Galán …
Beaucoup d’hypogées seraient datés de la 11e dynastie à Dra Abou El-Naga, cela nous permet de glaner beaucoup d’informations quant à la dynastie de Thèbes.
Et effectivement, cela devrait permettre de comprendre davantage encore comment cette grande cité de Thèbes, la Louxor d’aujourd’hui, devint en quelque sorte la capitale du royaume unifié de Haute et Basse-Égypte.
Situons un peu de cet hypogée de Djehouty.
TT11 ...
Nous sommes bien sur la rive ouest de Louxor.
Dans l'extrémité nord de la nécropole de Dra Abou el-Naga ...
Louxor ...
Thèbes ...
L’étude de la dernière demeure de Djehouty n'est du reste pas récente puisqu'elle commença il y a treize années de cela.
Ainsi, l’an dernier souvenez-vous.
Cette même mission aurait découvert le sarcophage d'un enfant. Ce petit être faisait également partie de cette 17e dynastie. Il fut d'ailleurs accompagné d'un certain nombre de pots en argile, de figurines Ouchtbi enveloppées dans le fameux lin de l'Itéru.

"La Mission a travaillé à Dra Abu El-Naga
depuis 13 ans.
L'an dernier,
elle a trouvé un cercueil en bois d'un enfant de 5 ans
avec un groupe d'Ouchebtis en bois enveloppé de lin"
Souvenons-nous de ce haut personnage.
Ce dignitaire fut celui qui était en fait titulaire du trésor de la reine-pharaon Hatchepsout.

"Deux de ces ouchebtis
étaient dans les deux petites sarcophage en argile
séparé
décoré
avec une inscription sur les côtés et sur le dessus.
Le troisième a été enveloppé dans des tissus de lin neuf, comme si elle était une véritable momie,
et
chacun des tissus avaient des traces de l'écriture à l'encre noire.
Ces figurines sont d'un style très original et naïf,
ce qui leur donne un charme particulier
et
le caractère unique "
Dr José Manuel Galán Allué.

Compte tenu des caractéristiques de ce nouvel hypogée ...
Une grande salle carrée ...
Le caractère même d'anépigraphe de la chambre que l'on rencontre au cours de la 11e dynastie.
...
Les chercheurs supputent que cette dernière demeure pourrait être celle, initialement en tout cas :
- D'un membre de la famille royale ... ?
- Ou de l'un des hauts dignitaires de l'époque considérée ... ?
Nous sommes aujourd'hui au sein de la 11e dynastie ...
Et plus précisément juste après la fin de la Première Période Intermédiaire, au Moyen Empire.
La 11e dynastie, rappelez-vous, fut bien Thébaine.


Mentouhotep I (2119 -?),
Antef I ? (- 2103),
Antef II (2103 - 2054),
Antef III (2054 - 2046),
57 - Neb-hepet-ra / Mentouhotep II (2046 - 1995),
58 - Sanj-ka-ra / Mentouhotep III (1995 - 1983),
Mentouhotep IV (1983 - 1976).
Et nous sommes à Dra ' Abû el-Naga.
DRA ' Abou el-Naga est situé à l'entrée de la vallée du temple d'Hatchepsout.
Un lieu connu comme une nécropole de la famille royale mais également des hauts fonctionnaires et ceci des 17 et 18e dynasties.
Cependant les sépultures les plus anciennes remontent à la 11e dynastie, notons au passage qu’elles furent simplement réutilisées et ceci bien fréquemment en temps postérieurs.
Fouilles sur le site de Dra Abû el-Naga ...


Voici la répartition des différentes nécropoles de Thèbes-Ouest...
Dra Abou el-Naga...
Nécropole de Dra Abû el-Naga...
Située au Nord-Ouest du temple de Séthi I.
Dans un des trois puits …
Nous sommes au sein de la dernière saison de cette mission espagnole.
Il semblerait que trois puits furent fouillés.
L'un d'eux ...
Il est particulièrement proche de l'entrée de la cour de Djehouty et possède une profondeur de 6 m aboutissant finalement sur deux chambres funéraires.
Situons-nous alors au niveau de la chambre nord. Elle semble avoir un orifice dans le mur de droite, à travers lequel les chercheurs ont pu accéder à une grande galerie souterraine.
Une sorte de couloir ...
Il partirait donc visiblement de cette chambre et aboutirait, vous l’aurez bien compris, à l’entrée de ce nouvel hypogée.
Ce "passage" est de :
- 20 mètres de longueur …
- 2 en largeur,
- Ainsi que 2 en hauteur … Cependant le couloir semble comporter un virage visiblement à 50° … On atteindrait ainsi une chambre funéraire de forme carrée.
Les murs sont particulièrement grossiers comme vous aurez l'occasion de l'observer avec les photos.
Mal dégrossi, comme si finalement ils se seraient "contentés" d'ôter de gros blocs.

Ainsi au niveau du sol du nouvel hypogée …
Il semble avoir été couvert :
- De grande quantité de restes humains.
Nous sommes peut être en présence d'une "centaine" de "momies". Visiblement elles semblent être de "classe moyenne".
Une dernière demeure collective ...
Les chercheurs pensèrent même à un moment donné se trouver au sein d'un charnier tant il y avait de corps momifiés (?)
Une cachette alors ?
Dixit Ali Al-Asfar, l’hypogée aurait :
"… pu servir de fosse commune
étant donné le grand nombre de restes humains"
Des objets datant de la 17e dynastie y auraient été retrouvés.
Ainsi ...
Louxor semble bien un vrai musée à ciel ouvert où foisonnent temples, hypogées, …

© Antoine Gigal.
- De bien nombreuses poteries ...
Elles sont de différentes couleurs :
- Jaune,
- Rose,
- Ocre,
- Mauve,
- Gris... Serait-ce fonction de l'éclairage ? Car si vous visionnez le petit film en fin de cet article vous remarquerez qu'effectivement l'éclairage aurait pu avoir un impact quant à l'interprétation des couleurs.
Voici une explication qui me paraît des plus probantes, sic nefertiyi du forum ddchampo, link :
"Différence sur la quantité d'oxygène,
et
donc sur le caractère oxydant ou réducteur de la cuisson,
à cause de la position dans le four"
- …

Cela laisserait ainsi penser que si l’élaboration de cette dernière demeure est bien de la 11e dynastie, elle fut réutilisée bien plus tard, et les chercheurs semblent alors indiquer la 17e dynastie.

Voici donc la chambre souterraine …
"Cet hypogée a pu être utilisé comme une cachette
qui est une conclusion logique
afin d’expliquer le grand nombre de restes humains trouvés.
Des poteries
et
des outils datés de la 17e dynastie ont été découverts
bien que
le tombeau fut sculpté au cours de la 11e dynastie,
mais il a été réutilisé dans la 17e."
Ali Al TFA
Selon les chercheurs …
Cette dernière demeure ressemblerait fortement à celles découvertes dans les années 1970 par Dieter Arnold.
Et cela au sein de l’el-Tarif, ou nécropole des Antef, en arabe : إلطارف ...
Le haut d’un iceberg ?
"Mais il y a toute une section de l’hypogée…
donc
il peut y avoir des nouvelles découvertes. "
Galan.
"… est la pointe de l'iceberg,
ce qui nous attend
c'est sans doute de nouvelles tombes de la 11e dynastie
éventuellement autour du cimetière"
Galan.

"Vivre" …
"La vie" …
https://www.aime-jeanclaude-free.com/
Voici une belle vue quant au temple d'Hatchepsout.
Source / © Ahmed Al-Agroudy.
La "Merveille des merveilles" ...
Le chef-d'oeuvre architectural du règne d'Hatchepsout fut incontestablement la construction de son temple jubilaire de Deir el-Bahari.
Le "Djerser-Djésérou" ...
La "Merveille des merveilles" pour nos anciens Égyptiens ...
Ce fut le grand intendant Sénènmout qui en conçut les plans et coordonna d'ailleurs les travaux.
On accède du reste à ce temple grandiose adossé aux parois vertigineuses d'un cirque rocheux par deux vastes rampes successives.
Elles montent bien en pente douce vers les terrasses bordées de colonnades et de portiques selon un plan unique dans l'architecture égyptienne.
La reine-pharaon qui a eu le bonheur de voir le temple achevé de son vivant, avait probablement surveillé personnellement chaque phase des travaux et des ornements.
Ainsi dans ce somptueux monument élevé à la gloire d'Hathor, la souveraine voulut honorer :
- Son père, Thoutmôsis,
- Mais également le grand netjer Amon-Râ,
- La divinité solaire Râ-Horakhty,
- Et celui funéraire Anubis.
Deir el-Bahari ...
Maâtkarê
Maât est le Ka de Râ.
Plan de l'article ...
→ Il nous faudra bien des témoignages.
→ Mais les artefacts sont aussi d'excellents arguments.
→ Hatchepsout meurt.
→ Une persécution posthume ...

Sennefer
and
is wife Hatshepsut!
Il nous faudra bien des témoignages.
Afin d'appréhender autant les règnes d’Hatchepsout que celui d'ailleurs de Thoutmôsis III.
Comme ceux des hauts fonctionnaires par exemple :
- De Thèbes,
- ... Cela me paraît vraiment fondamental.
Notons au passage que nous possédons que bien peu de renseignement quant à leurs homologues du nord de Kemet :
- Hypogées pillés, au 19e siècle ...
- D'autres furent perdus d'ailleurs, à la manière si vous vous souvenez bien, du général Djéhouty au lieu de Saqqarah.
- Ou alors certains nous sont encore de nos jours absolument inconnus. Souvenons-nous par exemple de Ptahmès, un vizir du Nord.
- Et que dire alors de Bénermérout, ce fameux ministre des finances.
- ...
De plus, il nous faut observer :
- L'emplacement,
- L’architecture,
- Le décor...
- ...
Et cela :
- Du légendaire Sénènmout, vous savez bien, ce grand intendant d’Amon...
- Ou alors d’Ouseramon un autre vizir ...
- Sans oublier bien sûr le légendaire Rekhmirê qui fut vizir de Haute-Égypte sous Thoutmôsis III mais également d'Aménophis II.
Membre certainement de la plus grande famille Thébaine, de cette ère en tout cas...
Un hypogée vraiment d’une richesse exceptionnelle ...
Tant, quant au décor ...
Que comme source d’informations. Au moins concernant la fonction de vizir ...
Il devait avoir tissé des liens qui avaient ce pouvoir de l'unir au temple d’Amon de Karnak, de contrôler ainsi la production économique, de ...
Cependant, c'est sans oublier les rituels funéraires, comme cette version des plus complètes du "Livre de l'Ouverture de la Bouche".
Alors ...
Si nous contemplons tout cela...
Nous pouvons y glaner quelques informations de premier plan.
Tout cela pourraient représenter en quelque sorte l'événementiel d'une certaine époque, une belle tranche de vie, ...
Comme l'organisation de cette grande administration ...
...
Nous pouvons ainsi en déduire tellement de choses quant à cette époque, au niveau :
- De l'implication du netjer Amon,
- De son fantastique temple de Karnak,
- De la hiérarchie sociale,
- De la vie quotidienne finalement.
- ...
Des hypogées qui pourraient bien représenter une sorte de "propagande" ...
Celles des temps anciens, pour certains défunts ...
Cependant cela ne concerne évidement qu'une certaine classe d'individus, les nanties propriétaires, comme les dignitaires, les princes : des privilégiés ...
On pourrait ...
Tout autant y mettre en évidence une parfaite main mise, une emprise si vous préférez et cela par seulement quelques familles Thébaines.
Celles-là même qui érigèrent la fameuse 18e dynastie.
© Edenpictures et Ägyptisches Museum / Uni Bonn.
Mais les artefacts sont aussi d'excellents arguments.
Comme semble en témoigner du reste cette toute petite fiole. Elle serait conservée au Muséum égyptien de l’université de Bonn.
Et jusqu'à peu, les scientifiques supputaient que cette fiole contenait un parfum.
Le corpus delicti ...
C'est bien ce petit flacon qui devait être en possession du pharaon Hatchepsout.
Ainsi ...
Pendant trois millénaires et demi, ...
Ce corpus delicti renferma un terrible secret.
Alors :
- M. Michael H-Veler-M-ller ...
- Et le Dr. Helmut Wiedenfeld de l'université de pharmacologie, nous firent part de leurs conclusions, nous sommes visiblement le 19 Août 2011.
Après deux années de recherches ...
Il est maintenant clair que ce flacon ne contenait pas vraiment un parfum mais plutôt une sorte de lotion de soin pour la peau.
De la cosmétique liée à un produit médical.
Cela nous confirma que le monarque soufrait certainement, en fin de vie, d'un eczéma particulièrement bien prononcé.
Ainsi, aux vues des analyses des résidus du contenant ...
Cette lotion semblait bien efficace envers les démangeaisons que devait subir Hatchepsout.
Mais paradoxalement ...
Elle fut certainement "un des paramètres" qui aurait pu lui abréger la vie.
Cette crème fut cancérigène selon le Dr. Helmut Wiedenfeld de l’Institut de pharmacologie de Bonn.
Elle aurait contenue :
- De l’huile de palme,
- De l'huile de muscade,
- Par conséquent, beaucoup d'acides gras insaturés qui apportaient un soulagement pour les personnes atteintes de maladies de peau.
- Du créosote, un analyte particulièrement toxique...
- De l'asphalte, qui devaient certainement lutter contre les grosses démangeaisons.
- Du benzo-pyrène, un hydrocarbure aromatique très dangereux.
Certainement l'une des substances les plus cancérigènes qui soit de nos jours. Ainsi, le risque de contracter le cancer du poumon par la fumée de cigarette résulte "essentiellement" de cette substance.
La créosote est le nom donné à plusieurs sortes d'huiles :
- Extraites de goudrons de bois,
- De charbon,
- De plante,
- D'un arbuste, le créosotier (Larrea tridentata ...).
Ainsi le Dr. Helmut Wiedenfeld semble convaincu que cette crème cosmétique fut la responsable de son décès.
Il pense même que cette crème aurait été couramment usitée dans le cas de thérapie médicale :
"De nombreux cas de maladies de peau sont connus dans la famille d’Hatchepsout"
"Nous savons depuis longtemps qu’elle était peut-être morte de son cancer"
Michael Höveler-Müller...
Égyptologue et directeur du Muséum Égyptien de l’université de Bonn en 2011.
Hatchepsout meurt.
Après l’an 20 de son règne ...
Au plus tard en l’an 22 ... (?)
La reine-pharaon Hatshepsout disparaît donc de la scène politique.
- Pour Peter Dorman et Florence Maruéjol, la mort ne fait pas de doute.
- Claude Vandersleyen quant à lui ne semble pas trancher la question.
- ...
Thoutmôsis III mena "sans doute" les funérailles.
- Fut-elle assassinée ?
- Empoisonnée ?
- L'obligea-t-on à se donner la mort ?
- Hatshepsout fut-elle morte des conséquences d’un abcès dentaire ayant entraîné une infection généralisée ?
- D'une tumeur … ?
- ... ?
Comment cette noble Dame termina-t-elle son règne ?
Sa vie ?
Car pharaon montait sur le trône d'Horus lorsque son prédécesseur rejoignait le monde d'Osiris. Et cela se déroulait peu souvent de façon naturelle. Bien souvent on devait aider un peu la nature.
Une persécution posthume ...
Le pourquoi ?
Par qui précisément ?
Ignorés encore de nos jours ...
Que de questions encore en suspend quant à la proscription qui sembla frapper Hatshepsout après sa mort.
La souveraine fut bien souvent au dire de moult auteurs présentée comme une usurpatrice sans scrupule qui avait cherché à évincer le prince héritier sous sa tutelle (?)
Sur nombre de monuments, son effigie fut martelée ou même carrément effacée comme si son existence devait être niée.
Paradoxalement peut être ...
Thoutmôsis III n'ordonna jamais la destruction du temple jubilaire de Deir el-Bahari, qui devait donc ainsi perpétuer la mémoire de sa tante.
Il avait le temps et le pouvoir de le faire ... ?
De plus, s'il devait y avoir quelques personnes ayant gardé des rancunes, ce grand souverain que fut Touthmôsis III devait bien en être du nombre.
Alors ... ?
Quelles que soient les raisons de cette persécution posthume ...
Colère du clergé d'Amon ...
Ressentiment de Thoutmôsis III ...
...
Le voile jetée n'a pas été suffisamment épais pour effacer à travers les siècles le souvenir émouvant d'une des plus grandes souveraines qui régna jamais sur cette terre des pharaons ...









